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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:02

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http://www.humanite.fr/01_12_2010-raoul-sangla-%C2%AB-le-t%C3%A9l%C3%A9viseur-est-l%E2%80%99alambic-du-consensus-%C2%BB-459064

 

L’un des réalisateurs phares de l’histoire de la télévision française nous confie son regard détonnant sur son écriture télévisuelle, sur la télé d’aujourd’hui. Il sera au côté du journaliste Marcel Trillat pour une soirée spéciale, le 16 décembre, organisée par les Amis de l’Humanité.

 

Comment êtes-vous venu à travailler à la télévision ?

 

Raoul Sangla. À vingt-cinq ans, j’ai laissé l’échafaudage de plâtrier de mon père à Anglet pour faire du cinéma. Clément Duhour, Angloy, originaire d’Anglet comme moi, venait de produire le dernier film de Guitry, Si Versailles m’était conté. J’ai toqué à sa porte pour être engagé parmi les assistants de Marcel Carné. Sans avoir vu de caméra de ma vie, j’ai commencé mon premier film avec lui, le Pays d’où je viens, en février 1956. Puis je suis entré comme assistant réalisateur à la télévision avec Stellio Lorenzi. J’ai débuté comme réalisateur en 1964 avec Discorama, l’émission de Denise Glaser. À Discorama, on me l’a reproché, je me suis mis à considérer le studio comme un atelier de travail. L’atelier, c’est le lieu où travaillent les ouvriers et les artistes, dit Larousse. Et tous les objets familiers deviennent des éléments esthétiques : caméras, projecteurs, échelles… Et personnages. Personne n’a filmé plus de femmes de ménage que moi ! C’est pourquoi je demeure le réalisateur le plus « remercié » de son histoire. On ne nous licencie pas, il suffit au fur et à mesure des années de ne plus nous employer. Pas mal de producteurs étaient un peu ou agacés ou angoissés sur ce que j’allais dégoter comme forme qui ne ressemblerait pas à ce que tout le monde attend. Mais comme je leur disais : je n’ai pas fait l’école hôtelière, je ne suis donc pas un maître d’hôtel. Ça m’a mis sur orbite pour être montré du doigt ! Bien plus tard, Guy Béart m’a dit que je devrais appeler ce que je faisais des « sanglades ». Une sanglade, c’est un coup de fouet, un coup de sang. Un terme peu usité dit le Larousse. Mes dernières réalisations, je les ai nommées sanglades sur le DVD (1). Mon statut a toujours été celui-là. Et je dois le dire dans une parfaite liberté.

 

Un paradoxe dans la télévision des années 1960-1970.

Raoul Sangla. Ça se passait comme ça. Mais le 31 décembre 1970, le directeur de la télévision m’a accusé d’intenter au moral de la nation. J’étais en direct ce soir-là, de 20 h 30 à minuit. Les facéties sanglesques défilaient à tout berzingue. Je commençais dans un bistrot face aux Buttes-Chaumont où l’on était avec Charles Trenet, Pierre Bouteiller et une fausse équipe de télé qui disait: « La télé c’est comme la SNCF, ça marche même les jours de fête . » Je cueillais les jeunes gens à la sortie du bistrot et avec 80 mètres de travelling. C’était un jeu. J’ai traversé cette période de liberté, mais finalement, je n’ai été handicapé que par mes choix esthétiques au sens de la forme que je donnais. Pas parce que j’étais syndicaliste à la CGT ou membre du Parti communiste depuis 1968.

 

Parlez-nous du Journal d’en France...

Raoul Sangla. J’ai fait le Journal d’en France, onze numéros, avec le rédacteur en chef adjoint Jean-Pierre Guérin, devenu ensuite un grand producteur. Il m’a demandé comment nous pourrions faire un autre journal ? Je pensais qu’il fallait aller dans les quartiers des villes et des villages. Il fallait convoquer les citoyens ordinaires pour les faire parler de leur rapport à la communauté, par rapport à la politique. C’est-à-dire une télévision qui se mêle de ceux qui la regardent et de ce qui les regarde. Avec cette idée que les acteurs de la réalité deviennent les acteurs de la télévision. Aujourd’hui, c’est terrifiant, ils sont à l’arrière-plan pour jouer les applaudisseurs. Je trouve que l’on, que les communistes devraient protester plus. Pas pour contester le parti pris de tel ou tel journaliste mais pour pointer l’incompétence ou la peur. Quand on voit ce qu’ils laissent passer dans une interview du président de la République sans le relever. C’est fou. Je les appelle les icônes électroménagères comme je l’ai dit un jour à Christine Ockrent qui présentait le 20 heures. Ceux qui font qu’en regardant la télé, on a l’impression d’avoir oublié d’éteindre le poste la veille, tellement est forte la permanence de leur présence. Jean-Pierre Elkabbach m’avait choisi en 1977 pour faire la nouvelle mise scène de son journal. Il venait d’être nommé directeur de l’information d’Antenne 2. Mon innovation : je faisais entrer à vue le journaliste, lui d’abord, Patrick Poivre d’Arvor ensuite, son dossier à la main venant d’un lieu où une équipe avait travaillé pour rendre compte de leur travail et y retourner à la fin.

 

Pour montrer qu’il s’agissait du journal d’une rédaction…

Raoul Sangla. Exactement. Ses 
confrères et sœurs sont les mineurs qui vont au charbon, lui n’est que le bougnat, celui qui vend le travail d’autrui au détail. J’avais ainsi attenté à cette image, il m’a remercié. Il accusait ma mise scène d’éloigner de son journal les téléspectateurs. Il faut comprendre que ce sont de grands enfants d’une vanité inimaginable. Ce que pense regarder un peuple entier, quand il regarde la télévision. Tous auront la même conviction sur ce qu’ils regardent. C’est pour cela que je dis du téléviseur qu’il est le grand alambic du consensus. Ou un micro-ondes qui réchauffe le consensus. Les deux objets évoquent un téléviseur. J’aime filmer. Je n’aime pas les images molles que l’on voit aujourd’hui.

Que visez-vous ?

Raoul Sangla. L’ensemble de la repré-sentation des images animées. Cela va du chromo admirable d’Arte avec des nuages rougissant sous le soleil, et à l’inverse le gros plan d’un visage avec ce qu’il comporte d’imperfections. Je leur reproche de ne pas inciter l’imagi-nation, à la mettre au travail.Les formes sont telles qu’elles sont médiocres. La force de la trivialité, c’est sain.

 

Rien ne trouve grâce à vos yeux, par exemple des fictions ?

Raoul Sangla. J’ai l’impression qu’on s’attache beaucoup plus aux dramaturgies, aux histoires. Moi aussi j’adore les histoires. Mais à la télévision, on ne décolle pas du roman et du théâtre. Mais où est le cinéma dans tout ça ? Que devient la caméra ? Être cinéaste, c’est faire intervenir la caméra de telle façon qu’elle raconte quelque chose en se mêlant, cette fois de ceux et de ce qu’elle regarde. La caméra ne peut pas être qu’un témoin. Elle est la complice du destin. Elle sait avant les acteurs ce qui va se passer. Il faut la considérer comme un moyen de percevoir ce que l’on filme, surtout en fiction. C’est différent pour le documentaire où l’on a sollicité ceux que l’on filme alors que les acteurs d’une fiction exercent leur métier. La caméra n’a pas à avoir, à l’égard de ceux qu’elle filme, une conduite servile. Elle a une fonction de révélatrice, ce qui n’est pas la même chose. La caméra est le regard qui filme, pas seulement un instrument mécanique qui enregistre des images et des sons. Elle est le regard du cinéaste. Celui-ci anticipe en nous mettant en quelque sorte dans le secret. C’est indicible au théâtre, c’est indicible en littérature. C’est une spécificité du cinématographe.

 

Est-ce pour cela que la télévision et les réalisateurs venus du cinéma ont décidé d’utiliser le direct ?

Raoul Sangla. Dans la première période, celle des débuts, de ceux que j’appelle les « cognacjaypithèques », les images et les sons n’avaient pour support que les téléviseurs. Ils se transportaient par ondes hertziennes avec une particularité, celui qui filmait, celui qui était filmé, celui qui regardait partageaient le même temps. C’est passionnant. « L’en direct » disputait au temps l’avenir qu’il tient en otage. Mais avec ceci de particulier qu’il figeait dans le présent, un avenir qui n’était pas encore là. Ensuite, en 
re-prenant les images, c’était déjà du réchauffé. On ne peut parler d’émission qu’à partir du moment où on est en direct. Le reste, c’est de la vidéographie. Une émission, c’est quand on ne sait pas ce que la minute d’après nous réserve. Je crois que si j’avais été réalisateur à cette époque-là, je n’aurai travaillé qu’avec une seule caméra.

 

Et en plans-séquences… dont André S. Labarthe dit que vous êtes le poète...

Raoul Sangla. J’ai fait des films comme la Passion (selon saint Mathieu), un plan-séquence de 58 minutes entre la porte des Lilas et la porte de Pantin. La seule Passion dans l’histoire de la télévision européenne. On m’avait donné deux jours, un pour répéter avec 150 figurants et vingt comédiens, un plan sur 700 mètres d’un seul tenant, un deuxième jour pour le filmer. Une fois avant le déjeuner, une fois après.

 

Comment regardez-vous la télé d’aujourd’hui ?

Raoul Sangla. Je peux avoir la TNT ! Mais c’est une catastrophe. Les canaux existent mais les parfums qui rejaillissent… Non c’est difficile. J’en suis réduit à ne regarder qu’Arte que je peux heureusement capter toute la journée. Pour le reste, la télévision, c’est toujours les mêmes dans le poste et tous les autres devant. C’est l’ère des téléviseurs, ce n’est plus l’ère de la télévision. Ce devrait être le partage, comme le dit Jean-Marie Drot.

 

Ne trouvez-vous pas que l’on est aujourd’hui dans la télévision des experts ? Ce sont les mêmes qui défilent sur le plateau…

Raoul Sangla. Même en se contredisant, ce sont des pouvoirs qui se renforcent. Et nous, nous sommes devant le poste. Il y a une foutue rampe entre le message derrière la vitre et celui qui le reçoit. Et cette vitre n’a pas la vertu de la vitre : l’un voit l’autre mais l’autre ne voit pas. On essaie juste de nous en donner l’illusion. Je trouve scandaleux de voir des journalistes lire un prompteur afin de nous faire croire qu’ils nous voient.

 

Pourquoi vous vous êtes dirigé vers les télévisions locales ?

Raoul Sangla. C’est après avoir fait le Journal d’en France, un éclat de communisme selon moi, puis dirigé la Maison de la culture de Nanterre, qu’éloigné de la télévision, j’ai commencé à réfléchir à quoi elle pourrait ressembler. Je me suis dit : on n’a pas inventé la télévision pour faire du cinéma à domicile… Et si cela avait été inventé pour devenir une nouvelle agora ? Si chacun pouvait exprimer non sur le champ intime comme aujourd’hui mais sur le rapport de chaque citoyen avec la communauté, le politique, alors qu’on le réduit à cette figuration servile. La dégradation, la dévitalisation civique des consciences, goutte à gouttes pour reprendre l’image de l’alambic… C’est l’ensemble de la représentation du monde donc idéologique qui imprègne les consciences et les dévitalise civiquement. Et s’éloigne l’intérêt que chacun devrait porter à la communauté et à ses pratiques. J’ai poursuivi dans les années 1980-1990, l’expérience du Journal d’en France dans des préfigurations de télévisions locales. À Gennevilliers, en 1983, puis dans cinq villes autour de l’étang de Berre, et en Guadeloupe où pour la première fois, une télé pirate était entièrement créole quand RFI ne prononçait pas un seul mot de créole. Là aussi, me semble-t-il, c’est du communisme en actes. Puis pour des chaînes comme Zaléa TV.

 

Quelle serait pour vous la télévision idéale ?

Raoul Sangla. Pour moi, la télévision n’est plus la télévision, ce sont des téléviseurs, des supports d’images animées. Une vraie télévision, méritant ce nom, devrait avoir deux faces. L’une permettant, telle une universalité populaire, d’araser l’inégalité des chance et l’autre qui serait une agora où le citoyen irait à la rencontre de sa communauté. Parler à son voisin, ce n’est pas pareil que de parler à la face de sa communauté.

 

À voir double DVD De l’utopie à la révolte, DVD 1 : Des inventeurs de la RTF ou 
de quelques congnacjaypithèques. DVD 2 : 
Du joli Mai 68 à l’ORTF. Édité par les Mutins 
de Pangée… 22 euros.

À lire : Heures ouvrables et carnets de doute, chronique parue chez l’Harmattan, collections « Mémoires de la télévision INA ». 250 pages. 24 euros.

 

Entretien réalisé par Claude Baudry

 

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Published by valenton rouge - dans France
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