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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 19:09

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http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/barroso-non-hollande-ne-l-a-pas-137481

 

Hollande ne veut pas croire une telle chose nous dit-on !


Barroso, un homme si courtois, si policé, se serait mouché dans les rideaux !….


C’est un peu la même sidération qu’au lendemain de l’affaire Strauss-Kahn, ou celle de Cahuzac.


Sauf qu’il est à craindre que cette fois l’homme assume, et ne baisse pas le regard, se sentant protégé par plus fort…A moins qu’il ne se perde encore une fois dans ses circonvolutions habituelles levantines, propres à vous endormir. C’est ainsi qu’il a fait son petit bonhomme de chemin, sur le chemin de Bruxelles qui n’est pas celui de Compostelle. Rien d’un Saint-Just ou d’un Robespierre, mais plutôt un de ces exemples carriéristes que l’on vit fleurir sous la restauration.


Une déclaration en tout cas, intéressante, pour ce qu’elle nous révèle, et qui nous fait nous demander qui sont les véritables intérêts, et maîtres de cet homme !

De quoi s’agit-il ?…De quelle crime notre pays s’est-il rendu coupable pour que ce fonctionnaire sorte enfin de ses gonds, et en arrive presque à imiter Kroutchev, martelant de sa godasse, sur la table de L’ONU, le droit indescriptible de son pays à s’inscrire dans l’histoire.

Dans un entretien publié lundi par l’International Herald Tribune, José Manuel Barroso a en effet violemment critiqué la volonté française d’exclure le secteur audiovisuel du mandat de négociations commerciales de la Commission avec les États-Unis, qualifiant cette attitude de« réactionnaire ».

On accuse souvent la commission européenne d’être tiède, ou timorée, mais voilà bien l’exemple du contraire. Cet homme, tant vanté souvent pour son esprit consensuel vient de nous montrer que cette assemblée savait trouver de nouveaux éléments de langage… Le mot réactionnaire, cette pince multiprise venant de surgir de la main du plombier de toutes les europes libérales est en effet fort de café, et nous réveille sérieux, nous faisant loucher du coté du passé !

Diable, cette chose existerait-elle encore à Bruxelles, ce palais du neuf sans aspérités, où les drapeaux nationaux ressemblent à des pots de géraniums de toutes les couleurs ?

Une réaction désigne la politique prônant et mettant en œuvre un retour à une situation passée, réelle ou fictive. Le terme est opposé à révolutionnaire, celui qui est ouvert aux idées, à la modernité, et va de l’avant…..

Barroso deviendrait-il révolutionnaire ?

S’est il rallié à la pensée de Marx, ce grand décodeur ? Dans le manifeste du parti communiste, Karl Marx nous dit que les classes moyennes combattent la bourgeoisie, qui est une menace pour leur existence en tant que classe moyenne. « Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices ; bien plus, elles sont réactionnaires : Elles cherchent à faire tourner à l’envers la roue de l’histoire. ».

Mais dans quel sens ? La roue de l’histoire ressemble de plus en plus à celle d’une cage d’écureuil, baptisé « le marché « ! On nous dit qu’on a intérêt à en mettre un coup, si l’on ne veut pas se faire doubler par les écureuils américains ou asiatiques, beaucoup plus gros, hardis et voraces, pas des feignants peureux comme nous se cachant dans les arbres au moindre bruit !

Du coup, le matériel logistique propre à opérer, s'est bigrement rétréci sur le terrain des opérations, au fur et à mesure que le monde curieusement se complexait. En plus de la pince mutiprise, ajoutez dans la fameuse boite à outils un bon vieux marteau, comme au temps de l'union soviétique. Ca suffira pour la feuille de route, autre régal sémantique qui nous révèle l'improvisation de ces élites, quand elles doivent agir au niveau politique. La feuille de route est à la politique, ce que la liste des commissions est au commerce....

Pas besoin de lire Tocqueville et Keynes, pour appréhender cet univers.

Plutôt qu'à Marx, intéressez-vous plutôt aux Marx Brothers, et à la limite à Milton Friedman, celui dont la pensée éclairante comme le phare de Rhodes à permis aux généraux Chilien de sabler ce nouveau genre de démocratie qui a fait florès, et qui nous ramène, par un curieux retournement des valeurs, l'accusation de "réactionnaire" !. 

Beaucoup de bruit pour rien, aurait dit Shakespeare, dans ce palais du silence où l'on fait plus souvent les comptes d'apothicaire, que de tenter de mettre les idées à plat. 

Tout cela sera-t-il une tempête dans un verre d’eau, un lapin sorti du chapeau européen et repeint vite fait aux couleur de l’union américaine ?

Mais qu’est donc l’objet du délit ?

 La France refuserait de se soumettre au marché, qui soi-disant sauve de tout, et avant tout de la faillite. On voudrait bien le croire et l’essayer à la limite, pour le mettre à l’épreuve du réel, quand les faits vous indiquent la nécessité d’un changement de paragdime.


Mais pour le coup on s’interroge ! Cette exception culturelle que la France a mise en place lui a permis justement de défendre vaillamment son cinéma sur le marché de l’export, de permettre à des producteurs et des artistes de vivre, tout en défendant des valeurs, une philosophie culturelle et une place dans le monde…Du moins, pour ce qu’il en reste. 

Ce régime, que tant de pays nous envie, nous a permis d’être sur le podium de tête de la production cinématographique.

On aurait donc pu s’attendre à ce que notre homme justement encourage un système qui marche si bien, et promotionne des initiatives allant dans le même sens, dans d’autres domaines, afin que les gens puissent retrouver travail, dignité, richesse.... Et sens.... Un mot qui manque dans la fameuse boite à outils..... Pourtant le pied à coulisse indispensable que tout artisan chérit.

Je vois très bien la scène : La France, via Hollande, "voulant bien le croire", recevant des palmes à Bruxelles, au nom de la commission européenne reconnaissante.

Les chiffres de retour sur intérêts de cette exception que l'on a su défendre, sont à mettre dans la même poche que celle de nos spiritueux, dans la balance du commerce.

Mais a priori les chiffres et les statistiques n’intéressent les libéraux que quand ils peuvent les exploiter pour illustrer une doctrine totalitaire.

Cette exemple surréaliste c’est un peu, comme s’ils voulaient imposer à un champion de course à pied de se mettre des chaînes aux pieds pour courir plus libre. Entendez plus libéral, le mot détourné de son sens commun d’émancipation, pour sa vulgarisation la plus ville, celle d’une porte ouverte à tous les courants d’air et à tous les prédateurs.

S’il y avait justement un exemple pour illustrer que le protectionnisme était une source de richesse et de profit, c’est bien cette exemple de l’exception culturelle française dont il faudrait se servir.

Faudrait-il soumettre le cinéma et la culture en général à la même moulinette libérale qui a permis à Mittal d’éteindre les hauts fourneaux de Florange pour son plus grand profit ?

On le savait, mais on le voit comme jamais : En dehors de cette affaire ahurissante, et ce qu’elle révèle, il y a tout le sort du monde, dans ses différences qui est représenté.

Vous pouvez dire ce que vous voulez, vous égosiller, et prouver que votre affaire est judicieuse et rentable, le totalitarisme en place n’a que faire de vos belles paroles, contre lesquelles il répond à un dogme, une caricature de sens.

Ces ultra libéraux ressemblent comme deux gouttes d’eau à vendre aux inquisiteurs du moyen âge, qui répondaient à l’esprit des lumières naissant par leurs vérités toutes faites, elles mêmes issues d’un livre qui leur disait que la terre était plate, comme une pièce de monnaie justement.

L’argent, toujours lui. Incapable de répondre aux grands défis.

Ces gens sont habiles en tous sophismes, et vous diraient d’abandonner vos vêtements sur la banquise, afin de relancer le marché et la concurrence.

« Un renard libre pour un poulailler libre, avec des poules libres ! » Disait Orwell, pour se moquer….Il semble bien que son fameux livre « La ferme des animaux » soit toujours d’une actualité urgente. Cette novlangue n'admet que les flux d'argent, toujours plus intenses, survolant les frontières, s'en moquant, pour un but qui n'appartient qu'à cette aristrocratie autoproclamée, et dont la suffisance nous étouffe. 

Il y a deux ou trois ans, Regis Debray, dans un autre livre plein d’esprit et de sens intitulé « Eloge des frontières » livrait une réflexion toujours plus actuelle sur cette soi-disant « ouverture » qui en est bien justement le contraire.

« Les éminents sociologues qui ont pris la distinction pour de la morgue ont ouvert les vannes de l’argent, que toute barrière en colère et que l’exception culturelle insupporte. La frontière a mauvaise presse ; elle défend les contre pouvoirs. N’attendons pas des pouvoirs établis, et en position de force, qu’ils fassent sa promo. Ni que ces passe-murailles, que sont évadés fiscaux, membres de la jet-set, stars du ballon rond, trafiquants de main d’œuvre, conférenciers à 500 000 dollars, multinationales adeptes des prix de transfert déclarent leur amour à ce qui leur fait barrage. »

Barroso finalement tombe à pic. On pourrait presque le féliciter d’avoir réouvert le débat. Bien des révolutions ont commencé par des paroles plus ou moins heureuses :

« S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! »

Et bien sûr Barroso, tapi derrière Marie-Antoinette, aurait ajouté :

« Et en plus ils sont libres de l’acheter où ils veulent !

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:56

72.jpgEn 2013, les anciens résistants et Déportés survivants appellent les français de toutes tendances à résister encore.

resister.aujourdhui@gmail.com

www.resisteraujourdhui.blogspot.com
(en cours de reconstruction)

 


Le 16 juin 1940, Paul Reynaud démissionne, Pétain le remplace


Le 17 juin 1940 à 12H30, le maréchal Pétain, 84 ans, déclare d’une voix chevrotante :

Français !


A L’APPEL de Monsieur le Président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du Gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée qui lutte, avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires, contre un ennemi supérieur en nombre et en armes. Sûr que, par sa magnifique résistance, elle a rempli nos devoirs vis-à-vis de nos alliés. Sûr de l’appui des Anciens Combattants que j’ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.
En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le coeur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut tenter de cesser le combat.
Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’Honneur les moyens de mettre un terme aux hostilités.
Que tous les Français se groupent autour du Gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n’écouter que leur foi dans le destin de la Patrie.

 


Le jour même du discours de Pétain, quelques Français se disent "révulsés" comme Germaine Tillion, cofondatrice quelques semaines plus tard du premier réseau de résistance.

Le soir même, Daniel Cordier, jeune maurrassien et futur secrétaire de Jean Moulin, rédige à Pau un tract "contre le traître Pétain".

Le démocrate-chrétien Edmond Michelet et le communiste Charles Tillon font de même à Brive et à Bordeaux.
Le lendemain le Général De Gaulle lance son appel de Londres.


L’appel de Charles Tillon du 17 juin 1940 à Bordeaux-Gradignan


"Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini : l’Espagne, l’Autriche,
l’Albanie et la Tchécoslovaquie... Et maintenant, ils livrent la France.
Ils ont tout trahi.
Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler , livrer le pays entier au fascisme.
Mais le peuple français ne veut pas de la misère, de l’esclavage, du fascisme.
Pas plus qu’il n’a voulu de la guerre des capitalistes.
Il est le nombre : uni, il sera la force.
Pour l’arrestation immédiate des traîtres
Pour un gouvernement populaire s’appuyant sur les masses, libérant les travailleurs, établissant la légalité du parti communiste, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec l’URSS pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes.
Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes,
UNISSEZ VOUS DANS L’ACTION !"


Charles Tillon
fondateur et commandant en chef des Francs Tireurs et Partisans Français (FTPF), soldats sans uniforme.


L’appel d’Edmond Michelet du 17 juin 1940 à Brive


Le 17, aidé d’un marchand de machines à écrire de Brive, Frédéric Malaure, Edmond Michelet polycopie un texte de Charles Péguy, extrait de L’Argent, qui comprend notamment ce passage :

« Celui qui ne se rend pas a raison contre celui qui se rend. En temps de guerre, celui qui ne se rend pas est mon homme quel qu’il soit, d’où qu’il vienne et quel que soit son parti. Celui qui rend une place ne sera jamais qu’un salaud, quand même il serait marguillier de sa paroisse… »

Puis, quand les deux hommes ont suffisamment d’exemplaires, ils contactent des amis sûrs, un professeur de lycée et quelques ouvriers, et, la nuit tombée, vont discrètement les distribuer leurs feuilles dans les boîtes aux lettres de Brive


L’appel de Daniel Cordier ( 19 ans) le 17 juin 1940 à Pau


« Les jeunes font appel à ceux de leurs camarades qui aiment la France, qui savent encore ce qu’elle représente et qui veulent sauver son âme. Ils leur demandent de se retrouver dans ce but. Groupons-nous. La France ne doit pas mourir. »

Germaine Tillion résiste dès le 17 juin 1940


révulsée par le discours de Pétain annonçant l’armistice, elle cherche dès le 17 juin à résister et participe à la fondation du Réseau du musée de l’homme, le tout premier des réseaux de la résistance. Dénoncée et arrêtée en 1942, elle est déportée l’année suivante à Ravensbrück où elle résiste en restant ethnographe et décrivant l’univers concentrationnaire


L’appel du Général De Gaulle le 18 juin 1940 à Londres


 "Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.
 Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.
 Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres."

 


Des français de toutes sensibilités ont su, dès 1940, résister et appeler à résister.

Jean Moulin créa le 27 mai 1943 le Conseil National de la Résistance réunifiant tous les acteurs de la résistance, mouvements de Résistance, syndicats et partis politiques
Heureusement, l’unité, péniblement acquise, va survivre à l’arrestation de Jean Moulin et l’outil qu’il a créé, malgré les coups de l’ennemi, va se perfectionner jusqu’à la veille de la Libération en adoptant le 15 mars 1944 le programme du Conseil National de la Résistance.

En 1994, des personnalités de tous horizons politiques ou confessionnels, de Lucie Aubrac à Jacques Chaban-Delmas, ont décidé de parrainer « Résister Aujourd’hui  » pour une mémoire vivante et partagée de la Résistance et de la Déportation.

En voyant en 2013, le démantèlement des acquis sociaux et culturels du programme du CNR pour lesquels nos aînés se sont battus parfois jusqu’au sacrifice suprême dans les maquis ou dans les camps de la mort les anciens résistants et Déportés survivants nous appellent les français de toutes tendances à résister encore.

En nous appuyant sur notre Comité de Parrainage, nous devons par tous les moyens exiger le respect de cette mémoire en résistant aujourd’hui à la banalisation des idées d’extrême droite, en défendant l’esprit et les valeurs du programme du Conseil National de la Résistance et en exigeant avec force et détermination l’application des lois de la République, la dissolution immédiate du groupe responsable du lynchage mortel de Clément Méric et des enquêtes approfondies sur tous les groupes extrémistes violents, en particulier ceux de la mouvance identitaire ainsi que leur interdiction si nécessaire.

 


« Résister Aujourd’hui » Aix en Provence le 18 juin 2013

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:43

Grand-guetteur-Nicolas-Lavarenne.jpgLe découragement, parfois, peut guetter celles et ceux qui, même s'ils ne le savent pas - ou plus, se réclament du communisme. Nous sommes, là et maintenant, dans un monde à mille lieues du communisme et la somme des renoncements de celle qui se prétend la gauche est plus nombreuse que les têtes de l'Hydre de Lerne. Nous vivons dans le stress au travail (travail qui envahit nos existences) et dans le silence de fait alors que des gens (parce que roms, parce que musulmans, parce que sans-papiers et surtout parce que pauvres) sont l'objet de la persécution de l'Etat.

 

Au lieu d'être guettés, devenons des guetteurs !


S'il pourrait y avoir de quoi désespérer, nul ne peut en vérité (pré)dire ce que sera demain. Une étincelle peut mettre le feu à toute la plaine, comme en Turquie, par exemple, où la défense d'un parc a débouché sur un mouvement politique d'ampleur.


C'est cela que nous rappelle le grand poète communiste allemand Bertolt Brecht. Porter l'idée communiste exige une foi (et une pratique militante), y compris - et surtout - lorsque l'apparence d'un monde est à pleurer.


Le retournement - ou le renversement -, à n'en pas douter, ne sera pas graduel (laissons ces vieilles lunes à la socialisterie). Il viendra comme un voleur dans la nuit.


Il faut à nouveau répandre la culture des camarades.

 

Aucun - aucun ! - courant politique autre que le communisme n'eut d'aussi grands poètes.

 

ELOGE DE LA DIALECTIQUE

L’injustice aujourd’hui s’avance d’un pas sûr.


Les oppresseurs dressent leurs plans pour dix mille ans.


La force affirme: les choses resteront ce qu’elles sont.


Pas une voix, hormis la voix de ceux qui règnent,


Et sur tous les marchés l’exploitation proclame: c’est maintenant que je commence.


Mais chez les opprimés beaucoup disent maintenant :


Ce que nous voulons ne viendra jamais.

Celui qui vit encore ne doit pas dire : jamais !


Ce qui est assuré n’est pas sûr.


Les choses ne restent pas ce qu’elles sont.


Quand ceux qui règnent auront parlé,


Ceux sur qui ils régnaient parleront.


Qui donc ose dire: jamais ?


De qui dépend que l’oppression demeure? De nous.


De qui dépend qu’elle soit brisée? De nous.


Celui qui s’écroule abattu, qu’il se dresse !


Celui qui est perdu, qu’il lutte !


Celui qui a compris pourquoi il en est là, comment le retenir ?


Les vaincus d’aujourd’hui sont demain les vainqueurs


Et jamais devient: aujourd’hui.

Bertolt Brecht

(traduction Maurice Regnaut)

 


http://blogs.mediapart.fr/blog/yvan-najiels/150613/guetter-limpossible

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:21

1181-Wiji-Thukul.jpg

D’après une célèbre photo de Wiji Thukul, l’œil bandé. Il avait été blessé lors d’une manifestation en 1995. DR

http://www.courrierinternational.com/article/2013/06/20/wiji-thukul-le-poete-et-le-dictateur

 

«Tyran!


Aujourd'hui il nous menace et il essaye de nous faire peur


Aujourd'hui il construit sa maison et cherche à diriger toute notre vie


Je te demande si tu vas le laisser faire cela


Je te demande si tu vas accepter de perdre ta conscience et ton courage dans ta prison obscure


Actuellement il t'interdit de te lever, avec ses lois


Je te demande où est ta main pour les déchirer...»

 

 


Bio express

Wiji Thukul naît en 1963 à Solo, dans le centre de Java. Marié, il est père de deux enfants. Toute son œuvre porte la marque de son engagement politique dans l’opposition à Suharto. Entré dans la clandestinité en 1996 pour échapper à la répression, il ne donne plus signe de vie à partir de 1998. Sa femme lui parle une dernière fois au téléphone à la mi-mai de cette année-là. Thukul l’appelle de Jakarta, alors théâtre de violentes émeutes. Il lui assure être en sécurité.

 


Il n’a jamais pu prononcer les “r” correctement. Ce léger défaut d’élocution ne l’a pas empêché d’être considéré comme un danger public par l’“ordre nouveau” [nom donné à la dictature de Suharto, qui dirigea le pays de 1965 à 1998].

Il avait les cheveux toujours en broussaille et portait des vêtements tout chiffonnés. Ses pantalons semblaient n’avoir jamais connu ni le savon ni le fer à repasser. Il ne paradait pas comme un paon. Mais, quand Wiji Thukul lisait ses poèmes au milieu des ouvriers et des étudiants, il passait aux yeux des forces de l’ordre pour un agitateur, un provocateur. Les tracts, posters et pamphlets qu’il imprimait étaient diffusés à grande échelle dans les milieux ouvriers et paysans. Ses actions pour éduquer les jeunes des quartiers et des villages étaient jugées en haut lieu comme une incitation à la haine du régime. C’est pourquoi on l’a muselé. Et fait disparaître.

Quinze ans ont passé depuis les émeutes de mai 1998. Cette année-là, entre le 13 et le 15 mai, Jakarta est secouée par de violentes manifestations. Des immeubles sont incendiés, des magasins pillés. Suharto tombe le 21 mai. La “réforme” commence alors [reformasi, en indonésien, indique la période qui a suivi la chute du dictateur].

A la fin des années 1990, Thukul se trouve à Solo [une ville du centre de l’île de Java]. Il est le leader de Jaker, une organisation culturelle affiliée au tout jeune Parti démocratique du peuple (PRD), assimilé par le ministre de la Sécurité au Parti communiste indonésien [banni depuis 1965]. Le PRD et toutes les organisations qui lui sont affiliées ont été interdits par le régime [en 1996]. Comme de nombreux autres opposants, le poète décide d’entrer dans la clandestinité et commence à vagabonder d’une ville à l’autre. Sa photo est diffusée par tous les journaux et les chaînes de télévision : il est l’un des hommes les plus recherchés par la police. Il circule dans des bennes de camion, en bus ou dans des estafettes. Alors que la situation à Jakarta devient de plus en plus chaude, Thukul part pour Kalimantan [partie indonésienne de l’île de Bornéo] avec l’intention de passer en Malaisie, de se terrer dans un village de migrants ou dans tout autre lieu sûr, comme une plantation de palmiers à huile. Dans chaque ville où il fait halte, il se cache dans la maison d’amis ou de connaissances de confiance. Dans sa cavale, il continue à écrire des poèmes.

On connaît la suite : des opposants sont enlevés en rafales. Quinze années ont passé, mais Nezar Patria se souvient de tout. Les questions de ses ravisseurs [en mars 1998], qui le torturent, résonnent encore dans les oreilles de l’ancien étudiant : “Tu connais Wiji Thukul ? Dis-nous où il est !” Comme Nezar ne répond pas, tchac, tchac, les coups s’abattent sur son ventre alors qu’il est étendu à moitié nu sur un lit de camp, les pieds liés par des câbles, sa main gauche menottée, les yeux bandés. Il se souvient de l’appareil de climatisation installé au plafond ; il projette un air glacé qui pénètre ses os. Des voix continuent à hurler : “Où est Wiji Thukul ? Tu sais bien, celui qui fait des pamphlets. Ses poèmes sont bons, mais son cerveau est sale.”

L’enquête menée par la Commission nationale des droits de l’homme a conclu que ces enlèvements relevaient d’une entreprise criminelle concertée, planifiée et exécutée par les acteurs de diverses institutions étatiques. Et donc pas seulement par le commando Mawar [“rose”], formé spécialement à cet effet par le Kopassus [les forces spéciales d’intervention de l’armée indonésienne]. Lors d’un procès à la Haute Cour militaire de Jakarta, en 1999, Bambang Kristiono, le chef du commando Mawar, a revendiqué “en son âme et conscience” la responsabilité des enlèvements. En retenant cette déclaration, la cour a renoncé à enquêter sur l’implication d’autres hauts fonctionnaires, ainsi que sur les tortures et sévices infligés aux victimes. Sans parler de la disparition de treize militants. Les cellules sombres du quartier général du Kopassus, là où avaient lieu les séances de torture, sont aujourd’hui rasées. A la place, un jardin de fleurs multicolores a été aménagé – contraste saisissant avec le destin des militants disparus dans le noir.

A l’époque, la disparition de Thukul passe d’abord inaperçue. Après la chute de Suharto, des personnes sortent de la clandestinité, mais le poète, lui, demeure invisible. Les militants pensent qu’il se cache dans sa famille. A l’inverse, sa famille est persuadée qu’il est sous la protection du PRD. Finalement, le parti lance une équipe sur ses traces. Le premier à pressentir le pire est Jaap Erkelens, un chercheur de l’Institut royal néerlandais d’études sur l’Asie du Sud-Est et les Caraïbes (KITLV). Erkelens a étudié l’œuvre de Thukul et connaît bien l’homme. Le 18 février 2000, il envoie une lettre au courrier des lecteurs du quotidien Kompas, dans laquelle il demande à toute personne qui aurait des informations de le contacter. Aucune réponse. En mars 2000, la femme du poète, Dyah Sujirah, signale officiellement la disparition de son mari auprès de Kontras, la Commission des disparus et des victimes de violence, fondée en septembre 1998. De nouvelles recherches sont lancées.

Résultats : nuls. Tout laisse à penser que Thukul est mort. Lorsqu’elle est à son tour partie sur les traces du poète, la rédaction de Tempo a organisé des discussions avec des militants, des victimes des enlèvements, des membres de la Commission nationale des droits de l’homme et de Kontras, ainsi qu’avec des amis et des proches de Thukul. Nous avons envoyé plusieurs journalistes dans les villes où Thukul a fait halte. Dans chaque localité, nous avons passé toutes les éventualités au peigne fin. Nous avons vérifié les rumeurs, comme celle qui voulait que Thukul se soit remarié à Kalimantan, une information qui s’est révélée fausse.

Résistance. Lors de nos recherches, nous avons fait quelques découvertes inattendues : comme le fait que le frère cadet de Thukul était prêtre à Solo. L’existence de ce jeune frère a suscité l’espoir que Thukul ait pu profiter de tout un réseau de planques dans les congrégations religieuses et les églises en dehors de Java. Une rumeur disait qu’il se serait caché sous l’identité d’un abbé dans un séminaire, et même qu’il aurait rejoint une église aux Philippines. Un rapport affirmait que Thukul avait été vu sur le marché Agung, à Depok [banlieue sud de Jakarta], en 2006. Une autre rumeur affirmait qu’il avait été aperçu à Banten. Nous n’avons pas ignoré non plus les mentions de cadavres non identifiés : par exemple un corps ressemblant à celui de Thukul aurait été découvert dans la forêt de Tawangmangu, à Java centre. On racontait aussi que son cadavre faisait partie de ceux jetés dans l’archipel de Seribu – une rumeur sur laquelle Kontras a enquêté précédemment.

Nous n’avons pas suivi uniquement la piste de sa mort, mais aussi celle de sa poésie. Il faut reconnaître que très peu de poètes sont entrés dans l’histoire avec un poème devenu aussi emblématique que Le Rappel, dont le vers “Un seul mot : résistance” est aujourd’hui aussi connu que “Je suis un animal sauvage” de Chairil Anwar [poète indonésien mythique mort en 1949, à l’âge de 27 ans].

Deux personnes ont influencé sa poésie. La première est Cempe Lawu Warta, le directeur du théâtre Jagat à Jagalan, un quartier proche de la maison de Thukul à Solo. Lawu a protégé le poète quand il était adolescent et que les voisins se moquaient de lui. C’est aussi grâce à Lawu que Thukul a découvert la “poésie troubadour”. L’homme de théâtre invitait les membres de sa troupe à clamer leur poésie en déambulant de quartier en quartier pour la mettre à l’épreuve du peuple. L’autre personne influente est Halim H. D., un agitateur culturel de l’université Gadjah Mada [à Yogyakarta, centre de Java], qui a introduit Thukul dans le réseau des intellectuels et des militants venus de toute l’Indonésie.

Mais c’est dans l’organisation Jaker que le poète a connu beaucoup d’artistes luttant pour la démocratie. Il participait aux réunions et aux discussions. Il lisait les écrits des philosophes Paulo Freire et Ivan Illich sur l’éducation libératrice. Il était un adepte de l’approche d’Augusto Boal, ce dramaturge brésilien qui utilisait le théâtre comme instrument pour détruire la culture du silence, battre en brèche l’oppression qui distille dans le peuple la peur de parler. En 1994, lorsque les magazines Tempo, Editor et Detik ont été interdits, Thukul a rassemblé à Solo les jeunes du centre communautaire pour commémorer la nuit où la presse a été muselée. L’année suivante, il a organisé une immense grève dans l’usine textile Sritex de Sukoharjo, à Java centre. Plus de 15 000 ouvriers ont cessé le travail. La police a attaqué les manifestants. Thukul a été roué de coups jusqu’à en perdre à moitié l’ouïe et la vue.

Ses meilleurs poèmes ont été publiés dans le recueil Je veux être un projectile [inédit en français]. Il y a par ailleurs tous les poèmes qu’il a écrits en cavale et qu’il a confiés à Stanley Adi Prasetyo, un militant par la suite devenu membre de la Commission nationale des droits de l’homme. Dans cette édition de Tempo, nous publions ces poèmes, pour la plupart inédits.

Thukul n’est peut-être pas le poète le plus brillant de notre pays. L’histoire de la République indonésienne montre qu’il n’est pas non plus le seul à avoir été victime d’un enlèvement politique. Mais la vie de Thukul est importante dans l’histoire de l’“ordre nouveau” et ne doit pas être oubliée : c’est la vie d’un poète dont les vers faisaient trembler la dictature et dont la mort demeure jusqu’à nos jours un mystère.

Publié le 12 mai

EN SAVOIR PLUS — La fin de Suharto

En 1998, cela fait trente et un ans que le général Suharto dirige l’Indonésie d’une main de fer, après avoir ravi le pouvoir à Sukarno, le père de l’indépendance. Mais la crise économique qui lamine le pays ébranle son régime, et la chute de Marcos, aux Philippines, en 1986, donne des idées à la jeunesse indonésienne. En 1996 est fondé le Parti démocratique du peuple (PRD), qui se donne pour objectif de renverser Suharto avec l’appui du peuple. C’est à cette occasion que Wiji Thukul lit son poème Le Rappel et ce vers devenu célèbre : “Un seul mot : résistance !” Le PRD est immédiatement interdit. Ses membres entrent dans la clandestinité, avec comme consigne de créer des comités d’action pour fomenter la révolte. En 1998, tout se précipite. Les arrestations se multiplient. Le 12 mai, une fusillade contre des étudiants de Jakarta sert de déclencheur à plusieurs journées d’émeute, qui débouchent, le 21 mai, sur la démission de Suharto.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:05

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http://www.sudouest.fr/2013/06/17/a-cuba-leur-pierre-a-l-edifice-1087502-2485.php

La délégation landaise de Cacao venue faire l’état des lieux sur place de l’école cubaine aidée. (Photo dr)

Il y a deux mois, quelques membres de l’association saint-pierroise Cacao rentraient d’un séjour à Cuba. Non pas touristique, cette escapade dans les Caraïbes avait pour but la rénovation d’une école sur place. Retour sur une opération humanitaire que Cubains et Landais ne sont pas près d’oublier.

Le 15 décembre 2012, Cacao, avec ses partenaires, organisaient une soirée au profit de l’école cubaine de Cañizo, ravagée par l’ouragan Sandy. Grâce à la mobilisation de tous, ce sont 4 500 euros qui ont été récoltés. Une somme suffisante qui laissait entrevoir un programme de travaux de rénovation bien ambitieux. Les ambassadeurs de l’association saint-pierroise et des partenaires engagés se sont alors rendus à l’école de Cañizo.

Accueillis là-bas chaleureusement, les participants reconnaissent encore avoir en tête les images de cette superbe journée… Ce petit panneau leur souhaitant la bienvenue, cette visite de l’école avec le détail de tous les travaux à réaliser et les enfants qui travaillaient studieusement, les mamans du village qui leur ont offert un en-cas confectionné par leurs soins…

« Les salles et toitures détruites ont été reconstruites, des sanitaires séparés ont été aménagés et un ordinateur offert. Une partie de l’école a pu être rénovée : murs peints et décorés, terrasse en béton, jardin aménagé », déclare-t-on chez Cacao. Mais il reste encore beaucoup à faire : la classe des tout-petits n’a pas pu être finie. Mais cette première avancée est déjà une victoire. Les vêtements, le matériel scolaire et les médicaments collectés tout au long de l’année par l’association saint-pierroise ont aussi fait le bonheur des enfants… Et du médecin scolaire.

Il reste à faire

Enfin, une surprise de taille attendait la délégation : les enfants avaient préparé un spectacle. « Nous avons assisté à un festival coloré de chants et de danses des tout-petits », confie l’un des participants. « Un lien très fort nous a réunis avec l’école et les habitants de Cañizo. Nous espérons continuer à les aider car il reste à faire ». Il ne serait donc pas étonnant de voir l’association poursuivre ses efforts autour de la réhabilitation de cette école et de ce village cubain, notamment dans l’organisation de son programme d’activités culturelles et humanitaires pour la saison à venir.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 18:00

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http://www.citycle.com/13202-la-montee-du-niveau-des-mers-ferait-perdre-a-cuba-2700-km2

 


Depuis le début du XX° siècle, le niveau marin a augmenté de 17 cm et cette augmentation pourrait atteindre les 42 cm d’ici 2100, d’après le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat. Causé par le réchauffement climatique qui engendre la dilatation de l’eau et la fonte des glaces terrestres, les eaux pourraient d’ici quelques décennies recouvrir une partie des littoraux mondiaux dont 2700 km² de l’île de Cuba.


D’ici 2050, Cuba risque de perdre 2.700 km2 de terres et plusieurs milliers de logements en raison de la montée du niveau des mers. L’information a été divulgué par le directeur de l’agence nationale de l’Environnement.

Si la hausse du niveau des mers se poursuit au rythme actuel, en 2050 nous aurons perdu 2700 km2 et quelque 9000 logements, a affirmé le directeur de l’agence, Tomas Escobar.

L’archipel de Cuba à une superficie d’environ 110 000 km² et a un littoral riche et varié de près de 6000 km grâce auquel les cubains ont pu construire de multiples ports en eaux profondes. La montée des eaux serait donc une véritable tragédie tant en terme d’écologie que dans le domaine du tourisme et de l’économie.

Cela affectera l’ensemble de l’écosystème, de la productivité des sols agricoles aux constructions côtières, mais aussi réduira les surfaces de forêts et de cultures, ainsi que la disponibilité et la qualité de l’eau potable, appuie Thomas Escobar.

Le gouvernement a depuis peu mis en place un programme de protection pour amoindrir les effets néfastes de ce changement climatique.

Cuba a établi des priorités pour réduire les vulnérabilités, identifiées par des études de prévention des risques établies par des scientifiques du pays. Malheureusement, la hausse du niveau des mers a déjà fait des dégâts, la frange côtière est désormais submergée. Le gouvernement s’est don donnée comme mission de préparer les cubains à ce changement et de les inciter à aider à la réhabilitation des éléments de protection naturels via les technologies écologiques.

Source :

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:55

 

 

5992658-cuba-cirka-1976--cachet-postal-cuba-cirka-1976-les-.jpgLes autorités cubaines ont indiqué mercredi que les négociations avec Washington sur la reprise du service postal entre les deux parties étaient "satisfaisantes".

Des pourparlers ont été tenus mardi et mercredi à Washington entre des officiels cubains et américains des postes et ont atteint des résultats "fructueux", mais le service postal s'avèrera difficile en raison de l'embargo commercial imposé par les Etats-Unis sur Cuba, a indiqué un communiqué officiel publié par les autorités cubaines.

L'objectif de la rencontre bilatérale est de régler les difficultés affectant la normalisation des échanges de courrier entre le pays insulaire et son voisin du nord, dont les liens postaux ont dû être réalisés via des pays tiers pendant environ 50 ans.

Lors de leur rencontre à Washington, les deux parties ont convenu de convoquer un nouveau round de pourparlers dans les mois à venir.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:50

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Les Etats-Unis viennent une nouvelle fois d’inclure Cuba dans la liste des pays soutenant le terrorisme, suscitant l’ire de La Havane qui rejette une accusation « arbitraire ».

Depuis 1982, Cuba fait partie de la liste des nations soutenant le terrorisme international, établie par le Département d’Etat des Etats-Unis, avec pour conséquence l’application de diverses sanctions. L’administration républicaine de Ronald Reagan avait décidé d’inclure l’île en raison du soutien apporté aux mouvements révolutionnaires en Amérique latine, notamment au Salvador. A l’époque, le gouvernement conservateur avait décidé de mettre un terme à la politique de rapprochement avec La Havane entreprise par son prédécesseur James Carter, qui était sur le point de normaliser les relations avec Cuba.

Dans son dernier rapport rendu public le 30 mai 2013, Washington justifie le maintien de La Havane au sein du groupe incluant l’Iran, la Syrie et le Soudan, en soulignant que « dans les années passées, certains membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont été autorisées à trouver refuge à Cuba ». Le rapport note également que « le gouvernement cubain a continué à abriter des fugitifs recherchés aux Etats-Unis. Le gouvernement cubain a également fourni un soutien tels qu’un logement, des bons alimentaires et un accès aux soins à ces individus ». Enfin, le document fait allusion à la présence de séparatistes basques à Cuba [1].

Néanmoins, Washington omet de souligner plusieurs éléments fondamentaux qui mettent à mal les différentes accusations. Pour ce qui est des FARC, La Havane a effectivement accueilli certains éléments par le passé. Mais c’est la Colombie avait sollicité le gouvernement cubain pour cela dans le cadre de négociations destinées à déboucher sur un accord de paix. Ainsi, depuis novembre 2012, Cuba est le siège de négociations entre des représentants des FARC et du gouvernement colombien. Le rapport du Département d’Etat admet que Cuba « accueille des pourparlers de paix » entre la guérilla et l’Etat colombien et souligne qu’il n’y a « aucune indication que le gouvernement cubain ait fourni des armes ou un entrainement paramilitaire à des groupes terroristes » [2].

Wayne S. Smith, ancien ambassadeur étasunien à Cuba, a fait part de son incompréhension suite à la publication du rapport : « Le gouvernement colombien, loin d’accuser Cuba d’abriter des guérilléros, a salué à maintes reprises la contribution de La Havane dans le processus de paix [3] ».

Pour ce qui est des membres de l’ETA, Washington omet de signaler que La Havane n’a fait que répondre à une demande du gouvernement espagnol de Felipe González d’accueillir certains dirigeants, dans le cadre de négociations de paix avec l’organisation séparatiste basque.

Jim McGovern, représentant républicain pour l’Etat du Massachussetts, a également exprimé son désaccord avec la décision du Département d’Etat. « Il n’y a aucune preuve que Cuba apporte son soutien à des groupes terroristes », a-t-il noté, rappelant que la Colombie avait maintes fois salué «  le rôle constructif » de l’île dans la recherche d’un accord de paix [4]. Anthony Quainton, ambassadeur à l’origine de l’inclusion de Cuba dans la liste des pays terroristes en 1982, a également fait part de sa désapprobation : « Le temps est venu, pour nos intérêts mutuels, de retirer Cuba de la liste ».

De la même manière, Patrick Ryan, ancien ambassadeur étasunien, auteur des rapports sur le terrorisme entre 2007 et 2009, a conjuré Washington de mettre un terme à la stigmatisation contre La Havane :

« En tant qu’ancien diplomate américain, auteur des rapports sur le terrorisme entre 2007 et 2009 […], j’ai visité Cuba à de nombreuses reprises dans le cadre de mon travail. Je suis convaincu que le fait de maintenir Cuba sur la liste des pays soutenant le terrorisme est absurde et hautement politique, notamment au vu de ses omissions évidentes.

Où est la Corée du Nord, qui a lancé des attaques contre le sud durant les dernières années – et a récemment menacé de lancer une frappe nucléaire contre les Etats-Unis ? […] Aucune source crédible de renseignement n’affirme que Cuba représente actuellement une menace à notre sécurité. […]

Depuis trop longtemps, une petite minorité de politiciens cubano-américains a dicté la politique étrangère des Etats-Unis vis-à-vis d’un de nos voisins géographiquement le plus proche, et a utilisé cette liste de pays terroristes hautement questionnable pour justifier le maintien d’un embargo datant de la guerre froide.

Curieusement, ces membres du Congrès soutiennent la liberté des Cubains de voyager aux Etats-Unis mais pas la liberté des Américains de voyager à Cuba, et utilisent la justification du terrorisme pour cela.

Le fait que certains membres du groupe séparatiste basque ETA se trouvent sur l’île avec la bénédiction du gouvernement espagnol, que les membres des FARC se trouvent à Cuba durant les pourparlers de paix accueillis par La Havane et soutenus par le gouvernement colombien et que plusieurs fugitifs de la justice américaine – aucun d’eux n’a été accusé de terrorisme, soit dit en passant – aient vécu en exil depuis les années 1970, ne sont tout simplement pas des arguments crédibles pour maintenir l’accusation. […]

Il est temps d’adopter une nouvelle approche car l’actuelle politique anachronique a lamentablement échoué depuis plus d’un demi-siècle. » [5].

De son côté, le gouvernement de La Havane a condamné l’instrumentalisation de la guerre contre le terrorisme à des fins politiques. Dans une longue déclaration, le Ministère des Affaires étrangères a apporté une réponse à Washington :

« Cette décision honteuse a été prise en dépit de la vérité et ignorant le large consensus et la demande explicite de nombreux secteurs de la société étasunienne et de la communauté international pour que cesse cette injustice.

Le seul but de cet exercice discrédité contre Cuba est d’essayer de justifier le maintien du blocus, une politique qui a échoué et qui est condamné par le monde entier.

Le gouvernement des Etats-Unis persiste à maintenir cette désignation arbitraire et unilatérale, malgré l’effondrement total des accusations ridicules et des arguments faibles qu’il a traditionnellement utilisé lors des dernières années comme excuses pour ce faire. […]

Le territoire de Cuba n’a jamais été utilisé et ne sera jamais utilisé pour abriter des terroristes d’aucune origine, ni pour organiser, financer ou perpétrer des actes de terrorisme contre aucun pays du monde, y compris les Etats-Unis. Le gouvernement cubain rejettent et condamne sans équivoque tout acte de terrorisme, partout, en toute circonstance et quelles que soient les motivations avancées.

Au contraire, le gouvernement des Etats-Unis emploie le terrorisme d’Etat comme arme contre des pays qui défient ses intérêts, causant des morts au sein de la population civile. Il a fait usage de drones pour perpétrer des exécutions extrajudiciaires de supposés terroristes, y compris étasuniens, occasionnant la mort de centaines de civils innocents [6].

Le gouvernement cubain accuse également Washington d’abriter des terroristes d’origine cubaine responsables de plusieurs milliers d’assassinats, chose que les Etats-Unis ne nient pas. Depuis 1959, le terrorisme en provenance des Etats-Unis a coûté la vie à 3 478 Cubains et 2 099 sont handicapés à vie. Le cas le plus emblématique est celui de Luis Posada Carriles. Ancien policier sous le régime dictatorial de Fulgencio Batista, Posada a été recruté par la CIA en 1961 et est devenu expert en explosifs. Il est responsable de plus d’une centaine d’assassinats dont l’attentat du 6 octobre 1976 qui a provoqué l’explosion en plein vol un avion civil au dessus de la Barbade, entrainant la mort de 73 personnes dont toute l’équipe junior d’escrime cubaine qui venait de remporter les Jeux panaméricains. Il est également l’auteur intellectuel de la vague d’attentats terroristes qui a secoué l’industrie touristique cubaine entre avril et septembre 1997 et qui a coûté la vie au citoyen italien Fabio di Celmo, faisant des dizaines de victimes [7].

La culpabilité de Luis Posada Carriles ne fait aucun doute. En effet, les rapports du FBI et de la CIA sont explicites à ce sujet : « Posada et Bosch ont orchestré l’attentat à la bombe contre l’avion [8] ». De la même manière, dans son autobiographie Los caminos del guerrero, revendique ouvertement sa trajectoire terroriste. Enfin, le 12 juillet 1998, Posada Carriles concédait une interview au New York Times dans laquelle il se vantait d’être la personne ayant commis le plus grand nombre d’actes terroristes contre Cuba, revendiquant la paternité intellectuelle des attentats de 1997. Selon lui, le touriste italien « se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment [9] ».

Face à la recrudescence des attentats dans les années 1990, Cuba a infiltré plusieurs agents en Floride afin de déjouer les projets terroristes de groupuscules d’extrême droite d’origine cubaine. Après avoir réuni un volumineux dossier au sujet de 64 personnes impliquées dans des actes violents contre l’île, La Havane a transmis les données au FBI. Au lieu de procéder à l’arrestation des individus appartenant à ces organisations criminelles, Washington a fait arrêter les cinq agents infiltrés au sein de l’exil cubain et les a condamnés à des peines de prison allant de 15 ans à la perpétuité, au cours d’un procès qui a été dénoncé par Amnesty International, les Nations unies et pas moins de dix Prix Nobel [10].

L’instrumentalisation à des fins politiques d’un sujet aussi grave que le terrorisme nuit à la crédibilité du Département d’Etat, accusé de calcul et d’hypocrisie. D’un côté, Washington affirme qu’il mène une guerre contre le terrorisme et de l’autre, il offre une protection à des criminels tels que Luis Posada Carriles et sanctionne cinq agents cubains dont le rôle était d’empêcher la réalisation d’attentats contre Cuba. Au nom de la guerre économique et idéologique que Washington mène contre La Havane depuis plus d’un demi-siècle, les Etats-Unis n’hésitent pas à placer sur la liste des pays terroriste une nation dont la principale caractéristique est d’avoir été victime du terrorisme depuis cinquante ans.

 

Salim Lamrani

 

Opera Mundi

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/29299/cuba+estados+unidos+e+a+luta+contra+o+terrorismo.shtml

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

[1]  Unites States Department of State, « Country Reports on Terrorism 2013 », mai 2013. http://www.state. gov/documents/ organization/ 210204.pdf (site consulté le 2 juin 2013).

[2Ibid.

[3Latin American Herald Tribune, « U.S. Urged to Drop Cuba from Terror List », 8 mars 2013.

[4Ibid.

[5]  Patrick Ryan, « Former U.S. Diplomat Patrick Ryan : Time to Drop Cuba from Terror List », The Hill, 30 avril 2013. http://thehill.com/blogs/global-affairs/guest-commentary/296867-former-us-diplomat-patrick-ryan-#ixzz2SnlLc3RR (site consulté le 2 juin 2013).

[6]  Ministère des Affaires étrangères de la République de Cuba, « Cuba no reconoce al Gobierno de EEUU la más mínima autoridad moral para juzgalo », Cubadebate, 30 mai 2013.

[7]  Salim Lamrani, Cuba, ce que les médias ne vous diront jamais, Paris, Estrella, 2009, p. 135-154.

[8Federal Bureau of Investigation, « Suspected Bombing of Cubana Airlines DC-8 Near barbados, West Indies, October 6,1976 », 7 octobre 1976, Luis Posada Carriles, the Declassified Record, The National Security Archive, George Washington University. http://www.gwu.edu/ nsarchiv/NSAEBB/NSAEBB153/19761008.pdf (site consulte le 3 juin 2013).

[9]  Ann Louise Bardach & Larry Rohter, « Key Cuba Foe Claims Exiles’ Backing », New York Times,12 juillet 1998.

[10]  Salim Lamrani, op. cit.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:47

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 Moubarak est le père de tous les Egyptiens » - Mohamad Badie guide suprême des Frères musulmans (1).

 


Depuis l’arrivée de Mohamed Morsi au pouvoir en juin 2012 (2), la résistance aux Frères musulmans et aux salafistes leurs alliés se poursuit et s’amplifie. La police et les milices des Frères ne font désormais plus peur aux contestataires. Grèves, manifestations pacifiques et affrontements violents se produisent régulièrement un peu partout en Égypte. Les manifestants accusent les Frères musulmans d’avoir confisqué et trahi la révolution qu’ils n’ont, par ailleurs, jamais vraiment acceptée. Rappelons pour mémoire que la Confrérie a refusé de participer à la grande manifestation populaire du 25 janvier 2011 qui a forcé Moubarak, dix huit jours après, à quitter le pouvoir le 11 février. Entre la population et le régime, la rupture est totale. Les masses opprimées égyptiennes se sont vite rendues compte que ni l’armée, ni les Frères musulmans ne servent leurs intérêts. Bien au contraire, ces deux pouvoirs, comme celui de Moubarak et de Sadate, sont au service des classes possédantes égyptiennes et de l’impérialisme américain. En Égypte, le processus révolutionnaire est loin d’être terminé(3).

En quelques mois seulement, trois secrétaires d’État américains se sont rendus en Égypte pour apporter leur soutien à Morsi alors que celui-ci est contesté dans tout le pays (4). En mai 2013, l’Administration de Barack Obama a reconduit discrètement l’aide militaire à l’Égypte (1,3 milliard de dollars). Cette « aide » revêt aujourd’hui une importance particulière. Les américains savent que le rôle politique des militaires est déterminant. L’armée égyptienne reste pour eux le moyen le plus sûr pour sauvegarder leurs intérêts ainsi que ceux d’Israël. Rappelons que le montant de cette « aide » a nettement augmenté depuis la signature du traité de paix avec Israël en 1979 concédé par Sadate et non remis en cause par les Frères musulmans. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI), bras financier de Washington, presse le pouvoir égyptien à accepter ses conditions comme, entre autres, la suppression des subventions aux produits de première nécessité en échange d’un prêt de 4,8 milliards de dollars. Le Qatar, satellite et sous-traitant des américains, ne cesse de déverser ses pétrodollars sur le régime des Frères pour le sauver de la colère populaire (5). L’Union Européenne n’est pas avare non plus avec la Confrérie :« L’Union européenne et des institutions financières associées ont offert un montant de plus de cinq milliards d’euros, ou plus de 6,5 milliards de dollars, en dons, prêts à taux réduit et prêts pour la période 2012-2013 afin de soutenir la transition démocratique en Egypte » affirmait le président du Conseil européen Herman Van Rompuy (6). Tous les pays impérialistes petits et grands, d’une manière ouverte ou dissimulée déploient leurs efforts pour maintenir, vaille que vaille, au pouvoir un régime contesté par une grande partie de la population.

Les pays capitalistes qui ont brisé l’élan et la vitalité admirables des soulèvements populaires dans le monde arabe, soutiennent aujourd’hui par tous les moyens la confrérie des Frères musulmans ennemis du changement et du progrès. Les pays impérialistes menés par les États-Unis sont, dans une large mesure, responsables du maintien au pouvoir des tyrans arabes anciens et nouveaux. Leurs intérêts sont profondément incompatibles avec ceux des peuples de cette région du monde qui n’aspirent qu’à se débarrasser de ces despotes d’un autre âge. Chaque révolte, chaque soulèvement réellement populaire est, directement ou indirectement, réprimé dans le sang. Le cas de Bahreïn est exemplaire à cet égard (7). Mais Bahreïn n’est que l’arbre qui cache la forêt. Combien de révoltes ont été brisées en Arabie Saoudite (8), en Jordanie, au Yémen, à Oman, au Koweït etc.? Les premières révoltes populaires et pacifiques en Libye et en Syrie ont été transformées par l’intervention impérialiste en guerre civile. Des mercenaires et des forces obscurantistes ont été armés, entraînés, financés et soutenus médiatiquement par l’occident capitaliste pour renverser les régimes en place. Les Frères musulmans, qui soutiennent les « rebelles » syriens, viennent de rompre toute relation diplomatique avec Damas. Morsi a même appelé « la communauté internationale » à mettre en place une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie ! Leurs positions se confondent ainsi avec celles des États-Unis et de ses satellites locaux comme l’Arabie saoudite, le Qatar ou encore la Turquie.

Dans le cas de la Libye, il a fallu une intervention militaire directe de l’OTAN, bras armé de l’impérialisme, pour renverser le régime de Kadhafi. « L’intervention impérialiste en Libye a fait des dizaines de milliers de victimes innocentes. Elle a détruit l’essentiel de l’infrastructure économique du pays. Elle a brisé l’unité de la nation libyenne. L’impérialisme américain et son supplétif européen ont imposé au peuple libyen par la violence un pouvoir sans légitimité aucune, mais qui leur est totalement soumis » (9).

Le soulèvement populaire en Égypte, s’il a écarté Moubarak du pouvoir, n’a pas réussi à renverser son régime. Les Frères musulmans ont repris tel quel l’appareil répressif d’État et le font fonctionner pour leur propre compte afin de sauvegarder les intérêts des classes dominantes et de l’impérialisme américain leur protecteur. Les structures économiques, sociales et politiques sont, à quelques inflexions près, restées les mêmes. Le régime se régénère et se reproduit avec une rhétorique différente dans une situation différente. La tête de Morsi a remplacé celle de Moubarak au sommet de l’État. Le régime continue à fonctionner avec un discours différent mais avec les mêmes pratiques et les mêmes politiques économiques de classes : misères et exploitation pour l’immense majorité de la population avec des promesses d’un monde meilleur au Paradis, richesses et pouvoir ici-bas pour une petite minorité d’exploiteurs menée par les Frères musulmans.

Les dirigeants de la Confrérie qui nient en théorie la division de la société en classes et, partant, la lutte des classes, mènent pourtant une véritable politique économique au service d’une seule et même classe sociale, la bourgeoisie. Pour la Confrérie, « Les ouvriers ne sont qu’une masse infâme utile à leur propagande religieuse. Ils partagent ce mépris pour la classe ouvrière avec leurs alliés extrémistes, les Salafistes » (10).

Répartition des richesses, travail pour tous, justice sociale, droits des femmes, droits des minorités religieuses, lutte contre la corruption, démocratie, dignité etc., toutes ces revendications portées par le soulèvement populaire ont été effacées par le nouveau pouvoir et remplacées par des préoccupations plus libérales que théologique. Les préoccupations matérielles de classes l’emportent largement ici sur les considérations religieuses. Pour la bourgeoisie égyptienne, l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans est une aubaine qui lui permet d’apaiser sa conscience tourmentée et assoiffée de profit. La Confrérie lui apporte une précieuse légitimation de l’exploitation et de la détention des richesses.

Les opprimés d’Égypte n’ont pas dit leur dernier mot. L’histoire leur a appris comment résister aux oppresseurs avant de les renverser. L’unité des travailleurs, des paysans pauvres et de tous les laissés-pour-compte est vitale pour affronter efficacement les nouveaux pharaons. Leur intérêt est de rendre la révolution permanente, jusqu’à éloigner du pouvoir les classes possédantes et leurs serviteurs, l’armée et les Frères musulmans.

Mohamed Belaali


(1) Mohamad Badie chef suprême des Frères musulmans http://hebdo.ahram.org.eg/NewsContent/0/10/124/2186/Fr%C3%A8res-musulmans-Les-hommescl%C3%A9s-.aspx

(2) Les mouvements de contestation appellent à une grande manifestation le 30 juin 2013 date anniversaire de la prise de pouvoir par Morsi.

Par ailleurs, Morsi vient de nommer 17 gouverneurs appartenant à la Confrérie, à l’armée et aux services de Sécurité. Le nouveau gouverneur de Louxor Adel al-Khayyat appartient, lui, au Parti de la construction et du développement, la branche politique du groupe Gamaa-Al- Islamiya qui a revendiqué en 1997 l’attaque sur un site pharaonique de la région de Louxor, qui avait fait selon les sources entre 62 et 68 morts principalement des touristes.

Les Frères musulmans poursuivent ainsi leur mainmise sur tous les rouages de l’État.

(3) A propos des débats sur la révolution égyptienne, voir (en arabe) Atef Said :« Le libéralisme impérialiste et la révolution égyptienne »

http://www.jadaliyya.com/pages/index/11333/

(4) Hillary Clinton le 21 novembre 2012, John Kerry le 2 mars 2013 et le secrétaired’Etat à la Défense, Chuck Hagel le 24 avril 2013

(5) http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0CX4KZ20130410

(6) http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE90C03C20130113

(7) http://www.belaali.com/article-l-intervention-saoudienne-a-bahrein-et-le-silence-complice-des-bourgeoisies-occidentales-69874090.html

(8) http://www.belaali.com/article-arabie-saoudite-le-silence-complice-des-bourgeoisies-occidentales-sur-les-revoltes-populaires-109557989.html

(9) http://www.belaali.com/article-la-libye-apres-l-intervention-imperialiste-108002868.html

(10) http://www.belaali.com/article-egypte-de-mohammed-ali-a-mohamed-morsi-un-combat-permanent-entre-le-passe-et-l-avenir-114107860.html

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:44

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