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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:53

francoise_baud.jpgCommémoration du 94éme anniversaire

de l’armistice du 11 novembre 1918

Dimanche 11 novembre 2012

Allocution de Françoise Baud

 

 

 

 

 

 

 

Monsieur le Président du Comité d’entente

Mesdames et Messieurs les Anciens combattants, Porte-drapeaux et responsables d’associations,

Mesdames et Messieurs les élus (es)

Mesdames, Messieurs,

Cher(e)s ami(e)s

 

Dans ses carnets de guerre, Marcel Wilard, un jeune avocat de 25 ans, écrit le 4 août 1914 : «  Les blés ne sont pas rentrés. On ne fauchera que des hommes cet été ». Marcel Wilard ne sait pas encore que le massacre durera quatre longues années. Il ne sait sans doute pas encore que, deux jours plus tôt, le 2 août, à 10h07, le soldat Peugeot est tombé. Son nom n’est pas entré dans l’Histoire, pourtant il est le premier mort français d’une guerre qui tuera comme jamais une guerre n’avait tué.

 

Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour honorer ces victimes et commémorer le 94ème anniversaire de l’armistice de la guerre de 14-18. C’est le 11 novembre 1918, à 11 heures du matin, nous le savons, que le clairon annonce l’entrée en vigueur de l’armistice, signé six heures plus tôt. Nous savons cela. Mais pouvons-nous imaginer combien le silence fut alors impressionnant, après quatre années de combats, de bombardements, de bruits assourdissants ?

 

Notre pensée va vers ces poilus, ces hommes qui descendirent jusqu’au fond de l’horreur dans la grande boucherie qui inaugura le 20ème siècle.

 

Dans son dernier ordre du jour, le maréchal Foch, généralissime des armées victorieuses, affirme : « Vous avez gagné la plus grande bataille de l’histoire ». Mais il n’en dit pas le prix. La guerre qui a duré 51 mois a fauché un million et demi de soldats français, elle a fait 8,5 millions de morts, 21 millions de blessés dont un quart gravement mutilés, 9 millions d’orphelins, 4 millions de veuves, plusieurs millions de disparus, sans compter les victimes des épidémies et de la sous alimentation. A peine un soldat français sur trois en sort indemne.

 

Bien qu’il remonte à loin, et bien que tous les témoins directs nous aient quittés, ce terrible drame de la première guerre mondiale reste gravé dans la mémoire collective, dans l’histoire de notre pays.

 

Pourquoi en est –on arrivé là ?

 

L’attentat de Sarajevo ne fut qu’un prétexte pour servir les ambitions financières et coloniales. Aujourd’hui on dirait : les marchés. L’empire britannique, jusque là dominateur, doit faire face à la montée de la puissance industrielle allemande. De son côté, celle-ci est à la recherche de débouchés commerciaux.

La France pour sa part rêve de revanche depuis la guerre de 70. Et tous ont des appétits puissants, le regard tourné en direction des Balkans et du Moyen Orient.

 

En France, un seul dirigeant de premier plan prend parti pour la paix, et quotidiennement, dénonce la guerre dans les colonnes du journal l’Humanité. Cette voix de la raison, c’est celle de Jean Jaurès. Désigné par la droite comme un traître à la nation, il est assassiné par un fanatique d’extrême droite, Raoul Villain. La sale guerre peut commencer. Et par une de ces ironies amères dont le destin a le secret, elle commence justement le jour-même des obsèques de Jaurès. Son assassin, Raoul Villain, sera, lui, acquitté en 1919 pour « service rendu à la patrie » !

 

Dans son livre intitulé simplement « Dans les tranchées de 14-18 », l’historien Rémy Cazals décrit l’enfer des poilus : « Au quotidien, survivre c’est parfois se replier dans une carapace, comme sous anesthésie, ou se réfugier dans l’alcool et les pratiques superstitieuses. La solidarité avec les camarades aide à vivre, de même que le lien maintenu avec la famille et le « pays » par la correspondance et les permissions. Le type d’en face me ressemble, couvert de boue, vivant sous le bombardement. La trêve peut alors aboutir à des fraternisations avec échange de nourriture, boisson, tabac, paroles hostiles aux faiseurs de guerre. Dans des conditions inhumaines, sans défense contre les obus lors des bombardements et contre les mitrailleuses lors des attaques, pour supporter la guerre et survivre, les hommes des tranchées ont eu recours aux moyens les plus divers, pour essayer de conserver du sens à ce qui n’en avait plus ».

 

C’est un lieu commun de dire de la grande guerre qu’elle est une guerre industrielle, une guerre de matériel. Toutes les nouvelles technologies sont mises au service de nouveautés militaires. Les allemands créent les gaz de combat, les anglais, l’aviation de combat. La mécanisation de la guerre permettra aux généraux français de faire passer la puissance de feu de l’artillerie de 10 000 à 30 000 obus par jour entre 1914 et 1918, écrasant ainsi des centaines de milliers d’hommes.

 

Pendant les quatre années de guerre, et des deux côtés du front, l’essor des productions d’armements va créer des fortunes immenses. Juste un exemple : entre 1914 et 1919, les bénéfices supplémentaires de la société Schneider atteignent près de 255 millions de francs de l’époque.

 

Sur les deux rives du Rhin, les Krupp, Schneider et autres marchands de canons, ancêtres du baron Antoine Seillière, vont profiter de l’aubaine pour accroître leur puissance et leur fortune.

 

Entre eux, c’est l’entente cordiale. Entre profiteurs, on se comprend. Pendant que les Poilus crèvent dans la boue des tranchées, eux, bien au chaud dans leurs bureaux, se partagent les contrats juteux. Comme le dit la formule : « La guerre est faite par les gens qui ne se connaissent pas mais s’entretuent, pour le compte de gens qui se connaissent mais ne s’entretuent pas ».

 

Une lettre non datée du 30ème Régiment d’Infanterie, passée au travers des mailles de la censure postale, résume la situation : « En ce moment, il existe deux mondes : d’un côté, le civil et le militaire embusqué, et de l’autre le PCDF, c'est-à-dire en clair, le « pauvre con du front ». Pendant que, nous, on se fait tuer et on perd les meilleurs jours de notre vie, beaucoup d’autres, au contraire gagnent de l’argent sans compter et mènent la grande vie ».

 

Il est vrai qu’Albert Thomas, dirigeant de la SFIO (ancêtre du Parti Socialiste), mais aussi ministre de l’armement, justifiait en ces termes les hauts profits accordés par les pouvoirs publics aux industriels : « Si je n’avais pas laissé l’écart de leurs bénéfices pour des productions inaccoutumées, le goût de l’entreprise ne se serait pas développé chez nos industriels ». On ne peut pas être plus clair : la défense nationale, le patriotisme, le « goût de l’entreprise » sont proportionnels au montant des fortunes à gagner !

 

Il est impensable que ce 11 novembre 2012 soit seulement l’occasion de commémorer « la grande guerre ». Cette situation appelle un travail de mémoire à l’adresse des générations nouvelles pour les informer sur les causes politiques de ce conflit meurtrier qui a engendré une terrible hécatombe dans les 54 pays qui y ont participé.

 

L’histoire ne se répète pas deux fois à l’identique. Mais il lui arrive de bégayer. C’est pourquoi il faut tout faire pour éviter que demain, des causes politiques analogues reproduisent les mêmes effets. Ces causes, il faut donc les analyser, les expliquer, les faire comprendre afin d’écarter le risque d’une prochaine guerre mondiale qui serait à coup sûr la dernière pour l’humanité.

 

Aujourd’hui, dans une situation internationale qui se tend, l’Union européenne elle-même en crise, conduit à l’enfermement des peuples du sud de l’Europe dans une lourde austérité. A travers les conflits existants et ceux qui risquent malheureusement d’apparaître, il se dessine un nouveau partage du monde et un nouveau partage des richesses au détriment des populations.

 

Permettez-moi aussi d’être inquiète quand le Président de la République, à l’occasion de la visite de Monsieur Netanyahou, conforte ce dernier dans son attitude envers l’Iran et sa position guerrière, mais reste très en retrait dans le conflit Palestinien, en reniant ses promesses de campagne, dont celle de la reconnaissance d’un Etat palestinien.

 

Un mot encore sur le Budget de la Défense : il se monte à de plus de 39 milliards d’euros, alors que la crise est là. Un tel choix budgétaire doit-il demeurer celui de la France? Alors qu’il est la marque des gouvernements passés ? Et la conséquence à la fois de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’Otan et du vote de la Loi de programmation militaire 2010-2013 ? Ces prochaines années, 186 milliards d’euros seront engloutis au bénéfice de la Défense, dont 102 milliards seront consacrés à l’équipement des forces.

 

Ces sommes colossales devraient servir à éradiquer la faim dans le monde, assurer à tous un accès à l’eau potable, garantir une éducation primaire pour tous partout sur la planète. Ces objectifs sont sous-financés et pourtant ils correspondent à des engagements de la communauté internationale regroupés dans le "Programme d’action pour une culture de la paix et de la non-violence".

 

Il faut nous mobiliser pour refuser ce budget intolérable et exiger des investissements dans les besoins sociaux, qui sont les seuls à permettre de résoudre la crise.

 

Enfin, puisque j’évoque les choix budgétaires du gouvernement, permettez-moi de dire que le « Pacte » proposé par le Premier ministre ces derniers jours ne va pas dans le bon sens.

En effet nulle part il n’est question de s’attaquer aux 309 milliards d’euros qui chaque année vont du fruit du travail vers les dividendes aux actionnaires. Quant à l’augmentation de la TVA pour compenser les 20 milliards de cadeau consentis au patronat sous forme de crédit d’impôt, il s’agit d’une mesure particulièrement injuste car elle frappe directement la consommation populaire. Et j’ajoute : que penser des 10 milliards d’économies supplémentaires sur les dépenses publiques qui viennent d’être annoncés, si ce n’est qu’ils constituent tout simplement la continuation de la RGPP mise en place par la droite.

 

Non, vraiment, il ne faudrait pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets. L’austérité, la misère, l’injustice sociale, les divisions et les haines sont les graines de la guerre.

 

Un mot sur l’information qui nous est parvenue en fin de semaine, le gouvernement ne reviendra pas sur la décision de Nicolas Sarkozy de commémorer en une seule date toutes les guerres. Je tiens à vous dire que c’est avec la plus grande détermination que je m’oppose à cette décision.

 

Cet amalgame entre 1914 et 1944 est inadmissible d’un point de vue historique. En plaçant sous le même sceau administratif, la singularité des conflits risque d’être dissoute au prix d’un brouillage qui met sur le même plan toutes les guerres qui n’ont rien à voir entre elles.

 

Une journée unique de commémoration est contraire au travail indispensable de mémoire pour l’avenir. Cette démarche tournerait le dos au nécessaire besoin de se tourner sur notre passé pour le comprendre et de donner ainsi les moyens de construire l’avenir dans un monde de paix.

 

Je vous propose d’écrire ensemble à Monsieur François Hollande pour lui faire part de notre désaccord.

 

 

Je veux terminer mon propos par un extraits de la lettre que Paul Vaillant-Couturier, député communiste de Villejuif, a écrit à sa mère le 11 novembre 1918 : « C’est vers toi, maman, qui est l’amie entre les amis, vers toi que je me réfugierai ce soir où la joie des hommes me donne tant de joie et me fait tant de mal. C’est ce matin que l’on a fini de s’entretuer en ordre. Maman, je suis là, je suis vivant, j’en suis étonné moi-même. Mes yeux auraient voulu voir, ma gorge crier, mes bras étreindre, mes oreilles se saoûler de bruit. Il ne me restait que la satisfaction impuissante de me répéter comme une litanie dans le vide de mon imagination hébétée : c’est fini, c’est fini ».

 

Maintenant c’est à nous d’agir, avec les jeunes générations, pour que cela soit définitivement fini.

 

Merci de votre attention.

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Published by valenton rouge - dans Valenton
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