Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

0
parti.jpg 
thumbnail-copie-3.jpeg
4cb23c12e9-copie-1.jpg8071d6d8-f802-11df-a4d8-fa25b9579a36-copie-2.jpg 
Capture-du-2012-05-09-21-11-58.png
0
saint-communiste.jpg
00
0
soviet_propaganda.png

 vps-final.jpg

 

BDS-boycott-produits-israel.jpg

  

Recherche

lp.jpg

Léonard PELTIER 

 

arton1476.jpg

Archives

 free-the-miami-5-logo-colour.jpg

 

 rubon1-54e3a.jpgcuba-si.jpg

 

c.jpg

France  Cuba

cuba-si-3.jpg 

cuba_linda.jpg 

 

 

 

motocollant 2010 small

 

 

Thierry-copie-2.jpgHommage à

Thierry MENGUY

 


index.jpg 

une avocate

au service

du salarié

 

Maître

  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





Articles Récents

  • POUR LES FEMME D'ESPAGNE EN 2014 La nuit, la Résistance ... reprise d'un texte de 2009 Alain Girard Je hais les coups d’état, je hais la violence aveugle d’hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires. Je...
  • Obsèques d'Henri Alleg
    Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Esso...
  • Décès d'Henri Alleg
    Les communistes sont en deuil, les communistes valentonnais bien plus encore. Henri Alleg, Henri l'infatiguable du combat anticolonialiste, de celui pour un Etat palestinien, de celui pour une société à laquelle il donnait un nom: socialiste. Henri, ce...
  • METROPOLES
    METROPOLES Déclaration de l’ANECR Assemblée Nationale Affirmation des métropoles : discuter en 3 jours d’un remodelage profond de la République est un scandale ! Les amendements gouvernementaux adoptés par la commission des lois de l’Assemblée Nationale...
  • Un nouveau club politique prend racine | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr CHAUNY - Le club Nouveau siècle verra le jour en septembre. Ou plutôt son antenne régionale. Une réunion d’information s’est tenue samedi matin. Objectif : réfléchir sur la société actuelle.
  • Il n'y a plus rien Ferré
    merci tovaritchi mais l'"vènement cd'est le rassemblemnt réusii des communistes azinbt quentinnois, aussi fort que Léo www.youtube.com Une œuvre magistrale, qui présente notre temps alors qu'elle le précède. Merci Léo, tu nous a marqué à jamais et ce...
  • Alain Girard shared Le libre service de la...
    Alain Girard shared Le libre service de la solidarité's photo.
  • Le candidat rouge sera Olivier Tournay | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr SAINT-QUENTIN - Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.
  • Alain Girard shared Sinn Féin shop's photo.
  • Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's...
    Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's photo.

 

Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

Red_Cavalry_Riding.jpg
La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
sainr-just.jpg
   

A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

KM.jpg


31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 17:34

1565728_5_370e_ill-1565728-cfb2-cac-x1i1.jpg

 

La croissance des entreprises françaises composant l'indice CAC 40 n'a pas faibli au deuxième trimestre. Contrairement à ce qui a pu être observé pour l'économie française, qui a stagné durant cette période, les grands groupes mondialisés poursuivent leur trajectoire. Leur chiffre d'affaires a globalement progressé de 6,6 %, à 657,4 milliards d'euros, sur le semestre, et leur résultat net de 9,5 %, à 46,2 milliards d'euros, selon les données compilées par le cabinet d'audit et de conseil Pricewaterhouse Coopers (PwC) en exclusivité pour Le Monde.

Trois entreprises – le groupe d'aéronautique et de défense EADS, la société d'ingénierie Technip et le géant du bâtiment et travaux publics Vinci – ont même revu leurs prévisions de résultats à la hausse. Mais trois les ont revues à la baisse : Veolia environnement, Société générale et Carrefour. Les 34 autres confirment leurs prévisions de croissance.

LA CROISSANCE MALGRÉ LA CONJONCTURE

Conséquence : les analystes financiers s'attendent à ce que ces groupes dégagent collectivement 94 milliards de profits en 2011, soit 15 % de plus qu'en 2010, et presqu'autant qu'en 2008, quand les profits du CAC 40 avaient atteint leur record historique (101,4 milliards). Les prévisions de ces analystes n'ont quasiment pas varié depuis un mois, c'est-à-dire depuis les révisions à la baisse des taux de croissance des économies, et la crise des dettes souveraines.

Ces bons résultats ont pu être enregistrés malgré les conséquences économiques du séisme au Japon en mars, les soulèvements populaires au Maghreb et au Moyen-Orient, ou encore la crise grecque, même si 18 entreprises disent avoir été affectées par ces événements. Que ce soit Danone, qui attribue "la légère baisse de la marge opérationnelle courante à la catastrophe japonaise et à ses conséquences sur les activités de produits laitiers frais". Ou STMicroelectronics, dont les approvisionnements en composants fabriqués au Japon ont été fortement perturbés. Total souligne l'arrêt de sa petite production en Libye. Et France Télécom précise que les crises en Egypte et en Côte d'Ivoire ont pénalisé ses opérations dans ces pays, tout en ajoutant que "les effets devraient s'atténuer sur la seconde partie de l'année".

DIVERGENCE ENTRE PIB ET RÉSULTATS DU CAC 40

Deux raisons expliquent cette apparente divergence entre l'évolution du produit intérieur brut (PIB) national et les performances des entreprises du CAC 40, analyse Thierry Charron, associé de PwC, chargé de la communication financière. Première raison : "Le décalage dans le temps. La baisse de la croissance pourrait mettre plusieurs mois à apparaître dans les comptes, car l'éventuelle baisse actuelle des carnets de commandes ne se répercutera que dans quelques mois." Les groupes n'en font néanmoins pas mention. Chez Renault, "l'entreprise scrute son carnet de commandes, mais nous n'avons observé aucune déviation par rapport à nos prévisions pour le moment", affirme un porte-parole du constructeur automobile. Même constat chez Accor, qui se félicite "des bonnes performances de l'été", sans relever d'"élément mesurable d'inflexion de son activité à ce jour". Chez Vinci, on se réjouit que "le carnet de commandes ait atteint au 30 juin le niveau historique de 30 milliards d'euros, en croissance de 12 % sur douze mois et de 16 % depuis le début de l'année".

Seconde raison : "L'internationalisation des groupes. L'activité s'essouffle en Europe, mais reste soutenue en Asie", poursuit M.Charron. Vingt-deux entreprises soulignent leur progression en Asie et en Amérique latine. EADS se félicitait ainsi, le 28 juin, à Berlin, de la signature d'une commande de 88 appareils de la famille des A320 pour un montant estimé au prix catalogue de 7,5 milliards de dollars (5,2 milliards d'euros) par deux entreprises chinoises, la société de leasing de la banque ICBC et la compagnie CAS. Et France Télécom explique que "la croissance de 23 % des clients des services mobiles en Afrique et au Moyen-Orient a tiré sa progression de 7,0 % sur un an à base comparable". Deux exemples parmi de nombreux autres.

UNE INTENSIFICATION DES FUSIONS-ACQUISITIONS

De multiples opérations de fusions-acquisitions ont permis d'intensifier et d'accélérer cette stratégie de mondialisation. Vingt-trois entreprises du CAC mentionnent y avoir eu recours durant le premier semestre. Les plongeons des Bourses ne les affectent pas. Car, d'une part, ces opérations se concluent sur la base de valorisation prenant en compte les résultats financiers des entreprises, et non leur cours de Bourse. Et d'autre part, les entreprises les financent sur fonds propres, en tirant sur leurs liquidités, sans avoir besoin de procéder à des augmentations de capital.

Tout le monde, vendeur comme acheteur, semble donc y trouver son compte. Les statistiques le prouvent. Les fusions-acquisitions ont augmenté de 31 %, en volume, dans le monde, sur les douze derniers mois, et de 59 % en France, selon Thomson Reuters.

Pour Arnaud Limal, associé responsable des fusions-acquisitions au cabinet d'expertise comptable Grant-Thornton, "ces opérations traverseront un trou d'air en 2012" en raison des incertitudes actuelles. "Mais, ensuite, le besoin de s'internationaliser, de se rationaliser, demeure. Et les fonds d'investissement ont beaucoup d'argent à investir", explique ce spécialiste.

Annie Kahn

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 20:33

laminuteculture-guernica1.jpgRegardez travailler les bâtisseurs de ruines
Ils sont riches patients ordonnés noirs et bêtes
Mais ils font de leur mieux pour être seuls sur cette terre
Ils sont au bord de l'homme et le comblent d'ordures
Ils plient au ras du sol des palais sans cervelle.

On s'habitue à tout
Sauf à ces oiseaux de plomb
Sauf à leur haine de ce qui brille
Sauf à leur céder la place.

Parlez du ciel le ciel se vide
L'automne nous importe peu
Nos maîtres ont tapé du pied
Nous avons oublié l'automne
Et nous oublierons nos maîtres...

Ville en baisse océan fait d'une goutte d'eau sauvée
D'un seul diamant cultivé au grand jour
Madrid ville habituelle à ceux qui ont souffert
De cet épouvantable bien qui nie être en exemple
Qui ont souffert
Que la bouche remonte vers sa vérité
Souffle rare sourire comme une chaîne brisée
Que l'homme délivré de son passé absurde
Dresse devant son frère un visage semblable
Et donne à la raison des ailes vagabondes.

(Cours Naturel) (N.R.F.)

Repost 0
Published by valenton rouge - dans le coin du poête
commenter cet article
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 19:16

 

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Zique à Toute Heure
commenter cet article
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 18:26

Journée de mobilisation interprofessionnelle au début octobre avec l’organisation de manifestations et la mise en débat de grèves décidées dans les entreprises avec les salariés."

Selon la DARES en 2009 (derniers chiffres officiels) :

 Plus de 40% des entreprises de plus de 50 salariés et 90% des entreprises entre 10 et 49salariés n’ont pas convoqué les négociations annuelles obligatoires. Cette tendance n’a pas sensiblement évolué en 2010.

 1 salarié sur 2 gagne moins de 1500 euros par mois,

 6,5millions de travailleurs touchent moins de 750euros,

 L’écart salarial entre hommes et femmes demeure de 25% en moyenne alors que le gouvernement a renoncé à recourir aux sanctions à l’égard des entreprises hors la loi,

 Pour la première fois depuis 1945, la masse des salaires versés en 2009 dans le secteur privé à été inférieure à celle de l’année précédente,

 Les salaires ont bénéficié de la plus faible progression de ces dix dernières années,

 

 

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 18:11

paz-sim-nato-nao.gifSur les récents développements en Libye

 



Communiqué du Parti communiste portugais (PCP)



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Le PCP condamne le massacre perpétré par l'OTAN dans la ville de Tripoli dont le nombre de victimes s'élève, en seulement deux jours, à plus de 2 000 morts.



Après plus de cinq mois d'intenses bombardements et de guerre de l'OTAN, le véritable bain de sang perpétré contre la population de la capitale Libyenne dans ce qu'ils appellent l' « Opération Sirène », tout comme les événements qui s'y déroulent confirment, une fois de plus, les objectifs réels et les véritables protagonistes de cette guerre colonialiste d'invasion et d'occupation.



La prise de Tripoli est surtout le résultat, non pas de cette victoire militaire médiatisée des pseudo « rebelles », mais plutôt de l'intervention directe de l'OTAN et d'un véritable massacre perpétré par cette structure politico-militaire.



Le peuple libyen fut et va être victime d'un crime et d'une violation flagrante du Droit international, de la Charte des Nations unies et même de la Résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui se réfère hypocritement à la protection des civils Libyens et reconnaît le rôle des Autorités libyennes.



Comme le PCP avait mis en garde à l'époque, et comme la réalité est en train de le confirmer, ce qui est en jeu avec la guerre d'invasion et d'occupation de la Libye ne sont pas les droits de son peuple ou quelque aspiration à la liberté et à la démocratie. Au contraire, ce qui est en jeu, encore une fois dans l'Histoire et avec l'exemple des guerres d'Irak, de Yougoslavie et d'Afghanistan est la satisfaction des intérêts stratégiques des principales puissances de l'OTAN quant au contrôle d'importantes richesses naturelles, le pillage des fonds souverains Libyens et le fait d'imposer la domination impérialiste dans la région de l'Afrique du nord et du Moyen-Orient.



La guerre contre le peuple Libyen est indissociable du contexte international d'approfondissement de la crise structurelle du capitalisme, de la réponse de force impérialiste aux processus populaires qui ont lieu dans le monde Arabe, ainsi que des contradictions inter-impérialistes croissantes. Dénonçant l'hypocrisie et les campagnes médiatiques de mensonge et de désinformation qui soutiennent la stratégie agressives des principales puissances impérialistes, le PCP avertit que la guerre d'occupation de Libye, les menaces croissantes d'une intervention impérialiste en Syrie et les provocation israéliennes réitérées contre le peuple palestinien, sont des éléments dangereux de tension supplémentaire dans une situation déjà fortement marquée par l'instabilité et le danger réel de généralisation des conflits.



La prise de Tripoli par l'OTAN et les pseudo forces rebelles a constitué une nouvelle opération contre le droit de souveraineté et l'intégrité territoriale des nations. Mais, comme la réalité s'est déjà chargée de le démontrer dans diverses situations, cela ne signifiera pas la fin de la résistance du peuple Libyen et l'invasion et l'occupation de son Pays, et encore moins de la résistance des travailleurs et des peuples aux guerres, agressions et provocations de l'impérialisme.



Pour le PCP, la fin du conflit passe par le retrait des forces occupantes et par le dialogue national libyen visant une solution politique du conflit interne. Condamnant la position suiviste du gouvernement portugais de soutien à la guerre d'invasion et d'occupation de Libye et de reconnaissance du « Conseil national de transition », le PCP appelle les travailleurs, la jeunesse et le peuple portugais, indépendamment des différences d'opinion sur Muhammar Kadhaffi et le régime actuel, à rejeter la campagne médiatique gigantesque qui étaye cette intervention impérialiste, à se mobiliser et intensifier la lutte pour la paix, contre l'agression et les ingérences de l'impérialisme nord-américain et européen dans le Monde Arabe et dans d'autres régions du globe.

 

Cf déclaration du PC Grec : Le PC Grec (KKE) relance la question du retrait de son pays de l'OTAN à la lumière des derniers développements de l'agression impérialiste contre la Libye

 

Cf déclaration de 60 PC contre la guerre en Libye : Déclaration commune de 60 partis communistes et ouvriers contre l’agression impérialiste en Libye

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 18:06

Dr.-Baburam-Bhattara_1.jpgcliquez sur la photo

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 17:55

ina-balladur-sarkozy_1.jpgDepuis la mi-juillet 2011, Mediapart a commencé la publication d’une vaste enquête sur le marchand d’armes Ziad Takieddine, principal suspect dans le volet financier de l’affaire Karachi (voir notre dossier sur Frenchleaks, et notre webdocumentaire sur Mediapart). A partir du milieu des années 1990, sous le gouvernement Balladur, puis grâce à sa proximité avec Nicolas Sarkozy, il doit sa fortune essentiellement à des commissions touchées dans le cadre de contrats internationaux. Les milliers de documents obtenus par Mediapart jettent une lumière crue sur les relations que celui-ci entretient avec le clan Sarkozy. Ziad Takieddine se trouve ainsi au coeur du rapprochement de la France avec la Libye de Kadhafi et avec la Syrie de Bachar el-Assad, et ce jusqu’aux révolutions arabes de 2011.

1. Takieddine et ses amis Plusieurs photos inédites attestent de liens jusqu’ici insoupçonnés, pour certains cachés, de l’homme d’affaires franco-libanais avec le premier cercle du chef de l’État.

2. Une fortune bien à l’abri Ziad Takieddine doit sa fortune à des commissions occultes touchées dans le cadre des contrats Agosta et Sawari négociés sous le gouvernement Balladur : 130 millions de dollars de commissions. Fortune faite, le millionnaire mène grand train, tant en France qu’à l’étranger. Mais, par le jeu de sociétés et de comptes off-shore, il ne paie aucun impôt en France.

3. Un protégé de la DGSE Le marchand d’armes n’a pas seulement des relations très privilégiées avec des hommes politiques du clan Sarkozy, il a aussi réussi à s’attirer les bonnes grâces des services secrets.

4. L’Arabie saoudite / Le projet Miksa Estimé à 7 milliards d’euros, le contrat « Saudi Border Guards Developpment Project », nom de code Miksa, avait pour objectif de sécuriser les frontières d’Arabie saoudite. Ziad Takieddine devait toucher en 2003 des commissions occultes d’un montant de 350 millions d’euros sur ce contrat.

5. La Libye : Takieddine l’émissaire secret (2005-2009) En 2005, à cause de l’intervention de Jacques Chirac, le clan Sarkozy a perdu tout espoir de signer le projet Miksa. Il se tourne alors vers la Libye de Mouammar Kadhafi. A la clé : des contratst dans l’armement, dans l’énergie.

6. Takieddine et Total en Libye Ziad Takieddine a reçu près de 7 millions d’euros du géant pétrolier français Total, « avec l’appui de l’Elysée », « en marge d’un contrat gazier conclu avec le régime libyen ».

7. La Syrie, terre de diplomatie occulte (2007-2009) Ziad Takieddine a été, entre 2007 et 2009, l’homme-orchestre du rapprochement entre la France et la Syrie et l’introducteur du président français auprès du chef de l’Etat syrien.

 

http://www.frenchleaks.fr/-Les-documents-Takieddine-.html

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article
30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 17:53

arton14472-befbb.jpgNous abordons aujourd’hui le problème récurrent et fort complexe des déficits publics américains et du gonflement vertigineux de leur dette souveraine. Nous expliquerons le mécanisme économique qui engendre ces déficits et qui suscite le gonflement de leur dette souveraine, le défaut de paiement et la dévaluation du dollar US.



Nous verrons que ce processus est inhérent au modèle de développement impérialiste et qu’à terme il engendre la création de gigantesques entreprises multinationales sans patrie, sans allégeance, sans foi et sans loi, prêtes à flouer l’économie américaine si nécessaire afin de poursuivre leur marche inexorable vers l’accumulation de profits.

LE MODÈLE DE LA « PLATEFORME »

Un nouveau « modèle de division internationale du travail » serait en train de se répandre sur la planète. À commencer par les États-Unis d’Amérique, les grandes multinationales, américaines d’abord, canadiennes, australiennes, israéliennes et européennes ensuite, auraient développé une nouvelle façon de produire et de vendre des marchandises en accumulant des profits astronomiques.

En fait, il s’agit de l’implantation systématique du modèle de division du travail impérialiste mais à une échelle jamais égalée auparavant. Selon l’économiste Charles Gave ce nouveau mode de division internationale du travail, que les technologies de l’information et de la communication facilitent grandement, s’appelle faute de mieux le système de la « Plateforme » (1).

C’est la systématisation de ce modèle de développement économique impérialiste qui provoque les présentes perturbations économiques, budgétaires, monétaires et commerciales mondiales. Ce ne sont pas les mauvaises décisions des banquiers, des spéculateurs boursiers, des industriels ou des politiciens qui engendrent ces crises systémiques répétitives qui s’abattent comme la peste sur les peuples du monde mais l’application mécanique des lois inexorables du développement impérialiste redécouvertes par Charles Gave.

Nous savons tous que chaque pays tient une comptabilité nationale d’où l’on peut observer annuellement les fluctuations de sa balance commerciale (2), de sa balance des paiements (3), de son PIB (4), de son endettement cumulatif et de ses déficits budgétaires (5), de ses emprunts et de la valeur de sa monnaie nationale. Selon l’économiste Charles Gave, toute cette comptabilité nationale est de moins en moins pertinente et elle permet de moins en moins d’analyser et de comprendre les crises économiques et financières mondiales.

D’après l’éminent économiste, la logique de la comptabilité nationale est sans intérêt. En fait, que les sociétés multinationales se proclament « Américaines », « Canadiennes », « Israéliennes », « Européennes » ou « Chinoises », elles domicilient où elles le veulent leurs déficits commerciaux : « les marchés n’ont pas compris que nous sommes en train d’assister à la privatisation des balances commerciales (nationales et internationales NDLR). » (6).

Dans son article de macro économie Charles Gave donne l’exemple de la société de micro-informatique DELL dont le siège social est situé au Texas.
Tous leurs ordinateurs sont conceptualisés de façon « virtuelle » dans leurs centres de recherche. Aucune de leurs machines vendues aux États-Unis n’est construite sur place. Elles sont toutes montées au Mexique ou en Chine, et importées en Amérique après coup. L’originalité est dans le fait que Dell ne possède pas les usines dans lesquelles ses machines sont assemblées (ce qui est différent de la délocalisation industrielle). La seule chose que fait l’entreprise Texane est de préciser les caractéristiques techniques que devront avoir ses ordinateurs. Ensuite, des industriels indépendants de Dell s’engagent à les produire au coût fixé par Dell.

Des trois fonctions nécessaires à la commercialisation d’un produit – conceptualisation, fabrication et vente – Dell a réussi à externaliser la plus dangereuse et la plus cyclique, la fabrication. Charles Gave explique ensuite que par une telle division internationale du travail un ordinateur construit en Asie, vendu 700 $ aux États-Unis, muni d’un système d’exploitation Microsoft (dont le siège social est à Seattle mais la production délocalisée), équipé d’un processeur Intel (dont le siège social est aux USA mais la production délocalisée), monté d’un écran fabriqué à Taiwan dans un boîtier – clavier fabriqué en Chine, la part du produit de la vente empochée par des firmes dites de « nationalités américaines » sera de 300 $ (et leur marge bénéficiaires de 262 $ soit 87 %) et la part des entreprises dont le siège social est en Asie de 365 $ (et leur marge bénéficiaire de 28 $ soit 7,7 %). (7).

Les impérialistes internationaux trouvent ce mode de division internationale du travail très avantageux et il se répand chaque jour davantage. Cependant, quand l’ordinateur vendu en ligne par Internet entre aux États-Unis, ce pays enregistre une forte détérioration de sa balance commerciale.

Dans l’exemple ci-dessus l’exportation dite « américaine » a été de 275 $ alors que l’importation aux États-Unis a été de 670 $ (bénéfice de Dell et taxes en sus), d’où les États-Unis enregistrent un déficit commercial de 395 $. Malgré cela la rentabilité des sociétés dites « Américaines » présente un certain nombre d’avantages fort désirables aux yeux de n’importe quel investisseur :

 Elle est très stable : la partie cyclique (la production) a été affermée à des industriels extérieurs. - Elle est très élevée : la recherche, le développement et la vente par Internet ne suscitent pas des besoins de fond de roulement importants. La rentabilité sur capital investi est donc forte. - Elle ne nécessite pas d’apports de capitaux nouveaux : Dell n’a pas besoin d’emprunter pour son développement.

 Elle est très transparente : si le coût du travail augmente trop fortement au Mexique, Dell ne renouvelle pas ses contrats de production au Mexique pour en signer de nouveaux au Brésil, ou en Chine… De ce fait, les prix à la production demeurent sans arrêt sous pression, d’où le peu d’inflation, du moins jusqu’à ce que les travailleurs du tiers-monde revendiquent des hausses salariales afin de bénéficier eux aussi du pactole du développement capitaliste dans leur pays.

La Chine avec son système policier très répressif possède à cet égard un avantage certain et elle maintien ainsi les salaires de ses ouvriers aussi bas que possible. Toutefois, ceci n’empêche pas le Yuan chinois de subir des pressions à la hausse que le gouvernement chinois ne peut résorber, ce qui entraîne une augmentation du coût des importations américaines en Chine et l’exportation de l’inflation chinoise aux États-Unis.

LA BALANCE COMMERCIALE

Tout ceci à pour effet que les pays émergents se retrouvent avec des excédents commerciaux considérables vis-à-vis des États-Unis, qui pourtant ne veulent strictement rien dire selon l’économiste Gave, puisque la maîtrise des flux (importations de marchandises aux États-Unis) est à cent pourcent dans les mains de sociétés dites « Américaines ». De réclamer de ces pays de réévaluer leurs monnaies contre le dollar ne règlera rien (ce qui laisse entendre que les sénateurs américains pétitionnaires ne font que de la figuration pour le public américain) (8).

De fait, ces pays émergents en voie d’industrialisation accélérée sont intégrés à la zone dollar. Ce qui veut dire en termes simples que la balance commerciale d’un pays où les sociétés s’organisent selon les principes de la « plateforme » ne veut plus rien dire. Pour raisonner à nouveau comme cet économiste, l’avantage comparatif qui crée le déficit américain n’est pas en Chine, mais aux États-Unis.

Ce sont les sociétés américaines qui domicilient où elles le veulent le déficit américain. Si le Yuan est réévalué, Wallmart passera ses commandes au Vietnam. Le déficit US restera le même, mais il sera comptabilisé au Vietnam (si les entreprises oeuvrant au Vietnam sont vietnamiennes, ce qui n’est pas assuré) plutôt qu’en Chine, et le chômage augmentera en Chine.

Gave ajoute : « Les pays qui pour des raisons politiques (rejet de la globalisation et de la mondialisation) refuseront ce modèle de production verront leurs entreprises absolument laminées, car elles seront forcées de conserver des activités de production cycliques et peu rentables dans des zones où elles n’ont rien à faire. À terme, elles disparaîtront, et tous leurs emplois avec elles (et pas seulement les emplois industriels). Et le protectionnisme ne les sauvera pas plus qu’il n’a sauvé l’industrie textile en France. » (9).

Le raisonnement de Gave laisse entendre que les investisseurs étrangers désirent détenir des actions de ces sociétés américaines, et que les dollars excédentaires qui entreraient ainsi aux États-Unis serviraient à acheter des actions de ces sociétés ou des obligations émises par les gouvernements des États-Unis. Ce qui signifierait que l’équilibre des paiements américains se ferait en prenant en compte les ventes d’actifs américains aux étrangers.

Cete dernière hypothèse de l’éminent économiste est totalement faux cependant. La preuve en est que depuis 2008 les investissements étrangers (directs et de portefeuilles) ne cessent de diminuer aux États-Unis à cause de l’instabilité du dollar américain (10).

Le modèle de division internationale du travail appelé « plateforme » entraîne la relocalisation de la production dans les pays pauvres ce qui réduit d’autant le pouvoir d’achat des travailleurs des pays riches car l’augmentation des emplois du secteur tertiaire ne compense pas la destruction des emplois dans le secteur secondaire, et qui plus est, les emplois tertiaires créés sont parfois si mal payés (MacDonald et Tim Horton) que les capacités de consommation des travailleurs d’occident sont réduits à presque rien, ce que les banques compensent pour un temps par l’élargissement du crédit à la consommation qui ne fait qu’accroître l’endettement des ménages jusqu’à la prochaine crise des « subprimes ».

Plus loin Gave explique que les constructeurs asiatiques sont totalement dépendant du marché nord américain pour survivre et que donc ils ne peuvent pas refuser de vendre leurs marchandises aux firmes ayant siège social aux États-Unis contre des dollars dont la masse internationale est toujours plus importante et la valeur marchande toujours plus réduite (le dollar ne vaudra bientôt plus qu’un demi euro). Ce raisonnement est également faux. À court terme le constat est exact, mais à moyen terme la Chine et l’Inde ont commencé à développer leurs immenses marchés domestiques et ils se rendront ainsi de plus en plus indépendants du marché nord américain et alors ils refuseront les dollars plombés et c’en sera fini pour cette devise.

PRIVATISATISATION DES BALANCES COMMERCIALES

L’économiste Gave ajoute : « Les marchés n’ont pas compris que nous sommes en train d’assister à la privatisation des balances commerciales nationales. Ce qui veut dire en termes simples que quiconque reste enfermé dans la logique de la comptabilité nationale pour effectuer ses investissements va tout droit à la ruine. » (11).

Le développement impérialiste signifie la totale intégration du capital industriel et du capital bancaire en un capital financier international « off shore », sans patrie, sans intérêt national et voué exclusivement à l’accumulation de profits et de dividendes internationaux. En cela Gave a raison de souligner que pour ces puissants spéculateurs boursiers et pour ces grandes entreprises multinationales la seule comptabilité globale qui vaille est la comptabilité internationale. C’est d’ailleurs pourquoi ces ploutocrates réclament l’internationalisation des organismes de gestion et des mécanismes de régulation économique.

Ce qui provoque la présente crise budgétaire américaine (défaut de paiement de leur dette souveraine gigantesque de 15 000 milliards de dollars) est du au fait que les dépenses du gouvernement fédéral et des États américains sont croissantes alors que les revenus étatiques sont en baisses. Nous savons déjà pourquoi les dépenses américaines sont si importantes – guerres d’agression incessantes, subventions aux entreprises privés et aux banques soit - 1 200 milliards en 2008 seulement (12) – mais pourquoi les revenus des impôts sont-ils en baisse alors que les firmes américaines sont prospères et font des profits records ? Même si Barak Obama augmentait le taux d’imposition des entreprises américaines cela ne changerait rien.

C’est que les entreprises dites « Américaines », c’est-à-dire ayant leur siège social aux États-Unis (alors que leurs manufactures et leurs centres d’affaires sont répartis un peu partout dans le monde) ne rapatrient plus leurs profits aux États-Unis afin d’éviter de les « dollariser » et de les voir dévaloriser par l’inflation et la dévaluation de cette monnaie. Les trusts et les entreprises multinationales Américaines choisissent de localiser leur profits dans des centres bancaires « off shore », dans des paradis fiscaux (Caïmans, Bahamas, Monaco, Macao, Israël, etc.) où ils se mélangent aux capitaux du monde interlope et une fois blanchies ils sont réinvestis dans les pays émergents ou dans des fonds boursiers spéculatifs.

« Pour prendre la mesure du choc qui se prépare, il est utile de savoir que même les banques américaines commencent à réduire leur utilisation des bons du trésor US pour garantir leurs transactions par crainte des risques croissant pesant sur la dette publique US. Le groupe GEAB croit qu’un autre 15 000 milliards d’actifs-fantômes spéculatifs vont s’envoler en fumée dans les prochains mois de 2011 et 2012. En ce moment les grandes entreprises accumulent de la trésorerie en prévision de ce choc financier qui verra les trésoreries gouvernementales s’effondrer. » (13).

INFLATION ET DÉVALUATION DE LA MONNAIE

Au milieu de ce salmigondis la Fed (banque fédérale américaine) songe à un troisième épisode d’assouplissement quantitatif…Comprendre ici que la Fed songe à émettre de nouveaux dollars pour acheter les obligations d’épargnes des gouvernements américains que de moins en moins de spéculateurs (y compris les banques américaines) désirent acquérir car l’investissement est trop risqué. Cette troisième émission de monnaie engendrera la dévaluation du dollar et une inflation importante aux États-Unis ; méthodes par lesquelles le gouvernement américain transfert le coût de la crise de la dette souveraine sur le dos des petits salariés, des retraités, des pauvres et des démunis qui verront leur maigre pouvoir d’achat s’éroder encore davantage (14).

Pour le gouvernement américain les bénéfices combinés de l’inflation et de l’émission de monnaies est double puisque d’une main il décharge le fardeau de la dette sur le peuple (par la hausse des prix et des recettes fiscales de l’État) et de l’autre il réduit d’autant sa dette extérieure en dévaluant les créances en dollars de ses créanciers. C’est la raison pour laquelle de nombreux pays dans le monde cherchent à transiger avec d’autres monnaies que le dollar américain, ce que nous avions déjà souligné dans une étude antérieure (15).

Pendant ce temps, les immenses trusts internationaux, les multinationales de tout acabit, les spéculateurs boursiers et les banquiers internationaux observent l’économie mondiale, spéculent, jouent avec les actifs du monde entier et cherchent à tirer leur épingle de ce jeu macabre dont les lois inéluctables les entraînent inévitablement vers la catastrophe économique. Mais attention, ce système économique moribond ne s’effondrera pas de lui-même, il imposera encore et toujours plus de sacrifices aux peuples du monde entier afin de se maintenir à flot. Seule une révolte généralisée pourra l’abattre et construire un monde nouveau…Qu’attendons-nous pour le construire sur ses ruines ?

 

Robert BIBEAU

 

(1) http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=...

(2) http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceSt...

(3) http://www.wikiberal.org/wiki/Balance_des_paiements

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut

(5) http://lexpansion.lexpress.fr/economie/etats-unis-vers-un-de...

(6) http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=...

(7) http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=...

(8) http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/etat...

(9) http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=...

(10) http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceSt...

(11) http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?p=77356&sid=...

(12) http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/3298...

(13) GEAB no 56 Spécial été 2011. Crise systémique globale – dernière alerte avant le choc de l’automne 2011. in L’Étoile du Nord, vol 9 no 3. Mai-juin 2011.

(14) Aux Etats-Unis la Fed est poussée à injecter des liquidités dans l’économie. Le Monde, 17.08.2011. Page 11.

(15) http://www.centpapiers.com/la-chine-imperialiste/74924

 

URL de cet article 14472
http://www.legrandsoir.info/la-dette-souveraine-et-la-crise-de-l-imperialisme.html
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:37

piggy-bank-on-money-lg.jpgS’il y en a un qui doit se réjouir de l’issue de la guerre, c’est bien le géant pétrolier français qui est bien placé pour faire main basse sur une belle part de l’or noir libyen.


Qui était parmi les tous premiers Français à venir début mars à Benghazi encourager les insurgés libyens ? Un représentant de Total. Et l’entreprise peut aujourd’hui se frotter les mains : l’empressement de l’Elysée à reconnaître le CNT, comme à défendre l’intervention militaire a fait rentrer le groupe dans les bonnes grâces du futur régime.
Car si les insurgés libyens sont sur un champ de ruines politique, ils ont déjà réorganisé une filière du pétrole avec l’entreprise AGOCO. Celle-ci vient d’annoncer que les pays qui n’ont pas activement soutenu la rébellion se verraient certainement privés du marché pétrolier libyen. A savoir la Russie, qui se dit résignée à y perdre ses intérêts, la Chine, qui proteste déjà vigoureusement pour tenter de sauver ses 50 projets et 36000 emplois, et le Brésil. A l’inverse, AGOCO aurait promis une part conséquente du gâteau à Total.

Avant la guerre, la compagnie pétrolière française n’exploitait qu’une part marginale de la production libyenne : 3 % des 1,6 millions de barils par jour extraits dans le pays. C’est une victoire très importante pour Total, d’autant plus que la Libye dispose de réserves très importantes. Ce que les marchés financiers ont très bien compris puisque avec l’entrée des insurgés à Tripoli, l’action du groupe a bondit de plus de 4 % dès lundi. Autre signe des négociations en cours, l’inquiétude d’Eni, qui a préféré ne pas attendre la fin de la guerre pour revenir en Libye et tenter de préserver ses intérêts qui y sont très importants.

Autre acteur français qui pourrait bien bénéficier de l’engagement militaire français en Libye : GDF-Suez. Le pays contient d’importantes ressources en gaz également, et le groupe français y est totalement absent. Pour l’instant, puisque des négociations seraient en cours. Ce que GDF refuse de commenter, mais signe qui ne trompe pas, l’action du groupe a elle aussi bénéficié grandement de la victoire de Tripoli (+ 5%).
Cette guerre du pétrole reste risquée. Le CNT est profondément divisé et il est fort probable qu’il peine à maintenir la paix, une fois la guerre terminée, ce qui n’est pas encore fait. On peut en ce cas parier que la France devrait trouver un prétexte pour maintenir des troupes dans la région, même si c’est contraire à la résolution de l’ONU.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 18:34
1-459198-5720995.jpg"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa

La Russie vient la semaine dernière de célébrer un anniversaire peu banal. En effet, le vendredi 19 août 2011 était le 20ème anniversaire du putsch de Moscou. Cet évènement anodin pour beaucoup de Français, surtout pour les jeunes, a pourtant eu une importance capitale. Non seulement l’échec du putsch a scellé le destin de l'URSS mais il a aussi également accéléré  l’apparition de la nouvelle Russie.

L'URSS connaissait depuis 1985 et l'élection du président Gorbatchev des réformes assez radicales, qui devaient transformer l'Union soviétique. Ces réformes, plus connues sous le nom de Perestroïka, ne suscitaient pas l’adhésion d’une aile dure et conservatrice au sein de la société et notamment au sein du puissant parti communiste. En outre, les agitations nationalistes dans diverses républiques soviétiques faisaient craindre à cette même aile conservatrice des velléités d'indépendance dans ces républiques, qui auraient fatalement porté atteinte à l'intégrité territoriale et politique de l'Union Soviétique.

Le 19 août 1991, ils décidèrent donc de démettre de force le président Gorbatchev en organisant un putsch militaire, notamment pour empêcher la signature d’un traité qui annonçait à leurs yeux la fin imminente de l’URSS. Le putsch était coordonné notamment par le responsable du KGB Vladimir Krioutchkov, le ministre des Affaires intérieures (MVD) Boris Pougo et le ministre de la Défense Dimitri Iazov. Ce fameux 19 août, des blindés envahissent la capitale russe et Guennadi Ianaïev est nommé président par intérim. Le soir même, le président français François Mitterrand donne une interview  dans laquelle il reconnait un peu rapidement et à mi-mots la réussite du coup d’état et le nouveau pouvoir Soviétique. Mais en Russie Boris Eltsine (alors président du soviet suprême, l’équivalent du parlement de l’URSS) devint, un peu malgré lui, le symbole de la résistance à ce Putsch.
Finalement la tentative de coup d’état n’a duré que trois jours, les heurts entre manifestants et militaires ont fait trois morts, ce qui est finalement très peu. Moscou a frôlé une catastrophe. Aux yeux de la population, Boris Eltsine est devenu l’homme fort et providentiel du pays. Moins de six mois plus tard, en décembre, les Ukrainiens votent pour leur indépendance, immédiatement reconnue par la Russie. L’URSS est dissoute de facto, remplacée par la CEI et Boris Eltsine devient le 25 décembre 1991 le premier président de la jeune et démocratique fédération de Russie, après la démission de Michael Gorbatchev. Une page de l’histoire est tournée.

La disparition de l’URSS survint en décembre 1991 alors que pourtant le 17 mars de la même année, un  référendum avait été organisé pour savoir si les peuples soviétiques voulaient maintenir l’Union en tant qu’entité. Le “oui“ s’était imposé à 76%, malgré le boycott des états baltes, de la Moldavie, la Géorgie et l’Arménie. Les scores d’adhésion les plus élevés furent atteint en Azerbaïdjan, au Kazakhstan, en Biélorussie et au Kirghizstan. Sans surprise, la Biélorussie et le Kazakhstan sont aujourd’hui déjà membres de l’union douanière avec la Russie, alors que le Kirghizstan prépare actuellement son adhésion. Le cas de l’Ukraine est intéressant puisque si 70% des votants soutinrent le maintien de l’URSS en mars 1991, ils furent 90% à voter pour l’indépendance du pays le 1er décembre 1991. Ce total basculement des votes ne peut que faire penser au basculement électoral que le pays a connu en soutenant majoritairement un président ouest-orienté en 2005, pour ne lui attribuer que 5% des voix 5 ans plus tard et réélire un président est-orienté. Le pays semble encore aujourd’hui toujours chercher sa voie et sa place entre l’Europe de l’ouest et la Russie et se montre du reste très frileux face au projet d’union douanière avec la Russie.
En Russie, les opinions restent partagées, à propos de ce brusque changement de régime et de système, qui s’est produit il y a 20 ans. 58% des Russes interrogés en avril dernier affirment encore regretter la disparition de l’URSS, mais ils étaient 75%  en 2000. Enfin pour 40% des Russes interrogés ces événements ont été tragiques pour le peuple et le pays et seulement 10% les interprètent comme une victoire de la démocratie, bien loin de l’interprétation qui est faite de ces événements à l’ouest. Alors pourquoi ces sentiments contrastés puisque la Russie a surmonté les terribles conséquences des deux dernières crises économiques qu’elle a du affronter en 1998 et 2008, que l’état est enfin reconstruit et que les grandes inquiétudes des années 90 ont disparu?

Il est évident que les Russes, malgré le redressement rapide du pays, ont une forme de nostalgie de l’empire soviétique et du statut de grande puissance qui était celui de l’URSS. Cette envie de retrouver une Russie-puissance (un peu comme on parle d’Europe puissance) existe dans le peuple comme dans ses élites. Le manifeste du parti dominant Russie-Unie dans le préambule de son manifeste se définit comme “Le parti du succès de la Russie, le parti du redressement de tout le pays contre des adversaires qui ne lui ont laissé qu’une place humiliante dans le monde contemporain“. Pour beaucoup de Russes, toutes générations confondues, les inégalités inévitablement créées par le capitalisme libéral de type occidental sont un fait nouveau, qui n’existait pas sous l’URSS. Malgré la hausse des revenus en cours, une partie importante de la population (16%) vit encore sous le seuil de pauvreté et se sent laissée pour compte dans ce récent développement économique du pays.
Voilà sans doute le grand défi auquel fait face le pouvoir politique russe actuel: Faire en sorte que le développement économique de la Russie bénéficie à toute la population. Il s’agit  aussi d’empêcher l’émergence de foyers de contestations sociales trop importants, qui pourraient avoir des répercussions sociales et électorales. Le mieux être de toute la population est une condition indispensable pour prétendre au statut de grande puissance, statut auquel la Russie aspire en ce début de 21ème siècle.

 

http://fr.rian.ru/tribune/20110824/190663707.html

Repost 0