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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 19:15

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http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/KRISTIANASEN/46929

 

Après le tremblement de terre qui a frappé Van et sa région en Turquie, le Parti de la paix et de la démocratie (BDP), prokurde, a soutenu l’effort de solidarité nationale. Malgré l’envoi de l’armée en Irak pour riposter aux attentats du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), il cherche, comme Ankara, à préserver les chances d’un dialogue pour être partie prenante d’un changement constitutionnel.

par Wendy Kristianasen, novembre 2011

En septembre et octobre, M. Recep Tayyip Erdogan a surfé sur une vague de rencontres internationales. Le premier ministre turc s’est rendu en Egypte, en Tunisie, en Libye et a été reçu à Washington. Il a continué de fustiger Israël, « l’enfant gâté de l’Occident » ; appuyé les révolutions arabes ; demandé à la Ligue arabe de voter pour la reconnaissance de l’Etat palestinien par les Nations unies (« pas une option, mais une obligation ») ; et embarrassé les islamistes d’Egypte en défendant la laïcité. Le tout avec un activisme d’autant plus énergique que sa politique régionale jouit d’un ferme appui dans l’opinion publique turque.

Toutefois, prudence et pragmatisme restent de rigueur : M. Erdogan a aussi donné aux Etats-Unis des assurances face à l’Iran, en acceptant l’installation sur son territoire d’un bouclier antimissile de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ; il a rompu avec le président Bachar Al-Assad, qui a refusé de suivre ses conseils sur la réforme de la Syrie. En outre, si Ankara a suspendu ses accords militaires avec Tel-Aviv, le premier ministre n’a pas gelé les relations économiques entre les deux pays. Il a même contribué aux négociations pour la libération par le Hamas du soldat Gilad Shalit, accueillant en Turquie onze prisonniers palestiniens libérés mais interdits de séjour dans les territoires occupés par Israël.

Pourtant, M. Erdogan fait face à des défis internes importants. Au cours des derniers mois, on a assisté à une escalade des attaques menées par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec des enlèvements et des attentats. Les autorités ont riposté par une campagne massive d’arrestations. Même si on est, pour l’instant, loin d’un retour à la période sanglante des années 1990, quelque cent quatre-vingts personnes ont été tuées depuis juin 2011.

Réticence populaire

Ces violences en série font suite à une première ouverture en 2005, quand le Parti de la justice et du développement (AKP) — fondé par M. Erdogan — avait décidé d’améliorer la situation des Kurdes (qui représentent 15 à 20 % de la population) et de les faire profiter de la nouvelle prospérité du pays.

Au programme de développement de la région du Sud-Est s’ajouta une levée de l’interdiction de la langue kurde, avec des émissions de télévision en continu et le droit de l’utiliser dans les campagnes électorales. La culture fut également encouragée : plusieurs universités proposent des cycles d’enseignement de langue et de littérature kurdes. L’usage de la torture en prison a été interdit, et le gouvernement a ouvert des négociations secrètes avec le PKK pour tenter de mettre fin au conflit en proclamant une amnistie et en allégeant les conditions d’emprisonnement de M. Abdullah Öcalan, son dirigeant historique ; il était même question de simplement l’assigner à résidence. Une première étape fut franchie en octobre 2009 avec le retour d’Irak de huit combattants du PKK et de vingt-six sympathisants.

Ce qui aurait pu constituer un tournant vers la paix s’est transformé en catastrophe de communication : alors que des dizaines de milliers de Kurdes accueillaient les exilés, l’opinion publique turque, qui n’y avait pas été préparée, regardait avec consternation ces scènes à la télévision.

Craignant les effets de telles réactions, M. Erdogan laissa l’initiative s’enliser, bien que des contacts secrets entre le PKK et le gouvernement aient continué à Oslo en 2009 et 2010. Après avoir été révélés par une radio, ces contacts ont été indirectement confirmés par le président du Parlement, M. Cemil Cicek : la Turquie, a-t-il indiqué à la mi-septembre, agit comme le Royaume-Uni et l’Espagne l’avaient fait avec l’Armée républicaine irlandaise (Irish Republican Army, IRA) et Euskadi ta Askatasuna (ETA) (1). Peu après, M. Serafettin Elci, un député important du Parti de la paix et de la démocratie (BDP), prokurde, affirmait qu’un protocole d’accord acceptant toutes les conditions du BDP avait été paraphé par les deux parties et attendait la signature de M. Erdogan (2). Mais, quelques jours plus tard, une série d’attaques meurtrières du PKK cassait la dynamique.

Quelles en étaient les causes ? Le pouvoir négociait-il de bonne foi ? Une fraction dure du PKK essayait-elle de saboter la négociation ? Ou le régime syrien utilisait-il la carte des Kurdes pour combattre un gouvernement qui lui était désormais hostile ? Quoi qu’il en soit, M. Erdogan a officiellement mis fin aux contacts et, le 19 octobre dernier, lors de l’action la plus importante et la mieux coordonnée depuis les années 1980, vingt-quatre membres de la police et de l’armée ont été tués dans la province de Hakkari, dans le Sud-Est. Alors que des forces turques franchissaient la frontière irakienne à la poursuite du commando, M. Erdogan appelait au calme. « Les droits humains et la démocratie sont le véritable antidote au terrorisme, a-t-il déclaré. Nous ne devons pas perdre patience. »

La population turque ne semble pas prête à accepter l’autonomie kurde. Et l’alliance militaro-mafieuse que les Turcs accusent de tirer les ficelles dans l’ombre — ce qu’ils nomment l’« Etat profond » (3) — n’est pas morte : des intérêts économiques (armes, drogues, etc.) et politiques des deux côtés profitent de ce conflit. Certains au PKK ne veulent pas de la normalisation à laquelle aspirent beaucoup de Kurdes, car elle signifierait une diminution de leur mainmise sur la population et la fin de leur capacité à menacer l’Etat.

Umit Firat, un intellectuel kurde modéré et indépendant, explique l’évolution des Kurdes : « Nous pensions que l’autodétermination était la seule solution. Mais, avec le premier ministre Turgut Özal [1983-1993] et la démocratisation, nous avons commencé à nous interroger : pourquoi ne serions-nous pas partie prenante de cette démocratisation ? Surtout que se dessinait la perspective d’une adhésion à l’Union européenne. L’utopie d’un Kurdistan unifié a perdu de son attrait. Elle devenait aussi d’autant moins réaliste que nos voisins du Kurdistan irakien étaient rassurés par l’évolution démocratique en Turquie. »

Désormais, ajoute-t-il, les Kurdes regardent vers l’ouest, « à la fois pour engranger les bénéfices du développement économique et à cause de la conjoncture régionale. Ils voient leur avenir dans une Turquie démocratique qui reconnaît leurs droits ». Ce qui signifie la fin des discriminations ethniques, une reconnaissance pleine de l’identité kurde — avec le droit d’enseigner la langue dans les écoles — et une décentralisation impliquant un certain degré d’autonomie. Pour cela, il faut une réforme constitutionnelle.

« Nous avons besoin d’une Constitution inclusive, qui parle de citoyens et de démocratie et qui évite toute référence ethnique à l’identité turque, affirme Mme Gulten Kisanak, coprésidente du BDP et ancienne députée de Diyarbakır. On a nié notre identité depuis la première Constitution de 1924, et cela explique ce long conflit. »

Pour elle comme pour de nombreux Kurdes, la réforme constitutionnelle doit être déconnectée du désarmement des combattants du PKK. Une telle réforme requiert un débat libre sur des problèmes sensibles, comme celui de l’autonomie : « Chacun doit pouvoir exprimer son point de vue. Il n’est pas facile de discuter librement en Turquie, et ce n’est pas normal. » La Constitution actuelle, adoptée après le coup d’Etat de 1980 et déjà amendée à plusieurs reprises, nécessite une réécriture, ou du moins des amendements majeurs. L’éclatante victoire de l’AKP aux élections législatives du 12 juin 2011 l’a mis en bonne position pour s’attaquer à ce chantier. Le parti a entamé sa troisième législature en remportant 49,8 % des suffrages et 326 des 550 sièges, avec le taux de participation le plus élevé depuis 1987 (86,7 %). C’est la première fois depuis l’introduction du multipartisme, en 1946, qu’un parti remporte trois victoires successives et une proportion croissante de suffrages.

Toutefois, aussi large qu’ait été son succès, M. Erdogan n’a pas obtenu la majorité des deux tiers qui lui aurait permis de modifier la Constitution sans consulter les autres partis et d’imposer le système présidentiel qu’il souhaitait. Il a promis que son parti se montrerait « modeste » et qu’il rechercherait le consensus. S’il paraît peu probable qu’un accord puisse être trouvé avec le Parti d’action nationaliste (MHP) d’extrême droite — 13 % des voix et 53 sièges —, l’AKP devra essayer de travailler avec le Parti républicain du peuple (CHP), qui se réclame du kémalisme et a obtenu 26 % des votes et 135 sièges (4). Il pourrait aussi s’entendre avec les Kurdes et le BDP (36 sièges). Pourtant, entre juin et début octobre, celui-ci a boycotté les sessions du Parlement pour protester contre le maintien en détention de six de ses élus, emprisonnés en vertu des lois antiterroristes. Sa décision d’y revenir représente une étape cruciale dans le processus de réforme et de sortie d’un conflit qui a fait trente mille morts depuis 1983.

Fin du bras de fer avec l’armée

Attendue, la transition d’un régime militaire vers un régime civil opérée par la Turquie s’est achevée l’été dernier. Le 29 juillet, le chef d’état-major des armées et les chefs de l’armée de terre, de l’air et de la marine ont soudain démissionné. Il y a quelques années encore, un tel geste aurait ouvert une crise majeure ; cette fois, il a été accueilli avec calme, presque avec indifférence. M. Erdogan a simplement nommé un chef d’état-major plus consensuel, et la Bourse n’a pas bronché.

De telles démissions représentent l’étape ultime de la démilitarisation du régime et de dix ans de bras de fer entre l’AKP et l’armée. Les tentatives de cette dernière pour interdire un parti accusé de vouloir instaurer un régime religieux n’ont abouti qu’à en renforcer la popularité. Le pouvoir des militaires a également été sapé par les procès dits « Ergenekon » et « Sledgehammer » (5), qui ont révélé des projets de coup d’Etat et des complots contre l’AKP. De plus, sous l’impulsion de l’Union européenne, qui en avait fait une condition de l’adhésion de la Turquie, l’armée, qui contrôlait le pouvoir dans les années 1990, a dû rentrer dans les casernes.

Pourquoi les dirigeants militaires ont-ils démissionné ? Le général Isık Kosaner, chef d’état-major, dont le mandat n’expirait qu’en août 2013, a expliqué qu’il lui était « impossible de continuer à servir » en raison de l’« injuste » détention de ses collègues. Ses paroles exprimaient le sentiment répandu selon lequel la légitimité de l’enquête sur Ergenekon était sapée par la fragilité des preuves, par les arrestations arbitraires (y compris de nombreux journalistes) et par la lenteur de la procédure. Presque le tiers des généraux et nombre d’officiers à la retraite étant mis en examen, le général Kosaner souhaitait que deux cent cinquante autres officiers écopent d’une simple suspension dans l’attente de leur jugement ; mais le gouvernement a décidé de les mettre à la retraite.

A l’avenir, les forces armées devraient être restructurées et réduites à un corps professionnel au service d’une Turquie moderne et insérée dans le monde, dirigée par des civils. Le statut du chef d’état-major, supérieur à celui des ministres — y compris celui de la défense (6) —, qui l’amène à ne répondre qu’au premier ministre, pourrait être modifié : lors de la réunion du Conseil militaire suprême qui a suivi les démissions, M. Erdogan s’est assis en tête de table et non à côté du chef d’état-major comme c’était la tradition. Les tribunaux militaires pourraient être abolis et le budget de la défense soumis au Parlement. Le point crucial reste l’article 35 de la loi de sécurité intérieure, qui a servi de prétexte à tous les coups d’Etat : il stipule que les militaires ont le « devoir » de protéger la République en cas de « danger ». Les partis politiques s’accordent à souhaiter que soit voté un amendement interdisant aux militaires de définir eux-mêmes le danger et leur faisant obligation d’assister le gouvernement s’il le leur demande.

Après une décennie au pouvoir, M. Erdogan et l’AKP ont atteint le sommet de leur puissance. Ils ont mené la Turquie sur la voie de la démocratisation et du pouvoir civil ; ils ont construit un pays prospère qui a l’ambition de devenir une puissance dominante au Proche-Orient. Bien que difficiles, la réforme constitutionnelle et la reconnaissance des droits des Kurdes, désormais liées, représentent pour eux le défi des prochaines années.

 

Wendy Kristianasen


Rédactrice en chef de l’édition anglaise du Monde diplomatique, auteure de Voyages au cœur de la planète islam, Editions du Cygne, Paris, 2011.

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Published by valenton rouge - dans Monde
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