Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

0
parti.jpg 
thumbnail-copie-3.jpeg
4cb23c12e9-copie-1.jpg8071d6d8-f802-11df-a4d8-fa25b9579a36-copie-2.jpg 
Capture-du-2012-05-09-21-11-58.png
0
saint-communiste.jpg
00
0
soviet_propaganda.png

 vps-final.jpg

 

BDS-boycott-produits-israel.jpg

  

Recherche

lp.jpg

Léonard PELTIER 

 

arton1476.jpg

Archives

 free-the-miami-5-logo-colour.jpg

 

 rubon1-54e3a.jpgcuba-si.jpg

 

c.jpg

France  Cuba

cuba-si-3.jpg 

cuba_linda.jpg 

 

 

 

motocollant 2010 small

 

 

Thierry-copie-2.jpgHommage à

Thierry MENGUY

 


index.jpg 

une avocate

au service

du salarié

 

Maître

  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





Articles Récents

  • POUR LES FEMME D'ESPAGNE EN 2014 La nuit, la Résistance ... reprise d'un texte de 2009 Alain Girard Je hais les coups d’état, je hais la violence aveugle d’hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires. Je...
  • Obsèques d'Henri Alleg
    Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Esso...
  • Décès d'Henri Alleg
    Les communistes sont en deuil, les communistes valentonnais bien plus encore. Henri Alleg, Henri l'infatiguable du combat anticolonialiste, de celui pour un Etat palestinien, de celui pour une société à laquelle il donnait un nom: socialiste. Henri, ce...
  • METROPOLES
    METROPOLES Déclaration de l’ANECR Assemblée Nationale Affirmation des métropoles : discuter en 3 jours d’un remodelage profond de la République est un scandale ! Les amendements gouvernementaux adoptés par la commission des lois de l’Assemblée Nationale...
  • Un nouveau club politique prend racine | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr CHAUNY - Le club Nouveau siècle verra le jour en septembre. Ou plutôt son antenne régionale. Une réunion d’information s’est tenue samedi matin. Objectif : réfléchir sur la société actuelle.
  • Il n'y a plus rien Ferré
    merci tovaritchi mais l'"vènement cd'est le rassemblemnt réusii des communistes azinbt quentinnois, aussi fort que Léo www.youtube.com Une œuvre magistrale, qui présente notre temps alors qu'elle le précède. Merci Léo, tu nous a marqué à jamais et ce...
  • Alain Girard shared Le libre service de la...
    Alain Girard shared Le libre service de la solidarité's photo.
  • Le candidat rouge sera Olivier Tournay | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr SAINT-QUENTIN - Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.
  • Alain Girard shared Sinn Féin shop's photo.
  • Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's...
    Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's photo.

 

Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

Red_Cavalry_Riding.jpg
La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
sainr-just.jpg
   

A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

KM.jpg


20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:39

banque-20grecque.jpg

 

http://www.bastamag.net/article3135.html

 

Où sont passés les 207 milliards d’euros débloqués par l’Union européenne et le FMI depuis 2010, dans le cadre des « plans de sauvetage » de la Grèce ? Ont-ils vraiment servi au peuple grec ? L’association Attac Autriche s’est penchée sur le détail des versements des deux programmes, validés le 2 mai 2010 et le 21 février 2012 [1]. Résultat : les principaux destinataires sont les banques grecques (à hauteur de 58 milliards d’euros) et les créanciers de l’État grec (pour 101 milliards), principalement des banques et fonds d’investissement.

Au moins 77% de l’aide européenne a donc bénéficié, directement ou indirectement, au secteur financier ! Seuls 46 milliards, parmi les prêts accordés par les créanciers internationaux et européens, ont servi à renflouer les comptes publics de la Grèce. Pendant la même période, l’État grec a payé 34 milliards d’euros, rien que pour les intérêts de sa dette.

Le gouvernement allemand a rejeté les conclusions de cette étude, expliquant que tous les Grecs ont profité du fait que les créanciers du pays n’aient pas fait faillite. Grâce aux plans européens, la Grèce a eu plus de temps pour mettre en œuvre des réformes, ce qui a profité à l’ensemble de sa population, selon Berlin. Les Grecs, asphyxiés par les mesures d’austérité liées à ces crédits internationaux, apprécieront.

Ces données sont-elles accessibles aux citoyens grecs et européens ? Attac a réalisé un travail de fourmi pour récolter ces informations. Et quelques angles morts subsistent. « Il n’y a pas de documentation officielle sur l’utilisation de cette tranche », peut-on lire sur le récapitulatif réalisé par l’association, à propos d’un versement de 3 milliards d’euros, en mars 2012, par le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Ou « l’utilisation de cette tranche n’a pas pu être reconstituée », à propos de 8 milliards d’euros accordés par l’Eurozone et le FMI, en mars 2011. Question transparence aussi, la Troïka (FMI, Banque centrale européenne et Commission européenne) a visiblement de sérieux progrès à faire.

 

 Lire l’étude d’Attac Autriche

 Lire le bilan du second « programme d’ajustement économique » pour la Grèce, réalisé par la Commission européenne (décembre 2012, en anglais).

 Notre reportage : Stratégie du choc : comment le FMI et l’Union européenne bradent la Grèce aux plus offrants

Notes

[1] Le FMI devait contribuer à hauteur de 48 milliards d’euros, les pays de l’Eurozone à hauteur de 80 milliards et le Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour 144,6 milliards. A l’heure actuelle, 206 milliards ont été effectivement distribués.

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Europe
commenter cet article
20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 17:36

dulourd.jpg

 

http://dessousdebruxelles.ellynn.fr/spip.php?article198

 

C’était il y a déjà plus de trois ans. La Grèce se voyait accorder un premier « sauvetage » qui allait l’entraîner avec une vitesse fulgurante dans une crise sociale, économique et politique d’une violence considérable. A la récession et au chômage sans précédents s’ajoutent désormais les velléités autoritaires du Premier ministre Antonis Samaras, illustrées par sa décision brutale de fermer l’audiovisuel public grec.

Une décision qui s’inscrit dans un contexte déjà lourd : menaces de mobilisation forcée voire d’arrestation de grévistes, suspension des conventions collectives, ratonnades organisées par le parti néo-nazi Aube dorée dans une impunité presque totale… Aucun de ces signes avant-coureurs du pire ne semble toutefois ébranler la volonté des gouvernements européens et de la Troïka (Commission, Banque centrale européenne et FMI) de conduire la Grèce plus avant dans l’abîme. Et pourtant, les remises en cause se multiplient, y compris au sein même de la Troïka...

18 juin

Les potions magiques des « cures de rigueur » ? Plutôt des remèdes empoisonnés, reconnaissait en janvier le chef économiste du FMI Olivier Blanchard. Les grecs, quant à eux, n’avaient pas attendu son mea culpa pour constater les effets destructeurs de l’austérité...

Les « plans de sauvetage » et la « solidarité européenne » ? Vaste plaisanterie, démontre un rapport du FMI publié le 5 juin, qui dénonce des plans qui ont « sacrifié » les pays surendettés en faisant porter par eux tout le poids de l’ajustement au profit des économies du « cœur » de la zone euro.

Drôle de conception de la solidarité, qui a moins consisté à renflouer les comptes publics grecs qu’à sauver l’industrie financière : un rapport publié par Attac Autriche permet de mesurer l’utilisation des sommes débloquées pour les « plans de sauvetage » en Grèce, sur la base de données publiques, consultables notamment sur le site de la commission européenne : sur les 206,9 milliards versés depuis mars 2010, au moins 77% de cet argent a bénéficié directement ou indirectement au secteur financier.

Le tout dans une certaine opacité quant à l’attribution finale de ces montants et sans qu’aucune contrepartie n’ait été demandée aux banques en échange du versement de ces sommes.

 

Voilà que les masques tombent. A commencer par celui des économistes orthodoxes et autres idéologues à gages de la finance, dont la rhétorique n’est plus capable de justifier la catastrophe économique et sociale dans laquelle leurs bonnes potions ont plongé la Grèce. Celui des gouvernements européens et des institutions de l’Union européenne, qui ont donné au terme de « solidarité européenne » une nouvelle définition, celle d’une mise à sac brutale d’un pays.

Que penser, en effet, lorsque François Hollande, un mois à peine après avoir déclaré que « l’austérité ne pouvait plus être une fatalité », vient en Grèce pour inciter les électeurs, dans une menace à peine voilée, à « tenir leurs engagements », c’est-à-dire à voter en faveur du conservateur pro-austérité Antonis Samaras, ou alors à se préparer à sortir à leurs frais de la zone euro [1] ?

Et que penser lorsque l’entourage de Georges Papandreou, premier chef d’Etat grec à avoir négocié les conditions du « sauvetage » de la Grèce avec la Troïka, est mis en cause pour évasion fiscale en Suisse (suite à la publication de la fameuse « liste Lagarde » qui a valu au journaliste Kostas Vaxevanis une arrestation expresse) ?

Lorsqu’en Grèce comme en France, les plus fervents défenseurs de la rigueur s’avèrent être les plus corrompus (ce qui fait dire à Emmanuel Todd, en pleine affaire Cahuzac, que « la notion même d’austérité est véhiculée par des pourris ») ?

Les masques tombent… mais cela ne semble pas embarrasser davantage les gouvernements et institutions de l’Union européenne. Les créanciers européens de la Grèce – dont la brutalité et le cynisme sont à même de tirer des remords au FMI – continuent en effet d’imposer des conditions drastiques au gouvernement grec : réduction à la hussarde des effectifs de la fonction publique, taille dans les budgets, réformes antisociales…

Il faut imaginer le degré de stupéfaction dans lequel se trouve plongé le peuple grec, depuis trois ans pris dans le piège de « cette catastrophe nommée sauvetage [2] » ; confronté à un rouleau compresseur que rien ne semble être en mesure d’arrêter, ni la preuve des conséquences désastreuses de l’austérité, ni des mobilisations sociales sans précédents.

C’est que le rapport de force avec les institutions et gouvernements européens semble disproportionné. Dans un contexte où la résignation et la survie semblent les seules options possibles, l’extrême droite progresse de manière spectaculaire en désignant les immigrés comme bouc-émissaires [3]. Un récent sondage montre une progression spectaculaire du parti néo-nazi Aube dorée, donné comme troisième force politique du pays.

Dans le même temps, la mise en œuvre de l’austérité en l’absence de toute légitimité démocratique, nécessite de recourir à des méthodes autoritaires. En janvier 2013, le gouvernement grec a décrété la loi martiale et mobilisé la police anti-émeute pour briser la grève de neuf jours des employés du métro d’Athènes.

Mesure impensable il y a quelques années, les conventions collectives ont été suspendues fin mars 2013, dans l’indifférence presque totale des grandes confédérations syndicales européennes, tandis que les attaques sur les droits du travail se multiplient [4].

La récente fermeture de l’audiovisuel public grec (qui a provoqué l’émotion des médias, mais aussi une importante mobilisation populaire en Grèce) est symptomatique de la manière discrétionnaire dont le gouvernement Samaras impose l’austérité : par décret. Epiphénomène de la rigueur sauvage imposée à la Grèce, elle pourrait néanmoins constituer un symbole, et provoquer une prise de conscience de l’alternative qui se présente en Grèce et en Europe : le lent glissement vers le pire, ou la rupture avec les diktats de l’austérité.

Si les tenants du néolibéralisme affirmaient en 1975 qu’il y avait « des limites désirables à l’extension de la démocratie politique [5] », il est désormais certain que la politique imposée à la Grèce et la démocratie ne sont plus compatibles.

Frédéric Lemaire
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Europe
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 17:57

Jean-Luc Mélenchon et ses alliés souffrent d'être de gauche et de tenir un discours complexe, et parfois hésitant, sur l'Europe.

fdg.jpg 

- Manifestation du Front de Gauche à Paris en septembre 2012 REUTERS/Christian Hartmann. -


«A la fin, cela se terminera entre eux et nous», répète-t-on souvent dans les rangs du Parti de gauche. Anticipant un approfondissement des crises sociales, économiques et politiques, les amis de Jean-Luc Mélenchon sont persuadés que leurs adversaires ultimes seront ceux de Marine Le Pen. Cette grille d'analyse éclaircit la radicalisation du discours du PG lors de son dernier congrès en mars. Pas question de sembler un tant soit peu complice d'une gauche gouvernante en pleine dérive droitière.

L'objectif est d'éviter que l'extrême droite capitalise à son profit la désespérance populaire. Pour l'heure, cette stratégie ne semble pourtant guère couronnée de succès. Le Front de gauche a enregistré un résultat décevant à l'élection législative partielle de la 3e circonscription du Lot-et-Garonne. Avec 5% des voix, sa candidate stagne en pourcentage des suffrages exprimés et perd environ 500 voix par rapport à juin 2012.

publicité

Simultanément, le candidat du FN bondit à 26% des suffrages exprimés, progressant de dix points et gagnant un millier de voix depuis le scrutin précédent malgré la hausse du taux d'abstention. Contrairement aux espoirs de Mélenchon, la colère populaire gonfle essentiellement les voiles de l'extrême droite.

La galère de la gauche

La première raison en est tout bêtement que le Front de gauche souffre d'être situé... à gauche. Malgré tous les efforts de ses dirigeants pour expliquer qu'ils n'ont rien à voir avec les choix gouvernementaux, il reste partiellement associé, dans l'esprit public, au camp au pouvoir. Le PG a beau requalifier les socialistes en «solfériniens», il ne peut faire oublier que son chef de file a été un élu et responsable du PS pendant une trentaine d'années.

Le Front de gauche ne peut, au demeurant, couper tous les ponts avec les socialistes. Sous la pression des élus communistes, il fera liste commune avec eux dans de nombreuses communes lors des prochaines municipales. Au pire, les anciens partenaires de l'union de la gauche se retrouveront au second tour. A moins de verser dans un dangereux isolationnisme, le FDG se doit de garder des contacts dans les différentes familles de la gauche. En témoignent les «Assises de la citoyenneté», organisées ce week-end à Montreuil par le PCF, auxquelles participèrent des représentants de la gauche du PS ainsi que de Europe Ecologie Les Verts.

A l'inverse, le FN s'épanouit quand la gauche est aux affaires. Le parti de Jean-Marie Le Pen est sorti de la marginalité électorale dans les années 1983-84, sur fond de gouvernement à direction socialiste se convertissant à la «rigueur». Il s'est qualifié au tour décisif de l'élection présidentielle de 2002 à l'issue du quinquennat gouvernemental de Lionel Jospin. La présidence Hollande dans un contexte de crise aggravée ne peut que lui être profitable.

Dédiabolisation et radicalisation

La dynamique propre d'évolution des deux Fronts n'est pas non plus étrangère à leurs résultats respectifs. Le FN est engagé, sous la houlette de sa nouvelle présidente, dans un processus de «dédiabolisation» qui le rapproche objectivement des franges les plus dures de l'UMP.

Marine Le Pen a partiellement adouci le discours du FN. Elle espère ainsi jouer des contradictions internes au grand parti de droite. Les municipales de 2014 serviront sans doute de laboratoire à la politique d'ouverture du «Rassemblement bleu marine». Dans plusieurs départements, les responsables marinistes tentent d'attirer des candidats et élus issus d'horizons très divers. Et se préparent à quelques alliances discrètes avec la droite.

Cette évolution contraste avec la prise de distance croissante du Front de gauche au fur et à mesure qu'il bascule de plus en plus clairement dans l'opposition à un gouvernement aussi droitier que maladroit. Par la force de situations, le FDG est engagé dans un processus de radicalisation dont le PG est le moteur. Il s'en suit un durcissement de son discours, servi par le tempérament impétueux et le talent reconnu de Mélenchon, qui ne va pas sans risques électoraux.

Le fait est que l'ancien candidat de la gauche radicale à l'élection présidentielle a désorienté, dans la dernière période, un certain nombre de ses partisans. Et que son influence, à gauche, a régressé. Alors que 46% des sondés lui souhaitaient voir «jouer un rôle important» à l'avenir en mai 2012, ils ne sont plus que 28% en avril 2013 (baromètre TNS-Sofres).

Avantages thématiques

Une troisième série de raisons explique pourquoi le FN court aujourd'hui devant le FDG. Elle tient au positionnement de ces deux forces sur des thématiques essentielles. L'extrême droite a l'immense avantage d'être portée par un discours sur l'immigration en phase avec l'état d'esprit dominant dans les couches populaires. En appelant à «faire France de tout bois», Mélenchon navigue ici à contre-courant.

Le FN a encore l'avantage d'être porté par un discours plus simple et plus clair sur l'Europe que le FDG. Les lepénistes militent en faveur de la sortie de l'euro et ne craignent pas les postures nationalistes. La gauche radicale développe un discours plus complexe, et parfois hésitant, sur une réorientation en profondeur de l'Europe. Le récent congrès du PG a mis en évidence quelques difficultés d'ajustement du discours à l'égard de l'euro.

On rétorquera que le FN est, pour sa part, souvent mis en contradiction avec lui-même sur les questions économiques et sociales où sa lutte verbale contre «l'ultra-libéralisme» trahit vite ses limites. Encore faudrait-il que ces incohérences soient mieux pointées. Et surtout que la question sociale revienne au premier plan des enjeux politiques.

Une chose apparaît néanmoins certaine. Le FDG a peu à gagner, et beaucoup à perdre, en se focalisant excessivement sur le FN. Les deux forces, appartenant à des champs très différents, sont beaucoup moins en concurrence qu'on ne le croît ordinairement. Dans une période de dérive gouvernementale qui mécontente une fraction croissante de l'électorat de gauche, c'est plutôt de ce côté-ci qu'il aurait intérêt à regarder. A défaut, son sectarisme s'affirmerait comme le pendant de l'opportunisme socialiste.


Eric Dupin


blog.slate.fr/tetes-de-series/2013/06/17/votez-pour-le-meilleur-de-2012-2013/

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 13:02
liberation-Nelson-Mandela_pics_809.jpg
Jeune Afrique
 http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-1297.html

11 février 1990, 16h15 heure locale. La démarche est hésitante mais le poing est tendu en signe de victoire. L’autre main, la gauche, se tient serrée dans celle de Winnie. Pendant de longues années, Madiba a été isolé sur l'aride bagne de Robben Island, îlot battu par les vents au large du Cap. Mais aujourd’hui, à 71 ans, il trouve enfin le repos et un peu de chaleur humaine.

Les premiers pas de Nelson Mandela hors de la prison de Paarl – son dernier lieu de détention - tiennent de l’apparition royale. Pour l’occasion, le plus célèbre prisonnier politique du monde a revêtu un élégant costume gris et laissé de côté l’habit traditionnel qu’il arborait lors du procès de Rivonia, en 1964, pour symboliser l’Afrique victime de l’injustice des Blancs.

A cette époque, il avait assuré lui-même sa défense et déployé tous ses talents d’orateur dans une plaidoirie contre l’apartheid et en faveur d'une nation multiraciale et réconciliée. Sa condamnation à vie pour « sabotage » et « complot révolutionnaire » fut sans appel. Puis, le pouvoir blanc a tenté de l’effacer des mémoires. Dans le système carcéral, Nelson Mandela n’était plus un homme, tout juste un matricule anonyme - le fameux 466/64.

Résistant même dans son isolement, il refusa la libération conditionnelle offerte par Pretoria en échange d’un renoncement solennel à la violence. Il avait radicalisé son combat en 1961 lorsqu’il avait fondé le MK (« Umkhonto we Sizwe », la lance de la nation), la branche armée de l’ANC (Congrès National Africain) dans un but « purement défensif contre la violence de l’apartheid ».

« Ouvrez les prisons de l’apartheid ! »

Vingt-sept ans plus tard, le jour de sa sortie, il ne renie pas ce choix. Le leader de l’ANC le dira depuis le balcon de l’hôtel de ville du Cap, qu’il rejoint après avoir emprunté l’autoroute entre Paarl et la capitale législative sud-africaine à bord d’un véhicule gris. Face à lui, sous une chaleur torride, des milliers de compatriotes retiennent fébrilement leur souffle et leurs larmes. « Ouvrez les prisons de l’apartheid !» lit-on sur les pancartes de ses partisans en liesse. Les cris « Liberté, liberté ! » et « Vive le président ! » résonnent dans une ambiance électrisée par le charisme du vieil homme. Sous les acclamations, « Madiba », comme on le surnomme, prend la parole et, d’une voix éraillée, se dit prêt à apporter une « contribution pacifique » aux problèmes du pays, pour peu que le pouvoir blanc « normalise la situation ».

Derrière son poste de télévision, le président Frederik De Klerk écoute les remerciements de Nelson Mandela. La veille, il a crée la surprise générale en annonçant sa libération, ainsi que la légalisation du principal parti d’opposition des Noirs, l’ANC. En succédant au président Botha en 1989, le chef de l’Etat avait hérité d’un pays sous le coup de sanctions internationales et entamé le démantèlement d’un système devenu de plus en plus répressif.

Etat d’urgence

Pour se protéger, le régime d'apartheid a interdit  l’ANC et le Parti communiste. La voie politique étant sans issue, l'ANC a eu recours à la lutte armée, cherchant à déstabiliser le régime. Dans les townships, la colère grondait. Ces tensions avaient abouti en 1986 à la mise en place de l’état d’urgence pour réprimer la révolte des Noirs. Le jour de sa libération, Nelson Mandela réitère son exigence de la levée immédiate de cet état d’urgence et de la libération de tous les prisonniers politiques.

Avec émotion, il fait part de son rêve de toujours, celui « d’une société libre et démocratique dans laquelle tous les êtres vivent ensemble en bonne entente et avec des chances égales ». Il espère « vivre assez longtemps pour voir cet idéal devenir réalité ». Quatre années plus tard, son souhait le plus cher se réalise : les premières élections libres se tiennent dans le pays. Il sera triomphalement élu président de la République et deviendra, plus que jamais, le symbole vivant de la lutte contre l’apartheid. Et de la libération des Noirs face aux oppresseurs blancs.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:56

hoffmann.gif

http://www.lequotidien.lu/interview-du-lundi/45988.html

 

André Hoffmann est professeur de philosophie en retraite. Il défend la nécessité d'un cours de «philosophie pratique» se substituant à l'enseignement de la doctrine religieuse dans l'enseignement public.


 

 
Entretien avec notre journaliste
Jean Rhein


Une remarquable table ronde s'est déroulée récemment (le 7 juin) au Centre culturel de rencontre abbaye de Neumünster, à l'invitation du Grand Orient de Luxembourg, réunissant André Hoffmann et le vicaire général de l'archevêché, Erny Gillen.
 
Peut-il y avoir une éthique, une morale, sans religion?
 
André Hoffmann :
Il y a, en effet, une longue tradition d'éthiques qui ne sont pas d'ordre religieux et qui se construisent essentiellement sur la raison. La philosophie "occidentale" les connaît depuis Aristote, jusqu'à Jürgen Habermas, en passant par Kant, et même par Marx, dans la mesure où on voulait lui attribuer aussi des réflexions d'éthique.

 
Je pense, au contraire, que l'argumentation religieuse constitue plutôt le cas particulier. Il faut bien des détours pour justifier la compatibilité du religieux (de l'élément surnaturel) avec la raison. Lorsqu'on constate que les morales religieuses cherchent elles aussi des justifications rationnelles, on peut se poser la question du bien-fondé tout simplement de l'approche religieuse.
 
Vous avez participé récemment à une table ronde avec Erny Gillen, sur invitation du Grand Orient de Luxembourg. Admettez-vous qu'une association philosophique puisse se considérer comme le porte-parole de la laïcité et le défenseur de la liberté de conscience?
 
Certainement pas comme porte-parole. D'ailleurs je ne suis membre d'aucune association de ce genre et je n'éprouve aucun besoin de m'en justifier.
 
Le Grand Orient, ou une quelconque autre association, ne peut être le représentant de la laïcité. Il conviendrait de définir le terme de "laïcité". Celle à laquelle je me rallierais consiste en une approche négative (entièrement neutre) de l'État dans ses relations par rapport aux mouvements philosophiques et aux communautés religieuses. Tout au plus, une association peut s'inscrire comme objectif de défendre la laïcité.
 
Est surprenant l'intitulé du rapport d'experts publiée en octobre 2012 ("... Relations entre les pouvoirs publics et les communautés religieuses ou philosophiques"), mais cela tient à la mission qu'a définie le ministre des Cultes. Les communautés religieuses sont mises à la même enseigne que les communautés philosophiques. Je me refuse d' adhérer à une pareille communauté philosophique, car je considère que les convictions philosophiques ne devraient pas s'ériger au rang d'une Église.
 
Erny Gillen a suggéré lors de cette conférence qu'un vide pourrait naître si les hommes renonçaient aux valeurs religieusement établies. On se rend compte, même après Vatican II, dans les déclarations officielles, des papes en particulier, que les citoyens qui ne partageraient pas le point de vue de l'Église (sous-entendu catholique, évidemment) ne peuvent disposer et défendre quelconques valeurs.
 
Fâcheusement, l'intolérance religieuse par rapport aux convictions d'autrui s'est manifestée dans le débat sur le droit de mourir dans la dignité et dans celui sur la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse.
 
Pourtant, l'Église catholique affirme que pour les moyens contraceptifs, elle admettait la libre conscience des croyants.
 
La plupart des fidèles ne le savent pas, puisqu'on ne leur inculque pas la position officielle, théologique, fondée sur la contraception de cette façon-là. Il s'agit d'un autre bel exemple de casuistique jésuite, discipline dans laquelle la direction actuelle de l'Église catholique du Luxembourg est devenue une championne (NDLR : la casuistique est une méthode de l'enseignement religieux en vue d'inculquer un code moral; les jésuites l'ont perfectionnée dans leur considération et étude des "cas de conscience" qui donnent l'impression d'une prépondérance de la liberté individuelle), alors qu'elle continue malgré tout à affirmer que la fonction de l'acte sexuel n'est pas la sensualité ou l'amour, mais la seule procréation, tant au Grand-Duché qu'en Afrique noire.
 
Pensez-vous qu'au Luxembourg les communautés religieuses soient traitées inéquitablement, car inégalement, comme le soutient le rapport du groupe d'experts institué par le ministre des Cultes.
 
En premier lieu, l'Église catholique du Luxembourg fait sienne cette interprétation, pour justifier hypocritement l'aumône au culte islamique espérant garder la part du lion pour elle-même, vu son implication dans les œuvres sociales, et faisant état de l'écrasante majorité de ses fidèles.
 
D'ailleurs, le Concordat (conclu en 1801 entre deux régimes, l'Empire et la Papauté, le premier, pas moins dictatorial et autoritaire que le second; tout était réuni pour que les deux institutions s'entendent à merveille!) est factuellement toujours en vigueur (sauf en France, où il a été dépassé par la loi de 1905), il est toujours à la base de l'esprit de nos lois (sur le financement public des cultes), jusqu'à l'élever au rang constitutionnel. "L'ordre public reposait sur le gendarme et le curé du village", selon la formule de Jean-Étienne-Marie Portalis (décédé en 1807), ministre des Cultes de Napoléon Ier. (d'ailleurs expressément citée dans le rapport du groupe d'experts).
 
L'idée d'établir ou d'assurer l'égalité de traitement entre les cultes est une piste dangereuse, sur laquelle s'est avancée le rapport du groupe d'experts. De cette façon, l'on arrive à esquiver – et je dirais : malheureusement – la question encore plus fondamentale des relations entre les Églises (confessions et communautés religieuses) et l'État.
 
Aussi, le type de traitement égalitaire préconisé est illusoire : toutes les communautés n'y accéderont pas de toute façon; d'autant plus que certaines communautés se refusent à tout financement public, mettant leur indépendance au-dessus de tout.
 

Le problème ne devrait pas être celui de la distribution des ressources financières par l'État à telle ou telle communauté religieuse, mais celle de la neutralité de l'État en toutes questions philosophiques et religieuses. Il serait souhaitable que l'État s'abstienne de toute discrimination positive ou négative. Est une discrimination positive à l'égard de l'une des communautés, le fait que l'État prenne à sa charge les salaires des ministres du culte. La discrimination ne serait pas atténuée si les autres communautés recevaient davantage, mais au contraire, elle s'en trouverait encore cimentée. Voilà pourquoi l'Église catholique préconise la conclusion de conventions bilatérales avec les autres cultes et communautés religieuses.
 
En ce qui concerne la laïcité, l'archevêché de Luxembourg parle souvent de "l'exception française". Est-ce justifié?
 
Les relations entre l'État et les Églises se présentent de façon très diversifiée en Europe. Cela va, en effet, du modèle français de la séparation des Églises et de l'État (alors que la loi de 1905 ouvre de nombreux cas particuliers) au modèle grec, dans lequel le culte orthodoxe est mentionné dans la Constitution, l'érigeant en Église officielle et allant jusqu'à interdire tout prosélytisme pour les autre cultes.
 
Le modèle français n'a pas pris son envol avec la loi de 1905, mais remonte au siècle des Lumières, et plus concrètement, à la Révolution française.

 
À l'instar de la situation en France, le rapport d'experts mentionne que le fondement de la religion est sans égard à la véracité de ses contenus.
 
Parlant de l'exception française, il me vient à l'esprit la formule de Thomas Jefferson : "A wall of separation between Church and State" (NDLR: un mur de séparation entre l'Église et l'État; Jefferson – 1743-1826 – fut le troisième président des États-Unis, de 1801 à 1809, à l'époque du concordat napoléonien).
 
Il est choquant de voir comment en France des responsables de l'Église catholique se lient à l'extrême droite et comment une extrême droite catholique réapparaît dans une question qui ne menace en rien l'ordre public. Aucun catholique n'est menacé dans ses libertés individuelles si un couple de personnes du même sexe se marie et souhaite adopter un enfant. Cette polarisation face à l'homophobie montante est inquiétante, et aussi le fait que les officiels de l'Église ont échoué dans le développement d'une société plus tolérante.
 
Le privilège de l'Église catholiqueportant sur l'enseignemnt religieux dans l'école publique n'est pas justifié.
 
Je ne me rallie pas à l'intitulé de "l'enseignement aux valeurs" qui se rapproche trop d'une pédagogie de l'entonnoir. Une meilleure notion est développée dans un cours de "philosophe pratique", pour lequel même certaines communautés religieuses comme les Baha'is, la Shoura et l'Église néoapostolique ont marqué un intérêt certain.
 
Le nouveau chef du département des Cultes a manifestement d'autres chats à fouetter en ce moment.

 
Toutes les avancées risquent de se perdre en cours de route, alors que même l'Église catholique s'apprêtait à faire quelques pas en avant et je pensais pouvoir interpréter les propos d'Erny Gillen dans ce sens.
 
La liberté de conscience doit ou peut-elle être absolue? N'est-ce pas là le problème fondamental?

 
L'expression est née dans les combats contre la prédominance de l'Église catholique, en Europe. Elle remonte aussi aux guerres de religion, qui n'avaient pas uniquement des raisons religieuses et qui à leur terme ont forgé un consensus sur une liberté de l'exercice d'un culte. Je constate que le terme de liberté de conscience a un manque majeur. Il s'agit d'une notion intérieure qui n'a de sens que si elle est tournée vers la communication. Vers la liberté d'expression. Sans doute la liberté d'expression est-elle soumise à des limites. Selon Kant, la sphère de la liberté de l'individu est restreinte par la liberté de l'autre. Ainsi, il ne sera pas permis de dire que tel ou tel individu est pédophile...
 
La liberté d'expression ne devra jamais être restreinte par une référence à des idées. Il s'agira, dans ce contexte, de faire toute la différence avec la diffamation. À cet égard, même la Cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg n'a pas réussi à établir une jurisprudence univoque. Cette Cour a cependant admis que la liberté d'expression porterait également sur des contenus qui "heurtent ou choquent". C'était le cas du soi-disant blasphème qui était visé. Serait seule répressible l'incitation à la violence à l'encontre d'individus. Autrement dit, en démocratie, la liberté d'expression importe au même titre que le principe de majorité. Ce principe n'a guère de sens si un vote éventuel n'a pas été précédé par un débat controversé.


Politique. André Hoffmann devient en 1964 membre de l'Assoss (Association générale des étudiants du Luxembourg), il en sera le président en 1968.

En 1970, il rejoint le Parti communiste luxembourgeois et se présente une première fois aux élections communales de 1975 à Esch-sur-Alzette.

André Hoffmannnaît en 1941 à Clausen. Après des études secondaires à l'Athénée de Luxembourg, il fréquente pendant une année le Cours supérieur à Luxembourg.

Enseignement.André Hoffmann commence son stage de professeur au Lycée de Garçons de Luxembourg, il le continue au Lycée classique de Diekirch, avant d'être nommé professeur au Lycée de Garçons d'Esch-sur-Alzette, en 1970.

Mandats politiques.André Hoffmann entre au conseil communal d'Esch en 1978. Il y sera successivement dans la majorité, puis dans l'opposition. Il sera deux fois échevin de la Métropole du fer (1984-1990 et 2000-2005).

De 1990 à 1994, il représente le KPL à la Chambre des députés et le groupement (parti) déi Lénk (dont il est un des cofondateurs) de 1999 à 2000 et de 2009 jusqu'à 2011.

Philosophie et lettres allemandes.André Hoffmann poursuit ses études en philosophie et lettres allemandes aux universités de Caen, Heidelberg et Paris. En 1964, il passe son service militaire, encore obligatoire à cette époque.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Europe
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:44

Après le rejet de la métropole de Paris au Sénat, que va-t-il advenir à l’Assemblée nationale où le projet de loi de décentralisation de la ministre de la Réforme de l’Etat, Marylise Lebranchu, sera étudié dès la mi-juillet ? La métropole reviendra-t-elle par la fenêtre à la faveur d’une proposition d’amendement ? Le projet métropolitain sera-t-il définitivement abandonné ? Certains rêvent d’une troisième voie, plus radicale,

qui consisterait à fusionner Paris et des trois départements de proche couronne (92, 93 et 94), à l’instar du député des Hauts de Seine, Alexis Bachelay qui veut « passer d’une métropole low-cost à un Grand Paris high-tech ». Le député n’est pas tout seul sur cette ligne, plusieurs élus socialistes partagent cette proposition, dont le sénateur val-de-marnais Luc Carvounas.

« Une fusion de Paris et sa proche couronne pour constituer un ensemble de six millions d’habitants ne concurrencerait pas l’Ile de France, et à condition de fusionner toutes les intercommunalités en un seul EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale), tous les maires pourront y participer à la même enseigne, comme les maires d’arrondissement au sein de la ville de Paris. C’est comme cela que nous pourrons alléger le mille-feuille plutôt qu’en créant qu’une troisième couche constituée des présidents d’intercommunalité. Cela va dans le sens de l’histoire et à l’heure où les dotations aux collectivités vont baisser de 3 milliards d’euros, c’est le rôle du politique d’être audacieux. Il est temps de parler au nom de l’intérêt général et pas seulement de potentats et associations d’élus. En outre, proposer sous forme d’amendement le même projet que celui qui a été retoqué au Sénat serait prendre le risque de le voir à nouveau rejeté en seconde lecture du Sénat! », défend le sénateur-maire d’Alfortville.

Pour le sénateur communiste Christian Favier, cette proposition est plus qu’alarmante et le président du Conseil général du Val de Marne a immédiatement réagi à cette idée dans un communiqué : « Les départements constituent en zone urbaine, comme en zone rurale les vecteurs principaux des solidarités et des cohésions sociales et territoriales. Au moment où la crise frappe si fort, vouloir les fragiliser ou les éloigner des populations relève de l’absurdité la plus totale. En termes de démocratie, instaurer une collectivité rayonnant sur plus de 6 millions d’habitants, c’est construire un monstre technocratique éloigné des citoyens et des enjeux des territoires. Enfin, qu’attendent aujourd’hui nos concitoyens de leurs collectivités ? Qu’elles se préoccupent de leurs besoins et non d’un chamboulement hasardeux à mille lieues de leurs préoccupations sociales, environnementales ou économiques. »

Le projet de fusion des quatre départements de l’ancienne Seine ne date pas d’aujourd’hui, qui était déjà la conclusion du rapport du sénateur UMP Philippe Dallier en 2008, reprise par le Medef Ile de France fin 2011. Sur la question de la métropole, le clivage droite-gauche s’estompe parfois, mais dans l’hémicycle, il faudra bien que chacun respecte sa discipline de parti.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:39

img-1-small480.jpgCLIQUEZ SUR LA PHOTO

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:35

8071365700874.jpg

Par 
Doctorant en géopolitique

 


LE PLUS. Cinq Français opposés au mariage pour tous ont été reçus, le 13 juin dernier, par la Douma à Moscou. Proches des milieux catholiques traditionalistes, ils font de la société russe, fondée sur une base chrétienne, un modèle à suivre. Une vision de la Russie fantasmée, selon Ronan Evain, doctorant à l’Institut français de géopolitique et spécialiste de l’espace post-soviétique.

Édité par Sébastien Billard 

 

Protestations autour de la question des droits des homosexuels à Moscou, le 27 mai 2007 (S.PONOMAREV/SIPA).

 

L’audition de cinq activistes et intellectuels français opposés au mariage homosexuel par la Douma d’État, le 13 juin, a permis de mettre en avant les représentations et fantasmes que soulèvent la politique familiale et sociétale russe en France.

 

Proches de l’extrême-droite et des milieux catholiques traditionalistes, Aymeric Chauprade, Odile Tequi, François Legrier, Hugues Revel et Fabrice Sorlin étaient invités à s’exprimer sur les conséquences de l’ouverture du mariage aux couples du même sexe sur la société française, alors que la Douma tente de légiférer sur l’interdiction de l’adoption d’enfants russes par des couples homosexuels.

 

Une vision parcellaire et partisane de la société russe

 

"L’appel de Moscou" d’Aymeric Chauprade, repris sur le site d’Égalité & Réconciliation, est caractéristique de cet attachement à un prétendu modèle russe, basé sur des principes religieux et identitaires stricts.

 

Au-delà de la question du droit des minorités sexuelles, mis à mal ces derniers mois par une série de lois limitant la liberté d’action des organisations LGBT, la Russie constituerait donc pour ces activistes un rempart chrétien contre la diffusion d’un modèle familial alternatif, par essence exogène et nord-américain, dans les sociétés européennes.

 

Et c’est sur la base d’une fraternité chrétienne de fait entre orthodoxie russe et extrémisme catholique que "les forces saines de la communauté européenne" décrite par le député du Parti communiste russe Sergueï Gavrilov, devrait désormais s’unir autour de la Fédération de Russie pour défendre un modèle familial traditionnel.

 

Ainsi, pour Aymeric Chauprade, "le temps est venu de former, autour de la Russie, et avec les patriotes de tous les pays, l’Internationale de ceux qui aiment leur identité, leur famille, et qui refusent que la personne soit réduit à une marchandise !" Si la sémantique choisie est savoureuse, cet appel démontre la vision parcellaire et partisane de la société russe qui s’est diffusée au sein de l’extrême-droite française.

 

Une pratique religieuse assez faible

 

La "marchandisation du corps humain", brandie comme un épouvantail par les opposants à l’instauration en France du mariage pour les couples du même sexe, est d’ores et déjà une réalité russe. Et le modèle familial russe vanté par ces français lors de leur passage à la Douma est bien plus libéral que ce que les représentations circulant dans les milieux conservateurs veulent bien laisser croire.

 

Malgré la montée en puissance de l’Église orthodoxe russe depuis la chute de l’URSS, et son influence notable sur la vie politique, la pratique religieuse dans le pays reste relativement faible.

 

Un récent sondage de l’Institut Sreda révèle que seuls 41% de la population russe se considère comme orthodoxe, contre 6,9% de musulmans (tous courants confondus). Et parmi ces orthodoxes, seuls 15% déclarent pratiquer régulièrement une activité religieuse.

 

Dans ce contexte, l’Église orthodoxe n’est pas à même d’insuffler seule des réformes sociétales majeures et, si les récentes lois pénalisant la "propagande" homosexuelle ont recueilli le soutien d’une immense majorité de la population, c’est avant tout en raison d’un rejet de l’homosexualité profondément ancré dans la société russe plutôt que pour de simples considérations religieuses.

 

La GPA y est déjà pratiquée

 

La gestation pour autrui est ainsi pratiquée dans le pays depuis 1995. Inscrite dans le Code de la famille, elle peut faire l’objet d’une rémunération tout à fait légale, se situant entre 12.000 et 25.000 euros selon la région où elle est pratiquée, les prestations fournies par les différents intermédiaires et l’état général de la mère porteuse.

 

Gérée par une poignée de sociétés ayant pignon sur rue, cette pratique est globalement bien acceptée par la population russe, plusieurs personnalités et femmes d’affaires ayant d’ailleurs rendu public leur recours à une mère porteuse pour raison de santé ou plus prosaïquement pour ne pas mettre leur carrière entre parenthèse le temps d’une grossesse.

 

L’Église orthodoxe n’a de son côté exprimé qu’une opposition de principe, peu à même de changer la donne face aux défis démographiques auxquels doit faire face la Fédération de Russie, dont la population continue de chuter malgré les politiques natalistes mises en place dans les années 2000.

 

Reconnue par le ministère de la Santé comme un traitement contre l’infertilité, la gestation pour autrui a même vu son champ d’action s’élargir ces dernières années avec la possibilité offerte depuis 2010 aux célibataires des deux sexes de recourir à cette pratique.

 

Rien ne s’oppose donc aujourd’hui à ce que des couples homosexuels russes ou étrangers deviennent parents en ayant recours aux services d’une mère porteuse russe et de donneurs, bien que le droit russe n’autorise la mention que d’un seul nom sur le certificat de naissance dans pareil cas.

 

L'avortement et le divorce sont acceptés

 

La politique familiale traditionaliste défendue par les associations Dies Irae et le Mouvement Catholique des Familles, respectivement représentées à la Douma par Fabrice Sorlin et François Legrier, se situe aux antipodes des pratiques de la société russe.

 

En vantant les mérites d’un État à même de s’opposer à "l’attaque contre la famille" décrite par Aymeric Chauprade et en faisant de la Russie un modèle moral et sociétal, ces organisations feignent d’ignorer le schéma familial libéral instauré en Union soviétique et toujours en vigueur aujourd’hui.

 

L’avortement, autorisé en 1920, a ainsi longtemps fait office de moyen de contraception pour les femmes russes. Et si les chiffres annuels de l’avortement sont en baisse constante depuis la fin des années 1990 et la généralisation du recours à de véritables moyens de contraception, ils sont restés supérieurs aux naissances jusqu’en 2007.

 

De la même manière, le divorce ne fait pas l’objet de condamnations sociales ou politiques spécifiques. Libéralisé dès 1917, il n’a été que brièvement limité par le puritanisme stalinien, tout comme l’avortement. Aujourd’hui encore, le taux de divorce en Russie est 2,5 fois supérieur à la France.

 

L’annonce récente du divorce de Vladimir Poutine a d’ailleurs été accueillie de manière bienveillante et l’Église s’est gardée de tout commentaire officiel. Sa position relativement souple vis-à-vis du divorce et du remariage, autorisés dans certains cas de figures tels que l’adultère, a notamment incité le directeur de l’Association russe des experts en christianisme orthodoxe, Kirill Frolov, à affirmer que le Patriarche Kyrill "compatissait à la décision du couple", persuadé que "son jugement sera plein de justesse, de compassion et comprendra une évaluation morale de ce divorce."

 

Des considérations identitaires ou religieuses secondaires

 

Les récentes initiatives du Conseil de coordination auprès du président russe pour la mise en œuvre de la Stratégie nationale d'actions dans l'intérêt des enfants, et notamment le Concept de politique familiale en Russie d'ici 2025, visant à encourager la constitution de familles nombreuses et ainsi ralentir le déclin démographique de la Russie, semblent rejoindre les positions des conservateurs français en matière de politique familiale.

 

Mais les pistes de réflexion engagées par la Douma, et notamment la limitation de l’avortement ou la taxation des divorces, ne reposent pas uniquement sur des considérations identitaires ou religieuses comme l’affirme Aymeric Chauprade en saluant le "redressement spirituel" du pays, mais principalement sur la nécessité absolue pour la Russie de sortir de la crise démographique dans laquelle elle est plongée depuis plus de 20 ans.

 

Ces mesures extrêmes, qui sont seulement à l’état de projet, semblent dérisoires face à la réalité de la société russe moderne. Elles font suite au relatif échec des diverses politiques incitatives en matière de démographie, qui n’ont en réalité fait qu’avancer les naissances sans augmenter significativement le nombre d’enfants par femme.

 

Au-delà du "regain d'autorité de la famille traditionnelle, avec un père et une mère officiellement mariés" vanté par Elena Mizoulina, présidente du comité pour la famille à la Douma, seules les nouvelles approches contenues dans ce Concept de politique familiale semblent à même de relancer la croissance démographique russe.

 

Inspirées de politiques en vigueur au sein de l’Union européenne, elles ambitionnent notamment de faciliter l’accès des mères de famille aux études supérieures ou au monde du travail, la création de plus d’un million de nouvelles places dans les établissements périscolaires, le renforcement de l’offre de logements sociaux et l’augmentation des allocations familiales. Et battent en brèche les représentations d’un modèle familial russe conservateur et chrétien véhiculé par l’extrême-droite et les milieux catholiques traditionalistes français.

Ailleurs sur le web
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Europe
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:31

 

vitry.jpgAfin de dénoncer la tenue de l'Euro Espoir de football en Israël et pour soutenir le peuple palestinien, l'ASCV et la JC de Vitry organisent un tournoi de foot à 7.



Depuis le 14 Mai 2013, cela fait 65 ans que la Nakba a eu lieu et 65 ans que les colonies israéliennes se développent sur le territoire palestinien. Le droit international n'étant toujours pas respecté, nous nous battons pour une existence, la reconnaissance et pour la liberté d'un ETAT PALESTINIEN.



Dans le cadre de l'organisation "Un stade pour Gaza" et dans le cadre d'une campagne de soutien nationale "Palestine : agir ici et maintenant", le Mouvement Jeunes Communistes de Vitry (MJCF) et l'Association Sportive et Culturelle de Vitry (ASCV) vous convie, donc, à participer à un TOURNOI DE FOOT A 7 en soutien au peuple Palestinien.

 

le dimanche 30 juin; Stade Arrighi, Rue de Choisy, 94400 VITRY SUR SEINE.



L'inscription est de l'ordre de 50€ par équipe et tous les fonds seront reversés à la FSGT qui oeuvre à la construction de locaux sportifs en Palestine et à l'amélioration des conditions de vie des palestiniens.



Buvette : 2€50 le sandwich + 1€ barquette de frite + 50ct boisson = 4€ le REPAS. Vente de crêpes et de gateaux. Plusieurs stands d'informations et de soutien vous y attendent, avec notamment une EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE de Yanis Boufria. Sur le temps du midi, un DÉBAT aura lieu sur la question de la Palestine.



Pour plus de renseignements merci de contacter le :

06 80 51 04 52 ou de nous joindre par mail tournoi.gaza@gmail.com

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Palestine libre
commenter cet article
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:25

arton21010-eddb0.jpgcliquez sur la photo

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article