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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 19:11

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Un problème urgent mérite d’être examiné: l’installation pour leur fin de vie des dictateurs, militaires reconvertis en politiques musclés ou autres monarques remerciés par leurs peuples. Faut-il les laisser errer sans destination définitive ou mettre plutôt sur pied une structure d’accompagnement disposant d’un territoire d’accueil ?

Depuis les événements en Tunisie, en Egypte et désormais au Yémen et au Gabon, il convient de faire appel à des experts dans ce type d’organisation : les Etats-Unis.

 

Les dirigeants nord-américains ont un savoir faire incomparable dans le domaine de l’accueil des anciens dictateurs sud-américains.

 

Depuis des décennies, un Etat, la Floride et une ville, Miami, remplissent la mission d’héberger tout ce que le continent sud-américain compte ou a compté de crapules, tous ayant pris soin de vider les caisses avant de s’enfuir vers leur véritable mère patrie. L’administration US très présente actuellement en Tunisie et en Egypte pourrait activer ses réseaux spécialisés.

 

Miami et la Floride affichant un trop plein de canailles au mètre carré, il serait peut-être possible avec l’aide du colonel Kadhafi, de la France et de l’Union européenne de construire un centre d’accueil dans le désert libyen.

 

Cette proposition mériterait l’attention des opinions publiques et de la représentation nationale française. Celle-ci pourrait charger Mme Alliot-Marie de diligenter les démarches.


José Fort ancien journaliste del'Humanité

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 23:13

greenshot 2011-01-14 22-40-22-copie-1

 

 

SAMEDI 29 10H00

Point de rencontre LIDL

 

NOUVEAU

SAMEDI 29  10H00

Point de rencontre Intermarché 10H00

 

DIMANCHE 30 10H00

point de rencontre sur le marché

 

DIMANCHE 30  10H00

permanence à la section


DIMANCHE 30 10H30

rencontre publique des communistes des Polognes


DIMANCHE 30 11H45

bilan de campagne et pot fraternel à la section

 

NOUVEAU

MERCREDI 02  19H00

réunion à la section des animateurs de la bataille de remise de cartes et cotisations

 

greenshot 2011-01-14 13-50-10

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 20:03

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Le député appelle son parti à exprimer une préférence entre les candidats pour 2012.

Jean-Luc Mélenchon, désormais proposé par son parti comme le meilleur candidat pour représenter le Front de gauche à l’élection présidentielle, le député communiste André Chassaigne appelle son parti à exprimer à son tour une préférence dans le débat où lui-même est candidat à l’investiture.

« Dans la mesure où le Parti de gauche a désigné un candidat, je pose la question suivante : est-ce que le PCF, à partir des candidats qui se sont déclarés en son sein, va lui aussi proposer un candidat à la candidature du Front de gauche, interroge-t-il dans un entretien accordé à Libération et publié hier. Je ne demande pas que le PCF impose un candidat mais qu’on puisse discuter sans a priori. » Le député communiste du Puy-de-Dôme alerte sur le risque d’un débat biaisé à ses yeux entre les candidatures, du fait de « la forme d’exclusion a priori de (sa) candidature » pratiquée par les télés et les radios « en considérant que Mélenchon est le candidat naturel du Front de gauche ».

Répétant son attachement à une méthode de désignation qui « doit se faire sur une réflexion et non sur un rapport de forces quantitatif », André Chassaigne estime qu’il y a, chez les électeurs et les militants, « une attente qui ne correspond pas à la façon de faire de Jean-Luc Mélenchon », en particulier sur le « positionnement face au PS » et dans la déclinaison de l’ambition qu’André Chassaigne fait sienne de « faire gagner une gauche bien ancrée à gauche ».

S. C.

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 19:34

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http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/video_nkm_melenchon_fillon_jouent_les_stars_a_l_hotel_de_lassay_218801

 

Les politiques font bonne figure aux Prix du Trombinoscope

 

Depuis 1981, les Prix du Trombinoscope saluent l’action, l’engagement et le professionnalisme de personnalités politiques qui se sont particulièrement illustrées durant l’année écoulée dans le cadre de leur mandat ou de leur fonction. Palmarès.

César, Oscars ou Victoires de la Musique, Gala.fr se fait un devoir de vous informer des temps forts qui honorent vos célébrités préférées. Strass, stress et larmes: vous savez tout du look et des émotions des vedettes qui vous font vibrer. Mardi soir, à l’Assemblée nationale, hommes et femmes de pouvoir ont été les lauréats de palmes décernées par les journalistes de la presse nationale, locale et étrangère. Une cérémonie chapeautée par Arlette Chabot que votre site vous fait découvrir sous un jour... glamour.

Plutôt affable et séducteur (ou sous le charme de notre camerawoman?), le leader du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon a répondu à nos questions sans se départir de son immense sourire. Ironiquement nommé «Révélation de l’année» par une profession qu’il n’a jamais ménagée, le candidat à l’Elysée a repris son ton cinglant face à l’assistance: «Vous devinez, a-t-il lancé, comme c'est pour moi émouvant, le roturier que je suis, de figurer parmi la noblesse de l'entre-soi rassemblée dans une même salle et dont je souhaite si ardemment le départ», a-t-il taclé en recevant son trophée «jeune talent» des mains d’un Christophe Barbier (L’Express) vindicatif et moqueur.

Peu à son aise dans ce genre de pince-fesses, le Premier ministre auréolé du titre de «personnalité politique de l’année», s’est d’abord tapi dans l’ombre de Nicolas Sarkozy: «Est-ce ma longévité que vous avez voulu récompenser? Cette continuité c'est le Président qui a choisi de l'assumer et c'est donc vers lui que cette récompense est tournée», a humblement expliqué le dandy François Fillon (fort bien peigné) dont le départ de Matignon semblait acquis avant le remaniement de cet automne.
Puis, sentant que l’ambiance était à la fête, l’austère chef du gouvernement s’est mué en gai luron: «mon dernier fils qui a 9 ans va pouvoir enfin respecter mon travail, lui qui a longtemps cru que mon métier consistait à signer des lettres et à réparer des ordinateurs», a-t-il plaisanté.

Promue «ministre de l'année», la flamboyante Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie) a revendiqué le qualificatif d'«emmerdeuse» que lui aurait attribué Jacques Chirac. «Un compliment!», a-t-elle souligné, très «chienne de garde».

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 19:31

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http://www.inegalites.fr/spip.php?article1280

 

8,4 % des travailleurs en Europe sont pauvres. Ils sont 3,7 % en Finlande, 6,7 % en France et 17,6 % en Roumanie...

8,4 % des travailleurs de l’Union européenne sont pauvres, selon l’office statistique européen Eurostat [1]. Avec respectivement 3,7 % et 4,6 %, la Finlande et la Belgique sont les pays où la part de travailleurs pauvres est la plus faible. A l’inverse, la Roumanie se situe au plus haut, avec 17,6 %, juste derrière la Grèce (13,8 %) et l’Espagne (11,4 %). La France se situe sous la moyenne de l’Union européenne avec 6,7 %. Parmi les pays européens les plus riches, l’Italie présente une proportion de travailleurs pauvres assez nettement supérieure à la moyenne, 10,2 %.

Depuis 2005, le niveau de travailleurs pauvres au sein de l’Union européenne est resté quasiment constant. Cette moyenne cache des évolutions contrastées. Le niveau de travailleurs pauvres est resté stable en Finlande, tandis qu’il a diminué en Hongrie ou au Royaume-Uni notamment. De nombreux pays ont enregistré une hausse, modeste en France, plus importante en Suède ou encore en Allemagne. Des pays comme l’Espagne ou la Grèce ont vu leur situation se détériorer alors qu’ils faisaient déjà partie des mauvais élèves.

Evolution de la part de travailleurs pauvres en Europe
Unité : %

2005
2007
2009
Finlande 3,7 5 3,7
Belgique 3,9 4,3 4,6
Irlande 6 5,6 5,3
Danemark 5,8 4,1 5,9
Hongrie 8,7 5,8 6,2
France 6,1 6,5 6,7
Royaume-Uni 8,2 8 6,7
Allemagne 4,8 7,4 6,8
Suède 5,5 6,4 6,9
Bulgarie - 5,8 7,4
Italie 8,8 9,8 10,2
Portugal 11,9 9,7 10,3
Pologne 13,8 11,7 11
Espagne 10,4 10,7 11,4
Grèce 12,9 14,2 13,8
Roumanie - 18,3 17,6




Union européenne 8,2 8,5 8,4

Source : Eurostat

Plus le niveau d’études est faible, plus la proportion de travailleurs pauvres augmente. Parmi ceux qui sont allés le moins loin dans leurs études, 16,4 % sont des travailleurs pauvres, contre 7,7 % pour ceux qui sont allés jusqu’aux études secondaires, et 3,5 % pour ceux qui ont suivi des études supérieures. Des écarts importants se retrouvent dans la plupart des pays européens. En France, le taux de pauvreté des travailleurs les moins qualifiés est cinq fois plus important que celui des plus qualifiés. La France est parmi les pays riches d’Europe celui où les inégalités dans ce domaine sont les plus marquées.

Les travailleurs pauvres par niveau d'éducation

Total
Enseignement préprimaire, primaire et 1er cycle de l'enseignement secondaire
Enseignement du 2e cycle secondaire et enseignement postsecondaire qui n'est pas du supérieur
Enseignement supérieur
Finlande 3,7 5,5 4,5 1,9
Belgique 4,6 8 4,9 2,6
Irlande 5,3 10 5,4 2,1
Danemark 5,9 6,4 6,1 4,9
Hongrie 6,2 16,5 5,9 1,4
France 6,7 13,2 6,6 2,5
Royaume-Uni 6,7 13,4 6,6 4,4
Allemagne 6,8 13,5 6,9 3,4
Suède 6,9 9,8 6,7 5,9
Bulgarie 7,4 22,7 5,4 1,6
Italie 10,2 16,3 7,8 3,1
Portugal 10,3 13,3 4,9 1,9
Pologne 11 27,6 12,3 2
Espagne 11,4 16,7 10,9 5,9
Grèce 13,8 26,9 12,6 3,5
Roumanie 17,6 44,6 11,6 1,1





Union européenne 8,4 16,4 7,7 3,5

Source : Eurostat. Année des données : 2009

En moyenne, les hommes sont plus sujets à être travailleurs pauvres que les femmes : 9 % contre 7,7 %. Les écarts les plus marqués se situent en Italie, où 7,9 % des femmes qui travaillent sont considérées comme pauvres contre 11,8 % des hommes, et en Grèce où elles sont 10,6 % contre 16,1 % des hommes.

10,8 % des travailleurs européens âgés de 18 à 24 ans sont pauvres, 8,2 % parmi les 25-54 ans et 7,6 % chez les 55-64 ans. Les écarts sont maximums en Roumanie : un quart des jeunes actifs occupés et des 55-64 ans sont pauvres, contre 15,8 % pour les adultes. Hormis en Grèce et au Portugal, la situation est la plus délicate pour les jeunes. Les données européennes font apparaître un taux très élevé - proche de 20 % - en Suède et au Danemark, qui paraît pour le moins surprenant [2]. Dans tous les cas, les jeunes travailleurs pauvres danois ou suédois ne sont pas en situation comparable avec les jeunes travailleurs roumains...

Les travailleurs pauvres en Europe par sexe et par âge

Total
Hommes
Femmes
18 - 24 ans
25 - 54 ans
55 - 64 ans
Finlande 3,7 4 3,4 5,9 3,8 2,6
Belgique 4,6 4,6 4,7 4,6 4,5 4,9
Irlande 5,3 6,1 4,4 5,7 4 8,7
Danemark 5,9 7,1 4,4 19,5 5,2 3,5
Hongrie 6,2 7 5,3 6,8 6,6 3,3
France 6,7 7,1 6,1 10,6 6,3 6,3
Royaume-Uni 6,7 6,4 7,1 6,6 6 7,8
Allemagne 6,8 6,2 7,5 11,6 6,5 5,5
Suède 6,9 7,2 6,6 19,8 6,6 3,5
Bulgarie 7,4 7,7 7,1 7,8 7,8 5,4
Italie 10,2 11,8 7,9 13,4 10,4 7,8
Portugal 10,3 11 9,6 9,2 9,5 16
Pologne 11 12,1 9,8 10,8 11,2 9,6
Espagne 11,4 12,6 9,9 12,1 11,1 12,7
Grèce 13,8 16,1 10,6 11,6 13,6 14,8
Roumanie 17,6 19,4 15,2 24,9 15,8 24,8







Union européenne 8,4 9 7,7 10,8 8,2 7,6

Source : Eurostat. Année des données : 2009

7,1 % des personnes à plein temps sont pauvres contre 12,6 % pour celles qui ont un temps partiel. Les écarts sont variables selon les pays. En Roumanie, ils sont 13,8 % à temps complet contre 56,5 % en temps partiels. L’écart est bien plus faible en Suède par exemple, où 6,2 % des temps complets sont pauvres contre 8,3 % des temps partiels. En France, 5,4 % des travailleurs à temps complets sont pauvres, deux fois moins (11,1 %) pour les temps partiels.

Les écarts sont importants entre les travailleurs qui bénéficient d’un contrat permanent - comme un contrat à durée indéterminée (CDI) en France - et ceux qui ont un contrat temporaire - travail intérimaire ou un contrat à durée déterminée (CDD). 5,1 % des travailleurs en contrat permanent sont pauvres en Europe contre 12,8 % pour ceux qui ont un contrat temporaire. Les différences parfois importantes entre les types de contrat rendent difficiles les comparaisons entre les pays, mais les écarts sont bien souvent très marqués au sein de chaque Etat. Partout, le fait d’avoir un contrat permanent semble protéger de la pauvreté.

Travailleurs pauvres selon le temps de travail et le type de contrat
Unité : %

Temps complet
Temps partiel

Contrat permanent
Contrat temporaire
Finlande 2,9 10
2,1 5,9
Belgique 3,8 6,5
2,6 8,8
Irlande 4,2 8,8
3 2,5
Danemark 5,2 9,1
5,8 -
Hongrie 5,2 21,8
4,4 16,1
France 5,4 11,1
4,3 12,6
Royaume-Uni 5 11,9
5,3 1,5*
Allemagne 5,1 10
5,4 14,2
Suède 6,2 8,3
4,9 21,7
Bulgarie 6,2 24,2
5,1 21,6
Italie 9 14,7
6,8 17,7
Portugal 8,5 33
5,9 12,1
Pologne 10 19,9
5,3 11,1
Espagne 10,4 17
5,3 12,6
Grèce 12,5 26,9
5,7 15,1
Roumanie 13,8 56,5
4,8 8,9






Union européenne 7,1 12,6
5,1 12,8
*Données jugées incertaines par Eurostat
Source : Eurostat. Année des données : 2009

Pour en savoir plus :

Le site Internet d’Eurostat, organe statistique européen, rubrique Population et conditions sociales.

Sophie Ponthieux, In-work poverty in the EU (en anglais), Eurostat, 2010, disponible en suivant ce lien.

Photo/ © jackhynes - Flickr.com



[1] Données 2009. Les travailleurs pauvres sont les personnes qui ont un emploi mais qui vivent sous le seuil de pauvreté. Le seuil de pauvreté ici correspond à la définition retenue par l’Union européenne, à savoir 60 % du revenu médian national.

[2] L’homogénéité des données n’est pas toujours parfaite au niveau européen...

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 19:22

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La ville cubaine de Bayamo compte près de 164.000 habitants et un périmètre de 17 kilomètres. Elle peut pourtant être qualifiée de ville sans voitures.

Cette ville du sud de Cuba, éloignée de l’influence touristique, est la deuxième ville colonisée de l’île de Cuba et une preuve de cela sont les bâtiments qu’on peut trouver tout au long de la principale voie piétonne de la ville (avenida General García).

Ouvrir les yeux dans la rue « Linea » (voie de train et axe d’extension de la ville) permet de regarder un monde avant l’invention du moteur à combustion. Toute la ville bouge, mais d’une autre manière de celle qu’on est habitué à imaginer.

La présidente d’un des centres culturels de la ville racontait que le gouvernement cubain récompense chaque année la commune qui a fait des efforts au niveau culturel, économique, éducatif, etc… Bayamo a obtenu plusieurs fois cette aide financière et la quantité de voies et places aménagées augmente à chaque fois. Les bâtiments réformés, la tranquillité de ses routes et l’ambiance artistique qu’on respire à Bayamo en fait une ville spéciale différente de n’importe quelle autre du pays.

A Bayamo, tel qu’on peut l’observer sur les photos, la place de l’automobile est presque inexistante. Les gens sont habitués à utiliser d’autres moyens de déplacements pour leur vie quotidienne. Même si le taux de motorisation à Cuba est très faible, dans d’autres villes de la même taille ou plus petites il n’est pas si évident de s’émanciper de l’usage de la voiture.

A l’heure de pointe, les bicyclettes occupent les rues entre taxis tirés par des chevaux et d’autres voitures tirées par des vélos. Beaucoup de citadins à pied partagent la rue principale avec tous ces moyens de transport et ce n’est pas gagné pour ceux qui veulent trouver un véhicule motorisé dans la ville.

Se balader dans n’importe quelle rue du centre ville de Bayamo nous donne la sensation que tout l’espace est à nous. La sensation de se déplacer librement comme on peut le faire sur des places publiques. Pourquoi ne pas apprendre de cette ville et adopter ce modèle d’égalité du territoire pour nos villes européennes ?

 

Source: http://etudeterritoire.blogspot.com/

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 19:12
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photo : Gary Moore

Le 16 janvier 1992, il y a 19 ans, était signé a Chapultepec, Mexique, un traité qui a apporté la paix à El Salvador qui, malgré des imperfections, ne cesse d’être emblématique.

Ce pays, le plus petit d’Amérique centrale, avec ses 7 millions d’habitants, a vécu une cruelle guerre civile tout au long des années 1980, même si la situation politique était déjà tendue depuis la décennie précédente. Les protagonistes : les forces insurgées du Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN), d’une part ; les forces armées de l’autre.

 

Très vite, ce conflit interne devient l’un des fronts de la Guerre froide. La Havane et Managua soutiennent le FMLN. Washington – craignant que la guérilla ne prenne le pouvoir, comme cela s’était produit au Nicaragua en 1979 –, fournit des armes et des conseillers militaires aux troupes officielles et aux groupes paramilitaires. A ces derniers, Israël apporte son soutien technologique. Le pays les aide également à créer une base de données qui a permis la capture, l’assassinat ou la disparition de milliers de civils soupçonnés d’être des guérilleros.

Le conflit a pris fin avec la signature de l’Accord de Paix du 16 janvier 1992, après un long processus de rapprochement et de dialogue, entamé le 15 octobre 1984. Durant ces années, les affrontements militaires n’ont pas cessé pas. Sur ce chemin tortueux, la reconnaissance par la France et le Mexique de la guérilla en tant que « force belligérante », août 1981, fut déterminante. Cela permit que ses représentants se mobilisent à travers différentes instances internationales en quête de soutien politique et diplomatique.

 

Cette série de négociations fut accompagnée par l’Eglise catholique, ainsi que par le groupe dit de Contadora (Colombie, Mexique, Panama et Venezuela) qui visait à la pacification d’un Amérique centrale devenue explosive. La médiation de l’Organisation des nations unies (ONU) fut décisive, car elle aida au déroulement continu des négociations, contraignant les deux parties à des engagements politiquement coûteux et donc difficiles à rompre.

L’offensive militaire générale que lança le FMLN en novembre 1989 n’avait pas atteint pas l’objectif visé : l’insurrection populaire. Cela confirmait qu’aucune des forces ne l’emporterait sur l’autre. La population civile, qui devait en premier lieu supporter le poids du conflit, commença à s’épuiser, un sentiment compris et canalisé par les insurgés. De son côté, le secteur des entreprises salvadoriennes constata enfin que cette guerre avait de graves répercussions sur ses intérêts et obligea la puissante extrême droite, représentée par l’Alliance républicaine nationaliste (ARENA), à négocier une issue politique.

 

Si la criminalité constante des forces armées entachait déjà leur image, l’assassinat de six prêtres jésuites en novembre 1989 entraîna une condamnation internationale unanime. Même Washington dut réagir. Les forces armées se retrouvèrent obligées d’accepter le dialogue.

Le contexte international pesa également sur le Salvador. Lorsque, fin 1991, l’Union soviétique s’effondre, la nouvelle scène géopolitique mondiale influe sur la guerre salvadorienne. Quelques années avant, les représentants des Etats-Unis et de l’URSS avaient déjà demandé à Javier Perez de Cuellar, secrétaire général de l’ONU, qu’il s’investisse directement dans la solution du conflit salvadorien.

 

Le nombre de victimes de cet affrontement armé a été estimé à plus de 70 000 morts. Le nombre des disparus à 8000.

 

On dit qu’il n’y a eu ni vainqueurs ni vaincus. Le Pentagone a estimé que sa stratégie l’avait emporté. Une chose est certaine : si la guérilla n’avait pas bénéficié d’une bonne capacité militaire et d’une forte crédibilité parmi la population, elle n’aurait pas pu asseoir l’opposant à la table des négociations ni imposer ses propositions.

Mais au-delà de cette discussion, le plus important est d’être attentif à la suite des événements au Salvador. Ce qu’on remarque surtout, c’est que peu à peu, l’intolérance politique a été mise de côté : les parties adverses ont préféré se battre sur le terrain des idées et des faits.

Le FMLN, devenu parti politique, gagne des mairies ainsi qu’une importante représentation à l’Assemblée législative, mars 1994, ce qui en fait très vite la première force d’opposition. En mars 2009, c’est M. Mauricio Funes, un journaliste membre du FMLN – mais pas un combattant – qui est élu à la tête du pays. Il prend ses fonctions en juin.

 

Avec la présidence, le FMLN hérite également des immenses problèmes sociaux et économiques laissés par les gouvernements précédents, de droite. Maintenant sa mission est de mettre en pratique les discours de la campagne électorale. Mieux : faire des textes signés en janvier 1992 une réalité. Parce que la violence que connaît aujourd’hui le Salvador n’est plus d’origine politique, mais sociale, produit de la pauvreté et du chômage.

Le FMLN a mené une guerre de libération qui visait à rendre la société plus juste. Aujourd’hui il doit relever un nouveau défi : mener les changements depuis le front institutionnel, avec de faibles ressources économiques et sous l’œil de Washington et du patronat, toujours vigilants.

 

Hernando Calvo Ospina

 

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 22:00

AngelaDavisJeune-c640e-1b9c8.gifAngela Davis, la rebelle, condamnée à mort, est acquittée le 4 juin 1972

Publié le 4 juin 2010

 



Aux cotés de Malcom X et Martin Luther King, Angela Davis est une grande figure du mouvement Noir américain. Elle adhère au Parti Communiste vers 18 ans et devient membre des Black Panthers en 1967. Militante révolutionnaire, se battant pour l’égalité des noirs et des blancs mais également pour l’émancipation des travailleurs, elle comprend très vite que seule l’unité des mouvement sociaux et politiques entre blanc et noir, homme et femme permettra de combattre la classe dirigeante. C’est cette compréhension qu’elle paiera en étant condamnée à mort en 1972. C’est une mobilisation d’une ampleur internationale qui permit sa libération. Aujourd’hui, elle est toujours militante des luttes sociales et politiques aux États-Unis.

Angela Davis affirme : « La jeunesse est plus révoltée et plus créative que jamais. C’est elle qui me permet de continuer à avancer. » dans un excellent entretien dans Multitudes sur la révolte des banlieues françaises en novembre 2005.

Angela Yvonne Davis est née le 26 jan­vier 1944 au « Deep South », dans les bas-fonds de Birmingham, quar­tier sur­nommé « Dynamite Hill », état de l’Alabama, aux USA. C’est l’époque des grands trou­bles et du racisme exa­cerbé dans une société ségré­ga­tion­niste. Ses parents sont com­mu­nis­tes acti­vis­tes. La petite Angela, élevée dans la contes­ta­tion et la résis­tance, reçoit les influen­ces de ses futu­res convic­tions poli­ti­ques et concep­tions phi­lo­so­phi­ques. A 12 ans, elle par­ti­cipe au boy­cott d’une com­pa­gnie de bus pra­ti­quant la ségré­ga­tion.

En 1958, elle obtient une bourse pour étudier à l’ « Elisabeth Irwin High School » de New York où existe un pro­gramme d’aide aux élèves noirs du Sud pour conti­nuer leur sco­la­rité. Ce lycée privé est sur­nommé « Little Red Scholl House » à cause de sa sen­si­bi­lité aux mou­ve­ments sociaux et poli­ti­ques de gauche. Angela y ren­contre les enfants des lea­ders com­mu­nis­tes, Bettina Aptheker qui, plus tard, en 1975 écrira un livre sur elle. Angela est recru­tée par les Jeunesses Communistes, « Youth Communist Group ».

Angela obtient son bac­ca­lau­réat. En 1961, elle rentre à l’Université de Brandeis dans le Massachusetts où elle ren­contre le phi­lo­so­phe Herbert Marcuse, son guide. Puis elle étudie en France de 1963 à 1964. Elle ren­contre le racisme, traîne de l’empire colo­nial fran­çais. Elle se trouve à Biarritz quand elle apprend l’atta­que à la bombe dans l’église de sa ville natale : quatre enfants qu’elle connaît per­son­nel­le­ment sont tués. Fait divers rou­ti­nier dans le Sud pro­fond des Etats-Unis où la vie d’une per­sonne noire ne vaut rien.

Après la Sorbonne, elle va en Allemagne à l’Université Goethe de Francfort et suit les cours de Théodore Adorno. Ces séjours à l’étranger enri­chis­sent son expé­rience de vie, mili­tan­tisme avec les Algériens en France et avec les jeu­nes­ses socia­lis­tes en Allemagne, et ses connais­san­ces phi­lo­so­phi­ques marxis­tes.

Maintenant, Angela est forte. Elle décide de ren­trer aux Etats-Unis pour mettre son savoir en pra­ti­que et mener le combat de son peuple, le peuple noir.

“ Venue des bas-fonds du « Deep South », une nou­velle lueur illu­mine le Monde le 26 jan­vier 1944 : Angela Yvonne Davis. Elle devien­dra flamme, embra­sera une popu­la­tion entière, por­tant le combat sur tous les fronts, n’ayant qu’un seul but : Justice et Egalité pour tous, Liberté pour son peuple !”

En 1968, doc­to­rat en poche, Angela Davis devient ensei­gnante à l’Université de San Diego. Elle milite à l’inté­rieur du parti com­mu­niste et des Black Panthers, tota­le­ment immer­gée dans la com­mu­nauté noire qui endure les rafles en per­ma­nence et l’oppres­sion de la police raciste, lyn­cha­ges, sup­pli­ces et exé­cu­tions som­mai­res sont le quo­ti­dien. Dans ce contexte, reven­di­quer des droits civi­ques c’est ris­quer sa vie à chaque ins­tant et être à l’index. Témoin de l’assas­si­nat de trois de ses amis sur le campus, puis dénon­cée comme com­mu­niste par un de ses étudiants, Angela est ren­voyée par la direc­tion de l’uni­ver­sité, inci­tée par le gou­ver­neur d’alors, Ronald Reagan. Désormais, Angela est sur­veillée de près par le gou­ver­ne­ment.

C’est dans cet envi­ron­ne­ment que se pro­dui­sent les cir­cons­tan­ces qui vont façon­ner le destin d’Angela Davis. On est le 7 août 1970, une prise d’otages visant à libé­rer George Jackson, membre des Black Panthers condamné à la prison à vie à l’âge de dix-huit ans pour un vol de 70 $ (dans une sta­tion-ser­vice, je crois), tourne mal. Quatre per­son­nes sont abat­tues et trois autres sont griè­ve­ment bles­sées. Angela est membre du comité de sou­tien de George Jackson, elle est accu­sée par le FBI d’avoir pro­curé les armes qui ont permis ce coup de force. Certes, elle est noire, mais en plus elle est une femme. Angela est la troi­sième femme de l’Histoire à être ins­crite sur la liste des per­son­nes les plus recher­chée par le FBI, la célè­bre « Most Wanted List ». Mais Angela est introu­va­ble. Durant deux mois, la pan­thère noire déjoue la pour­suite du FBI. Pendant cette traque à tra­vers les Etats-Unis, sa renom­mée se façonne, gran­dit, et de nom­breu­ses pan­car­tes fleu­ris­sent sur les murs et les portes : « Angela notre sœur, tu es la bien­ve­nue dans cette maison ».

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                                                       Affiche de l’avis de recherche du FBI

Angela Davis est arrê­tée le 13 octo­bre 1970, dans un hôtel. Accusée de meur­tres et de séques­tra­tions… c’est la peine de mort.

Angela est placée en déten­tion pro­vi­soire pen­dant seize mois au « Women’s Detension Center » de New York. L’opi­nion publi­que inter­na­tio­nale se mobi­lise pour la sup­por­ter, John Lenon et Yoko Ono chan­tent la chan­son « Angela », les Rolling Stones écrivent et com­po­sent pour elle « Sweet Black Angel ». Prévert lui écrit un poème. Des mani­fes­ta­tions mons­tres gron­dent dans les capi­ta­les. A Paris, 100.000 per­son­nes deman­dent sa libé­ra­tion avec en tête de la foule, Aragon et Sartre.

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                                                                            Angela Davis lors de son proces

Grâce à la pres­sion inter­na­tio­nale, elle est acquit­tée le 4 juin 1972 de toutes les char­ges qui pèsent contre elle par un jury com­posé uni­que­ment de blancs, au cours d’un procès hyper média­tisé qui met à jour une machi­na­tion du FBI. Angela est libé­rée sous cau­tion. Un mons­tre sacré est né, une grande figure pour la jus­tice et l’égalité. Elle mul­ti­plie ses com­bats, pour la paix au Viêt Nam, pour l’égalité des femmes, contre le racisme et l’oppres­sion.

Aujourd’hui, Angela a 65 ans, tou­jours rebelle. Elle lutte pour l’abo­li­tion de la peine de mort aux Etats-Unis et contre le sys­tème car­céro-indus­triel. Cette indus­trie péni­ten­tiaire deve­nue une manne iné­pui­sa­ble pour le gou­ver­ne­ment et les socié­tés pri­vées qui la contrô­lent. Angela donne des cours sur l’éveil de la cons­cience à l’uni­ver­sité de Santa Cruz en Californie, encou­rage l’esprit cri­ti­que face au prêt à penser. Angela Davis rejoint le « Comité International de Soutien aux vic­ti­mes viet­na­mien­nes de l’Agent Orange et au procès de New York » (CIS)

 

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Elle a écrit (titres tra­duits) :

1971 : S’ils frap­pent à l’aube…
1972 : Les bases de la défense : le coup monté
1974 : Autobiographie
1981 : Femmes, race et classe
1985 : Les vio­len­ces contre les femmes et le per­pé­tuel défi du racisme
1989 : Femmes, culture et poli­ti­que
1999 : Le mes­sage fémi­niste dans le blues
1999 : Philosophie d’Angéla Davis
2003 : Les pri­sons sont-elles obso­lè­tes ?

Principaux livres sur Angela Davis :

1972 : Regina Nadelson : Who is Angela Davis ? The bio­gra­phy of a revo­lu­tio­nary
1972 : Charles Ashman : The people vs Angela Davis
1973 : Reginald Major : Justice in the roud : the trial of Angela Davis
1975 : Bettina Aptheker : The mor­ning breaks
1975 : Mary Timothy : The story of the trial of Angela Y. Davis

André Bouny
père adop­tif d’enfants viet­na­miens, pré­si­dent du « Comité International de Soutien aux vic­ti­mes viet­na­mien­nes de l’Agent Orange et au procès de New York » (CIS)

 

 

http://rebellyon.info/Angela-Davis-la-rebelle-condamnee.html

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 21:46

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 14:12

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Introduction et traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Congrès de Livourne, 21 janvier 1921. Inspirés par l'élan de l'Octobre russe, animés par une volonté de rupture vis-à-vis de l'attitude capitularde du Parti socialiste dans le mouvement révolutionnaire des occupations d'usines qui secouait alors l'Italie, un groupe dirigeant mené par Antonio Gramsci et Palmiro Togliatti décidait de faire scission et de fonder le Parti communiste italien, section italienne de la IIIème internationale.


Pendant cinq ans, la lutte du noyau dirigeant communiste recoupant celui de la rédaction du journal de la section turinoise de l'ex-PSI « Ordine nuovo » (Gramsci, Togliatti, Terracini) – avec la bénédiction de Lénine qui voyait dans ces dirigeants les organisateurs du Parti communiste de l'avenir – sera âpre tant contre les tendances centristes et opportunistes que contre la direction sectaire de Amedeo Bordiga.


Certes, le fascisme privera le mouvement communiste de ces éléments les plus brillants et les plus valeureux, Gramsci en tête. Mais dans l'épreuve de la résistance se forgera le « Parti nouveau », le plus grand parti communiste d'Europe occidentale. Le parti de la Résistance au fascisme et de la démocratie progressive, le parti de la classe ouvrière et de la rupture avec la vieille Italie cléricale et bourgeoise.


La dissolution du Parti communiste en 1991 fut un traumatisme dont non seulement les communistes italiens mais l'ensemble de la classe ouvrière ne se sont pas remis. Après vingt ans de d'hésitations et d'équivoques quant aux tentatives de « refondation », la nécessité d'une reconstruction du Parti communiste italien, 90 ans après Livourne, 20 ans après la liquidation, est désormais mise au premier plan par nombre de dirigeants du PdCI et de Refondation communiste.


Afin de participer à ce travail de reconstruction, il paraît opportun de republier certains textes fondamentaux du fondateur, théoricien et dirigeant du Parti communiste italien, Antonio Gramsci, rappelant la raison d'être d'un Parti communiste en Italie.



Le Parti communiste



par Antonio Gramsci

Gramsci.jpg

« L'Ordine Nuovo », 9 octobre 1920

 

 

Le mouvement prolétarien, dans sa phase actuelle, tend à accomplir une révolution dans l'organisation des choses matérielles et des forces physiques; ses traits caractéristiques ne peuvent être les sentiments et les passions diffuses dans la masse sur lesquels repose la volonté de la masse; les traits caractéristiques de la révolution prolétarienne ne peuvent être recherchés que dans le parti de la classe ouvrière, dans le Parti communiste, qui existe et se développe pour autant qu'il est l'organisation disciplinée de la volonté de fonder un État, de la volonté d'apporter une organisation prolétarienne à l'ordre des forces physiques existantes et de poser les bases de la liberté populaire. (…)

 

L'ouvrier dans l'usine n'accomplit que des tâches purement d'exécution. Il ne saisit pas le processus général du travail et de la production; il n'est pas un point qui se met en mouvement pour créer une ligne; il est une épingle plantée en un poste déterminé et la ligne résulte de la succession des épingles qu'une volonté extérieure a disposées à ses propres fins. L'ouvrier tend à étendre cette façon d'être à tous les milieux dans lesquels il est impliqué; il se résigne facilement, partout, à son poste d'exécutant matériel, de « masse » guidée par une volonté qui lui est étrangère; il est paresseux intellectuellement, il ne sait pas et ne veut pas prévoir au-delà de l'immédiat, c'est en cela qu'il manque de tout critère dans le choix de ses chefs et se laisse duper facilement par les promesses; il veut croire qu'il peut obtenir sans grand effort de sa part et sans devoir trop penser.

 

Le Parti communiste est l'instrument et la forme historique du processus de libération intime par lequel l'ouvrier, d'exécutant devient créateur, de masse devient chef et guide, de bras devient cerveau et volonté; dans la formation du Parti communiste on peut voir le germe de la liberté qui aura son développement et sa pleine expansion après que l'Etat ouvrier aura organisé les conditions matérielles nécessaires. (...)

 

Le Parti communiste, même en tant que simple organisation, s'est révélé la forme particulière à la révolution prolétarienne. Aucune révolution du passé n'a connu les partis; ceux-ci sont nés après la révolution bourgeoise et se sont décomposés sur le terrain de la démocratie parlementaire. Même sur ce terrain s'est vérifiée l'idée marxiste que le capitalisme crée des forces qu'il ne parvient pas ensuite à dominer.

 

Les partis démocratiques servaient à faire remarquer les hommes politiques de valeur et à les faire triompher dans la compétition politique; aujourd'hui les hommes de gouvernement sont imposés par les banques, les grands journaux, les associations patronales; les partis se sont décomposés en une multiplicité de cliques personnelles.

 

Le Parti communiste, surgissant des cendres des partis socialistes, répudie ses origines démocratiques et parlementaires et révèle ses caractères essentiels qui sont originaux dans l'histoire: la révolution russe est la révolution accomplie par les hommes organisés dans le Parti communiste, qui dans le parti se sont façonnés une personnalité nouvelle, ont acquis de nouveaux sentiments, ont réalisé une vie morale qui tend à devenir conscience universelle et fin pour tous les hommes.

 

Les partis politiques sont le reflet des classes sociales, et contribuent à leur donner un nom. Ils surgissent, se développent et se décomposent, se renouvellent, selon que les diverses strates des classes sociales en lutte subissent des changements d'une réelle portée historique, voient leur conditions d'existence et de développement se transformer radicalement, acquièrent une conscience plus grande et plus claire d'elles-mêmes et de leurs intérêts vitaux.

 

Dans la période historique actuelle et à la suite de la guerre impérialiste qui a profondément transformé la structure de l'appareil national et international de production et d'échange, est devenue caractéristique la rapidité avec laquelle se déroule le processus de dissociation des partis politiques traditionnels, nés sur le terrain de la démocratie parlementaire, et d'apparition de nouvelles organisations politiques: ce processus général obéit à une logique interne implacable, alimentée par la désagrégation des vieilles classes et des vieilles couches sociales et par le vertigineux passage d'une condition à une autre connu par des strates entières de la population sur tout le territoire de l'Etat, sur tout le territoire du domaine capitaliste.

 

Le Parti socialiste s'auto-proclame champion des doctrines marxistes; le parti devrait donc trouver, dans ces doctrines, une boussole pour s'orienter à travers la complexité des événements, il devrait posséder cette capacité de prévision historique qui caractérise les partisans intelligents de la dialectique marxiste, il devrait avoir un plan général d'action, basé sur cette prévision historique, et être en mesure de lancer à la classe ouvrière en lutte des mots d'ordre clairs et précis; au contraire le Parti socialiste, le parti champion du marxisme en Italie est, comme le Parti populaire, comme le parti des classes les plus arriérées de la population italienne, exposé à toutes les pressions des masses etse met en action et se distingue quand les masses se sont déjà mises en action et déjà distinguées. En vérité ce Parti socialiste, qui se proclame guide et dirigeant des masses, n'est rien d'autre qu'un piètre notaire qui enregistre les opérations accomplies spontanément par les masses; ce pauvre Parti socialiste, qui se proclame chef de la classe ouvrière, n'est rien d'autre que les impedimentade l'armée prolétarienne.

 

Si cet attitude étrange du Parti socialiste, si cette condition bizarre du parti politique de la classe ouvrière n'ont pas encore à ce jour provoqué une catastrophe, c'est qu'ils se trouvent au sein de la classe ouvrière, dans les sections urbaines du Parti, dans les syndicats, dans les usines, dans les villages, des groupes énergiques de communistes conscients de leur rôle historique, énergiques et réfléchis dans l'action, capables de guider et d'éduquer les masses locales du prolétariat; c'est qu'il existe potentiellement, au sein du Parti socialiste, un Parti communiste auquel ne manque que l'organisation explicite, la centralisation et sa discipline propre pour se développer rapidement, conquérir et renouveler l'ensemble du parti de la classe ouvrière, donner une nouvelle orientation à la Confédération générale du travail et au mouvement coopératif.

 

Le problème immédiat de cette période, qui succède à la lutte des ouvriers métallurgiques et précède le congrès où le Parti devra prendre une position sérieuse et précise vis-à-vis de l'Internationale communiste, celle justement d'organiser et de centraliser ces forces communistes déjà existantes et opérantes.

 

Le Parti socialiste, de jour en jour, avec une rapidité fulgurante, se décompose et part en lambeaux; les tendances dans un laps de temps très court, ont déjà acquis une nouvelle configuration; placés face aux responsabilités de l'action historique et aux engagements pris au moment de l'adhésion à l'Internationale communiste, les hommes et les groupes se sont recomposés, ont changé; l'équivoque centriste et opportuniste a gagné une partie de la direction du Parti, a jeté le trouble et la confusion dans les sections.

 

Le devoir des communistes, dans cette débâcle générale des conscience, des fois, de la volonté, dans ce déchainement de bassesses, de lâcheté, de défaitisme est celui de resserrer les rangs, de se mettre d'accord, de se tenir prêts à entendre les mots d'ordre qui seront lancés. Les communistes sincères et désintéressés, sur la base des thèses adoptées par le IIème Congrès de la IIIème Internationale, sur la base de la discipline loyale à l'autorité suprême du mouvement ouvrier mondial, doivent réaliser le travail nécessaire afin que, dans les plus brefs délais, soit constituée la fraction communiste du Parti socialiste italienne, qui, pour se vêtir du nom correct du prolétariat italien, doit, au Congrès de Florence, devenir, de nom et de fait, le Parti communiste italien, section de la IIIème Internationale communiste;afin que la fraction communiste se constitue avec un appareil de direction organique et fortement centralisé, avec ses propres articulations disciplinées dans tous les lieux dans lesquels travaille, se réunit et lutte la classe ouvrière, avec un ensemble de services et d'instruments pour le contrôle, pour l'action, pour la propagande qui la mettent en condition de fonctionner et de se développer dès maintenant comme un véritable parti.

 

Les communistes, qui dans la lutte des métallurgistes ont, avec leur énergie et leur esprit d'initiative, sauvé d'un désastre la classe ouvrière, doivent aller jusqu'aux ultimes conclusions de leur attitude et de leur action: sauver la cohésion primordiale (en la reconstruisant) du parti de la classe ouvrière, donner au prolétariat italien le Parti communiste qui soit capable d'organiser l'État ouvrier et les conditions de l'avènement de la société communiste.

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