Partager l'article ! Un nouveau deuil frappe les communistes de Valenton.: Thierry Menguy nous a quitté. De Villeneuve à Valenton ...
France Cuba
Thierry MENGUY
une avocate
au service
du salarié
Maître
Verrier Ouahmane Aicha
Thierry Menguy nous a quitté.
De Villeneuve à Valenton, Thierry aura tissé le lien, rapproché les hommes.
Croyant, il faisait de chaque travailleur le Christ sur la croix, son engagement de chrétien l'amenait non pas à une charité condescendante mais à une générosité naturelle, spontanée,
authentique.
Communiste poursuivant le chemin de celles et ceux engagés en Humanité, en espoir d'un monde où régnerait la fraternité, un monde réel, immédiat qu'il s'engageait à bâtir à travers son engagement
syndical, la CGT bien sûr et politique au sein du parti communiste français.
Camarade comme chacune et chacun peut se sentir fier de cotoyer, fidèle au parti, aux amis, à ses frères de combat, fidèle à un engagement politique réfléchi et assumé, fidèle en sa croyance sans
jamais, un seul instant, envisager d'en faire autre chose qu'un acte partagé, une communion.
Croyant, communiste et camarade qui donnait à l'homme une démarche débonnaire, un talent fou pour s'accaparer la parole et la garder sans que nul ne songe à l'interrompre, on n'interrompait pas
Thierry Menguy dans ses réunions du comité de section de Valenton où il avait toute sa place et n'en demandait pas plus, tout comme tout en lui disait la solidarité, l'attachement profond à
l'idéal partagé.
Thierry Menguy est celui qui nous menait sur le chemin de la Fête de l'Huma, charge pour lui de ramener les ouiailles au bercail, nul n'a jamais compris comment il s'y prenait mais il a toujours
ramené son monde sur la place du marché, sans faillir et le lendemain matin il repartait avec les mêmes et d'autres, bienvenus.
Les Polognes, cette grande histoire des communistes, cette bataille intense et victorieuse, aux côtés d'un Kiki et de celles et ceux dont nous imaginons l'immense peine ce soir.
Thierry Menguy, son regard malicieux nous pénètre ce soir, ses paroles résonnent, ses mots font mouche une ultime fois.
"Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis" écrivait Saint Exupéry le père d'un petit prince, sans doute avait-il croisé la route de Thierry.
Oui richesse de l'homme pour les siens, sa femme, ses enfants, cette richesse que rien ne permet de comparer tant elle est d'une valeur inestimable, irremplaçable, cela s'écrit : aimer.
C'est tout un petit peuple qui est assommé ce soir, de Villeneuve à Valenton, des hommes continueront à tisser le lien, en son nom, par respect et une tendresse infinie en mémoire d'un homme
engagé en classe ouvrière.
Et que le poête ait ici les derniers mots.
j'ai connu la vertu vivante
j'ai connu le bien incarné
je refuse ta mort mais j'accepte la mienne
ton ombre qui s'étend sur moi
je voudrais en faire un jardin
l'arc débandé nous sommes de la même nuit
et je veux continuer ton immobilité
et le discours inexistant
qui commence avec toi et finira en moi
avec moi volontaire obstiné révolté
amoureux comme toi des charmes de la terre.
Paul ELUARD
la section du Parti Communiste Français de Valenton, ses militantes et militants assurent à Monique son épouse, Claire, Céline et Benoit, ses enfants et Ambre, sa petite-fille, à ses amis et camarades toute leur affection et leurs sentiments les plus fraternels.
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