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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 18:26

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http://www.monde-diplomatique.fr/2011/09/SOUCHON/20961

 

Isolement des salariés, absence de tradition syndicale, gommage des rapports de forces traditionnels : les obstacles à la mobilisation dans le secteur de l’aide à domicile sont nombreux. Exemples dans l’Ardèche, le Berry et la Somme.


par Pierre Souchon, septembre 2011

« Vous êtes déjà habillée, madame Dumas ? Je vais ranger votre chambre. Prenez votre petit déjeuner, pendant ce temps. » Mme Pauline Dumas (1) se dirige lentement vers sa cuisine, en ce matin de mars. Elle a du mal à se déplacer : à plus de 80 ans, elle a besoin de l’aide régulière d’une auxiliaire de vie sociale. Ménage, promenade, prise de médicaments — et lecture du Dauphiné libéré : Mme Dumas voit mal. Elle choisit quelques titres, et bientôt Mme Patricia Galou la prend par les épaules et lui lit sa sélection d’articles. Voilà neuf ans que cette ancienne cadre commerciale chez Air Liquide travaille au sein de l’association prestataire Service d’aide et d’accompagnement à domicile de l’Ardèche méridionale (Saadam). Comme la trentaine de salariés de la structure, elle a effectué une reconversion professionnelle, divisant son salaire par trois. « Nous avons des coiffeuses, des secrétaires de direction, des mécaniciens, des cuisiniers : tous sont obligés d’abandonner leur métier d’origine. En dehors du tourisme et des personnes âgées, il n’y a pas d’emploi dans notre région », explique Mme Ginette Landelle, présidente de Saadam.

Adhérente de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) à Air Liquide, Mme Galou a importé dans l’aide à domicile son expérience syndicale : elle est déléguée de la Confédération générale du travail (CGT) et déléguée du personnel. La tâche est immense dans un secteur peu habitué au militantisme. Première difficulté : le montant de la cotisation. « Lorsque j’explique à mes collègues que c’est 1 % du salaire mensuel, elles me répondent : “Tu as vu les salaires qu’on a ?” La plupart sont à temps partiel et n’ont plus rien à la fin du mois. Elles préfèrent consacrer 8 euros à nourrir leur famille plutôt qu’à un timbre syndical… » Grâce au volontarisme de Mme Galou, et aux discrets coups de main de Mme Landelle, ancienne cadre de santé CGT, Saadam compte une dizaine d’aides à domicile syndiquées. « C’est un travail de fourmi que l’on mène depuis quinze ans », dit Mme Louise Leyvastre. Le soir même, cette postière retraitée, cheville ouvrière du syndicalisme dans le domaine de l’aide à domicile, anime une réunion à l’union locale CGT d’Aubenas.

Autour de quelques pizzas, les salariées présentes disent leur fatigue. Bas salaires, manque de reconnaissance, précarité, temps partiels subis, conventions collectives non respectées, présidences bénévoles d’associations ignorantes du droit du travail : si les revendications sont nombreuses, les forces manquent. « Une salariée de Vallon-Pont-d’Arc nous avait alertées, raconte Mme Christine Martin, technicienne de l’intervention sociale et familiale (TISF) de formation. On a mis des mois à joindre les filles, à organiser la réunion d’information… Résultat, personne n’est venu : on s’est retrouvées seules avec la salariée. » Les obstacles sont multiples : très isolé, travaillant individuellement sur des secteurs étendus et ne se réunissant que rarement, le salariat de l’aide à domicile est difficile à rassembler. En outre, « c’est un monde sans culture syndicale, baigné dans l’idée du travail d’appoint, regrette Mme Leyvastre. On entend qu’il faut avoir la “foi”, la “fibre maternelle” pour faire ces métiers — ce serait en somme une vocation. Cela gomme complètement les rapports de forces ».

« Si les consœurs veulent un temps plein, elles n’ont pas intérêt à avancer avec l’étiquette CGT »

Entraîner les salariés dans une grève relève presque de l’impossible : « Je m’entends répondre : “Que vont devenir les personnes dont je m’occupe ?” C’est le revers de cette extraordinaire conscience professionnelle », note Mme Sylvie Francheteau, TISF. Auxiliaire de vie sociale, Mme Isabelle Giron évoque une « peur des représailles » en cas de syndicalisation : « La plupart des consœurs sont à temps partiel. Si elles veulent un temps plein, elles n’ont pas intérêt à avancer avec l’étiquette CGT » — une étiquette que nombre de salariées redoutent, car « associée au communisme, à la révolution ». Mme Leyvastre se veut optimiste : les aides à domicile CGT ont récemment été reçues par le conseil général, et le nombre des syndiquées est passé de vingt-quatre en 2008 à quelque soixante cette année.

Aide à domicile dans le Berry, Mme Laurence Bonneterre travaille depuis 2004 « en mandataire » dans une association comptant près de cent quatre-vingts salariés. Les personnes aidées sont ses employeurs. « J’envie les collègues ardéchoises : elles ont un jour de repos hebdomadaire, travaillent un week-end par mois et bénéficient de congés payés… » Des privilégiées, presque, les salariées d’associations prestataires. Le carburant de Mme Bonneterre n’est pas remboursé ; il lui arrive de travailler quinze jours consécutifs, ou d’être employée par une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer… « En ce moment, j’attends une somme assez importante bloquée chez le notaire : la personne qui me salariait est décédée, et les enfants sont en désaccord sur la succession. » Profondément attachée à ce métier qui « donne un sens à [sa] vie », elle tente de faire valoir certaines revendications. Soutenue par la CGT, à laquelle elle a adhéré, cette mère de famille a créé un collectif : « On parle de la maltraitance des personnes âgées, moi je parlerais plutôt de la maltraitance des aides à domicile. »

Radios et journaux locaux ont relayé son initiative, lancée à grand renfort de tracts sur les pare-brise et dans les boîtes aux lettres. Lors de la première réunion publique d’information qu’elle organise, Mme Bonneterre se retrouve toute seule, alors que le secteur de l’aide à domicile compte plusieurs milliers de salariés dans l’Indre. « Je ne vois jamais mes collègues, on travaille de façon dispersée. La précarité dans laquelle on se trouve toutes exacerbe les rivalités. Je suis découragée… Et c’est terrible, quand on distribue des tracts, de se faire traiter de “torcheuse de culs”. » Usée parce qu’elle « travaille dur », parce qu’on l’appelle pour « un quart d’heure ou une demi-heure » ou pour aller « bêcher le jardin », Mme Bonneterre a « presque abandonné ». Elle se rend régulièrement à la permanence de M. Michel Sapin, député-maire socialiste d’Argenton-sur-Creuse : « Il est gentil, il m’écoute, mais il s’en fout : je ne représente que moi. »

Lors des dernières élections professionnelles pour les assistantes maternelles dans la Somme, Mme Catherine Matos a elle aussi organisé une réunion d’information. Syndiquée à la CFDT, elle a seulement reçu la visite de deux personnes qui « s’étaient trompées : elles pensaient qu’elles allaient voter »… Dans cette région qui subit de plein fouet la désindustrialisation, les reconversions dans le secteur de l’aide à domicile sont légion. Mais les assistantes maternelles comparent leurs salaires, entre 2,18 et 5 euros de l’heure dans la Somme (2), avec ceux de l’usine : « Pour elles, ce n’est pas un vrai métier. C’est un petit complément. » Difficile, dans ces conditions, d’informer sur les conventions collectives ou sur les droits : les salariés pensent ne pas en avoir. D’ailleurs, Mme Matos elle-même a signé son premier contrat, en 2002, en dehors de tout cadre légal : elle en ignorait jusqu’à l’existence. « A l’usine, c’est simple : il y a le local des syndicats, relève cette ancienne ouvrière de Parisot Sièges de France. Là, on n’a personne vers qui se tourner — quand on a l’idée de se tourner vers quelqu’un. » Si la formation des assistantes maternelles abonde en recommandations sur les premiers secours et la sécurité de l’enfant, elle ne comporte rien sur le droit du travail, déplore Mme Matos.

« La précarité dans laquelle on se trouve toutes exacerbe les rivalités »

Mme Dumas achève le repas que Mme Galou lui a préparé. « Si je vais à l’hôpital, vous viendrez me voir, Patricia ? — Ne parlez pas de malheur ! » Mme Dumas a longtemps été ouvrière dans une usine textile qui a fermé après guerre. Elle s’était reconvertie en aide-ménagère : « J’ai fait ça douze ans, jusqu’à ma retraite en 1984. A l’époque, nous étions trois sur la commune et nous ne faisions pas de temps complet. Aujourd’hui, elles sont trente ! Pour compléter nos salaires, nous vendions des calendriers et des tickets de loto. On a vécu pauvrement. Autres temps, autres mœurs… » Vraiment ?

 

Pierre Souchon

Journaliste.

(1) Le nom a été changé.

(2) Déterminé suivant une grille de rémunération, le salaire horaire varie selon les zones géographiques et le nombre d’enfants gardés.

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Published by valenton rouge - dans France
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commentaires

Barthelemy Véronique 05/01/2015 09:10

Travaillant depuis peu dans ce secteur après une vie professionnelle bien remplie dans l'éducation. J'aimerais faire quelque chose pour aider ce secteur. Mais étant Belge, je ne connais rien des "service en France" j'aimerais contacter Madame Galou Merci de m'aider Madame Barthélemy Véronique