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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 17:19

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 17:11

q.pngTerminé les congés payés. Employés, cadres et ouvriers regagnent bureaux et ateliers. Enfoui sous les courbes de croissance et les baromètres « qualité » du capitalisme financier, leur travail est de plus en plus souvent individualisé, chronométré, chiffré. Une perte de sens source de souffrance. La sociologue Danièle Linhart décrypte cette guerre sourde menée contre les salariés. Comment en sortir ? Reparler du travail et de ses contraintes, de la manière d’assurer au mieux la production, de satisfaire un client, de soigner un patient, pour redonner du pouvoir aux salariés. Et en prendre aux dirigeants.

 


http://www.bastamag.net/article1610.html

 


Basta ! : Dans de nombreuses entreprises et secteurs, de France Télécom à Renault, du secteur bancaire à l’Éducation nationale, le travail souffre. Pourquoi ?

Danièle Linhart [1] : Le travail a perdu de sa dimension socialisatrice et citoyenne. Depuis une vingtaine d’années, nous assistons à une individualisation systématique de la relation de chacun à son travail, de la gestion des salariés et de l’organisation du travail. C’est une remise au pas idéologique des salariés autour de dimensions qui sont de l’ordre du narcissisme, de la focalisation sur soi : relever des défis, se mettre en concurrence avec les autres, montrer qu’on est le meilleur, viser l’excellence, se réaliser dans le travail. Les finalités du travail ne sont plus prises en compte. Or, le travail sert essentiellement à faire fonctionner la société, fondée sur le principe de l’interdépendance entre les gens. Chacun est utile, à travers son travail, à satisfaire les besoins d’autrui. Quand on est médecin, on soigne, quand on est professeur, on enseigne, quand on est dans l’industrie automobile, on fabrique des voitures qui doivent être fiables. Le travail est le cordon ombilical qui relie chacun à la société. La modernisation managériale et l’individualisation qui est mise en œuvre ont rompu ce cordon. Le travail, qui était une expérience socialisatrice et collective en résonance avec les enjeux politiques, économiques, sociaux ou culturels de la société, se transforme en une épreuve solitaire. Chacun est dans un corps à corps angoissant avec son propre travail, et la volonté d’en retirer une reconnaissance, un prestige. Quand ça ne marche pas, les salariés s’effondrent. Avec les conséquences que l’on sait à travers le phénomène incroyable du suicide.

En quoi consiste cette modernisation du management, cette « néo-taylorisation » de la production ?

Il s’agit d’une forme de rationalisation de l’organisation du travail. Elle est de plus en plus présente à tous les niveaux des tâches, dans l’industrie ou le tertiaire. Elle vise les cadres comme les employés. Elle consiste à fixer des impératifs et des objectifs avec des contrôles extrêmement détaillés et rapprochés. Aux cadres, on demande un « reporting ». Chaque demi-journée et parfois même quatre fois par jour, ils sont censés dire à quoi ils ont utilisé leur temps. La traçabilité informatique permet de contrôler l’activité des individus sur leur lieu de travail. Savoir comment ils travaillent, où ils en sont. Ce néo-taylorisme se voit bien dans les centres d’appel. Les salariés y sont soumis à des scripts extrêmement détaillés. Ils n’ont pas le droit d’utiliser leurs propres mots lorsqu’ils sont au téléphone. Le temps des conversations est chronométré. C’est une forme de rationalisation du travail qui exerce un contrôle extrêmement rapproché des salariés. Ce nouveau management s’inspire de modèles venant du Japon et du monde anglo-saxon, mais il comporte aussi une spécificité française. En France, plus qu’ailleurs, il existe une défiance envers les salariés. La France était encore récemment un pays où l’idéologie de la lutte des classes était très présente. Cela a beaucoup marqué le patronat.

Suite aux vagues de suicides, cette conception du management est-elle remise en cause ?

La réaction du management a principalement consisté à repérer les gens fragiles. Dans de nombreuses entreprises, les directions ont demandé aux Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de les aider à identifier les gens en difficulté pour ensuite les mettre en inaptitude ou les placer ailleurs. Le management reste persuadé que, s’il y a des problèmes, ils sont plutôt liés à la fragilité des gens, à leur défaillance, à leur inadaptation, plutôt qu’à l’organisation du travail et à ses fondements. On répare un peu ici, on fait un peu de prévention là, mais sur un mode individualisant et psychologisant. Des numéros verts sont mis en place pour que les salariés puissent appeler des psychanalystes de façon anonyme. Des « chèques psy » sont accordés pour les aider à payer des consultations. Les entreprises recourent à des cabinets d’experts pour minimiser les causes du stress et de la souffrance au travail. Mais leur véritable origine n’est pas remise en cause : le management français se défie de ses salariés. Il pense que si on laisse un peu d’autonomie et de liberté aux salariés, ces derniers voudront travailler selon leur point de vue, selon leurs propres valeurs, en essayant de s’économiser. Il faut donc les obliger à être productifs par tous les moyens. Or ce dont on s’aperçoit lors des enquêtes de terrain, c’est que les gens demandent au contraire de pouvoir faire correctement leur travail, d’être de bons professionnels. Ce dont ils sont empêchés en raison des contraintes imposées.

Les écoles de commerce et de management sont-elles responsables de cette dégradation ?

L’enseignement du management véhicule cette défiance à l’encontre des salariés. Dans le documentaire de Jean-Michel Carré J’ai très mal au travail, on voit des étudiants de l’école de commerce de Namur qui expliquent : « Nous, ce qu’on nous apprend, c’est qu’il faut isoler tous nos salariés qui sont nos subordonnés. Il ne faut pas qu’ils puissent communiquer, il faut qu’on les prenne chacun isolément. » Le salarié est un ennemi à fragiliser, à affaiblir et à isoler. Il faut le mettre en difficulté pour obtenir de lui un travail à la hauteur de ce qu’attend l’entreprise. C’est une idée fortement ancrée dans l’esprit managérial, qui est relayée par les écoles de commerce et de gestion. C’est en quelque sorte l’idéologie de la lutte des classes, mais du point de vue du management.

Pour lutter contre le stress, un rapport du Sénat préconise de prendre en compte les effets du management dans la part variable de la rémunération des cadres dirigeants. Est-ce une piste intéressante ?

Comment évaluer l’effet de ce management sur les salariés ? Qui va décider qu’un tel est un bon manager ? Sur quoi ce jugement se fonde-t-il ? Il ne faut pas faire dépendre la part variable de la rémunération des managers de la qualité de leur management. Il faut repenser le fonctionnement de l’entreprise et la place qu’y occupent les salariés. Peuvent-ils être associés aux décisions d’organisation de leur travail, aux évaluations de ce qu’est un travail de qualité ? Va-t-on réintroduire dans l’entreprise du débat autour de ce qu’est le travail et de ce qu’il est légitime de demander aux salariés lorsqu’on les embauche et qu’on les rémunère ? La question de fond est celle d’un droit de regard de la société sur ce qui se passe dans les entreprises. Sous prétexte d’être dans le cadre d’un contrat de droit privé, des gens sont soumis aux modalités d’organisation décidées par l’entreprise. Ce droit de regard doit-il relever uniquement du domaine du chef d’entreprise, ou doit-il y avoir un contrôle de la société ?

Le stress coûterait entre 2 et 3 milliards d’euros selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Certains parlementaires expliquent que la prévention des risques professionnels, et plus largement l’amélioration des conditions de travail, sont un facteur d’efficacité économique. N’est-ce pas une vision exclusivement gestionnaire des relations sociales ?

C’est une vision très choquante. On va s’attaquer au stress uniquement parce qu’il coûte cher en terme financier. Mais il coûte cher aussi en terme humain, en terme socialet même politique. Les personnes qui sont confrontées à ce type de pression éprouvent un réel désarroi face aux règles du jeu dans l’entreprise. Elles prolongent leur désarroi et leur rejet des règles du jeu dans la sphère politique. L’abstentionnisme ou le vote aux extrêmes, notamment l’extrême droite, s’étendent auprès de personnes qui ont l’impression de ne pas être prises en compte, qui éprouvent un sentiment d’injustice sociale et de gâchis. Il n’existe pas de moyens collectifs pour les aider à exprimer en termes politiques et syndicaux ce qu’ils vivent au travail. Ils pensent donc que personne ne se préoccupe d’eux. Ce n’est pas qu’un problème financier, c’est un problème social. Et c’est extrêmement dangereux pour l’avenir démocratique de nos sociétés.

À qui appartient le travail ? À l’employeur, au salarié ou à la société ?

Le travail appartient, du point de vue, de sa productivité aux employeurs qui le rémunère. Mais quand quelqu’un est au travail, il ne travaille pas seulement pour son employeur, il apporte aussi sa contribution à la société. Or la modernisation managériale se caractérise par une sorte d’appropriation de l’essence même du travail. Le management moderne demande aux salariés non pas de prendre en compte les besoins des clients et de la société, mais de prendre en compte les exigences et les intérêts de la seule entreprise pour laquelle ils travaillent. Et ce, sur un mode un peu narcissique : si vous êtes le meilleur, nous serons les plus performants. Le pari managérial de la modernisation, c’est de placer les aspirations narcissiques individuelles au service des besoins de l’entreprise et de sa rentabilité. Nous ne pouvons pas accepter que le travail se déconnecte complètement de ce qu’est la société, de ses besoins et du débat public sur ce que doit être le travail et à quoi il doit servir. Dans les années 1950 et 1970, ces enjeux étaient relayés par les collectifs de salariés, par les organisations syndicales et les partis politiques qui mettaient le travail au cœur des enjeux politiques et sociaux. Cela s’est perdu. Nous ne pouvons pas accepter que le travail n’appartienne qu’aux seuls employeurs. C’est comme s’il y avait une appropriation privée de la vie des gens, du sens, des valeurs et des finalités de leur activité.

Dans le rapport du Sénat, SFR, Peugeot et Michelin sont cités en exemple pour la prévention du stress. Parallèlement, ces entreprises fixent des objectifs de plus en plus importants de versement de dividendes à leurs actionnaires... Est-ce compatible ?

Le management est contraint en permanence de diminuer les effectifs et les budgets. Les salariés sont obligés d’être beaucoup plus productifs, beaucoup plus rentables. Il y a une intensification et une densification du travail ressentis en permanence. Les cadres se plaignent de voir leurs budgets restreints, de voir leurs équipes diminuées. Ceux qui s’en vont ne sont pas remplacés. Il revient à ceux qui restent de fournir beaucoup plus de travail. Il y a un épuisement réel des salariés. J’avais été invitée par une organisation syndicale d’une grande entreprise de pointe, composée à 80% de cadres. J’ai été étonnée du nombre de cadres qui avaient assisté à la conférence sur la souffrance au travail. Le directeur de l’établissement est venu me voir : « Madame, je suis d’accord à 200% avec ce que vous dites », m’a-t-il dit. Il approuvait toutes les analyses faites sur l’intensification du travail, sur les objectifs démesurés, l’impossibilité de faire bien son travail parce qu’il y a trop de pression. Il a ajouté que l’année suivante, tout cela serait augmenté de 10% parce que l’état-major souhaite verser plus de dividendes aux actionnaires.

La Présidente du Medef, Laurence Parisot, affirme que les Français ne travaillent pas assez et coûtent trop cher aux entreprises. Elle avait également déclaré que la vie, la santé, l’amour étant précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?

Cela témoigne d’une fantastique ignorance de ce qui se passe concrètement dans les entreprises. Et de qui sont les salariés français. Il y a un malentendu total. Une enquêtemenée dans 27 pays européens, par Dominique Médaet Lucie Davoine, montre que c’est en France que les questions du travail sont les plus présentes dans l’esprit des gens, que c’est ici que les gens confèrent le plus d’importance au travail par rapport à d’autres activités comme la famille, les loisirs, la religion... Mais les Français sont aussi les plus déçus et frustrés par le sort que leur réserve le travail. La France est le 2e pays européen en terme de productivité horaire. Là, Madame Parisot a tout faux. Si la France est le pays où le pessimisme règne, c’est bien parce que cela se passe mal au travail et que les Français n’arrivent pas à trouver les conditions nécessaires pour s’y réaliser. Quand l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin disait « il faut remettre les Français au travail et la France n’est pas un parc d’attraction », c’est méconnaître ce qui se passe dans les entreprises françaises. L’entreprise n’est pas un parc d’attraction mais un lieu de tragédie. Les artistes et les auteurs ne s’y sont pas trompés. Depuis une dizaine d’années, les pièces, les films, les livres qui s’intéressent au travail le mettent en scène sous la forme de la tragédie. On ne peut pas être à la fois présidente du Medef et se situer à des années-lumière de la réalité.

Le gouvernement préconise la signature d’accords sur la santé et la sécurité au travail. Mais l’État employeur diminue les effectifs et applique ce management « moderne » à la fonction publique. N’est-ce pas contradictoire ?

La révision générale des politiques publiques (RGPP) et la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) introduisent la logique du privé dans le secteur public. C’est la confrontation entre les valeurs professionnelles des agents de l’État ou des collectivités territoriales, et les nouvelles méthodes managériales. On exige de la rentabilité et de la productivité, ce qui conduit à des décisions et des pratiques professionnelles très douloureuses pour certains agents de l’État. Cela les conduit à mal faire leur travail ou alors à ne pas pouvoir continuer à se représenter leur travail dans le cadre du service public. J’ai rencontré des travailleurs sociaux au bord des larmes parce qu’on leur donne un temps limité pour chaque dossier, pour chaque famille, alors que leur expérience montre qu’ils doivent prendre plusieurs heures dans certains cas. Une relative autonomie est nécessaire quand on s’occupe de ces questions. La souffrance est forte dans le service public, car les agents ont le sentiment qu’on les oblige à faire des choses qui mettent en difficulté les populations auprès desquelles ils travaillent.

En même temps, certains discours insinuent que les privilégiés sont du côté des salariés en CDI et des fonctionnaires bien mieux lotis que ceux qui sont soit au chômage, soit dans la précarité…

Il y a là une dévalorisation et une stigmatisation de ceux qui sont « casés ». Mais ils sont casés dans quoi ? Dans des emplois qui les stressent, qui les conduisent à bousiller leur vie de famille ou à la dépression. La société est atomisée. Tout le monde est contre les fonctionnaires. Les précaires sont contre les CDI. Nous vivons dans une société qui voit en l’autre un ennemi tout en étant chacun dans un état d’angoisse permanent. Chaque année, les enquêtes d’opinion sur le moral des Français montrent qu’entre 50 et 60% des gens n’excluent pas de se retrouver un jour SDF. Mais les mêmes disent que ceux qui sont au chômage, c’est qu’ils le veulent bien. Il y a une atomisation, une individualisation terrible, chacun pense qu’il est seul et pense que les autres s’en sortent mieux. Il n’y a plus d’enjeux collectifs. Il n’y a plus que des épreuves individuelles et des défis personnels. C’est malheureusement la situation dans laquelle nous nous trouvons et qui rend compte de la méfiance intergénérationnelle ou à l’égard des fonctionnaires. L’autre est soit un obstacle soit un concurrent.

Notes

[1] Danièle Linhart est notamment l’auteur de Travailler sans les autres ? (Seuil)

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 11:39

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:47

Communistes.jpgLe Bureau politique du Parti Communiste libanais s’est réuni il y a trois semaines pour discuter de la situation politique libanaise et régionale. Voici le communiqué qu’il a publié :

Le bureau politique du PCL dénonce la tendance sanglante prise par les événements en Syrie, durant la semaine passée. Le cercle de violence s’est élargi à de nombreuses régions syriennes face au mouvement populaire qui revendique des réformes démocratiques au sein du régime. Le nombre des martyrs a augmenté, suite aux exactions des forces de sécurité, d’une part, et des hordes armées, d’autre part, tandis que s’estompait la voix du dialogue et que se rétractaient les initiatives politiques qui auraient dû ouvrir la voie à la réalisation des revendications brandies par le peuple syrien, que ce soit sur le plan des changements démocratiques, dont en premier lieu la suppression de l’article 8 de la Constitution, ou sur le plan socio-économique, surtout que les nouvelles politiques économiques ont instauré une corruption et un appauvrissement généralisés, puisque 80% de la population syrienne se trouve en-dessous du seuil de pauvreté.

Il trouve que la poursuite de telles exactions, ajoutée au ralentissement, injustifié, de la part du régime syrien à réaliser les réformes dont il avait reconnu le bienfondé, non seulement affaiblit le mouvement populaire, mais elle renforce aussi les mouvements politiques liés à l’impérialisme et au sionisme ainsi que tous ceux qui veulent déstabiliser la Syrie à partir d’une intervention militaire dirigée par les Etats-Unis et l’OTAN.

Il réaffirme son appui inconditionnel à l’opposition nationale et démocratique syrienne qui brandit le slogan de la création d’un Etat civil démocratique. Il voit que cette opposition est la seule capable de garantir l’unité nationale, sur la base de l’approbation populaire, d’éloigner le spectre de la sédition intérieure et de faire obstacle aux forces qui tentent de s’en prendre au rôle de la Syrie.

En même temps, il dénonce la campagne, orchestrée, de certains régimes arabes inféodés aux Etats-Unis, surtout que ces régimes constituent un exemple flagrant de la tyrannie, de la répression et de l’injustice vis-à-vis de leurs peuples mais aussi de par l’aide qu’ils apportent à d’autres régimes arabes pour réprimer les mouvements populaires dans leurs pays, comme c’est le cas actuellement au Yémen et au Bahrein.

Le Bureau politique du PCL évalue positivement la position prise par le gouvernement libanais au Conseil de sécurité des Nations Unies. En même temps, il dénonce les tentatives de certaines forces politiques libanaises visant à impliquer le Liban dans le conflit syrien aux côtés de l’une ou de l’autre des deux parties qui se font la guerre ; et il appelle le gouvernement à prendre les mesures capable de mettre fin à ces tentatives qui ne manqueront pas d’exposer notre pays à des dangers pouvant menacer sa sécurité et sa paix sociale. Il réitère, enfin, que les positions du Parti ainsi que ses choix politiques sont fixés par ses instances dirigeantes. Voilà pourquoi il appelle tous les Communistes à s’en tenir aux décisions prises.

Beyrouth le 10 août 2011
Le Bureau politique du Parti Communiste libanais
(pour le texte en arabe voir Al-Oufok)

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:41

L’école française, pourtant performante, demeure marquée par de fortes inégalités. Une

analyse de l’Observatoire des inégalités.Education_enfant_devoirs_morane_v1-2.jpg

La rentrée 2011 est marquée notamment par la suppression de 16 000 postes et l’entrée en vigueur de la réforme de la classe de 1ere au lycée. Pour mieux comprendre où en est le système éducatif français en matière d’inégalités, l’Observatoire des inégalités propose une synthèse et une sélection de données chiffrées et d’analyses.

L’école n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était dans les années 1950. Elle n’est plus réservée à une élite et toutes les catégories sociales ont bénéficié de l’élévation du niveau d’éducation, grâce à un effort national sans précédent en faveur de l’acquisition du savoir pour tous des années 1950 à la fin des années 1980. Pourtant, les chances de réussite ne sont pas les mêmes selon qu’on est issu d’une famille d’ouvriers ou de cadres supérieurs.

Les premiers seraient-ils moins « capables » que les seconds ? Moins « intelligents » ? Chaque enfant bénéficie en théorie dès l’entrée en maternelle peu ou prou des mêmes structures, des mêmes enseignements, etc. Mais l’école est loin d’être socialement neutre. Les programmes valorisent la culture des catégories socialement favorisées : la culture générale, la maîtrise d’un savoir mathématique théorique et de la langue française. A partir du collège en particulier, le système très académique défavorise ceux qui peinent à entrer dans le moule. Les évaluations à répétition dévalorisent et contribuent à l’échec des plus faibles. Le travail demandé hors temps scolaire est important et profite à ceux qui disposent d’un soutien à domicile (des parents ou par le biais de cours privés). Au bout du compte, la France est l’un des pays où le milieu social influence le plus le niveau scolaire (voir notre article France, le pays où le milieu social influe le plus sur le niveau scolaire).

Deux phénomènes sont à l’œuvre :

1- Une forte élévation du niveau d’éducation

Sur une longue période, le niveau global d’éducation s’accroît (voir notre article : Le niveau de diplôme des Français) et le nombre d’élèves qui sortent du système scolaire sans qualification diminue : en 1975, un quart des élèves étaient dans ce cas, contre 5 % aujourd’hui, selon une étude du ministère de l’éducation.

Cette tendance est une évolution majeure de nos sociétés : l’accès au savoir constitue un élément déterminant dans l’émancipation des citoyens. A partir des années 1950, la collectivité a investi massivement dans l’éducation, ce qui a profité aux plus défavorisés. Le taux d’accès au bac s’est élevé pour toutes les catégories sociales. Les catégories populaires et moyennes ont notamment eu progressivement accès au collège et une grande partie au lycée, qui était auparavant réservé à une élite. La moitié des jeunes issus d’une famille ouvrière nés au tout début des années 1980 ont obtenu le baccalauréat, contre 10 % de ceux nés dans les années 1950. Au total, près des deux tiers des générations nées entre 1979 et 1982 ont obtenu le bac, contre un peu plus de 20 % de celles nées vingt années plus tôt.

Obtention du bac selon la catégorie sociale et la génération

bacseloncatsoc.jpg.pngSource : ministère de l’Education nationale, l’état de l’école (édition 2010)

 

2- Mais les inégalités se sont déplacées vers le haut

Le niveau d’éducation s’est élevé pour tous, y compris pour les plus favorisés. Du coup, les inégalités se sont pour partie déplacées plus haut dans le cursus scolaire. La sélection qui se faisait dans les années cinquante en fin d’école primaire s’effectue aujourd’hui en fin de collège. Le ralentissement de l’effort de scolarisation à partir du milieu des années 1990 pénalise les couches sociales les moins favorisées. Si l’on classe les élèves par durée de scolarité, celle-ci a augmenté deux fois plus pour les 10 % aux scolarités les plus longues que pour les 10 % aux scolarités les plus courtes au cours de la période 1985-2005 (voir notre article L’allongement inégal des scolarités). Entre 1996 et 2002, les taux d’accès au bac ont même diminué pour les enfants d’employés de services et d’ouvriers non-qualifiés. L’écart de réussite à l’école entre les catégories sociales, et notamment au bac, s’est creusé : en 1996, un enfant d’enseignant avait 8,5 fois plus de chances d’être bachelier qu’un enfant d’employé de service. En 2002, c’était 15,7 fois plus...

Comparaison de la probabilité d'être bachelier selon la catégorie sociale
Par rapport à celle d'un enfant d'enseignant
Unité : %

Taux de bacheliers (en %)
1996
Taux de bacheliers (en %)
2002

Rapport de chances*
1996
Rapport de chances*
2002
Agriculteurs 70,5 69,7
2,7 4,2
Artisans commerçants 57,4 63,5
4,8 5,5
Chefs d'entreprise 74,0 83,9
2,3 1,8
Enseignants 86,7 90,6
Référence Référence
Cadres supérieurs 87,7 87,6
0,9 1,4
Professions intermédiaires 74,0 76,7
2,3 2,9
Employés de bureau 59,1 62,1
4,5 5,9
Employés de commerce 55,7 58,8
5,2 6,8
Employés de service 43,4 38,0
8,5 15,7
Ouvriers qualifiés 50,8 52,9
6,3 8,6
Ouvriers non qualifiés 42,4 40,7
8,9 14,0
Inactifs 29,9 27,6
15,3 25,3
Ensemble 61,0 62,9
4,2 5,7
* Indique combien de fois la probabilité d'avoir le bac des enfants d'enseignants (référence) est supérieure à celle des autres enfants. Lecture : un enfant d'enseignant a, en 2002, 15,7 fois plus de probabilité d'avoir le bac qu'un enfant d'un employé de service.
Source : Calculs de l'Observatoire des inégalités selon les données du ministère de l'Education nationale

 Pour aller plus loin :

Les données principales

La composition sociale des filières, de la 6ème aux classes préparatoires

Les inégalités sociales au collège

L’inégal accès au bac des catégories sociales

L’origine sociale des étudiants

Les analyses

« Il faut repenser la façon de faire l’école », entretien avec François Dubet

« Une auto sélection », entretien avec Nadia Nakhili

« Le système d’évaluation joue un rôle essentiel dans les inégalités scolaires », entretien avec André Antibi

Inégalités sociales face à l’orientation : le rôle de l’école

Les causes sociales des inégalités à l’école

Photo/ © morane - Fotolia.com

 

 

http://www.inegalites.fr/spip.php?article1470

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:31

nez-odeur-illustration_14015_w300.jpgPatrice Bessac, porte-parole du Parti communiste français (PCF), a qualifié de "gaucho-sarkozyste" Manuel Valls, candidat à la primaire socialiste et favorable à des "quotas migratoires".

Manuel Valls s'est dit favorable à des "quotas migratoires établis selon nos capacités d'accueil et organisés prioritairement avec les pays qui sont des partenaires historiques et économiques comme ceux du Maghreb ou de la zone CFA", dans une interview à La Voix du Nord.

"Le gaucho-sarkozyste a encore frappé" écrit Patrice Bessac. "Manuel Valls le 'transgressif' nous donne une nouvelle leçon de modernisme. Cette fois, c'est l'immigration avec l'instauration de quota. On a de la chance, d'habitude c'est la sécurité", ajoute-t-il. "Manuel Valls nous confirme que son anti-conformisme affiché n'est en réalité qu'un anti-humanisme assumé", ajoute-t-il.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:25

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2011 09 06 braderie

 

Comme chaque année la Coordination Communiste Nord Pas de Calais tiendra un stand politique durant toute la braderie de Lille.


Il se situera comme les années précédentes


Boulevard de la Liberté, le long du Musée des Beaux-Arts,


près des stands de nos camarades de l'association France Cuba Lille Métropole, du Comité des Sans Papiers 59, de l'Association France Palestine Solidarité, du MRAP et du Collectif Afrique.

Vous pourrez trouver sur notre stand des livres politiques d'actualité, des classiques du marxisme-léninisme, ainsi que toutes les publications du Cercle Barbusse, notamment ses deux tomes de l'« Histoire du PCF », sur nos tables de littérature.


Vous pourrez également profiter de l'occasion pour discuter politique, acheter le numéro de rentrée de notre journal Chantiers tout en couleur, vous y abonner. Nous distribuerons un tract de rentrée politique.


Nous invitons tous nos camarades et sympathisants à notre stand le


dimanche à 12 heures

pour un traditionnel pot fraternel et festif


A cette occasion, après une déclaration politique de notre porte parole, les organisations présentes qui le souhaitent seront invités à des prises de parole autour de l'actualité et des différents fronts de lutte locaux et nationaux.

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 08:48

arton14535-fda82.jpgLes tyrans pétroliers dans le monde.

COMAGUER, Francisco VIELMA


(COMAGUER : ) Nous avons choisi de traduire et de diffuser ci-après l’article d’un sociologue vénézuélien mis en ligne la semaine dernière car il est intéressant à plusieurs titres :

- Il souligne que tout pays détenteur d’une matière première stratégique pour la puissance impérialiste dominante et ses alliés est sous surveillance et que selon la politique qu’il mène pour la gestion de cette ressource nationale il va tomber ou non dans la catégorie des « tyrans » ou rester un « ami ».

- Le classement dans la catégorie « tyrans » annonce le début des opérations de déstabilisation du « tyran » et de son gouvernement, opérations qui prennent des formes variées et graduelles de la simple propagande à l’invasion militaire.

- L’auteur présente succinctement divers « tyrans » et sa galerie de brefs portraits qui contient des noms aujourd’hui oubliés (au moins de ce côté-ci de l’Atlantique) montre que la fabrication des dits « tyrans » a derrière elle une longue histoire. Portraits parfois trop brefs au point d’omettre des faits historiques importants : la France n’est pas citée dans la tentative de renversement de Nasser alors qu’elle était coorganisatrice de l’opération de Suez.

Au moment où l’intervention militaire massive de l’OTAN, considérant comme chiffons de papier la charte de l’ONU et la résolution 1973 du Conseil de Sécurité, est en passe d’atteindre son objectif réel : celui de faire tomber le régime Kadhafi, il était utile de rappeler que les « amis pétroliers » : Arabie, Qatar, Emirats arabes Unis, Koweït , eux ne craignent rien et d’autant moins qu’ils assurent pour le compte de l’impérialisme la police dans le monde pétrolier arabe (voir l’intervention militaire saoudienne à Bahreïn) tout en maintenant sous perfusion une « autorité palestinienne » dont la mission est de gardienner le bantoustan palestinien.

Le rôle du Qatar dans l’assaut contre la Libye aura été exemplaire : participation aux bombardements de l’OTAN , utilisation intensive de la chaine d’Etat Al Jazeera pour la propagande de guerre et surtout désignation par l’OTAN et ses principaux membres du Qatar comme futur gérant des immenses réserves pétrolières libyennes une fois éliminé et spolié le régime en place.

Il s’agit ni plus ni moins que d’un braquage : à défaut d’avoir été proprement assassiné, l’actuel gérant de la station service est mis à la porte par un gang puissamment armé et un nouveau gérant est installé à la tête de la boutique. Mais n’ayons aucune illusion, ce nouveau gérant n’a aucun pouvoir. Déjà à la tête d’une autre station service qui lui assure des revenus confortables il n’a pas besoin d’argent et il sera là pour servir à des tarifs préférentiels sans quasiment prendre de marge les clients privilégiés que ses patrons lui désigneront. (Cette liste est en cours d’élaboration et les coulisses du Capital en sont toutes bruisssantes.) Ainsi les dirigeants de la multinationale pétrolière occidentale : la BIG OIL CORP. restructurent leur réseau de filiales et liquident les gérants de filiales qui prenaient des frais de gestion trop élevés : effectivement la politique sociale très avancé du régime libyen constituait bien un prélèvement national sur les achats de la BIG OIL CORP.

Cette restructuration, qui n’a qu’un lointain rapport avec le « printemps arabe », avait même été inscrite l’année dernière dans la loi étasunienne. En effet, la loi DODD-FRANK énorme texte touchant à tous les aspects de la gestion des finances impériales dans le but d’alléger les coûts – crise et déficit public obligent – comporte un article qui contraint les compagnies pétrolières à faire apparaitre dans leurs comptes – ce qu’elles ne faisaient pas auparavant - les redevances qu’elles versent aux Etats producteurs , c’est-à-dire pour poursuivre dans la métaphore, les oblige à réduire la marge des gérants des stations services , simples filiales de la BIG OIL CORP. CQFD !

COMAGUER

Les tyrans pétroliers dans le monde.

Notes sur la criminalisation historique des présidents et dirigeants des pays souverains, détenteurs de pétrole, qui ont été dans le collimateur d’intérêts transnationaux

Francisco Vielma

La prise de contrôle des installations du pétrole irakien a été immédiate, dés l’occupation de 2003

Après la seconde guerre mondiale, les puissances triomphantes ont commencé une nouvelle phase de contrôle hégémonique sur le monde. Des facteurs tels que la position stratégique et l’énergie, ont été les principaux éléments qui expliquent l’intervention militaire, la guerre, l’interventionnisme politique, les coups d’État et les assassinats partout dans le monde entier, comme action spécifique et historiquement démontrée de pays comme les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, entre autres.

Mais il convient de s’arrêter au facteur énergétique. Comme nous le savons, l’énergie fossile est un élément clé dans le système économique mondial. C’est le produit qui fait marcher la planète. Le pétrole est la clé du système de production des pays développés, parce qu’ils n’ont pas su concevoir un système de développement au-delà des règles du capitalisme et du faux developpementisme, dans lequel la nature du capital est de croître indéfiniment, de croître ou de périr. Cela implique l’utilisation démesurée et accélérée des ressources naturelles comme le pétrole, qui se trouve à l’extérieur des pays développés.

La clé de la survie des Empires, est le contrôle de l’énergie et des matières premières. C’est pourquoi, depuis le début du XXe siècle le contrôle politique de l’énergie des pays dotés d’énergie et de matières premières s’est déjà pratiqué. Ce contrôle a été imposé sur la base de l’inégalité, ce qui a évidemment historiquement favorisé les pays développés au détriment de la richesse des pays propriétaires de l’énergie et des matières premières, Cette inégalité a été imposée par le contrôle de la direction politique des pays dotés de ces ressources, par l’utilisation de la force militaire, ou par l’utilisation de règles inégales dans le commerce international. Concrètement dans le cas du pétrole, l’OPEP a pris naissance dans les années 1960 dans le but de défendre les intérêts des pays possesseurs de ce point.

Dans un cadre global inégal dans l’exploitation des richesses, dans commerce international injuste, dans des conditions injustes impliquant le pillage des richesses pétrolières des pays à des prix dérisoires, nous avons vu comment historiquement, dans la plupart des pays riches en ressources, leurs peuples ont été soumis à des conditions de pauvreté et d’inégalité. Un cas emblématique à cet égard, a été le Venezuela du XXe siècle, qui, alors qu’il était le principal exportateur de pétrole au monde de 1925 à 1960, a maintenu un niveau de pauvreté autour de 68 %. Les asymétries ont toujours été visibles, dans les pays riches en pétrole, c’est pourquoi s’y sont trouvés des secteurs sociaux qui ont exigé des changements dans l’utilisation de la richesse nationale, c’est pourquoi il y a eu des troubles politiques et sociaux qui sont clairement prévisible.

Les bouleversements sociaux et les changements politiques se sont produits par intermittence dans tous les pays riches en pétrole. Mais dans de nombreux cas, ces transformations n’ont pas eu l’approbation des pays développés, surtout des États-Unis, le pays qui consomme le plus de pétrole sur la planète. Les changements politiques dans les pays riches en pétrole qui n’ont pas été approuvés par les États-Unis, ont été précisément ceux qui imposent de nouvelles règles dans le commerce dans l’exploitation du pétrole et dans sa fourniture, par le biais de taxes, des concessions et de collecte de redevances. La création de conditions plus favorables pour les pays détenteurs de pétrole, met en péril la marge de profit des compagnies pétrolières transnationales et les sociétés captatrices de la richesse engendrée par la fourniture de cette matière première.

Historiquement les Etats-Unis dans leur quête de matières premières et d’énergie bon marché ont assuré ce pillage des pays du tiers-monde, en utilisant l’ingérence politique et dans beaucoup de cas l’ingérence militaire. Mais ces stratégies ne fonctionnent pas elles seules, car, après la seconde moitié du XXe siècle, ils utilisent les armes de propagande mondiale, de l’intermédiation des organismes internationaux et de l’utilisation d’alliances politiques pour sécuriser leur hégémonie. Les États-Unis et les membres de l’OTAN (organisation du traité de l’Atlantique Nord), après la deuxième guerre, se sont assuré un rôle de « policiers du monde ». Comme dans n’importe quel film où il doit y avoir les « good guys » il doit y avoir les « bad guys », qu’ils le soient vraiment, ou simplement parce qu’il est nécessaire de les diaboliser afin que les « good guys » puissent agir. C’est ainsi que les « tyrans pétroliers », ont été groupe de « bad guys » sélectionné dans le monde par les Etats-Unis, parce qu’ils sont particulièrement riches et « Tyrans ».

Beaucoup de dirigeants des pays riches en pétrole, ont été identifiés par les Etats-Unis comme « tyrans ». Tous les moyens de propagande mondiale ont été utilisés pour attaquer ces « tyrannies » et leurs dirigeants, toutes les formes d’ingérence politique visant à les renverser par tout moyen ont été utilisées, des organismes internationaux (comme l’ONU spatialement son Conseil de sécurité ont été utilisés pour imposer des sanctions sur ces pays et à l’occasion (pour diverses raisons) la guerre frontale a été utilisée contre ces pays pétroliers gouvernés par « tyrans ».
Certes, dans les pays pétroliers il y a eu des tyrannies, comme il ya pu en avoir dans n’importe quel lieu dans le monde. Mais la préférence ou des États-Unis et en Europe pour un tyran, ne dépend pas de son niveau de tyrannie, mais de la façon dont ces personnages traitent l’industrie pétrolière. Si le tyran gère l’entreprise en faveur des pays impériaux, il n’est pas un tyran, il est un « ami ». Si le tyran gère l’entreprise pétrolière dans une perspective nationaliste, c’est un tyran et un ennemi. Les Exemples sont multiples, examinons les !

L’Arabie saoudite est gouvernée par une monarchie avec des dizaines d’années au pouvoir et dont le chef est le roi Abdullah bin Abdul Aziz, dans cette nation il n’y a pas de démocratie, mais une terrible ségrégation sociale et un processus systématique de violation des droits des femmes et des enfants. Ce n’est pas une tyrannie.

Le Venezuela a été gouverné pendant 4 ans à partir de 1988 et par Carlos Andres Perez, qui a envoyé à l’armée pour repousser les manifestations populaires de 1989, faisant plus de 6000 morts dans tout le pays soit au moment des émeutes, soit par la répression et la disparition systématique de personnes dans les jours suivants. Après cela, Pérez a été décrit par le père de George Bush, comme un « démocrate » exemplaire Il ne s’agissait pas d’une tyrannie.

L’Iran a été gouverné par Mohammad Reza Pahlavi connu comme le Shah ou l’empereur d’Iran de, qui fut roi de l’Iran du 16 septembre 1941 jusqu’à la révolution iranienne, le 11 février 1979. Il était le deuxième souverain de la dynastie Pahlavi. Il est célèbre pour avoir supprimé et interdit des partis politiques, pour avoir promu la ségrégation tribale et pour avoir appauvri le peuple iranien en favorisant les secteurs de l’aristocratie de pétrole. Son règne s’est maintenu par la répression. Cela n’était pas considéré comme une tyrannie.

Les exemples de tyrannies avec consentement impérial peuvent être infinis à s’effriter de l’histoire, mais ont tous un dénominateur commun : tous géraient de manière complaisante les richesses pétrolières dans l’inégalité des conditions pour leurs pays et en favorisant les intérêts économiques des transnationales étasuniennes

Regardons la liste des dirigeants des pays riches en pétrole, qui ont reçu le label de « tyrans ». Malgré les actions de ces personnages, dans tous les cas, leur description comme « tyrans » par les États-Unis et l’Europe, a apporté l’élément additionnel justifiant le renversement de ces régimes pour installer le système démocratique occidental et le développement du système économique capitaliste international. Certains d’entre eux ont été destitués par les États-Unis, par les méthodes déjà expliquées, d’autres ont donné naissance à des systèmes de gouvernement plus qu’eux-mêmes. Ce sont :

Mohammad Mossadegh : a été le premier ministre démocratiquement élu d’Iran, entre 1951 et 1953. Il est connu pour avoir décrété la nationalisation du pétrole le 20 mars 1951, mesure qui a conduit à l’intervention des États-Unis et la Grande-Bretagne qui financèrent un coup d’état organisé par la CIA en 1953, qui renversa Mossadegh et établit une dictature monarchique avec à sa tête le Shah Mohammad Reza Pahlavi. Il fut accusé de terrorisme international et d’avoir une attitude anti-étasunienne affectant les entreprises transnationales à partir de la nationalisation de l’industrie pétrolière iranienne. Après le départ de Mossadegh Les entreprises de pétrole, retombèrent aux mains de British Petroleum et Texaco, jusqu’à l’arrivée de la révolution islamique de 1979.

Cipriano Castro : était un militaire et politicien vénézuélien qui devint chef d’État de 1899 à 1908, premier président de facto après le triomphe d’une guerre civile et à partir de 1901, comme Président constitutionnel du Venezuela. Il proposa de nouvelles règles pour les taxes et les redevances des compagnies pétrolières lesquelles développaient des activités échappant au contrôle. Il entreprit des actions judiciaires spécifiquement contre la Compagnie « New York and Bermúdez, Co. » dans lesquelles la nation réclamait une indemnité de 50 millions de bolivars ; et, deuxièmement, il commence l’expropriation de l’Orénoque Steamship Co. Toutes deux compagnies pétrolières. Ces deux cas actions entraînèrent la rupture des relations diplomatiques entre le Venezuela et les États-Unis en 1908. Année où Castro fut renversé par Juan Vicente Gómez. Castro était décrit comme « tyrannique et incompétent » par les États-Unis juste après la rupture des relations diplomatiques. Sous le gouvernement de Gómez, le Venezuela devint le premier producteur mondial de pétrole, avec une fourniture préférentielle aux Etats-Unis à des prix bas et inhabituels, libres de redevances et offrant une rente préférentielle

L’ayatollah Ruhollah Khomeiny était un imam et un Ayatollah chiites iraniens leader politico-spirituel de la révolution islamique de 1979 et qui le reste encore. Les puissances occidentales le considéraient comme un « leader messianique, dont les initiatives politiques mettaient en danger la stabilité internationale ». En 1979, il a renversé le Shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi. Khomeiny a dirigé l’Iran jusqu’à sa mort en 1989. Iran nationalisa la compagnie pétrolière et créa de nouvelles règles en matière de taxes et de redevances, et fit des réformes pour faire bénéficier de grands secteurs de la société des ressources pétrolières. L’Iran est maintenant qualifié (comme au temps de Khomeiny) par les Etats-Unis de « sponsor international du terrorisme et de pays hors-la-loi et tyrannique ».

Saddam Hussein : fut 1979 à 2003 avec le soutien de la CIA un dirigeant irakien qui entreprit une guerre contre l’Iran pour renverser le gouvernement de l’Ayatollah. Son gouvernement dans les premières années, a eu le soutien des Etats-Unis des d’armes y compris des gaz et des armes bactériologiques qu’il utiliserait contre l’Iran. Hussein était un allié clé des Etats-Unis, jusqu’à ce qu’il décide de faire des réformes pétrolières dans son pays, l’Irak devint un membre clé de l’OPEP et décida d’attaquer le Koweït (ancienne province pétrolière de l’Irak) pour le rattacher. Après, cela a engendré « Tempête du désert » et la guerre Golfe où les Etats-Unis envahirent le golfe Persique, attaquant l’Irak et créant une zone de non survol. En 2003, au prétexte de l’existence d’armes de destruction massive, les Etats-Unis et d’autres partenaires de l’OTAN, envahirent l’Irak, capturèrent puis exécutèrent Hussein et maintiennent jusqu’à présent une occupation .Il n’y a jamais eu d’armes de destruction massive en Irak. Hussein a été décrit comme « dictateur et bailleur de fonds du terrorisme international ». A présent les accords pétroliers en Irak sont excessivement injustes envers l’Irak et ont tellement libéré la production que le pays en déjà ne fait déjà plus partie de l’OPEP.

Gamal Abdel Nasser : était un militaire et un homme d’État égyptien et le principal dirigeant politique arabe de son temps. Il fut président de l’Égypte de 1956 jusqu’à sa mort en 1970. Il nationalisa le Canal de Suez, provoquant une intervention militaire de l’Angleterre avec le soutien des Etats-Unis. L’Egypte, pays pétrolier et pays membre de l’OPEP, fit des réformes dans ce domaine, ce qui signifiait que Nasser était au centre d’attaques et de déstabilisation systématique, sa proposition de l’unité arabe est devenue une ingérence internationale plus constante. Après sa mort naturelle, de nouveaux groupes politiques prirent le pouvoir en l’Égypte, Sadate et puis Hosni Moubarak ouvrirent Égypte au marché libre avec l’Europe et les Etats-Unis, signant de nouveaux accords pétroliers préférentiels avec ces pays.

Jaime Roldós Aguilera : a été président de l’Équateur de 10 août 1979 jusqu’au 24 mai 1981. Il est mort dans un accident d’avion qui selon de nombreux indices aurait été provoqué. John Perkins, présenté comme un « assassin économique » confirme les actions spécifiques de la CIA pour l’assassiner. Roldos proposa des réformes politiques majeures. Sur la question du pétrole Équateur avait à l’époque avec une production de pétrole naissante et les projections futures de gaz, l’intention de créer une entreprise de production nationale au moyen d’une excluant les sociétés transnationales. Il fut présenté par les Etats-Unis comme une « menace » et fut accusé d’être lié au réseau communiste international en seulement 2 ans du gouvernement. Après la mort de Roldos, l’Équateur, repassa sous le contrôle de la classe politique qui l’avait précédé. Le projet pétrolier de Roldos fut transporté vers le futur de telle façon qu’il se réalise aujourd’hui sous la direction de Rafael Correa, l’Équateur disposant de ressources énergétiques suffisantes pour se considérer comme un pays exportateur et être maintenant membre de l’OPEP.
Isaías Medina Angarita : Président de la République du Venezuela, de 1941 à 1945. Il a été renversé par un coup d’état « civil-militaire » dans lequel a participé le parti d’Action démocratique. Il décréta l’augmentation de la participation de l’Etat vénézuélien à 50 % des bénéfices du pétrole, établissant également l’obligation pour les titulaires de licences de payer, non seulement les taxes consacrées par cette loi, mais aussi toutes les taxes générales qui seraient instituées c’est pourquoi les compagnies pétrolières ont été soumises depuis au paiement de l’impôt sur le revenu. Les transnationales intéressées ont aidé à son renversement, appuyant les civils et les militaires, parmi lesquels on compte Marcos Pérez Jiménez, qui deviendra plus tard un dictateur, Medina Angarita a été accusé de « nationaliste dangereux ». Après son départ s’ouvre une autre étape dans la dynamique des concessions pétrolières vénézuéliennes.

Ben Bella : gouverna l’Algérie entre 1962 et 1965. Ben Bella nationalisa les propriétés abandonnées par les français après la décolonisation, ainsi que d’autres entreprises clés de l’économie du pays. Il établit un régime socialiste fondé sur l’autogestion des petites et moyennes entreprises, entreprit une réforme agraire et conçut un programme de libération des femmes, les encourageant à abandonner le voile et à s’intégrer dans la vie sociale et politique. LE pétrole comme ressource principale de l’Algérie fit l’objet de réformes. Ben Bella a été renversé et emprisonné pendant 10 ans. Il a été accusé de pratiquer la tyrannie et la persécution politique. Après son renversement, les conservateurs au pouvoir sont devenus des alliés de l’Amérique au Maghreb.

Mahmoud Ahmadinejad : actuel président de la République islamique d’Iran, depuis le 2 août 2005. Il a continué la politique pétrolière de son pays mise en œuvre depuis le début de la révolution islamique. Cette politique a été très nationaliste et a conduit à l’Iran à une place de puissance moyenne, étant le pays le plus puissant en Asie centrale et l’un des plus influents du golfe Persique. Ahmadinejad et l’Iran sont considérés comme ennemis des Etats-Unis comme parrains du terrorisme international et « obstacle à la paix dans le monde ».ils insistent sur le fait que le programme nucléaire iranien est pacifique (pour la production d’électricité, le dessalement d’eau de mer à usage humain et à des fins médicales) a, à la demande des membres de l’OTAN, engendré des sanctions économiques pour l’Iran. L’Iran est soumis à de possibles actions militaires des États-Unis étant considéré comme une menace contre Israël et le monde occidental par sa possible puissance militaire nucléaire, chose qui n’a pas été confirmée et l’Iran a nié en se soumettant à l’inspection internationale de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). La droite républicaine américaine au complet, demande à Barak Obama d’agir militairement en Iran, d’envahir ce pays pour « sauvegarder la paix et la sécurité des Etats-Unis ».

Kadhafi : dirigeant libyen installé au pouvoir depuis 1969 et qui, depuis les années 1970 a nationalisé l’industrie pétrolière. Bien qu’actuellement l’activité pétrolière ne soit pas entièrement nationalisée, la Libye recèle près de 50 milliards de pétrole ultraléger, le plus convoité et qui avant le conflit de 2011 était dirigé vers l’Europe à raison d’environ 1 600 000 barils par jour. La Richesse de la Libye est estimée à 200 milliards de dollars en dépôts dans les banques européennes. Depuis la politique Kadhafi la Libye est considérée comme un pays hors-la-loi, il a traversé des moments d’isolement international, dont il est sorti seulement après une ouverture de Kadhafi à l’investissement International, principalement français, italien et britannique. Au début de 2011, les tribus hostiles à Kadhafi, conjointement avec la coopération internationale de mercenaires armés, ont pris des postes militaires du gouvernement, y ont pris l’armement et ont entamé une rébellion contre Kadhafi en essayant de créer une République séparatiste dans l’est pétrolier du pays. Kadhafi a répondu militairement. Les médias internationaux et la diplomatie internationale où les USA ont joué un rôle de premier plan, ont soulevé la nécessité de prendre des mesures contre Kadhafi puisqu’il attaquait des« civils sans défense, qui réclamaient la liberté ». Au moment de la rédaction de cette note, il y a des sanctions économiques et militaires et la création d’une zone d’exclusion aérienne en Libye permettant le bombardement par les États-Unis et la France, avec la collaboration des membres de l’OTAN.

Tripoli est assiégée et les habitants massacrés dans les rues par des mercenaires séditieux et infiltrés, représentant la dissidence du soi-disant Conseil national de transition, soutenu par l’Occident.

Les comptes de la Libye en Europe ont été gelés sans qu’on connaisse leur avenir, confisquant les richesses du peuple et de l’État libyen pour asphyxier Kadhafi. Le maintien au pouvoir de Kadhafi est incertain.

Hugo Chávez : dirigeant vénézuélien élu depuis 1998. Avec un Discours anti-impérialiste et une action progressiste, il a fait 2 changements à la Loi sur les hydrocarbures, donnant la priorité à l’État dans la capture des revenus pétroliers et le revenu par la redevance. Il a renationalisé la compagnie pétrolière, mettant un terme à « l’ouverture pétrolière » de la présidence précédente. Après un sabotage pétrolier, il a repris le contrôle complet de l’État sur PDVSA et commence une nouvelle étape dans la politique pétrolière nationale, où l’entreprise d’Etat est le principal actionnaire et l’unique gérant de l’économie pétrolière. Chavez, accusé de « Communiste » par les États-Unis, a subi un coup d’état en 2002, mais deux jours plus tard il a été réinstallé à son poste par les militaires et les civils qui le soutenaient. Il a été constamment accusé par les médias internationaux et la diplomatie étasunienne et européenne de financer le terrorisme international (FARC, ETA, HEZZBOLLAH, le HAMAS et Al-Qaïda), de mettre fin à la liberté d’expression, d’emprisonner ses ennemis politiques et d’entraîner son pays dans la pauvreté grâce à sa version du communisme. Le Venezuela est le pays qui détient les plus grandes réserves de brut lourds et ultralourds certifiées et vérifiés dans le monde, environ 296,5 milliards de barils. Hugo Chávez est la cible de toutes sortes d’attaques politiques et de complots dans son pays, par le biais de secteurs d’opposition principalement constitués par les groupes politiques et économiques (médias, partis et associations) liés aux Etats-Unis qui détenaient la richesse et le pouvoir avant son arrivée. Les gouvernements antérieurs ont conduit des politiques pétrolières préjudiciables à l’intérêt national et en faveur du premier client du pétrole du Venezuela : les Etats-Unis.

La liste est trop courte pour intégrer les cas de pays comme le Nigeria, l’Indonésie et le Gabon, qui ont été membres de l’OPEP, comme aussi le cas des autres pays pétroliers à l’extérieur de l’OPEP. Dans un monde aux ressources de plus en plus limitées, les puissances consommatrices et surtout les Etats-Unis et l’Europe, ont lancé une nouvelle étape dans la chasse aveugle au pétrole que ce soit par les voies régulières de l’entreprise, par la subordination politique des producteurs ou par une intervention militaire directe.

N’apparaissent pas dans cette note, les tyrans anonymes du pétrole, ceux qui gèrent les sociétés pétrolières transnationales qui bénéficient de ces méthodes pour le contrôle de l’énergie. Des entreprises comme Exxon, Halliburton, Chevron, BP, ENI, Shell, entre autres, ont participé ouvertement au financement des politiciens aux États-Unis et en Europe, au soutien aux forces militaires, à la création de lobbies internationaux en soutien à l’ingérence la guerre et au pillage de la richesse des pays visés.

La raison du captage du pétrole bon marché, par les pays développés et même de puissance émergentes comme la Chine, le Brésil et l’Inde, consiste à externaliser les dépenses, à maintenir le système de production et de consommation mondial. Externaliser les coûts, implique baisser le prix des matières premières à un niveau ridicule, afin de produire à bas prix et ainsi maximiser les profits, dans le même temps de mettre les biens de consommation sur une grande échelle au niveau mondial. Cela indique que, dans la continuité du système mondial capitaliste, aucun pays détenteur de ces matières premières(ne peut éviter ((être soumis (pacifiquement ou violemment) aux intérêts du système de domination mondiale.

Les guerres du pétrole, sont une réalité de notre temps. Nous avons vu le cas de l’Irak et de la Libye, comme les menaces contre l’Iran. Dans le même temps, il convient de souligner les menaces directes et indirectes contre le Venezuela, se souvenant de sénateur Paul Coverdell, qui, comme Rapporteur du Plan Colombie « pour contrôler le Venezuela, il est nécessaire d’occuper militairement la Colombie ». À présent les Etats-Unis ont 7 bases en Colombie et 6 bases dans les Caraïbes, toutes entourant le Venezuela

Le système des médias internationaux dans les mains des intérêts transnationaux, ont pratiqué la soi-disant « fabrication du consentement » tant au sein des frontières de l’Europe que dans l’arène de l’opinion publique mondiale. Cela consiste à créer l’approbation, créent une masse critique, d’adopter les motifs des guerres et des invasions. Ils ont fabriqué et protégés des tyrans, comme nous l’avons dit, cela dépend sur complaisants qu’ils sont les intérêts économiques des pouvoirs. De cette façon, l’Empire a fait leurs villages dans le service des guerres, assumant un rôle de police dans le monde et en leur faisant croire leurs peuples que ces mesures d’interférence sont dus à des raisons liées à la paix et la sécurité des américains et des européens dans leur propre territoire et d’aide humanitaire. N’oubliez pas que le cas de l’Irak, a été le cas d’une « guerre préventive », c’est-à-dire, envahir l’Irak pour éviter l’attaque avec des armes de destruction massive qui n’a jamais existé, en Europe et aux USA. Ils omettent et refuser, l’entreprise transnationale découlant de la guerre dans les pays occupés.

« Pour voir les fanons de votre voisin brûler, mets les tiens à tremper », explique une expression populaire. Est laissée à la réflexion des pays possédant des Richesses naturelles et ses peuples, la compréhension du cycle historique de notre temps. Une ère de respect pour le droit international, la fabrication des « raisons de guerre » et les actions plus flagrantes des pouvoirs et ses multinationales par des ressources.

Combien de tyrans de pétrole ont été ou sont en fait une telle chose ? Quelques tyrans de pétrole n’ont jamais été ni ne seront appelés comme tel ? Seule la mémoire vivante des peuples a réponse à cette question. Cela nous ne le saurons jamais par CNN, ni par la voix officielle des maîtres du monde.

Mais pour déchiffrer la relation tyrannie-pétrole nous pouvons appliquer le principe du rasoir d’Occam (principe philosophique selon lequel, lorsque deux théories égales ont les mêmes conséquences, la théorie qui a le plus de chances d’être correcte est la plus simple). Exprimé en ces termes : qu’est ce qui est le plus probable ?

Option A : Partout dans le monde Les pays riches en pétrole, indépendamment de leur latitude et de leur culture, pour des raisons inexpliquées, ont une forte propension à être dirigés par les tyrans terroristes.

Option B : Les Etats-Unis et l’Europe qualifient tyran à tout dirigeant d’un pays de pétrole qui touche aux entreprises transnationales.

L’option la plus simple dans ce cas, est probablement en appliquant le rasoir d’Occam, est l’option B, étant la plus simple au premier abord, et étant confirmée par les lignes qui précèdent et étant une réalité inscrite dans l’histoire des pays victimes de l’impérialisme comme étape suprême du capitalisme.

Mon dernier message au lecteur :

Si vous vivez dans un pays pétrolier et si votre pays est gouverné selon CNN par un « tyran », n’oubliez pas qu’il est dans le collimateur d’intérêts transnationaux. Votre pays, est un pays de hors-la-loi. Il est probable que des soldats viennent de l’étranger pour vous « libérer » vous et les vôtres, qu’il est possible qu’ils entrent dans votre maison et vous soumettent vous et les vôtres. N’oubliez pas, que lorsque des soldats étrangers, certainement étasuniens sont dans votre pays, ils ne vous entendront probablement pas si vous criez que vous n’êtes pas un terroriste, parce que vous faites partie de l’ennemi. Pas plus qu’ils ne vous entendront vous si vous insistez sur le fait que vous étiez contre la « tyrannie », car vous faites partie de l’ennemi. Comprenez que vous êtes considéré un ennemi, si de l’occupation de leur pays par une force étrangère vous déplait. Comprenez que, que vous sympathisiez ou non avec votre « tyran », vous serez un ennemi de tout citoyen au sein des frontières des Etats-Unis, surtout si ce citoyen américain est un soldat, est dans l’obligation de vous tuer ou de vous arrêter ou de vous torturer. Sachez que s’ils viennent pour votre pétrole, passera sous occupation par une force étrangère pour des années, et il faudra des décennies pour que votre pays atteigne une situation économique favorable et équitable. Mais voyez le côté positif ; ce qui a conduit ces forces étrangères à « libérer » votre pays, prendra fin, le tyran et le pétrole disparaitront. Et puis ils s’en iront. Ceci suggère que plus jamais ils ne « libéreront » votre son pays pour ces mêmes raisons. A moins que ne surgisse une autre ressource et que surgisse ensuite un autre tyran qui veut la gérer pour votre bien. Mais ceci est déjà une autre histoire.

Francisco Vielma. Sociologue

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http://www.legrandsoir.info/les-tyrans-petroliers-dans-le-monde.html
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 21:04

rubon12.gifAprès la mobilisation historique du 18 juin dernier, où toutes les catégories d’usagers de la route s’étaient retrouvées pour manifester ensemble contre les mesures issues du CISR du 11 mai dernier, l’Union des Usagers de la Route sera à nouveau à l’honneur, dans la rue, le week end du 10 septembre prochain.

Suite aux décisions hâtives et injustifiées du CISR, nous avons assisté à une valse-hésitation du gouvernement coincé entre ses effets d’annonce et un réel mécontentement des citoyens lassés d’être traités comme des délinquants irresponsables. Tout a commencé avec les panneaux avertissant les radars. On les enlève ou pas ? Au final, on les enlève pour les remplacer par des dispositifs coûteux, aux frais du contribuable, bien sûr. Quel intérêt ?

Viennent ensuite les affirmations mensongères du ministre de l’intérieur sur les gilets jaunes dont il souhaitait affubler les motards. Il affirme qu’il n’en a jamais été question alors que c’est écrit en toutes lettres dans le dossier de presse du CISR. Puis il indique maintenant que deux brassards fluos, portés sur les avants bras, suffiront à être en conformité. Comme si cela pouvait nous protéger d’un accident… En quoi seraient ils plus efficaces que les dispositifs rétro réfléchissants obligatoires dont sont déjà munis les casques de moto, ou les phares que nous avons obligation d’allumer ?

Michèle Merli a eu beau jouer les fusibles, la FFMC ne s’y trompe pas. C’est la politique simpliste du gouvernement à la recherche de solutions « clés en main » pour sa communication que nous contestons. Ces mesures sont d’autant moins compréhensibles que l’année 2010 s’est soldée par une baisse historique de –20% des tués à moto (voir CP du 27/7/2011).

La FFMC invite donc, aux côtés de nombreuses autres associations partenaires, l’ensemble des usagers de la route à manifester le week end du 10 septembre prochain leur opposition à la politique de sécurité routière du gouvernement, basée sur la stigmatisation et le racket.

La liste des rassemblements est disponible sur le site de l’union des usagers de la route : http://www.uniondesusagersdelaroute.com

1 Conseil Interministériel à la Sécurité Routière

2 Ex-déléguée interministérielle à la sécurité routière, victime expiatoire de la cacophonie gouvernementale sur les radars

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 17:37
camila_vallejo_mosaic_by_cornejo_sanchez-d461n0j.jpg

La Confédération des étudiants du Chili doit rencontrer, mardi 30 août, Sebastian Pinera, le président du pays, pour discuter du conflit sur l'éducation qui dure depuis plus de trois mois. Cette rencontre est le fruit d'une longue lutte de jeunes emmenés notamment par la jolie Camila Vallejo.

A 23 ans, cette diplômée universitaire en géographie est la présidente de l'un des principaux syndicats étudiants chiliens, la Federación de Estudiantes de la Universidad de Chile. Dotée d'un charisme indéniable et bonne oratrice, cette Chilienne d'obédience communiste veut faire bouger les choses: «Il est temps de changer de système politique, de système économique, afin de parvenir à une redistribution plus juste du pouvoir et des richesses. Ce modèle de développement a uniquement servi à enrichir énormément une poignée de personnes», a-t-elle déclaré, la semaine dernière.

«L'Angelina Jolie de Santiago»

Depuis quelques semaines, sa figure a pris beaucoup d'importance au niveau de la scène nationale. Elle est très présente dans les médias locaux et séduit tant par son discours que par son physique. De nombreux fans lui consacrent des vidéos ou des chansons sur Youtube.

«Certains la surnomment «l'Angelina Jolie de Santiago»; d'autres la comparent à Che Guevara. Avec son joli minois et son éloquence dure mais posée, Camila Vallejo s'est imposée comme le symbole du mouvement de contestation qui secoue actuellement le pays», analyse le site LCI.fr. «Rapidement, sa beauté naturelle, son petit piercing à la narine, et ses talents d'oratrice ont totalement effacé les autres membres de la fédération», relève, pour sa part, «Le Nouvel Observateur».

Un charisme qui dérange

Sa médiatisation et son charisme en excèdent certains. Récemment, la Cour suprême du Chili a décidé de mesures de protection policière pour Camila Vallejo et pour sa famille. Celle-ci avait en effet fait l'objet de diverses menaces via les réseaux sociaux. Certaines de ces menaces proviennent d'une responsable du ministère de la Culture, en personne.

Tatiana Acuña, secrétaire exécutive du Conseil pour le Livre, avait écrit à son propos sur son compte Twitter: «Si on tue la chienne, on se débarrasse de la portée». Cette phrase de sinistre mémoire avait été prononcée par le général Augusto Pinochet, le 11 septembre 1973, jour du coup d'Etat contre le président Salvador Allende, évoquant ce dernier et ses partisans. La fonctionnaire a présenté des excuses par le même biais, mais a été démise de ses fonctions.

Un des messages de Camila Vallejo pour inciter les étudiants à manifester:

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