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une avocate

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 20:19

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Quatre mois après le suicide d’un éducateur travaillant pour l’association d’Action éducative et sociale (AAE) à Dunkerque, une deuxième salariée a tenté vendredi dernier de mettre fin à ses jours dans son bureau. Depuis des années, les salariés mettent en cause gestion catastrophique et RGPP destructrice. Pour eux, le suicide de leur collègue Fabrice aurait dû entraîner des changements. Mais depuis, rien n'a bougé.  Enquête.

 

Une minute de silence. Dans la grande salle de l’Atrium à Grande-Synthe, une centaine de salariés, debout, rendent hommage à Fabrice Hrycak, cet éducateur de 38 ans, père de famille, qui s’est suicidé au petit matin du 17 novembre 2011 sur le pont très passant de Rosendaël à Dunkerque. Les traits tirés, les salariés sont venus à l’assemblée générale pour décider des suites de leur mobilisation. C’est que, sur les 350 salariés de l’association d’action éducative et sociale, environ 200 ont exercé leur droit de retrait pendant 19 jours à partir du jour du décès de Fabrice, s’estimant individuellement en danger sur leur poste de travail. « Une action rarissime », avance le délégué CGT et éducateur Philippe Toulouse. Le suicide de Fabrice, « c’est l’arbre qui cache la forêt », renchérit un autre salarié. Cet acte extrême et irréparable a mis en lumière une série de dysfonctionnements graves liés à une mauvaise gestion de la structure. Encore vendredi dernier, une éducatrice de l'AAE a tenté de mettre fin à ses jours au siège de l'association. Pour le délégué CGT, l'explication est toujours la même : « harcèlement moral de la part de sa chef de service et un climat de souffrance au travail au sein de l'association ». Depuis plusieurs années pourtant, les membres du CHSCT mais aussi les représentants syndicaux (CGT, CFDT et SUD Solidaires) n’ont cessé d’alerter la direction de l'aggravation de ces souffrances au travail dont de nombreux salariés faisaient état. Parmi les 300 employés, beaucoup travaillent sur les pôles éducatif et social. Les uns s’occupent d’enfants et d’adolescents envoyés par la protection de l’enfance ou placés par la justice, d’autres soutiennent des familles dans un processus de réinsertion.

 

Culpabilisation et menace de licenciement

 

Fabrice Hrycak travaillait depuis douze ans à l’AAE. Il s’occupait de jeunes âgés entre 15 et 17 ansdans le foyer « Les enfants de Jean-Bart » de Saint-Pol-sur-Mer. « Au mois de juin, Fabrice a été blessé une première fois en essayant de maîtriser un jeune. Il a eu deux côtes fêlées. A partir de là, il a été considéré comme une brebis galleuse par l’AAE », raconte Guy Hrycak, le père de Fabrice. Le 8 septembre, Fabrice fait face de nouveau à un jeune et écope de deux côtes cassées. C'est là que s'amorce pour cet éducateur « une descente aux enfers ». Fabrice reçoit une lettre de licenciement pour faute grave. Convoqué le 22 septembre par la direction, il se fait accompagner par un membre du Comité hygiène et sécurité. « Pendant cet entretien, au lieu de le soutenir, Jean-Félix Massin, directeur administratif et financier n'a cessé de l'enfoncer, témoigne Philippe Toulouse. Ils ont tout fait pour le culpabiliser. Ils l’ont attaqué sur son comportement, en l’accusant d’avoir fait un faux certificat maladie». « Ils » ? Ce sont Daniel Lemang président et élu PS à la mairie de Dunkerque, André Thomas, directeur général et Jean-Félix Massin, directeur administratif et financier, trois responsables ouvertement désignées par la majorité du personnel comme responsables d'un management destructeur. Contacté par téléphone, André Thomas refuse de se prononcer sur le suicide de Fabrice : « Une action en justice est en cours, c'est dommage ce qui est arrivé, tout le monde le déplore » tout en assurant qu'il ne regrette pas les procédures mises en place à l'encontre de Fabrice même si, reconnaît-il du bout des lèvres, « sur la sanction disciplinaire, on a mis la barre haute. Ca fait partie de mes doutes ». Pour lui, l'entretien avec l'éducateur ne s'est pas mal déroulé : « Je ne regrette pas de lui avoir proposé de rebondir sur le secteur adulte, ça fait du bien de bouger ». Peut-être. Sauf qu'il a muté Fabrice sur une autre ville, à 40 kilomètres de son domicile, en sachant pertinemment que ce dernier n'avait pas de voiture... Evelyne Delsinne est membre du CHSCT et délégué CFDT. Elle a soutenu Fabrice au même titre que Philippe Toulouse. « Le plus dur pour Fabrice, ça a été le fait que l’association ne reconnaisse pas son arrêt de travail. Pour moi, c’est clair : l’employeur a accablé Fabrice » Dans le local syndical, d'autres employés de l'association sont présents. Et notamment, la maîtresse de maison de l’établissement situé à Saint-Pol-sur-Mer où travaillait Fabrice. Présente le jour de l’altercation entre le jeune et l’éducateur, elle raconte : « Ce jeune avait mis un gros bazar dans la maison. Il avait déjà mis un coup de tête à une éducatrice parce qu’il ne voulait pas se lever. Alors Fabrice lui a fait la morale. Le jeune était très violent et devait partir de chez nous, il n’était pas à sa place ». Le jour de la marche blanche pour Fabrice, un autre éducateur avait la jambe dans le plâtre. Ce même jeune venait quelques jours avant de lui casser le genou.

 

Jusqu'à 90 heures par semaine et des locaux en délabrement 

 

Pour Philippe Toulouse, le délégué syndical CGT, ce suicide aurait pu être évité. Voilà des mois que le CHSCT alerte sur les souffrances au travail dans l'association. « On les a prévenus plusieurs mois avant le décès de Fabrice qu'il allait arriver quelque chose de semblable à France Telecom ». En cause ? La réorganisation des services lancée en septembre 2010, sans compter les effets de la RGPP dès 2007, appliquées un peu trop à la lettre au goût du syndicaliste : « Réduction des coûts, réduction des effectifs, pas de remplacement de départ à la retraite, des contrats précaires, des surcharges de travail, des rythmes de travail désorganisés... Certains font jusqu'à 90 heures par semaine. Les éducateurs se retrouvent seuls sur leurs postes. On est soumis à un taux d'activité. Il faut remplir les structures. Nos employeurs répondent à des appels d'offre à la pelle sans se soucier de la capacité à les tenir dans de bonnes conditions. Les enfants sont devenus des marchandises », s'emporte le délégué CGT. Des exemples concrets de cette réorganisation forcée, les salariés en ont à revendre. Laure s'occupe d'enfants en bas- âge. Elle a été affectée dans une unité qui ne lui correspond pas. « Je ne comprends pas pourquoi j'ai été mise là. On a un chef de service qui ne correspond pas aux missions. Les éducateurs sont obligés de se débrouiller seuls ». Christiane, elle, est agent de service d'intérieur depuis quatre ans. Elle s'occupe du foyer de Saint-Pol-sur-Mer : « On appelle ce foyer «la poubelle ». La maison est affreuse, dans un sale état. Je m'occupe de tenir le lieu propre. Mais avec un éducateur pour seize jeunes, vous imaginez ? ». Patrice gère quant à lui la maintenance. Il confirme l'état de délabrement de ce foyer : « Il y a des trous dans les murs, les éducateurs sont trop peu nombreux, ils ne peuvent pas tout gérer. Nous, côté maintenance, on a un périmètre d'intervention beaucoup trop grand. Avec un véhicule pour trois, on ne peut pas se déplacer correctement ». Sabine est une travailleuse handicapée. Suite à une mauvaise chute, elle a enchaîné de nombreuses opérations du genou. Très affectée par le suicide de Fabrice, elle explique la situation de détresse de nombreux salariés : « La direction décide de vous placer à des postes qui ne correspondent pas à votre mission. Beaucoup de personnes sont en arrêt maladie. Moi, j'ai été mise au placard pendant un an. Je suis handicapée et ils font tout pour me faire craquer et pour que je parte. Quand je suis rentrée après un congé maladie, mon poste avait disparu. Je n'ai pas de missions alors que je travaille dans la réinsertion de jeunes de plus de 16 ans et qu'il y a beaucoup à faire. Depuis un an, je n'ai pas de salle pour faire des ateliers, on ne m'envoie pas de jeunes. C'est simple, je n'existe pas ».

 

Une structure qui vit au-dessus de ses moyens ?

 

Monsieur Thomas, directeur de l’AAE, attribue le conflit en cours à « un dialogue très difficile avec le CHSCT depuis notre réorganisation ». Et pour lui, la direction a correctement pris en compte les souffrances signalées : « Aujourd'hui, les salariés signalés en difficulté sur certains postes ont été déplacés à d'autres postes de travail ». Ce n’est pas l’avis des membres du CHSCT qui n’ont cessé de tirer la sonnette d'alarme : « Nous avons les P.V des CHSCT qui prouvent que, depuis deux ans, nous ne cessons d'alerter la direction qu'il va se produire quelque chose de grave, que les salariés sont à bout. En septembre 2010, nous avons demandé qu'une expertise soit menée. Elle a été refusée par la direction en disant qu'elle coûtait trop chère et qu’elle prenait trop de temps. Mais cela ne leur a pas posé de problème d'installer un système de géolocalisation sur les voitures des éducateurs d'un montant de 46 000 euros sans consulter les salariés », affirme Philippe Toulouse. Contraire aux droits et libertés des salariés, le CHSCT a saisi la CNIL qui a mis en demeure l'association. Sur ce point, la direction a été obligée de faire marche arrière et de faire retirer ce système de géolocalisation par la même entreprise qui l'avait installé. Il est aussi reproché à plusieurs cadres de l'association de percevoir des salaires avoisinant les 8000 euros par mois et de profiter d'avantages en nature : voitures toutes options, entretien, carburant à volonté pour tous les déplacements y compris personnels, téléphone portable Iphone 4 et frais de bouche.

 

L'intersyndicale réclame la démission de la direction

 

Face à ces accusations nombreuses et accablantes, André Thomas se défend en expliquant que le carburant et la voiture de fonction font partie des bénéfices de la fonction de cadre, inscrite dans la convention collective. « Ceci dit, ajoute-t-il, nous avons décidé à compter du 1er février de diminuer le nombre de voitures de fonction et de supprimer les frais d’essence à titre personnel. Mon salaire aujourd’hui n’est pas de 8000 euros mais de 4500 euros net ». Lors d’une assemblée générale, le commissaire aux comptes a déclaré que la moyenne des 11 plus gros salaires de l’AAE s’élevait à 693 000 euros par an, soit 5250 euros par mois. Un chiffre confirmé par Jean-Félix Massin lui-même lors de la tenue d’un CHSCT. 8000 euros, 5000 euros ou 4500 euros… des salaires particulièrement élevés pour une association qui œuvre dans le social et qui contrastent fortement avec les bas salaires des éducateurs touchant 1500 euros avec dix-huit ans d’ancienneté. Depuis le suicide de Fabrice, les salariés n’ont vu aucun changement, à part quelques mesures à la marge. Avec la tentative de suicide d'une salariée vendredi dernier, c'en est trop. L’intersyndicale réclame la démission de Daniel Lemang, André Thomas et Jean-Félix Massin pour revenir « à une politique associative qui retrouve le cœur de l'action sociale ».

 

Ixchel Delaporte

photos I.D

 

http://quartierspop.over-blog.fr/article-a-dunkerque-les-travailleurs-sociaux-victimes-d-un-management-destructeur-102782981.html


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Published by valenton rouge - dans France
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