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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 20:59

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http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/je-pensais-que-les-irakiens-n-86228

 

C’est la seule phrase qu’ait pu donner Steven Dale Green à l’explication de son geste, à savoir le viol et le meurtre d’une petite irakienne de 14 ans et l’assassinat de ses parents et de sa jeune sœur de six ans, voici quatre ans maintenant. Il a été récemment condamné à l’emprisonnement à vie, à la façon américaine, c’est à dire à cinq fois le tarif maximal, à échappé à l’injection on se demande encore comment, (la stupidité est sans bornes dans ce système, et le procureur avait lui réclamé la peine de mort) et tente toujours aujourd’hui de faire appel de cette décision. Dans un premier interview par téléphone, de sa prison, accordé à Associated Press, et repris ici dans le Daily Mail, après la sentence, c’est tout ce qu’il a trouvé pour expliquer son geste. Ça semble surréaliste, mais ça en dit long sur l’état psychologique dans lequel on a mené des gamins déboussolés de dix-neuf ans à des milliers de kilomètres dans un territoire où visiblement ils ne comprenaient rien : pensez-donc, les Irakiens ne mangeaient ni chewing-gum, ne buvaient ni coca-cola, n’avalaient ni hamburger et ne parlaient même pas comme eux. Des animaux, quoi.

Elle était si mignonne, pourtant, photographiée à sept ans sur le pas de porte de la maison familiale, sur le seul document qui rest de son existence, la petite victime du bourreau texan, et s'appelait Abeer Qassim Al-Janabi. Elle était devenue bien plus grande en 2006, et sa mère l'empêchait de se montrer dans la rue au passage des soldats : dans le Humvee de Dale, il seront trois à passer en trombe devant elle, la veille du meurtre, le 11 mars 2006, en la montrant du doigt et en criant "good good", ce que ses parents avaient vite interprété comme ce qui sera démontré plus tard comme étant une préméditation de meurtre. Les parents de la jeune fille lui avaient interdit de se rendre à l'école non pas pour des considérations religieuses, mais bien en raison de l'insécurité du quartier. Car les circonstances du massacre de toute sa famille ne font aucun doute. Il n'y avait ni terroriste caché ni armes dissimulées dans cette maison, mais une proie facile pour des brutes avinées débarquées sans l'encadrement nécessaire, livrés à eux-mêmes. La mort d'Abeer Qassim Al-Janabi, c'est la conséquence directe du manque cruel d'encadrement des troupes, et le manque évident du respect des habitants d'un pays totalement inconnu pour ses soudards du 502eme Infantry Regiment et sa sudivision de la 101st Airborne venus de Fort Campbell. Les héritiers pourtant de ceux qui avaient sauté en parachute en Normandie puis dans les Ardennes, durant le terrible hiver 44-45. La tournée du Humvee des collègues de Dale n'allait pas loin pourtant : le check point où Dale officiait n'était qu'à deux cent mètres de là, et toute la famille croisait les soldats tous les jours. Des soldats qui avaient déjà fouillé la maison, sans raison, en pointant un jour un doigt sur la joue de la petite fille, sans autre but que de vouloir la terrifier. Le comportement des soldats avec la population locale, une chose qui n'a jamais fait beaucoup débat au sein de l'armée US. Trop compliqué, avec le mur incontournable de la langue.

Des soldats bien jeunes (quand il débarque en Irak à Mahmudiyah, venu de son Texas natal, Dale Green n'a que 19 ans), et absolument pas prêts à prendre dans la figure ce qu'il vont voir dès leur arrivée. Ainsi le 10 décembre 2005, lorsqu'un irakien ayant jusque là lié amitié avec le groupe de soldats du chekpoint s'est précipité sur eux en commençant à les mitrailler sans raison apparente (on verra plus tard que l'acte de Steven Dale a provoqué des réactions similaires en au moins deux autres endroits !). Les balles tueront sur place le sergent Travis L. Nelson, âgé de 41 ans, et blesseront grièvement à la gorge un autre sergent, Kenith Casica, 32 ans, qui décédera dans les bras de ses camarades en tentant de l'emmener dans un hôpital de campagne dans leur Humvee. De quoi effectivement "sonner" une recrue toute fraîche.

Le cas de Dale, c'est aussi celui si bien dépeint dans un film qu'il faut à tout prix aller voir, qui raconte le sort d'une escouade du même genre envoyée en Afghanistan, et confontée à cette violence sans nom qui a pu sévir pendant des mois, et qui présente encore règulièrement des soubresauts lors de terrifiants attentats. Le film de Janus Metz s'appelle Armadillo, sorti en salle le 15 décembre dernier, et c'est un condensé terrifiant de ce qui s'est réellement produit durant des mois en Afghanistan et auparavant en Irak, hélas. Steven Dale Green portait la même tenue et le même équipement que les deux héros danois du film. "Le documentaire qui choque le Danemark", a titré la presse à sa sortie : on lui avait déjà prédit ce sort à Cannes où il avait été montré en exclusivité. Les danois, en voyant le film, se sont aperçus que la mission de "pacification" n'en était pas une, et que leurs soldats devaient aussi tuer quand ils s'estimaient attaqués. Le tir instinctif des héros du film avait du mal à passer auprès d'une population à qui on avait parlé de tout autre chose : un peu (beaucoup) à l'image de la France, censée faire de même.

"Armadillo n'offre pas de preuve concluante que les soldats danois ont enfreint les règles d'engagement. Néanmoins, la possibilité qu'ils l'ont fait est étonnante en soi. Le public a été choqué par le niveau de brutalité de Metz. La notion que les Danois sont en Afghanistan pour une mission de maintien de la paix et passai ent leurs journées à construire des écoles et à « donner des bonbons aux enfants" n'est clairement plus tenable. Ce qui s'est véritablement passé lorsque les talibans dans le fossé ont été tués a peu de chances d'être éclairci. Metz raconte : « C'était mon intention de placer le spectateur dans une position où il pourrait dire que ce n'est même pas possible de savoir ce qui se passait. Peut-être que les soldats ne le savaient pas eux-mêmes". Que dire, alors, si Janus Metz avait suivi l'expéditition punitive de Steven Dale, décidée après une soirée de libations ? Le réalisateur a pourtant mis dans le mille avec son film. Car il a compris le fossé qui sépare ces soldats des populations qu'ils étaient censés protéger. "Cela dit, je pense qu'il est très important que nous commencions à prendre les Afghans davantage en considération lorsque nous parlons de l'Afghanistan, et que nous commençions à examiner un peu plus à l'histoire du pays. La plupart des Afghans à qui ai parlé voient les forces internationales comme des gens qui venaient d'atterrir sur la Lune." On est bien là sur une incompréhension fondamentale, en Afghanistan comme en Irak, entre une population et une troupe finalement d'occupation et non de libération, les deux camps se percevant mutuellement comme des extra-terrestres.

Cela ne suffit en rien à excuser en quoi que ce soit ce qu'à bien pu faire le 12 mars 2006 Steven Dale. Mais il n'est pas seul responsable de ce qu'il a commis. Poser avec une Kalachnikov en mains en arborant un t-shirt de hard-rock gore est un fait. Tuer une famille et violer une gamine en est un autre. L'armée est aussi censée inculquer quelques valeurs morales à ces soldats. A condition qu'ils soient réceptifs. C'est bien le mental de la recrue qui est en cause : lorsqu'il intègre l'armée, le jeune texan a déjà un passé d'alcoolique et de fumeur de hasch. Ce qui n'embarrasse en rien le bureau de recrutement qui le déclare apte au combat, malgré un QI qui laisse visiblement à désirer. Interviewé plus tard, par un journaliste atterré du Washington Post, venu l'interviewer le 30 juillet 2006, à savoir déjà après son crime majeur, mais non encore avoué, voilà ce qu'il dira : "je suis venu ici parce que je voulais tuer des gens. " - devant le dîner régimentaire, des escalopes de dinde, dans la tente le jeune homme de 21 ans privé de son Texas m'a regardé droit dans les yeux quand il a avoué avoir tué des Irakiens avec cette indifférence décontractée - (...) raconte le journaliste. « La vérité est, que ce n'était pas tout ce que j'avais imaginé. Je veux dire, par là que je pense que tuer quelqu'un serait une expérience qui changerait la vie. Et puis je l'ai fait, et c'était comme si on avait dit "Eh bien, voilà c'est fait" dit-il en haussant les épaules". "J'ai tiré sur un gars qui ne s'était pas arrêté lorsque nous étions à un poste de contrôle routier et cela ne m'a rien fait, reprit-il. Ici, tuer des gens, c'est comme écraser une fourmi. Je veux dire, vous tuez quelqu'un et c'est comme si vous disiez après « Très bien, allons chercher une pizza..." Et c'est le genre de décérébré qu'avait recruté l'armée américaine ! Le journaliste, à l'époque, ignorait qu'il avait déjà massacré la famille d'Abeer. La BBC en fera un reportage édifiant le 7 août, alors qu'il venait enfin de l'avouer. Pour le meurtre de plus au check-point expliqué par vantardise, il ne sera en réalité jamais poursuivi.

C'est l'attitude toute entière de l'armée à laquelle il appartenait qui est à mettre en cause. Une fois le massacre perpétré, l'armée US, placée au pied du mur des terribles exactions, avait en effet dans un premier temps déclaré que l'auteur était atteint d'une "personality disorder", un désordre de la personnalité, autrement dit il avait agi sous un coup de folie, et l'avait aussitôt rendu à la vie civile. Or ses propos devant la presse montraient bien tout autre chose, à savoir un cynisme sans nom et surtout de n'avoir aucun remords : une machine à tuer, rien d'autre. Et l'enquête qui suivra démontrera qu'il n'avait pas agi seul, et qu'il y avait bien eu préméditation. D'autres seront condamnés avec lui. C'est alors seulement que l'armée avait décidé de revenir sur sa décision et de le juger, en le confiant cependant à un tribunal civil... et non en le faisant passer devant une cour martiale. Rien que ce fait démontre à quel point la hiérarchie militaire, encore une fois répugnait à reconnaître ses torts, à savoir l'impréparation la plus totale psychologiquement des jeunes recrues larguées en territoire totalement inconnu pour eux. Ils pouvaient à leurs yeux les tuer, ces irakiens : ce n'étaient pas des êtres humains. La dernière fois qu'on avait entendu l'abjecte rengaine, elle émanait d'un dénommé Louis Darquier de Pellepoix.

PS : Le 11 juillet 2006, on retrouvait les corps décapités, horriblement torturés et reliés à des IEDs, de deux soldats US, Thomas Lowell Tucker et Kristian Menchaca, de la même unité que celle de Dale Green. Ils avaient été enlevés, les insurgés ayant clamé partout qu'ils vengeraient Abeer (qui signifie "parfum de fleur"), sa petite sœur, et ses parents. En avril, trois soldats avaient déjà subi le même sort, dont Charles Babineau, toujours de la même unité. Le Pentagone avait vigoureusement nié le lien de cause à effet pour les cinq décès. Il ne pouvait y avoir de vengeance pour un crime alors non avoué, ce devait être ça, sans doute. Le cycle infernal de représailles pouvait recommencer.

le dossier complet sur le sujet est ici :

http://www.expose-the-war-profiteer...

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Published by valenton rouge - dans Monde
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