alain girard 24 août 2008 à 10:32
Par le Net je découvre un tas de progressistes notamment américains et je suis frappé par cette déclaration sur l'honneur quasi systématique: je ne suis pas
communiste vous savez!
Un peu comme si la simple évocation du mot provoquait une éruption de rougeole, un peu comme s'il fallait se sentir coupable de la bête bolchevique, du grand méchant loup rouge.
La Chine prend aujourd'hui la tête du concours du rouge à tout justifier. Les humanoistes à la Buffet, les faux facteurs bronzés, pire encore, les faux frères crapahutent à qui mieux mieux dans
le marécage des alligators aux dents jamais trop acérées, aux estomacs repus de la charogne des ragots, approximations et saloperies en tous genres dont d'ailleurs ceux qui ont toujours excellé
dans l'échec et la trahison se révèlent fins pourvoyeurs.
Nous avons pu lire que la Chine est un empire impérialiste comme nous lisions la même chose de l'Urss et apprendrions de Cuba si la petitesse et la pauvreté de l'île ne prêtait à rire devant tant
de ridicule.
Bien sur le capital, les impérialismes ont tout mis en oeuvre pour casser les pays socialistes, non pas parce que socialistes et facteurs de progrès notamment en matière de paix, de libération
des peuples, non pour jouer tout simplement. Chacun d'entre nous doit se le dire, la bourgeoisie a fait tout cela pour rire et pour éviter la surpopulation.
Se refuser à regarder, découvrir la Chine, le Vénézuela, la Bolivie, Cuba ou alors avec un certain cynisme à travers la pensée dominante de la classe dominante et qui, je crois savoir, n'est pas
celle du travail.
Le convergences entre la droite, la social-démocratie de gauche et de droite sur un alignement idéologique anti-communiste et maintenant anti tout ce qui peut porter une alternative à la crise du
capital, n'est pas nouvelle.
L'extrême gauche social démocrate déclarait qu'elle n'avait pas à choisir entre deux impérialismes, le soviétique et le nazi, qu'elle ne pouvait concevoir de tirer sur un travailleur allemand
pour peu qu'il arbore la croix gammée et fasse cracher le lance-flamme, braves humanoistes apôtres de la compassion et complices de toutes saloperies.
C'est encore et toujours au nom des droits de l'homme que les facteurs d'extrême gauche se firent postiers de Walésa et du Vatican, c'est ainsi que l'on vit des mêmes mais pas pareils, se livrer
aux contorsions sur les tapis de prières d'un Lama théocratique.C'est ainsi qu'il rallièrent au Nicaragua la droite contre les sandinistes, c'est ainsi qu'ils appelèrent à faire battre Chavez au
Référendum, c'est ainsi qu'ils décrivent la résistance cubaine comme nationaliste bourgeoise, c'est ainsi qu'ils renoncent aujourd'hui au C de communiste et au R de révolutionnaire, trouvant
ainsi leur juste place dans le système dans l'attente d'une future intersyndicale avec les mutants/mutés du PCF.
Aujourd'hui il s'agit tout simplement, tout bonnement d'empêcher l'embrasement de la planète et il est notable que seuls les "états du Mal" sont au four et au moulin pour l'éviter face aux va
t'en guerre de tous poils, de toutes circonstances.
la gauche révolutionnaire française a son parti, ses militants, il leur appartient de secouer l'arbre, certes les renoncements devant la difficulté, la notoriété, luxe et voluptés, sont
assassines mais depuis quand les couches moyennes et intermédiaires auraient-elles
tout à gagner et rien à perdre, depuis quand et pour quelles motifs pourraient-elles se substituer à la classe ouvrière, où qu'elle se trouve, pour abattre cette société capitaliste ?
La classe ouvrière a démontré lors du Référendum qu'il fallait compter sur elle également en Bolivie et même en Chine où elle construit une nation en voie de développement,la classe ouvrière a
donc remis sur la place publique son rôle historique de fossoyeur du capital.
Dès lors on ne peut s'étonner de réactions de ces couches intermédiaires qui voient débouler dans leur petit monde policé ces prolos qui n'acceptent pas ou plus la dépossession de leurs luttes,
de leurs vies.
Je connais pour ma part deux types d'engagement intellectuel, celui de ceux qui sans renoncer à ses spécificités se met au service de l'idéal révolutionnaire et du monde du travail,
celui de ceux qui éduquent dans un élan impérialiste intellectuel les petites gens, sans contenu de classe bien sur car le risque d'y perdre le pouvoir est latent et qui nous abreuvent de leurs
mots très et trop beaux, incompréhensibles au commun de blaireaux de mon genre.
Ils pérorent, brillent, font des bulles , en vivent, se désaltèrent de nos yeux écarquillés devant tant de faste, de motitude.
Ils créent des sites, pensent, réfléchissent, analysent, dissèquent, font de l'humour,causent anglais, étalent un cynisme dont Sarkozy se révèle presque pâlot, ils s'élèvent, oui pour s'élever
ils savent faire, à coups de pétitions, de motions, d'émotions, de clic et de posts et manifestent l'étendue de leurs connaissances par le rejet de celles du monde du travail, de sa culture
ouvrière et révolutionnaire.
Je remercie Danielle de nous accueillir sur son blog car elle l'intellectuelle communiste s'est mise au service de...
Sans doute certains hésitent encore, par crainte de ne pas trouver les mots et l'ortographe qui conviendraient, je les invite à cette seule interrogation
suis-je ici chez moi, avec les miens et si je sens que oui alors,
je les rejoins.
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