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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 19:25

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http://pierremerckle.fr/2012/11/deux-generations-de-pauvres/

 

Vous parcourez peut-être ces lignes parce que vous venez de lire le billet publié dans Le Monde, à la une du cahier « Science & Techno » du samedi 17 novembre 2012, et que vous avez voulu en savoir un peu plus ? Alors bienvenue !


Comme c’est désormais la tradition à la parution de chaque billet, j’en publie ici une version plus longue, dans laquelle je peux en particulier indiquer beaucoup plus précisément les recherches de mes collègues sur lesquelles je me suis appuyé, et proposer également un certain nombre de compléments, et de pistes supplémentaires de réflexion…

Depuis le début de l’année, il y a un nouveau thème au programme de l’agrégation de sciences économiques et sociales, que je suis chargé d’enseigner à l’ENS de Lyon ces trois prochaines années : il s’agit de « l’exclusion sociale ». Vous pouvez découvrir en ligne la « bibliographie officielle » soumise aux candidats, et une bibliographie détaillée et commentée sur le site de Julien Damon.

La pauvreté et l’exclusion ont-elles réellement augmenté ? Comme pour les inégalités (voir l’article du samedi 9 juin 2012, « Les inégalités scolaires ont-elles diminué ? »), la question est compliquée. Quand on s’attaque, à cette copieuse bibliographie consacrée, depuis une vingtaine d’années, à la question de l’exclusion sociale, surgissent immédiatement deux grandes difficultés, intimement liées l’une à l’autre : une difficulté à définir l’exclusion, et subséquemment une difficulté à la mesurer. S’agissant de la première difficulté, la plupart des ouvrages et des articles rassemblés dans la bibliographie s’accordent au moins sur ce point : il n’est pas possible de définir de façon univoque l’exclusion, phénomène multidimensionnel et plurifactoriel de rupture des liens sociaux, dont l’invocation incantatoire depuis une vingtaine d’années aurait de plus, pour beaucoup d’observateurs, des visées moins scientifiques que politiques1. Les sociologues qui ont le plus travaillé sur cette question préfèrent donc employer d’autres termes : Robert Castel parle ainsi de « désaffiliation »2, et Serge Paugam de son côté parle de « disqualification sociale »3.

Même controversée, la notion d’exclusion est pourtant entrée dans le langage courant. Et le rituel est presque inchangé depuis trois décennies : à l’approche de l’hiver, les associations de lutte contre l’exclusion cherchent à attirer l’attention de l’opinion et des pouvoirs publics sur la situation de plus en plus difficile des exclus, travailleurs pauvres ou chômeurs de longue durée, mal logés ou sans domicile. Un exemple parmi tant d’autres : le rapport annuel du Secours catholique rendu public le 8 novembre dernier4, qui constate une augmentation alarmante du nombre de personnes ayant reçu l’aide de l’association au cours de la décennie écoulée, et pointe des transformations inquiétantes de la grande pauvreté en France, qui en particulier touche de plus en plus de femmes et d’enfants.

Le sociologue et philosophe allemand Georg Simmel considérait, dans un texte célèbre5, que le manque de ressources ne suffit pas à faire entrer les individus dans la catégorie des pauvres, mais que c’est en réalité à partir du moment où ils sont assistés qu’ils deviennent partie d’un groupe social caractérisé par la pauvreté. Il n’est donc pas du tout absurde de mesurer l’exclusion par le nombre de personnes aidées par les organisations charitables. Le problème, c’est que dans ce cas, l’augmentation du nombre de personnes aidées par ces organismes reflète peut-être au moins autant l’augmentation de l’exclusion que le transfert de la charge des exclus de l’Etat vers le milieu associatif.

Il est donc légitime de vouloir tout de même « estimer », sinon l’exclusion, du moins la pauvreté, à partir de mesures « objectives » de la privation de ressources. Mais voilà : le problème n’est pas résolu pour autant. Faut-il, comme on le fait classiquement, mesurer la pauvreté « relativement », en considérant comme pauvres les ménages vivant avec moins de la moitié du revenu médian des Français ? Ou faut-il la mesurer « absolument », en comptant le nombre de ménages ayant des « conditions de vie » difficiles, autrement dit des difficultés à accéder à certaines ressources fondamentales (nourriture, habillement, logement) ?6. Dans le premier cas, la « pauvreté relative » a stagné ou légèrement au cours des dix dernières années, mais dans le second cas, la « pauvreté en conditions de vie » a, elle, diminué…

Cela étant dit, même difficiles ou impossibles à définir et mesurer précisément, l’exclusion et la pauvreté n’en correspondent pas moins à des situations et des difficultés individuelles et collectives bien réelles. Et dans ce domaine peut-être plus encore que dans les autres, pour connaître et comprendre ces situations, il faut faire des enquêtes. Mieux encore : il faut refaire des enquêtes. De façon générale, de la nature fondamentalement historique des phénomènes sociaux7, il ressort bien sûr que les observations et les « lois » sociologiques sont nécessairement victimes d’une forme d’obsolescence programmée, et les exemples de rééditions d’enquêtes ne manquent pas : je pense à la fameuse enquête d’Alain Girard sur le choix du conjoint8, refaite vingt ans plus tard par Michel Bozon et François Héran9, également à la grande série des enquêtes sur les pratiques culturelles des Français coordonnées par Olivier Donnat au Ministère de la Culture, et bien sûr à toutes les grandes enquêtes de l’INSEE, du recensement de la population française à l’enquête « Emploi » en passant par les enquêtes sur les contacts sociaux (1983, 1997), ou encore les enquêtes sur les emplois du temps. Et je suis sûr que vous pourrez m’en citer beaucoup d’autres dans les commentaires de ce billet !

Les approches qualitatives sont peut-être moins habituées à ce genre de « retours »10… En tout cas, c’est à cette entreprise peut-être rare mais pourtant indispensable que se sont attelés deux sociologues français, Jean-François Laé et Numa Murard. En 1985, ils avaient publié dans L’argent des pauvres11 le récit de leur enquête dans une cité populaire d’Elbeuf, en Normandie, qui visait à décrire les ressorts d’une pauvreté qu’on s’attachait alors encore à décrire comme résiduelle, un reliquat de misère hérité du passé, que la prochaine reprise de la croissance allait effacer. Contre l’image misérabiliste véhiculée par les associations charitables, les deux sociologues décrivaient une expérience de la condition ouvrière qui restait vivace et continuait de produire du collectif, malgré les effets de la pauvreté monétaire sur l’organisation du temps, sur la consommation et la sociabilité.

Trente ans plus tard, Laé et Murard sont retournés sur leur « terrain »12, ils ont refait l’enquête et viennent d’en publier le résultat dans un nouvel ouvrage, intitulé Deux générations dans la débine13. Ils en ont fait aussi un documentaire pour France Culture (c’était même l’idée de départ, si j’ai bien compris, et le livre est venu ensuite), que vous pouvez écouter en ligne et podcaster (première partie ici, et seconde partie là). Le constat est sans appel. Malgré le revenu minimum, les allocations, le travail des associations, la scolarisation massive, l’optimisme des années 1980 a été démenti : la pauvreté est toujours là, mais aujourd’hui elle atomise les pauvres. C’est en partie le résultat de ce que les deux sociologues appellent la « machine à laver les pauvres » : tous les dix ans, la mobilité résidentielle des pauvres est forcée par les politiques du logement, qui détruit les cités, déplace les familles, disperse les voisinages. L’affiliation à la classe ouvrière a volé en éclat, et ceux qui s’en sortent un peu mieux stigmatisent les fautes morales supposées de ceux qui ne s’en sortent pas ou ne « savent pas se priver ».

Pour avoir une vue aussi complexe et nuancée que possible des évolutions de la pauvreté et de l’exclusion, il faut donc probablement faire et refaire, et encore refaire, des enquêtes statistiques et des enquêtes ethnographiques. Il en ressortira que depuis une vingtaine d’années, la pauvreté a peut-être reculé « en moyenne », mais les inégalités entre les pauvres et les riches se sont indéniablement creusées, et la stigmatisation de la pauvreté a très probablement progressé dans toutes les couches de la société, même et peut-être surtout dans celles qui en sont les moins protégées : l’enquête qui nous l’apprend n’est pas inédite – mais c’est ce qui en fait tout l’intérêt.

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Published by valenton rouge - dans France
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