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Thierry MENGUY

 


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  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 18:08

 

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Cela s’est passé il y a quelques mois. Au cours d’un long échange, un officier des services de sécurité des Etats-Unis me dit : "Toi et tes amis vous devriez vous inspirer de l’ancien commandant guérillero Joaquin Villalobos." Il me raconta que dans le nord du Salvador, aux côtés des troupes officielles, des conseillers de son pays avaient combattu les forces de Villalobos. Il omit de dire que dans cette zone, l’armée avait commis les pires massacres contre la population, pendant la guerre civile que vécut ce pays dans les années quatre-vingts.

Rappelons que Villalobos fit partie des membres les plus radicaux du mouvement guérillero. Il fut l’un des responsables de l’assassinat du poète et militant Roque Dalton, en 1975, désigné comme agent de la CIA et des services de renseignements cubains. Accusations démenties bien trop tard. Villalobos était l’un des fondateurs du Farabundo Marti de Liberacion Nacional, FMLN, un front qui rassemblait plusieurs groupes guérilleros.

Après les accords de paix en 1992, Villalobos se rendit aux États-Unis, invité par des institutions académiques et des "laboratoires d’idées", plus connus sous le nom de Think tanks. A son retour, il s’opposa aux autres dirigeants du FMLN, devenu parti politique, parce qu’ils ne prenaient pas le chemin de la social-démocratie. Sa transmutation idéologique se radicalisa, et se concrétisa lors d’un voyage au Mexique où il servit de conseiller aux militaires dans la répression du mouvement guérillero Zapatiste.

En 1999, après son échec aux élections, il quitta El Salvador pour partir étudier à l’Université d’Oxford. Il prit le temps de passer par la Colombie en tant que conseiller des chefs narco-paramilitaires – responsables de milliers de crimes contre l’humanité – qui étaient en train de se « démobiliser ».

Depuis Londres, il devint le fer de lance du combat contre les mouvements populaires et de gauche en Amérique Latine. La grande presse mondiale lui ouvrit ses colonnes avec plaisir. Ses cibles favorites ont été la révolution cubaine et les processus menés par les présidents Hugo Chavez et Evo Morales.

"C’est un bon social-démocrate", m’assura l’officier étasunien. "Si vous preniez modèle sur lui, nous deviendrions les amis de tes amis, et en ce qui te concerne, nous lèverions l’interdiction de passage par notre pays. Nous te retirerions de la liste." (1)

Il me raconta aussi qu’il avait combattu des « communistes » en Afrique et en Amérique Latine. Et qu’une fois, avec une patrouille de l’armée d’un pays d’Amérique Centrale, ils avaient tué un guérillero. Leur joie augmenta lorsqu’ils trouvèrent une cassette dans son sac à dos. Des informations !, s’exclamèrent-ils. Se dépêchant de l’écouter, ils y trouvèrent seulement quelques airs romantiques et une ranchera (chanson populaire). Les paroles disaient qu’il était bon de savoir lire, d’avoir une petite maison et un bout de terre pour y semer du maïs.

Le robuste officier resta silencieux et me regarda, attendant ma réaction. Je lui demandai si c’était à cause de ce désir, ou de ce rêve, que le jeune assassiné était considéré comme communiste. "Je ne sais pas, me répondit-il, mais il était communiste. Il luttait pour ça."

Je l’ai regardé dans les yeux, sans colère, mais avec la certitude que nos chemins demeureraient bien éloignés l’un de l’autre.

(1) http://hcalvospina.free.fr/spip.php...

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 12:47

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Créteil (Val-de-Marne), correspondant - Le Val-de-Marne reste ancré à gauche et le Parti communiste y conforte ses positions en gagnant le siège de Villeneuve-Saint-Georges aux dépens du PS. La stratégie d'alliance au premier tour entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts (EELV) aura été "une stratégie perdants-perdants" selon le président ( PCF) du conseil général Christian Favier puisque, de son côté, EELV n'a gagné aucun siège alors qu'il espérait améliorer sa représentativité.

A noter qu'à Cachan où son candidat n'avait distribué aucun bulletin de vote, le représentant d'EELV au premier tour a recueilli 96 voix (0,61 % des inscrits, 2,89 % des exprimés).

Le Front de gauche (qui réunit PCF et Parti de gauche) est au final l'unique gagnant des cantonales dans ce département.

64,2 % d'abstention

L'UMP perd le canton de Chennevières où le sortant, Lucien Lavigne, ne briguait pas de nouveau mandat, au profit du MoDem qui, après sa victoire sur le maire UMP de la ville, sera représenté à l'assemblée départementale.

Le FN s'il fait presque doubler le nombre de ses voix n'a pas réussi ainsi qu'il était prévu à remporter un seul canton, recueillant entre 24,28 % et 29,45 % à l'exception de Villeneuve-Saint-Georges où il rassemble 40,55 % des suffrages.

Avec 64,2 % d'abstention, le Val-de-Marne bat un nouveau record.

 

Francis Gouge

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 12:14

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A l'occasion de la légalisation du PCOT: 

 

« La marche doit continuer jusqu'à l'aboutissement de la révolution »

 

Communiqué du PCOT repris par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Après avoir milité 25 ans dans la clandestinité, le Parti communiste des ouvriers de Tunisie vient d'être enfin légalisé. Ce n'est pas seulement une victoire de ses militantes et militants, mais aussi celle des travailleurs et de l'ensemble du peuple tunisien.

 

Cet événement a une portée symbolique importante, c'est un fruit parmi d'autres de la révolution du 14 janvier qui a fait chuter Ben Ali, imposé le droit d'organisation et inauguré une ère nouvelle pour la Tunisie et son peuple.

 

Le PCOT a été créé le 3 janvier 1986, jour du deuxième anniversaire du soulèvement glorieux du pain, une façon d'afficher notre détermination à lier notre sort à celui du peuple tunisien, à défendre ses intérêts et ses aspirations légitimes pour une vie digne, où règnent liberté, démocratie et justice sociale. Le PCOT a traduit ces engagements dans son programme politique et ses pratiques militantes, sous le slogan de la « révolution démocratique nationale et populaire », il a continué à le défendre au prix de sacrifices énormes : Nabil Barakati est mort en martyre, des centaines parmi nos militantes et militants ont été torturés, emprisonnés et privés de leurs droits les plus élémentaires, plusieurs d'entre eux ont connu l'exil.

 

Notre Parti a accompagné notre peuple durant un quart de siècle, faisant de la chute de la dictature un objectif primordial, considérant qu'elle constitue un obstacle majeur à l'émancipation du peuple et à la renaissance de la patrie. Le Parti avait entièrement confiance en notre peuple, il a lutté contre la pensée réactionnaire qui le sous-estimait, l'accusait d'impuissance et de résignation. Il a continuellement œuvré pour élever sa conscience et l'organiser selon ce que permettait l'action clandestine et l'absence de libertés. Il a été de toutes ses luttes et contribué à unir l'opposition pour garantir la victoire contre la dictature.

 

La révolution du 14 janvier est le couronnement de plus de 20 ans de lutte et de sacrifices du peuple tunisien, de ses enfants avec leurs différentes tendances idéologiques et politiques, opposantes à la dictature, qu'ils soient organisés dans les partis, associations et organisations syndicales et de défense des droits humains ou non organisés.

Cette révolution a pris plusieurs dimensions, c'est une révolution politique contre la tyrannie et l'assujettissement, une révolution sociale contre l'exploitation et la corruption, une révolution patriotique pour la dignité. La révolution ne s'est pas arrêtée en Tunisie, elle s'est étendue à d'autres pays arabes, où les peuples se soulèvent contre des régimes tyranniques et corrompus et les font chuter l'un après l'autre.

 

La révolution du 14 janvier n'est pas encore achevée car elle n'a pas atteint tous ses objectifs, malgré le chemin parcouru. Les forces réactionnaires la guettent et tentent de la faire avorter, soutenues en cela par les Etats Unis et la France, elles veulent la réduire à une simple réforme de l'ancien régime, sans pour autant toucher ses fondements et ses bases économiques et sociales. La question fondamentale dans toute révolution c'est le pouvoir, et tant que les catégories qui ont fait la révolution ne détiennent pas le pouvoir, on ne peut conclure à son achèvement et sa victoire. C'est le cas en Tunisie où le peuple s'est soulevé mais n'a pas encore obtenu le pouvoir.

 

Dans la première phase de la révolution, le peuple a fait chuter le dictateur. Dans la deuxième phase qui concerne la victoire contre la dictature, le peuple est parvenu, grâce à sa vigilance et sa détermination, à faire chuter le gouvernement Ghanouchi et à imposer la revendication d’une assemblée constituante et la dissolution du RCD et de la police politique. Il a également élargi le champ des libertés d'expression et d'organisation de manière considérable.

Pourtant, le pouvoir demeure entre les mains des forces réactionnaires, implantées dans les différents appareils et institutions, leurs intérêts économiques sont toujours épargnés. Ces forces commettent des crimes contre le peuple (agressions, saccages, troubles..). Elles tentent de fissurer son union en attisant les visées tribales régionalistes et religieuses; elles tendent à le dissuader de poursuivre la révolution et la réalisation de ses objectifs en semant la peur et la terreur.

 

La présidence intérimaire et le gouvernement provisoire s'évertuent à saboter la légitimité révolutionnaire et rejettent tout contrôle de leurs décisions dans l'intérêt des ennemis de la révolution (nomination des délégués, des responsables sécuritaires, au sein de la justice...). Ils ont refusé de traiter avec « le conseil national de protection de la révolution » qu'ils ont remplacé par une « instance » dont ils ont désigné les membre de façon unilatérale, de même la décision de dissoudre le RCD peut être anéantie par le retour de ce parti sous de nouvelles formes, c'est aussi le cas pour la décision de dissolution de la police politique qui est entourée de doutes et soulève de sérieuses interrogations sur son application.

 

Les masses populaires, particulièrement à l'intérieur du pays, commencent à avoir le sentiment que rien n'a changé dans leur vie politique et leurs conditions sociales, que leur révolution est en train d'être volée. C'est un sentiment légitime aux raisons compréhensibles. L'ancien régime est toujours en place, avec son appareil et son administration. Le gouvernement provisoire n'a pris aucune mesure urgente nécessaire pour atténuer le poids du chômage, de la cherté de la vie, de la dégradation du service public qui frappent les régions qui ont en plus subi la répression et le pillage avant et pendant de le déclenchement de la révolution. C'est le cas du bassin minier, de Skhira, de Benguerdane et de bien d'autres régions.

 

Le parti communiste des ouvriers de Tunisie considère que la révolution n'est pas achevée, le peuple tunisien doit rester vigilant pour écarter les dangers qui la menacent. La poursuite de la mobilisation, la conservation et la dynamisation du « conseil national de protection de la révolution », et de ses comités locaux sont des missions urgentes aujourd'hui.

 

Aujourd'hui, le peuple demeure le seul capable d’exercer un contrôle sur la présidence intérimaire et le gouvernement provisoire, il a le droit de surveiller et de demander des comptes.

 

L'élection de « l'assemblée constituante » est un rendez-vous important dans la période à venir, les travailleurs, les couches laborieuses et l’ensemble de notre peuple peuvent, en lien avec le PCOT et l’ensemble des forces démocratiques et révolutionnaires, en faire un moment décisif pour imposer la volonté du peuple et donner un coup d'arrêt aux ennemis de la révolution.

 

Ceci ne peut être réalisé sans une mobilisation immédiate pour reporter la date des élections et les espacer des dates des examens, afin de permettre au peuple et aux forces politiques de bien s'y préparer, étant donné l'importance des questions que l'assemblée constituante va sceller.

 

Il faut également préparer un terrain politique propice, par l'assainissement de l'administration, de la justice, des médias, par la dissolution effective de la police politique et l'instauration d'une loi électorale qui tranche la question du financement des partis, pour garantir la transparence et l'égalité entre tous les participants et éviter que ces élections soient entachées de corruption.

 

La nature de la période transitoire n'empêche aucunement la nécessité de prendre des mesures économiques et sociales urgentes, surtout en faveur des chômeurs, des régions délaissées malgré leur richesses et leur potentiel.

 

Le gouvernement de transition continue à s'accrocher au budget décidé sous Ben Ali, dont une importante partie est prévue pour le ministère de l'intérieur et pour le remboursement de la dette contractée par la dictature. Pourquoi ce gouvernement ne procède pas à l'annulation de la dette ou du moins sa suspension un temps, comme cela a été le cas dans les pays ayant vécu le même schéma que la Tunisie? Pourquoi ne pas consacrer tout son montant pour améliorer le quotidien du peuple? Pourquoi ce budget n'est-il pas révisé en fonction des nouvelles priorités?

 

La révolution tunisienne s'est étendue à de nombreux pays arabes. Le dictateur d'Égypte a été déchu, alors qu'au Yémen et au Bahreïn les soulèvements populaires sont atrocement réprimés par les régimes autoritaires avec l'aide de l'Arabie saoudite au Bahreïn. A côté de chez nous, le peuple libyen s'est soulevé contre ses tortionnaires, mais les choses prennent une tournure grave avec l'intervention des Etats Unis et de leurs alliés, sous couvert de la protection des civils. L'administration américaine n'a guère évoqué l'assassinat de civils au Yémen et au Bahreïn, comme elle ne l'a jamais fait pour Gaza, pour le Liban ou pour l'Irak et l'Afghanistan qu'elle occupe. Et Sarkozy n'a-t-il pas soutenu le dictateur tunisien jusqu'au dernier moment?

 

Ce qui pousse Obama, Sarkozy et Cameron à intervenir c'est la course effrénée  pour partager le pétrole libyen, après l’avortement de sa révolution. Nous soutenons le peuple libyen dans son soulèvement, mais nous sommes contre toute intervention étrangère qui non seulement nuira à la révolution en Libye mais aussi en Tunisie et dans tous les pays arabes. Nous sommes opposés à l'utilisation de notre territoire ou de notre espace aérien dans l'agression conte la Libye. Les colonialistes américains, français et anglais n'ont aucun intérêt dans le triomphe des révolutions arabes vu le danger que cela représente pour eux.

 

-         Vive la révolution du peuple tunisien.

 

-         Que la révolution continue jusqu'à l'aboutissement de ses objectifs.

 

-         Que le pouvoir soit au peuple.

 

-         Vivent les soulèvements des peuples arabes pour la liberté et la dignité.

 

Parti communiste des ouvriers de Tunisie

Tunis, le 23 mars 2011

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 12:07
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http://www.pcf.fr/8509
Les résultats du scrutin, connus à cette heure, garantissent la victoire des forces de gauche contre la droite et l'extrême droite. Les électeurs ont clairement sanctionné la politique de Nicolas Sarkozy à l'occasion de cette élection. Le Front de gauche a largement contribué à cette victoire. Il est confirmé ce soir comme la deuxième force à gauche. Plus de 100 conseillers généraux qui représentaient notre rassemblement dans cette élection seront élu-es ou réélu-es. Parmi eux, la quasi totalité des sortants communistes. Les deux conseils généraux qu'un communiste présidait le seront demain avec des majorités confortées. J'adresse à tous ces élu-es mes sincères et chaleureuses félicitations. C'est une très bonne nouvelle pour les populations qui disposeront, dès demain, de conseillères et conseillers généraux de gauche combatifs et déterminés à mettre en œuvre des politiques départementales conformes à leurs intérêts. Je veux féliciter tous les militants communistes dont l'engagement a été décisif pour obtenir ce résultat. Ces résultats du Front de gauche nous encouragent à amplifier la démarche de transformation sociale et de rassemblement déjà engagée. Les leçons de ce scrutin ne doivent pas être oubliées. Alors que la droite est aujourd'hui rejetée et que la défiance à l'égard de la vie politique est grandissante, la priorité des forces sociales et démocratiques doit désormais être à la construction d'une alternative crédible à gauche. Le Front de gauche consacrera toute son énergie à mobiliser les salarié-es qui n'en peuvent plus de la politique gouvernementale et à contrer les opérations démagogiques du Front national qui visent à détourner l'aspiration au changement des Français-es. J'appelle les communistes, dans tout le pays, à l'appui des résultats de ce scrutin, à multiplier les initiatives dans les semaines et les mois qui viennent pour créer la dynamique politique et populaire qui permettra de sortir la France de la crise et de réussir le changement.
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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 12:04

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En Auvergne, la surprise vient de l'Allier où le PCF et ses alliés du Front de gauche se renforcent au détriment du PS. La gauche se renforce dans le Puy-de-Dôme et dans les autres départements, le statu quo subsiste.
Dans le Cantal et en Haute-Loire, la suprématie de la droite ne s'est pas démentie. Dans le Puy-de-Dôme, où la majorité de gauche se renforce avec l'élection d'un communiste et de socialistes au détriment des DVG.


Le conseil général de l'Allier reste dominé par le Parti communiste et ses alliés du Front de gauche. Pascal Vernisse, soutenu par le Front de gauche, gagne en effet le canton de Dompierre-sur-Besbre avec 68,13% contre un UMP, après avoir éliminé au premier tour le vice-président sortant socialiste Roland Fleury.
Le PS cède donc du terrain avec, au sein de la majorité de gauche, 6 sièges contre 10 au PCF et deux au PRG, dont celui du député Gérard Charasse réélu avec plus de 74% contre un candidat Front national.
Face à ces dix-huit élus de gauche, la droite avait six élus renouvelables. Tous l'ont été sans véritables difficultés. Y compris l'UMP Christian Corne qui, malgré l'appel à voter de la gauche contre l'extrême-droite, laisse plus de 31% des voix au Front national. Le FN a récolté un nombre de voix sensiblement identique qu'au premier tour bien malgré un taux de participation encore plus faible qu'au premier tour (46,91% contre 48,75%).
Le président du conseil général de l'Allier sera élu jeudi. Jean-Paul Dufrègne (PC, Souvigny), candidat à sa propre succession, devrait être reconduit pour un second mandat de trois ans.
En Haute Loire, le seul élément notoire est la suprématie d'une majorité centriste dans la lignée de l'ancien mentor du département et le rééquilibrage dans la minorité de gauche avec l'élection d'un écologiste à Tence.
Dans le Cantal, l'équilibre est inchangé, la droite renforçant même sa position au détriment d'un divers gauche.
Dans le Puy-de-Dôme, la gauche profite de ce renouvellement. Le PCF (+1) et ses alliés du Front de Gauche (+2) se renforcent, ainsi que le PS (+3), au détriment des Divers gauche (-4) et de l'UMP (-2).
A Clermont-Ferrand, le seul canton de droite (Clermont-Ferrand-sud-ouest) bascule à gauche, la candidate socialiste Dominique Briat l'emportant contre la sortante centriste Claudine Lafaye. Dans le canton de Lezoux, la doyenne du conseil général, l'UMP Marie-Gabrielle Gagnadre se retrouve battue par le jeune candidat socialiste Florent Moneyron.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:57

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http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/03/28/article_parti-communiste-le-phenix-renait-de-ses.shtml

 

« Méfiez-vous, les communistes sont des animaux constitués pour traverser de longs hivers ! » ...


 

Un député communiste (Alain Bocquet en l'occurrence) qui cite un journaliste des Échos, l'affaire n'est pas banale. Mais il était écrit que la soirée d'hier ne serait pas comme les autres pour les communistes du Nord.

Quatorze siègesdans le Nord

Dimanche dernier à Arleux, Charles Beauchamp a montré la voie en reprenant son fauteuil dès le premier tour. Hier soir, les élus communistes ont conquis deux cantons. Portant leur nombre de sièges de 12 à 14. Les communistes du Pas-de-Calais conservent leurs 11 sièges.

Le plus spectaculaire, c'est sans doute Jean-Claude Dulieu dans le canton de Valenciennes-Nord qui s'impose avec environ 56 % des suffrages. Larme à l'oeil, il embrasse Alain Bocquet venu le féliciter, murmure « C'est incroyable, c'est incroyable », la voix cassée. Et puis commente : « C'est un canton historiquement à droite. » Michelle Demessine, sénatrice, est de la fête : « Le Parti communiste n'est pas mort. C'est un parti proche des gens. En plus, on a bénéficié d'un effet Front de gauche.

 » À Lewarde dans le canton de Douai-Sud, Alain Bruneel a passé une soirée plus tranquille. En tête face à un socialiste à l'issue du premier tour, il était le seul candidat au second. « Il ne me faut qu'une seule voix pour être élu et j'ai voté pour moi », sourit-il en fin d'après-midi. Canton repris aux socialistes après une défaite en 2004.

Au total, deux sièges de plus pour le PCF donc. Deux sièges qui vont peser lourd dans les négociations qui ont déjà débuté avec les socialistes. « On va déjà se battre pour qu'il n'y ait pas de hausse de la fiscalité, avance Fabien Roussel, secrétaire départemental du Nord. Et puis, on ne peut plus accepter de vivre avec trois points de chômage au-dessus de la moyenne nationale. » Côté politique politicienne, Charles Beauchamp avance ses pions : « On va demander au moins une vice-présidence en plus et des présidences de commissions. » Hier, les communistes ont repris du poil de la bête.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:45

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http://www.politis.fr/Salir-Badiou-Suite,13570.html

 

 

Cette semaine, dans l’iconoclaste hebdomadaire Marianne [1], un certain Alexis Lacroix, venu de chez Le Figaro de Serge Dassault (de l’UMP), raconte qu’Alain Badiou, dans le livre qu’il vient d’écrire avec Éric Hazan, « n’hésite » pas, l’odieux salaud, « à dénier l’existence de l’antisémitisme dans la France actuelle ».

Lorsqu’elles montent d’Alexis Lacroix, qui a grandi [2] sous Finkielkraut, ces considérations ne sont pas complètement nouvelles : tôt versé dans l’intimidation intellectuelle [3], le même gars fit naguère, pour caqueter que « la gauche redevenait antisémite », tout un (burlesque) bouquin - dont l’historien Michel Dreyfus montra sans pitié qu’il était « confus sur le plan historique », et tragiquement boîteux sur celui de la démonstration, puisque son auteur ne citait, pour socler sa bouffonne assertion que l’extrême gauche « maquillait sa haine » antisémite sous un discours antisioniste, « aucun propos, aucune déclaration émanant de l’extrême gauche » - et pour cause [4].

L’intéressant, cette fois-ci, est que nous pouvons très facilement vérifier, dans leur livre, si vraiment Badiou & Hazan dénient l’existence de l’antisémitisme dans la France actuelle, comme le soutient Lacroix - ou si Lacroix ne se serait pas des fois donné pour mission de salir de nouveau Badiou, par un stalinien mais coutumier procédé imputatif.

Feuilletons, dès lors, ce livre, jusqu’à sa page 9, par exemple, où Badiou & Hazan écrivent, notamment, que « la notion d’une “vague d’antisémitisme” », très en vogue au début des années 2000 dans les cercles où se préparait de longue main l’avènement du sarkozysme, « n’était pas entièrement dénuée de fondements », puisqu’en effet « il est indéniable que dans ces années 2002-2004, il y eut des insultes proférées contre des juifs, des tags hostiles, des cageots incendiés devant des synagogues, des bagarres entre jeunes... »

Dis, c’est curieux : nous avons là deux auteurs qui, pour dénier l’existence de l’antisémitisme, commencent par souligner que l’existence de l’antisémitisme est « indéniable ».

(Si tu te cherches des avocats, prends pas ces deux-là : ils sont assez mauvais, dans le plaidoyer.)

Sans doute que c’est plus loin, qu’ils dénient ?

Dans le chapitre où ils se demandent ce qu’il en est de « l’antisémitisme en France », genre ?

Pas du tout, Zabou : là non plus, ils ne dénient pas.

Ils commencent au contraire par constater que : « Les formes sous lesquelles existe aujourd’hui de l’antisémitisme en France sont très diverses ».

Même, ils relèvent « l’existence de négationnistes “de gauche” », qui « se défendent d’être antisémites, mais » qui « le sont quand même : parfois le masque tombe et l’on voit alors la haine qui se cache derrière les positions tiers-mondistes de ces idéologues camouflés ».

Et de réclamer : « Il est important de reconnaître leur existence, de ne pas les dédouaner, de ne pas se faire prendre à leurs trucs rusés » [5].

(Décidément : pour des mecs qui dénient l’existence de l’antisémitisme, nos deux plaideurs sont, t’avoueras, d’une confondante nullité.)

Il est vrai : Badiou & Hazan observent également que la dénonciation de la « vague d’antisémitisme » du début des années 2000 a servi, aussi, à nourrir « la détestation montée d’un bout à l’autre de l’Occident contre les Arabes et les musulmans après le 11 septembre », par la suggestion, discrètement obsessive, que « la vague d’antisémitisme, ce sont eux, naturellement, qui en sont les agents propagateurs ».

Il y eut là, expliquent-ils, une évidente « opération de stigmatisation » (dont la dénonciation, chacun(e) l’aura compris, n’induit nullement qu’on dénie l’existence de l’antisémitisme dans la France actuelle).

Et sur cela, bien sûr, Alexis Lacroix, qui fut naguère au nombre des appliqués promoteurs [6] de la décomplexion générale dont nous mesurons désormais l’aune dans les saillies quotidiennes d’un Claude Guéant, n’entend pas qu’on s’étende - alors qu’il est si facile, pour le bas prix d’une tricherie, de poser que si tu es quand même plutôt Badiou que Finkie ?

T’es forcément un peu nazi.

Notes

[1] Où l’on n’hésite par exemple jamais à proclamer qu’il faut que cesse vitement la célébration éditocratique de BHL et Minc - pour mieux assurer la semaine d’après leur service après-vente.

[2] Façon de parler...

[3] Façon de parler, bis.

[4] Mais en même temps, mâme Dupont, c’est pas non plus comme si nous ne savions pas depuis lurette que la scansion d’un clicheton dispense, chez les psittaciformes du temps, de le documenter.

[5] Quel dommage, hein, que la droite qui pense (façon de parler, ter) n’ait pas, sur sa droite, les mêmes exigences...

[6] Les contre-feux qu’il alluma dans Le Figaro (avec Joseph Macé-Scaron, passé lui aussi chez Marianne), quand Daniel Lindenberg eut le front d’identifier dans nos parages quelques « nouveaux réactionnaires », resteront comme l’un des forts moments de la préparation des esprits à l’avènement d’une dominance correctement désinhibée. Naturellement : les deux amis, conscients que l’époque aime qu’on ose tout, se reconvertirent ensuite dans la déploration des excès de franc-parler de la « nouvelle » réaction.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:42

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http://alternatives-economiques.fr/blogs/peugny/2011/03/23/le-terreau-du-front-national/#

 

Dans son rapport sur l’état de la société française en 2009, le médiateur de la République parlait d’une « société dépressive ». Remis hier à Nicolas Sarkozy, son rapport 2010 évoque désormais une société au bord du « burn out », expression habituellement utilisée dans le champ professionnel par les médecins du travail pour décrire l’état d’épuisement psychique de certains salariés victimes de conditions de travail délétères.

L’emploi de plus en plus fréquent d’un vocabulaire « psychologisant » pour décrire la société française laisse très dubitatif le sociologue. Pour tout dire, elle l’agacerait même assez. En effet, décrire les sociétés avec les mots du médecin occulte les phénomènes économiques et sociaux qui sont à l’origine des effets que l’on cherche à expliquer. Si la société française est malade, en l’occurrence, c’est bien de trois décennies de précarisation. La « grande transformation » du capitalisme industriel décrite par Robert Castel s’est traduite pour la majorité des salariés par la plongée dans un monde de plus en plus incertain. Apparition et persistance du chômage de masse, précarisation continue du contrat de travail : non seulement le présent se complique singulièrement, mais en plus, l’avenir n’est plus le support d’anticipations positives (76% des Français sont au contraire convaincus que leurs enfants vivront moins bien qu’eux). « L’extension du domaine du désavantage social », pour reprendre l’expression d’Olivier Schwartz, agit comme un poison qui vient corrompre et menacer des groupes sociaux jadis protégés mais qui aujourd’hui se sentent menacés dans leur survie même (les pavillonnaires du périurbain, les « petits-moyens » décrits dans une monographie récente, etc.).

Beaucoup se plaisent à souligner le caractère excessif de ce sentiment de déclassement. Mettre en cause le pessimisme excessif des acteurs sociaux est une réponse commode. Elle ne résiste toutefois pas complètement à l’épreuve des faits. Les exemples chiffrés abondent pour qui prend la peine de regarder attentivement les enquêtes de la statistique publique et nous ne prendrons ici que trois exemples. Bien avant l’explosion de la crise financière, l’Insee avait mesuré, entre 2003 et 2005 et pour la première fois, autant de baisses individuelles de niveau de vie que de hausses. Parmi les ménages d’agriculteurs, d’artisans et commerçants, d’employés et d’ouvriers du privé, les baisses étaient même sensiblement plus nombreuses que les hausses. De la même manière, on comptait en 2009 plus de 3,5 millions d’allocataires des minima sociaux et en ajoutant les ayants droits, ce sont 6 millions de personnes dont l’existence était suspendue à ces dispositifs. Mais ce n’est pas tout. De plus en plus souvent, le travail ne suffit plus : parmi les actifs occupés, un à deux millions de travailleurs vivent sous le seuil de pauvreté, selon le seuil retenu (50% ou 60% du revenu médian).

Evidemment, un tel terreau est une aubaine pour le Front National et pour Marine Le Pen, qui a mis un nom sur les responsables de la situation : la mondialisation, et l’UMPS au pouvoir depuis trente ans. L’efficacité du discours est redoutable : même si ça ne gâche rien, ce n’est presque plus la peine pour elle de s’en prendre aux immigrés (le ministre de l’Intérieur s’en charge pour elle), la désespérance sociale remplit son escarcelle de pans entiers de l’électorat. Pour les gauches partout dans le monde et singulièrement en Europe, le défi est titanesque. C’est un nouveau compromis social qu’il faut inventer dans une économie mondialisée. Celui du capitalisme industriel, inégalitaire mais relativement protecteur dans le cadre national des Trente glorieuses et de l’Etat-providence, a implosé dès les années 1970 et n’est plus aujourd’hui qu’un lointain souvenir. Depuis lors, ouvriers et employés sont abandonnés, sacrifiés, parfois humiliés, puisqu’ils ne sont que des « coûts », qu’il faut réduire pour « rassurer les marchés », le tout au nom d’hypothèses économiques dogmatiques, fausses et nocives. La gauche doit s’attaquer frontalement à ces questions si elle veut que son éventuel retour au pouvoir ait un sens, c’est-à-dire si elle veut démontrer aux classes populaires qu’elle peut (encore) quelque chose pour elles. En attendant, ces dernières écoutent celle qui fait mine de leur parler.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:38

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http://blog.mondediplo.net/2011-03-28-Revoltes-en-Syrie

 

L’un des derniers pays restés à l’abri des révoltes arabes vient à son tour d’être touché. Alors que la répression se poursuit au Bahreïn, dans l’indifférence des Etats mobilisés contre les crimes du régime libyen (je joins ci-dessous un appel de solidarité avec le peuple du Bahreïn qui, pour l’instant, n’a été repris par aucun média) ; que l’on semble s’engager vers un dénouement au Yémen ; que les manifestations se multiplient et se durcissent en Jordanie, la Syrie a été frappée à son tour : non seulement la ville de Deraa dans la sud du pays connaît de graves troubles, mais ceux-ci se sont étendus dans différentes agglomérations du pays, et ont fait des dizaines de morts.


Tout a commencé à Deraa, avec l’arrestation de quelques enfants d’une dizaine d’années qui avaient inscrit des slogans hostiles au gouvernement sur les murs de la ville. Les mères, venues réclamer leur libération, se sont affrontées avec la police, certaines ont été arrêtées et, selon des témoins, rasées. Cette étincelle a mis le feu aux poudres, car la poudre était bien sèche.


Comme le note Joshua Landis, un des meilleurs points d’observation de la Syrie, sur son blog Syria Comment (« Deraa : The Government Takes off its Gloves : 15 Killed », 23 mars 2011) : « Deraa est très pauvre et musulmane (sunnite). Elle réunit tout ce qui pose problème en Syrie : une économie en faillite, une explosion démographique, un mauvais gouverneur et des forces de sécurité autoritaires. »


Ces problèmes ne sont pas différents de ceux qui ont embrasé le reste du monde arabe, même si le cas de la Syrie est particulier (ce qui est le cas de chaque pays). La dimension la plus inquiétante, bien évidemment, est la question confessionnelle : le pays est dirigé par une minorité, les alaouites, alors que 60% de la population est sunnite - même si le régime a su tisser une alliance étroite avec la bourgeoisie sunnite de Damas - et qu’environ 10% sont des chrétiens. Sans oublier une importante minorité kurde, dont une partie n’a toujours pas la nationalité syrienne.


Comme le souligne Landis à propos des manifestations de Deraa :

« Pour la première fois hier (le 22 mars), nous avons entendu des slogans confessionnels, alors que jusque-là l’opposition s’en était tenue à un message modéré de démantèlement de l’état d’urgence, d’une nouvelle loi sur les partis, et de l’extension de la liberté. Mais jeudi, les manifestants ont abandonné les slogans plus modérés, et scandé : "Non à l’Iran, non au Hezbollah, nous voulons un musulman qui craigne Dieu". » Cela rappelle les slogans des Frères musulmans dans les années 1970 et les années 1980 qui reprochaient au président Assad (alaouite) d’être un incroyant.


Si Deraa est une ville sunnite, Lataquie se situe au coeur du pays alaouite. Et le risque là-bas est un affrontement communautaire direct. De violents heurts ont eu lieu entre manifestants et des milices favorables aux Assad, des rumeurs ont circulé que des groupes d’alaouites armés descendaient des montagnes pour tuer des sunnites. La Garde républicaine et l’armée sont entrées dans la ville pour s’interposer (Joshua Landis, « Syria Dividing : Most Large Cities Calm. The Troubles in Latakia Lead to Army being Deployed », 26 mars). Des nouveaux heurts étaient signalés encore le 27 janvier (« Deaths as Syria protests spread », Al-Jazeera english).


Le régime est-il menacé ?


Il cherche à utiliser sa posture résistante dans le conflit israélo-arabe. Mais, comme le souligne Abdebari Atwan, rédacteur en chef du quotidien arabe Al-Quds (Londres) – un des quotidiens connus pour son franc parler, son soutien aux Palestiniens et son opposition aux ingérences des Etats-Unis –, dans son éditorial du 27 mars : « La solidarité avec la résistance libanaise (le Hezbollah), l’accueil des secrétaires généraux des organisations palestiniennes (notamment le Hamas) alors que toutes les capitales arabes leur avaient fermé la porte au nez, sont des positions respectables pour lesquelles nous sommes gré au régime syrien et pour lequel il a payé un prix élevé. Mais nous ne voyons aucune contradiction entre ces positions et la satisfaction des demandes du peuple syrien et, s’il existe une contradiction, nous préférons que le régime suspende son soutien au peuple palestinien et à sa cause et qu’il réponde aux demandes de son peuple d’étendre les libertés et de combattre la corruption (...) Car les peuples opprimés ne sont pas capables de libérer les territoires occupés et les armées des dictatures ne sont pas capables de mener une guerre victorieuse. »


Le site de la télévision du Hezbollah reflète l’embarras de nombreuses forces face aux événements de Syrie, forces qui n’y voient que la main de l’impérialisme. Al-Manar reprend les déclarations du président Hugo Chavez affirmant que la Syrie est victime d’un complot américain qui vise à recréer un scénario libyen (« Chavez : US Plots to Topple Syria’s Assad, Seeks Libya Scenario there », 27 janvier) (Dans un article du Monde diplomatique d’avril, en vente le 30 mars, Serge Halimi reviendra sur le soutien de certaines forces progressistes au colonel Moammar Kadhafi).


Le régime cherche aussi à se présenter comme garant de l’unité du pays, de sa diversité confessionnelle. Mais la peur d’un scénario irakien suffira-t-elle à arrêter les manifestants ? Rien n’est moins sûr. Le pouvoir a organisé des manifestations de soutien dans plusieurs grandes villes, la chaîne Al-Jazira y a été conspuée comme la couverture des troubles par les médias internationaux. D’autre part, il a annoncé quelques réformes : sur le plan social, l’augmentation de 30% des salaires des fonctionnaires ; sur le plan politique, la fin de l’état d’urgence (dont les modalités restent à définir), une nouvelle loi sur les partis, sur la presse. Le président Assad devrait s’adresser très bientôt au pays pour expliciter les contours de la réforme, conscient que les présidents Ben Ali et Moubarak avaient, avant lui, fait des concessions qui n’avaient fait que renforcer la contestation.


Dans une déclaration à CBS, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a non seulement exclu tout type d’intervention militaire en Syrie mais affirmé que pour les deux partis américains, le président Bachar Al-Assad était « un réformateur » (cité par Joshua Landis, « Clinton Calls Bashar al-Assad a “Reformer” - Syria Lifts Emergency Law », 27 mars).


Peter Harling, directeur de projet à l’International Crisis Group et qui suit l’actualité syrienne depuis plusieurs années à partir de Damas, écrit dans une tribune du quotidien Le Monde, « La Syrie doit rechercher une troisième voie », 22 mars)

« Le président syrien, qui a su cultiver une certaine popularité à titre individuel, notamment grâce à ses succès en politique étrangère, dispose en théorie d’un capital politique qu’il serait grand temps d’investir, au service d’une vision pouvant servir de troisième voie entre la perception du statu quo et les incertitudes d’un bouleversement. Mais ce capital peut se dévaluer rapidement. »

« La résurgence d’un culte de la personnalité régressif, les apparitions présidentielles paternalistes (sans gardes du corps ou pour l’inauguration de tel ou tel projet), et les rencontres avec les délégations de passage ne constituent pas une forme de leadership adaptée aux circonstances : confiance en soi et reconnaissance internationale sont au mieux des composantes d’un projet collectif à mettre en oeuvre, mais reste à savoir lequel. »

« La résistance, très bien, mais quid de la Syrie ? Pendant ce temps, on voit mal comment une répression grandissante, qui se fait nécessairement sous la responsabilité du président et en son nom, pourrait servir de base à un tel projet. » (...)

« Personne dans la région ne peut croire qu’il n’y a pas un prix élevé à payer pour des décennies de retard. Ce prix n’est autre qu’une transformation en profondeur des structures et des pratiques du pouvoir, vers une participation politique véritable, une redistribution économique équitable, et une normalisation des relations avec des pans entiers de la société, le tout sur la base d’un dialogue à engager immédiatement plutôt que des actions discrétionnaires. »

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 11:34

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http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Insecurite-chomage-elections-Sarkozy-restera-t-il-candidat_a394.html

Insécurité, chômage, élections : Sarkozy restera-t-il candidat ?

On se battait en Libye. Nicolas Sarkozy aurait aimé qu'on se félicite des progrès de la rébellion contre les forces du colonel Kadhafi. Mais ce weekend, il pensait à autre chose. On votait en Sarkofrance, pour un scrutin cantonal méprisé. Ce fut un mauvais résultat de plus pour le Monarque. Un sujet d'inquiétude pour le candidat. Coûte que coûte, il faut oublier faire le bilan et même qu'il y avait des élections ce dimanche. A droite, on doute de lui. Dans le pays, on n'y croit plus depuis longtemps. Et ce ne sont pas les derniers bilans du chômage et de l'insécurité qui vont l'aider.




Elections
Toute la semaine, l'UMP a douté. Nicolas Sarkozy a tenté d'imposer le ni FN/ni PS. Sa stratégie de rapprochement sémantique et politique vers l'extrême droite a démobilisé une belle partie du camp sarkozyste.

Le résultat définitif des élections cantonales fut sans surprise : il n'est pas fameux pour la « majorité » présidentielle. L'UMP a totalisé 19% des suffrages. Avec ce score, quelques centaines de députés UMP perdront leur siège l'an prochain. Il faudrait y ajouter les « divers droites » pour parvenir à un petit 30% coalisé. La gauche, rassemblée ou divisée, a attiré quelques 46%. Le Front national de Marine Le Pen environ 10% nationalement, mais près de 40% dans les 400 cantons (sur 1.500) où il était au second tour. L'abstention fut également importante, si importante qu'il est improbable de tirer de quelconques conclusions politiques sauf une : Sarkozy a démobilisé son camp. Sur les 19,9 millions d'inscrits, seuls 46% se sont déplacés. Quelques défaites furent symboliques : Isabelle Balkany, la grande conseillère de l'ombre, avec son mari, du Monarque, fut battue dans les Hauts-de-Seine à Levallois-Perret. Marine Le Pen triomphait : « L'espoir aujourd'hui c'est le Front national ! (...) C'est une révolution bleu-marine ! »

Les commentaires officiels furent éparses. François Fillon ne réagit que par communiqué, vers 20h15. La désertion. L'ineffable Jean-François avait du mal à cacher sa déception : « Dès demain, on repart à la conquête, ou à la reconquête, de celles et ceux qui ne sont pas allés voter ou sont sont allés voter pour le Front national. » et il ajoute, plus tard : « Nous avons reçu 5 sur 5 le message qu'ils nous ont adressé. » Son secrétaire adjoint Hervé Novelli concéda : « Il y a une forte interrogation aujourd'hui. » Rachida Dati fut à son habitude, incompréhensible et mauvaise perdante : « Pour l'UMP, c'est pas une victoire. Mais le Parti socialiste, c'est pas mieux. » Nanananèère !

Au final, il n'est pas sûr, bien au contraire, que Nicolas Sarkozy changera de stratégie. Mais il paraît évident qu'une fraction plus importante du corps UMP s'interrogera sur sa compétence politique. « Ce serait une pure folie d'avoir un autre candidat que Nicolas Sarkozy ! », s'exclama François Baroin, l'ancien chiraquien et désormais porte-parole de la Sarkofrance vieillissante. L'inquiétude est donc là.

Il y avait d'autres bilans, moins glorieux et peu présents dans ce débat politique. 

Insécurité
Depuis 10 jours, Claude Guéant ne s'est pas épargné sur le front électoral, de petites phrases en grosses provocations aux relents frontistes. Il collait à la culotte, et sur ordre, la présidente Marine. Pourtant, il avait fort à faire sur son périmètre ministériel. En matière de lutte contre la délinquance, le ministre Guéant s'est bien gardé de commenter le bilan du mois de février, publié ce mois-ci par l’Observatoire national de délinquance et des réponses pénales (ONDRP). 

Sur 12 mois glissants (i.e. de mars 2010 à février 2011), les résultats sont mauvais. Sarkozy est un incompétent sécuritaire :

- Le nombre de vols est globalement stable (1,807 millions), mais les cambriolages ont progressé de 3,6% (à 320.000 au total), dont 15.000 supplémentaires contre les résidences principales. Les vols avec violences ont même explosé (+7,9%, soit 9.000 de plus en un an), pour atteindre 121.000 actes sur un an. cette progression provient pour l'essentiel des « vols violents sans arme contre des femmes sur voie publique ou autre lieu public. »

- Les destructions et dégradations de biens ont fortement baissé (-34 000 actes en un an), ce qui permet d'afficher une légère baisse des atteintes aux biens, au global. 

- Les atteintes à l'intégrité physique poursuivent leur progression... comme depuis 2002. 15 000 agressions supplémentaires sur un an, soit 469 000 faits à fin février. Plus précisément, la plus forte hausse vient des violences crapuleuses (+8 000).

Dans son bilan, l'ONDPR s'essaye, comme à chaque fois, à mesurer les affrontements entre bandes. C'était le grand cheval de bataille de Nicolas Sarkozy au printemps 2009, puis à nouveau l'été dernier, une vraie diversion pour masquer l'échec plus global d'une politique : « La définition d’un "affrontement entre bandes" souffre de certaines imprécisions », rappelle l'ONDPR. Mais l'observatoire livre quelques chiffres : 33 affrontements relevés en février dernier, moins de 400 sur l'année. Le chiffre reste ridicule comparé aux près de 500 000 violences physiques enregistrées chaque année.


Chômage
Côté chômage, d'autres chiffres furent publiés, mais il était impossible de s'en servir. Xavier Bertrand, resta modeste. Le chômage avait « encore » baissé, mais d'un minable 0,1% de sans-emplois en moins en février... En fait, le ministre du Travail s'est caché. Pas de quoi pavoiser, même quelques jours avant une élection. Il n'est pas allé fanfaronner, la veille de l'annonce des résultats, comme il l'avait fait le mois dernier. On objectera que le mois de février est court, froid et peu comparable. Xavier Bertrand avait choisi d'attendre la publication des dernières statistiques du chômage pour les commenter. Il les trouva « encourageants ». Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi toutes catégories s’établissait à 4,9 millions à fin février 2011, dont 2,9 millions sans aucun emploi. Formidable ! Le nombre de seniors au chômage a explosé : +13% sur un an, dont encore 1,4% supplémentaires en février. Il faudrait faire le lien avec l'envolée des ruptures de contrats de travail à l'amiable, qui concerne nombre de plus de 50 ans.


Dimanche soir, Nicolas Sarkozy se fichait bien de tous ses chiffres. Il pense toujours à 2012. Sa nouvelle feuille de route, pour l'instant, est déjà écrite. Faire peur à l'électorat, agiter les clivages, déplacer l'agenda politique le plus loin possible de son échec social et économique.
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