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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 09:40

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Après avoir beaucoup hésité, la France a voté en faveur de l’admission de la Palestine comme "Etat non membre" à l’ONU. Mais l’Europe continue d’être divisée et d’avoir une attitude inco­hé­rente face au conflit israélo-​​palestinien.

Au terme d’un long débat, parfois tendu, entre l’Elysée et le Quai d’Orsay, le gou­ver­nement français a fina­lement annoncé mardi qu’il voterait "oui" à l’admission de la Palestine comme "Etat obser­vateur non-​​membre" des Nations unies. Pendant la visite en France de Ben­jamin Neta­nyahou, François Hol­lande avait clai­rement montré qu’il était réservé, voire hostile à un soutien à la demande pales­ti­nienne en déplorant "la ten­tation pour l’Autorité pales­ti­nienne d’aller chercher à l’Assemblée générale de l’ONU ce qu’elle n’obtient pas dans la négociation".

Alignée sur la position constante d’Israël et des Etats-​​Unis, cette attitude consti­tuait un recul par rapport à celle défendue par Nicolas Sarkozy à New York, en sep­tembre 2011, devant l’Assemblée générale de l’ONU, puis un mois plus tard, lors de l’admission de la Palestine à l’Unesco, obtenue avec le soutien de Paris.

Elle était très diver­gente, voire en contra­diction par rapport à la position tra­di­tion­nelle de la France, favo­rable à une solution négociée du conflit israélo-​​palestinien reposant sur la coexis­tence paci­fique, sur le ter­ri­toire de l’ancienne Palestine man­da­taire, de deux Etats - Israël et l’Etat de Palestine. Ce dernier restant à créer, avec Jérusalem-​​Est comme capitale, dans les fron­tières définies par la Ligne d’armistice (Ligne verte) de 1949. Elle était aussi en contra­diction fla­grante avec le 59e des 60 enga­ge­ments pour la France du can­didat François Hol­lande, qui indi­quait : "Je sou­tiendrai la recon­nais­sance de l’Etat palestinien".

138 pays ont voté le texte palestinien

Consi­dérée par cer­tains diplo­mates comme un retour aux années de la SFIO, lorsque les socia­listes français défen­daient de manière exclusive le jeune Etat d’Israël, y compris en équipant son armée, cette position de l’Elysée était en rupture avec la poli­tique suivie par les gou­ver­ne­ments suc­cessifs depuis des décennies. Elle était jugée indé­fen­dable par les col­la­bo­ra­teurs de Laurent Fabius. Surtout au moment où les rap­ports de force stra­té­giques sont en train de changer au Moyen-​​Orient, au point d’inciter les Etats-​​Unis à envi­sager une mise à jour de leurs choix dans la région.

Même assortie de réserves – sur la saisine de la Cour inter­na­tionale de justice, par exemple – et d’un appel formel "à la reprise de négo­cia­tions sans condi­tions", alors que ces "négo­cia­tions" n’existent plus, cette prise de position a été saluée par les Pales­ti­niens. A leurs yeux, cet enga­gement de Paris devait inciter d’autres capi­tales euro­péennes à franchir le pas et à sou­tenir leur can­di­dature. Le texte a fina­lement été adopté par 138 voix pour, 9 contre et 41 abs­ten­tions, sur les 193 pays membres des Nations Unies.

Les Euro­péens, comme d’habitude, se sont divisés entre par­tisans du "oui", par­tisans du "non" et abs­ten­tion­nistes. Treize membres de l’Union euro­péenne - dont la France, l’Italie, l’Espagne, la Suède, la Bel­gique, le Danemark, l’Autriche, l’Irlande et la Fin­lande ont voté oui. L’Allemagne, que les diri­geants israé­liens espe­raient voir se joindre à la liste des pays votant non, s’est abs­tenue, comme le Royaume Uni, les Pays Bas, la Pologne ou la Hongrie. Un seul pays de l’UE - la Répu­blique tchèque - a voté non, en com­pagnie du Canada, des Etats-​​Unis, d’Israël, des Iles Mar­shall, de la Micro­nésie, de Nauru, de Palau et du Panama.

En d’autres termes, malgré sa géné­rosité dans le soutien financier apporté à l’Autorité pales­ti­nienne – qui a reçu 5,4 mil­liards d’aide euro­péenne depuis 1994 –, l’UE s’avère inca­pable d’adopter une position et une attitude cohé­rentes face au conflit israélo-​​palestinien lorsqu’elle est placée devant l’exigence d’une décision poli­tique concrète.

L’Europe a – théoriquement – une politique commune…

Ce n’est pas faute, pourtant, de dis­poser d’un arsenal de textes défi­nissant, depuis plus de 30 ans, la position commune de l’Europe sur ce conflit et sur les moyens d’y mettre un terme. Le premier date du 13 juin 1980. Dans la "Décla­ration de Venise", adoptée ce jour-​​là, 13ans avant les Accords d’Oslo, le Conseil européen estimait que "le peuple pales­tinien, qui a conscience d’exister en tant que tel, doit être mis en mesure, par un pro­cessus approprié défini dans le cadre du règlement global de paix, d’exercer plei­nement son droit à l’autodétermination".

Le même document rap­pelait "la nécessité pour Israël de mettre fin à l’occupation ter­ri­to­riale qu’il main­tient depuis le conflit de 1967". "Les Neuf [chefs d’Etat et de gou­ver­nement], pour­suivait le texte, sont pro­fon­dément convaincus que les colonies de peu­plement israé­liennes repré­sentent un obs­tacle au pro­cessus de paix au Moyen-​​Orient. Ils consi­dèrent que ces colonies de peu­plement ainsi que les modi­fi­ca­tions démo­gra­phiques et immo­bi­lières dans les Ter­ri­toires occupés sont illé­gales au regard du droit international".

Cette position commune a-​​t-​​elle changé avec l’élargissement de l’Union euro­péenne, passée depuis la Décla­ration de Venise de 9 à 27 membres ? Offi­ciel­lement, non. À de mul­tiples reprises, au cours des trente der­nières années et en par­ti­culier depuis la signature des Accords d’Oslo, en 1993, l’Union euro­péenne a rappelé son soutien à une solution négociée fondée sur la création d’un Etat pales­tinien en Cis­jor­danie, à Gaza et à Jérusalem-​​Est, vivant en paix aux côtés de l’Etat d’Israël.

De manière tout aussi récur­rente les diri­geants euro­péens ont répété que ce pro­cessus de paix reposait sur la fin de l’occupation israé­lienne et sur l’arrêt de la colo­ni­sation, jugée illégale, et en contra­vention avec les Conven­tions de Genève. Ins­crits – parmi d’autres – dans la Feuille de route, par­rainée depuis mai 2003 par les Etats-​​Unis, la Russie, les Nations unies et…l’Union euro­péenne, ces prin­cipes ont été rap­pelés année après année, dans les rap­ports que les Chefs de mission diplo­ma­tique des pays de l’Union euro­péenne à Jéru­salem et à Ramallah adressent à Bruxelles.

L’attitude contradictoire de l’UE

Géné­reuse avec l’Autorité pales­ti­nienne, l’Union euro­péenne, en d’autres termes, considère que les colonies ne sont pas seulement "illé­gales" au regard du droit inter­na­tional, mais qu’elles "consti­tuent un obs­tacle à l’instauration de la paix, et qu’elles risquent de rendre impos­sible une solution fondée sur la coexis­tence de deux Etats".

Le pro­blème, c’est que les choix de l’Union euro­péenne, en matière d’échanges écono­miques notamment, sont en contra­diction absolue avec cette position théo­rique. C’est ce que démontre un rapport très docu­menté de 35 pages, préparé par 22 orga­ni­sa­tions non gou­ver­ne­men­tales, rendu public le 30 octobre. Selon ce document, préfacé par l’ancien com­mis­saire européen aux rela­tions exté­rieures Hans van den Broek, la valeur des pro­duits importés chaque année par l’Union euro­péenne depuis les colonies israé­liennes (230 mil­lions d’euros) est 15 fois supé­rieure à la valeur des pro­duits importés des ter­ri­toires pales­ti­niens (15 mil­lions d’euros).

Ainsi, tout en condamnant la colo­ni­sation, en la tenant pour un obs­tacle à la paix et en appelant à son arrêt, l’Union euro­péenne la ren­force en achetant les pro­duits fabriqués dans ces mêmes colonies qu’elle juge "illé­gales". Dif­ficile de faire plus inco­hérent. Cette situation, aux yeux des Pales­ti­niens, est d’autant plus incom­pré­hen­sible que leur économie est très gra­vement entravée par les res­tric­tions que leur impose l’occupation israé­lienne : dif­fi­cultés de cir­cu­lation, d’accès aux marchés et aux res­sources natu­relles, pro­blèmes d’approvisionnement et de distribution.

L’UE "discrédite son soutien"

En revanche, les colonies béné­fi­cient, elles, de sub­ven­tions mul­tiples et d’accès sim­plifiés aux marchés, grâce au réseau routier exclusif construit par Israël. Le résultat de cette dis­cri­mi­nation tient en quelques chiffres : les expor­ta­tions pales­ti­niennes qui, dans les années 1980, repré­sen­taient plus de la moitié du PIB pales­tinien, n’atteignent même pas, ces der­nières années, 16% du PIB. Ce qui rend l’Autorité pales­ti­nienne étroi­tement dépen­dante, pour l’établissement de son budget, des aides – souvent fluc­tuantes et pas tou­jours dés­in­té­ressées - venues de l’extérieur.

"L’Union euro­péenne dépense des cen­taines de mil­lions d’euros chaque année dans l’effort de construction d’un Etat pales­tinien, constate l’ancienne députée bri­tan­nique Phyllis Starkey, membre de l’ONG Medical Aid for Pales­ti­nians, mais elle dis­crédite ce soutien en faisant du com­merce avec les colonies illé­gales et par là même, contribue à leur ren­ta­bilité et à leur expansion".

En avril 1994, Israël et l’OLP ont signé le Pro­tocole de Paris qui organise les rela­tions écono­miques entre l’Autorité pales­ti­nienne et l’Etat d’Israël. En vertu de ce texte, les Pales­ti­niens ont le droit d’exporter leurs pro­duits sans res­tric­tions et doivent béné­ficier du même trai­tement que celui qui est réservé aux pro­duits d’exportation israé­liens. Par ailleurs, l’Union euro­péenne a conclu avec l’OLP, en juillet 1997, un accord com­mercial qui donne aux pro­duits pales­ti­niens un accès pré­fé­rentiel au marché européen et les exonère de droits de douane. En 2011, cet accord pré­fé­rentiel a été étendu aux pro­duits agri­coles. Les pro­duits israé­liens béné­fi­cient, eux aussi, d’un accès pri­vi­légie au marché européen.

La lettre des anciens dirigeants européens

En principe, compte tenu du caractère illégal des colonies – reconnu par l’Union euro­péenne –, les pro­duits qu’elles fabriquent, en béné­fi­ciant d’aides mul­tiples et mas­sives du gou­ver­nement israélien, ne devraient pas être mêlés aux pro­duits fabriqués en ter­ri­toire israélien pro­prement dit. Cer­tains pays, comme le Royaume-​​Uni, par exemple, ont exigé et obtenu que les pro­duits fabriqués dans les Ter­ri­toires occupés portent un étiquetage spécial. Le Danemark vient d’adopter une légis­lation du même type. En Suisse la chaine de super­marchés Migros a annoncé qu’elle avait l’intention d’introduire en 2013 un étiquetage des pro­duits, agri­coles et indus­triels, en pro­ve­nance des colonies.

Pour l’ancien directeur du ministère israélien des Affaires étran­gères, Alon Liel, "l’étiquetage des pro­duits issus des colonies est un acte simple qui nous rap­pelle que ces colonies sont une atteinte grave au droit inter­na­tional et l’instrument d’un projet dan­gereux d’annexion de facto".

Dis­tinguer clai­rement, à l’intention des consom­ma­teurs (et des impor­ta­teurs), les mar­chan­dises en pro­ve­nance des colonies, dis­suader les entre­prises privées euro­péennes de conclure des accords avec les colonies israé­liennes, interdire l’importation dans l’Union euro­péenne des pro­duits issus des colonies, exclure les colonies des accords et des ins­tru­ments de coopé­ration avec Israël, telles sont les pistes que sug­gèrent aux gou­ver­ne­ments euro­péens les auteurs du rapport des ONG.

Leurs conclu­sions rejoignent les recom­man­da­tions faites en décembre 2010 par une ving­taine d’anciens diri­geants euro­péens dont Lionel Jospin, Javier Solana, Richard Von Weizsäker, Helmut Schmidt, Romano Prodi et Felipe Gon­zales qui écri­vaient dans une lettre ouverte au pré­sident du Conseil européen : "Nous estimons néces­saire que l’UE mette fin à l’importation de pro­duits issus des colonies, qui sont en contra­vention avec les normes d’étiquetage euro­péennes, estam­pillés comme étant en pro­ve­nance d’Israël".

Aux yeux de nombre de diri­geants pales­ti­niens déçus par la pas­sivité, voire la duplicité de l’attitude des Etats-​​Unis, l’Union euro­péenne a long­temps repré­senté – et repré­sente encore parfois – l’espoir d’un nouveau par­te­nariat et d’un soutien moins soumis à l’influence israé­lienne que celui de Washington. Encore faudrait-​​il que les Euro­péens, face au conflit israélo-​​palestinien, mettent enfin en accord leurs posi­tions théo­riques et leurs enga­ge­ments concrets sur le terrain. Et s’accordent, au moins, sur une position commune élémen­taire lorsqu’ils doivent se pro­noncer aux Nations unies. De ce point de vue, le vote d’hier n’était pas très encourageant.

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Published by valenton rouge - dans Palestine libre
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