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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 20:42

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http://www.lecourrier.ch/ciudad_caribia_la_socialiste

 

 

VENEZUELA • Elle vient de sortir de terre et devrait compter jusqu’à cent mille habitants d’ici à 2018.


La nouvelle ville de Ciudad Caribia se veut la vitrine de la révolution bolivarienne. Reportage.

SÉBASTIEN RISSO


Rodrigo Rivera, les pieds dans les gravas des restes d’une maison qui s’est effondrée, regarde avec envie une ville en construction sur une colline au loin: Ciudad Caribia. Cette cité en construction devrait, selon les prévisions gouvernementales, compter environ cent mille habitants en 2018. Six cent deux premières familles s’y sont installées fin août.

Rodrigo Rivera, 22 ans à peine, est porte-parole d’un camp de réfugiés comptant encore plus de deux mille personnes. Fin novembre 2010, une cinquantaine de maisons de son quartier ont été emportées par des coulées de boue dues à de fortes pluies. Comme cent trente mille de ses compatriotes, il s’est retrouvé du jour au lendemain sans toit1. Beaucoup d’entre eux demeurent encore dans des centres d’hébergements improvisés.

Rodrigo a suivi jour après jour l’avancée de la construction de la ville, menée par des ingénieurs vénézueliens, cubains et iraniens: «Ils ont tout là-bas: il y a même des parcs pour enfants.» Certains de ses amis du camp ont pu s’y installer: «Le gouvernement, avec notre aide, a privilégié les femmes seules, les personnes sans emploi», raconte-t-il. Lui ne compte pas y vivre: «J’ai lutté ici, je reste ici», dit-il. Casquette soigneusement vissée sur le crâne, il part rendre visite à ses anciens voisins de dortoir.

A trois stations de métro du centre de Caracas, des camionnettes 4x4 roulant au gaz attendent patiemment des passagers. Pour 2 bolivars (environ 40 centimes de franc suisse), elles amènent leurs clients à Ciudad Caribia en empruntant l’autoroute en direction de la côte caribéenne et de l’aéroport. Une vingtaine de minutes plus tard, le véhicule serpente dans les montagnes: au sommet, les cimes ont été rasées, des camions s’agitent, une dizaine d’immeubles de quatre et cinq étages apparaissent. Voici Ciudad Caribia, la vitrine de la «mission logement» lancée en avril. En vue des présidentielles d’octobre 2012, Hugo Chávez compte remédier à la faible quantité de logements construits et porte les projecteurs vers cette ville dont les premiers travaux ont débuté en 2007.

«Un peu de vie privée»
Greily Arana, 29 ans et mère célibataire de deux filles dont l’aînée est âgée de 15 ans, est fière de montrer son nouvel appartement de 72 m2: une cuisine équipée d’un four et de plaques, un frigo et une machine à laver de marque chinoise donnent sur un salon modestement meublé de canapés et d’une petite table. L’appartement compte deux chambres et deux salles de bain. «Dans le camp, les femmes dormaient toutes dans la même pièce. Cela fait du bien de retrouver un peu de vie privée», explique-t-elle.

Les anciens sinistrés ne savent pas s’ils devront payer pour ces logements. A la mission logement, on indique que «le budget a été dépassé. Les sinistrés devront participer modestement», sans spécifier le montant exact. La participation des autres habitants, pour la plupart issus des barrios – les quartiers pauvres souvent construits dans des zones à risques –, sera plus importante. Ils rembourseront 290 000 bolivars (environ 49 000 euros) sur les 570 000 bolivars (environ 97 000 euros) de la valeur des appartements estimée par le gouvernement.

Au sommet de sa colline avec la mer pour horizon, Ciudad Caribia n’est pas seulement une vitrine de la mission logement, elle est aussi celle du pouvoir. Les habitants ont déjà des porte-parole par bâtiment, en attendant la mise sur pied des conseils communaux, ces instances de pouvoir locales menées par des assemblées d’habitants.

Education et soins
Des affiches collées aux vitres annoncent ici la très prochaine présence de la mission Ribas (une formation pour décrocher le bac), là ce sera la mission Robinson – un programme de lutte contre l’analphabétisme. Greily Arana vient d’amener sa fille se faire ausculter gratuitement par un médecin cubain dans un dispensaire de la mission Barrio Adentro, mission qui délivre des soins élémentaires.

Ana Caravallo, 33 ans, mère célibataire, est elle soulagée par la présence d’un Mercal, une supérette qui vend des produits subventionnés. Sur les étals fraîchement remplis, on y trouve de la farine, du sucre, de l’huile... «Deux fois moins cher qu’ailleurs!» s’exclame Ana.

Spectre d’une ville dortoir
Le directeur de l’école d’architecture de l’université centrale du Venezuela, Gustavo Izaguirre, doute, lui, de la pérennité du projet. Il pointe du doigt «l’éloignement» de la capitale. Greily Arana assure de son côté qu’elle met trente minutes pour rejoindre son poste de secrétaire au Ministère de l’éducation dans le centre de Caracas. Pour le gouvernement, l’objectif de Ciudad Caribia est de ne pas dépendre de la capitale, mais de créer ses propres sources d’emplois. Dans le bâtiment principal de la ville, tout proche du Mercal qui sera géré par les habitants, tout comme la cafétéria, une vingtaine de machines à coudre attendent d’être utilisées. Une entreprise de textile dépendant de l’Etat devrait bientôt fonctionner.

Pour Gustavo Izaguirre, cela ne suffira pas. La petite route partant de l’autoroute peut refroidir la venue des entreprises, la ville risque de se convertir «en ville dortoir malgré toutes les bonnes volontés». Surtout, il souligne les coûts élevés de la construction d’une ville de cette importance. Il aurait préféré que les villes moyennes soient agrandies.

L’urbaniste César Garmendia, lui, ne décolère pas. Avec d’autres spécialistes, il était chargé de trouver un lieu adéquat pour la future cité. «Nous avions bien localisé cet axe entre l’aéroport et la capitale, mais l’endroit choisi ne correspond pas à ceux que nous avions désignés» dit-il. Selon lui, les «risques sismiques sont importants dans cette zone» et la nature du sol faciliterait les glissements de terrain.

Greily Arana et Ana Caravallo croient, elles, en l’avenir de leur ville, une ville socialiste «où c’est à nous de fabriquer du rêve», dit Greily, «où il n’y aura pas de centres commerciaux» mais des magasins mis en place par et pour les habitants. Pour Ana, Ciudad Caribia c’est «savoir vivre ensemble», «la sécurité», «la propreté». Ciudad Caribia porte un espoir. Il faudra attendre quelques années pour savoir si le rêve a été concrétisé.

 

1) Le Courrier du 16 juillet, «La révolution des quartiers populaires»

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Published by valenton rouge - dans Monde
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