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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:17

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http://bourgoinblog.wordpress.com/2013/06/04/violences-policieres-toujours-plus/

 

Les violences policières qui ont émaillé les manifestations anti-mariage gay, l’usage abusif et en forte augmentation des « armes non-létales » (pistolet Taser ou Flash-ball) dénoncé par le Défenseur des droits dans un récent rapport[1], ont ramené sur le devant de la scène médiatique cette question politiquement sensible. Il est vrai que la justice semble ne plus fonctionner quand les forces de l’ordre sont en cause : réticence à poursuivre les responsables, circonstances du « drame » maintenues opaques, procédure lente et souvent à charge contre les victimes qui aboutit généralement à une ordonnance de non-lieu, à un classement sans suite ou à une relaxe (pour la plupart des affaires), à une peine de prison avec sursis ou, fait rarissime, à une peine de prison ferme. Le déséquilibre est frappant : rappelons que le meurtre d’une personne dépositaire de l’autorité publique est passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Si le traitement pénal semble invariablement favoriser les policiers face à leurs victimes, quel que soit le gouvernement en place, en revanche leurs « passages à l’acte » redoublent d’intensité sous les législatures de droite.

 

Les décès liés aux « bavures policières », sont particulièrement nombreux depuis 2002 : 196 entre 2002 et 2012 inclus, soit près d’une vingtaine par an, tandis que le nombre de policiers tués en service ne cesse de diminuer – exactement 64 pour la même période d’après le comptage de Stéphane Lemercier[2] – dont la majorité pour des raisons accidentelles. Les années 2000 ont été les moins meurtrières des 30 dernières.  Selon un rapport d’Amnesty International d’avril 2009, cette progression s’explique par l’impunité de fait dont bénéficient les policiers, étant couverts par leur hiérarchie, et par l’obligation de résultats à laquelle ils sont soumis qui favorise une multiplication des contrôles et donc des chances de dérapage. La « présomption d’innocence renforcée » que voulait instaurer le candidat Sarkozy entre les deux tours des élections présidentielles, à la demande de plusieurs syndicats de police, est un signe parmi d’autres de la complaisance de la droite. Inversement, le nouveau code de déontologie des forces de l’ordre mis en place par l’actuel gouvernement ou la création en 2000 de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (que Sarkozy a bien pris le soin de supprimer) montre une volonté de mieux encadrer les pratiques policières. De fait, les bavures policières mortelles sont généralement plus fréquentes sous les gouvernements de droite, le sentiment d’impunité éprouvé par les policiers étant sans doute conforté par l’idéologie sécuritaire favorable aux forces de l’ordre : sur la période 1979-2012, on en compte 271 pendant les 17,5 années de législature de droite et 81 pendant les 15,5 années restantes, soit un rapport de 1 à 3[3]. De fait, le nombre de plaintes dont s’est saisie la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité  a nettement progressé : de 140 en 2006, l’effectif annuel monte à 228 en 2009, soit une augmentation de plus de 60 %. La police ne frappe pas au hasard : ce sont généralement les populations les plus démunies en capital social et en ressources juridiques (jeunes, étrangers ou issus de l’immigration et appartenant aux classes populaires) qui sont les cibles des violences policières. Leurs handicaps sociaux diminuent fortement la validité de leur témoignage et la recevabilité de leur plainte éventuelle[4]. Dans son rapport de 2010, Amnesty International estimait en outre que les enquêtes sur les violences policières semblent « souvent manquer d’indépendance et d’impartialité », la quasi-inexistence de sanctions émises à l’encontre de policiers s’expliquant par plusieurs facteurs : « la difficulté à déposer plainte contre un officier de police ; les manœuvres d’intimidation de la part de certains policiers ; le non-respect fréquent des droits des détenus en garde à vue ; une conception dévoyée de la solidarité policière qui conduit certains fonctionnaires à couvrir les atteintes commises ; l’absence de poursuites ; les retards déraisonnables dans les enquêtes judiciaires ; des sanctions souvent trop légères pour les actes commis ; et l’insuffisance d’une autorité indépendante d’accès direct pour traiter les plaintes contre la police[5] ».

Les violences policières sont le fait d’une société toujours plus inégalitaire et d’une politique de classe toujours plus brutale envers les pauvres et les immigrés[6]. Leur progression depuis 35 ans est une tendance lourde : de 6 à 8 bavures mortelles par an entre 1977 et 1997, on passe à 10 dans la période 1997-2001 puis à 18 depuis 2002[7]. L’année 2012 ne fait pas exception avec 18 décès, dont 12 au cours des 6 premiers mois. Face à une « crise » économique qui les met en échec, les gouvernements qui se succèdent depuis 30 ans sont tentés de choisir l’autoritarisme étatique et policier en lieu et place des politiques sociales de relance keynesienne, plus difficiles à mettre en œuvre du fait de la supranationalisation des politiques économiques. Ce choix est lourd de conséquences. Il conduit à miser sur les rapports de force en criminalisant les résistances populaires, en multipliant les unités d’intervention brutales et militarisées (types BAC[8]), en donnant de plus en plus de pouvoir à la police, en développant les technologies et les armements[9]. Cette politique ne peut qu’entraîner toujours plus de dérapages et toujours plus de victimes.


[4] Voir F. Jobard, Bavures policières ? La force publique et ses usages, Éditions  La Découverte, 2002.

[5] « Violences policières en France », Amnesty International, avril 2009. Les victimes sont souvent d’origine étrangère ce qui augmente pour elles les difficultés à faire valoir leurs droits. Sur ces questions, voir également « Violences policières et impunité en France. Etude de cas sur 5 personnes mortes aux mains de la police », Amnesty International, 30 novembre 2011.

[6] Voir Nicolas Bourgoin, La Révolution sécuritaire, Champ social Éditions, 2013.

[7] Selon la comptabilité de Maurice Rajsfus (voir Observatoire des Libertés Publiques, http://quefaitlapolice.samizdat.net/?cat=2).

[8] Voir M. Boucher, « Portrait d’un policier de la brigade anti-criminalité dans une « cité ghetto » française », Champ pénal, Vol. IX, 2012. Pour une étude ethnographique du travail des BAC, voir D. Fassin, La force de l’ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, Paris, Seuil, 2011.

[9] Voir Mathieu Rigouste, La domination policière, une violence industrielle, La Fabrique, 258 pages, 15 euros.

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:14

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http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/

 

L’histoire a parfois d’étranges rebondissements : le général rwandais Jean-Bosco Kazura a été nommé à la tête de la Minusa, la force onusienne qui se déploiera prochainement au Mali et devra, entre autres, assurer le bon déroulement des élections prévues pour juillet prochain. Le général rwandais, un militaire expérimenté, a déjà servi au Darfour sous les auspices de l’Union africaine, où le Rwanda a mis 4000 Casques bleus à la disposition des Nations unies.
La nomination de l’officier rwandais froisse le Tchad, un pays qui a, aux côtés des Français, consenti un effort de guerre important au Mali, au prix de 38 morts en opérations.
La nomination du général Kazuba réjouit par contre Kigali, qui y voit la récompense de son engagement croissant au sein des Nations unies, car en plus des troupes présentes au Soudan, des policiers rwandais contribuent à former la police haïtienne.
Au Mali, le général Kazura retrouvera aussi une « vieille connaissance », le général Grégoire de Saint Quentin, qui dirige la force française Serval. Les deux hommes seront obligés de collaborer alors qu’en 1994 tout les opposait : combattant de la première heure du Front patriotique rwandais, Jean-Bosco Kazura se trouvait aux côtés de Paul Kagame tandis que Grégoire de Saint Quentin, qui appartenait à l’époque à la coopération militaire française, résidait dans le camp Kanombe aux côtés de la garde présidentielle rwandaise qu’il avait pour mission de former…
Le témoignage du général de Saint Quentin revêt d’ailleurs une importance cruciale à propos de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana le 6 avril 1994 : aux dires de témoins belges, c’est lui qui, quelques instants après le crash de l’avion, se précipita pour recueillir des fragments de l’appareil, et peut-être la boîte noire. Et surtout, résident à proximité du lieu où l’avion s’écrasa, il fut l’un des seuls à entendre clairement le bruit du lancement des missiles et celui de leur impact sur l’appareil. Ce qui lui valut d’être interrogé par le juge français Trevidic, qui a repris l’enquête sur l’attentat contre l’avion.
S’il devait leur arriver de bivouaquer ensemble dans le désert malien, le général Kazura et le général Trevidic auraient sans doute bien des choses à se raconter…

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 11:55

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 400s_0.jpgAprès la mort de Clément Méric, tué par des fascistes, de nombreuses organisations appellent à des manifestations partout en France, le 23 juin prochain.

 

Mais la chefferie de la CGT, sollicitée, n’a pas daigné signer cet appel unitaire – et s’en explique dans un communiqué interne du secrétariat de sa direction confédérale qui vaut d’être lu de près, car il est somme toute assez rare qu’une  divagation en roue libre se donne si nettement à voir pour ce qu’elle est.

 

Cet instructif document mentionne d’abord, et par une (très) conséquente prétérition, que «la mort de Clément Méric a immédiatement fait réagir la CGT dans un communiqué confédéral», et que beaucoup de ses  fédérations se sont «déclarées choquées par cette violence mortelle».

 

Puis il rappelle que la CGT a, dès le mois d’avril 2011, «édité une brochure» pour dénoncer: «Le Front national ou l’imposture sociale.»

 

Puis il annonce, que la CGT, « contactée par Solidaires pour signer un appel à la manifestation du 23 juin 2013 », dont le mot d’ordre est donc que «le fascisme tue» et qu’il convient de le combattre, a «décidé», sans consulter, semble-t-il, sa base, qui dans certains endroits l’a mauvaise, et comme on la comprend, «de ne pas signer cet appel», car elle n’y «retrouve pas l’expression des valeurs auxquelles elle est attachée».

 

Mais que dit exactement cet appel?

 

Ceci : «Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l'extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l'occasion pour eux d'être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes.»

 

Ceci : «L'exclusion, le rejet de l'autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l'immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l'histoire en témoigne, conduisent au pire. L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il est nécessaire d’agir avec détermination contre les commandos fascistes.»

Ceci: «Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les personnes issu-es de l'immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-es antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l'Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l’extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.»

 

Ceci: «Ce n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l’avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements, fermetures d’entreprises... Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité, il faut reconstruire l’espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L’extrême-droite est à l’opposé de ces valeurs.»

 

En somme: ce manifeste dit quelques exigences relativement basiques, d’où ressort qu’il serait tout de même un peu difficile de rester sans réagir quand la pourriture phobique se développe partout dans la société.

 

Il serait donc intéressant que la direction confédérale de la CGT, quand elle refuse de signer cet appel au motif qu’il n’exprimerait pas ses «valeurs», précise ce qui la chagrine, dans ces formulations.

 

Et en quoi elles iraient à rebours de ses «valeurs».

 

Et ce que seraient, par conséquent, ces «valeurs» que la demande d’une résistance à la banalisation de la haine d’extrême droite échoue à restituer.

 

(Car en effet: d’aucun[e]s pourraient se méprendre - un malentendu est si vite arrivé.)

 

Mais ce n’est pas du tout ce qui se passe, et la bosserie de la CGT, plutôt que d’expliciter les raisons de son refus de signer l’appel unitaire, né de d’une initiative collective d’organisations de salariés et de jeunesse contre l’extrême droite, qui relie explicitement le combat contre l’extrême droite avec une exigence de plus de justice sociale, préfère expliquer qu’elle entend plutôt, quant à elle, «amplifier avec les organisations syndicales de salariés et de jeunesse, un travail collaboratif pour une série d’initiatives qui relient le combat contre les thèses d’extrême droite et les exigences sociales exprimées par les revendications».

 

La position de la direction confédérale CGT (D2CGT) est donc la suivante: nous n’aimons pas ce qui nous fait du mal.

 

Et d’ailleurs: nous avons fait une brochure pour dénoncer ce qui nous fait du mal.

 

Mais pour autant: nous n’entendons pas nous associer à des actions collectives contre ce qui nous fait du mal.

 

Car en effet: nous n’avons pas les mêmes valeurs que les organisateurs de ces actions collectives contre ce qui nous fait du mal.

 

Car en effet : ces gens considèrent qu’il convient d’organiser des actions collectives contre ce qui nous fait du mal.

 

Alors que nous, au contraire: nous sommes convaincus qu’il convient plutôt  d’organiser des actions collectives contre ce qui nous fait du mal.

 

La démonstration, on le constate, est d'une puissance qui époustoufle.

 

À partir de là, plusieurs hypothèses peuvent être envisagées.

 

La première - celle qui vient le plus immédiatement à l’esprit, à la lecture de la note de la D2CGT, est qu’elle a été rédigée, dans le meilleur des cas, par des inconscient(e)s.

 

Une autre est que la D2CGT n'est pas partageuse.

 

Une troisième - si inquiétante, qu'on préfère la regarder comme très improbable - est que la D2CGT serait dans certains de ses engagements d'une constance éventuellement aléatoire.

 

Et sans doute y en a-t-il d’autres encore.

 

Mais dans tous les cas, les camarades de la D2CGT seraient bien inspirés de jeter un petit coup d’œil à l’affiche appelant à la manif unitaire du 23 juin - celle qui dit: «Ni oubli, ni pardon.»

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 11:44

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http://blog.mondediplo.net/2013-06-16-Iran-un-echec-pour-le-Guide-et-pour-la-presse

 

 

Avec 18 613 329 voix, soit plus de 50 % des suffrages exprimés, Hassan Rohani a été élu président de la République islamique dès le premier tour. Selon les chiffres officiels, la participation a été de 72,7 % et le candidat arrivé en deuxième position, Mohammad Baqer Qalibaf, le maire de Téhéran, n’a recueilli que 6 077 292 voix.


En élisant le candidat qui avait pris le plus de distance avec le système, les électeurs ont infligé un camouflet au Guide Ali Khamenei — sinon au régime. Les éléments conservateurs en ont pris acte. Tabnak, une agence de presse proche de ceux-ci, titre, le 15 juin, sur « une nécessaire défaite pour les “principalistes” » — c’est ainsi qu’est désigné le camp conservateur. Et d’écrire : « Les “principalistes” doivent comprendre qu’ils ont des comptes à rendre. Ils doivent savoir que l’ère durant laquelle ils monopolisaient les médias est terminée. »

Les électeurs ont aussi infligé un camouflet à la presse occidentale. Que n’avait-on entendu sur l’élection présidentielle ? Elle était jouée d’avance ; les électeurs ne se déplaceraient pas ; le régime avait bloqué toute possibilité de changement ; le Guide décidait de tout. Mais l’homme le plus proche de ce dernier, Said Jalili, n’a obtenu que 4 168 946 voix, arrivant en troisième position avec à peine plus de 11 % des suffrages. Depuis longtemps, ces médias occidentaux ont cessé de s’intéresser au pays réel, à sa vie politique et sociale, pour n’en retenir que des caricatures.

Même le débat sur le nucléaire entre les différents candidats, pourtant vif, n’a pas retenu une vraie attention. Oui, on débat en Iran, comme le confirment les critiques de Ali Akbar Velayati, un ancien ministre des affaires étrangères — proche lui aussi de Khamenei — qui a dénoncé la rigidité de Said Jalili sur la question nucléaire.


Bien sûr, ce débat se déroule dans un cadre étroit, en témoigne le refus d’accepter les candidatures à la présidence de certains prétendants, comme Hachemi Rafsandjani, ou comme celui soutenu par le président Mahmoud Ahmadinejad, Esfandiar Rahim Mashaie. Bien sûr, nombre d’opposants sont en prison et l’Iran est loin d’être un modèle de démocratie. Mais imagine-t-on une élection chez « notre » allié saoudien ? Imagine-t-on une élection chez « notre » allié jordanien, dont les résultats ne seraient pas connus d’avance ?


Sur les premières leçons de ce scrutin, on lira le toujours pertinent Juan Cole, « An Outbreak of Reasonableness in Tehran : Top Ten Conclusions from Iran’s Early Election Returns » (Informed comment, 15 juin). Lequel souligne la forte participation électorale, la défaite de Said Jalili, et les déclarations du nouvel élu sur le mouvement vert :

« J’étais conseiller à la sécurité nationale de l’Iran pendant seize ans, durant les administrations Rafsandjani et Khatami. Par conséquent, je sais comment faire face à des questions délicates. Si je suis élu, je ferai de mon mieux pour obtenir la libération de ceux qui ont été incarcérés à la suite des événements regrettables de 2009. Je sais que les pouvoirs constitutionnels du président en Iran ne s’étendent pas aux domaines qui sont en dehors de l’exécutif. Cependant, je suis tout à fait optimiste sur le fait de pouvoir rassembler, d’aller vers un nécessaire consensus national pour améliorer la situation actuelle de Moussavi et Karoubi [les deux dirigeants du mouvement vert assignés à résidence]. »


Dans le domaine de la politique étrangère aussi, Juan Cole reproduit cette déclaration de Rohani :

« La relation Iran-Etats-Unis est une question complexe et difficile. Une histoire amère, pleine de méfiance et d’animosité, sous-tend cette relation. C’est devenu une plaie chronique dont la guérison est difficile mais possible, à condition que règnent la bonne foi et le respect mutuel. (...) En tant que modéré, j’ai un plan par étapes pour désamorcer l’hostilité et ramener les choses à un état de tension gérable, et ensuite m’engager dans la promotion de l’interaction et du dialogue entre les deux peuples pour obtenir une détente, et enfin atteindre ce point de respect mutuel que les deux peuples méritent. »


Le rôle du président dans le domaine de la politique étrangère n’est pas négligeable, et l’ancien président Khatami avait d’ailleurs permis une ouverture sur la question nucléaire — à l’époque où la France et l’Union européenne n’étaient pas purement et simplement alignées sur les Etats-Unis —, et avait aussi normalisé ses relations avec les pays du Golfe. Comme l’explique Trita Parsi, « Iran’s election is neither free nor fair — but its outcome matters » (« Les élections en Iran ne sont ni libres ni équitables, mais leur résultat compte », The Globe and Mail, 13 juin) :

« Il ne s’agit pas seulement de Rohani, mais aussi du personnel qui va l’accompagner dans le gouvernement, remplir les principaux ministères et institutions et reconfigurer les conditions de prise de décision du régime. Quand Mahmoud Ahmadinejad est arrivé au pouvoir, en quelques mois il a mis à la retraite quatre-vingt des ambassadeurs les plus expérimentés et des personnalités parmi les plus qualifiées en politique étrangère. Beaucoup d’entre eux étaient pragmatiques et compétents et ont joué un rôle-clef dans les décisions les plus conciliantes de l’Iran, comme la collaboration avec les Etats-Unis en Afghanistan et la suspension de l’enrichissement [de l’uranium] en 2004. Ils ont été remplacés par des idéologues inexpérimentés mais fidèles à Ahmadinejad. Un renversement de cette tendance peut se révéler très précieux.


Ensuite, Rohani et son entourage ont une vision du monde différente de celle de M. Ahmadinejad et du Guide suprême. Bien qu’encore soupçonneuse et méfiante à l’égard de l’Occident, et décidée à obtenir gain de cause sur la question nucléaire, l’élite associée à Rohani ne voit pas le monde de manière manichéenne. Le monde extérieur peut être considéré comme hostile, mais des intérêts communs peuvent encore être trouvés avec lui. La collaboration est encore possible. Plutôt que d’insister sur l’idéologie et sur la résistance, cette élite se targue d’être pragmatique et intéressée d’abord par les résultats (bien sûr, dans le contexte de l’échiquier politique de la République islamique). Ce n’est pas une surprise si la plupart des arrangements conclus par l’Iran sur des questions sensibles ont été obtenus durant des périodes où ce courant dominait le processus de décision en Iran. »


Un dialogue des Etats-Unis avec l’Iran pourra-t-il s’ouvrir, en dépit de la propagande israélienne ?

Il est regrettable de penser que, encore une fois, la France laissera passer sa chance. Les obsessions anti-iraniennes du pouvoir et de ceux qui sont en charge du dossier (on observe une assez grande continuité entre la présidence Sarkozy et celle de Hollande de ce point de vue) se traduisent en effet dans tous les domaines, notamment dans le cas de la Syrie, par le refus de Paris de voir l’Iran participer aux négociations de Genève.

Université populaire

Organisée par Nouvelles d’Orient et l’iReMMO

« La politique des grandes puissances en Méditerranée et au Moyen-Orient »

Samedi 29 jun 2013 (10h30-18h)
Programme :

  • Séance 1 (10h30-12h30)

« Les puissances occidentales (Etats-Unis-UE) et le Moyen-Orient », avec Philippe Droz-Vincent, politologue spécialiste du Moyen-Orient. Il est maître de conférences en science politique à l’Institut d’études politiques de Toulouse et à Sciences-Po Paris. Auteur de Vertiges de la puissance. Le « moment américain » au Moyen-Orient, La Découverte 2007.

  • Séance 2 (14h-16h)

« La Turquie face au Moyen-Orient, une puissance incontournable ? », avec Ariane Bonzon, journaliste à Slate.fr, spécialiste de la Turquie.

  • Séance 3 (16h-18h)

« L’embarras russe face aux révoltes arabes », avec Denis Beauchard, ancien diplomate, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Ifri (Institut français des relations internationales).

Contact et inscription : universite-populaire@iremmo.org

Participation : 20 euros pour la journée (12 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi).

A l’iReMMO 5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris (M° Maubert Mutualité)

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 11:41
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Le Parti socialiste est revenu au pouvoir après onze années d’opposition pendant lesquelles il n’a pas cherché à penser une politique d’immigration adaptée aux enjeux contemporains. Refusant de prendre acte des atteintes aux droits, inhérentes à une « maîtrise de flux migratoires » érigée en véritable leitmotiv, il était condamné à les reproduire. Retour historique et critique sur l’action d’un parti dont l’épuisement idéologique et programmatique était criant avant même l’épreuve du retour aux « affaires ».

L’Arlésienne

« Sur le droit de vote des étrangers, je n’ai pas soumis ce texte car je sais que l’opposition n’en veut pas, et je ne veux pas donner l’impression que nous chercherions, avant les municipales, à utiliser cette question du droit de vote des étrangers pour entretenir je ne sais quel malentendu ». Voici donc la nouvelle explication trouvée par François Hollande, lors d’une conférence de presse en mai 2013, pour justifier l’ajournement d’une promesse datant de plus de trente ans – puisque le droit de vote des étrangers figurait au programme du candidat Mitterrand en 1981. Celui qui, juste avant d’être élu président de la République, envisageait sa mise en œuvre « pour 2013, avant les élections de 2014 », préfère désormais laisser passer l’échéance électorale des municipales : « comme il n’y aura plus d’enjeu », un texte « sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l’adoption s’il le souhaite ». La voie référendaire n’a jamais été sérieusement été envisagée, alors que, dans un contexte plus offensif, et en lien avec une politique économique et sociale plus audacieuse, il aurait été possible d’obtenir une majorité. Le renvoi vers le Parlement est une façon d’enterrer cette « promesse » : la réforme implique une modification de la Constitution, donc l’aval d’une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, soit 555 parlementaires : un total que la gauche, même en imaginant que tous ses élus soient favorables à la réforme – rien n’est moins sûr – ne peut rassembler à elle seule. À supposer que, passées les élections municipales de 2014, une nouvelle reculade ne renvoie pas la réforme aux calendes grecques, on peut s’attendre à ce qu’elle soit rejetée, tant par une droite par principe hostile que par une gauche parlementaire bien timide : lorsqu’en septembre 2012 il s’était agi de trouver des parlementaires pour signer un texte en faveur du droit de vote des étrangers, seuls 77 députés socialistes sur 297 avaient répondu à l’appel [1].

Comment s’en étonner, quand le ministre de l’intérieur se fait le porte-voix d’un sentiment sans doute largement partagé au sein de l’aile droite de son parti : en réponse à ces signataires, Manuel Valls interrogeait, dans une interview au Monde : « [le droit de vote est-il] aujourd’hui une revendication forte dans la société française ? Un élément puissant d’intégration ? », avant de répondre : « non. Ça n’a pas la même portée qu’il y a trente ans. Aujourd’hui, le défi de la société française est celui de l’intégration. » La messe est dite. En 1981, il était trop tôt pour une telle réforme, en 1988 « l’état de nos mœurs ne la permet[tait] pas » (François Mitterrand), en 1998 elle était « souhaitable », mais pas « réalisable » dans le cadre d’une cohabitation (Lionel Jospin), en 2013 il est trop tard.

L’interminable feuilleton du droit de vote des étrangers ne se résume pas seulement à cette succession de manquements aux promesses. Il incarne aussi la trahison fondatrice de la gauche de gouvernement à l’égard de celles et ceux qui croyaient qu’on allait leur « changer la vie » pour reprendre le slogan de 1981 : non seulement les « travailleurs immigrés » comme on les désignait à l’époque, mais aussi leurs enfants qui n’usent que très peu de ce droit de mettre un bulletin dans l’urne dénié à leurs parents. En invoquant l’état de nos mœurs ou l’impréparation de l’opinion – mais cette opinion était-elle mieux préparée à l’abolition de la peine de mort, votée en octobre1981 alors que selon les sondages, une majorité des Français étaient favorables à son maintien ? –, en écartant la question du droit de vote d’un méprisant revers de manche, comme le fait aujourd’hui Manuel Valls, le Parti socialiste n’a fait qu’encourager une tendance qu’il feint de déplorer. Rejeter une partie de la population de ce pays derrière les frontières de la citoyenneté, c’est prendre la responsabilité d’alimenter l’amertume des exclus. C’est aussi encourager la xénophobie, qu’une droite prête à tout sait instrumentaliser. Et finalement empêcher que soient réunies les conditions pour que la France fasse enfin le « choix de l’intégration républicaine, de la cohésion sociale et du rassemblement » que le Parti socialiste prônait encore en novembre 2011 [2].

Pasqua, reviens !

L’attitude du Parti socialiste vis-à-vis du droit de vote peut servir de clef d’analyse des reculs successifs enregistrés lors de chacun de ses passages au gouvernement dans le domaine des droits des étrangers. En témoigne notamment son refus de renouveler l’opération de régularisation de grande ampleur qu’il avait mise en œuvre en 1981, seule façon pourtant de corriger les injustices et les aberrations d’une politique migratoire dont il n’a jamais voulu remettre en cause les fondements. Rappelons-nous aussi les critiques virulentes formulées, y compris par les élus de gauche qu’on a retrouvés aux commandes quelques années plus tard, contre la fameuse loi Pasqua de 1993. Pour un peu, elle ferait rêver aujourd’hui : la liste des bénéficiaires d’une carte de résident (d’une durée de dix ans, renouvelable de plein droit) y est trois fois plus longue que dans le code des étrangers (Ceseda) aujourd’hui en vigueur. Quant aux durcissements qu’elle apportait en matière de retrait du droit au séjour ou d’éloignement, ils n’ont été allégés qu’à la marge par la loi Chevènement de 1998. Même l’introduction, dans une loi relative à « la maîtrise de l’immigration », d’un chapitre consacré aux demandeurs d’asile – dont le régime était jusque-là, logiquement, dissocié, puisque par définition il devrait être impossible de prétendre « maîtriser » les conditions d’arrivée de personnes fuyant les persécutions – n’a pas été remise en cause par la suite : signe que, pour la gauche comme pour la droite, la logique de « contrôle des flux migratoires » doit l’emporter sur la tradition d’accueil d’un pays qui aime à se désigner comme terre d’asile.

Et si la chasse aux « faux réfugiés » avait depuis longtemps servi à justifier le durcissement des procédures d’asile, il est significatif de lire, en 2002, sous la plume d’un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, à l’époque où Hubert Védrine en détenait le portefeuille, une virulente attaque contre les « dérives du droit d’asile ». Ce rapport, qualifié de « choc » par la presse, laissait penser que le système d’asile français ouvrait massivement la porte à des fraudeurs introduits par des filières d’immigration clandestine [3], contribuant à jeter le discrédit sur toute personne se réclamant de la protection de la convention de Genève, transformant ainsi l’accueil des demandeurs d’asile en traque des suspects. L’objectif de tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, a été de faire diminuer le nombre de demandeurs d’asile, considéré comme excessif, en faisant croire que la majorité d’entre eux « détournait » un régime qui ne leur est pas destiné. Lorsque l’actuel ministre de l’intérieur explique, en 2013, que le dispositif d’asile est « à bout de souffle », avec des demandes d’asile qui « ont augmenté de 70 % depuis 2007 », du fait notamment qu’« une part non négligeable […] correspond en réalité à de la migration économique », il se situe dans l’exacte continuité de ses prédécesseurs. C’est en effet la même idée qu’exploitait Éric Besson lorsqu’il affirmait, en septembre 2010 : avec « une augmentation des premières demandes d’asile de plus de 43 % en deux ans et de 12,5 % depuis le début de l’année, nous sommes confrontés à une véritable crise nationale de l’asile », ajoutant : « pour certains, la demande d’asile est une tentative de détourner les règles européennes pour réguler les flux migratoires et cette tendance tend à augmenter [4] ». Le gouvernement actuel n’a pas non plus manifesté l’intention de revenir sur le rattachement de l’Ofpra au ministère de l’intérieur, décidé en 2007 et caractéristique de ce rapport policier aux demandeurs d’asile.

L’unanimité droite-gauche dans l’approche de la question migratoire est à peine bousculée par les prises de position des quelques élus de gauche qui plaident pour une autre politique d’immigration – dont le discours, au demeurant, a tendance à changer selon qu’ils sont dans l’opposition ou dans la majorité. Députée pugnace, connue pour tenir tête au gouvernement lorsqu’étaient en jeu les droits des étrangers jusqu’à l’élection présidentielle de 2012, la secrétaire nationale à l’immigration du Parti socialiste, en fonction depuis 2008, n’affiche plus sur son site que des messages de satisfaction pour saluer l’action du gouvernement dans ce domaine.

La même continuité se retrouve au niveau des négociations menées, depuis une douzaine d’années, entre États membres de l’Union européenne pour définir une politique commune d’immigration et d’asile. Il est douteux que les partenaires de la France à Bruxelles aient perçu la moindre rupture dans la position de ses représentants malgré les alternances qui ont scandé la vie politique nationale. Pour décider que la priorité doit être donnée au contrôle des frontières extérieures de l’Union contre l’immigration irrégulière, que l’immigration légale doit être utile et de préférence qualifiée, que le droit d’asile doit être organisé pour dissuader l’arrivée de réfugiés et que des accords doivent être conclus avec les pays de départ et de transit des migrants pour en externaliser la gestion, la France tient toujours le même discours. Les personnes chargées de le porter, au demeurant, sont restées en général en place, le gouvernement continuant à s’appuyer sur les mêmes hauts fonctionnaires qui avaient mis en œuvre la politique d’immigration pendant le précédent quinquennat.

Un verbe trouble

Si, à la lumière des quelques décennies passées, il est souvent difficile de faire la différence entre une politique d’immigration de droite et une politique d’immigration de gauche, l’enrobage sémantique permet parfois d’identifier qui parle. Quand les premiers glosent sur l’immigration subie et les quotas, les seconds invoquent volontiers la dignité et l’humanité. Encore que certaines formules brouillent les pistes : les opérations d’expulsion de campements de Roms organisées au cours de l’été 2012 par le gouvernement Ayrault tout juste en place prétendaient viser « un double objectif de fermeté en matière de sécurité et d’humanité dans la prise en charge des personnes » [5]. Fermeté et humanité : l’association des deux termes avait déjà servi en 1996 au ministre de l’intérieur du gouvernement d’Alain Juppé, pour justifier l’évacuation forcée des sans-papiers qui occupaient l’église Saint-Bernard.

Si le vocabulaire s’épuise, est-il encore possible d’afficher une politique « de gauche » en la matière ? Manuel Valls s’y est essayé, en commentant sa circulaire relative « à la lutte contre l’immigration irrégulière ». Dans une interview au Monde, il explique vouloir « rompre avec cette politique basée sur des critères arbitraires au profit d’une action ferme et déterminée dans le respect des droits des personnes », tout en martelant : « Cela ne veut pas dire que nous éloignerons moins. Nous tenterons toujours de faire un maximum d’éloignements. Mais dans un cadre transparent ». Cette approche prétendument « qualitative » est d’autant plus hypocrite qu’elle s’est accompagnée, les jours suivants, de propos martiaux sur les démantèlements des camps de Roms.

Il apparaît donc clairement que la gauche gouvernementale n’est pas prête à rompre avec la politique pratiquée ces dernières années : le chiffre record de plus de 38 000 reconduites à la frontière pour l’année 2012 témoigne de manière éloquente de cette continuité revendiquée. Tout en se défendant de pratiquer la « politique du chiffre » reprochée à la majorité précédente, Manuel Valls continue à donner des gages à tous les fétichistes d’une pensée politique réduite à quelques indicateurs mécaniquement commentés en conférence de presse. C’est ainsi que la circulaire, abusivement dite « de régularisation », entrée en vigueur décembre 2012, entend « clarifier » un certain nombre de critères – mais en respectant un volume constant (autour de 30 000, en dépit du refus de tout « quota ») de nouvelles admissions au séjour.

Au fur et à mesure des circulaires et des commentaires ministériels, on constate que la seule ligne directrice de la politique menée depuis mai 2012 est de poursuivre les objectifs et les pratiques des gouvernements précédents, sans endosser la même rhétorique.

Mais comment atteindre la politique plus « juste » rituellement proposée comme pendant de la nécessaire « fermeté » ? En se contentant de moins communiquer sur les chiffres sans pour autant forger de nouveaux indicateurs ? D’autant qu’il faudrait s’accorder sur les principes de justice… Dans le cas de l’admission au séjour, le « devoir de loyauté de l’administration » prôné par le ministre implique un traitement des dossiers conforme à l’objectif que s’est assigné le gouvernement : ne pas sembler plus « laxiste » que la droite tout en apparaissant moins belliqueux que Brice Hortefeux et ses successeurs.

En matière de titres de séjour, le rapport de Matthias Fekl (voir éditorial de ce numéro) est emblématique d’une logique qui empêche tout retour à des droits autrefois reconnus et accordés par la gauche de gouvernement, notamment en matière d’obtention de la carte de séjour de dix ans. L’application de certaines de ses préconisations permettrait cependant de simplifier considérablement la vie de centaines de milliers de résident·e·s soumis·e·s à harcèlement et maltraitance administratives. Les suites données au rapport indiqueront à quel point le gouvernement accepte de se désembourber d’une logique de suspicion et de précarisation des immigré·e·s, même en situation régulière.

Dépolitiser l’immigration

Le gouvernement Ayrault place ses pas dans ceux de Lionel Jospin qui, en 1997, avait considéré comme urgent de dépolitiser l’enjeu de l’immigration. D’une certaine façon, la gauche socialiste semble souhaiter un retour à la période des Trente Glorieuses où l’immigration n’était pas un terrain d’affrontement politique, faisait l’objet de peu d’investissements législatifs et relevait avant tout de décisions administratives peu publicisées. En commandant un rapport à l’universitaire Patrick Weil, Lionel Jospin et Jean-Pierre Chevènement avaient cherché à ce que l’expertise prenne le pas sur les affrontements idéologiques, dans une période où le mouvement des sans-papiers était devenu l’un des axes de mobilisation et de régénération de la gauche militante. Pendant la campagne présidentielle de 2012, réduire la politique d’immigration à un simple sujet technique a permis au Parti socialiste d’éviter les promesses non tenues (si l’on excepte le droit de vote), et de ne pas apparaître favorable à l’amélioration de la condition des étrangers et des étrangères – objectif explicitement revendiqué lors de la campagne de 1981. Telle a bien été la ligne du candidat Hollande : surtout ne pas réfléchir à la question – le rapport de la fondation Terra Nova, rédigé sous la direction de l’économiste El Mouhoub Mouhoud a été bien vite enterré –, ne pas l’inscrire dans son programme, ne pas aborder le sujet dans la campagne, sinon a minima et avec une telle absence d’affirmations de principes que tout le monde pouvait le comprendre : pour les étrangers, le changement n’est pas pour maintenant.




Notes

[1] « Le droit de vote des étrangers aux élections, c’est maintenant », par 77 députés du Parti socialiste, 17 septembre 2012.

[2] « Droit de vote des étrangers : le triple mensonge de Sarkozy », François Hollande et le Parti socialiste, en soutien à la proposition de loi constitutionnelle examinée au Sénat le 8 décembre 2011.

[3] « Les dérives du droit d’asile en France » Jean-Pierre Lafon, ministre plénipotentiaire, directeur des Français à l’étranger et des étrangers en France, note publiée dans l’Express, 10 janvier 2002.

[4] Éric Besson, cité dans « Paris et Berlin veulent mettre fin au "supermarché européen de l’asile" », Le Monde.fr, 14 septembre 2010.

[5] Circulaire du 26 août 2012 relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites.

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Published by valenton rouge - dans France
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:42

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Ridha Ben Kacem a lu pour vous sur le NET

http://www.tunisiefocus.com/politique/il-ya-85-ans-naissait-ernesto-rafael-guevara-le-che-51356/


Ernesto Rafael Guevara de la Serna est né le jeudi 14 juin 1928 à Rosario, en Argentine. Il est le premier fils de l’architecte Ernesto Guevara Linch, de descendance espagnole et irlandaise de par sa mère, et de Celia de la Serna et de la Llosa, descendante d’une famille fortunée. Ernesto ou « Teté »,comme le surnommeront ses parents, a quatre frères et sœurs : Roberto, Celia, Ana María et Juan Martín. Le couple Guevara-de la Serna, s’est marié en 1927 puis s’en est allé vivre à Puerto Caraguatay, dans la province de Misiones, où ils ont une exploitation d’herbe à mate. Celia étant enceinte, ils décident de se rendre à Buenos Aires en bateau sur le río Paraná, pour que le bébé naisse en toute sécurité. Mais le 14 Juin 1928, le bateau doit faire une halte dans le port de Rosario, province de Santa Fe. L’accouchement de Celia se déroule plus tôt que prévu, et le bébé vient au monde dans la maternité de l’Hôpital Centenario. Ses parents le prénomment Ernesto Rafael.

A la fin de l’année 1929, la famille s’installe dans la rue Alem, au quartier de San Isidro, à Buenos Aires. C’est là que naîtra le 31 décembre la sœur d’Ernestito, Celia. Le 2 Mai 1930, Ernesto qui n’a pas encore deux ans tombe malade. Il souffre de sa première crise d’asthme. En 1931, la famille déménage dans un faubourg élégant de la capitale, rue Bustamente y Peña, où naîtra Roberto, le 18 Mai 1932. En raison des problèmes de santé de Ernesto, la famille va changer plusieurs fois de résidence, jusqu’à ce qu’un médecin leur conseille de se rendre à Alta Gracia, dans la province de Córdoba. Le climat plus sec de cette région est favorable à Ernesto, et ils décident donc de louer une maison à Villa Carlos Pellegrini. La maison de deux étages s’appelle « Villa Chiquita »,et c’est là que va naître Ana María.

Les problèmes de santé d’Ernesto conduisent sa mère Celia à se charger de son éducation primaire. Puis il suivra normalement les cours à l’école San Martín, puis au collège Manuel Solares. En Mars 1942 il commence ses études secondaires au Collège National Déan Funes, à Córdoba, à environ 45 kilomètres de Alta Gracia. La famille Guevara-de la Serna va vivre à Alta Gracia jusqu’au début de 1943, année durant laquelle Ernesto fait connaissance des frères Granado et Ferrer, avec lesquels il se liera d’amitié pour très longtemps. Au cours de l’été, ils déménagent une fois encore pour habiter une maison dans la rue Chile à Córdoba. C’est au mois de mai 1943 que naît Juan Martín.

En 1946, la famille déménage à Buenos Aires pour aller vivre dans un appartement appartenant à la grand-mère paternelle. Quand la grand-mère, Ana Isabel, tombe gravement malade, Ernesto la veille durant 17 jours, et à sa mort, il annonce qu’il étudiera la médecine au lieu des études d’ingénieur qu’il avait envisagé.

Ernesto est jugé inapte pour le service militaire en raison de sa maladie. En 1947 il commence ses études de médecine et montre peu d’intérêt envers la politique et les mouvements de protestations des étudiants, même si ses parents, et plus particulièrement sa mère, sont des militants anti-péronistes. Mais à la fin de l’année il fait connaissance de Berta Gilda Infante, connue sous le nom de Tita. Elle est membre de la Jeunesse Communiste Argentine. Ils deviennent vites bons amis et Ernesto lit avec elle les textes marxistes et ils discutent de la réalité politique de l’époque.

C’est en Octobre 1950, qu’il décide de faire son premier voyage en Amérique Latine, en passant par le Chili, le Pérou et la Colombie. Il est le spectateur attentif des problèmes sociaux des pauvres de ces pays, et cite dans ses notes la phrase de José Marti : « Je veux unir mon destin à celui des pauvres du monde ». Le 29 Décembre 1951, il part avec son ami Alberto Granados à travers le continent sud-américain. Mais la moto sur laquelle ils font le voyage, une Norton 500 c.c., les lâche et ils doivent travaille comme assistants médecin et en effectuant des petits boulots, pour continuer leur périple.

Ernesto revient à Buenos Aires en Août 1952, pour poursuivre ses études de médecine. Il reçoit le titre de Docteur en Médecine et Chirurgie le 11 Avril 1953 à l’Université de Buenos Aires. Le 7 Juillet 1953 il part une nouvelle fois, en voyage à travers l’Amérique du Sud et Centrale. Il est accompagné par Carlos Ferrer « Calica ». Il observe en Bolivie les changements sociaux apportés par le Mouvement Nationaliste Révolutionnaire arrivé au pouvoir. Puis ils visitent le Pérou, l’Equateur, le Panama et le Costa Rica, où ils font la connaissance des cubains Calixto García et Severino Rosell, qui avaient participé à l’assaut du Cuartel Moncada. Ils poursuivent le voyage et visitent le Nicaragua, le Honduras et le Salvador, pour finalement arriver au Guatemala, en 1953.

Au Guatemala, le Che poursuit son éducation politique, à travers l’amitié qu’il lie avec l’économiste et exilée péruvienne d’origine indienne, Hilda Gadea Ontalia, ancien membre du Parti Apriste ( APRA, Alianza Popular Revolucionaria Americana ).Il se lie d’amitié également, avec un groupe de révolutionnaires cubains, qui le 26 Juillet 1953 prirent part à l’assaut du Cuartel Moncada. Parmi eux se trouve Nico López, qui baptisera Ernesto du surnom de « Che ».

Il se tient au courant auprès d’eux, des actions entreprises et prend la ferme décision de poursuivre la lutte, dès la libération de Fidel Castro et d’autres camarades. Ernesto Che Guevara se met en contact avec le Parti Guatémaltèque du Travail et officie comme médecin dans les syndicats. Il participe activement à la politique interne du pays pour la défense du gouvernement démocratique et révolutionnaire de Jacobo Arbenz. Mais après l’invasion organisée par la CIA, Arbenz tombe en Septembre 1954.

En tant qu’argentin et en raison de sa position en faveur du gouvernement de Arbenz, Ernesto Che Guevara ne peut rester plus longtemps au Guatemala, et après avoir demandé asile auprès de l’Ambassade d’Argentine, le Che décide de se rendre à Mexico, où il travaillera comme photographe à l’Hôpital Général. Un mois plus tard, il est rejoint par Hilda Gadea et Nico López.

Un jour, de visite chez María Antonia Gonzales, au Numéro 49 de la rue José Amparán, Ernesto fait la connaissance de Raûl et Fidel Castro. María Antonia est une cubaine résidant à Mexico, qui collabore efficacement, avec les révolutionnaires exilés. Au cours de cette réunion, le Che reste à converser durant une dizaine d’heures, avec Fidel, durant lesquelles ils échangent tout type d’opinions. Le leader de la révolution cubaine lui explique les raisons de sa lutte contre le dictateur Batista. A la fin de cette conversation le Che intègre le groupe.

Il se marie le 8 Août 1955 avec Hilda à Tepotzotlán, près de Mexico. Hilda est enceinte et le futur parrain est Raûl Castro. Le 15 Février 1956, naît Hilda Guevara Gadea. Ernesto reste 57 jour dans la prison Miguel Schultz, après avoir été arrêté par la police mexicaine dans la hacienda « Santa Rosa »,Popocatépetl, à 35 kilomètres de la capitale, qui était le camp d’entraînement des révolutionnaires cubains, qui préparaient une attaque contre Cuba, et qui étaient dirigés par le Général Alberto Bayo, un ancien colonel de l’Armée Républicaine pendant la Guerre Civile, en Espagne.

Le Che a toujours caché ses activités révolutionnaires à ses parents, et il leur envoie une lettre les informant de sa situation et leur annonçant sa séparation avec Hilda. Le Dimanche 25 Novembre 1956, de l’embouchure du río Tuxpán au Mexique, Ernesto Che Guevara s’en va avec le « Granma »,avec 81 autres hommes à bord d’un yacht d’une capacité de 25 personnes seulement, que Fidel Castro avait acheté à une entreprise nord américaine.

Une semaine plus tard, le Dimanche 2 Décembre, ils débarquent à Los Cayelos, à l’est de Cuba, et commencent la guérilla révolutionnaire dans les montagnes de la Sierra Maestra. Dès le début, le Che se distingue en tant que combattant de la lutte révolutionnaire à Cuba contre la tyrannie du dictateur Fulgencio Batista. Le 1er Mars 1958, est diffusée pour la première fois « Radio Rebelde »,une radio créée par le Che.

A la fin du mois d’avril 1958, Ernesto est envoyé depuis Jibaro, dans la Sierra Maestra, à la tête du commando de la 8ème Colonne, vers la région centrale du pays. Ils arrivent jusqu’à la Sierra del Escambray, province de Las Villas, où ils vont monter un camp de base. Le Che participe avec beaucoup d’ardeur aux combats et plus particulièrement, à la Bataille de Santa Clara, le 1er décembre 1958, laquelle s’avère très importante, dans leur objectif principal : faire tomber la dictature et faire triompher la Révolution Cubaine. Le 1er Janvier 1959, Cuba est libéré, et Batista part en exil.

Le 2 janvier, Camilo Cienfuegos Gorriarán entre dans La Havane, paralysée par une grève générale. Le lendemain le Che y fait son entrée, et le Dimanche 8 Janvier, Fidel Castro entre victorieusement dans la capitale. Les parents du Che arrivent le Lundi à Cuba, 6 ans après la dernière rencontre avec leur fils. Le 21 Janvier, Hilda Gadea et Hildita viennent vivre à La Havane.

Eu égard aux services rendus à Cuba, Ernesto Che Guevara est déclaré citoyen cubain, par le Conseil des Ministres, le Lundi 9 Février 1959. Au mois de Mars 1958, Ernesto avait fait la connaissance à Escambray d’une jeune cubaine de 22 ans, Aleida March Torres, et le 2 Juin 1959 le mariage est célébré, après que le divorce fut prononcé entre le Che et Hilda Gadea, le 22 Mai 1959.

Du 12 juin au 5 septembre, Ernesto Che Guevara est en mission pour le gouvernement cubain en Egypte, Soudan, Inde, Birmanie, Indonésie, Ceylan, Japon, Maroc, Yougoslavie et en Espagne. Durant plusieurs années il remplit des fonctions officielles au sein du gouvernement cubain. Parmi ces différentes charges gouvernementales, militaires et économiques, il est nommé Chef des Forces Armées Révolutionnaires, Chef de l’Industrie et de la Réforme Agraire, et le 26 Novembre 1959, il occupe le poste de Président de la Banque Nationale de Cuba.

Le 4 mars 1960, dans un attentat organisé par la CIA, le bateau belge « La Couvre », qui apportait des armes à Cuba, explose dans le port de La Havane. Le lendemain, Alberto Korda prend la célèbre photo du Che en hommage aux victimes de l’attentat, et au cours de la cérémonie Fidel Castro prononce cette phrase qui restera dans l’histoire : « Patria o muerte. ¡Venceremos! », « La Patrie ou la mort. Nous vaincrons ! ».

Le Che préside de nombreuses missions officielles au nom du Gouvernement Révolutionnaire. Du 22 Octobre au 9 Décembre, il est à la tête de la mission économique de Cuba qui est de visite en URSS, Tchécoslovaquie, RDA et République Populaire de Chine. Le 19 Octobre 1960, Les Etats-Unis décrètent l’embargo commercial de Cuba. Le 17 Novembre, pendant son séjour en Chine, vient au monde Aleida Guevara March, ou « Aliusha »,à La Havane. C’est là également, que naîtront ses autres frères.

Le 3 Janvier 1961 les Etats-Unis rompent leurs relations diplomatiques avec Cuba. Le 23 Février 1961, le Che est nommé Ministre de l’Industrie et Membre du Conseil Central du Plan. Le 20 Mai 1962 naît son fils, Camilo, nom qu’il lui donne en hommage à son camarade Camilo Cienfuegos, qui mourut tragiquement, dans un accident aérien. Du 17 au 20 Avril 1961, Ernesto Che Guevara occupe le commandement militaire de Pinar del Río pendant l’attaque de mercenaires sur la Plage Girón, dans la Baie des Cochons ( Bahía de los Cochinos ),au cours de laquelle 1500 contrerévolutionnaires cubains tentent d’envahir l’île, dans une opération organisée et financée par la CIA. Les révolutionnaires mettront en déroute les mercenaires, en moins de 72 heures.

Le 4 août, le Che est à la tête de la délégation cubaine lors de la Conférence des Amériques de Punta del Este, en Uruguay. La délégation est reçue à l’Aéroport National de Carrasco par des milliers de personnes chantant des slogans anti-yankees et aux cris de « vive la Révolution Cubaine ».En octobre 1962 et jusqu’en novembre de la même année, Ernesto occupe le commandement militaire des troupes de Pinar del Río, pendant la Crise d’octobre.

Lors de sa présence à Cuba, le Che œuvre dans de nombreuses tâches : il est l’initiateur du Travail Volontaire dans tout le pays, de l’organisation des Forces Armées Révolutionnaires (FAR) ; il est le fondateur de la revue Verde Olivo, où il écrit de nombreux articles ; il est l’auteur de différents livres et essais. Les œuvres du Che les plus connues sont :« Diario de Bolivia », « Discurso en Argel », « Discours lors de la XIXème Assemblée Générale des Nations Unies », « El cuadro, columna vertebral de la revolución », « El Socialismo y el Hombre en Cuba », « La Guerra de Guerrillas », « Mensaje a los Pueblos del mundo a través de la Tricontinental », « Pasajes de la Guerra Revolucionaria », « Reforma Universitaria y Revolución », « Sobre la construcción del Partido », « Solidaridad con Vietnam del Sur », « Táctica y Estrategia de la Revolución Latinoamericana ».

Le 14 juin 1963 naît le quatrième enfant du Che, le troisième avec Aleida. C’est une fille qui sera appelée Celia, en hommage à sa mère. Le 19 mars 1964, vient au monde Omar Pérez, fruit de la relation extraconjugale qu’Ernesto a eu avec Lidia Rosa López. Du 20 mars 1964 au 13 avril, le Che est à la tête de la délégation cubaine pendant la conférence de l’ONU pour le Commerce et le Développement à Genève, en Suisse. Du 15 au 17 avril, il est en visite en France, Algérie et Tchécoslovaquie. Il visite l’URSS du 5 au 19 novembre et participe au 47ème Anniversaire de la Révolution d’Octobre. Il préside à nouveau, la délégation cubaine lors de l’Assemblée Générale de l‘ONU, à New York, du 9 au 17 décembre. Puis il se rend en Algérie.

En janvier 1965, Ernesto Che Guevara est en République de Chine, puis au Mali, Congo (Brazzaville), Guinée, Ghana, Dahomey, Tanzanie, Egypte, Algérie et revient à La Havane le 14 mars. Sa dernière intervention publique à Cuba a lieu le 15 mars quand il fait un compte rendu de ses voyages à l’étranger devant ses collaborateurs de Ministère de l‘Industrie. Afin de poursuivre plus en avant, ses idéaux libertaires, il sollicite de la Direction de la Révolution Cubaine son détachement des responsabilités qui le lient à Cuba, pour reprendre la lutte armée, en solidarité avec les peuples du monde.

Le 1er Avril 1965 il écrit des lettres d’adieux à ses parents, ses enfants et Fidel Castro, et s’en va pour le Congo. C’est dans ce pays qu’il apprendra la mort de sa mère. Un an plus tard, le Jeudi 3 Novembre 1966, Ernesto Che Guevara arrive à La Paz, en passant par Madrid et Sao Paulo. Il entre clandestinement en Bolivie sous le nom de Adolfo Mena González, fonctionnaire péruvien de l’Organisation des Etats Américains et possède au cas où, un passeport uruguayen, au nom de Ramón Benítez Fernández.

Le 7 novembre il se trouve dans une hacienda de Ñancahuasú où, avec un petit groupe de combattants boliviens, cubains et autres nationalités, il fonde l’Armée de Libération Nationale de la Bolivie (Ejército de Liberación Nacional de Bolivia).Pendant son séjour en Colombie, il est connu en tant que « Comandante Ramón »,et également « Fernando el sacamuelas ».Mais, 11 mois plus tard, après avoir été fait prisonnier et sérieusement blessé, Ernesto Che Guevara est exécuté, le dimanche 8 octobre 1967, à 13h10, par des soldats boliviens dirigés par des agents de la CIA, dans la petite école du village de La Higuera, province de Chuquisaca.

Le 18 Octobre 1967, su la Place de la Révolution, Fidel Castro informe le demi million de cubains présents de la mort du Commandant Ernesto Che Guevara : « Tu as disparu physiquement, mais ton image et tes idéaux restent et resteront présents en nous, parce que ceux-là ils ne pourront jamais les tuer avec des balles

 

Par Ridha Ben Kacem le 14  juin 2013

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:25

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http://direct.cd/2013/06/11/avec-638-tentatives-dassassinat-fidel-castro-bat-les-records.html

 

À la tête de Cuba depuis 1959, Fidel Castro, 85 ans, éloigné du pouvoir depuis 2006 pour raisons de santé, est entré dans le Livre Guinness des records comme «la personne qu’on a le plus souvent tenté d’assassiner», soit 638 fois, selon un site officiel cubain.

«Le dirigeant historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro, est la personne qu’on a le plus souvent tenté d’assassiner, selon ce qu’indique le Livre Guiness des records et les archives de l’Agence centrale de renseignement (CIA) américaine, principale commanditaire de ces tentatives d’homicides», indique le site Cubadebate.

Cubadebate affirme que jusqu’en 2006, lorsqu’il a laissé les rênes du pouvoir à son frère Raul, «on comptait 638 tentatives d’assassinats contre lui, quasiment toutes dirigées par la CIA».

«Les méthodes utilisées pour le tuer ont été multiples, mais toutes ont échoué: des snipers, des explosifs dans ses chaussures, du venin injecté dans un cigare, jusqu’à une petite charge explosive dans une balle de base-ball, entre autres», recense le site.

 

Selon le site officiel, «depuis qu’il a pris la tête de la Révolution cubaine qui a triomphé en 1959, on a commencé à planifier son élimination physique» et «parmi les plus intéressés» à sa disparition «il y a les agences nord-américaines d’espionnage et de subversion».

 

Le Guinness World Records est un livre à parution annuelle, qui se présente comme le plus vendu au monde après la Bible.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:20

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http://www.la-croix.com/Actualite/France/Le-PS-tente-de-masquer-ses-divisions-sur-l-Europe-2013-06-15-973786

 

Le Parti socialiste réunit samedi 15 et dimanche 16 juin un « forum des progressistes européens » et une convention sur l’Europe.

 

Souvent divisés sur la question européenne, les socialistes veulent se montrer unis derrière François Hollande.

Refusant « le cap de l’austérité », le PCF et le Front de gauche organisent de leur côté des « assises citoyennes ».

Avec cet article

Toutes les gauches au chevet de l’Europe… Mais chacune dans son coin. À moins d’un an des élections européennes du 25 mai 2014, le Parti socialiste organise samedi 15 juin, à la Maison de la Mutualité à Paris, un « forum des socialistes européens ». Un rassemblement international suivi d’une convention nationale intitulée « Notre Europe », dimanche 16 juin, dans la même salle parisienne.

Dimanche aussi, à quelques kilomètres de là, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), les dirigeants du Parti communiste et du Parti de gauche tiennent des « assises citoyennes » avec de nombreux responsables associatifs et syndicaux, rejoints par la direction d’Europe Écologie-Les Verts et une partie de l’aile gauche du PS.

Le « premier acte » avant les européennes de 2014

Les dirigeants de dix pays membres de l’Union européenne, dont les patrons des partis socialistes espagnol, portugais et grec, ont répondu présents au forum. De même que l’ancien président de la Commission européenne Jacques Delors et le président du Parlement européen Martin Schulz. Le social-démocrate allemand devrait d’ailleurs être le candidat des socialistes et sociaux-démocrates européens pour la présidence de la Commission européenne, issue du scrutin de 2014.

Le rassemblement « des forces progressistes d’Europe sur un programme commun contre l’austérité et pour la croissance » est le « premier acte de notre future campagne européenne », a expliqué le premier secrétaire du PS Harlem Désir, qui est député européen depuis 1999 et entend mener à nouveau la bataille comme tête de liste en Île-de-France.

Le PS craint d’être derrière le FN

Plus que les élections municipales de mars 2014, le PS craint l’échéance des Européennes du 25 mai suivant. Selon un sondage de l’institut britannique YouGov pour l’édition française du site Huffington Post et iTélé, le Front national effectuerait une percée, avec 18 % des intentions de vote, juste derrière l’UMP (19 %), le PS n’obtenant que 15 %.

Si ce scénario se confirmait, ce serait un échec qui suivrait un autre revers pour le PS : lors du scrutin de 2009, les listes socialistes (16,48 %) avaient été talonnées par celles des Verts (16,28 %), obtenant comme elles 14 députés au Parlement européen.

Traumatisme du référendum de 2005

La crainte d’une contre-performance, sur fond de politiques d’austérité et de montée des populismes en Europe, a conduit le PS à organiser ce forum de mobilisation et une convention pour fixer sa ligne politique. C’était oublier que la question européenne divise de façon récurrente les socialistes. Surtout depuis le traumatisme du référendum sur la constitution européenne en 2005.

La fracture d’alors entre partisans du « oui » et du « non » a laissé des traces durables. Les socialistes ont ainsi renoué avec leurs divisions ces dernières semaines. L’élaboration d’une position commune en vue des élections européennes a alimenté durant deux mois les controverses et désaccords.

« Bataille des chiffres »

En avril, les premières ébauches du texte « Notre Europe », qui plaide pour une « réorientation » de l’Europe, ont embarrassé l’exécutif et pollué les relations franco-allemandes car la chancelière Angela Merkel y était qualifiée de « chancelière de l’austérité ». La phrase a finalement été gommée.

Puis, ce sont les conditions de vote du texte et des amendements par les militants, le 6 juin, qui ont suscité « une bataille des chiffres » entre la direction et l’aile gauche du parti. « Chiffres farfelus », « méthode de calcul scandaleuse », menace de boycott de la convention…

Le courant « Un monde d’avance », proche de Benoît Hamon, et celui de « Maintenant la gauche », de Marie-Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel, ont défendu leurs positions contre les politiques d’austérité européennes.

Compromis sur le pacte de stabilité budgétaire

Validé à près de 90 % par les militants, le document « Notre Europe », qui doit être définitivement adopté dimanche 16 juin par la convention, est finalement un texte de « synthèse ». Un accord a été trouvé dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 juin. L’aile gauche a lâché du lest sur le pacte de stabilité budgétaire, acceptant sa simple « révision » alors qu’elle réclamait sa « suspension ». En contrepartie, le document final insiste sur la « dimension sociale de l’Europe ».

À l’Élysée, on pousse un « ouf » de soulagement, le PS affichant un « soutien fort » à la ligne de « réorientation » du président de la République. Alors que François Hollande participera les 27 et 28 juin à un Conseil européen, un haut dignitaire du PS est convaincu que le parti a su engager un nouveau rapport de force en Europe. La fameuse phrase à l’encontre de la chancelière aurait même « aidé » le chef de l’État.

Des assises citoyennes pour « changer de cap »

Changement de décor. À Montreuil, les organisations de gauche qui avaient mobilisé le 5 mai « contre l’austérité, contre la finance, pour une VIe  République » tenteront de monter encore en puissance. Communistes, Mélenchonistes, mais aussi les écologistes d’EELV (Pascal Durand) et des socialistes de l’aile gauche du PS (Marie-Noëlle Lienemann) se réuniront en assises citoyennes « pour changer de cap en France et en Europe ».

« Les assises s’annoncent comme un événement de très grande portée, un événement majeur qui va marquer la période », assure le secrétaire national du PCF Pierre Laurent. « On visait 1 000 représentants, on sera beaucoup plus que cela, 1 500 ou 2 000 », ajoute-t-il, expliquant que l’objectif est de créer « un arc de forces politiques très large » et d’élaborer « un front de propositions alternatives à l’austérité  ».

 

CORINNE LAURENT

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:14

 

tom-sharpe-l-oeil-petillant-de-malice-a-barcelone-en-2009_3.jpgTom Sharpe, l'oeil pétillant de malice à Barcelone en 2009. PHOTO/© D.R

http://www.lindependant.fr/2013/06/15/wilt-orphelin,1764911.php

 

À 85 ans, installé depuis quelques années à Palafruguell près de Gérone, l'écrivain britannique (impotent pour cause de diabète), vivait en quasi reclus dans ce petit village catalan. Si son ultime roman paru en 2010 (Wilt 5 ou Comment enseigner l'histoire à un ado dégénéré en repoussant les assauts d'une nymphomane alcoolique) n'avait plus tout à fait le mordant des précédents, Tom Sharpe n'en reste pas moins un monument de l'humour du XXe siècle. Et il lui en fallait. Ce fils de nazi anglais (son père était un pasteur rigoriste et pro hitlérien qui officiait dans la banlieue de Londres), fuit l'Angleterre en 1951 pour l'Afrique du Sud, patrie de sa mère. Il tombe de Charybde en Scylla. Travailleur social à Soweto, le jeune Tom (il a 23 ans) découvre les aberrations du régime de l'apartheid et les hypocrisies des Anglais locaux. Expulsé comme 'dangereux communiste' en 1961, il rentre à Cambridge où il gagne sa vie en donnant des cours d'histoire dans un institut technique. Tout est en place.

AU BAZOOKA

Ses deux premiers romans, 'Mêlée ouverte au Zoulouland' et 'Outrage public à la pudeur' sont écrits en quelques semaines au début des années 70. Ce sont des bombes. Elles n'exploseront en France qu'en 1986 et 1987 (éditées par Sorbier). Dans ces deux premiers ouvrages, Sharpe ne fait aucun quartier dans sa guerre contre l'establishment, le snobisme de classe, le racisme, la bêtise en général. L'apartheid est passé à la moulinette de l'humour noir… très noir. Tom Sharpe pulvérise la bienséance et finit par faire exploser ses personnages dans des orgies de violences (et aussi de sexe). Il ne cessera plus. En créant Henri Wilt, prof de collège technique terrorisé à l'idée de 'mal faire' et affublé d'une épouse plus qu'acariâtre (Sharpe est un fantastique misogyne !), il débute une série de romans désopilants et jubilatoires sur l'Angleterre thatchérienne. Avec le jardinier Blott, ce sont les magouilles des entrepreneurs et du libéralisme qui passent au coupe-coupe de l'humour sharpien. La haute finance n'y échappe pas (Fumiers et Cie) mais aussi le petit monde littéraire (La Grande poursuite), la police... Aucun sujet ne lui échappe : il tire à vue. Son humour féroce le fait souvent comparer à P.G. Wodehouse et Evelyn Waugh. Rigolard, Tom Sharpe précisait : 'Waugh et Wodehouse maniaient la rapière, moi je travaille au coupe-coupe'. Wilt 5, met cette fois le professeur Wilt face à un élève unique mais fanatique d'armes à feu (sorti en livre de poche 10/18, quelques jours avant sa mort le 6 juin.) Photo : Julian Martin

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 17:57
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Adan Chavez Frias, le frère de l'ancien président vénézuélien Hugo Chavez, sera l'invité d'honneur de Manifiesta, le 21 septembre prochain à Bredene, en Flandre occidentale. Il y abordera, au cours d'un débat, l'héritage d'Hugo Chavez pour Cuba et l'Amérique latine.
Manifiesta est une fête organisée pour la quatrième année consécutive en Belgique par l'hebdomadaire Solidaire et le réseau de maisons médicales Médecine pour le peuple.
La militante féministe et communiste américaine Angela Davis, active dans le mouvement des droits civiques aux États-Unis dans les années 1960 et proche des Black Panthers, ainsi que le duo d'écrivains suédois Roslund & Hellström, véritable phénomène de la littérature policière suédoise, seront également de la partie.
Outre les débats internationaux, Manifiesta propose un large éventail d'activités culturelles et musicales, dont les concerts de Zita Swoon, Suarez et Coco Jr + Asham Band. Manifiesta, ou la Fête de la Solidarité, se tiendra du 20 au 21 septembre. L'année dernière, l'événement avait attiré plus de 8.000 visiteurs. (Belga)
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