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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 12:22

 

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LA PAZ — Trente-neuf personnes, dont le militaire ayant capturé en 1967 Ernesto Che Guevara, sont poursuivies en Bolivie pour leurs liens présumés avec des mercenaires étrangers qui, selon l'accusation, avaient planifié d'assassiner le président socialiste Evo Morales.

Parmi les prévenus figurent également Elod Toaso, un Hongrois, et Mario Francisco Tadic, qui a la double nationalité croate et bolivienne, actuellement détenus dans une prison de La Paz, ainsi que Pablo Costas, frère du gouverneur de la prospère région de Santa Cruz, Ruben Costas, un opposant politique à Evo Morales, a ajouté le parquet.

Un autre accusé, le général à la retraite Gary Prado, connu pour avoir arrêté il y a plus de quarante ans, lorsqu'il était capitaine, le "Che", qui tentait alors de créer un foyer révolutionnaire en Bolivie (le guérillero argentino-cubain avait ensuite été exécuté, en octobre 1967), est soupçonné par la justice d'être lié au groupe du mercenaire Eduardo Rozsa Flores.

Ce dernier, un Boliviano-croato-hongrois abattu le 16 avril 2009 par la police bolivienne, était accusé par les autorités de préparer un complot contre M. Morales, en compagnie d'un jeune Irlandais, Michael Dwyer, et d'un Roumano-Hongrois, Arpad Magyarosi, eux-aussi tués par des policiers ce jour-là.

Autre prévenu, le général Lucio Anez, ex-commandant de l'armée bolivienne.

Sur les 39 personnes poursuivies par le procureur Marcelo Soza, 18 sont en fuite ou se trouvent à l'extérieur du pays et 13 sont en détention préventive.

Le président Morales s'en était pris en octobre 2009 à l'Union européenne dont le représentant à La Paz avait fait part de "doutes" concernant l'enquête sur la mort des trois "mercenaires" européens.

La version des autorités boliviennes est que ces trois hommes ainsi que deux autres personnes qui étaient avec eux et ont été arrêtées, Mario Tadic et Elod Toaso, ont résisté en tirant et en lançant des explosifs.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 12:17

http://www.mediapart.fr/club/edition/leconomie-sociale-et-solidaire-en-amerique-latine/article/181210/lequateur-fait-le-choi

 

Une initiative révolutionnaire est en marche en Equateur. La renonciation à l’exploitation du pétrole amazonien pour contribuer à sauver la planète, avec compensation internationale. Conférence à Genève.

 

Une révolution écologique préparant un monde post-pétrole se joue en Equateur. Dans le cadre d’un symposium sur les ressources naturelles, Genève accueillait le mois passé une conférence sur ce qu’on appelle l’initiative Yasuni. Ce projet fait référence à l’engagement de l’Equateur de ne pas exploiter le pétrole des sous-sols du parc naturel Yasuni afin de protéger la biodiversité de la zone et les peuples autochtones qui y vivent, moyennant une compensation financière de la communauté internationale.

 

Cette initiative est novatrice à double titre. En plus de la non exploitation du pétrole, elle implique d’éviter totalement les gaz à effet de serre et pas seulement à les diminuer comme le stipule le protocole de Kyoto.

 

L’initiative trouve une de ses justifications sur les dégâts infligés par la multinationale Chevron (anciennement Texaco) en Equateur. Ainsi, cette transnationale serait responsable de dégâts sur les peuples indigènes et sur la nature, dégâts ayant causés notamment des morts du cancer, des malformations de naissances. Surnommée le « Tchernobyl amazonien » par bon nombre d’ONG[1], cette pollution pourrait aboutir à une indemnisation de 27 milliards de dollars. En effet, les dégâts s’élèvent à ce montant et concernent également la contamination de l’eau, la déforestation, la mort des animaux sauvages et domestiques.[2]

 

Quelle est la teneur de l’initiative Yasuni ? C’est le fait que le gouvernement équatorien a offert la garantie aux populations amazoniennes du parc national Yasuni de ne pas exploiter le pétrole du sous-sol à condition que la communauté internationale offre une compensation correspondant à 50% des profits estimés de l’exploitation du pétrole, soit 3,5 milliards de dollars. Cet argent servirait entre autres à assurer la transition énergétique du pays. Quand on sait qu’un seul hectare du parc Yasuni renferme autant de variétés d’arbres que dans toute l’Amérique du Nord, on imagine bien que cette région avec une des plus fortes biodiversités au monde capte l’attention des écologistes du monde entier. De plus, une exploitation du pétrole à cet endroit contraindrait à l’exode les peuples indigènes y vivant.

 

La compensation n’est ni une donation ni un chantage mais une contribution. Une contribution, car le peuple équatorien estime être victime d’une dette écologique historique. De plus, l’initiative implique la coresponsabilité mondiale pour la préservation de la planète. De ce fait, l’argument avancé par le gouvernement équatorien est que les pays occidentaux sont riches car ils exploitent les ressources naturelles des pays du Sud, sans que le peuple équatorien ait vu la couleur de cet argent.

 

Eviter la récupération néolibérale

 

L’initiative Yasuni a également évité le piège de la récupération néolibérale d’une partie des idées écologiques comme celle du marché du carbone. On se souvient des remous en France quant à la taxe carbone qui fut mise en stand-by sous la pression de l’opinion publique. Ici point de marché du carbone, mais un fond supervisé par le PNUD qui sera investit dans des objectifs de changement de la matrice énergétique c’est-à-dire investit dans l’énergie hydraulique, géothermique et solaire.

 

Autre piège qu’il faudra essayer de déjouer pour que Yasuni garde son caractère révolutionnaire. Eviter que les pays occidentaux qui financeront ce projet utilisent les fonds alloués à sa réussite en tant qu’annulation de la dette de l’Equateur. Nous le savons, une bonne partie de la dette de ce pays est « odieuse » donc illégitime.[3]

 

Cette initiative pourrait s’assurer un impact international à condition d’être reproduite. Les experts pensent à des pays comme la Bolivie, la RDC, le Venezuela, l’Inde, le Brésil. Mais même si elle reste cantonnée à l’Equateur, ce projet signifiera tout de même une victoire supplémentaire de l’économie sociale et solidaire en Amérique latine, partie du monde qui pourrait inspirer le Vieux Continent, car en Europe les leçons de la crise n’ont pas été appliquées par les banksters[4] à son origine. L’Amérique latine poussée par le Brésil, 8e économie mondiale pourra-t-elle moraliser le néolibéralisme ?

 

 

 



[1] http://www.alterinfos.org/spip.php?article4244

[2] Le Courrier du 9.03.10

[3] http://www.monde-diplomatique.fr/2002/02/TOUSSAINT/16130

[4] Contraction inventée par les Etasuniens entre bankers et gangsters

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 12:05

 

 

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C'est a souhaiter, cela épargnera a la France, lestrauskanisme, comme on dit aujourd'hui hui le Sarkozysme.



Balladur et DSK sont les deux faces dela grande régression, la période qui restera dans l histoire dumonde comme celle des élites rétrogrades, des hommes politiquessoumis aux milieux d affaires, comme jamais auparavant dans lhistoire de l humanité.



Ces politiques économiques etsociales ont un nom, la régression, elles sont rétrogrades pour nepas dire ultra conservatrices, monétaristes,, comme si l histoirerécente et ses crimes avaient été oubliées. La crise de 1929, lamontée et la domination des politiques économiques et socialeslibérales, leurs conséquences, la régression sociale, la montéedes totalitarismes et des périls, tout cela alors que les élites dalors avaient lu Marx, connaissaient les mécanismes dautodestruction du capitalisme, les plus éclairés avaient lu J. M.Keynes,mais seul le Front populaire de Léon Blum et le gouvernementE. Roosevelt ont su relancer l économie en préservant ladémocratie.



Nos nouveaux rétrogrades, lesBalladur et DSK ont oublié l histoire, comme P Laval et R. Poincaréavaient ignorée, ou rejetée, les découvertes majeures de Keynespromues par Mendes France des le début années trente, et de Marx,confortées depuis par les études, analyses et découvertes denombreux économistes,J. K. Galbraith, P. Samuelson,G. Myrdal, M.Allais, S. Amin, I. Wallerstein, des historiens et géographes commeF. Braudel, Y. Lacoste, des sociologues comme Bourdieu, N. Chomski,des économistes d aujourd hui comme J. Stiglitz, J. K. Galbraithjunior, Michel Aglietta, André Orléans, R. Boyer, F. Morin, Jacques Sapir ,Alain Lipietz, Frederic Lordon, Gabriel Colletis, J.P. Fitoussi, Th. Coutrot, D. Plihon, E Duflo, J. M. Harribey, M.Husson, Th. Piketty, F Chesnais, D. Clerc, Ph. Eskenazy, J. Gadrey,P. Boccara, Y Dimicoli,B Amable, B Friot,Jacques Genereux,.leséconomistes atterrés...





la crise pétrolière de 1973 marquale début de la grande régression, avec la montée dunéolibéralisme, des néo rétrogrades, est il besoin de rappeleraussi, que le laboratoire des politiques monétaristes et despolitiques de l offre,des politiques rétrogrades fut le Chili dePinochet , ou les Chicago boys se firent la main ,cette dictature sanglante, qui mit fin a une expérience démocratiqueet sociale historique en Amérique du Sud.

Margaret Thatcher, l icône des néorétrogrades, avait coutume de dire rien n est plus fort que lemarche, si la réalité. Chers économistes dominants, cherséconomistes rétrogrades, chers monétaristes, chers néo cons, Laréalité est toujours plus forte que toute idéologie, fut elleéconomique, celle du marche et celles de vos pseudo certitudes,démenties chaque jour par les faits, la souffrance des peuples,laréalité, la crise la plus grave depuis 1929.

les politiques rétrogrades ontcontaminé l Union Européenne, qui pourraient bien en mourir.



Au nom de l avenir de nous tous, gensdu peuple, nous tous Européens, des peuples du sud, qui souffrentcomme nous des remèdes prescrits par les docteurs Jabuse de lamondialisation libérale, heureuse pour une poignée de dirigeants etleurs courtisans, malheureuse pour les peuples du monde entier, nousferons tout pour que DSK soit le Balladur de cette gauche canada dry,nous ne voulons ni du Tony Blair, ni Bill Clinton, ni du Zappaterohexagonal. Nous ne voulons pas des solutions erronées d un passetragique, pour construire le monde demain, un autre monde.


Jean Bachelerie

 

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 11:54

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http://blog.lesoir.be/colette-braeckman/2010/12/17/cote-divoire-quelques-questions/

 

1. Le scrutin s’est il déroulé dans de bonnes conditions ?
Malgré le satisfecit de l’ONU, la présence de nombreux observateurs étrangers et le bon déroulement du premier tour des élections présidentielles, les conditions, au départ, n’étaient pas optimales : dans le Nord, les ex-rebelles des Forces nouvelles n’avaient pas désarmé, le pays n’était pas réunifié et Laurent Gbagbo, après avoir tardé à organiser le scrutin, n’imaginait pas l’hypothèse d’une défaite. En outre les instances nationales supposées être neutres ne l’étaient pas : la Commission électorale indépendante était composée aux deux tiers d’opposants au président sortant Laurent Gbagbo et ce dernier avait noyauté de ses partisans le Conseil constitutionnel (équivalent de la cour Suprème aux Etats Unis)

 
2. Le vote s’est il déroulé sur une base ethnique, opposant les musulmans du Nord aux populations chrétiennes du Sud ?
La réalité est plus complexe : le réservoir électoral de Laurent Gbagbo a largement dépassé les effectifs de son groupe, ethnique, les Bétés et il a donc bénéficié d’un vote pluriethnique ; Alassane Ouattara a obtenu un nombre significatif de voix dans les quartiers populaires d’Abidjan, une ville censée lui être hostile. Dans certains bureaux du Nord cependant, il y a eu plus de votants que d’inscrits et les scores ont été décrits comme « soviétiques », ce qui a amené Gbagbo a demander l’annulation des votes dans neuf départements du Nord. Par ailleurs, Henri Konan Bédié, l’ancien dauphin du président Houphouet Boigny et inventeur de l’ « ivoirité », a appelé à voter en faveur de Ouattara et le report des voix s’est bien déroulé. Autrement dit les Baoulés, partisans de Konan Bédié et censés être opposés aux originaires du Nord, ont voté pour Ouattara, un homme que naguère ils honnissaient.

 
3. Les irrégularités dénoncées par les deux camps sont-elles réelles ?
Des intimidations ont eu lieu dans le Nord mais dans l’Ouest, fief de Gagbo, il y a également eu des violences. Il y a eu une discordance entre le taux de participation annoncé par les Nations unies (70% de votants) et le chiffre annoncé par la Commission électorale indépendante (81% de votants) soit une différence de 630.000 voix ; la CEI, ayant été empêchée d’annoncer le résultat et redoutant les intimidations du camp Gbagbo, l’a fait en dehors des délais, dans un lieu non officiel (l’hôtel du Golf, siège du parti de Ouattara) et… devant les caméras de France 24, qui fut aussitôt interdite d’antenne pour avoir proclamé Ouattara vainqueur avec 54,1%…
Quant au Conseil constitutionnel, relevant les nombreuses irrégularités, il aurait pu se contenter d’annuler purement et simplement le scrutin, au lieu de proclamer la victoire de Gbagbo avec 51,5% des votes.

 

4. La victoire remportée par Ouattara est-elle incontestable ?
Laurent Gbagbo et les siens n’acceptent pas le verdict rendu par la CEI, mais ils font face à l’avis convergent de tous les observateurs internationaux et à la certification des Nations unies dont les 721 fonctionnaires répartis dans les bureaux de vote ont procédé à leurs propres comptages. De toutes manières, l’écart de voix entre les deux candidats semble trop grand pour permettre le doute.

 

5. Une solution à l’africaine (la cohabitation entre les deux présidents) est elle encore imaginable ?
L’antagonisme, sinon la haine entre les deux hommes est trop profonde pour imaginer un compromis comme au Kénya ou même au Zimbabwe. En outre, chacun des deux « présidents » incarne des valeurs trop différentes : Ouattara, l’ancien directeur adjoint du FMI, est l’ami des puissants de ce monde, il est soutenu par Obama et par Sarkozy (ce dernier avait naguère célébré son mariage à Neuilly), il défend la bonne gouvernance sur le modèle libéral.
Laurent Gbagbo, aujourd’hui seul contre tous, se dépeint volontiers en héros nationaliste, héritier de la lutte anti coloniale et il joue sur la fibre populiste. S’il se présente comme un panafricaniste, il n’est cependant pas soutenu par ses voisins africains de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, dont le puissant Nigeria, ni par l’Union africaine, ni par l’Afrique du Sud. Seul l’Angola et le Liban étaient représentés lors de sa prestation de serment.

 
6. Quels sont les atouts de chacun ?
L’isolement international n’effraie pas Gbagbo, soutenu par son clan (son épouse Simone, les « jeunes patriotes » et leurs milices, certains milieux d’affaires, des milieux nationalistes). Il compte toujours sur la fidélité des Forces de défense et de sécurité, dont 4000 hommes membres des troupes d’élite et sur 5000 gendarmes et CRS qui détiennent un arsenal important. Cette fidélité pourrait cependant vaciller si des combats plus rudes s’engageaient et surtout si les soldes n’étaient plus versées. Si Gbagbo compte sur les revenus du cacao, du pétrole, sur les recettes du port de San Pedro, son rival Ouattara veille à couper les financements internationaux (FMI, Union européenne) et à bloquer les comptes des banques étrangères. En outre, les avertissements de Sarkozy, de l’Union européenne et surtout d’Obama s’apparentent à des ultimatums.
Si Ouattara a mis à la tête de son gouvernement Guillaume Soro, (dont Gagbo avait fait son Premier Ministre) c’est aussi parce que ce dernier est l’ancien chef de la rébellion, qui peut donc mobiliser les 4000 hommes des Forces nouvelles dotés d’un armement léger. Les ex rebelles ont aussi des combattants dissimulés dans certains quartiers populaires de la capitale (Abobo, Koumassi, Adjamé), ce qui pourrait susciter une très dangereuse « chasse aux infiltrés ». Outre un soutien international quasi unanime, et qui n’est pas du à la seule action diplomatique de la France, Ouattara peut aussi compter sur de puissants réseaux dans le monde économique international et au sein de l’Internationale libérale dont fait partie le président sénégalais Abdoulaye Wade.

 

7. Un scenario à la rwandaise, ou à l’angolaise ?
Malgré l’intervention de médiateurs comme Jean Ping, le secrétaire général de l’Union africaine ou de l’ancien président sud africain Thabo Mbeki, qui recherchent une sortie de crise négociée, deux scenarios sont concurrents : un développement « à la rwandaise » passerait par un « soulèvement populaire », avec armes de poing et machettes ; il serait dirigé contre les « infiltrés », les « étrangers » définis comme un « ennemi intérieur », ce qui mettrait en danger trois ou quatre millions de ressortissants du Nord qui vivent dans les plantations du Sud. Le calme dans lequel s’est déroulé le scrutin, les aspirations à la paix d’une population fatiguée (la guerre a éclaté en 2002) infirment cependant ce scenario-catastrophe. Mais l’autre hypothèse n’est guère meilleure : en Angola, en 1988, les élections auraient du trancher entre deux adversaires irréductibles, Eduardo dos Santos et Jonas Savimbi. Le deuxième tour n’eut jamais lieu et les élections débouchèrent sur une guerre de quinze ans, qui ne se termina qu’après l’assassinat de Savimbi.
Les Ivoiriens croient encore au miracle, ou au pourrissement…

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 11:47

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http://rebellyon.info/La-honte-Collomb-expulse-sous-la.html

Un arrêté du Maire pour une expulsion inacceptable !

Qu’importe s’il fait - 5°, qu’importe si il y a de la neige , qu’importe s’il y a des bébés, qu’importe s’il y a de jeunes enfants, qu’importe s’il y a des per­son­nes avec de graves pro­blè­mes de santé, qu’importe que des enfants sco­la­ri­sés soient inter­dits d’aller à l’école, qu’importe que la vie de per­son­nes soient mises en danger par ceux qui, au contraire, ont la mis­sion de les pro­té­ger !

Et pour­tant..., ce ven­dredi matin, sous la neige, ce sont une soixan­taine de per­son­nes euro­péen­nes, ori­gi­nai­res de Roumanie, qui ont été jetées à la rue par Gérard Collomb, mer­de­lyon. En effet Collomb venait de pren­dre un arrêté pour « mena­ces à la salu­brité publi­que ». Pour le maire de Lyon actuel, les Roms sont une menace à la salu­brité publi­que !

L’argu­ment c’est qu’ils uti­li­sent des che­mi­nées exis­tan­tes dans le bâti­ment qu’ils occu­pent depuis octo­bre au 19, rue Laure Diébold dans le 9ème arron­dis­se­ment. Ce bâti­ment, sans électricité, est aban­donné depuis plu­sieurs années et est voué à la démo­li­tion. Les che­mi­nées fonc­tion­nent nor­ma­le­ment, de plus il y a de gran­des fenê­tres et de grands cou­loirs donc pas de ris­ques d’asphyxie. Nos grands-parents se chauf­faient avec des che­mi­nées, s’éclairaient à la bougie et on ne les expul­saient pas pour autant. Collomb va-t-il inter­dire les lam­pions que l’on met sur les fenê­tres le 8 décem­bre pour menace à la salu­brité publi­que ? Ou est-ce seu­le­ment parce que ce sont des Roms qu’il a pris cet arrêté pour les expul­ser une nou­velle fois ! Or ces per­son­nes sont vrai­ment har­ce­lées sans cesse, ces enfants sont vrai­ment trau­ma­ti­sés...

Il n’y avait aucune raison vala­ble pour pren­dre un arrêté pareil...

D’ailleurs, Collomb n’était même pas pré­sent sur place pour cette expul­sion, ni aucuns ser­vi­ces sociaux de la mairie cen­trale. Lorsqu’on appe­lait au télé­phone pour avoir des ren­sei­gne­ments sur cette déci­sion hor­ri­ble et sans fon­de­ment, le maire et les adjoints de la mairie cen­trale étaient aux abon­nés absents.

En fait c’est... par la police natio­nale et les ser­vi­ces du préfet que Collomb a fait exé­cu­ter sa déci­sion.

N’est-ce pas un des pires maires de Lyon depuis les grands répres­sifs qu’étaient l’échevin Imbert-Colomès et le prévôt des mar­chands Tolozan ? Et qui plus est, qui se dit socia­liste... Collomb est à la botte du préfet, à la botte de Sarkozy. Collomb veut tou­jours être le pre­mier dans la répres­sion. La loi LOPPSI 2 n’était pas encore votée qu’il prend, le 14 décem­bre, un arrêté qui peut être enté­riné par cette loi et se moque des déci­sions de la jus­tice !

   

Il n’y avait aucune raison valable pour prendre une décision aussi inhumaine !

 Alors que l’habi­ta­tion de ce bâti­ment ne gênait pas du tout le voi­si­nage, par consé­quent ce n’était pas une menace pour la salu­brité publi­que du quar­tier. Le bâti­ment est aban­donné depuis de nom­breu­ses années et doit être démoli. Un projet de cité HLM sur le par­king de l’ancien Grand Bazar de Vaise est en ges­ta­tion, mais n’étant pas encore à l’ordre du jour, ce projet est encore loin­tain...

 Alors que des élus de la mairie du 9ème arron­dis­se­ment envi­sa­geaient de faire enle­ver les détri­tus jon­chant l’exté­rieur du bâti­ment, de faire ins­tal­ler l’eau et des toi­let­tes. Pour eux il n’y avait pas vrai­ment de pro­blè­mes pour qu’ils puis­sent rester jusqu’en mars. Mais il n’y a eu aucune concer­ta­tion entre la mairie cen­trale et la mairie d’arron­dis­se­ment, Collomb ayant pro­pre­ment squee­zer le 9ème arron­dis­se­ment. C’est par la Croix-Rouge que cer­tains élus de l’arron­dis­se­ment ont eu connais­sance de cet arrêté de salu­brité publi­que et seu­le­ment la veille de l’expul­sion !

 Alors qu’un groupe de tra­vail a été mis en place par des élues de la mairie du 9ème où sont pré­sents le Collectif de sou­tien aux Roms de Vaise, le CCAS du 9ème arron­dis­se­ment, la res­pon­sa­ble Santé et la res­pon­sa­ble Sociale du Conseil Général, l’ALPIL, Médecins du Monde, le Collectif Lyonnais pour l’Accès à la Scolarisation et le Soutien aux Enfants des Squats (CLASSES), RESF.

Le Collectif de sou­tien aux Roms de Vaise, où se trou­vent sur­tout des gens du quar­tier et qui se mobi­li­sent auprès des famil­les, a pris contact avec les Resto du Coeur et désor­mais pra­ti­que­ment toutes les per­son­nes habi­tant dans ce bâti­ment avaient la pos­si­bi­lité d’aller cher­cher des colis ali­men­tai­res soit à Gorge de Loup soit à la Duchère. Des habits et des cou­ver­tu­res devaient être four­nies gra­tui­te­ment ce ven­dredi-même par l’asso­cia­tion vai­soise « les Vêtements du Coeur ».

Cette coor­di­na­tion qui est une pre­mière au sein d’une mairie, a favo­risé la sco­la­ri­sa­tion de 4 enfants dans une école du quar­tier, 4 autres conti­nuent à aller dans une école du 1er arron­dis­se­ment, 4 autres devraient être sco­la­ri­sés en jan­vier. Cela a permis également un lien pour un suivi sur le plan de la santé par Médecins du Monde et les Assistantes Sociales du Conseil Général. Le pro­blème d’hygiène était pris en compte dans ce groupe de tra­vail pour le résou­dre avec les famil­les : pou­bel­les, pro­blè­mes des toi­let­tes, pro­blème de l’eau...

Ces démar­ches devaient per­met­tre aux famil­les de vivre dans des condi­tions meilleu­res jusqu’à la fin de la trêve hiver­nale soit fin mars.

 Alors qu’un juge­ment en référé était prévu au Palais de jus­tice de Lyon le jour-même de l’expul­sion, demandé par le pro­prié­taire du bâti­ment, une filiale de Monoprix, et qu’un report de ce juge­ment avait été obtenu par l’avo­cate des famil­les, Maître Péquignot.

 Alors que la ville de Lyon est citée par l’UNICEF comme ville « amie des enfants » ???

 Alors que mettre à la rue ces famil­les, c’est les mettre cent fois plus en danger que dans le bâti­ment où ils habi­taient !

 Alors que per­sonne des ser­vi­ces sociaux de la mairie cen­trale n’était pré­sent sur place pour pro­po­ser aus­si­tôt des relo­ge­ments !

   

Une expulsion hivernale, mais l’amitié d’habitants du quartier de Vaise

Dans ce bâti­ment il y a au moins 8 famil­les et quel­ques jeunes céli­ba­tai­res. Ce sont 35 adul­tes qui sont assi­gnés devant le tri­bu­nal, dont une femme enceinte de 8 mois. Deux jeunes femmes de 18 et 15 ans ont accou­ché récem­ment. Une femme est gra­ve­ment malade. On a compté 23 per­son­nes mineu­res, dont 7 enfants de moins de 6 ans et 12 enfants de plus de 6 ans.

Si dès 7h du matin plu­sieurs per­son­nes de dif­fé­rents col­lec­tifs et orga­nis­mes sont venues en sou­tien, parmi celles qui étaient au cou­rant de la déci­sion de l’expul­sion ce jour-même (pen­dant que d’autres étaient au Palais de jus­tice), c’est vers 9h45 qu’une dizaine de poli­ciers pénè­trent dans le bâti­ment, ouvert à qui­conque, au 19 de la rue Laure Diébold. Un homme en civil, arrivé avec les poli­ciers, d’une manière très agres­sive, se met à gueu­ler sans arrêt : « Dégagez d’ici, la France s’occupe de vous ! Sortez tout de suite, dehors on s’occu­pera de vous ! ».

Ce RG, qui men­tait hon­teu­se­ment, vou­lait sûre­ment dire « il y aura bien des bonnes volon­tés pour s’occu­per de vous dans ce quar­tier ainsi que des asso­cia­tions », car en fait de ser­vi­ces sociaux publics il n’y a abso­lu­ment per­sonne sur place pour les aider !

Évidemment, tout le monde a peur de se retrou­ver à la rue et reste encore un long moment à l’inté­rieur du bâti­ment, même si chacun a pré­paré dèjà son bal­lu­chon. Mais per­sonne ne veut aller dans le Gymnase Bellecombe du train de nuit, du Samu social dont parle les poli­ciers, car ils savent bien qu’il faut en partir à 7h du matin avec les bébés sur les bras et toutes les affai­res, et errer dans la ville jusqu’au soir par le froid qu’il fait... Ils veu­lent des garan­ties quant à un nouvel héber­ge­ment avant de sortir de leur maison.

Les poli­ciers, qui sont venus sans inter­prè­tes, ont beau­coup de mal à pren­dre les iden­ti­tés de toutes les per­son­nes, d’autant que les rares per­son­nes qui connais­sent le fran­çais ainsi que le rou­main ont refusé de faire le boulot de la police.

Des per­son­nes de Médecins du Monde, qui eux ont une inter­prète, s’occu­pent de recen­ser les enfants mala­des et, pen­dues à leur télé­phone por­ta­ble, ten­tent de trou­ver des solu­tions d’urgence pour ces per­son­nes et cela permet de retar­der l’expul­sion. D’ailleurs il y a un très jeune enfant qui a une otite et qua­rante de fièvre. Et ce sont des gens du quar­tier qui s’orga­ni­sent eux-mêmes pour emme­ner en voi­ture dans un ser­vice médi­cal une per­sonne qui vient d’être opérée et a besoin de soins immé­diats.

Plusieurs per­son­nes du Collectif de sou­tien aux Roms de Vaise, de CLASSES, de RESF, de la Croix-Rouge... vien­nent gros­sir les rangs des per­son­nes qui sont là pour sou­te­nir ces famil­les et s’oppo­ser à leur expul­sion.

Puis des per­son­nes de l’ALPIL, du Collectif Rroms de Lyon, de la Fondation Abbé Pierre arri­vent et c’est dans le calme que les occu­pants sor­tent dans la rue avec les quel­ques affai­res qu’ils ont pu ras­sem­bler, alors qu’il se met à tomber de la neige, puis de la grêle et du grésil. Chaque famille redon­nent leur nom pour que ces asso­cia­tions essayent de leur trou­ver un héber­ge­ment pro­vi­soire.

Aussitôt la police fait venir une entre­prise pour scel­ler des moel­lons afin de bou­cher l’entrée du bâti­ment.

Pendant que la moitié du groupe de famil­les res­tent dans la rue devant le bâti­ment à garder les enfants ainsi que les affai­res de tout le monde, un groupe impor­tant de per­son­nes se dirige vers la mairie du 9ème arron­dis­se­ment. Là, on leur met à dis­po­si­tion une salle où chacun peut s’asseoir et dis­cu­ter de leurs reven­di­ca­tions quant à l’héber­ge­ment. C’est la mairie du 9ème arron­dis­se­ment qui prend sur elle de réqui­si­tion­ner jusqu’à 17h le gym­nase de l’école Audrey Hepburn pour que toutes les per­son­nes expul­sées par la mairie cen­trale puis­sent être à l’abri, les ins­ti­tu­teurs ayant accepté de ne pas y faire d’acti­vi­tés ce der­nier après-midi avant les vacan­ces sco­lai­res.

   

D’ailleurs une ins­ti­tu­trice de l’école Audrey Hepburn vient dès 11h30 dis­cu­ter avec ses quatre élèves qui n’ont pu être pré­sents en classe ce matin-là et leur remet­tre leur tra­vail. Elle est très contente de ces quatre gar­çons et filles qui appren­nent très vîte selon elle. Elle nous dit que ses autres élèves étaient ter­ras­sés de voir de leur classe qu’il y avait des poli­ciers près de la maison de leurs copains et copi­nes. Elle trouve vrai­ment que ce serait dom­mage s’ils ne peu­vent reve­nir dans sa classe en jan­vier pro­chain.

Un jour­na­liste du Progrès-men­teur arrive et pose des ques­tions aux per­son­nes pré­sen­tes tout en don­nant lui-même les répon­ses. Ce n’est pas la peine de venir s’il n’écoute pas les vrais témoins ; mais on sait depuis long­temps que dans le Progrès, c’est seule la ver­sion poli­cière qui est publiée.

A midi, toutes les per­son­nes expul­sées entrent dans le gym­nase chauffé de l’école située près de leur ancienne maison et peu­vent y mettre à l’abri toutes leurs affai­res.

Le Collectif de sou­tien aux Roms de Vaise va cher­cher de la nour­ri­ture que le Resto du Coeur de la Duchère a eu l’ama­bi­lité de mettre de côté pour les Roms expul­sés, ce qui permet, de retour au gym­nase, à chacun d’avoir quel­que chose dans le ventre.

Une élue de l’arron­dis­se­ment apporte du café chaud, du thé. Une per­sonne de CLASSES fait en sorte, avec les autres asso­cia­tions, que chacun puisse être hébergé, ce qui n’est pas chose facile avec le 115. Les gar­dien­nes du gym­nase qui ont accepté de venir en plus de leurs horai­res habi­tuels, ne com­pren­nent vrai­ment pas que le maire de Lyon ait pu pren­dre une telle déci­sion et font tout pour que cela se passe bien. Des bal­lons sont prêtés pour les enfants qui sont uti­li­sés aussi par de grands enfants...

Des habi­tants de Vaise accep­tent de garder chez eux des affai­res que les per­son­nes expul­sées ne pour­ront pas empor­ter. On sent qu’une grande amitié est née entre les Roms et cer­tains des habi­tants de ce quar­tier de Vaise. D’autres les accom­pa­gnent jusqu’à leur nou­veau lieu d’héber­ge­ment pro­vi­soire (pour trois nuités seu­le­ment). A 17h, une camion­nette du Samu social est venue cher­cher les quel­ques per­son­nes qui n’avaient pas encore d’héber­ge­ment.

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 21:34

 

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UN RASSEMBLEMENT IMPRESSIONNANT

 
de force et de détermination

Un froid de canard, vacances scolaires, veille des fêtes et pourtant....

Nul ne pouvait l'ignore ce matin, il se passait un évènement

 

rue du Colonel Fabien.

 
dès 9h00, les banderoles, affiches recouvraient les abords

 

de notre Poste.

 
dès 10h00 la sono envoyait le son.

 
"les flics dehors, les facteurs dedans'
"les patrons voyous c'est vous, le service public c'est nous"
"quand tu vois comment ils traitent les salariés, tu sais ce qui attend l'usager".

140, 150 ?

 
beaucoup, vraiment beaucoup de valentonnaises et de valentonnais pour répondre à l'appel de Françoise Baud, notre Maire, en présence de Marc Thiberville, notre Conseiller Général, des élus(es) communistes et républicains, des retraités cgt , de l'union locale cgt, de la Jeunesse Communiste et bien sûr de la section du PCF.

L'unique réponse de la direction de la Poste a été de fermer l'accès aux usagers dès 10h00 recourant ainsi à une véritable prise d'otages.Peur et provocation devant la détermination, inscrite dans le temps, de celles et ceux qui attachés au services publics ne lâcheront rien.

NOUVEAU RENDEZ-VOUS LE 23 DECEMBRE


DELEGATION VALENTONNAISE

 

CONDUITE

 

 PAR NOTRE MAIRE


à la direction départementale de la Poste.


ON  LACHE RIEN !


et on y revient !

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 21:27

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http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/56777/date/2010-12-18/article/irlande-des-milliers-de-chevaux-a-labandon-symbole-de-la-crise/

En Irlande, la crise a jeté dans la nature des milliers de chevaux abandonnés par leurs propriétaires, ruinés et incapables de s'en occuper. 

 

 

D'ordinaire, le premier dimanche du mois, le Smithfield market de Dublin grouille de canassons. Un grand marché devenu ultra popu, sorte de cour des Miracles équine : les chevaux de course à 9 000 euros ont été remplacés par des poneys, des tinkers (race bicolore typiquement irlandaise) et autres bourriques cabossées par la vie, aux sabots fendus, bradées à 100 euros voire à 50.

Mais ce 5 décembre, la place est seulement blanche de neige. C'est un peu l'hiver 1954. Le pays n'a pas connu un tel froid depuis 1966. La vie s'est arrêtée.

L'Irlande, troisième producteur de pur-sang

En Irlande, le cheval est une institution. Dans la pub de Noël de Guinness, après le plan sur la famille vient celui sur le cheval de la famille. Ce pays de 4,5 millions d'habitants, aux grands espaces, abrite le plus grand nombre de chevaux par personne en Europe.

Il y en a pour tous les goûts : riches, pauvres, classe moyenne. L'Irlande produit des chevaux robustes, braves, bons sauteurs et rapides. C'est le troisième producteur de pur-sang, prisés par les pays du Golfe. S'y déroulent quelques-uns des derbys les plus cossus et les plus courus.

A Smithfield, ce matin-là, deux sans-abri frigorifiés errent. Une dizaine de badauds se tapent les mains. Un type vend des chiots gelés 150 euros pièce. Mais point de chevaux. La grande foire a été annulée. Trop dangereux avec la glace.

La police dublinoise se charge de renvoyer chez eux les quelques vendeurs ou acheteurs mal renseignés. Michael, la cinquantaine bourrue, ronchonne sous sa cagoule auprès des flics : "C'est surtout parce que la SPCA (SPA irlandaise) l'a réclamé, ouais !"

Depuis quelques années, le marché n'a plus la cote : trop lower class. La SPCA veut le réguler, s'indigne des maltraitances. Ici, les chevaux ont la même gueule cassée que leurs propriétaires. "Les gamins achètent pas cher des chevaux abîmés pour s'amuser avec, les emmènent dans les champs autour de Dublin où ils finissent par mourir", explique un policier en jetant un coup d'oeil à un groupe d'ados.

Accoutrés de parkas Adidas, de chapkas, de bottes ou de Nike, les gamins sont plantés là, de longues cravaches à la main. David, Adam et leurs potes Graig, Dylan et Steven, tous à peu près la quinzaine, sont déçus.

Ils voulaient acheter une vieille carne à 100 euros. Ces gars de banlieue ont mauvaise réputation. Rachel Carey, une grande fille mince de 28 ans, passionnée de dada, raconte : "L'autre jour, dans Dublin, j'ai vu deux gamins sur des poneys. Ils leur donnaient des coups, les poneys étaient terrorisés."

Une tradition libertaire légiférée

Les racailles à dos de poney sont rares aujourd'hui dans Dublin. Il y a encore dix ans, on en croisait régulièrement. Mais avec l'explosion économique de 1995, ces cow-boys des rues ont commencé à faire mauvais genre pour le deuxième pays le plus riche d'Europe (en PIB par habitant), pourtant de loin le plus pauvre lors de son entrée dans la CEE en 1973.

Plus les banques et les grandes firmes informatiques américaines poussaient, plus on repoussait ces survivances du passé hors du centreville. Plus les politiques encourageaient l'installation d'une finance sauvage, plus ils réglementaient cette tradition libertaire.

Embouteillages, insécurité, mauvais traitements : en 1997, les politiciens ont légiféré. Les chevaux doivent désormais être en règle et logés dans des écuries convenables. Dans le cas contraire, la ville a le droit de les confisquer. En cinq ans, 2 200 chevaux ont quitté la capitale...

 

Les cinq gars du Smithfield market n'ont pas d'ordinateurs mais ils ont des chevaux, vers Clondalkin, au sud-ouest de Dublin. En attendant le bus, ils fument des clopes, congelés. Il doit bien faire - 5 degrés. Dylan, le plus petit, se jette sur la cigarette de David. "Dégage". David lui baisse le survêt. Tout le monde se marre. "Ho ça va, j'ai déjà fumé de la beuh, ta gueule", balance Dylan vexé.

Plutôt que de voler des scooters, les jeunes des banlieues volent des chevaux

Dans le bus, ils partagent d'autres clopes avec deux mecs bourrés. Quarante minutes plus tard, nous entrons dans Clondalkin, une des banlieues populaires qui entourent la capitale, comme Ballymun, au nord de Dublin. Là-bas, les canassons peuplaient les terrains vagues entre les tours. Plus maintenant. Au début des années 2000, la municipalité a mis du fric pour nettoyer tout ça et construire des écuries.

Celles de Meakstown, banlieue mitoyenne de Ballymun, sont plantées au milieu de nulle part et surveillées par un gardien pas très bavard, aux yeux rouges et vitreux. C'est ultra protégé : en Irlande, pour tuer le temps, les gamins des cités ne volent pas des scooters mais des chevaux.

Une émission de télé-réalité, dont les Irlandais sont friands, y a été tournée : des moniteurs pour bourges apprenaient la bienséance à des sales gosses à dos de poney. Pour rappeler que le cheval est d'abord un sport de personne bien élevée.

C'est dans ces banlieues qu'on trouve les vrais dubliners, la working class et les bénéficiaires des minima sociaux : les plus touchés par la crise et l'explosion du chômage depuis 2007, aujourd'hui autour de 13,5 %.

En Irlande, on les appelle les knackers : survêt, gueule cassée et accent incompréhensible. Mais attention ! Ne jamais les traiter ainsi sous peine de s'en prendre une bonne. "C'est comme dire nègre", nous prévient-on. A l'origine, knacker signifie équarrisseur - ceux qui transforment les vieux chevaux de trait en pâté pour chien - et "traveler".

Le bus s'arrête. La bande de jeunes knackers descend. Le chauffeur ne les a pas déposés au bon endroit, il va falloir marcher. Le bus repasse dans l'autre sens. "Fucker !", crie David en balançant une boule de neige sur le pare-brise. Plaunk ! Plus loin, une femme noire au volant prend une énorme salve. Plaunk, plaunk, plaunk !

Plus de 20 000 chevaux dans la nature

Sur le chemin, ils croisent deux filles. Graig prépare une boule, hésite. Finalement, elle sera pour Steven. Bim ! Le long de la nationale, sur des panneaux installés tous les 100 mètres, Gerry Adams regarde les habitants droit dans les yeux : le leader de Sinn Féin (parti nationaliste catho et indépendantiste) cherche à récupérer les lower class mécontentes sur fond de "Tous pourris". Il n'a pas tort.

Dans son livre, Ship of Fools (2009), l'éditorialiste vedette de l'Irish Times, Fintan O'Toole, dénonce lui aussi l'incompétence, la corruption et l'avidité des politiques et des financiers qui ont causé l'effondrement du pays. Le Premier ministre Brian Cowen a promis des élections anticipées une fois voté, début 2011, le budget d'austérité le plus violent de l'histoire du pays. Aucun Irlandais n'en attend grand-chose.

David et ses potes bifurquent dans un champ. On aperçoit à peine le soleil, voilé par une épaisse brume. Leurs bottes s'enfoncent dans les flaques gelées. Graig y laisse une Adidas. "Yep, Yep". Ils appellent les bêtes.

Dans un petit enclos, fourni gratuitement par un fermier, six canassons dressent l'oreille. Un cheval blanc tacheté, nommé Splash, s'approche. David l'a payé 500 euros. "Avec mon argent, en vendant des pigeons." Le foin leur coûte 8 euros par jour.

"Qu'est-ce qu'on ferait le week-end si on n'avait pas de chevaux ?" David réfléchit. "On fumerait de la weed." Bim ! Splash prend un coup au passage. Au fond du champ se dresse un box de fortune, bricolé avec des planches et une bâche. "Mon père a été obligé de le construire, sinon la SPCA menaçait de nous enlever les bêtes", explique Adam. Quarante chevaux sont morts dans le coin l'année dernière. "Personne ne pouvait s'en occuper", explique David.

Les défenseurs des animaux sont sur les dents : 20 000 chevaux seraient à la dérive. Un silence gêné s'installe dès qu'on aborde le sujet. Ici, abandonner son cheval est honteux. Donner un cheval porte malheur alors on le vend 1 euro.

Pendant le boom économique de 1995-2007, les banques croulaient sous l'argent, on prêtait sans retenue. Des familles ont acheté à crédit une deuxième maison, une troisième voiture et puis des chevaux, très trendy - un signe extérieur de richesse.

Les prix des chevaux ont flambé, certaines personnes se sont mises à vouloir faire du fric, et avec la crise, comme la bulle immobilière, la bulle équine a explosé. Des chevaux qui se vendaient 9 000 euros sont tombés à 1 500.

Prises à la gorge, les familles ont laissé la troisième voiture au garage, ne pouvaient plus payer 400 euros par mois pour le box des poneys. Beaucoup des 20 000 chevaux, affamés, blessés, ne passeront pas l'hiver. Pour le reste, on parle d'un abattage massif ou de les transformer en steak. En Irlande, la crise achève d'abord les chevaux, ensuite l'Etat providence.

Anne Laffeter

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 18:09

DSK-SARKO

http://www.fakirpresse.info/articles/367/preparer-l-apres-sarkozy.html

 

« La droite se décompose autour de Sarkozy… sa présence à l’Elysée empêche son camp de se trouver un champion éligible en 2012… si Sarkozy garde ses partisans, ils ne sont plus les plus nombreux…un président, qui dans l’esprit de beaucoup d’électeurs, ne devrait plus l’être… »
Où lit-on ces lignes ?
Dans L’Humanité? Dans Politis?
Non : dans Valeurs actuelles, propriété de Dassault fils, plus à droite que Le Figaro magazine. Quand j’ai aperçu cette trahison, mon sang de « Jeune Pop » n’a fait qu’un tour. J’ai décroché le téléphone et contacté la rédaction de Valeurs actuelles, laissé des messages à la rédaction et envoyé un courriel :
« Bonjour.
Jeune militant de l’UMP, je viens de lire l’éditorial de Stéphane Denis. C’est ce qui s’appelle abandonner le navire en pleine tempête. Nicolas Sarkozy mène une politique courageuse contre vents et marées, il chasse les Roms, il réforme les retraites, il a contre lui les syndicats, la gauche, les droits-de-l’hommistes, et vous, plutôt que de le soutenir dans cette bataille, vous commencez à nous raconter qu’il va perdre, qu’il n’est plus populaire, etc. C’est le moment de se retrousser les manches et de soutenir le capitaine! Pas de pleurnicher !
Un peu déçu par votre attitude, mais cordialement quand même… »
Heureusement qu’on est là, parfois, pour leur remonter les bretelles. L’après-Sarkozy est ouvert, et même cette droite s’y prépare. Comment ? En optant pour la moins pire des solutions, pour le moins terrifiant des socialistes. « DSK, candidat fantôme » affichait en une la même édition de Valeurs actuelles (2 septembre)…

Les socialistes...

A Paris, dans un bistrot à côté de la gare de l’Est, je rapportais cet étonnant édito à un député européen socialiste. Lui revenait d’une session à Strasbourg, ses costumes dans un étui pendus au dos d’une chaise. « Même la droite dure ne croit plus à son candidat, je lui disais, et elle pressent la victoire de la gauche pour 2012. Mais quelle gauche ? – Qu’est-ce qui va se passer ?, il me souriait. On va avoir Pierre Moscovici ou François Hollande à Bercy, au ministère de l’économie, et ils vont mener un plan d’austérité. Ce sont les vieux, les cramés, qui vont revenir, les Lang, les Peillon… Ils se partagent déjà les portefeuilles. Ils se portent candidats aux primaires, mais pas vraiment pour la présidentielle : pour les ministères! Pour se montrer, pour exister et bien se placer dans la course aux maroquins. » J’avais lu ça, déjà, dans une brève du Canard. Notamment que Vincent Peillon lorgnait sur l’éducation. « L’aile gauche, elle, n’est pas mûre, Hamon est trop jeune, il n’est pas pris au sérieux. à la rigueur, ils lui fileront les Affaires sociales, et comme il se retrouvera sans un rond, on sera coincé. Et on perdra au prochain coup ! » On hériterait alors d’une gauche très raisonnable, qui mènerait une politique très raisonnable, sans souffle, sans ambition,
avec les félicitations de Bruxelles, du FMI, de Francfort.

A moins que…

La droite prépare l’après-Sarkozy. Les socialistes également, à leur manière. Nous aussi… Certes, nous ne devons pas vendre la peau de cette bête politique avant de l’avoir tuée : l’homme du Fouquet’s a du ressort. Mais au-delà de cette mission, débarrasser la France de cette anomalie, pour nous, le plus difficile – et le plus stimulant – reste à faire : oeuvrer, dans nos syndicats, dans nos partis, dans nos entreprises, dans nos familles, pour qu’une éventuelle victoire
politique de la gauche, ou d’une gauche, débouche sur de véritables conquêtes sociales. Pour que les services publics, l’école et l’hôpital en premier lieu, aujourd’hui sacrifiés, redeviennent des vecteurs d’égalité. Pour que la justice fiscale s’impose, avec des impôts vraiment progressifs. Pour que l’écologie ne soit pas que le supplément l’âme de la croissance. Pour qu’un bras de fer soit entamé avec la Commission européenne, sur la libre circulation des capitaux, l’indépendance de la Banque centrale, la taxe carbone aux frontières, une dose de protectionnisme. Les chantiers à ouvrir sont nombreux, mais ils se ramènent tous à un seul : que notre pays sorte, pour de bon, d’une parenthèse libérale qui s’est ouverte
dans les années 80. Et pour cela, de « bonnes idées » ne suffiront pas : il faudra des forces organisées pour l’exiger.
Nous voilà bien sérieux : c’est que l’espoir renaît. Qu’on aperçoit le bout du tunnel sarkozyste. Et que nous reviennent alors des responsabilités. Faire dérailler l’histoire,un peu, ce pouvoir qu’ils se refilent devant un peuple silencieux, résigné.
Au boulot !

Encadré: L’équation politique du moment se résume, pour moi, en trois points.

1)Nous débarasserons-nous de Sarkozy et de sa clique par la rue?

Sauf basculement miracle (mais mieux vaut, etc.), non : qu’elle s’unisse déjà un peu, qu’elle cesse ses divisions stériles, qu’elle constitue un contrepoids à gauche du PS, qu’elle fasse élire quelques députés aux législatives, bref, qu’elle soit à la
hauteur de la situation historique, et ce sera déjà énorme. Alors, que ça nous plaise ou non, c’est le candidat socialiste qui, au second tour, représentera l’alternative.

2)La gauche de gauche sera-t-elle en état de l’emporter ?

Sauf basculement miracle (mais mieux vaut, etc.), non : qu’elle s’unisse déjà un peu, qu’elle cesse ses divisions stériles, qu’elle constitue un contrepoids à gauche du PS, qu’elle fasse élire quelques députés aux législatives, bref, qu’elle soit à la
hauteur de la situation historique, et ce sera déjà énorme. Alors, que ça nous plaise ou non, c’est le candidat socialiste qui, au second tour, représentera l’alternative.

3)Peut-on compter sur les socialistes?

Sauf illumination miracle (mais mieux vaut, etc.), on ne peut pas trop rêver de ça : que la bande à Aubry non seulement préservera nos acquis, mais nous accordera des conquêtes – sociales et écologiques. 1981, 1997, etc. nous l’ont appris,
une élection ne suffit pas. Cette méfiance est générale chez les militants du pays. Alors, dès leur entrée en fonction, la rue – par des grèves, des blocages – devra pousser les ministres aux fesses. Leur mettre, d’entrée, le couteau sous la gorge.


Je n’aperçois guère d’autres chemins vers un mouvement, pas seulement défensif, mais offensif, victorieux. Avec un peu de bonheur à la clé.

(article publié dans Fakir N°48, décembre 2010)

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 17:15

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http://www.rue89.com/2010/12/16/lettre-ouverte-a-robert-menard-tuez-le-vous-meme-181082

 

Monsieur Robert Ménard, depuis quelque temps, vous participez, avec la droite extrême française, au retour du débat sur la peine de mort. Votre dernière prise de position sur i>Télé fait écho à vos déclarations passées sur le sujet.

Vous êtes pour la peine de mort, sans ambiguïté et vous tenez absolument à préciser que vous vous êtes battus pendant vingt-cinq ans pour les droits de l'homme, comme pour vous donner une assise morale et médiatique, tout comme vous tenez dur comme fer à vous démarquer de la « société bien pensante », et notamment de ce petit monde médiatico-intellectuel parisien qui s'oppose à la peine de mort.

Je ne fais pas partie du monde médiatico-intellectuel dont vous parlez, ou alors dans une orbite qui me le fait croiser aussi souvent que la comète de Halley passe à proximité de la Terre ; pourtant, moi aussi je suis viscéralement contre la peine de mort et jusque récemment, je croyais que c'était une affaire réglée, qu'on ne reviendrait pas sur une avancée majeure de la civilisation, que Robert Badinter avait clos le débat de manière brillante et définitive.

Mais vous êtes là à exciter, de concert avec Marine Le Pen, les instincts dont aucun d'entre nous ne se départit jamais vraiment, mais que -et c'est la belle partie de notre humanité- nous essayons de contraindre.
Au nom du peuple français…

Rétablir la peine de mort, c'est donner au juge le pouvoir de retirer la vie au nom du peuple français. Et je trouve, pour ma part, d'une extraordinaire lâcheté de vouloir faire porter la responsabilité de la mort d'un homme, fût-il le dernier des criminels, à tout un peuple pour assouvir, non pas une soif de justice, mais un instinct de mort, en l'occurrence ici, le vôtre.

Une partie de la population n'a pas à avoir sur la conscience la mort d'un homme voulue par une autre partie de la population, même si cette dernière est majoritaire. La vie, même celle de Marc Dutroux ou celle de Thierry Devé-Oglou, ne se joue pas à main levée ou à 50% plus une voix. Qu'un seul homme veuille préserver la vie humaine, quelle qu'elle soit, et il doit être entendu. C'est un cas où un homme a raison contre tous.

La justice n'est pas faite pour assouvir un désir de vengeance des victimes, contrairement à une idée répandue depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur, mais elle est faite pour punir et réhabiliter au nom de la société tout entière et ce, dans les limites de ce que tous les citoyens, sans exception, sont prêts à infliger.

Je ne suis pas prêt à infliger la peine de mort à un homme et je n'accepterai pas que l'Etat tue au nom du citoyen que je suis. Ma voix seule suffit. Mais si un jour je devais vouloir la mort d'un homme présenté à la justice, un autre se tiendrait face à moi, comme Julian Bugier l'a fait face à vous, pour faire en sorte que mon instinct de mort soit rebattu et parce qu'il n'aurait pas à endosser la responsabilité de mon désir.

Vous êtes pour la peine capitale, soit. Vous souhaitez dans certains cas la mort d'un homme, soit. Dans ce cas, prenez vos responsabilités. Tuez-le vous-même.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 13:49

CGT_peugeot_mulhouse_decembre_2009_p1.JPG

 http://www.lalsace.fr/fr/region/thann/article/4330515/Coup-de-theatre-pas-de-majorite-au-comite-d-etablissement.html

 

C’est un vote historique que celui enregistré hier soir qui est marqué par un quasi sans faute de la CGT.

 

Tombés hier vers 21 h 45, les résultats consacrent le triomphe de la CGT de Sochaux qui emporte sept sièges, soit autant que la majorité sortante composée des syndicats FO, CFTC et CFE-CGC. En emportant un siège, la CFDT est en mesure de jouer les arbitres. Ce scénario renvoie au tout début des années quatre-vingt. À l’époque, la majorité était composée d’une CGT très largement majoritaire, mais qui avait besoin de faire alliance avec la CFDT pour gérer le premier comité d’établissement privé de France.

Il faudra toutefois attendre la première quinzaine de janvier 2011 pour savoir qu’elle sera cette nouvelle majorité au sein du comité d’établissement de PSA Sochaux.

La CGT obtient 49,9 % au 1er collège, 21 % au 2e collège tandis que l’Entente FO-CFTC-CFE-CGC capitalise 31,3 % au 1er collège et 57,7 % au 2e collège. Au troisième collège, la CFE-CGC seule compte 81,8 % des suffrages. La répartition des sièges pour la CGT est de 6 au 1er collège (dont un pris au SIA) et d’1 siège au 2e collège pris à FO. Soit un total de 7. L’Entente obtient quant à elle 3 sièges au 1er collège, 2 sièges au 2e collège et 2 sièges au 3e collège. Soit un total de 7.

Ce qui a particulièrement retenu l’attention hier soir est avec une participation proche des 80 %, la similitude entre les résultats des élections pour le renouvellement des élus du comité d’établissement (CE) et ceux pour le renouvellement des délégués du personnel (DP). La CGT fait un parcours sans faute, qui récompense une stratégie revendicative et de communication très forte.

Ces résultats donnent aussi la mesure du mécontentement qui était perceptible depuis le second semestre 2009, et qui s’est amplifié encore tout au long de cette année à Sochaux et Belchamp.

Les résultats des DP en témoignent à l’évidence. Au 1er collège à Sochaux, la CGT obtient 52,1 %, FO, 17,3 %, la CFTC, 13,7 % ; la CFDT, 10,4 %. Avec 6,6 %, le SIA/GSEA disparaît du paysage syndical sochalien.

Au 2e collège de Sochaux, la CFE-CGC obtient 39,9 %, la CFDT, 12,3 %, la CGT, 11,5 %, FO, 8,7 %, la CFTC, 7,1 % et le SIA/GSEA, 3,4 %.

La CGT compte 26 sièges, la CFE-CGC, 10, FO, 9, la CFDT, 7, la CFTC, 7 et le SIA, 2.

Jacques Balthazard et Patricia Louis


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Published by valenton rouge - dans France
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