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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 19:56

1182956393.JPG En 1936, le gouvernement espagnol de Front populaire est confronté à une rébellion militaire conduite par le général Franco.

En plus du soutien politique de toutes les forces réactionnaires du pays, Franco bénéficie, à l’extérieur, de l’appui matériel, financier, diplomatique et militaire d’Hitler et de Mussolini.

Pour faire contrepoids à cette immixtion du fascisme et défendre la République espagnole, 35.000 volontaires, venus de 54 pays, se sont engagés dans les Brigades internationales et ont combattu aux côtés des Républicains durant plus de deux années.


Presque un tiers d’entre eux reposent aujourd’hui dans la terre d’Espagne dans des tombes sans nom. Beaucoup sont morts plus tard dans les camps de concentration français et allemands.


Aujourd’hui, les survivants de cette épopée sont peu nombreux. Parmi eux, une seule femme, la dernière brigadiste : Lise London.


De parents espagnols, Lise Ricol est née dans un village du sud de la France en 1916. Son père était un ancien mineur et un syndicaliste. Il souffrait de la silicose.


MOSCOU

A 15 ans, Lise adhère aux Jeunesses communistes et devient, peu à peu, une militante avertie. En 1934 - elle a 18 ans - elle est envoyée à Moscou suivre une école politique. Elle connaît Staline, Tito, Ho Chi Minh...

C’est à Moscou qu’elle devient la compagne d’Arthur London, un jeune communiste tchèque de 19 ans.


3803978754.JPG L'ESPAGNE

Le 28 octobre 1936, Lise London est à Paris. Elle s’engage dans les Brigades internationale et part pour l’Espagne, par le dernier train autorisé à traverser la frontière. A Albacete, entre Madrid et Valence, elle devient traductrice au service d’André Marty, commissaire politique des Brigades internationales.

Elle est aussi de la bataille de Madrid.

 


Santiago Carillo, alors jeune communiste de 21 ans, se souvient du rôle des Brigades internationales lors cette bataille :

« Madrid était le centre de gravité de la lutte. Si nous résistions, nous pouvions gagner la guerre ; si nous perdions, la résistance succombait.

Quand tout paraissait perdu, le 8 novembre, arrivent les brigadistes. Ils étaient environ mille, mais - pour le peuple de Madrid - ils étaient des millions. Ils ont défilé dans les rues en chantant L’Internationale dans toutes les langues, le poing levé ; et avec ce geste ils ont élevé le moral des Madrilènes. Nous n’étions pas seuls ».

Les Brigadistes ont combattu sur tous les fronts jusqu’à leur dissolution à la fin de 1938.

En 1937, Lise rejoint Arthur London à Valence.

Après la défaite des Républicains espagnols, Lise et Arthur London se retrouvent en France, bientôt occupée par les nazis.

LA RESISTANCE

Engagée dans la Résistance, début 1942, Lise London reçoit l’ordre de participer à un rassemblement dans un quartier populaire de Paris, rue Daguerre, où elle devait prendre la parole pour appeler à la lutte armée. L’action est un succès. Mais onze jours après, Lise et Arthur sont arrêtés et détenus par la Gestapo.

Accusée pour « assassinat, association de malfaiteurs, activités communistes », Lise ne doit la vie qu’au fait qu’elle est enceinte. Elle est condamnée à la prison perpétuelle. Lise et Arthur sont déportés en camps de concentration, elle à Ravensbrück (Allemagne), lui à Mauthausen (Autriche). Ils survivront et seront libérés en mai 1945.

Arthur London est mort en 1986.

Aujourd’hui, Lise a 95 ans. Quand on lui demande si toutes ces luttes valaient la peine, elle répond : « Bien sûr ! Nous combattions pour la liberté ! ».

 

Source : O Estado de São Paulo, 18 décembre 2011 - Une traduction d'un article de Jésus Rodriguez dans El Pais.

Jean-Pierre Dubois - blanqui.29@orange.fr

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2011/12/19/lise-london-la-derniere-brigadiste.html

Par valenton rouge - Publié dans : Mémoire ouvrière et révolutionnaire - Communauté : Parti Communiste Français
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Cordialement.

Jean-Pierre Dubois

 

Commentaire n°1 posté par Jean-Pierre Dubois le 02/01/2012 à 11h23
 
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