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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 17:36

cerises-avec-queues-et-feuille-zFRU28-copie-2Par

Rédacteurs : Eric Fournier et Quentin Deluermoz, enseignants et publiant sur la commune.

 


 En cette année 2011, l’importance des commémorations du 140ème anniversaire de la Commune de Paris a surpris bien des observateurs tant par la multiplicité des manifestations que par l’intérêt soutenu d’un public divers. La Commune reste un objet mémoriel notable. Ce qui est d’autant plus intéressant au regard de la faible place qu’elle occupe dans les programmes de l’enseignement secondaire et qui semble vouée à se réduire comme peau de chagrin. C’est l’occasion de s’interroger sur les raisons de cet effacement et sur la manière dont l’enseignement de la révolution communale pourrait singulièrement compliquer la compréhension du dix-neuvième siècle et de notre « modernité » politique.


 Le dix-neuvième siècle, terra incognita scolaire ?


L’application du nouveau programme de première générale jette une lumière crue sur l’évolution de la place attribuée à la Commune dans l’enseignement secondaire. Dans l’ancien dispositif sa place était honorable. Elle était traitée à deux reprises. En quatrième, dans le cadre de « l’évolution politique de la France (1815-1914) », une séquence d’une heure lui était consacrée. Puis, en première générale, elle pouvait être traitée en une ou deux heures dans le cadre « de la IIème République à 1879 : la recherche d’un régime politique ».  Ainsi, après avoir acquis les bases au collège, le cycle terminal, quoique empreint d’une certaine téléologie républicaine, autorisait un approfondissement permettant de mettre en valeur la complexité des processus socio-politiques qui aboutissaient à la IIIème république.

La nouvelle version applicable en 2011 propose de significatifs déplacements qui ne concernent pas tant la seule Commune que l’ensemble du dix-neuvième siècle. Auparavant abordé par trois fois (quatrième, seconde, première), celui-ci reste pleinement abordé en quatrième mais, dans le cycle terminal, entre un premier dix-neuvième siècle remisé en fin de seconde et un second dix-neuvième siècle qui ne commence abruptement qu’en 1880 dans le programme de première, la période subit comme un double effacement. Le premier est quasi officiel : il organise un vide entre 1848 et 1880. Le second est plus pragmatique, puisque chacun sait qu’il est quasiment impossible de terminer le programme de seconde. Au total, c’est un vaste premier XIXe siècle qui se trouve ainsi escamoté.  On pourra nous objecter que l’enseignement de l’histoire n’obéit pas une stricte linéarité chronologique et que la Commune est consacrée comme un acquis du collège. Il n’en demeure pas moins que certains thèmes ont droit à un approfondissement au lycée, notamment – et c’est une bonne chose -la Révolution française, le 20e siècle, le fait colonial. Quant au XIXe siècle, lorsqu’il reste abordé, c’est prioritairement dans une plus longue durée et dans ses aspects économiques, sociaux ou culturels, mais étonnamment pas dans sa dimension politique. L’évacuation d’un premier XIXe siècle allant de 1815 à 1880 n’est donc pas anodine et on peut d’ailleurs se demander si elle ne propose pas ainsi justement une autre forme de linéarité, plus consensuelle. Le phénomène déborde le cadre du programme des filières générales : que ce soit en STG ou au lycée professionnel, cette période, et notamment la Commune, ne peut être abordée que très incidemment. Ces absences font sens.


La Commune, une initiation au siècle des expérimentations politiques


 En insistant sur la Commune, rappelons au préalable qu’il s’agit de considérer la « dernière révolution du XIXe siècle » : un évènement unique, mais indissociable dans le même temps de ce vaste 19e siècle qui est précisément mis à l’index. Sans doute l’actualisation de cette période dans les programmes scolaires peut-elle sembler difficile, dans la mesure où la Commune porte un legs historiographique compliqué qui se double actuellement d’un certain renouveau. Ce n’est ni une Commune « aurore » ni une Commune « épiphénomène » qui se dégage, mais une révolution marquée par une très grande diversité idéologique, un bricolage constant du politique au quotidien, une réalisation maladroite du vieux rêve de la République démocratique et sociale, s’inscrivant à une échelle qui est aussi nationale, dans une étonnante réitération de 1793 et 1848. Elle s’adosse en outre à un Second Empire dont les travaux récents ont montré l’extrême richesse dès que l’on abandonne la canonique lecture « par en haut ». Cet indéniable foisonnement ne doit pas être un obstacle : les professeurs savent transmettre des connaissances justes et adaptées de phénomènes historiques complexes. Que l’on pense à la colonisation ou à l’encyclique rerum novarum que chaque élève de Quatrième maîtrise, conformément au bulletin officiel. Trois ans plus tard, le même élève devrait pouvoir appréhender la Commune en toute sérénité.

La Commune apparaît donc comme une excellente clé d’entrée à un XIXe siècle beaucoup moins lisse qu’on le voudrait. L’année 1871 montre la diversité des formes possibles nichées dans le mot « République » : république directe et soucieuse d’échanges plus juste, république formelle centrée sur l’autonomie urbaine, république libérale telle que la consacrera la Troisième République… C’est rappeler que celle-ci n’est en 1871 qu’une des issues possibles de l’histoire et que perce à l’horizon un XIXe siècle qui s’est longtemps vécu à la croisée des chemins. Face à la valse des haines, des espoirs, des méprises, des veuleries, des héroïsmes que pensent mobiliser tour à tour les royalistes, les anciens orléanistes, les républicains conservateurs, les bonapartistes de la veille, mais aussi les radicaux, les internationalistes, les blanquistes, les proudhoniens et les politiquement moins définis on peine à imaginer l’installation sereine d’une république inévitable.  Au-delà du strict cadre chronologique, l’événement constitue un puissant démenti à une approche par trop téléologique de l’histoire. Au lieu d’être édifiés par l’invincible ancrage des institutions républicaines, les élèves auraient pu être sensible à la richesse des situations historiques (n’oublions pas l’incidence de la guerre franco-prussienne) et ainsi exercer plus profondément leur esprit critique. Cela, pour ne rien dire des possibilités de comparaison qui, en soulignant, à l’échelle européenne, l’isolement des communards en 1871 par rapport aux précédents de 1830 et 1848, interroge le lien spécifique entre la France et le fait révolutionnaire ainsi que son devenir à moyen terme.

« La Commune est un sphinx qui met l’entendement bourgeois à une rude épreuve », disait Marx. Du fait des choix opérés dans les nouveaux programmes, le sphinx tend à devenir un fantôme et les élèves ne risquent guère d’éprouver leur entendement – ce qui est pourtant une des fonctions citoyennes de l’histoire – en se confrontant à la Commune, cette clé d’accès à un XIXe siècle qui ouvre à de larges perspectives, interroge nos certitudes.

Quentin Deluermoz et Eric Fournier

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Published by valenton rouge - dans France
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