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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 16:05

a-copie-8.pngDix millions de mal-logés, cent mille sans domicile. En France, avoir un toit ne va plus de soi. Si le chantier pour sortir du marasme est immense, des solutions existent. Enquête.



L'arrêté d'expulsion est arrivé par la poste. Frêle, les yeux cernés, Brigitte Regard, 62 ans, intermittente du spectacle actuellement au RSA, en a perdu « le goût de lire, et même d'écouter de la musique ».Au bar-tabac du coin, tétanisée, elle fixe le trottoir : « Avec la trêve hivernale, j'ai gagné un léger sursis mais, le 15 mars, c'est la rue qui m'attend. »

Brigitte n'est pas une squatteuse, elle a toujours payé son loyer et ne demande qu'une chose : rester dans ce quartier de Paris, entre Beaubourg et Arts-et-Métiers, où elle vit depuis quarante-deux ans. En 2003, la propriétaire de son immeuble décide de vendre à un fonds de pension, qui s'empresse de le revendre à la découpe. On propose alors à Brigitte de racheter son appartement au tarif « préférentiel » de 175 000 euros pour 40 m2. Elle fait le tour des proches, des banques. Impossible.

Heureusement, son nouveau propriétaire, un investisseur qui n'est jamais venu voir son bien, n'a pas cherché à la déloger, et c'est à lui qu'elle paye, depuis, ses 600 euros de loyer. Arrivée en fin de bail en juin 2011, elle a reçu son congé car l'appartement est de nouveau à vendre, mais vide cette fois. Prix affiché : 450 000 euros. Soit plus de 10 000 euros le mètre carré, et, en huit ans, 158 % d'augmentation ! Tout est légal, tout est normal.



Comment en est-on arrivé là ?


En France, le marché décide, à la vente comme à la location. Pas de contrainte, juste le prix maximum. A moins d'obtenir un logement social (elle a déposé une demande en 2004, mais n'est pas seule sur la liste), Brigitte n'a aucune chance de trouver une surface équivalente pour un prix abordable. Et, quand bien même, pas une agence n'accepterait de la recevoir, vu ses « références » : pour postuler, il faut gagner quatre fois le loyer et présenter des garanties en béton !

Il en est ainsi dans toutes les villes où la pression démographique est forte et le déficit de logements criant, Paris et la petite couronne, Lyon, Nantes, Montpellier... Après guerre, les experts n'avaient pas prévu le baby-boom, l'exode rural, le recours à l'immigration, les rapatriés d'Algérie : avec la même cécité, ils n'ont pas vu venir, ces vingt dernières années, les divorces (un couple sur trois), les familles monoparentales, le vieillissement de la population (plus trois mois par an) et les 2,1 enfants par femme qui font que la population française augmente de 400 000 personnes tous les ans.



Sous cette pression mal anticipée, dans les agglomérations, les prix de l'immobilier se sont envolés de 120 % depuis 2000, et ceux de la relocation (quand l'appartement change de locataire) de 50 % à 90 %. Christophe Robert, de la Fondation Abbé-Pierre(1), constate que, « en 1980, un ménage consacrait 13 % de son budget à se loger et 25 % pour se nourrir. En 2010, le rapport est inversé. Les Français dépensent pour avoir un toit sur la tête le quart de leurs revenus, voire la moitié pour les plus jeunes ou les plus pauvres ! ».

Les heureux primo-accédants, qui, jusque dans les années 2000, s'endettaient sur quinze ans, voient leurs emprunts courir sur vingt-cinq, voire trente ans ! Pour payer un peu moins cher, beaucoup s'installent toujours plus loin des centres... et passent des heures, et une fortune, dans les transports.

Dans ce scénario tendu, au moindre accroc – chômage, séparation, maladie – tout part de travers. La crise qui frappe depuis 2008 n'arrange rien : selon l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), pour 100 chômeurs de plus, 45 familles basculent sous le seuil de pauvreté. Dix millions de personnes sont aujourd'hui touchées par le mal-logement (précarité, surendettement, insalubrité, suroccupation), 1,2 million attendent un HLM, 100 000 sont à la rue. Selon un sondage (2), un Français sur deux craint de se retrouver SDF.

 

Les remèdes qui ne marchent pas


« Une France de propriétaires »,avait promis le candidat Sarkozy en 2007. Quatre ans plus tard, le compte n'y est pas : avec 58 % de propriétaires occupants, la progression n'est que de deux points. Au sein des classes moyennes supérieures, la propriété gagne doucement du terrain, même si c'est plus difficile qu'avant. Les ménages modestes, eux, qui, selon la Fondation, représentaient 45 % des acquéreurs de résidences principales en 2003, ne sont plus que 30 %, voire moins.

« Dans ce joli schéma libéral, la solution miracle de la “maison à 100 000 euros” de Jean-Louis Borloo est un fiasco : il s'en est construit 800, et plutôt à 120 000 euros, sans le terrain ! »s'emporte Thierry Repentin, sénateur de la Savoie, spécialiste au PS des questions de logement. « Quant au nouveau prêt à taux zéro censé aider l'accession des classes moyennes – le fameux TPZ+ lancé par François Fillon en janvier dernier –, il n'est plus assujetti à un plafond de ressources et profite donc pour plus du tiers aux catégories les plus riches. »Coût pour la collectivité : 500 millions d'euros.

Reste que la propriété du logement – rêve de 90 % des Français –, n'est pas nécessairement la panacée claironnée par Nicolas Sarkozy en campagne – « une sécurité en cas de chômage, une garantie de niveau de vie au moment de la retraite, un capital à transmettre aux enfants... »Parfois, surtout pour les plus modestes, c'est un piège : 720 000 ménages vivent dans des copropriétés dégradées, loin de tout, invendables, comme à Clichy-sous-Bois ou Montfermeil, d'où sont parties les émeutes de 2005.

Enfin, il y a les niches fiscales type « Robien » ou « Scellier », qui permettent aux propriétaires de déduire de leurs impôts des investissements immobiliers s'ils s'engagent à louer pendant neuf ans. « Un scandale !pour Christophe Robert.Non seulement on construit des logements inadaptés, trop chers, là où il y a peu de demandes – dans les petites villes –, mais, en plus, ça coûte des fortunes à l'Etat ! Un logement HLM qui restera toujours dans le parc locatif coûte à construire 130 000 euros, dont 35 000 euros d'aide publique. Pour un appartement comparable, mais disponible neuf ans seulement via le dispositif Scellier, le fisc abandonne entre 40 000 et 50 000 euros ! »

Reste une avancée majeure du quinquennat Sarkozy : le Dalo ou droit au logement opposable, qui permet, depuis 2008, à toute personne mal-logée de se retourner contre l'Etat. Fin 2010, 176 223 recours avaient été déposés, dont les deux tiers en Ile-de-France. Au final, 19 000 personnes ont pu être relogées. Beaucoup d'autres, malgré une décision favorable, sont restées sur le carreau. Les préfets manquent de logements et les solutions qu'ils mettent alors en œuvre sont économiquement absurdes. Il vaudrait mieux, dans l'urgence, maintenir les gens dans leurs appartements en indemnisant les propriétaires plutôt que de les reloger, fort cher, à l'hôtel.



À Boulogne-sur-Mer, réhabilitation du quartier Delacroix-Molinet. Photo : Léa Crespi pour "Télérama".

Par où la sortie ?


« Il faut construire, et massivement,dit Jean-Baptiste Ayrault, de l'association Droit au logement (DAL). Il manque dans les grandes agglomérations un million de logements, dont 600 000 HLM. Rien qu'en Ile-de-France, il en faudrait 70 000 par an pour rattraper le déficit, on est à peine à 40 000. »

Sur ce front, l'Etat avait déjà tendance à réduire ses aides. Le plan de rigueur annoncé par François Fillon le 7 novembre 2011 va freiner encore les choses, comme le dénonce l'Union sociale pour l'habitat: « La hausse des taux réduits de la TVA du bâtiment à 7 %, contre 5,5 %, coûtera au secteur 225 millions d'euros par an. En outre, le plafonnement à 1 % de la hausse de l'aide personnalisée au logement (APL, 6 millions de bénéficiaires) touchera directement les plus modestes. »

Tout reposera désormais sur les maires qui, eux aussi, traînent parfois des pieds, comme le déplore l'un d'eux, Thierry Repentin, élu de Sonnaz, près de Chambéry : « Les plans locaux d'urbanisme (PLU) permettent de con­traindre les promoteurs à construire jusqu'à 30 % de logements sociaux. » Appliqués à Rennes ou à Saint-Ouen, ces programmes « mixtes », où, dans les mêmes immeubles, se côtoient des gens d'origines et de conditions différentes, permettent de casser les ghettos, de retrouver ce qui ressemble à de la ville.

 Trois exemples de rénovation urbaine et architecturale :
 
à Boulogne-sur-Mer(Pas-de-Calais)
 
à Bègles(Gironde)
 
à Champigny-sur-Marne(Val-de-Marne) 

Dans cette recherche de la mixité, « il faut aussi renforcer la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), qui impose 20 % de logements sociaux sur une commune, et remonter ce seuil à 25 %,martèle encore Thierry Repentin.Et les pénalités doivent être significatives en cas de non-respect. Aujourd'hui, l'amende est de 450 euros par logement non réalisé, je propose de la remonter à 15 000 euros, ce qui correspond à ce que la commune mettrait si elle construisait vraiment des HLM. »

Il faut aussi favoriser le logement « intermédiaire ». Jusqu'en 1985, les investisseurs institutionnels, dits « zinzins » (fonds de pension, compagnies d'assurances), avaient l'obligation d'investir une part de leurs avoirs dans l'immobilier locatif, avec des loyers plafonnés accessibles aux classes moyennes. Du jour où la loi a lâché du lest, 800 000 logements qu'ils possédaient sont partis à la découpe (proposés à l'achat d'abord à leur locataire, puis sur le marché). Et tant pis pour les familles qui n'ont pas pu acheter et ont quitté les centres-villes. « Aujourd'hui,explique Thierry Repentin, les “zinzins”, qui n'ont pas fait que de bonnes affaires en Bourse, semblent vouloir revenir sur ce marché pépère, qui, bon an mal an, fait ses 3 % de rendement. »

Le modèle allemand en matière de régulation des prix devrait également nous inspirer. Certes, la pression démographique y est moins forte et l'offre de logements mieux répartie. Mais, dans les villes, les locataires, qui représentent 70 % des habitants, ont à leur disposition un outil, le Mietspiegel(littéralement : « miroir des loyers »), qui, sur chaque quartier, donne annuellement la fourchette des prix. Si un propriétaire dépasse de plus de 10 % le maximum pratiqué, il est possible de se retourner contre lui.

Pour fluidifier le marché et lutter contre la spéculation, il faudrait aussi mettre en place des mécanismes fiscaux incitant les propriétaires à vendre ou à louer. En France, deux millions de logements sont inoccupés, et pas seulement dans les campagnes reculées. Huit villes, dont Paris, Toulouse ou Lyon, ont instauré à titre expérimental une taxe sur la vacance. En quelques mois, entre 40 % et 50 % des appartements vides sont retournés sur le marché, dont certains dans le cadre d'un contrat Solibail tel que l'a imaginé le DAL : c'est la collectivité qui se porte garante face au propriétaire et qui gère la location.

Ce type de taxation pourrait aussi s'appliquer aux terrains à bâtir. Thomas Piketty, professeur à l'Ecole normale supérieure et proche du PS, en appelle ainsi à une refonte de la taxe foncière, qui serait remplacée par un« impôt sur le patrimoine » , incluant le foncier. Sa valeur serait recalculée chaque année en fonction des fluctuations du marché :« Ainsi, un terrain inoccupé, plutôt que de prendre de la valeur en dormant, risquerait, à terme, d'en perdre », explique Piketty.Le type même de chantier casse-gueule qui, dans un premier temps, ne fait que des mécontents. Mais, en début de mandat, le courage politique, face à la plus grande inégalité qui soit, celle du toit, est une option possible.

HLM : qui paye quoi ?
Un office HLM est une société d'économie mixte présidée par un élu. Il autofinance les logements qu'il construit, en recourant  pour 70 % à l'emprunt auprès de la Caisse des dépôts. L'Etat accorde une subvention de 1 000 euros par logement (elle était de 6 000 euros en 2000), soit moins de 1% du coût. Les collectivités locales ont dû porter leur participation à 11% (2% en 2000).

Luc Le Chatelier

Télérama n° 3227



(1) La Fondation Abbé-Pierre interpelle les candidats à la présidentielle au travers d'une « mobilisation générale pour le logement » soutenue par une pétition, accessible sur www.mobilisationlogement2012.com
(2) BVA pour Emmaüs en 2006.

A lire
L'Etat du mal-logement en France, 16e rapport annuelFondation Abbé-Pierre.
Pour sortir de la crise du logement, Regards croisés sur l'économie, no 9, mai 2011, éd. La Découverte, 15 €.

A voir
Squat, la ville est à nous, documentaire de Christophe Coello, en salles depuis le 2 novembre.



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Published by valenton rouge - dans France
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