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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 21:09

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http://www.monde-diplomatique.fr/2010/11/GERVAIS/19825


 

Le cri d’alerte est venu du professeur Bernard Debré, député de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) mais aussi chef de service à l’hôpital Cochin à Paris : « C’est l’hôpital public qu’on assassine », a-t-il lancé le 3 octobre 2010. A la mi-octobre, des mouvements de grève touchaient quarante-quatre hôpitaux.
Par Anne Gervais et André Grimaldi

Au lendemain de l’adoption par le Parlement français, le 25 juin 2009, de la loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST), la ministre de la santé et des sports Roselyne Bachelot, en visite au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers, affirmait que le système hospitalier « crée de l’emploi ». Et d’ajouter : « En 2008, ce ne sont pas moins de vingt-cinq mille embauches qui ont été réalisées dans les hôpitaux français (1). » Quinze mois plus tard, le 2 octobre 2010, il a suffi d’un arrêt de travail de trois infirmières pour que l’hôpital Tenon, à Paris, soit contraint de fermer son service des urgences pendant tout le week-end, mettant en grande difficulté les hôpitaux voisins de Saint-Antoine et Saint-Louis, déjà saturés faute de personnel.

Dès son adoption, la loi avait soulevé l’opposition des communautés soignantes hospitalières contre un « traitement de choc pour tuer l’hôpital public (2) ».

Créées par la loi, les vingt-six agences régionales de santé (ARS) — dont les directeurs sont nommés en conseil des ministres — se mettent en place avec difficulté. Inévitablement, des conflits de culture et de préséance sont apparus entre les représentants de leurs différentes composantes (Sécurité sociale, direction des hôpitaux et affaires sanitaires et sociales). Au-delà de ces querelles, s’affirment les deux traits fondamentaux de la réforme dite Bachelot : l’étatisme bureaucratique d’une part, l’ouverture vers le marché d’autre part. Même la mise en place de l’éducation thérapeutique du patient, innovation de la loi qui avait réussi à faire consensus, souffre de ce double aspect. Pour obtenir l’autorisation nécessaire de l’ARS, les soignants doivent satisfaire aux exigences bureaucratiques : pour apprendre à un patient à « gérer » son traitement, il faut au préalable lui demander de signer un « consentement éclairé ». Exactement comme s’il participait à une étude de recherche ! Interrogée sur l’absurdité de cette mesure, l’ARS d’Ile-de-France n’a qu’une réponse : « C’est le règlement ! » Pour autant, autorisation ne vaut pas financement. Ce dernier sera limité. Il faudra donc fait appel au privé, en particulier à l’industrie pharmaceutique, à travers des « partenariats public-privé » prétendument « gagnant-gagnant » mais au final toujours perdants pour les deniers publics.

Ce mélange de mercantilisme et de bureaucratisme se retrouve dans la gestion même des hôpitaux. Côté mercantilisme : on cède à des entreprises privées l’entretien des locaux, la blanchisserie, la restauration et la logistique ; on envisage de remplacer les secrétaires par des plates-formes de dactylographie privées délocalisées ; on fait payer aux patients les consultations de diététicien et de psychologue jusqu’alors gratuites ; on va demander, à partir de l’an prochain, 55 euros par nuit pour avoir droit à une chambre seule (sauf en cas d’isolement médical) (3) ; on cherche à privilégier les activités rentables (par exemple la chirurgie de la cataracte, du mélanome ou du canal carpien...) ; on contourne les « rigidités du code du travail » en favorisant l’embauche sous contrat à durée déterminée (CDD)...

Côté bureaucratie, on produit chiffres et tableaux, si bien que partout il existe désormais, pour un même établissement, deux hôpitaux : l’hôpital « numérique » des comptables et l’hôpital réel, en chair et en os, celui des malades et des soignants. Les deux deviennent de plus en plus discordants. Ainsi, en 2010, le directeur de l’Assistance publique de Paris, M. Benoît Leclerc, a supprimé officiellement sept cent quatre-vingt-trois emplois de personnel administratif, de cadres de santé, d’aides soignantes et d’agents hospitaliers... mais « aucun emploi d’infirmière », insistait-il. L’hôpital réel s’avère fort différent des chiffres officiels.
Haro sur les corporatismes conservateurs !

Il manque du personnel dans la plupart des services : secrétaires médicales, assistantes sociales, kinésithérapeutes et… infirmières : quinze au grand pôle de neurologie de la Pitié-Salpêtrière, treize en neurochirurgie, huit en hémato-oncologie ; cinquante-huit infirmières manquent à l’hôpital Tenon, aujourd’hui en grève. En effet, ni les personnels en congé maternité, ni ceux en longue maladie ne sont remplacés. Lorsqu’un agent part à la retraite, il faut attendre six mois, quand ce n’est pas un an, pour que son poste soit pourvu. Sous la pression du « toujours plus, toujours plus vite », l’absentéisme augmente, d’autant que beaucoup d’agents ont deux heures de transport par jour, des enfants en bas âge à déposer et à rechercher chaque jour à la crèche, ou à garder à la maison lorsqu’ils sont malades…

Résultat : les services d’urgence sont au bord de la rupture dans plusieurs hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Pourtant, depuis deux ans, les médecins responsables de ces services ne cessent de donner l’alerte. Mais l’énorme machine bureaucratique de l’AP-HP se méfie des professionnels, suspectés a priori de corporatisme conservateur, alors qu’elle est obsédée par l’équilibre financier via les suppressions d’emplois.

De leur côté, Mme Bachelot et M. Claude Evin, directeur de l’ARS d’Ile-de-France, ont une réponse magique : il n’y a pas de manque d’effectifs, il y a seulement un manque d’organisation. lls ne souffrent pourtant pas d’un excès de crédibilité en la matière. M. Evin a osé proposer de réduire massivement le nombre de blocs opératoires de garde en Ile-de-France de 18 h 30 à 8 heures du matin : sept blocs sur cinquante-quatre — soit un seul par département (hors Paris) — resteraient ouverts. Cette proposition, qui a suscité un tollé, n’a fait l’objet d’aucune concertation avec les professionnels impliqués. De la même façon, on a pu apprécier les talents d’organisation de la ministre et de ses services lors de la vaccination contre la grippe A (4).

Selon le discours officiel, le malaise hospitalier serait purement parisien et toucherait particulièrement « les nantis de l’AP-HP ». Les mêmes politiques produisent pourtant les mêmes effets : après avoir supprimé plus de deux cents agents, le CHU de Nantes a dû fermer onze blocs opératoires pendant trois semaines en juillet 2010. Quant au privilège des Parisiens, il suffit pour en juger de comparer quelques chiffres : en 2009, le budget de l’AP-HP était de 6,5 milliards d’euros pour vingt-trois mille lits, tandis que Lyon recevait 1,4 milliard d’euros pour cinq mille quatre cents lits, Marseille 1,1 milliard d’euros pour deux mille trois cents lits et Toulouse 850 millions pour deux mille huit cents lits.

En réalité, la politique du gouvernement vise à mettre progressivement les hôpitaux en déficit pour les obliger à supprimer des emplois, quitte à diminuer leur activité au profit des cliniques commerciales — lesquelles sont jugées moins coûteuses pour la Sécurité sociale, même si elles le sont beaucoup plus pour les patients (lire « “Non, c’est la cheville…” »). Ainsi, l’enveloppe budgétaire des hôpitaux doit augmenter de 2,7 % en 2011, mais l’accroissement programmé de leurs charges (fonctionnement, entretien, mise aux normes, mesures salariales catégorielles, coût des traitements et des différents plans de santé gouvernementaux) est de 3,5 % (5).

A cela s’ajoute la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS), soumise par le gouvernement au vote de l’Assemblée nationale à partir du 26 octobre 2010, qui prévoit de réduire les sommes consacrées aux missions de service public (urgences, continuité des soins...) : elle s’inspire des conclusions du rapport Briet (6), du nom du haut fonctionnaire choisi par le gouvernement pour présider le conseil de surveillance de l’AP-HP en remplacement du représentant du maire de Paris, jugé trop sensible à la pression de la population.
Le rentable au privé, le reste au public

De plus, la politique de convergence tarifaire — c’est-à-dire du « tarif unique » entre établissements de santé, quel que soit leur statut, public ou privé, quelles que soient leur taille, leur mission, leur vétusté — va pénaliser en premier lieu les hôpitaux publics et, parmi eux, les hôpitaux de grande taille au bâti ancien. Autrement dit, le déficit de l’Assistance publique de Paris, qui atteint déjà 96millions d’euros, ne peut qu’augmenter l’année prochaine.

Pour survivre à cette concurrence déloyale, les hôpitaux publics adoptent un mode de gestion qui se rapproche de plus en plus de celui des cliniques privées. Désormais, les praticiens hospitaliers seront embauchés sous contrat renouvelable tous les trois ans et essentiellement payés à l’activité (7). Ils seront donc plus facilement révocables. Tout comme les directeurs des hôpitaux, qui pourront venir du privé et ne rien connaître à la santé publique, telle la nouvelle directrice de l’AP-HP, Mme Mireille Faugère, qui a fait toute sa carrière à la SNCF. Ainsi peuvent-il se concentrer sur l’objectif unique de leur mission : la rentabilité financière, dont dépend d’ailleurs en partie leur propre salaire.

L’Allemagne a appliqué cette politique libérale avec méthode et efficacité. Résultat : la part des établissements publics dans l’administration des soins est passée de 46 à 32 %, celle du privé lucratif de 15 à 30 %. Deux CHU ont même été vendus au privé : celui de la ville de Hambourg et celui de Giessen et Marburg. La part des dépenses restant à la charge des patients a augmenté, passant de 11 % à 13 %, tandis que les dépenses publiques, elles, baissaient de 79 % en 2000 à 77 % en 2007.

La France suit le mouvement. Au nom de la rentabilité, les hôpitaux publics vont devoir réduire leur personnel et leurs activités au profit des cliniques commerciales. Le comble sera l’introduction, au sein des hôpitaux publics eux-mêmes, de cliniques commerciales. C’est ce que souhaite M. Durousset pour les maternités. C’est ce qui est prévu à l’hôpital Saint-Joseph de Paris pour une clinique d’orthopédie. Grâce à ce « partenariat public-privé », la division des tâches sera plus facile : le rentable au privé, le reste au public. A n’en pas douter, les coûts pour la Sécurité sociale seront ainsi « mieux maîtrisés ».

Déjà, le montant des dépenses non prises en charge par l’assurance-maladie est passé, entre 2002 et 2008, de 5 % à 29 %, et le nombre de personnes qui renoncent à des soins pour des raisons financières atteint désormais 23 % — et même 33 % pour celles qui n’ont pas d’assurance complémentaire. Les primes de ces mêmes complémentaires, mutuelles et assurances privées, ont connu une progression de 44 % entre 2001 et 2008, tandis que les remboursements ne progressaient dans le même temps que de 27 % (8). Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, M. Jean-François Copé, propose d’aller un peu plus loin : il réclame, tout simplement, la fin du monopole de la Sécurité sociale (9).

 
Anne Gervais et André Grimaldi.

 

Respectivement hépatologue praticienne hospitalière à l’hôpital Bichat (Paris) et professeur de diabétologie à la Pitié-Salpêtrière (Paris), auteur, avec Claude Le Pen, d’Où va le système de santé français ?, Prométhée, Bordeaux, 2010.
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(1) « Roselyne Bachelot estime que les hôpitaux créent de l’emploi », Ouest-France, Nantes, 26 juin 2009.

(2) André Grimaldi, Thomas Papo et Jean-Paul Vernant, « Traitement de choc pour tuer l’hôpital public », Le Monde diplomatique, février 2008.

(3) Le principe est déjà adopté dans plusieurs hôpitaux de province (Rouen, par exemple) et à l’hôpital Bichat à Paris, à titre de test.

(4) Lire notamment « Vaccins H1N1 : le ministère de la santé mis en cause », Le Figaro, Paris, 15 octobre 2010.

(5) « Estimations relatives au taux d’évaluation budgétaire pour 2010 », Fédération hospitalière de France (FHF), Paris, mai 2009.

(6) Cf. dépêche Agence de presse médicale (APM) du 20 avril 2010.

(7) Journal officiel, Paris, 30 septembre 2010.

(8) « Le coût de la consommation santé pour les ménages », UFC-Que choisir, septembre 2010.

(9) Jean-François Copé, « Pourquoi l’assurance-maladie allemande est en bonne santé ? », Slate.fr, 14 avril 2010.

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 13:26

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La campagne pour l’élection présidentielle de 2012 a incontestablement commencé.

Face à la crise très grave du système capitaliste et aux besoins de se débarrasser vraiment des politiques de régression sociale, les communistes, dans le Front de gauche, ont une responsabilité historique :

–pour faire prévaloir les exigences sociales des gens qui souffrent et qui ont besoin d’un rassemblement développant de façon cohérente le combat sur les moyens financiers et les pouvoirs en France, en Europe et dans le monde, pour une autre vie ;

–pour contribuer à faire avancer des propositions radicales et réalistes, ainsi que pour la prise en main par les gens eux-mêmes de grands axes de transformation sociale ;

–pour changer toute la gauche, afin qu’elle puisse gagner en 2012 pour un véritable progrès social et de civilisation.

Or, pendant que Jean-Luc Mélenchon est quotidiennement intronisé par tous les grands médias comme le «candidat naturel» du Front de gauche et qu’il avance ses propositions, les communistes sont, eux, invités à ne se préoccuper, pour l’heure, que «du fond», du contenu de ce que pourrait être un « programme populaire partagé ». Nous voulons partager le plus possible avec lui, comme avec d’autres d’ailleurs. Mais les idées que Jean-Luc Mélenchon exprime sont souvent, sur des sujets essentiels, éloignées des élaborations novatrices portées par les communistes.

Faudrait-il se priver de ces apports du PCF ? Nous pensons que non ! Déjà, avec des propositions précises, celui-ci a contribué à faire avancer dans le grand mouvement sur les retraites des exigences articulant un objectif social (les 60 ans à taux plein), de nouveaux moyens financiers, des pouvoirs pour les travailleurs à une visée nouvelle de civilisation : l’utilisation de l’allongement de l’espérance de vie en bonne santé pour des activités sociales libres des retraités.

Cette cohérence indispensable de grandes propositions de progrès, il faudrait la développer systématiquement, à l’appui de nouvelles luttes, à tous les niveaux. Le besoin de rassemblement à gauche ne peut signifier une réduction de l’ambition et de la cohérence des propositions transformatrices. Et rassembler ne veut pas dire déléguer, ni élaguer. Il ne saurait être question que le Front de gauche soit l’outil d’une tentative de rassemblement derrière le PCF. Il ne saurait pas plus être celui d’un rassemblement derrière le leader charismatique d’un autre parti.

Le Front de gauche a besoin d’un candidat capable de porter un contenu ample et aiguisé d’options en liaison avec les luttes populaires. Il lui faut un candidat ancré dans les aspirations du peuple, de démocratie citoyenne, qui vise au rassemblement le plus large pour changer la donne à gauche, afin de battre la droite et Sarkozy en faveur d’une politique vraiment nouvelle.

On ne peut sous-estimer, comme semblent le faire certains, l’importance de l’élection présidentielle et de la personne du candidat. Leur importance est tout à fait considérable. Cette élection est devenue, qu’on le veuille ou non, le moment rare d’un débat fondamental sur le projet de société. On sait combien la campagne pour cette élection, les couleurs, les idées forces qui y sont portées par les candidats pèsent, du fait de leur proximité, sur les élections législatives, si décisives.

Peut-on croire raisonnablement que les communistes seront bien entendus partout en portant leurs propres propositions aux législatives si, auparavant, ils délèguent, pour la présidentielle, la promotion d’un programme plus ou moins partagé à un candidat dont le style se réclame du populisme et dont les propositions les plus emblématiques sont différentes des leurs ?

Par exemple, les communistes proposent une réorientation de la Banque centrale européenne (BCE) pour développer les services publics, sécuriser l’emploi et la formation, au lieu de la « flexisécurité » que droite et PS soutiennent, en cherchant à récupérer les exigences syndicales de «sécurité sociale professionnelle». De même, ils mènent la bataille, en France et dans ses régions, pour un nouveau crédit sélectif, avec un pôle bancaire et financier public et des fonds publics régionaux. Ils avancent des propositions de pouvoirs nouveaux des travailleurs et des citoyens dans les entreprises, les services publics, les localités. Mais se feront-ils comprendre si, pour l’élection présidentielle, ils délèguent le rôle de porte-parole principal à Jean-Luc Mélenchon qui, lui, se fonde essentiellement sur l’impôt, et non sur le crédit, pour le progrès social, et propose de « sortir du traité de Lisbonne » sans prendre en compte la nécessité impérieuse d’un changement fondamental de la BCE ?

Ce serait là se contenter d’en rajouter un peu dans le gauchissement du discours au gauchissement démagogique engagé par le PS à propos des inégalités, sans toucher, comme lui, aux gestions des entreprises, à leurs relations aux banques, aux critères du crédit, aux orientations profondes de la politique économique, industrielle et des services publics, jusqu’aux enjeux écologiques, aux rapports financiers de la France à l’Europe et au monde. Cela ne ferait guère le poids face à Sarkozy qui va redoubler de démagogie, de populisme, de ciblage clientéliste, comme à propos de la dépendance, et de gesticulation au plan mondial avec la présidence française du G20. Rivalisant avec DSK sur les problèmes financiers internationaux, il va tenter de récupérer de façon démagogique, pour la pervertir de façon réactionnaire, l’idée de réforme du système monétaire mondial. Quel gâchis de nos apports si le Front de gauche ne porte pas dans la campagne de l’élection présidentielle l’idée d’une monnaie commune mondiale, née dans les rangs du PCF, à l’opposé de la domination du dollar ! Au contraire, nous devons tout faire pour rassembler le plus possible d’électeurs de gauche et bousculer le PS sur les questions décisives des financements et des pouvoirs pour d’autres objectifs sociaux et une autre vie. Pour toutes ces raisons, nous soutenons et appelons à soutenir les propositions de transformation radicale dans leur cohérence et la candidature d’André Chassaigne pour porter pleinement toutes les couleurs du Front de gauche en 2012.

 

Pour se joindre à cet appel : 
soutien.chassaigne@gmail.com.

(*) Signataires : Cathy Apourceau, Dante Bassino, André Barbillat, Françoise Baud, Claude Billard, Frédéric Boccara, Paul Boccara, Alain Bolla, Stéphane Bonnery, Gisèle Cailloux, Jean-Louis Cailloux, Jean Chambon, Jackie Chérin, Jacques Corbel, Sylvain Dalla Rosa, Alain Depoilly, Yves Dimicoli, Patrick Douet, Thierry Doulaud, Éric Dubourgnoux, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Marie-Thérèse Eychart, Roland Farré, Liliane Gallian, Annie Guyomarch, Pierre Guyomarch, Anne Lafaurie, Yvan Lavallée, Michèle Leflon, Jacky Lelarge, Hughes Liese, Jean Magniadas, Jean-Claude Mairal, Nicolas Marchand, Catherine Martin, Catherine Mills, Alain Morin, Jean-Pierre Morvan, Jean-Claude Pradeau, Benoit Pradier, Raphaëlle Primet, Frédéric Rauch, Denis Recoquillon, Jacquy Rivoalan, Gilbert Rotbart, Marine Roussillon, Roger Saliba, Richard Sanchez, Paul Souffrin, Jean-François Téaldi, Claudy Valin.  

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 19:40

DSK-SARKO

 

À Francfort, Dominique Strauss-Kahn a proposé de transférer la responsabilité budgétaire des États à la Commission européenne.

On se souvient de Dominique Strauss-Kahn invité de France Inter, le 15 novembre dernier, affirmant qu’il est bien de gauche. Ses déclarations devant le congrès bancaire européen, à Francfort, où il était invité en tant que directeur général du FMI, le 19 novembre dernier, ont fait beaucoup moins de bruit. Ceux-ci sont pourtant très instructifs sur les réformes concrètes pour lesquelles plaide DSK… et très inquiétants aussi.

Le discours, consultable en anglais sur le site du FMI (1), avait pour thème « Les défis de la croissance en Europe ». Un sujet sur mesure pour le possible présidentiable français qu’il est. Or à quel obstacle impute-t-il l’atonie économique européenne ? Au fait que « les citoyens ne donnent pas tout leur potentiel. Dans une certaine mesure, c’est la conséquence du choix social fait en conscience en faveur de la réduction du nombre d’heures de travail ». Un dirigeant socialiste qui montre du doigt la RTT votée par la gauche : première surprise… DSK poursuit à propos des réformes à mettre en œuvre en Europe en plaidant pour un renforcement du « centre » des décisions, comprendre : la Commission européenne, cœur non élu de l’actuelle UE. « Le centre doit prendre l’initiative dans tous les domaines essentiels. » Les États doivent « céder davantage de pouvoir au centre ». DSK plaide ainsi pour la « création d’une autorité financière centralisée », dotée d’une « indépendance politique comparable à celle de la BCE », qui « fixerait l’orientation budgétaire » de chaque État en fonction des objectifs de « stabilité (des prix – NDLR) et de croissance » (ceux de l’actuel pacte de stabilité). DSK propose dans un premier temps de tenir « loin du Conseil » (sic) des gouvernements la « responsabilité du maintien de la discipline budgétaire et des réformes structurelles essentielles », en la transférant à la Commission européenne.

(1) http://www.imf.org/external/np/speeches/2010/111910.htm

Sébastien Crépel

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 19:05

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Le Parti communiste, parti de l'avenir en Afrique du sud: avec plus de 100 000 adhérents, un parti jeune et ouvrier dont les effectifs doublent tous les trois ans

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Le Parti communiste d'Afrique du sud (SACP) est, au cours de ce mois de décembre, au cœur du mouvement communiste international avec l'organisation du 3 au 5 décembre de la 12ème rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers puis, du 13 au 21 décembre, du 17ème Festival mondial de la jeunesse démocratique (FMJD) à Johannesbourg.



Or, ce choix n'est pas anodin.Il récompense un Parti communiste à la longue histoire de lutte, contre l'apartheid et contre tout système d'oppression et d'exploitation, un Parti communiste qui a choisi de le rester au moment où d'autres choisissaient le renoncement, un Parti communiste partie prenante d'un processus révolutionnaire qu'il essaie d'approfondir sans abdiquer son autonomie politique et son rôle dirigeant dans la lutte de classe.



Un parti en pleine expansion: doublement des effectifs tous les trois ans depuis 2004



Il met en valeur surtout un Parti en pleine expansion.



En effet, le Parti communiste vient de rendre les chiffres actualisés sur les effectifs militants du parti:le Parti communiste d'Afrique du sud compte désormais 109 138 adhérents.



Pour juger correctement de la performance réalisée par nos camarades sud-africains, il convient de rappeler que le Parti comptait seulement 25 000 militants en 2004, et encore que 50 000 militants lors du dernier congrès ordinaire du Parti en 2008. Autrement dit, le Parti communiste d'Afrique du sud double tous les deux ans son effectif militant.




Le parti de l'avenir: la majorité des militants du parti ont moins de 40 ans




Une des explications de la progression exponentielle du Parti communiste sud-africain réside dans l'attrait du communisme dans la jeunesse sud-africaine et par conséquent le rajeunissement conséquent des effectifs du Parti.



La « presse bourgeoise » annonçait récemment que près de 70% des militants du Parti auraient moins de 35 ans. Les chiffres du Parti tendent à confirmer, avec prudence, ce fait puisqu'ils annoncent que la majorité des militants ont moins de 40 ans.



Une des explications de ce décalage réside dans l'intégration ou non des effectifs de la Jeunesse communiste (YCL). En effet, la Jeunesse communiste sud-africaine joue un rôle crucial dans la pénétration des idées communistes au sein de la jeunesse sans pour autant que les jeunes n'adhèrent, dans un premier temps au Parti communiste.



Ainsi, les chiffres officiels du Parti n'annoncent que 580 militants de moins de 20 ans. Chiffre qui masque un encartement massif de la jeunesse sud-africaine au sein de la Jeunesse communiste, conçu comme sas de formation politique avant le passage au Parti communiste.




Le Parti de la classe ouvrière sud-africaine




Se présentant comme le « Parti de la classe ouvrière sud-africaine », le PC sud-africain a longtemps été plus un parti d'avant-garde composé de révolutionnaires professionnels forgée dans la lutte clandestine. Sans renier cette identité première, le PC sud-africain est aujourd'hui un véritable parti de masse et de classe.



Bien qu'il soit difficile de prouver l'ancrage ouvrier du Parti dans les chiffres, une preuve suffisante est l'importance stratégique que revêt désormais pour l'ANC de l'alliance avec le Parti communiste et la COSATU perçus comme la base ouvrière de l'alliance.



Comment expliquer cet ancrage ouvrier de masse relativement nouveau du Parti communiste sud-africain?



Tout d'abord, par l'orientation stratégiquement juste du Parti consistant à privilégier la constitution d'organisations de base du Parti sur les lieux de travail, à l'entrepriseet, là où cela n'est pas possible, dans les quartiers, les communautés. Ensuite, par des campagnes de masse sur des thèmes reliant lutte quotidienne et perspective socialiste telles que les campagnes « Octobre rouge » luttant pour un Service national de santé et une Sécurité sociale publics, universels et gratuits.



Toutefois, un rôle central dans ce lien que construit le Parti communiste avec la classe ouvrière sud-africaine réside dans le rapport privilégié qu'entretient le PC sud-africain avec la COSATU (Congrès des syndicats sud-africains). Premier syndicat de la classe ouvrière sud-africaine, la COSATU s'est rapproché considérablement du SACP au cours des dernières années et entamant une relation mutuellement avantageuse avec lui: le SACP apporte au syndicat dynamisme et direction politique, la COSATU sert de passage pour les éléments les plus combatifs et les plus conscients vers le Parti communiste.




Quel avenir pour l'alliance stratégique entre ANC et Parti communiste?




Une autre explication de cette construction récente du Parti communiste comme parti de masse peut être trouvée dans la décision stratégiquement juste, il y a seize ans, de perpétuer l'alliance nouée avec l'ANC de Mandela dans la clandestinité en participant au processus révolutionnaire national-démocratique dans les institutions d'Etat nationales et locales.



Cette orientation n'est pas sans avoir provoqué des contradictions, surtout sous le règne droitier de Thabo Mbeki de 1999 à 2008. Le SACP n'a jamais abdiqué son autonomie politique et son sens critique vis-à-vis de l'ANC. Il a toujours mené les luttes de la classe ouvrière sud-africaine, aux côtés de la COSATU, sans jamais faire le jeu de la droite nostalgique de l'apartheid.



Aujourd'hui, un peu plus de 60 000 militants communistes sont également membres de l'ANC. Un nombre croissant de militants communistes refusent d'adhérer à l'ANC, ne trouvant aucune raison d'adhérer en parallèle à une organisation de libération nationale de plus en plus gangrénée par l'opportunisme.



La grande grève d'août-septembre 2010, dont la force motrice fut les fonctionnaires affiliés à la COSATU, qualifiée de « plus grande grève de l'histoire sud-africaine »par le secrétaire-général de la SADTU (syndicat enseignant de la COSATU) a démontré toutes les contradictions de l'alliance révolutionnaire entre ANC, COSATU et SACP. Elle a divisé l'alliance en deux camps où l'ANC s'est révélé un patron arrogant et intransigeant, forçant les fonctionnaires menés par la COSATU à perdre un mois de salaire pour obtenir gain de cause.



Dans cette lutte, le SACP a encore gagné un aura particulier auprès des fonctionnaires sud-africains. Le secrétaire-général de la SADTU, contre les critiques malhonnêtes lancées par certains a tenu à souligner qu' « il est évident pour nous que le Parti n'a pas seulement soutenu les travailleurs, mais était présent sur le terrain dans chaque province ».



Mais combien de temps de telles contradictions pourront-elles être contenues dans le cadre d'une alliance qui s'étire de plus en plus jusqu'à la diviser en deux camps opposés?



L'élection de Jacob Zuma à la tête de l'ANC et de l'Etat sud-africain était l'ultime espoir d'un coup de barre à gauche de l'ensemble de l'alliance. Deux ans après, son bilan social à la tête de l'Etat est plus que mitigé, et c'est seulement sous la pression des luttes que le gouvernement mené par l'ANC a été contraint de prendre certaines mesures limitées en faveur des travailleurs.



Si l'avenir de l'Alliance historique est incertain, une chose est sûre: le Parti communiste est plus fort que jamais, et les objectifs stratégiques enthousiastes du Parti de construire un Parti de 200 000 militants d'ici 2012 et de 500 000 militants d'ici 2014 sont tout sauf irréalistes!

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 18:49

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 23:52

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Le développement des luttes actuelles, en particulier pour la défense de nos retraites, met en évidence avec une extrême acuité, la nécessité pour notre peuple, d'avoir à ses côtés, dans ces batailles décisives, un parti révolutionnaire, totalement indépendant, face aux forces de l'argent ou à la social-démocratie.

 

  Ce parti existe, depuis 1920, c'est notre parti, le PCF. L'expérience forgée par notre peuple depuis des décennies de luttes, les traces profondes inscrites par ses militants dans l'histoire sociale de notre pays, ses pages héroïques, continuent d'avoir une résonnance profonde, malgré les campagnes sans cesse renouvelées sur le thème de la mort du communisme et/ou de celle du PCF …  

 

Le choix de Tours : plus actuel que jamais !  

 

Le peu de place accordée par la direction de notre parti au 90e anniversaire du congrès de Tours, contraste avec la place accordée à d'autres événements. Ainsi, l'an dernier, le 150e anniversaire de la naissance de Jaurès a été largement célébré, notamment par «l'Humanité». Non que la célébration de l'héritage jaurésien soit problématique, en revanche, le choix de la non-célébration du 90e anniversaire de la fondation du PCF fait problème.

 

Manifestement, certains éprouvent une gêne à évoquer cette rupture historique décisive avec la social-démocratie. Pour certains dirigeants du PCF, les choix effectués à Tours sont sujets à caution, voire rejetés : le clivage historique entre réformistes et révolutionnaires devrait se refermer, certains d'entre eux (on pense ici à Patrice Cohen-Séat) allant même jusqu'à considérer que le choix fait à Tours n'était pas le bon et qu'il serait temps de refermer la parenthèse ouverte alors.

 

Les tentatives de recomposition politique, sur le dos du PCF, autour en particulier de l'idée du «creuset» portée par Jean-Luc Mélenchon et son «de Gauche» procède elle aussi d'une démarche cherchant à clore la séquence ouverte en décembre 1920.

 

Raison de plus pour revenir sur cet événement, dont on voit bien que l'interprétation continue de faire l'objet d'un affrontement idéologique.

 

Dans le cadre de cet article, il ne saurait être question d'aborder l'ensemble du débat, autour du congrès et des 21 conditions d'adhésion à l'Internationale Communiste. Nous nous attacherons à mettre en évidence quelques uns des axes saillants de ce qui a constitué une rupture décisive avec la social-démocratie et les partis «».

 

Dans le contexte de l'époque, en tenant compte des possibilités révolutionnaires qui existaient alors, dans plusieurs pays d'Europe et notamment en Allemagne, il s'agissait de forger, dans tous les pays, «'avant-garde» politique, un parti communiste, sur le modèle du parti bolchévik, victorieux en octobre 1917 en Russie. C'est le mérite historique de l'Internationale Communiste (IC) d'avoir impulsé et coordonné ce mouvement .

 

Dans le choix des délégués du congrès de Tours en faveur de l'adhésion, il y a d'abord la haine et le rejet de la guerre, la «épulsion suscitée par la boucherie sans précédent qui avait broyé des millions d'hommes de 1914 à 1918 et dont la responsabilité incombait au capitalisme» . Or, nombre de dirigeants de la SFIO  avaient participé jusqu'au bout aux différents gouvernements «'Union sacrée», tout comme, ailleurs, les dirigeants de la IIe Internationale.

 

L'attrait et l'enthousiasme vis à vis de la révolution d'octobre, la «ère révolution ouvrière victorieuse», bien réels, viennent dans un second temps. L'idée reste très forte, portée par l'exemple de la «lueur à l'Est», que les luttes sociales peuvent déboucher assez rapidement sur une issue révolutionnaire, comme ailleurs en Europe.

 

Le PCF naît donc dans une phase marquée par les luttes ouvrières (notamment depuis l'année 1917).

Une étape décisive vers le parti «de type nouveau»

 

On connait le mot de Lénine, s'adressant au militant syndicaliste révolutionnaire, plus tard dirigeant de la CGTU et du PCF, Gaston Monmousseau, en 1923 : «transformation du vieux type de parti européen parlementaire, réformiste à l'œuvre et légèrement coloré d'une teinte révolutionnaire, en un nouveau type de parti, vraiment communiste, est chose extrêmement difficile. C'est certainement en France que cette difficulté apparaît le plus nettement».

 

En 1982, Danielle Tartakowsky soulignait combien les 21 conditions d'adhésion à l'Internationale Communiste, qui sont au cœur du débat dans les mois qui précèdent le congrès de Tours, en décembre 1920, donnent finalement une définition théorique du «de type nouveau» 

«parti qui doit transformer les pratiques traditionnelles du mouvement ouvrier (presse, pratique parlementaire, municipale, syndicale et coopérative), développer de nouvelles pratiques de lutte permettant de couvrir l'ensemble des terrains sur lesquels s'organise l'exploitation (colonies, armée, paysans), créer les conditions d'unification de ces luttes en s'organisant selon les principes du centralisme démocratique : élection démocratique des directions par la base puis application par tous des décisions élaborées par ces directions».

 

Le congrès de Tours n'a pas constitué, du jour au lendemain, un parti «ouvrier». Dans un premier temps, certains cadres restent imprégnés des méthodes de propagande et d'action de la vieille SFIO, sans vraie homogénéité idéologique au départ.

 

L'IC va donc faire porter ses efforts en particulier sur la formation de cadres issus en particulier de la classe ouvrière et du mouvement syndical.

Une fois surmontés les crises initiales et les départs de certains de ses premiers dirigeants, de jeunes responsables ouvriers, syndicalistes, vont former peu à peu – aux côtés de dirigeants «historiques», tel Marcel Cachin - le noyau dirigeant stable du PCF dès le début des années 30 et pendant des décennies, autour notamment de Maurice Thorez, Benoît Frachon ou Jacques Duclos.

 

Dans ce processus de formation d'un «de classe et de masse», tel qu'a pu devenir le PCF, à partir du Front Populaire, Tours est donc bien une étape majeure :

 

- Par la rupture décisive qu'il opère avec le parlementarisme et avec les errements et les terribles compromissions de la SFIO et des sociaux-démocrates durant la période de la guerre et de «'Union sacrée» ;

- Par le maintien dans le giron du Parti grâce à un rapport de forces favorable lors du congrès, de «L'Humanité», qui va être un outil politique décisif pour «'éducation des masses» et la diffusion du marxisme et des idées communistes ;

- Par la place désormais occupée par la classe ouvrière : notre parti a conquis peu à peu une grande influence dans le monde ouvrier, grâce notamment à ses liens étroits avec le mouvement syndical (CGTU puis CGT). De plus, ses dirigeants sont en grand nombre des militants issus de cette même classe ouvrière, constituant une vraie nouveauté et une rupture avec toutes les autres formations politiques dont les dirigeants sont très majoritairement issus de la bourgeoisie (de la petite bourgeoisie aux milieux d'affaires).

- Par la mise en pratique progressive des axes de lutte contenus dans les 21 conditions, notamment par l’internationalisme prolétarien – par exemple, la 8e condition qui concerne l’internationalisme prolétarien : ainsi, dès 1924-1925, avec la lutte contre la guerre du Maroc, ce sont de nouvelles pratiques politiques qui apparaissent dans le mouvement ouvrier, grâce au PCF, irriguant peu à peu les secteurs les plus progressistes de la société française jusqu'à nos jours.

 

Eric Jalade, secrétaire fédéral du Tarn

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 23:49

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http://vivelepcf.over-blog.fr/

 

La direction du PCF marque l’anniversaire du Parti par une série de débats et de projections au siège, place du Colonel Fabien les 10 et 11 décembre 2010.
 
La lecture du programme à de quoi étonner sur les objectifs politiques de l’initiative.
 
Cet anniversaire devrait être l’occasion de réaffirmer la raison d’être de notre parti, notre fidélité aux choix fondateurs du Congrès de Tours, à la rupture avec l’opportunisme réformiste. Le besoin de l’outil historique au service des travailleurs dans la lutte des classes, contre le capitalisme, qu’a été le PCF vient de s’exprimer encore plus nettement dans les dernières luttes.
 
Les communistes ont fait le choix en 2007 de maintenir leur parti le PCF, quand les principaux dirigeants remettaient en cause son existence même puis invitaient à sa « métamorphose ».
Les communistes sont en droit d’attendre aujourd’hui que la direction assume, défende l’histoire de leur Parti et sa continuité, sans hésiter à pousser la critique, mais en combattant fermement les attaques anticommunistes et révisionnistes d’où qu’elles viennent.
 
La commémoration à Fabien ne se place pas dans ces objectifs, c’est le moins que l’on puisse dire.
 
Le carton d’invitation met en exergue : « PCF réseau social depuis 1920 ». Voilà l’organisation de classe structurée, qui a permis l’intervention politique de millions de travailleurs dans leurs cellules de quartiers et d’entreprise, réduite au statut de Facebook !
 
Que signifie l’intitulé de la journée, « PCF : vers un nouveau siècle d’émancipation » ? L’émancipation de qui, de quoi, pour quoi ? Pour les communistes depuis 1920, sur la base de l’analyse marxiste, notre perspective politique porte un nom : le socialisme pour rompre avec le capitalisme. Il semble être passé aux oubliettes de Fabien.
 
Nous ne sommes pas contre la confrontation avec des personnalités politiques et des historiens qui nient la raison d’être du PCF, qui le combattent, encore qu’une célébration n’est guère le bon moment pour cela. Les 10 et 11 décembre, point même de confrontation : sur le plan historique, il n’y a que les mouvances « refondatrice », gauchiste et social-démocrate qui sont représentées.
 
Roger Martelli vient de quitter le PCF avec un fracas calculé. Pour lui, la « forme » parti, surtout la plus achevée, la forme « parti communiste », sont dépassées. Depuis une décennie, ses travaux « historiques », jadis mieux inspirés, s’efforcent péniblement d’étayer ce révisionnisme, de démontrer notre déclin inéluctable.
Le voilà qui préside au « cédérom sur l’Histoire du PCF » présenté ce jour. Le voilà qui est invité au débat « historique » sur « Maurice et Jeannette, un couple dans le siècle » (sic !). Il s’y retrouve aux côtés de l’historienne, pour le moins non communiste, auteur d’un livre du même titre, qui pratique le révisionnisme par le petit bout de la lorgnette.   
Le sujet de l’autre débat historique est bien choisi aussi. Il est consacré à Charles Tillon, évidemment pour en retenir sa place de martyr d’un « stalinisme à la Française ». Parmi les intervenants, on trouve M. Claude Pennetier, historien de tendance trotskyste, auteur en 2007 d’un xème livre malhonnête, proprement dégueulasse, sur le PCF en 1940, accusé de collusion avec les nazis, que nous avons eu l’occasion de dénoncer sur ce site.
 
Comme film, les programmateurs n’ont pas trouvé mieux que « Goodbye Lénine » dont le sentimentalisme ne doit pas faire oublier la thèse centrale : le rejet de Lénine et du léninisme dans le passé révolu. « L’Atlantide, une histoire du communisme » de Marcel Trillat et Maurice Failevic s’applique d’une tout autre manière, mais toujours avec sentimentalisme, à force d’anecdotes et de témoignages vaseux, à montrer les erreurs, le sectarisme du communisme « balayé par le vent de l’Historie » et à faire passer la résignation à la fin (la « transformation-métamorphose ») du PCF.
 
Pour finir, un débat sur « la visée communiste pour le XXIe siècle » rassemble Anicet le Pors, qui a quitté le Parti en 1994, Marie-Pierre Vieu pour qui le PCF est un « parti outil usé » et les dirigeants de la JC et du PCF, Pierrick Annoot et Patrice Bessac, « responsable » des transformations du PCF au « congrès » extraordinaire de juin 2010. On voit la « visée » !
 
La table de livres est éclectique et reprend tous les titres des éditeurs invités. Du coup les noms de Maurice Thorez, Louis Aragon, Georges Politzer côtoient ceux de Robert Hue ou de Jean-Christophe Le Duigou et même ceux de Daniel Bensaïd, Olivier Besancenot ou de Marc Lazard. Pour l’anniversaire, les portes sont ouvertes, bien au-delà de la famille et même des amis.
 
Voudrait-on brader l’héritage ?
 
Fort heureusement, la plupart des commémorations, un peu dans toute la France, à l’initiative de fédérations, de sections du Parti ont adopté un tout autre parti-pris.

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:45

 

 

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 http://www.rue89.com/ibere-espace/2010/12/11/aurore-martin-militante-basque-a-la-tete-deta-cest-barge-180064

 

(De Madrid) Représentante en France du parti indépendantiste Batasuna, légal en France mais interdit en Espagne, Aurore Martin, née dans la verte province de Soule (Pyrénées-Atlantiques), est accusée par la justice espagnole de « participation à une organisation terroriste » : ETA.

Elle fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen (MAE) qui vient d'être validé par la cour d'appel de Pau, après le rejet au printemps d'un premier mandat.

Après une semaine d'incarcération, début novembre, elle est aujourd'hui sous le coup d'un contrôle judiciaire strict.

« On me reproche d'être à la tête d'ETA »

Pour le juge espagnol Baltasar Garzón, qui a enquêté sur le dossier l'inculpant, son appartenance au bureau national de Batasuna, « partie intégrante d'ETA », sa participation à plusieurs réunions « clandestines » sur le territoire espagnol et son activité salariée pour le Parti communiste des terres basques (Ehak) avant son interdiction en 2008 font de la jeune femme un membre présumé de l'organisation terroriste.

« Il est difficile pour les gens de comprendre que je sois autorisée à mener des activités en France en vertu d'une législation et que ces
mêmes activités soient interdites et relèvent même du terrorisme dans un autre pays », souligne-t-elle, d'un ton posé et cordial entrecoupé d'une petite toux automnale.

« Aujourd'hui, on me reproche d'être à la direction d'ETA, c'est quand même barge ! »

Elle est au téléphone depuis Bayonne, samedi 4 décembre, en train d'attendre que débute la manifestation organisée pour la soutenir et protester contre l'attaque « aux droits civils et politiques élémentaires » que ces poursuites judiciaires supposent, selon ses supporters.

Quelques 2 000 personnes s'y étaient finalement rassemblées.

José Bové ou encore Noël Mamère figurent parmi les signataires d'une pétition de soutien.

Batasuna ne condamne pas les attentats d'ETA

Batasuna refuse de condamner explicitement le terrorisme au Pays Basque, contrairement à d'autres partis indépendantistes (Eusko Alkartasuna, Aralar).

C'est justement ce refus qui a en partie valu à la branche espagnole de Batasuna d'être déclarée illégale en Espagne en 2003. Une décision controversée mais finalement confirmée par le tribunal européen des droits de l'homme en 2009.

« J'avais 22 ans et j'ai fait un mois de prison »

Serveuse dans un bar près de Saint-Jean-Pied-de-Port, Aurore Martin espère pouvoir abandonner un jour ce « travail alimentaire » pour monter un atelier de création où elle pourrait mettre à profit sa formation de couture.

Son vocabulaire, mais aussi sa vie quotidienne ressemblent à ceux de beaucoup de jeunes trentenaires qui galèrent pour pouvoir faire le métier de leur rêve.

Mais une première arrestation, il y a bientôt dix ans, l'a poussée à investir une grande partie de son temps libre dans le militantisme. Elle était alors accusée d'association de malfaiteurs, affirme-t-elle.

« J'avais 22 ans et j'ai fait un mois de prison qui s'est finalement soldé par un non-lieu. Je n'arrivais pas à comprendre que la justice m'inculpe d'un tel délit sans preuve.

Un an après, je faisais le choix de m'engager en politique. »

« Je n'ai pas été bercée par le militantisme »

Née d'un père originaire de la région et d'une mère ayant grandi en Allemagne et vécue en Algérie avant de s'installer au Pays Basque, Aurore Martin affirme ne pas avoir grandi dans un terreau particulièrement indépendantiste.

Ses parents ont toutefois choisi de l'inscrire enfant à une ikastola, une école où l'enseignement se fait en basque. « À l'époque c'était un acte militant, c'est sûr, mais je n'ai pas été bercée dans cette atmosphère », assure-t-elle.

C'est en basque (euskera) qu'elle échange aujourd'hui avec les autres militants indépendantistes originaires de « l'autre côté des Pyrénées ».

Elle ne parle en effet pas castillan, ce qui l'effraie encore plus à l'idée de passer plusieurs années derrière des barreaux en Espagne.

Son transfert en Espagne serait une première juridique

« C'est la première fois qu'un tribunal français accepte de livrer un de ses ressortissants pour des faits en relation avec l'entourage politique de l'organisation, commis en Espagne », soulignait récemment le journaliste José Yoldi dans El País.

Cinq apparaissent sous le coup du même chef d'inculpation dans le dossier de Baltasar Garzón : « Je fais jurisprudence », explique-t-elle.

Son transfert devant un juge espagnol ouvrirait la porte, selon Aurore Martin, à l'arrestation d'autres membres de Batasuna en France pour qu'ils soient jugés en Espagne.

Vu depuis l'Espagne, les poursuites judiciaires dont elle fait l'objet sont cohérentes, explique José Yoldi. Près d'une quarantaine d'Espagnols y sont poursuivis pour avoir participé aux mêmes réunions.

« Il est clair que la fin d'ETA ne dépend pas » de la décision inédite du tribunal de Pau, écrit-il.

« Mais elle donne une idée de l'implication de la justice et de l'exécutif français dans la lutte contre le terrorisme. »

Photo : Aurore Martin lors d'un conférence de presse à Bayonne, le 24 novembre 2010 (Régis Duvignau/Reuters).

 

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:42

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Le PC Grec (KKE) expose la stratégie de l'opposition qui mènera le peuple à remettre en question et renverser le système



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La mobilisation des travailleurs en Grèce contre les mesures anti-populaires, contre le monde du travail du gouvernement continue



Ce 9 décembre, des manifestations de masse se sont tenues à Athènes et à Salonique contre le projet de loi du gouvernement social-démocrate qui:



  • Abolit les conventions collectives, attaquant salaires et primes;

 

  • Diminue le salaire des travailleurs des anciennes entreprises publiques de 25%;

 

  • Intensifie le pillage du revenu des gens du peuple par le biais d'une augmentation de la TVA;

 

  • Introduit des exonérations fiscales et des subventions publiques pour favoriser les investissements du capital;



Les manifestations étaient organisées par le Front militant des travailleurs (PAME). Elles ont été précédées par des manifestations et rassemblements de masse ce mardi 7 décembre contre la visite en Grèce du responsible du FMI, Dominique Strauss-Kahn (cf Le PC Grec organise une manifestation contre la visite du président du FMI en Grèce: « Strauss-Kahn n'est pas le bienvenu en Grèce. Peuples d'Europe, soulevez-vous! »)



La secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, a noté entre autres que « Dans la guerre menée contre les travailleurs de Grèce et d'Europe, nous devons nous préparer afin que cette guerre s'achève par la victoire du peuple. Le gouvernement est impitoyable. L'opposition officielle trompe le peuple en préparant les mêmes politiques avec une « sauce » différente. Aujourd'hui, nous avons besoin d'une autre stratégie de l'opposition, une stratégie particulière qui mènera le peuple à remettre en question à et à renverser le système et non pas de faux remèdes qui recycleront et amplifieront les problèmes actuels. D'où l'importance de notre appel, aujourd'hui. On ne peut en aucun cas reporter la prise de décision, quand ce qu'il reste des droits du peuple est en danger imminent. Nous avons besoin d'un front populaire et social, maintenant, pour repousser l'offensive et contre-attaquer. Il n'y a aucune solution qui soit à la fois dans les intérêts des piliers du système et dans ceux des travailleurs. Soit le système sera victorieux, soit le peuple vaincra le système capitaliste et son pouvoir. Seuls la classe ouvrière et ses alliés peuvent assurer un véritable développement pour ce pays, en opposition avec la voie de développement capitaliste qui ne sert que le profit. Un véritable développement pour le peuple, et ses besoins actuels en expansion, c'est un développement qui mette fin au chômage, à la pauvreté et aux crises.



Elle a ajouté que: « Désormais, l'heure est venue de constituer un front social et politique, afin que des actions politiques de masse puissent prendre forme, constitué des forces radicales parmi les travailleurs des secteurs public et privé, des petits indépendants et commerçants, des petits paysans, avec une participation accrue des plus jeunes, des enfants des familles ouvrières et populaires, en particulier ceux qui travaillent et étudient, qui sont en formation professionnelle, des femmes et des immigrés, des militants du monde de la science, de l'art et de la culture.



Il existe aujourd'hui des germes de ce front, telles que le PAME, le PASY, le PASEVE, l'OGE, le MAS et d'autres formes de rassemblement que les travailleurs ont formé, d'autres émergeront dans le cours des événements, ainsi que d'autres formes de rassemblement dans les mouvements de masses contre la guerre impérialiste, pour les droits individuels et collectives, les libertés syndicales, rassemblements qui sont actives à l'échelon des collectivités locales.



Ce front populaire et social doit avoir deux objectifs liés entre eux:



Le premier est la lutte pour repousser et saper la mise en place de ces mesures barbares qui ont été élaborées par le gouvernement, ses alliés, et cet appareil qui comprend le système politique bourgeois et la ploutocratie du pays.



La lutte pour saper la mise en place de ces mesures n'est pas suffisante; des victoires plus ou moins importantes doivent être enregistrées.



Mais la tâche la plus importante de ce front doit être créative, celle de libérer l'esprit militante du peuple, son optimiste et sa dignité militante, son patriotisme et son internationalisme de classe, ses initiatives et actions populaires qui transformeront le front en un courant transformateur unissant l'ensemble du peuple pour inverser le rapport de forces.



Ce front a un seul choix, à la fois créatif et réaliste: faire se matérialiser la proposition alternative d'économie et de pouvoir populaire, avec son mot d'ordre essentiel: socialisation des monopoles, création de coopératives populaires là où la socialisation n'est pas possible, planification centrale sous contrôle ouvrier et populaire, de bas en haut. Pour démontrer que de véritables possibilités de développement existe dans ce pays – tant qu'il les possède encore – il n'y a plus de temps à perdre puisqu'elles sont systématiquement sapées et détruites.



Le KKE intensifiera la diffusion de ses propositions politiques en parallèle à son implication dans les luttes quotidiennes. »

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:38

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Une délégation du Parlement européen composée de députés de différents groupes parlementaires s'est rendue en Palestine, à Gaza et en Cisjordanie. Patrick le Hyaric, directeur de l'Humanité et vice président du groupe de la Gauche Unitaire Européenne / Gauche Verte Nordique était le seul député français de cette délégation.

 L’objet de ce déplacement visait à faire une évaluation de la situation en Palestine, rencontrer les parlementaires du Conseil législatif palestinien et de l’autorité palestinienne,  vérifier l’utilisation des fonds européens à la Palestine, en coopération avec l’ONU. Ils ont également rencontré les représentants du quartet à Jérusalem.

La délégation, choquée par la situation à Gaza, a fait aujourd’hui cette déclaration publique :

Une rencontre avec les représentants élus de tous les partis politiques dans le Conseil législatif palestinien (PLC) afin d’évaluer les conditions de vie à Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, et par la même, de discuter de la question de la réconciliation ont été les principaux objectifs de la délégation du PE [1], dirigée par Proinsias de Rossa (S & D, IE), qui a visité les territoires palestiniens (Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est), du 27 Novembre au 1 Décembre 2010.

La délégation a été choquée par les privations  subies par le peuple à Gaza: 750.000 personnes continuent à avoir besoin d’aide alimentaire de l’UNRWA; 300.000 d’entre eux sont dans une pauvreté abjecte. Les écoles sont toujours privées de matériaux de construction.

Afin d’améliorer les conditions de vie des habitants de Gaza, le siège doit être levé. Les activités économiques normales et les entreprises doivent commencer à nouveau, sans aucune restriction sur les exportations et les importations.

A Naplouse, le problème de sécurité majeur est l’activité violente des colons, sur lesquels les services palestiniens n’ont pas le pouvoir. Les Forces de défense israéliennes, ont cependant une autorité, mais ne prennent aucune des mesures contre les auteurs de crimes: meurtres ou destruction de 3.700 oliviers.

L’activité violente des colons à Jérusalem-Est avec le soutien des autorités israéliennes se poursuit, ainsi que des colonies illégales, les expulsions de familles palestiniennes, la démolition de maisons et l’intimidation des enfants.

Au cours de réunions avec les homologues PLC, la question des 8.000 prisonniers palestiniens (y compris certains membres du PLC) a été soulevée.

Trois membres du CLP Jérusalem ont été sommées de quitter Jérusalem-Est. Ils ont refusé de le faire et ont trouvé refuge dans le bureau de la Croix-Rouge internationale.

[1] Membres de la délégation :

Proinsias de Rossa (S & D, IE) – président, Margrete Auken (Les Verts / ALE, DK), vice-président, Gaston Franco (PPE, FR), Niccolo Rinaldi (ALDE, IT), Nicole Kiil-Nielsen (Verts / EPT, F), Patrick Le Hyaric (GUE / NGL, FR) et Robert Atkins (ECR, UK).

 

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