

La nouvelle équipe municipale

La FSU entretient la mobilisation. Trois jours après la grève unitaire des fonctionnaires, plusieurs milliers d'enseignants (20.000 selon la police, plus de 45.000 selon les organisateurs) ont défilé dimanche à Paris à l'appel de la première fédération de l'Education pour dénoncer les suppressions de postes ou encore la généralisation du service minimum en cas de grève.
Les manifestants venus d'un peu partout en France ont défilé en milieu d'après-midi entre la place de l'Opéra et celle de la Bastille en passant par République, derrière une grande banderole: "Notre choix à nous, la réussite pour tous".
"Pour un service maximum", "Une réforme oui! Un Darcos non!", "Ecole en danger", "Moins de profs, plus d'élèves: plus de difficultés", ou encore "Darcos, écoute les enseignants!", pouvait-on lire sur les nombreuses pancartes des protestataires.
"On a perdu beaucoup de postes l'année dernière. Cette année, on nous supprime encore six postes alors que les effectifs d'élèves sont stables. On aura des classes de seconde avec 35 élèves", a déclaré à l'Associated Press François Cordel, professeur d'histoire-géographie au lycée Gabriel-Faure de Tournon-sur-Rhône (Ardèche).
"Le gouvernement nous dit qu'il ne faut pas tout miser sur le quantitatif. Mais c'est tout simplement mathématique. Si on supprime des postes, les effectifs des classes augmentent et le qualitatif s'en ressent. Le gouvernement n'est pas dans une logique pédagogique mais purement comptable", a-t-il ajouté.
Anne, une professeur des écoles à Douai qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, a confié être venue manifester à Paris pour dénoncer les "provocations" du gouvernement. "Nous dire 'vous pouvez manifester, ça ne changera rien', nous on prend ça comme une provocation et une raison supplémentaire de continuer", a-t-elle expliqué. "L'annonce de Sarkozy aussi c'est une provocation, avec une volonté de monter les gens les uns contre les autres. Et on peut continuer à la rentrée si rien ne change", a-t-elle prévenu.
"A un moment ou un autre, le gouvernement ne pourra pas rester à faire la sourde oreille. Il y a ici des gens qui se sont levés à 6h du matin pour venir manifester et qui rentreront chez eux ce soir vers 1h du matin. Ça veut dire quelque chose", a déclaré à l'Associated Press le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) Gérard Aschieri.
Les fédérations de l'Education ont prévu de se réunir lundi à Paris pour décider des suites à donner au mouvement. Une partie d'entre elles, dont la FSU et le SGEN-CFDT qui a annoncé le dépôt d'un préavis de grève, appellent déjà à se joindre jeudi aux manifestations interprofessionnelles contre les nouvelles modalités de réforme des retraites.
Et une autre journée de mobilisation -unitaire cette fois-ci- est prévue à l'Education nationale samedi prochain avec des défilés dans tous les départements. AP
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