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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:21

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D’après une célèbre photo de Wiji Thukul, l’œil bandé. Il avait été blessé lors d’une manifestation en 1995. DR

http://www.courrierinternational.com/article/2013/06/20/wiji-thukul-le-poete-et-le-dictateur

 

«Tyran!


Aujourd'hui il nous menace et il essaye de nous faire peur


Aujourd'hui il construit sa maison et cherche à diriger toute notre vie


Je te demande si tu vas le laisser faire cela


Je te demande si tu vas accepter de perdre ta conscience et ton courage dans ta prison obscure


Actuellement il t'interdit de te lever, avec ses lois


Je te demande où est ta main pour les déchirer...»

 

 


Bio express

Wiji Thukul naît en 1963 à Solo, dans le centre de Java. Marié, il est père de deux enfants. Toute son œuvre porte la marque de son engagement politique dans l’opposition à Suharto. Entré dans la clandestinité en 1996 pour échapper à la répression, il ne donne plus signe de vie à partir de 1998. Sa femme lui parle une dernière fois au téléphone à la mi-mai de cette année-là. Thukul l’appelle de Jakarta, alors théâtre de violentes émeutes. Il lui assure être en sécurité.

 


Il n’a jamais pu prononcer les “r” correctement. Ce léger défaut d’élocution ne l’a pas empêché d’être considéré comme un danger public par l’“ordre nouveau” [nom donné à la dictature de Suharto, qui dirigea le pays de 1965 à 1998].

Il avait les cheveux toujours en broussaille et portait des vêtements tout chiffonnés. Ses pantalons semblaient n’avoir jamais connu ni le savon ni le fer à repasser. Il ne paradait pas comme un paon. Mais, quand Wiji Thukul lisait ses poèmes au milieu des ouvriers et des étudiants, il passait aux yeux des forces de l’ordre pour un agitateur, un provocateur. Les tracts, posters et pamphlets qu’il imprimait étaient diffusés à grande échelle dans les milieux ouvriers et paysans. Ses actions pour éduquer les jeunes des quartiers et des villages étaient jugées en haut lieu comme une incitation à la haine du régime. C’est pourquoi on l’a muselé. Et fait disparaître.

Quinze ans ont passé depuis les émeutes de mai 1998. Cette année-là, entre le 13 et le 15 mai, Jakarta est secouée par de violentes manifestations. Des immeubles sont incendiés, des magasins pillés. Suharto tombe le 21 mai. La “réforme” commence alors [reformasi, en indonésien, indique la période qui a suivi la chute du dictateur].

A la fin des années 1990, Thukul se trouve à Solo [une ville du centre de l’île de Java]. Il est le leader de Jaker, une organisation culturelle affiliée au tout jeune Parti démocratique du peuple (PRD), assimilé par le ministre de la Sécurité au Parti communiste indonésien [banni depuis 1965]. Le PRD et toutes les organisations qui lui sont affiliées ont été interdits par le régime [en 1996]. Comme de nombreux autres opposants, le poète décide d’entrer dans la clandestinité et commence à vagabonder d’une ville à l’autre. Sa photo est diffusée par tous les journaux et les chaînes de télévision : il est l’un des hommes les plus recherchés par la police. Il circule dans des bennes de camion, en bus ou dans des estafettes. Alors que la situation à Jakarta devient de plus en plus chaude, Thukul part pour Kalimantan [partie indonésienne de l’île de Bornéo] avec l’intention de passer en Malaisie, de se terrer dans un village de migrants ou dans tout autre lieu sûr, comme une plantation de palmiers à huile. Dans chaque ville où il fait halte, il se cache dans la maison d’amis ou de connaissances de confiance. Dans sa cavale, il continue à écrire des poèmes.

On connaît la suite : des opposants sont enlevés en rafales. Quinze années ont passé, mais Nezar Patria se souvient de tout. Les questions de ses ravisseurs [en mars 1998], qui le torturent, résonnent encore dans les oreilles de l’ancien étudiant : “Tu connais Wiji Thukul ? Dis-nous où il est !” Comme Nezar ne répond pas, tchac, tchac, les coups s’abattent sur son ventre alors qu’il est étendu à moitié nu sur un lit de camp, les pieds liés par des câbles, sa main gauche menottée, les yeux bandés. Il se souvient de l’appareil de climatisation installé au plafond ; il projette un air glacé qui pénètre ses os. Des voix continuent à hurler : “Où est Wiji Thukul ? Tu sais bien, celui qui fait des pamphlets. Ses poèmes sont bons, mais son cerveau est sale.”

L’enquête menée par la Commission nationale des droits de l’homme a conclu que ces enlèvements relevaient d’une entreprise criminelle concertée, planifiée et exécutée par les acteurs de diverses institutions étatiques. Et donc pas seulement par le commando Mawar [“rose”], formé spécialement à cet effet par le Kopassus [les forces spéciales d’intervention de l’armée indonésienne]. Lors d’un procès à la Haute Cour militaire de Jakarta, en 1999, Bambang Kristiono, le chef du commando Mawar, a revendiqué “en son âme et conscience” la responsabilité des enlèvements. En retenant cette déclaration, la cour a renoncé à enquêter sur l’implication d’autres hauts fonctionnaires, ainsi que sur les tortures et sévices infligés aux victimes. Sans parler de la disparition de treize militants. Les cellules sombres du quartier général du Kopassus, là où avaient lieu les séances de torture, sont aujourd’hui rasées. A la place, un jardin de fleurs multicolores a été aménagé – contraste saisissant avec le destin des militants disparus dans le noir.

A l’époque, la disparition de Thukul passe d’abord inaperçue. Après la chute de Suharto, des personnes sortent de la clandestinité, mais le poète, lui, demeure invisible. Les militants pensent qu’il se cache dans sa famille. A l’inverse, sa famille est persuadée qu’il est sous la protection du PRD. Finalement, le parti lance une équipe sur ses traces. Le premier à pressentir le pire est Jaap Erkelens, un chercheur de l’Institut royal néerlandais d’études sur l’Asie du Sud-Est et les Caraïbes (KITLV). Erkelens a étudié l’œuvre de Thukul et connaît bien l’homme. Le 18 février 2000, il envoie une lettre au courrier des lecteurs du quotidien Kompas, dans laquelle il demande à toute personne qui aurait des informations de le contacter. Aucune réponse. En mars 2000, la femme du poète, Dyah Sujirah, signale officiellement la disparition de son mari auprès de Kontras, la Commission des disparus et des victimes de violence, fondée en septembre 1998. De nouvelles recherches sont lancées.

Résultats : nuls. Tout laisse à penser que Thukul est mort. Lorsqu’elle est à son tour partie sur les traces du poète, la rédaction de Tempo a organisé des discussions avec des militants, des victimes des enlèvements, des membres de la Commission nationale des droits de l’homme et de Kontras, ainsi qu’avec des amis et des proches de Thukul. Nous avons envoyé plusieurs journalistes dans les villes où Thukul a fait halte. Dans chaque localité, nous avons passé toutes les éventualités au peigne fin. Nous avons vérifié les rumeurs, comme celle qui voulait que Thukul se soit remarié à Kalimantan, une information qui s’est révélée fausse.

Résistance. Lors de nos recherches, nous avons fait quelques découvertes inattendues : comme le fait que le frère cadet de Thukul était prêtre à Solo. L’existence de ce jeune frère a suscité l’espoir que Thukul ait pu profiter de tout un réseau de planques dans les congrégations religieuses et les églises en dehors de Java. Une rumeur disait qu’il se serait caché sous l’identité d’un abbé dans un séminaire, et même qu’il aurait rejoint une église aux Philippines. Un rapport affirmait que Thukul avait été vu sur le marché Agung, à Depok [banlieue sud de Jakarta], en 2006. Une autre rumeur affirmait qu’il avait été aperçu à Banten. Nous n’avons pas ignoré non plus les mentions de cadavres non identifiés : par exemple un corps ressemblant à celui de Thukul aurait été découvert dans la forêt de Tawangmangu, à Java centre. On racontait aussi que son cadavre faisait partie de ceux jetés dans l’archipel de Seribu – une rumeur sur laquelle Kontras a enquêté précédemment.

Nous n’avons pas suivi uniquement la piste de sa mort, mais aussi celle de sa poésie. Il faut reconnaître que très peu de poètes sont entrés dans l’histoire avec un poème devenu aussi emblématique que Le Rappel, dont le vers “Un seul mot : résistance” est aujourd’hui aussi connu que “Je suis un animal sauvage” de Chairil Anwar [poète indonésien mythique mort en 1949, à l’âge de 27 ans].

Deux personnes ont influencé sa poésie. La première est Cempe Lawu Warta, le directeur du théâtre Jagat à Jagalan, un quartier proche de la maison de Thukul à Solo. Lawu a protégé le poète quand il était adolescent et que les voisins se moquaient de lui. C’est aussi grâce à Lawu que Thukul a découvert la “poésie troubadour”. L’homme de théâtre invitait les membres de sa troupe à clamer leur poésie en déambulant de quartier en quartier pour la mettre à l’épreuve du peuple. L’autre personne influente est Halim H. D., un agitateur culturel de l’université Gadjah Mada [à Yogyakarta, centre de Java], qui a introduit Thukul dans le réseau des intellectuels et des militants venus de toute l’Indonésie.

Mais c’est dans l’organisation Jaker que le poète a connu beaucoup d’artistes luttant pour la démocratie. Il participait aux réunions et aux discussions. Il lisait les écrits des philosophes Paulo Freire et Ivan Illich sur l’éducation libératrice. Il était un adepte de l’approche d’Augusto Boal, ce dramaturge brésilien qui utilisait le théâtre comme instrument pour détruire la culture du silence, battre en brèche l’oppression qui distille dans le peuple la peur de parler. En 1994, lorsque les magazines Tempo, Editor et Detik ont été interdits, Thukul a rassemblé à Solo les jeunes du centre communautaire pour commémorer la nuit où la presse a été muselée. L’année suivante, il a organisé une immense grève dans l’usine textile Sritex de Sukoharjo, à Java centre. Plus de 15 000 ouvriers ont cessé le travail. La police a attaqué les manifestants. Thukul a été roué de coups jusqu’à en perdre à moitié l’ouïe et la vue.

Ses meilleurs poèmes ont été publiés dans le recueil Je veux être un projectile [inédit en français]. Il y a par ailleurs tous les poèmes qu’il a écrits en cavale et qu’il a confiés à Stanley Adi Prasetyo, un militant par la suite devenu membre de la Commission nationale des droits de l’homme. Dans cette édition de Tempo, nous publions ces poèmes, pour la plupart inédits.

Thukul n’est peut-être pas le poète le plus brillant de notre pays. L’histoire de la République indonésienne montre qu’il n’est pas non plus le seul à avoir été victime d’un enlèvement politique. Mais la vie de Thukul est importante dans l’histoire de l’“ordre nouveau” et ne doit pas être oubliée : c’est la vie d’un poète dont les vers faisaient trembler la dictature et dont la mort demeure jusqu’à nos jours un mystère.

Publié le 12 mai

EN SAVOIR PLUS — La fin de Suharto

En 1998, cela fait trente et un ans que le général Suharto dirige l’Indonésie d’une main de fer, après avoir ravi le pouvoir à Sukarno, le père de l’indépendance. Mais la crise économique qui lamine le pays ébranle son régime, et la chute de Marcos, aux Philippines, en 1986, donne des idées à la jeunesse indonésienne. En 1996 est fondé le Parti démocratique du peuple (PRD), qui se donne pour objectif de renverser Suharto avec l’appui du peuple. C’est à cette occasion que Wiji Thukul lit son poème Le Rappel et ce vers devenu célèbre : “Un seul mot : résistance !” Le PRD est immédiatement interdit. Ses membres entrent dans la clandestinité, avec comme consigne de créer des comités d’action pour fomenter la révolte. En 1998, tout se précipite. Les arrestations se multiplient. Le 12 mai, une fusillade contre des étudiants de Jakarta sert de déclencheur à plusieurs journées d’émeute, qui débouchent, le 21 mai, sur la démission de Suharto.

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Published by valenton rouge - dans le coin du poête
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