Les médias dominants sont un système collectif d'exclusion des nouvelles.
Interview de Tom Engelhardt, responsable de Tomdispatch.com
Cette interview me paraît important pour deux raisons: à cause de son contenu, il s'agit de dénoncer la méthode, "la conspiration des médias dominants", conspiration dit Tom Engelhardt qui a ceci de particulier que les conspirateurs ne savent pas qu'ils conspirent. Il s'agit des Etats unis, mais on pourrait dire la même chose de la France. Un exemple parmi d'autres: non seulement la manière dont ici aussi on a caché le "pétrole" et les grandes compagnies, mais dont dans la situation française spécifique le livre blanc de la défense,son contenu, les sommes gigantesques englouties et l'intégration aux aventures otanesques ont été complétement occultées par une leurre: l'histoire de la pseudo main mise de sarkozy sur les médias, comme s'il s'agissait d'une nouveauté. La deuxième raison est l'intérêt des textes qui paraissent sur ce site, je vais vous inscrire par exemple un texte de Mike davis, le grand sociologue urbain que j'ai découver dans W4l, à propos je n'arrive pas à inscrire ce site pourtant essentiel, quelqu'un pourra-t-il m'aider? De surcroît qui par exemple ira traduire les textes qui paraissent dans Tomdispatch.com, une bonne ou mauvaise traduction, je m'en moque, je veux qu'on avance... Est-ce que vous vous rendez compte de quoi il est question?
Pepe Escobar
Real News
Traducido del inglés para Rebelión por Germán Leyens et traduit de l'espagnol par Danielle Bleitrach pour socio13
L'éditeur et auteur Tom Engelhardt dirige un des sites politiques les plus influents dans la Red -tomdispatch.com. Dans cette interview Engelhardt et pepe Escobar discutent des tribulations de l'Empire, de la relation entre le pétrole et la guerre, et comment les médias dominants aux USA, excluent constament les histoires cruciales.
TRANSCRIPTION:
PEPE ESCOBAR, ANALISTA DE REAL NEWS: Je suis ici avec Tom Engelhardt, dirigeant et éditeur de TomDispatch.com, qui pouraît paraître le produit d'une immense corporation, mais qui en réalité est
pratiquement l'oeuvre d'une équipe de deux personnes. Et l'autre partie importante de l'équipe est Nick Turse, éditeur associé de TomDispatch.com. Amis, bienvenue à The Real
News. Donc vous, Nick, et un groupe d'écrivains fabuleux, vous apparaissez dans ce livre "The World According to TomDispatch : l'Amérique in the New Age of Empire. :" Comment définissez-vous "un
empire" à un Américain qui croit que les Etats-Unis ne sont pas un empire ?
TOM ENGELHARDT, TOM>DISPATCH,COM: J'ai une espèce de réaction viscérale devant l'Empire.. Je veux dire, à le considérer. Si tu es bien intégré au Etats-Unis, tu ne te rends pas
réellement compte que nous vivons sur une planète à sens unique. Cela se sait déjà. Donc n'importe quel jour il peut advenir- je veux dire, qu' il est récemment arrivé. Il peut
arriver, disons, que le chef de la CIA se lève dans le Congrès et qu'il se félicite et ils le félicitent pour avoir fourré des espions secrets en Iran.Maintenant bien,. si essaye
d'inverser cette situation et tu imagine que le chef du service secret iranien dise publiquement à Téhéran : "des nouvelles Terribles : enfin nous avons mis nos gens dans les couloirs du
pouvoir à Washington," je peux dire, que les Etats-Unis déclareraient la guerre. Nous serions horrifiés. Donc je pense que ce sont des choses de ce genre (l'empire), tu sais, le
fait de ce que, par exemple, ils peuvent prendre un Prédateur, un véhicule aérien sans les armes, l'un de ces avions teledirigés, et le faire voler sur la Somalie, pouvoir décider qu'il y a un
terroriste par là, pouvoir tirer avec un missile Hellfire sur la hutte d'un paysan et tuer un couple de personnes, et alors : "Oh, mon Dieu! Ce n'était pas un terroriste. Dans une certaine
mesure nous le déplorons." Maintenant, regardons la situation inverse et que ce Prédateur soit un Predateur iranien, nous disons, ou un Prédateur chinois, quelque chose qui
volerait sur le sud de la Californie et qu'il se passe le même genre de choses, nous déclarerions la guerre. Nous deviendrions fous. Je pense que tu peux dire que tu sais quand il s'agit d'un
empire quand tout va dans la même direction. C'est le monde dans lequel je crois que nous vivons.
ESCOBAR : Pourrions-nous dire que le monde selon TomDispatch et le travail que vous avez fait ces dernières cinq années, est de raconter une histoire basiquement de pétrole et d'armes ? Puisque
vous avez publié des histoires que les médias dominants se réfusaient à publier, comme l'Empire dans ses bases, la pentagonisation de la vie étasunienne, la transformation du monde en une planète
de bidonville- un article de Mike Davis.
ENGELHARDT: : Bien que nous ayons beaucoup affronté la politique du gouvernement de Bush, nous l'avons fait en suivant les neoconservateurs, seulement à partir d'un jeu de mots en, disons, 2002
ils avaient l'habitude d'appeler l'arc d'instabilité, les zones qui s'étendent du Nord de l'Afrique à la frontière chinoise, et ce sont plus ou moins les centres pétrolifères de la planète. Nous
nous occupons de la manière dont les Etats-Unis l'ont converti en arc authentique d'instabilité. Il a été beaucoup question de cela dans TomDispatch. Et aprèscette étape, nous nous sommes
concentrés sur la guerre désastreuse à l'Iraq et à l'intérieur de l'Iraq, dans une série d'histoires absentes, les histoires absentes dans les médias , qui sont en réalité sur les armes, le
pétrole, les bases. C'est la guerre aérienne, le fait que d'une façon surprenante bien qu'il s'agisse de guerres aériennes, que ce soit le mode de guerre étasunienne, les journalistes
américains ne regardent tout simplement pas vers le haut. . Ils ne le surveillent pas dans ce pays, ou en général ne le font pas. Les vastes bases que nous construisions en Iraq, beaucoup plus
que des milliers de millions de dollars investis dans des bases ont une permanence, même si nous ne les nommons pas permanentes et qu'elles le sont évidemment - il me plaît de les appeler
les ‘zigurats' de Bush faits pour survivre à ce gouvernement. Ce sont des objets millénaires, malgré le fait que, évidemment, nous n'allons pas être là dans un temps aussi lointain.
Et finalement, l'histoire la plus embarrassante de la Guerre de l'Iraq est le pétrole, la chose unique que l'Iraq produise réellement, qui pendant des années n'a pas pu se retrouver dans le même
paragraphe que l'expression "nous combattons," ou dans n'importe quel article sérieux dans les médias dominants sur la situation à l'Iraq.
ESCOBAR: Vous êtes l'un des éditeurs principaux des livres aux Etats-Unis. S'agit-il de supprimer des textes ?
ENGELHARDT : Oui.
ESCOBAR : Vous parlez de la direction des médias corporatifs d'information sur des Etats-Unis. ?
ENGELHARDT : Oui. C'est une espèce de suppression collective de textes. Je dis habituellement que les médias dominants fomentent une conspiration. Et ce qu'elle a de fascinant c'est qu'il s'agit
d'une conspiration dans laquelle aucun des conspirateurs ne sait qu'il en fait partie. Certaines histoires sont exclues, les choses sont truquées d'une certaine manière. Si quelqu'un s'installe
pour la nuit et passe d'un show de nouvelles à la meilleure heure à l'autre, il trouve les mêmes histoires partout. S'il choisissait la nouvelle numéro 5, il verrait le président descendant de
l'avion, qu'il regarde ABC, NBC, ou CBS c'est la même chose. Maintenant nous nous trouvons dans un moment étrange dans lequel, pour la première fois, les histoires que TomDispatch couvrait avec
des gens comme Chalmers Johnson, Dahr Jamail, Mike Klare, Mike Davidson, un certain nombre de personnes merveilleuses qui ont révelé ces histoires absentes, certaines d'entre elles recommencent
subitement à apparaître dans notre monde. . Le pétrole a fini par être présent pour le New YorkTimes, il sait enfin, que les grandes compagnies pétrolières existent.
ESCOBAR : Oui, avec cinq ans de retard.
ENGELHARDT : Oui, cinq ans de retard. Les bases sont là subitement - ces bases que personne n'avait voulu analyser ou fondamentalement montrer aux Américains que nous construisions avec milliers
de millions de dollars, de dollars du contribuable ressurgissent subitement dans les nouvelles. Et cela me fascine quand je le vois- et je serais amusé si cela n'était pas aussi tragique-
est que quand les médias dominants prennent une de ces histoires et commencent à les présenter, ils font comme si tout cela avait été en discussion durant les cinq dernières années. Personne ne
s'attarde et dit : "Oh! attendez - maintenant nous avons réellement une nouvelle histoire. Nous nous sommes arrangés pour ne pas parler de cela pendant cinq ans! Simplement ils parlent de ce
sujet comme s'ils l'avaient toujours fait.
ESCOBAR: Vous diriez que les Américains devaient renoncer aux médias corporatifs des Etats-Unis. ?
ENGELHARDT : Si nous renoncions complètement, il y a beaucoup d'information que nous n'aurions pas, parce que la réalité consiste en ce que les choses sont couvertes par n'importe quoi en miettes
et souvent assez de bien cachées. Je veux dire, pour donner seulement un exemple, pour moi la grande histoire évidente des années de Bush à Washington a été l'expansion du
Pentagone. Elle s'est développée de bien des manières parce que les gens de Bush ont mis tant d'exagération dans le militaire. Et, naturellement, c'est le grand sujet de Nick. Et il a
eu des informations sur cette expansion peu à peu. La partie budgétaire, le trafic d'armes, on sait déjà, certains aspects ont été couverts par les médias dominants, et malgré cela une histoire
de TomDispatch a été nécessaire et une femme appelée Frida Berrigan, qui est experte dans des armements, est en train de produire une série sur l'expansion générale du Pentagone, qui
aurait du figurer à la une du The New York Times ou du The Wall Street Journal. On ne pourra pas trouver cela dans aucun endroit. Cela est occulté simplement, malgré le fait que ce soit
l'un de deux ou trois aspects les plus conséquents de ce qui s'est passé ici dans les années Bush.
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Tom Engelhardt dirige Tomdispatch.com del Nation Institute, es cofundador del American Empire Project (http://www.americanempireproject.com/).
Ha actualizado su libro: "The End of Victory Culture" (University of Massachussetts Press) en una nueva edición. Editó, y su trabajo aparece en, el primer libro de lo mejor de Tomdispatch: "The
World According to Tomdispatch: America in the New Age of Empire" (Verso), que acaba de ser publicado. Concentrado en lo que no ha sido publicado por los medios dominantes, es una historia
alternativa de los demenciales años de Bush.
http://therealnews.com/t/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=1884&updaterx=2008-07-17+02%3A36%3A08
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