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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 10:21

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Devant le cycle meurtrier du choléra, l’engagement de mettre en place une politique préventive a été pris par Dilma Rousseff et le vice-président cubain, José Ramòn Machado Ventura, en marge de l’intronisation de la toute nouvelle Présidente brésilienne, camarade et successeure du très populaire Lula

 

La nouvelle Présidente brésilienne Dilma Rousseff et le vice-président cubain, José Ramón Machado Ventura, ont convenu d’intensifier la coopération entre les deux pays en vue d’éviter l’apparition de nouvelles épidémies en Haïti où le choléra a déjà fait plus de 3.000 morts en trois mois.

Selon les déclarations du nouveau chancelier brésilien, Antonio Patriota, relayées par EFE, les deux responsables ont consacré à Haïti une "bonne partie de leur conversation" qui s’est déroulée en marge de l’intronisation samedi de la successeure de Luiz Inàcio Lula da Silva.

Dans leur plan de prévention épidémiologique au profit de la population haïtienne, Brasilia et La Havane devraient pouvoir compter sur le soutien de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Par ailleurs, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a remercié lundi Dilma Rousseff pour "l’engagement continue" de son pays au sein de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) dont il détient le commandement militaire depuis 2004.

Ban félicitait, lors d’une conversation téléphonique, la dirigeante brésilienne pour son investiture comme la première Présidente de l’histoire du géant sud-américain.

Le Premier ministre Jean-Max Bellerive représentait Haïti à cette cérémonie très émouvante à laquelle ont assisté des leaders et délégations du monde entier parmi eux, plusieurs Présidents sud-américains, la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton et le Président de l’Autorité palestienne, Mahmoud Abbas. spp/Radio Kiskeya

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 10:16
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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 10:11

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Et si l’on ne se bornait pas à contester la place accordée aux faits divers et à leur mode de traitement pour s’interroger sur les usages, au sein des classes populaires, des informations livrées sous forme de faits divers ?

 

« Jeudi d’Acrimed »

Jeudi 27 janvier 2011, à 19h,

à la Bourse du travail de Paris

3, rue du Château-d’Eau, Paris 10e


 

Avec Vincent Goulet, auteur de Médias et classes populaires, Les usages ordinaires des informations : un livre présenté ici même.

En guise de présentation du débat  :

Considérés comme s’appuyant exclusivement sur un registre émotionnel et suspectés de répondre aux pulsions morbides d’une « populace incivilisée », les faits divers sont très souvent dénoncés comme un genre inférieur, illégitime. L’accent mis sur le sang et le sexe, le drame et le crime détournerait en outre l’attention des récepteurs des « informations pertinentes que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques » (P. Bourdieu, Sur la télévision, 1996).

Sans doute les faits divers - en raison de la place qui leur est accordée et de leur mode de traitement - font-il diversion. Mais ne faut-il pas se méfier de l’ethnocentrisme de classe sous-jacent à certains jugements de valeur et s’interroger sur les usages, au sein des classes populaires, des informations livrées par le biais des faits divers ? Ne faut-il pas renoncer à prendre comme un tout indistinct la rubrique journalistique des « faits divers » et reconsidérer ce type de nouvelles dans l’histoire de la presse ?

L’enquête de Vincent Goulet invite à penser que, pour les membres des milieux populaires particulièrement exposés au risque et à la précarité, les faits divers permettent d’apprivoiser la mort et le hasard. Cette fonction cathartique se retrouve également à propos des drames et crimes concernant les enfants, seuls biens et possibilités d’ascension sociale pour les personnes faiblement pourvues en capital économique, culturel et relationnel. La réception des faits divers n’est pas non plus insensible aux rapports de classes comme le montrent certaines catastrophes naturelles ou affaires judiciaires qui peuvent être lues au prisme de la domination sociale et symbolique.

De manière plus générale, le débat portera sur les « biens informationnels indignes » fortement utilisés par les médias commerciaux, en tentant de montrer comment ils participent activement à la constitution des catégories de perception et de jugement de tout un chacun.

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 10:06

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Nous entrons dans l’année Ambroise Croizat. 110 ème anniversaire de sa naissance, 60èmede sa mort, 65 éme de la création de la sécurité sociale et des retraites qu’il a fondées. Son œuvre, ses luttes, son message sont d’une actualité et d’une modernité brûlantes. Pour l’événement et pour donner à cet inventeur social la place qui lui revient dans l’Histoire, cette année verra de nombreuses initiatives le commémorant. Il pourrait être bien que chacun d’entre nous, au sein de groupes, syndicats, partis, organisations, associations, soit à l’initiative d’un rassemblement, d’une inauguration (même symbolique) de rues, de places, d’écoles, d’institutions, de salles…). Ainsi, à l’heure où l’on tente de casser ses acquis rendrait-on hommage à la modernité de celui qui a donné au siècle et à l’avenir la couleur de la dignité. (Ci-joint, ci-dessous un texte sur sa vie, ses luttes, son œuvre)

Merci à tous.

Michel Etievent, historien, biographe d’Ambroise Croizat

2011. Année Ambroise Croizat…

2011. Nous entrons dans l’année Ambroise Croizat. 110ème anniversaire de sa naissance, 60 ème de sa mort, 65ème anniversaire de la sécurité sociale dont il est le bâtisseur. Celui dont l’œuvre et le message résonne aujourd’hui d’une actualité brûlante naît un 28 janvier 1901 comme un fils d’usine. Entre l’éclat des fours de Savoie, son père, Antoine, est manœuvre. Douze heures par jour pour huit sous de l’heure. À peine le prix du pain. En cette aurore de siècle, dans la cité ouvrière de Notre-Dame-de-Briançon, on vit la misère qui court les pages de Germinal. Pas de Sécurité sociale, pas de congés, pas de retraite. Si la maladie ronge, il faut s’arrêter et le salaire n’est pas versé. On vit alors de la charité ou de la solidarité du quartier. Devant les coulées d’acier, sans aucune protection, l’accident de travail est quotidien. L’espoir, c’est le père d’Ambroise qui l’incarne. Fondateur du premier syndicat CGT des Alpes, il lance en 1906, la première grande grève. Dix jours de bras croisés pour la reconnaissance du syndicat et de la caisse de secours. Une grève pour le droit à la santé, tout simplement. Il l’obtient mais de vieilles revanches l’invitent à s’embaucher ailleurs.

1907. Ugine. Autre grève, autre départ obligé vers la région lyonnaise. C’est là qu’Ambroise prend le relais du père qui part vers la guerre. À treize ans, il est ajusteur dans une robinetterie de Lyon. Derrière l’établi, les mots du père fécondent : " Ne plie pas petit. Le siècle s’ouvre pour toi." Ambroise adhère à la CGT puis à la SFIO. À dix-sept ans, il anime les grèves de la métallurgie lyonnaise. Reste à faire le pas. Celui du congrès de Tours où il entre au PCF en 1920. " Proche du peuple d’où il venait, on le voyait partout, dit un témoin, devant les usines, au cœur d’une assemblée paysanne » Antimilitarisme, anticolonialisme, les deux mots tissent les chemins du militant entre une soupe populaire et une prison de passage. 1927. Il est secrétaire de la fédération des métaux CGTU. La route à nouveau, « militant ambulant ", un baluchon de « Vie Ouvrière » à vendre pour tout salaire. Commence un long périple où il anime les grèves de Marseille, du Nord, les comités de chômeurs de Lille ou de Bordeaux. Sur le terreau de la crise germe le fascisme. " S’unir, disait-il, pour donner à la France d’autres espoirs. Pas unis, pas d’acquis ! » Ces mots, il les laisse au cœur des luttes où " l’infatigable unitaire " ouvre l’ère du Front Populaire.

En 1936, Ambroise, secrétaire de la fédération des métaux CGT réunifiée, est élu député de Paris du PCF dans le 14ème arrondissement. A l’Assemblée, au cœur des entreprises, il impose la loi sur les conventions collectives : une rupture de dignité pour le salarié qui substitue au droit divin du patronat une codification écrite des conditions de travail établie avec l’assentiment des délégués du personnel. Présent à Matignon avec Benoît Frachon, il donne aux Accords du même nom, la couleur des congés payés et de la semaine des quarante heures. Mais la route s’ennuage. Croizat organise les solidarités pour l’Espagne, repart sur les routes pour préserver les acquis de l’été 1936. À Munich, le soleil de mai décline devant la capitulation face à l’Allemagne. 1939. Arrêté le 7 octobre, avec d’autres députés communistes, il est incarcéré à la prison de la Santé. Fers aux pieds, il traverse 14 prisons françaises avant de vivre les horreurs du bagne à Alger.

Libéré en février 1943, il est nommé par la CGT clandestine à la commission consultative du gouvernement provisoire d’Alger autour du Général De Gaulle. Il y exerce la présidence de la Commission du Travail. Là, mûrissent les rêves du Conseil national de la Résistance et les inventions sociales de la Libération. La sécurité sociale, bien sûr, dont le postulat colore le programme du CNR de mars 1944 : « Nous, combattants de l’ombre, exigeons la mise en place d’un plan complet de sécurité sociale vivant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail avec gestion par les intéressés et l’Etat ». Les mots, lumineux, reprennent point par point l’article 21 de la déclaration des droits de l’homme de 1793 qui, pour la première fois au monde, ouvrait le droit au travail et à la santé pour tous. A la tête d’une commission de résistants, Ambroise dessine dès l’été 1943 les premières moutures de ce qui allait devenir la sécurité sociale. " Il faut en finir avec la souffrance et l’exclusion. Nous libérerons les Français des angoisses du lendemain ! ", disait-il à Alger le 14 janvier 1944.

C’est ce travail mûri par deux années de réflexion et l’aide des services de François Billoux, ministre de la santé, qui va aboutir à l’ordonnance d’octobre 1945, instituant la sécurité sociale. Le texte écrit, reste à bâtir l’idée. Le chantier commence en novembre 1945 quand Croizat est nommé au Ministère du Travail. 138 caisses de Sécurité sociale sont édifiées en 2 ans sous sa maîtrise d’œuvre par un peuple anonyme après le travail ou sur le temps des congés, "pour en terminer, selon les mots du ministre, avec l’indignité des vies dans l’angoisse de l’accident, de la maladie, ou des souffrances de l’enfance ». Pierre Laroque qui fut un des techniciens chargés de la mise en place du nouveau régime déclarait en 1947 : « En dix mois et malgré les oppositions, nous avons pu construire cette énorme structure alors que les Anglais n’ont pu mettre en application le plan Beveridge qui date de 1942 qu’en 1948. Il faut dire l’action irremplaçable d’Ambroise Croizat. C’est son entière confiance manifestée aux hommes de terrain qui est à l’origine d’un succès aussi rapide et remarquable » Rappelons combien le rapport de force de la Libération permit la naissance de celle que l’on va désormais appeler « la sécu » : un parti communiste à 29 % des voix, 5 millions d’adhérents à la CGT qui a joué un rôle fondateur, une classe ouvrière grandie par sa lutte héroïque dans la résistance.

Là ne s’arrête pas l’héritage de celui que l’on appelle le « Ministre des travailleurs ». Il laisse au siècle ses plus belles conquêtes : la généralisation des retraites, un système de prestations familiales unique au monde, les comités d’entreprises, la formation professionnelle, la médecine du travail, le statut des mineurs, celui des électriciens et gaziers (cosigné avec Marcel Paul), les classifications de salaires, la prévention dans l’entreprise et la reconnaissance des maladies professionnelles, la caisse d’intempérie du bâtiment, etc. En octobre 1950, alors que la maladie ronge, ses derniers mots à l’Assemblée Nationale sont pour la Sécurité sociale : « Jamais nous ne tolérerons que soit rogné un seul des avantages de la Sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie cette loi humaine et de progrès ». Un appel brûlant pour que la Sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais reste ce qu’il a toujours voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarité, un rempart contre le rejet, la souffrance et l’exclusion. Ambroise Croizat meurt à Paris le 10 février 1951. Ils étaient un million pour l’accompagner au Père-Lachaise. Le peuple de France, "celui qui l’avait aimé et à qui il avait donné le goût de la dignité ", écrivait Jean-Pierre Chabrol dans l’Humanité du 18 février 1951.

Michel ETIEVENT [1]


[1] Auteur des livres « Ambroise Croizat ou l’invention sociale » et « Marcel Paul, Ambroise Croizat, chemins croisés d’innovation sociale ». Commandes à l’ordre de Michel Etiévent, 520 avenue des thermes 73600 Salins les thermes. Prix de chaque ouvrage : 25 euros + 5 euros de port. (Pour les deux : seulement 7 euros de port). Telephone :04 79 22 54 69

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 22:27

james-connolly-001.jpgJames Connolly (1868-1916) est l’un des principaux leaders ayant participé à la lutte pour l’indépendance de la République Irlandaise. Homme politique profondément ancré dans une idéologie socialiste et marxiste, il mena de nombreuses actions dans le cadre de la lutte ouvrière, et fut l’un des leaders de l’Insurrection de Pâques de 1916, avant d’être exécuté par les autorités britanniques quelques jours plus tard…

Biographie de James Connolly

Une Enfance vécue dans les quartiers ouvriers écossais

James Connolly naît le 5 juin 1868 en Écosse dans la ville d’Edimbourgh. Sa famille est modeste, et d’origine irlandaise. Elle aurait fuit l’Irlande durant les sombres années de la Grande Famine de 1845-1848 pour s’installer à Edimbourgh où la vie est malgré tout précaire.

Très vite, les besoins de cette famille précipitèrent James Connolly dans le monde du travail. A à peine 10 ans, il se lance dans des petits boulots d’apprenti imprimeur, d’assistant boulanger, et travaille même dans une tuilerie. C’est en 1882, à l’âge de 14 ans qu’il décide de s’enrôler dans le 1er bataillon du King’s Liverpool Regiment, régiment installé en Irlande.

A cette époque, James Connolly y rencontre Lillie Reynolds, sa future femme, et prend plaisir a renouer avec ses origines irlandaises. En 1889, le régiment et réaffecté en Écosse, et Connolly déserte subitement l’armée, pour se réfugier à Perth, épouser Lillie Reynolds, et s’initier au marxisme.

James Connolly intègre le cercle maxiste irlandais et découvre l’écriture

En 1885, il est alors bien ancré dans le milieu socialiste, et intègre le Scottish Socialist Federation en tant que secrétaire. Il en profite pour publier quelques articles dans le journal politique « Social Democratic Federation ». Mais ces maigres textes ne suffisent pas à la famille de Connolly pour survivre, et Connolly s’enfonce peu à peu dans la pauvreté et le chômage. Après des recherches assidues, il trouve cepenant un poste de journaliste en Irlande, pour le journal « Dublin Socialist Club ».

Enfin durablement installé en Irlande, James Connolly souhaite fonder un parti Socialiste officiel, en collaboration avec l’Irish Socialist Republican Party. Il en profite alors pour publier de nombreux textes et essais portant sur ses idéologies marxistes et socialistes.

Dès 1898, il lance son propre journal : le « Worker’s Republic ». Très ancré dans ses convictions politiques, il est finalement élu au Trade Council de Dublin, et tente infructueusement d’être élu maire de la ville. Après ces échecs, Connolly décide de partir aux États-Unis pour poursuivre sa carrière politique en faveur des immigrés irlandais.

Il ne revient en Irlande qu’en 1910, et s’installe à Belfast. Il y écrit de nombreuses œuvres et donne son soutien politique aux classes ouvrières de la ville. Il est le premier à organiser d’immenses grèves dans Belfast, au nom des ouvriers de la miroiterie de la ville.

En janvier 1913, il crée l’Ulster Volunteer Force et organise dès le 26 août une grève générale à Dublin. Très vite, les tensions dans la ville dégénèrent, provoquant de nombreux affrontements où Connolly est arrêté. En signe de protestation, James Connolly organise une grève de la faim dans sa cellule, mais est relâché moins de 30 jours après son emprisonnement.

Connolly crée l’Irish Citizen Army et organise l’Insurrection de Pâques en 1916

De plus en plus radical, James Connolly crée le 23 novembre l’Irish Citizen Army, un groupuscule militaire destiné à protéger la classe ouvrière irlandaise, ainsi que les grévistes. Mais très vite, les tensions dégénèrent en Irlande, et les nationalistes, ainsi que Connolly décident d’utiliser cette armée, aidée des Irish Volunteers pour fomenter une insurrection :

Ce soulèvement démarre le 24 avril : James Connolly se lance dans la bataille, aidé de Patrick Pearse, Michael Collins, Joseph Plunkett et Thomas J. Clarke. Malheureusement pour Connolly, ce dernier est blessé le 27 avril, et l’Insurrection se solde par un échec cuisant : les insurgés sont pour la plupart maîtrisés et emprisonnés. A titre d’exemple, James Connolly fait partie des leaders qui sont alors abattus.

Son exécution se déroule le 9 mai 1916 à la prison de Kilmainham Gaol. Souffrant à ce moment là d’une blessure particulièrement grave, il est abattu les yeux bandés, assis sur une chaise, devant le peloton d’exécution britannique.

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 19:56

928704-1100992Ébranlé par la crise, l'euro pourrait bien vivre les derniers jours de son existence. La faute en revient aux dirigeants de l'UE qui n'ont pas su adopté les mesures capables d'endiguer la crise financière, selon l'économiste Jacques Sapir. Mais ces derniers veulent-ils vraiment sauver la monnaie unique?





Veut-on sauver la zone Euro ?

Les résultats du dernier sommet européen posent la question de la volonté réelle des pays de la zone euro à sauver l’euro. En fait, tout tourne autour de deux pays.

La politique de l’Allemagne s’apparente de plus en plus à ce que l’on appelle en théorie des jeux la position du « passager clandestin ». Un pays veut profiter du système, mais refuse d’en assumer les coûts. Plus profondément, c’est la stratégie globale de l’Allemagne qui est en cause. Tant que ce pays voudra fonder sa croissance uniquement sur ses exportations, il ne saurait y avoir de stabilité dans la zone euro. Aujourd’hui, la balance commerciale de l’Allemagne se dégrade rapidement dans le commerce avec ses partenaires autres que ses voisins. Le solde commercial est ainsi devenu négatif avec la Chine, s’est fortement réduit avec l’Inde. Quant aux États-Unis, le solde commercial est égal au 2/3 de ce qu’il est avec la France… On ne peut impunément fonder sa croissance sur ses voisins avec qui l’on est en union monétaire.

L’Allemagne doit soit sortir de son modèle, soit sortir de la zone euro. Mais on peut comprendre qu’elle rechigne devant l’une ou l’autre de ces alternatives. Le modèle exportateur est solidement ancré dans les traditions et les institutions de l’Allemagne contemporaine. Le remettre en cause, par exemple en procédant à une relance importante par la hausse des salaires et des prestations sociales, aurait des conséquences à court terme importantes sur les profits des entreprises allemandes. Cependant, renoncer à l’euro voudrait dire que l’Allemagne s’interdirait l’accès de ses principaux marchés, la France, l’Italie et l’Espagne, avec un taux de change garanti. Que l’Allemagne sorte de l’euro et le Mark retrouvé se réévaluera rapidement, détruisant une partie de la compétitivité de l’industrie allemande.
Dès lors, on comprend que les dirigeants allemands adoptent cette position faite d’intransigeance verbale et de petits accommodements concédés. Mais, ceci n’aura qu’un temps. À refuser de choisir, l’histoire choisira pour eux et ils sont, et de loin, le pays qui a le plus à perdre à la fin de l’euro.

Mais la position de la France n’est guère plus claire. Notre économie a considérablement souffert de l’instauration de l’euro comme monnaie unique (1). On ne peut comprendre l’insistance obsessionnelle de nos dirigeants à « sauver » l’euro que par la volonté implicite de changer les règles du jeu de la zone. Notre engagement que l’on affirme indéfectible doit donc avoir, dans l’esprit de nos dirigeants, pour contrepartie des changements substantiels. C’est une stratégie en théorie possible, mais qui souffre d’une contradiction rédhibitoire.
 
En effet, sans la France, et de fait sans l’Italie, ni l’Espagne, la zone euro ne serait guère qu’une « zone Mark ». Mais, dans ce cas, comment lire la volonté encore réaffirmée par notre Président de coller à la position de l’Allemagne ? Ce n’est pas en acceptant les contradictions de Mme Merkel et de son gouvernement que l’on fera changer les choses. Au contraire, en se liant les mains par une surenchère de déclarations fracassantes, on s’ôte à terme non seulement la crédibilité mais la possibilité même de faire passer des changements substantiels dans l’organisation de la zone Euro. Publiquement, comment faire comprendre à l’opinion française un possible retournement de notre position ? La stratégie adoptée aurait impliqué que soit tracée dès le début une limite claire dans nos concessions indiquant jusqu’où nous étions prêt à aller, mais aussi quelle serait notre attitude si l’Allemagne ne changeait pas de politique. Faute de l’avoir fait nous sommes condamnés soit à aller toujours plus loin dans le sacrifice de nos intérêts nationaux, soit dans une rupture qui sera incomprise tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

En fait, les élites politiques sont terrorisées par la perspective, chaque jour plus probable et plus crédible d’un éclatement de la zone euro. Ceci remettrait en cause une bonne partie de leur politique.
Alors, on cherche à se rassurer par des déclarations ineptes telle celle proclamant que l’euro serait défendu car l’éclatement de la zone serait l’éclatement de l’Europe. Un peu de décence! La fin de l’euro n’implique pas la guerre mondiale. À trop vouloir dramatiser, on perd le sens du ridicule et l’on sombre dans les aberrations les plus extrêmes. L’Europe, même dans le sens de l’Union européenne, n’est pas la zone euro. Nombre de pays appartiennent à la première mais pas à la seconde. Croire que pour défendre l’euro, les Français sont prêts à sacrifier leur dernière usine sur l’autel des délocalisations est une chimère aussi stupide que dangereuse. L’euro, loin de nous protéger a, dans son état actuel, poussé nos économies vers une dépression que nous n’avons pu combattre que par des politiques de relance budgétaire continues, mais dont les résultats en termes de déficits publics ont été désastreux (2).

En fait, pour vouloir réellement sauver l’euro, il faudrait en avoir analysé au préalable les faiblesses et les incohérences et avoir la volonté d’y porter remède (3). Il aurait fallu s’inquiéter depuis maintenant bien des années du phénomène d’« eurodivergence » qui était pourtant bien lisible dans les chiffres (4).
 
Il nous faut bien constater que tant manque l’analyse que manque la volonté. Le contentement de soi des chantres de l’euro, leur refus obstiné de regarder la réalité en face est, au même titre que les facteurs bien réels, l’une des causes de la crise actuelle de l’euro !

Un plan « B » ?

Nous sommes donc confrontés à une trajectoire de crises successives qui vont se dérouler durant 2011. Les mesures qui ont été prises en 2010 ne suffiront plus à calmer le jeu, quand celui-ci concernera des pays plus importants que la Grèce, l’Irlande ou le Portugal. L’Espagne est le premier sur la liste, mais ne sera pas le dernier. Ces crises successives ne feront que renforcer le sentiment actuellement dominant sur les marchés que l’euro est perdu.

Plus grave encore, on va assister à une « fatigue de l’euro ».  Les opinions publiques, et les gouvernements ne seront plus capables de se mobiliser pour réagir en temps utile. Il est probable même qu’une partie des opinions publiques va cesser de soutenir l’euro, mettant alors les autorités politiques dans une situation intenable où elles devront à la fois combattre les marchés financiers et leurs propres opinions publiques.

On peut donc prédire, sans gros risques de se tromper, que de crise en crise, nous connaîtrons la crise terminale de l’euro dans l’hiver 2011-2012. La conjonction des temps économiques et politiques, avec les élections présidentielles du printemps 2012 en France, sera redoutable…

Il est donc plus que temps de penser à un plan B. Si l’Euro explose, il convient de tenter ne pas sacrifier les principes d’une coordination monétaire avec les pays qui seraient prêts à y souscrire. La solution optimale, celle que je préconisais dans « La Fin de L’Eurolibéralisme » ( 5), le passage d’un euro « monnaie unique » à un euro « monnaie commune », n’est aujourd’hui probablement plus possible. Il nous faut donc envisager toutes les autres solutions qui vont de la constitution de zones monétaires réduites au retour direct au Franc.

Les solutions intermédiaires, par exemple l’établissement d’une monnaie commune avec certains pays dans le cadre d’un système de changes fixes mais révisables et un contrôle des capitaux, sont encore possibles. Mais, pour cela, il nous faut retrouver notre autonomie monétaire et financière. Cela veut dire retrouver notre monnaie, une opération bien moins difficile que l’on veut nous le faire croire. Techniquement, il nous faudrait entre 3 et 6 mois. Cependant, recouvrer notre souveraineté monétaire n’aurait pas de sens si cela ne devait pas s’accompagner d’un changement radical de notre politique. Il faut comprendre que la mise en parenthèse de l’euro, voire son abandon pur et simple, n’aurait de sens qui si la politique économique de la France était profondément modifiée et visait, entre autres, à une re-industrialisation. Cette politique implique que nous ne soyons plus à la merci des marchés financiers.
Il faut donc proposer comme condition sine qua non à une coordination monétaire la création d’une Zone Européenne Intégrée des Opérations Financières, qui verrait une stricte réglementation des opérations tant en son sein qu’envers l’extérieur, et qui pourrait s’appuyer sur un accord des Banques Centrales des pays membres pour procéder selon les besoins aux avances nécessaires aux Trésors Publics, en particulier en cas de crise bancaire.

Cessons de feindre de croire que les contrôles des capitaux sont une chose du passé. La Corée du Sud vient de les ré-instituer (6), après bien d’autres pays. Taiwan aussi a introduit des limitations importantes sur les marchés des « produits dérivés » afin de limiter l’espace ouvert à la spéculation. Il faut systématiser ce genre de pratiques et les accompagner de règles interdisant certaines opérations (ventes à découvert) et même certains marchés (comme les produits dérivés les plus complexes et les moins transparents). Si, aujourd’hui on n’entend pas parler d’une spéculation sur le Yuan, c’est bien en raison de l’efficacité des contrôles. Les mesures à prendre sont donc nombreuses, mais ne sont nullement impossibles à concevoir et à exécuter.

L’euro peut éclater de diverses manières, de l’expulsion de certains pays (la Grèce, le Portugal) solution qui semble avoir les faveurs des dirigeants allemands mais qui pose des problèmes légaux importants (7), en passant par la sortie de l’Allemagne de la zone Euro et jusqu’au retour au « chacun pour soi ». Il faut noter que les solutions intermédiaires sont, en réalité, très favorables à la France.

Le choix du type d’éclatement dépendra aussi des décisions que nous serons capables de prendre. Souhaitons nous nous cramponner à l’Allemagne et faire périr notre industrie et à terme notre économie, ou au contraire souhaitons nous développer une zone croissance au Sud de l’Europe ? Des choix stratégiques devront être faits, et il convient qu’ils ne soient pris dans l’urgence ou sous l’empire de la nécessité du moment. De ce point de vue, le refus actuel des grands partis en France (UMP, PS et même PCF) d’ouvrir un débat sur les nécessaires alternatives à l’euro fait peser un risque considérable sur notre pays. C’est dans un état de désarmement intellectuel et moral total qu’ils arriveront aux échéances !

C’est en préparant dès aujourd’hui les solutions pour demain que nous pourrons éviter le pire, qui pour nous, prendrait entre autres la forme d’une union monétaire avec l’Allemagne. Des dirigeants sans courage ni volonté nous préparent une abomination sans fin. Ayons le courage de préparer une fin de l’Euro qui ne soit pas abominable.


(1) S. Federbusch, « La surévaluation de la monnaie unique coûte cher à la croissance » dans Libération, rubrique « Rebonds », 26 avril 2006 et F. Cachia, « Les effets de l’appréciation de l’euro sur l’économie française » dans Note de Synthèse de l’INSEE, INSEE, Paris, 20 juin 2008.

(2) « J. Bibow, Global Imbalances, Bretton Woods II and Euroland’s Role in All This »  dans J. Bibow and A. Terzi (eds), Euroland and the World Economy: Global Player or Global Drag?, New York (NY), Palgrave Macmillan, 2007. J. Sapir, « The social roots of the financial crisis : implications for Europe » in C. Degryze, (ed), Social Developments in the European Union : 2008, ETUI, Bruxelles, 2009.

(3) Sur ce point, je n’ai rien à ajouter ni à retrancher à mon article publié en 2006, J. Sapir « La Crise de l’euro : erreurs et impasses de l’Européisme » dans Perspectives Républicaines, n°2, Juin 2006, pp. 69-84.

(4) J. Sapir, « From Financial Crisis to Turning Point. How the US ‘Subprime Crisis’ turned into a worldwide One and Will Change the World Economy » dans Internationale Politik und Gesellschaft, n°1/2009, pp. 27-44

(5) Publié au Seuil en 2006.

(6) http://www.bloomberg.com/news/2010-10-19/south-Korea-imposes-levy-on-foreign-exchange.html

(7) Rien n’est en fait prévu dans le Traité d’Union Monétaire pour expulser un récalcitrant de la zone…

Lire les deux premiers volets de cet article : L'euro peut-il survivre à la crise ? (1/3) et L'euro peut-il survivre à la crise ? (2/3)
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Published by valenton rouge - dans Europe
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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 10:15

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Finalement, les choses ont bien peu changé. Nous croyons vivre dans des démocraties mais les moyens pour nous contrôler sont identiques à ceux rencontrés dans des régimes plus totalitaires. Les moyens en question sont plus subtils et moins visibles, mais tout aussi déloyaux.

Novembre 2010, le Reichstag est encore une fois la cible d’effrayants terroristes.

Selon eux, c’est toujours pour notre bien que nos gouvernements suppriment nos libertés

. Ce serait un mal nécessaire face à la menace de nos éternels ennemis. Autrefois c’était le communiste. Aujourd’hui, ce sont les islamistes. Peu importe. L’important est de disposer d’un ennemi.

La peur est un bon moyen de contrôler les mécanismes d’analyse et de réflexion d’une population. Quand vous avez peur, vous êtes incapables de réfléchir sereinement.

Sous l’effet de la peur, nos capacités naturelles à nous prendre en charge, et nos ressources, la confiance, le bien-être, le discernement, l’optimisme, l’héroïsme, la joie se volatilisent comme de la neige en plein soleil.

La peur est profondément enfouie dans nos esprits, plus précisément dans une région appelée l’amygdale cérébrale (http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/...), et gouverne toutes nos réactions, souvent à notre insu. Des chercheurs de l’Université de New York ont montré qu’entre ce que nous disons et ce que nous ressentons fondamentalement, l’écart est parfois très grand.

Elisabeth Phelps a mis en évidence un paradoxe humain fort intéressant : ce n’est pas parce qu’une personne dit ne pas être raciste (sujet de l’étude) qu’elle ne l’est pas au fond d’elle, bien au contraire !

Un questionnaire mesure les croyances et les attitudes conscientes que les gens estiment avoir, le Racism Modern Scale dans l’étude de Phelps.

Cette partie évalue nos croyances conscientes, ce que nous affirmons éprouver envers un sujet, par exemple envers les Noirs américains pour des sujets blancs, ou les homosexuels pour des hétérosexuels.

Deux autres tests, le test implicite d’association et la réponse du clignement des yeux (Startle Eyeblink response), sont des mesures indirectes de nos croyances fondamentales et court-circuitent notre conscience.

Les réponses mesurées par ces tests ne peuvent mentir.

Le premier mesure la vitesse avec laquelle sont réalisées des associations entre le sujet de l’étude (des groupes raciaux dans l’étude de Phelps) et des appréciations négatives ou positives.

Le second test mesure l’intensité du clignement des paupières pendant que les sujets voient des images comportant le stimulus testé (par exemple des visages de Blancs ou de Noirs). L’amplitude de la contraction musculaire des yeux est mesurée par un électromyogramme.

Il existe un quatrième test, plus sophistiqué, qui mesure au moyen d’un appareil d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, l’état du sujet pendant qu’il visualise le stimulus testé.

Dans l’étude de Phelps sur le racisme, selon le premier test, le questionnaire direct, les sujets seraient peu racistes.

Les mesures indirectes, le test implicite d’association et le test de clignement des yeux, révèlent tout à fait l’inverse, les sujets blancs présentant une réaction beaucoup plus forte à la vue et à l’évocation des Noirs.

Les mesures indirectes sont en corrélation exacte avec l’activation d’une zone du cerveau, l’amygdale cérébrale, le centre de la peur. Plus les scores aux tests indirects sont élevés, plus l’activité de l’amygdale, mesurée par l’imagerie magnétique, est importante, traduisant une réaction émotionnelle de peur à la vue du stimulus, un visage de l’autre race dans l’étude de Phelps. La corrélation entre le questionnaire direct et l’activation amygdalienne est par contre inverse.

Ces constatations ont été faites dans d’autres situations, par d’autres chercheurs.

Melanie Steffen de l’université de Trier en Allemagne, a étudié l’écart entre notre attitude explicite et notre réaction implicite vis-à-vis des homosexuels.

Nous pouvons imaginer ce qu’il en est aujourd’hui, pour les populations occidentales, de notre réaction amygdalienne vis-à-vis des musulmans, où la notion de racisme est aujourd’hui renforcée par la peur du terroriste, peur savamment entretenue par nos « leaders » d’opinion.

Savamment entretenue, mais jamais expliquée, jamais nuancée, jamais remise en question malgré les nombreux doutes, y compris de chercheurs et d’universitaires occidentaux, sur l’idéologie manichéenne présentée comme une évidence au lendemain du 11 septembre 2001.

Le terrorisme islamique a cet avantage pour nos gouvernements de ne pas être une menace clairement identifiée. Elle est perpétuelle, floue, terrifiante et omniprésente. Cette menace, à l’ère de tous ces moyens électroniques de surveillance et de repérage dont nous disposons, serait malgré tout indestructible, insoluble, tout au plus pourrions-nous la contenir, nous en protéger par des barricades et des miradors, des patrouilles et des fouilles incessantes.

Pourquoi ?

Le 11 septembre 2001 a consacré ce nouveau mode de vie, l’obligation de passer dans des scanners corporels, la perspective de voir Internet cadenassé, la peur d’aborder certains sujets et de manifester dans la rue pour nos droits. Cet événement dramatique a suffi à justifier la rhétorique de nos dirigeants. Il est là, en toile de fond, à jamais. Grâce à lui, plus besoin pour nos politiques de revenir constamment en arrière et de nous donner des explications futiles.

Vraiment ?

Pourtant aucune preuve n’a été apportée à la thèse occidentale dominante, celle d’un réseau islamiste extrémiste organisé et autonome, et le rapport de la Commission Nationale sur ces attentats, la commission Kean-Hamilton, de l’aveu même de ses présidents [1]-[2], est un échec et n’a répondu à aucune des questions soulevées par des critiques sérieux et courageux, dont de nombreuses familles de victimes [3].

Si les populations occidentales pouvaient retrouver un peu de sérénité sur ce sujet et ne plus écouter la peur instillée par nos dirigeants, entretenue par les raccourcis médiatiques et des discours d’experts obsédés, mais écouter leur esprit critique, elles se rendraient compte qu’Oussama Ben Laden n’a jamais revendiqué ces attentats [4]-[5]-[6]. S’il s’en est réjoui, Ben Laden a fermement démenti sa participation [7]-[8]-[9]. Le 28 septembre 2001, dans une interview donnée au quotidien pakistanais Ummat, Ben Laden explique une nouvelle fois qu’il n’est « pas impliqué dans les attentats du 11 Septembre. Les Etats-Unis devraient rechercher les auteurs de ces attentats en son sein » précise-t-il [10].

Cette hypothèse n’est pas si farfelue et si, venant de lui, elle n’a pour nous aucun poids, un certain nombre d’Occidentaux, universitaires, scientifiques, militaires, chercheurs, politiciens, journalistes, l’ont depuis évoquée, à leur tour, et ils sont de plus en plus à l’avoir fait, les années passant et les doutes se renforçant.

Quant à la première « vidéo confession » de Ben Laden avouant avoir organisé ces attentats, apparue en décembre 2001, magiquement retrouvée par la CIA dans une maison en Afghanistan à un moment fort opportun pour ses employeurs, puis traduite par le Pentagone pour être ensuite diffusée dans le monde entier, plusieurs experts démontrent bien qu’elle est fausse, trafiquée, manipulée [11]-[12]. En tout cas, elle ne peut servir de preuve.

Celle qui sortira de la hotte des services de renseignement le 29 octobre 2004, soit quatre jours avant les élections présidentielles US, est tout aussi suspecte [13].

Dans celle du 8 septembre 2007, Ben Laden ne fait aucune référence aux attentats du 11 Septembre mais annonce une intensification des actions d’al-Qaida en Irak. Alors que la vidéo précédente était intervenue à la veille des élections présidentielles de 2004 et avait bien aidé Bush face à Kerry, cette fois-ci, l’image du chef d’al-Qaida [dans laquelle il annonce une intensification des actions en Irak] apparaît juste avant le débat au Congrès sur la stratégie US en Irak [14].

Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Pierre Rousselin y relève une « curieuse coïncidence » [15].

Des observateurs et experts en analyse numérique [16] battent en brèche l’authenticité de cette vidéo, comme pour les précédentes [17].

Le Dr. Neal Krawetz conclut son analyse ainsi : « Quelles sont les chances que rien n’ait changé, excepté sa barbe en trois ans ? Pratiquement aucune. [La vidéo de 2007] semble avoir été enregistrée trois ans auparavant » [18].

Malgré cela, nos « grands » médias, nos gouvernements et nos experts ne remettent jamais en question le postulat de départ fait en septembre 2001, celle d’un réseau terroriste très organisé et capable de faire trembler les nations les plus riches et les plus sécurisées de la planète, ayant fomenté les attentats de septembre 2001 aux Etats-Unis, ceux de 2004 à Madrid, ceux de 2005 à Londres.

Ce mythe justifie la politique sécuritaire et militaire de nos gouvernements, aujourd’hui plus que jamais et il ne faudrait même plus y réfléchir.

La solution proposée par les Etats-Unis et leur allié la Grande-Bretagne, entraînant leurs vassaux européens de l’OTAN dans leur guerre en Afghanistan, n’est jamais analysée en profondeur, et plus jamais remise en question. Faire la guerre à des pays supposés protecteurs d’un prétendu réseau islamique hypertrophié, qui n’a jamais formellement revendiqué les attentats de 2001 et a même démenti fermement sa participation : voilà à quoi se résume notre réponse au terrorisme. Et puis ? Aucun des pirates de l’air n’était ni irakien ni afghan. Cela aussi n’est jamais ré-analysé.

Si Saddam Hussein, lui, est pendu depuis belle lurette, après une capture surmédiatisée [19], Ben Laden et le n°2 d’Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri [20], sont toujours introuvables. Est-ce possible ? Vraiment, en y réfléchissant, avec vos lobes frontaux et non votre amygdale cérébrale, trouvez-vous cela vraiment plausible, sans y voir une complaisance, au minimum, de ceux qui disent les pourchasser ?

A une époque d’austérité sociale sans précédent, la guerre en Afghanistan coûte 1,3 million d’euros par jour aux contribuables français [21] et neuf années plus tard, les guerres en Irak, les invasions de l’Afghanistan, les incursions au Pakistan, en Somalie, au Yémen, les déploiements de navires dans les mers et océans limitrophes, les blocus et les « frappes » financières, ont-ils diminué, même un peu, la menace terroriste ? Avons-nous moins peur pour autant ?

Passons-nous de meilleurs noëls dans nos capitales illuminées ?

Les guerres dans ces pays sont contreproductives. Elles sont déstabilisantes et sèment toujours plus de haine et de violence. Toujours plus de peur et de colère.

Neuf années après le drame du 11 septembre 2001, nos leaders n’ont toujours proposé aucune réflexion de fond, aucune alternative, aucune solution à long terme autre que la guerre, l’invasion, le bombardement, le drone, la famine, la corruption, des « solutions » brutales et sanguinaires qui ne font que répondre à un désir de vengeance, et non à un désir de vivre en paix, loin de toute peur.

Dans la nuit du 27 février 1933, un incendie détruit le Reichstag, le Parlement allemand. A l’issue de cet « attentat » imputé aux communistes, à l’issue d’un procès arrangé (pas de « vidéos confession » à cette époque), Hitler introduira le décret présidentiel pour la protection du peuple et de l’Etat [22] (Reichstagsbrandverordnung). Cela a abouti à la suspension des libertés de réunion et d’expression, à l’autorisation des écoutes téléphoniques, aux fouilles des maisons et à la détention illimitée et sans mandat ; cela a aussi ouvert la voie à des arrestations en masse d’opposants.

2010, après les Etats-Unis, la Grande-Bretagne [23], la France [24], la Suède [25], c’est au tour de l’Allemagne de rallumer la peur dans l’esprit de ses concitoyens, comme une piqûre de rappel [26]. Cette fois le Reichstag n’a pas encore été brûlé mais il est menacé. Ce ne sont pas des communistes, mais des islamistes dérangés.

On avait déjà bien essayé, début octobre, de nous affoler en citant la tour Eiffel et la gare de Berlin [27] comme cibles potentielles.

Le ministre de l’Intérieur allemand Thomas de Maizière a organisé une conférence de presse mercredi 17 novembre pour faire part de la menace terroriste [28].

La menace terroriste, toujours elle.

La peur.

Selon le Wall Street Journal, la médiatisation des menaces terroristes est plutôt rare en Allemagne, et la population est particulièrement inquiète [29]. Mais bien sûr. Après nous avoir fait bien peur, on nous demande de garder notre calme. De ne pas céder à la panique.

Ne vous-êtes-vous jamais demandé si l’objectif de nos gouvernements n’était justement pas celui-là, qu’ils poursuivent plus ou moins délibérément : nous maintenir dans la peur et exploiter notre incapacité résultante à réfléchir ?

Comment expliquer sinon que ni les gouvernements et leurs ministères concernés, leurs experts attitrés, ni les grands médias, même spécialisés, n’abordent le terrorisme islamique avec plus d’honnêteté et d’objectivité, en soulignant, pour commencer, le caractère hypothétique et non certain de la responsabilité de Ben Laden et de son réseau dans les attentats du 11 septembre 2001 ?

Les menaces sur le Reichstag sont arrivées au bon moment pour Angela Merkel, peu de temps après les violentes manifestations sociales contre le nucléaire en Allemagne [30]. « La décision de prolonger la durée d’exploitation des centrales [nucléaires] adoptée par le gouvernement allemand bloque le développement des énergies renouvelables qui serait pourtant réalisable et indispensable », déclare Wolfgang Ehmke. L’opinion publique est majoritairement hostile à cette loi revenant sur les promesses électorales. La colère monte en Allemagne. L’antidote aux colères sociales justifiées ? La peur ! Et le meilleur moyen de nous faire peur aujourd’hui ? La menace terroriste. Comme autrefois, la menace communiste.

Dans ce contexte social inquiétant, la bonne veille menace terroriste a permis de renforcer la surveillance des populations, d’augmenter les patrouilles dans les lieux publics et de légitimer une politique hypersécuritaire qui trouve dans le terrorisme en général, Al-Qaida en particulier, sa raison d’exister.Aqpa (al-Qaida dans la péninsule arabique), Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) etc. Aq quelque chose. Nos gouvernants ont l’embarras du choix pour activer nos amygdales cérébrales.

Un article récent de Mediapart montre le parallèle saisissant qui existe entre le niveau d’alerte terroriste choisi par un gouvernement, et le degré d’insatisfaction sociale qui règne dans le pays [31].

Il existe une corrélation quasi scientifique entre l’usage de la menace, la mention d’un danger (l’étranger, le musulman, le communiste) par un gouvernement, et les moments critiques (période électorale, crises sociales, manifestations) rencontrés par ce gouvernement.

Cela se voit dans toutes nos démocraties modernes.

La première vidéo de Ben Laden revendiquant les attentats du 11 septembre est arrivée en décembre 2001 pour justifier l’entrée en guerre en Afghanistan et balayer les premiers doutes. La deuxième vidéo de 2004 a aidé Bush à l’emporter sur son rival, John Kerry, qui pourtant le devançait jusque là.La troisième vidéo, en 2007, est apparue juste avant le vote du Congrès US pour renforcer ou non le budget de la guerre en Irak. Après la vision de la cassette, le budget fut voté.

Les menaces terroristes affluent en Europe au moment où tous les gouvernements démocratiques s’apprêtent à opprimer leurs populations en colère par des mesures d’austérité sévérissimes alliées à des mesures sécuritaires et liberticides sans précédent, dignes des pires dictatures. En Allemagne en particulier, les menaces sur le Reichstag sont apparues dans les suites de violentes manifestations populaires contre le nucléaire et surtout contre les mensonges et dénis de parole du gouvernement Merkel.

Une fois vos amygdales cérébrales bâillonnées, tirez les conclusions qui s’imposent.

George Lowenstein, psychologue à la faculté des sciences sociales et décisionnelles de l’université de Carnegie Mellon, et d’autres chercheurs, ont montré à quel point les réactions impulsives et émotionnelles sont présentes au cœur des décisions politiques. Ces chercheurs ont étudié ce qui influence nos prises de décisions. George Lowenstein explique clairement que les émotions suscitées dans les moments chauds, la plus puissante étant la peur, suivie par la colère, provoquent une forme de myopie qui nous conduit à un manque de perspective à long terme. Tout cela sous la gouverne d’une petite structure cérébrale qui échappe à tout contrôle conscient.

Les décisions à court terme sont essentiellement émotionnelles. Lorsqu’un événement produit une émotion comme la peur, le cerveau perd sa capacité à bien traiter les informations auxquelles il est soumis : il devient myope et même aveugle.

Contrairement à nous, nos gouvernants connaissent bien ces dysfonctionnements et l’exploitent depuis la nuit des temps.

Le Néerlandais Marinus van der Lubbe, communiste, a été condamné à mort pour « haute trahison » et décapité le 10 janvier 1934 pour, selon les Nazis, avoir incendié le Reichstag, prétexte à la mise en place d’un pouvoir sans limites par le gouvernement allemand de l’époque, préfigurant la venue d’un régime parmi les pires que l’humanité ait connus. Cette peine de mort et la culpabilité de Marinus furent invalidées en 2008 [32]. 75 ans plus tard !

Nos concitoyens ont fermé les yeux depuis le 11 septembre 2001 sous le coup de la peur et de la colère. Espérons que nous ne mettrons pas 75 ans à les rouvrir.

Pascal Sacré

Référence générale :

Toutes les références aux études mentionnées dans cet article, sur nos processus décisionnels et sur l’influence de la peur sur tous nos choix et réactions, se trouvent dans ce livre : « Le Cerveau du Bien et du Mal », Dan Freeman, psychologue, éditions Quebecor, 2007. Tyler et Feldman, p.33 Elisabeth Phelps, p. 34-36 Melanie Steffen, p36 Mahzarin Banaji, Harvard, concepteur du test d’association implicite, p.37 George Lowenstein, chapitre 6, pp. 125-142.

Sources :

[1] Le président de la Commission Thomas Kean : l’enquête "fut mise en place pour échouer" http://www.reopen911.info/video/le-...

[2] Le vice-président de le Commission Lee Hamilton interviewé par CBC : "Nous avions été mandatés pour échouer" http://www.reopen911.info/video/int...

[3] « Omissions et manipulations de la Commission d’enquête sur le 11 septembre », Professeur David Ray Griffin, Editions Demi-Lune, Collection Résistances, 2006

[4] Bin Laden denies role in attacks, reporter says, http://www.nj.com/specialprojects/i...

[5] Bin Laden says he wasn’t behind attacks, http://archives.cnn.com/2001/US/09/...

[6] [...] the elusive bin Laden, an exiled Saudi multimillionaire who has taken refuge in Afghanistan in recent years, issued a statement Sunday through the Arabic television network Al Jazeera, in Qatar, denying involvement. http://cjonline.com/stories/091701/...

[7] I was not involved, bin Laden insists, http://web.archive.org/web/20010917...

[8] [...] Mr Bin Laden has issued his first personal denial of involvement in the attacks. "The US is pointing the finger at me but I categorically state that I have not done this," he said in a statement faxed to the Pakistan-based Afghan Islamic Press (AIP) news agency.

http://www.telegraph.co.uk/news/134...

http://www.independent.co.uk/news/u...

[9] [...] In a statement faxed to the pro-Taliban Afghan Islamic Press (AIP) agency, Bin Laden yesterday denied having anything to do with last week’s attacks in New York and Washington. "I am residing in Afghanistan. I have taken an oath of allegiance [to the Taliban’s spiritual leader, Mullah Mohammad Omar] which does not allow me to do such things from Afghanistan," he claimed. http://www.guardian.co.uk/world/200...

[10] Ummat, 28/09/01 http://www.justresponse.net/Bin_Lad...

[11] Bin Laden Video : Faulty Translation as Evidence ? By Georg Restle and Ekkehard Sieker http://s3.amazonaws.com/911timeline...

[12] Kevin Barrett talks to Bruce Lawrence of Duke University about the Bin Laden confession tapes which Lawrence says are bogus and that he knows people who work for the United States government who agree with him off the record. http://www.radiodujour.com/people/l...

[13] L’ex-présentateur du journal télévisé du soir sur CBS et aujourd’hui retraité Walter Cronkite affirma dans une interview sur CNN : « je suis enclin à penser que Karl Rove [le secrétaire général adjoint de la Maison Blanche de 2001 à 2006] est derrière cette cassette » CNN, Larry King Live, 29/10/04. Quant à l’analyste politique Chris Matthews, célèbre animateur d’une émission politique sur MSNBC, il déclara : « Je pense que Karl Rove a manigancé tout ça » MSNBC, 29/10/04.

[14] Le 27 septembre 2007, le Congrès US donnera finalement son accord pour une augmentation massive des dépenses militaires en Irak de plusieurs dizaines de milliards de dollars, The Nation, 28/09/07.

[15] Curieuse coïncidence, http://www.lefigaro.fr/debats/20070...

[16] As Alive as Elvis http://www.hackerfactor.com/blog/in...

[17] Latest Bin Laden Video Is a Forgery : All References to Current Events Are Made During Video Freeze http://www.boomantribune.com/story/...

[18] As Alive as Elvis, Op.cit.

[19] Le scénario de la capture de Saddam Hussein était pure propagande, http://www.voltairenet.org/article1...

[20] http://fr.euronews.net/2010/07/20/l...

[21] La guerre en Afghanistan coûte 1,3 million par jour aux contribuables français http://secretdefense.blogs.liberati...

[22] Reichstagsbrandverordnung, décret de l’incendie du Reichstag http://fr.wikipedia.org/wiki/Reichs...

[23] Christmas terrorism : Attack believed possible in U.S., U.K. http://www.examiner.com/law-enforce...

[24] http://www.slate.fr/story/27739/med...

[25] Terrorisme : la Suède relève le niveau d’alerte http://fr.rian.ru/world/20101001/18...

[26] La menace terroriste omniprésente en Allemagne http://www.slate.fr/lien/30505/mena...

[27] La tour Eiffel et la gare de Berlin, cibles potentielles d’attentats http://www.lalibre.be/actu/internat...

[28] Terrorisme : danger accru en Allemagne, attentat prévu "fin novembre" http://www.google.com/hostednews/af...

[29] The threats have unnerved many Germans after government officials played down similar warnings from U.S. intelligence in recent months. http://online.wsj.com/article/SB100...

[30] Allemagne, 50 000 personnes à Gorleben contre le passage des « Castor » http://www.nordeclair.fr/France-Mon...

[31] Menace terroriste et crise politique : le précédent George Bush, 27 Septembre 2010 Par Thomas Cantaloube, Mediapart.

[32] Incendie du Reichstag : le verdict annulé 75 ans après http://www.lefigaro.fr/internationa...

Source : LE GRAND SOIR



Publié le 24 décembre 2010  par torpedo

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 10:01

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http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20101210.OBS4468/l-esperance-de-vie-diminue-aux-etats-unis.html

 

Les Américains nés en 2008 vivront 77,8 ans en moyenne, en recul d'un mois. C'est une rupture avec des décennies de hausse continue.

 

Non, l'espérance de vie n'augmente pas de façon continue dans les pays occidentaux: aux Etats-Unis, pour la première fois depuis des décennies, l'espérance de vie à la naissance a diminué, selon une étude parue jeudi 9 décembre.

L'espérance de vie d'un Américain né en 2008 est de 77,8 ans en moyenne, soit un mois de moins que pour les personnes nées en 2007. Et sans discrimination sexuelle: "l'espérance de vie pour les hommes comme pour les femmes a décru d'un dixième d'année", soit 36,5 jours, affirme une étude des National Vital Statistics Reports qui dépendent des Centres de contrôle des maladies (CDC).

De 1976 à 2008, l'espérance de vie des Américains a "généralement été en augmentation", note le rapport.

En 2008, l'espérance de vie moyenne pour un homme aux Etats-Unis est donc passée de 75,4 ans à 75,3 ans et pour les femmes de 80,4 ans à 80,3 ans.

 

Les noirs vivent moins longtemps

Les hommes noirs, qui généralement ont presque cinq ans d'écart d'espérance de vie en leur défaveur avec les blancs, ont atteint en 2008 un record, améliorant leur longévité de quelque deux mois à 70,2 ans contre 70 ans en 2007.

Par Etat, c'est à Hawaii que l'on peut espérer vivre le plus longtemps tandis que c'est en Virginie Occidentale (est), également un des Etats au plus fort taux d'obésité, que le taux de mortalité est le plus fort.

Au rang des quinze premières causes de mortalité figurent en tête les maladies du coeur, les tumeurs cancéreuses, les maladies respiratoires et les accidents cardio-vasculaires. La maladie d'Alzheimer arrive en 6e position, suivie par les diabètes au 7e rang et les suicides au 11e.

(Nouvelobs.com)

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 09:58

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http://www.actuchomage.org/2010122813662/La-revue-de-presse/le-rsa-plutot-que-le-smic.html

 

 

Sarkozy veut-il éliminer le Smic ? Oui, et ça fait un moment qu'on le dit. Même s'il n'aura pas le temps de l'achever d'ici 2012, il a ouvert la brèche. Puisque notre amie Elsa Fayner s'empare de la question sur son blog Et voilà le travail, nous en remettons une couche.

Avec le choix qui a été fait pour 2011 de ne toujours pas aller au-delà de l’obligation légale d’augmenter le Smic, c’est la cinquième année de suite que le gouvernement s’attaque au filet de sécurité que garantissait le salaire minimum.

Alors même que, depuis 2002, la pauvreté ne cesse en France à nouveau de gagner du terrain, comme le constate l’Insee. Et alors même qu’en 2008 la moitié des Français vivait avec moins de 1.580 euros par mois. Autrement dit, le gouvernement refuse de donner un «coup de pouce» au Smic alors que 20% des salariés gagnent moins que le salaire qu’il est censé garantir, et alors que 50% des Français ont un revenu égal ou inférieur à 1,6 Smic.

Une disparition annoncée

C’était pourtant prévu. Le 18 septembre 2007, au Sénat, le président de la République présentait sa politique sociale à venir. Parmi les points abordés, le Smic, jugé décourageant pour les entreprises.

«L’idée, c’est de nous sortir de la contradiction insupportable que connaissent les salariés et les entreprises de notre pays : d’un côté un Smic qui progresse fortement, sans lien avec les fondamentaux économiques, ce qui fragilise les entreprises à forte intensité en main d’œuvre; de l’autre un nivellement des salaires par le bas, avec une négociation salariale anémiée et des minima de branches parfois inférieurs au Smic», avait-il déclaré. Autrement dit, le Smic découragerait les entreprises de recruter. Elles hésiteraient également à rémunérer davantage, perdant les allégements de cotisations sociales au passage : mieux vaudrait différencier les exonérations selon la politique salariale des différentes branches, avait expliqué Nicolas Sarkozy, alors candidat, à L’Express. Et puis, comme il l’avait déclaré début 2007, le Smic n’inciterait pas à se retrousser les manches : le salaire étant déjà élevé (!), ses augmentations ne pourraient être qu’insignifiantes.

Nicolas Sarkozy avait donc proposé : «Ce qu’il faut faire, c’est jouer sur toutes les dimensions du problème. Sur la fixation du Smic, nous avons besoin de dépassionner le débat. Une commission indépendante fera chaque année des recommandations aux partenaires sociaux et au gouvernement. Cette recommandation, le gouvernement sera libre de la suivre ou non.»

Le RSA plutôt que le Smic

Le premier rapport du groupe d’experts sur le Smic a été publié en 2009. Et que disait-il, 15 jours après le lancement du RSA ? La politique du Smic ne peut, selon les auteurs du rapport, constituer un moyen de lutte efficace contre la pauvreté, puisque les effets positifs des revalorisations du Smic sur les revenus des personnes en place sont rapidement contrebalancés par l’impact négatif sur l’emploi, tentent-ils de prouver. Les politiques de soutien au revenu du travail à travers la prime pour l’emploi ou le RSA leur semblent plus appropriées pour réduire les inégalités des revenus du travail en découplant revenu et coût du travail peu qualifié.

Il l’a dit, il l’a écrit, il a agi.

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 22:42

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http://www.bakchich.info/Coups-bas-contre-Cuba,12746.html

 

 

Au début des années 90, cinq agents cubains sont chargés de surveiller lesterroristes qui visent leur île depuis cinquante ans, notamment à partir de la Floride. En 1998, les États-Unis les jettent en prison, où ils croupissent.

Gerardo Hernández. Fernando González. René González . Antonio Guerrero. Ramon Labañino. Ces noms devraient nous être connus : ce sont ceux des cinq victimes d’un des pires scandales judiciaires des années 2000. Cinq Cubains qui croupissent depuis plus de dix ans dans des geôles américaines, après ce qu’il faut bien appeler une parodie de procès. Leur crime ? Avoir informé leur gouvernement – qui a ensuite transmis ces renseignements aux plus hautes autorités des États-Unis – sur les auteurs des attentats qui, depuis un demi-siècle, ensanglantent Cuba.

Rompre l’omerta

Mais qui a entendu parler de cette campagne de terreur ? Et qui connaît le nom des « Cinq », comme les appellent les militants – personnalités de premier plan, parmi lesquelles plusieurs Prix Nobel, ou anonymes – qui, partout dans le monde, se battent pour obtenir leur libération ? Maurice Lemoine, ancien rédacteur en chef au Monde diplomatique et excellent connaisseur de l’Amérique latine, a voulu rompre cette omerta en publiant Cinq Cubains à Miami : un roman à clés. Pour que nul ne puisse plus dire qu’il ne savait pas. Une enquête qui s’avère être un passionnant thriller, comme seuls les spécialistes américains du genre savent les réussir.

Terrorisme anti-Castro

Pour comprendre, il faut remonter au 6 octobre 1976. Ce jour-là, un avion de ligne de la compagnie Cubana, piégé par des terroristes, explose en vol au-dessus de la Barbade. Bilan : 73 morts – dont la totalité des escrimeurs de l’équipe nationale cubaine, qui venait de remporter les Jeux transaméricains. L’un des instigateurs du massacre est un éminent représentant de l’extrême droite cubaine exilée à Miami : Luis Posada Carriles. Incarcéré au Venezuela, il s’évade en 1985 – avec l’aide de la CIA. Il rallie le Guatemala, où il met son enthousiasme anticommuniste au service des Américains dans leur guerre secrète contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua.

L’attentat de la Barbade s’inscrit dans une suite ininterrompue d’exactions qui ont fait à Cuba, depuis un demisiècle, 3 400 morts, autant que les attentats du 11 septembre 2001 – sans que cela émeuve outre mesure les opinions occidentales. L’effondrement de l’URSS, principal soutien de Cuba, n’a aucunement mis fin à cette campagne de terreur : en 1997, par exemple, des bombes ont explosé dans plusieurs hôtels de l’île, tuant un vacancier italien. Objectif : frapper au portefeuille un régime sous embargo américain et dont le tourisme est l’une des principales ressources.

Parodie de procès

Pour lutter contre ce terrorisme, le gouvernement cubain envoie en Floride, au début des années 90, cinq agents dont la mission est d’infiltrer les organisations paramilitaires qui ont juré de renverser Fidel Castro. Ces infiltrés se distinguent très vite par « la qualité des informations qu’ils recueillent et transmettent ».

En juin 1998, deux hauts responsables du FBI se rendent à La Havane, où les autorités de l’île leur remettent un volumineux dossier, minutieusement documenté, sur les agissements criminels des groupes anticastristes. Aussitôt, les Américains, plutôt que d’appréhender les auteurs de ces crimes, arrêtent les cinq agents cubains : immédiatement mis au secret, ces derniers resteront un an et demi sans pouvoir préparer leur défense.

Dessin Avoine

Deux ans plus tard, à l’automne 2000, s’ouvre leur procès, à Miami. Ville où « la possibilité de sélectionner douze [jurés] qui soient capables d’être impartiaux dans une affaire impliquant des agents déclarés du gouvernement cubain est pratiquement nulle » (1), comme le relèveront maints juristes. Qu’importe, puisque la Constitution des États-Unis prévoit que tout accusé a droit à un jugement rapide et impartial…

De nombreux officiers américains de haut rang témoignent qu’à aucun moment les Cinq – dont la mission était strictement limitée à la surveillance des anticastristes – n’ont menacé la sécurité nationale des États-Unis. Le tribunal échoue à fonder son accusation d’espionnage.

Mais qu’importe, là encore : en décembre 2001, dans le contexte ultrasécuritaire de l’après 11-Septembre, les Cinq sont condamnés pour « conspiration » à des peines maximales – « démesurées, irrationnelles », observe Maurice Lemoine. Elles seront d’ailleurs réduites, en 2008, par la cour d’appel d’Atlanta, qui les jugera « excessives et contraires aux normes juridiques ».

Les terroristes de Miami, eux, bénéficient d’une totale impunité… Luis Posada Carriles s’est vanté, dans un entretien publié en 1998 dans le New York Times, d’avoir été à l’origine de la vague d’attentats qui a frappé des hôtels cubains en 1997, qualifiant la mort d’un touriste italien d’«  incident insolite ». Puis d’ajouter, sans rire : « Je dors comme un bébé. » Il est vrai : Carriles coule à Miami des jours paisibles…

Mobilisation

Au mois de septembre 2010, l’acteur Sean Penn a signé une pétition demandant au président Obama de libérer les Cinq. Puis, le 4 octobre, dans un courrier adressé au ministre américain de la Justice, Amnesty International, sans se prononcer sur «  l’innocence ou la culpabilité des cinq hommes », a demandé un réexamen de leur affaire, estimant que « l’équité et l’impartialité de leur procès [étaient] douteuses ».

À ce jour, toutes ces démarches sont restées infructueuses : les Cinq sont toujours en prison. Cela fait déjà douze ans que l’épouse de Gerardo Hernàndez n’a pas eu le droit de le voir. Celle de René Gonzàlez, quant à elle, a vu son mari pour la dernière fois en 2000.

Cinq Cubains à Miami, par Maurice Lemoine, éd. Don Quichotte, 1 048 pages, 24 euros.

(1) Washington contre Cuba, l’affaire des Cinq, sous la direction de Salim Lamrani, éd. Le Temps des cerises, 231 pages, 15 euros.

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