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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 12:48

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http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/55658/date/2010-11-28/article/alexander-segert-le-pubard-qui-booste-lextreme-droite/?tx_ttnews[sViewPointer]=1&cHash=8e699545df4b6531cc777fa3c2dc314aAprès

la Suisse, le publicitaire Alexander Segert exporte ses idées et ses affiches en Europe. 

"Non, non, il n'y a pas quatre minarets en Suisse, je crois qu'il y en a trois..." Alexander Segert se marre. On vient de lui demander comment les Suisses ont pu, il y a un an, voter passionnément l'interdiction des minarets s'il y en a seulement quatre dans leur pays.

Le publicitaire qui a conçu les affiches s'en amuse encore. "Les minarets, ce n'est vraiment pas un problème en Suisse". Il explique : "Les gens sont mal à l'aise face au nombre croissant d'immigrés venus de pays musulmans, mais si vous le dites comme ça, c'est trop complexe. Les minarets, c'était seulement un symbole, une façon de dire qu'on a un problème."

On est au premier étage d'un immeuble de banlieue de Zurich. Un tapis de damiers multicolores, un flipper dans un coin, des jeunes qui s'affairent : l'agence Goal a tous les attributs de la boîte de com dans le vent.

Une campagne pour l'expulsion des "étrangers criminels"

Consultante pour l'Union démocratique du centre (UDC), l'agence a conçu la célèbre campagne de ce parti de droite contre la construction des minarets et dernièrement le portrait de "Ivan S. violeur... et bientôt suisse ?". L'UDC a en effet pris l'initiative d'un vote sur l'expulsion des étrangers criminels, sur laquelle les Suisses devront se prononcer le 28 novembre prochain.

A l'origine de ces campagnes, Alexander Segert, 47 ans, cravate, cheveux poivre et sel bien courts, lunettes grises. Aussi propre sur lui qu'Ivan S. semble peu recommandable, il se montre enchanté par la réaction que suscitent ses affiches et leur écho dans toute l'Europe.

"Personne ne se lève en se disant : 'quelle belle journée, je vais aller passer dix minutes devant des affiches'. Je veux faire partie des 2 % de messages publicitaires qui atteindront votre cerveau !"

Il trouve les campagnes de ses adversaires trop intellectuelles et préfère s'adresser "à l'estomac plutôt qu'au cerveau". Exemple : "On voit les minarets, le foulard de la dame, on comprend la charia, tout de suite on en pense quelque chose..."

"Les gens n'aiment pas prendre des décisions et voter. Vous devez leur donner des raisons de le faire", explique-t-il encore.

Démonstration avec le violeur : "Ivan, c'est le méchant. ll a les muscles, le T-shirt, il n'est pas rasé. Un homme coupable de viol peut-il rester en Suisse ou pas ? C'est une question difficile mais vous voyez Ivan une ou deux secondes et vous sentez la réponse dans votre estomac : non. Et vous votez non. C'est comme ça que marche la pub..."

Ivan S. n'est pas le premier étranger à se retrouver sur les affiches de Segert. En 1999, une campagne représentait un immigré à l'air louche qui déchirait un drapeau suisse. Une autre campagne montrait des mains à la peau foncée se servant dans une boîte remplie de passeports suisses.

On lui fait remarquer qu'il semble avoir abandonné le thème des animaux. Pour une campagne appelant à empêcher l'extension du traité de libre circulation à la Bulgarie et la Roumanie, les ressortissants des deux pays d'Europe centrale figuraient en corbeaux. Les hommes politiques de gauche s'étaient déjà retrouvés dessinés en rats. "Non, non, on continue les animaux. Les moutons noirs sont revenus !"

En 2007, une campagne montrait trois moutons blancs virant un mouton noir de leur pré symbolisé par le drapeau suisse. L'agence vient de réactualiser l'affiche. "Les animaux, on en a tous des définitions très claires, continue le publicitaire. Vous montrez un serpent ou une araignée, les réactions sont immédiates ! Le mouton noir, ça marche comme ça. Vous n'avez pas besoin d'y penser à deux fois. Personne ne veut un mouton noir au repas de famille ! 99 % des 1 à 99 ans pensent qu'un mouton noir doit partir !"

"Pour moi, la Suisse devait préserver ce qu'elle avait d'unique."

Curieusement, l'homme qui orchestre ces campagnes sur la menace étrangère n'est pas suisse. Originaire de Hambourg en Allemagne, Alexander Segert est arrivé en Suisse il y a vingt-six ans pour un semestre d'études à Constance, histoire d'ajouter sans risque un paragraphe international sur son CV. "A l'université, la différence entre les deux pays m'a frappé. Des classes peu nombreuses, des bibliothèques fabuleuses. C'était l'endroit où je voulais vivre..."

Il finit ses études de littérature et d'histoire et se passionne pour la politique quand il s'agit de rejeter l'adhésion de la Suisse à l'Europe. "Pour moi, la Suisse devait préserver ce qu'elle avait d'unique."

Fasciné par le fonctionnement de la démocratie helvétique et ses nombreux votes "pour donner son avis sur toutes sortes de choses", il devient membre du VPM, un groupe ultraconservateur, fait partie de cercles qui critiquent les programmes scolaires, la dépénalisation des drogues et l'homosexualité.

ll travaille ensuite à la revue Bürger und Christ ("Citoyen et chrétien"), qui s'attaque autant à l'IVG qu'à "l'infiltration rampante de l'islam sur les terres chrétiennes d'Occident", puis au mensuel très conservateur Schweizerzeit. Il se souvient des conversations que ses confrères journalistes tenaient en coulisses avec les conseillers politiques, avant et après les conférences de presse. "Je voulais être celui qui murmure à l'oreille des autres."

Alexander Segert rencontre alors le patron de l'agence Goal, qui conseille l'UDC et travaille à sa publicité politique depuis le début des années 1970.

Il lui propose ses services de rédacteur publicitaire et se fait embaucher quelques années plus tard avant de devenir patron de l'agence.A l'agence Goal, il tente de se présenter comme un publicitaire indépendant mais sa carrière et ses idées sont indissociables de celles de l'UDC.

Depuis qu'ils collaborent, le parti s'est radicalisé, misant sur des votations autour des thèmes de l'immigration. Premier parti de Suisse, l'UDC est aussi celui qui a le plus investi en campagnes publicitaires depuis vingt ans.

 

Depuis le début des années 1990, Segert s'est spécialisé dans ces campagnes à la xénophobie à peine voilée. Les adversaires politiques de l'UDC, comme les médias, se sentent pris en étau. Face à Ivan S., un entrepreneur suisse vient de financer une campagne de sa poche : "Nous sommes tous des étrangers criminels."

En vain. A quoi bon protester contre les affiches : cela ne sert qu'à faire de la publicité gratuite pour Segert ("Il faut choquer pour qu'on parle de vos pubs, on le fait surtout quand nos clients n'ont pas beaucoup de budget"). Des villes comme Bâle et Lausanne ont interdit certaines de ces affiches. Segert se dit victime du politiquement correct et se targue d'être le seul à oser "briser les tabous".

"Les autres partis ne savent pas comment réagir à ce type de communication, observe le politologue Marc Buhlmann. Certains essaient de répliquer par d'autres affiches aux messages radicaux mais ils n'obtiennent pas le même succès. Ces affiches ont fait passer la communication politique suisse vers une vision en noir et blanc de la société. Ça bloque la vie politique. L'idée de consensus et de collégialité sur laquelle s'appuie le gouvernement en Suisse disparaît."

Une des campagnes les plus massives que la Suisse ait connue

Ces affiches inquiètent le sociologue Jean Ziegler, auteur de La Haine de l'Occident, non seulement par leurs promesses - "appliquer la double peine est contraire à l'Etat de droit" - mais aussi parce qu'elles s'inscrivent dans une stratégie générale.

"C'est plus dangereux qu'on ne croit. Il ne s'agit pas de quelques fous mais d'une des campagnes les plus massives que la Suisse ait connues. Il y en a une de ce genre par an. Elles ne viennent pas d'un petit groupe mais du plus grand parti de Suisse. Il y aura une élection fédérale l'an prochain et on prédit une victoire écrasante de l'UDC. Le centre du débat se déplace vers l'extrême droite."

Segert reconnaît que chaque affiche fait partie d'un tout. "Beaucoup d'hommes politiques voient à six mois ou à un an, il faut penser à quatre ou dix ans. L'UDC a quatre messages depuis trente ans : baisser les impôts, non à l'Union européenne, plus de sécurité, limiter le nombre des étrangers. Demandez à n'importe qui, il peut vous dire ce qui définit l'UDC. Pour les autres partis, vous n'aurez pas de réponse claire."

Si Segert théorise ce que doit être la stratégie d'un parti, c'est qu'il commence à développer une activité internationale. Il y a quelques années, le très à droite Parti libéral d'Autriche (FPÖ) de feu Jorg Haider l'a contacté pour des scrutins régionaux.

"En Vorarlberg (région limitrophe de la Suisse - ndlr), on a fait grimper leur score de 12 à 25 %. En Styrie (sud-est de l'Autriche - ndlr), ils sont passés de 4 à 11,8 %." Comment ? Avec des messages similaires à ceux employés en Suisse. "Fini, la fausse tolérance", disait une des campagnes.

Le parti n'a tout de même pas eu le droit d'utiliser Moschee Baba ("Au revoir mosquées"), un jeu internet contre la construction de minarets qui se terminait dans une région envahie de minarets. "Pour éviter que ça n'arrive, votez (le candidat FPÖ)", disait le message de fin de partie.

Un ton "non politiquement correct" qui s'exporte 

L'écho international que rencontrent les campagnes de Segert se fait parfois sans son aval. En Grande-Bretagne, le parti néonazi a repris l'affiche des minarets, remplaçant le drapeau suisse par celui de la Grande-Bretagne.

Même chose en France où les jeunes du Front national de Provence-Alpes-Côte-d'Azur lui ont substitué une carte de France couverte du drapeau algérien.

"On n'a pas aimé qu'ils utilisent nos affiches sans demander, on a demandé à nos avocats de s'en occuper, souligne Alexander Segert. Si Sarkozy m'avait sollicité, je lui aurais dit : 'aucun problème', mais Le Pen ne respecte pas la loi. Je ne travaille pas avec des gens qui ne respectent pas la loi", explique-t-il.

Il ne s'étonne pas que son affiche puisse s'exporter. "L'islam représentera le problème majeur des vingt prochaines années. Mais dans la plupart de ces pays, on n'a pas le droit d'en parler, ce n'est pas politiquement correct. L'UDC est le premier parti d'Europe à l'avoir mis en haut de son agenda. On ne peut pas imaginer le parti d'Angela Merkel faire pareil, elle signerait son dernier jour en politique..." L'idée le fait rire.

A l'université de Fribourg, Damir Skenderovic, professeur d'histoire contemporaine et auteur d'un livre sur l'histoire de la droite radicale suisse1, confirme l'internationalisation de l'islamophobie.

Il voit la droite populiste suisse devenir une référence pour les droites européennes. "Le FPÖ en Autriche a pris l'UDC suisse comme modèle. En Belgique, le patron du Vlaams Belang, un parti de droite dure, a ouvert un meeting en saluant la voie tracée par la Suisse..."

Jean Ziegler inscrit la stigmatisation des Roms en France dans la même mouvance.

"C'est le même terreau. Sarkozy avait pris position sur le vote du minaret en disant qu'il comprenait l'inquiétude de la Suisse. C'est une maladie, une peste qui frappe le continent. Pour détourner l'attention, on dénonce l'étranger. Bientôt, on nous proposera des tribunaux spéciaux pour étrangers..."

Alexander Segert y voit lui aussi une lame de fond. "La question des minarets est partie de Suisse et a résonné dans toute l'Europe. Dans d'autres pays, les gens se disent que si on leur laissait le choix, ils voteraient non aussi. Ça a été un choc pour la classe politique..." Il rit mais assure que ce n'est pas lui qui a eu l'idée de parler des minarets. "Les idées viennent des hommes politiques, je ne suis qu'un transformeur."

 

Guillemette Faure

 

 

 

 

 

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 12:38

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Ce n’est pas une surprise. Le résultat (53%) du référendum d’initiative populaire du 28 novembre 2010 en Suisse, organisé à la demande du principal parti du pays, l’Union démocratique du Centre (une formation qui avait déjà remporté un succès en 2009 en faisant interdire la construction de minarets) légalise l’expulsion - une fois sa peine purgée - de tout étranger condamné pour crime grave (homicide, viol, proxénétisme, trafic de drogue, cambriolage) mais aussi pour avoir simplement "perçu abusivement des prestations des assurances sociales ou de l’aide sociale, ou pour ne pas avoir payé une pension alimentaire".

C’est une nouvelle victoire pour l’extrême droite en Europe. Elle risque de donner des idées à d’autres partis d’identique idéologie. De toutes façons, ce résultat aura inévitablement des conséquences pour l’Union européenne dont la Suisse ne fait certes pas partie mais avec laquelle Berne a signé, en 2002, un accord sur la libre circulation des personnes. Que feront les gouvernements européens quand la Suisse procédera à l’expulsion de leurs ressortissants condamnés à la double peine ?

Sur le fond, cela traduit surtout une croissante inquiétude autour de l’immigration, accusée d’être la source de tous les maux.

Au nom d’une impérative et abstraite « modernisation », les sociétés européennes sont soumises, depuis plusieurs années, à des séismes et des traumatismes d’une formidable violence. La logique de la compétitivité a été élevée au rang d’impératif catégorique. La mondialisation économique, l’élargissement de l’Union européenne, la fin de la souveraineté nationale, la création de l’euro, l’effacement des frontières, l’arrivée massive d’immigrés, le multiculturalisme et le démantèlement de l’Etat-providence ont provoqué, chez beaucoup d’Européens, une perte de repères et d’identité. Tout cela se produit, de surcroît, dans un contexte de très grave crise financière, économique et sociale qui provoque d’insupportables ravages sociaux (25 millions de chômeurs, 85 millions de pauvres) et entraîne une montée des violences de tous ordres.

Devant la brutalité et la soudaineté de tant de changements, pour de beaucoup de citoyens les incertitudes s’accumulent, l’horizon se brouille, le monde semble opaque et l’histoire paraît échapper à toute prise. De nombreux Européens se sentent abandonnés par des gouvernants, de droite comme de gauche, que les médias ne cessent par ailleurs de décrire comme des affairistes, des tricheurs, des menteurs et des corrompus. Egarés au cœur de ce tourbillon, beaucoup paniquent et sont saisis par le sentiment, comme disait Tocqueville, que « le passé n’éclairant plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres »...

Sur un tel terreau social - fait de peurs, de menaces sur l’emploi, de désarroi et de ressentiment -, réapparaissent les vieux magiciens. Ceux qui, à base d’arguments démagogiques, rejettent sur l’étranger, le musulman, le juif ou le Noir, la cause des nouveaux désordres et des nouvelles insécurités. Les immigrés constituent les cibles les plus faciles parce qu’ils symbolisent les bouleversements sociaux, et représentent, aux yeux des plus modestes des Européens, une concurrence indésirable sur le marché du travail.

L’extrême droite a toujours prétendu soigner les crises en désignant un seul et unique coupable : l’étranger. Il est affligeant de constater que cette attitude est aujourd’hui encouragée par les contorsions de partis démocratiques réduits à s’interroger sur l’importance de la dose de xénophobie que peut comporter leur propre discours.
En France, le Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen propose depuis longtemps le culte du sang et du sol, la restauration de la nation (au sens ethnique du terme), l’établissement d’un régime autoritaire pour lutter contre l’insécurité, le retour au protectionnisme économique, le renvoi des femmes au foyer et l’expulsion de trois millions d’étrangers pour libérer autant de postes de travail destinés aux Français « de souche  ». Haineux, ce discours séduit cependant, depuis longtemps, « plus d’un Français sur quatre ».

C’est pour attirer à son tour ces électeurs que le président Nicolas Sarkozy a lancé, l’été dernier, une campagne contre les Gitans (ou Roms). Bien que le droit européen interdise l’expulsion de citoyens communautaires, le gouvernement français n’a pas hésité à "reconduire à la frontière", entre le 1er y le 17 octobre 2010, 8.601 Gitans roumains ; 7.447 "de manière volontaire", et 1.154, de force. Il prétend que chaque Gitan parti de "manière volontaire" a accepté, pour quitter la France, une somme de 300 euros... Un "volontariat" peu crédible. Les démantèlements répétés de camps illégaux ne laissent nulle autre possibilité aux Roms que d’accepter l’aide au retour.

L’Italie de Silvio Berlusconi procède de la même manière. Des camps sont régulièrement évacués. A Milan, par exemple, le nombre de Roms a été réduit de 10 000 à 1 200... D’autres pays de l’Union européenne expulsent plus discrètement. Au Danemark, le maire de Copenhague, Frank Jensen (social-démocrate), s’est plaint du nombre de Gitans "se livrant à des cambriolages". Conséquence : le gouvernement a renvoyé une dizaine de Roms début septembre après en avoir expulsé une vingtaine début juillet. La Suède, l’Autriche et la Belgique pratiquent aussi des expulsions mais se concentrent surtout sur les Roms de Serbie, du Kosovo ou de Macédoine, Etats non membres de l’Union européenne. De son côté, l’Allemagne a signé un accord pour renvoyer près de 12 000 Gitans qui avaient fui leur pays lors de la guerre du Kosovo. La Suisse a également établi un "accord de retour" avec les autorités du Kosovo. En Hongrie et en Slovaquie, des Roms ont été récemment victimes d’attaques mortelles...

Ces pratiques xénophobes sont condamnées par les instances internationales. Ainsi, le Tribunal européen des droits de l’homme considère que, par leur attitude contre les Gitans, deux membres de l’Union européenne (la Tchéquie et la Grèce), ont violé le droit humanitaire. De son côté, le Comité des Nations Unies qui veille à l’application de la Convention Internationale contre toute forme de discrimination raciale (CERD) signale que des expulsions forcées et des discriminations à l’égard des Gitans se produisent aussi en Bulgarie, Tchéquie, Grèce, Lituanie et Roumanie.

De telles pratiques ne sont pas forcément impopulaires. En France, par exemple, un sondage indique que 55% des catholiques soutiennent les expulsions de Roms. Un nombre de plus en plus important d’Européens pense désormais que l’intégration (en particulier des musulmans) est un échec, que le discours sur "l’enrichissement par la diversité" ne marche pas et qu’il faut donc "arrêter d’accueillir tant d’étrangers". (Le Monde, 27 novembre 2010)

Les nouvelles xénophobies européennes s’expriment d’autant plus ouvertement que de nombreux gouvernements de centre droit sont aujourd’hui soutenus par des partis xénophobes et nationalistes. En Italie, aux Pays-Bas, en Autriche, en Suède et au Danemark, les gouvernements représentent soit une coalition, soit une alliance minoritaire s’appuyant sur des partis d’extrême droite.

Au Danemark, par exemple, où avait eu lieu, en 2006, la "crise des caricatures de Mahomet", le Premier ministre libéral Anders Fogh Rasmussen est allié, depuis 2001, au Parti du peuple danois (PPD, extrême droite) dirigé par Pia Kjaersgaard qui a bâti sa popularité sur sa campagne anti-immigrés, notamment de confession musulmane. En Suède, les Démocrates de Suède (SD, extrême droite) ont fait leur entrée, en septembre dernier, au Parlement où ils disposeront de 20 sièges. Leur programme est ouvertement « xénophobe et populiste » Un de ses spots de campagne électorale - que la Chaîne TV4 a refusé de diffuser -, montrait une dame suédoise âgée marchant appuyée sur un déambulateur ; des femmes en burqa la dépassent et arrivent avant elle au guichet pour toucher les allocations sociales...

En Autriche, lors des élections régionales et municipales du 11 octobre dernier, le parti FPÖ (extrême droite), dirigé par Heinz-Christian Strache, a progressé à 27% (14,83% en 2005), soit un bond de plus de 12 points... Aux Pays-Bas, les députés chrétiens-démocrates et libéraux ont unanimement validé, le 5 octobre dernier, un accord de gouvernement avec le PVV (Parti de la liberté), islamophobe, de Geert Wilders, qui dispose de 20 sièges au Parlement. En échange de son soutien, le PVV a obtenu des concessions sur l’immigration. Une loi interdisant le port de la burqa sera votée dans les prochains mois.

En Italie, la nouvelle Loi de Sécurité promulguée par Silvio Berlusconi permet la formation de "patrouilles citoyennes", contrôlées par l’extrême droite. Il y en a déjà plus de deux mille. Elles sont constituées de volontaires appartenant à la Ligue du nord (Liga Norte) d’Umberto Bossi ou au Mouvement social italien-Droite nationale (MSI-DN). Ces militants portent des vêtements paramilitaires : chemise kaki, pantalon gris et casquette noire avec un aigle impérial romain... Leur objectif déclaré : « Sauvegarder l’intégrité nationale » et "nettoyer" les villages et les villes des "immigrés indésirables".

Beaucoup de pays européens sont décidés à limiter les "pratiques culturelles" des musulmans. La France et la Belgique, par exemple, ont fait voter des lois contre le port du voile intégral, burqa ou niqab. Ces pays interdisent désormais d’avoir « le visage masqué ou dissimulé tout ou en partie dans les lieux accessibles au public ». Même si les stratégies divergent, cette question agite également d’autres Etats européens. Au Danemark, depuis janvier 2010, le port du voile intégral est limité dans l’espace public.Aux Pays-Bas, on l’a vu,plusieurs projets de loi vont l’interdire, notamment dans l’enseignement et la fonction publique.Barcelone, la deuxième ville d’Espagne, s’apprête à prohiber la burqa et le niqab dans les bâtiments municipaux, comme l’ont déjà décidé une poignée de villes de Catalogne.

En Allemagne, sous la pression de son parti, la CDU (chrétien-démocrate), qui exige une attitude plus dure à l’égard des immigrés notamment musulmans, la chancelière Angela Merkel a affirmé, le 17 octobre dernier, que "le concept de société multiculturelle allemande a échoué". Merkel a lancé une mise en garde à l’adresse des immigrés : "Celui qui n’apprend pas immédiatement l’allemand, n’est pas le bienvenu." Ses déclarations viennent s’ajouter à celle du président du Lander de Hesse, Volker Bouffier, un baron de la CDU : "L’islam n’appartient pas à la République." Et à celle du président du groupe parlementaire de la CDU, Volker Kauder : "L’islam ne répond pas aux exigences de notre Constitution fondée sur notre tradition judéo-chrétienne." Plus d’un tiers des Allemands estiment que leur pays se porterait mieux sans les musulmans, 55% déclarent les musulmans "désagréables" et 58% estiment qu’il "faudrait leur interdire de pratiquer leur religion".

Dans l’ensemble de l’Union européenne, en 2010, les positions extrémistes, "décidemment antidémocratiques y racistes", ainsi que l’acceptation du darwinisme social, ont beaucoup augmenté. Le "potentiel antidémocratique" de la société se mesurerait désormais, en Europe, au thermomètre de l’islamophobie.

Selon une étude menée par la Fondation Friedrich Ebert et rendue publique le 13 octobre dernier, la crise économique actuelle "droitise l’espace politique" européen et place des conceptions extrémistes au centre du discours électoral. La xénophobie s’exprime désormais de manière décomplexée. Tout fait craindre que - comme aux Etats-Unis avec le populisme du Tea Party -, les idées politiques se radicalisent en Europe vers la droite. Et finissent par menacer la démocratie.

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 12:36

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 22:02

 AVPS 1

 

Ce jour près de 80 valentonnaises et valentonnais se sont retoruvés à l'appel de l'Avps, de l'Ujfp dans le cadre des 5 heures pour la Palestine.

 

Un spectacle de qualité offert par la chorale Val Choeur, la lecture des poêmes de M. Darwish accompagnée par Hocine pour la partie instrumentale, un débat de haute tenue sous la présidence d'Henri Alleg avec la participation de Richard Wagman, président d'honneur de l'Ujfp, de François Leroux de la direction nationale de l'Afps ont permis la tenue de 5 heures de solidarité pour la Palestine.

 

On notait dans la salle les présences d'Hélène Sissler et Françoise Labat, adjointes au maire communiste  de Valenton, de Gaston Dongoida, conseiller municipal communiste du quartier, le maire étant empêché, de Sylvie Altman, maire communiste de Villeneuve St Georges, de Jean-Pierre Servant, de la direction de section du PCF.

 

On notait également une nouvelle et appréciée présence de jeunes des cités populaires de notre ville.

 

A l'issue du débat un appel a été lancé pour renforcer et développer le boycott des produits fabriqués dans les territoires palestiniens occupé, ce à la demande des organisations légitimes du peuple palestinien et une première information sur un bateau français pour Gaza a été fournie.

 

 

 Dans les jours à venir l'Avps développera son activité pour que vive un état palestinien, pour l'application des résolutions de l'Onu..

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:22

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Chaque jour en Grèce, des manifestants protestent contre les mesures gouvernementales (baisse des salaires, licenciements de fonctionnaires, annulation d’aides sociales etc..) adoptées au nom de la lutte contre la crise à la demande de l’Union européenne et du FMI. Le gouvernement grec est social-démocrate. Lors des récentes élections municipales et régionales, plus de la moitié des électeurs ont choisi l’abstention ce qui n’a pas empêché le patron du FMI, le très social démocrate Dominique Strauss Kahn, de déclarer sur France Inter que le PS grec avait obtenu « un bon score ».

 

Au Portugal, la récente grève générale a été qualifiée « d’historique ». Les mesures prises pour répondre aux exigences des agences de notation vont avoir pour conséquence, selon « Le Monde », de verser le pays dans la pauvreté. Le gouvernement portugais est social démocrate.

 

En Espagne, la cure d’hyper austérité fait des ravages : plus de 20% de chômeurs, coupes claires dans tous les budgets sociaux et l’annonce samedi du Premier ministre Zapatero, après une rencontre avec le patronat espagnol, que d’autres mesures drastiques vont être prises. Le gouvernement en place à Madrid est social démocrate.

 

Les événements dans ces trois pays dirigés par des partis « frères » sont accompagnés du silence assourdissant des dirigeants du Parti socialiste français plus prolixes sur d’autres sujets. Discrètement, certains affirment toutefois qu’il est « impossible » dans ces trois pays « de faire autrement ». Donc, si l’on comprend bien, s’ils étaient au pouvoir les socialistes français ne feraient pas autrement que leurs camarades grecs, portugais et espagnols. Dans ces conditions, les Français peuvent-ils leur accorder la confiance ?

 

José Fort

 

 

 

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 17:43

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 17:22

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Les Roumains estiment qu'ils vivaient mieux sous le système socialiste, selon une enquête menée par un Institut anti-communiste


Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Selon un sondage récemment effectué en Roumaine, la majorité de la population affirme que la vie était meilleure avec le Parti communiste au pouvoir qu'actuellement sous le capitalisme. Le gros des personnes interviewées a une vision positive du communisme, et plus de 60% d'entre elles le considèrent comme une « bonne idée » en principe. Les enquêteurs ont observé une progression significative des affinités avec l'idéologie communiste en comparaison avec une enquête similaire réalisée quatre ans auparavant.



  Réalisée entre août et septembre de cette année par l'Institut roumain de sondages d'opinion CSOP, l'enquête démontre que  plus de 49% des Roumains sont d'accord avec l'idée que la vie était meilleure sous le gouvernement du leader communiste déchu Nicolae Ceaucescu, tandis que seulement 23% d'entre eux pensent que la vie aujourd'hui est meilleure. Le reste donne une réponse neutre ou ne se prononçait pas.



Les raisons données pour cette évaluation positive de la période communiste sont principalement économiques: 62% ont mentionné le fait qu'il y avait du travail pour tous, 26% les conditions de vie dignes et 19% les logements garantis pour tous.



L'enquête est parrainée par l'organisation IICMER (Institut pour l'enquête sur les crimes du communisme et la mémoire des exilés roumains), financée publiquement dans le but de contribuer au travail d' « éducation » de la population sur les méfaits du communisme. Parmi les déceptions les plus amères que les résultats de l'enquête ont causé à cette organisation, on trouve les réponses à la question sur le fait de savoir si les personnes interrogées ou leurs familles ont souffert sous le système communiste.



Seuls 7% des personnes interrogées disent avoir soufferts sous le communisme, avec 6 autres % qui, tout en ayant pas souffert personnellement, affirment qu'un autre membre de leur famille avait vécu cela. Les raisons données ici sont également d'ordre économique: la plupart fait référence à la pénurie qui a eu lieu dans la décennie des années 1980, quand la Roumanie a mis en route un programme d'austérité avec pour objectif de rembourser la dette extérieure du pays.



Une petite partie de cette minorité qui dit avoir souffert durant la période communiste déclare avoir été lésées à cause de la nationalisation de leurs propriétés, et une poignée (6% de ceux qui se rappellent de mauvaises expériences sous le communisme) disent que pendant que les communistes étaient au pouvoir, eux personnellement, ou un membre de leur famille, ont été arrêtés à un moment donné.



Déformant arbitrairement les résultats de l'enquête, le IICMER signale le fait que de nombreuses personnes interrogées (41 et 42% respectivement) étaient d'accord avec l'affirmation que le régime communiste était soit criminel soit illégitime. Des minorités importantes (37 et 31%) étaient en désaccord de façon explicite avec ces affirmations, et le reste se déclarait neutres ou ne prononçaient pas.



De plus, bien que la majorité des participants jugent positivement le communisme – seuls 27% déclarent être en désaccord de principes avec lui – la majorité de ceux qui déclarent avoir une opinion précise, pensaient également que les idées communistes n'ont pas été mises en œuvre de la meilleure des manières avant 1989. 14% apportent la réponse sans équivoque selon laquelle le communisme était une bonne idée et qu'il a été mis en pratique de la meilleure manière en Roumanie.



Ainsi, une bonne partie des roumains est indécise pour dire si le communisme était oui ou non une forme légale et légitime de gouvernement, et une grande majorité de ceux qui disent que le communisme a été mis en pratique d'une façon incorrecte étaient, cependant, sans équivoque quand ils affirment que le système mis en œuvre par le Parti communiste roumain, avec tous ses défauts, offrait une vie meilleure aux gens que ce que ne leur offre le capitalisme de nos jours.




Les réalisations communistes




Avant que les communistes ne prennent le pouvoir en Roumanie, la majeure partie de la population était analphabète et n'avait pas accès aux soins sanitaires. Uniquement une minorité de la population rurale, qui était alors dominante, avait accès à la santé ou disposait de l'électricité. Les taux de mortalité infantile étaient parmi les pires d'Europe et l'espérance de vie ne dépassait pas les 40 ans à cause de la famine et d'autres maladies mortelles. Le régime d'extrême-droite roumain s'est allié avec Hitler pendant la seconde guerre mondiale, et dans le cadre de cette alliance capitaliste, la majorité de la population juive a été envoyée dans les camps d'extermination nazis.



Propulsés au pouvoir après la victoire soviétique contre l'Allemagne nazie en 1945, les communistes roumains, jusqu'alors groupe illégal de lutte clandestine contre le gouvernement roumain pro-fasciste et contre les nazis, n'étaient que quelques milliers. En dépit de cela, ils sont parvenus à mobiliser l'enthousiasme populaire pour reconstruire leur pays dévasté par la guerre. Ils en ont fini pratiquement avec l'analphabétisme, les services de santé se sont améliorés et développés massivement, et – comme les personnes interrogées par le CSP le soulignent – l'emploi, le logement et des niveaux de vie décents ont été accessibles à tous.



Porté par ces succès, le gouvernement communiste dirigé par Nicolae Ceausescu s'est endetté pendant les années 1970 avec l'achat d'équipements industriels coûteux à l'Occident, afin d'augmenter le taux de croissance économique du pays, avec l'espoir que les pays occidentaux augmenteraient leurs importations de produits roumains. Cette stratégie a été un échec, et le programme d'austérité mis en œuvre par la suite pour pouvoir payer la dette nationale a engendré un ressentiment croissant.



Nicolae Ceausescu et son épouse Elena ont été exécutés par un peloton le jour de Noël de 1989. Sa condamnation à mort a été édictée après un procès sommaire commandité par les nouveaux dirigeants réformistes du pays: ils ont été déclarés coupables de crimes contre le peuple roumain.



Mais, malgré cette condamnation, et bien que l'opinion générale qui se reflète dans les résultats de l'enquête CSOP est que le système communiste, tel qu'il a été appliqué en Roumanie, a échoué, seule une petite minorité des personnes consultées (15%) déclare que l'ancien dirigeant communiste Nicolae Ceausescu était un mauvais dirigeant. La majorité se montre neutre ou indécise à cet égard, et 25% affirme que l'action de dirigeant de Ceausescu a été bénéfique pour le pays.



Dans son estimation des résultats de l'enquête, le IICMER observe que les roumains sont très loin d'être les seuls à juger positivement le communisme du siècle dernier. Selon une enquête réalisée dans plusieurs pays d'Europe orientale et centrale en 2009 par le Centre d'enquêtes états-unien PEW, la proportion de la population des anciens pays socialistes qui considère que la vie sous le capitalisme est pire que ce qu'elle fut sous la période communiste, est la suivante:



Pologne: 35%

République Tchèque: 39%

Slovaquie: 42%

Lituanie: 42%

Russie: 45%

Bulgarie: 62%

Ukraine: 62%

Hongrie: 72%



Particulièrement significatif dans les résultats de l'enquête CSOP/IICMER de 2010 en Roumanie le fait que, à mesure qu'ils acquièrent une meilleure expérience de ce qu'est la vie sous l' « économie de marché », les gens adoptent une attitude de plus en plus négative par rapport au capitalisme et de plus en plus positive vis-à-vis du communisme. Dans la dernière enquête, réalisée en 2006, 53% exprimaient une opinion favorable envers le communisme; en 2010, le pourcentage d'opinions favorables est monté à 61%.



Les conclusions de l'enquête du CSOP ne sont pas surprenantes, si on se rappelle ce qui s'est passé quand le capitalisme a été réintroduit: une pauvreté croissante, augmentation du taux de chômage et de l'insécurité. Le système de santé roumain est actuellement en crise, et les travailleurs du service public ont vu leurs payes amputées de 25%. (1)



James Cross, collaborateur à la revue électronique redantliberationarmy.worpress (traduit depuis l'espagnol et le site laRepublica.es)



Note technique:

(1): Information technique sur cette enquête d'opinion: 1 133 personnes de plus de 15 ans ont été interrogées entre le 27 août et le 2 septembre 2010. Les personnes interrogées l'ont été sur la base d'un questionnaire standardisé, dans le cadre d'un face à face à leur domicile. La marge d'erreur est de 2,9%.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 17:16

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L'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) bloque le projet de société commune entre Malakoff Médéric et la Caisse nationale de prévoyance qui devait aboutir à la naissance d'un poids lourd du marché de la retraite complémentaire privée.

   

Mauvaise nouvelle pour Guillaume Sarkozy : le projet de création d'une société commune entre Malakoff Médéric et la CNP (Caisse nationale de prévoyance) va prendre du retard. Le site d'information Médiapart affirme vendredi 26 novembre que "l'opération n'a pas reçu les agréments nécessaires des autorités de tutelle et sera donc au mieux différée, au pire annulée".

    

    La nouvelle société devait aboutir à la naissance d'un poids lourd du marché de la retraite complémentaire privée, par la mise en commun des moyens de Malakoff Médéric, mutuelle dont le délégué général est le frère aîné du chef de l'Etat, et de la Caisse nationale de prévoyance, qui dépend des autorités politiques.

    Mais l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), placée sous l'autorité de la Banque de France, n'a pas donné son accord, selon Médiapart.

    Contacté par Nouvelobs.com, Malakoff Médéric reconnaît une difficulté. "L'une des conditions suspensives n'a pas pu être levée dans les délais impartis. La mise en œuvre de la société commune ne pourra être réalisée au 1er janvier 2011 comme prévu", indique une source proche de la direction, sans davantage de précision sur un nouveau calendrier.

     

    "Un partenariat dont l'intérêt stratégique demeure"

    Selon Médiapart, les salariés de la CNP ont reçu jeudi un message interne qui les informe que "l'Autorité de Contrôle Prudentiel n'a pas agréé en l'état le transfert dans la Société commune de certains portefeuilles. (…) De ce fait, les transferts de portefeuilles et de personnels ne sont désormais plus possibles au 1er janvier 2011". Le texte, signé de Guillaume Sarkozy et de Gilles Benoist, directeur général de la CNP, précise: "Les Directions générales réitèrent leur souhait de poursuivre ce partenariat dont l'intérêt stratégique demeure."

    S'agit-il d'un simple retard ? "Impossible de savoir si l'affaire est enterrée ou simplement différée", écrit Médiapart.

    (BL - Nouvelobs.com)

     

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    27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 17:08

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    Malgré le froid et la neige, la mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est révélée importante à l'échelle du pays.

        

    De 50.000 à 150.000 Irlandais, selon les estimations, ont manifesté dans le centre de Dublin samedi 27 novembre contre un plan de rigueur draconien présenté comme la condition d'un vaste plan d'aide européen qui devrait faire l'objet d'une réunion des 27 à Bruxelles dimanche. L'important cortège de 50.000 personnes, selon la police, à 150.000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance.

        

    Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur Dublin, la mobilisation a été importante à l'échelle d'un pays de quelque 4 millions d'habitants. Les manifestants ont dénoncé dans le calme mais avec émotion le plan du gouvernement, avant de se disperser. 700 policiers dans l'ensemble de la ville et un hélicoptère ont été mobilisés pour assurer l'ordre.

    Les manifestants marchaient en chantant "Nous sommes le peuple, nous détenons les votes" et portent une bannière affirmant : "Il y a une voie plus juste et meilleure", critiquant le plan d'austérité destiné à sortir le pays de la crise financière. "Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l'Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu'on les laisse tomber", plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapé baisser. Elle est venue manifester avec son petit-fils de sept ans, alors que son fils a dû s'exiler en Australie pour trouver du travail.

    Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, "il faut virer le gouvernement et faire la grève". "On doit envoyer un message clair à ce gouvernement. Mes revenus ont baissé de plusieurs milliers d'euros en deux ans, je n'y arrive plus", dénonce-t-il. "C'est dégoûtant, les riches gardent leur argent. Je ne veux pas que la vie de mes enfants soit gâchée", confirme sa cousine, Jennifer Lynch, 26 ans, venue avec ses fils âgés de deux et cinq ans.

     

     

    Malgré le froid et la neige, la mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est révélée importante à l'échelle du pays.

    Le cortège est parti des quais de la Liffey vers le GPO (General Post Office). (SIPA)

    De 50.000 à 150.000 Irlandais, selon les estimations, ont manifesté dans le centre de Dublin samedi 27 novembre contre un plan de rigueur draconien présenté comme la condition d'un vaste plan d'aide européen qui devrait faire l'objet d'une réunion des 27 à Bruxelles dimanche. L'important cortège de 50.000 personnes, selon la police, à 150.000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance.

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    Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur Dublin, la mobilisation a été importante à l'échelle d'un pays de quelque 4 millions d'habitants. Les manifestants ont dénoncé dans le calme mais avec émotion le plan du gouvernement, avant de se disperser. 700 policiers dans l'ensemble de la ville et un hélicoptère ont été mobilisés pour assurer l'ordre.

    Les manifestants marchaient en chantant "Nous sommes le peuple, nous détenons les votes" et portent une bannière affirmant : "Il y a une voie plus juste et meilleure", critiquant le plan d'austérité destiné à sortir le pays de la crise financière. "Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l'Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu'on les laisse tomber", plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapé baisser. Elle est venue manifester avec son petit-fils de sept ans, alors que son fils a dû s'exiler en Australie pour trouver du travail.

    Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, "il faut virer le gouvernement et faire la grève". "On doit envoyer un message clair à ce gouvernement. Mes revenus ont baissé de plusieurs milliers d'euros en deux ans, je n'y arrive plus", dénonce-t-il. "C'est dégoûtant, les riches gardent leur argent. Je ne veux pas que la vie de mes enfants soit gâchée", confirme sa cousine, Jennifer Lynch, 26 ans, venue avec ses fils âgés de deux et cinq ans.

     

     

    Malgré le froid et la neige, la mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est révélée importante à l'échelle du pays.

    Le cortège est parti des quais de la Liffey vers le GPO (General Post Office). (SIPA)

    De 50.000 à 150.000 Irlandais, selon les estimations, ont manifesté dans le centre de Dublin samedi 27 novembre contre un plan de rigueur draconien présenté comme la condition d'un vaste plan d'aide européen qui devrait faire l'objet d'une réunion des 27 à Bruxelles dimanche. L'important cortège de 50.000 personnes, selon la police, à 150.000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance.

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    Les manifestants marchaient en chantant "Nous sommes le peuple, nous détenons les votes" et portent une bannière affirmant : "Il y a une voie plus juste et meilleure", critiquant le plan d'austérité destiné à sortir le pays de la crise financière. "Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l'Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu'on les laisse tomber", plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapé baisser. Elle est venue manifester avec son petit-fils de sept ans, alors que son fils a dû s'exiler en Australie pour trouver du travail.

    Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, "il faut virer le gouvernement et faire la grève". "On doit envoyer un message clair à ce gouvernement. Mes revenus ont baissé de plusieurs milliers d'euros en deux ans, je n'y arrive plus", dénonce-t-il. "C'est dégoûtant, les riches gardent leur argent. Je ne veux pas que la vie de mes enfants soit gâchée", confirme sa cousine, Jennifer Lynch, 26 ans, venue avec ses fils âgés de deux et cinq ans.

     

     

    Malgré le froid et la neige, la mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est révélée importante à l'échelle du pays.

    Le cortège est parti des quais de la Liffey vers le GPO (General Post Office). (SIPA)

    De 50.000 à 150.000 Irlandais, selon les estimations, ont manifesté dans le centre de Dublin samedi 27 novembre contre un plan de rigueur draconien présenté comme la condition d'un vaste plan d'aide européen qui devrait faire l'objet d'une réunion des 27 à Bruxelles dimanche. L'important cortège de 50.000 personnes, selon la police, à 150.000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance.

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    Les manifestants marchaient en chantant "Nous sommes le peuple, nous détenons les votes" et portent une bannière affirmant : "Il y a une voie plus juste et meilleure", critiquant le plan d'austérité destiné à sortir le pays de la crise financière. "Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l'Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu'on les laisse tomber", plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapé baisser. Elle est venue manifester avec son petit-fils de sept ans, alors que son fils a dû s'exiler en Australie pour trouver du travail.

    Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, "il faut virer le gouvernement et faire la grève". "On doit envoyer un message clair à ce gouvernement. Mes revenus ont baissé de plusieurs milliers d'euros en deux ans, je n'y arrive plus", dénonce-t-il. "C'est dégoûtant, les riches gardent leur argent. Je ne veux pas que la vie de mes enfants soit gâchée", confirme sa cousine, Jennifer Lynch, 26 ans, venue avec ses fils âgés de deux et cinq ans.

     

     

    Malgré le froid et la neige, la mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est révélée importante à l'échelle du pays.

    Le cortège est parti des quais de la Liffey vers le GPO (General Post Office). (SIPA)

    De 50.000 à 150.000 Irlandais, selon les estimations, ont manifesté dans le centre de Dublin samedi 27 novembre contre un plan de rigueur draconien présenté comme la condition d'un vaste plan d'aide européen qui devrait faire l'objet d'une réunion des 27 à Bruxelles dimanche. L'important cortège de 50.000 personnes, selon la police, à 150.000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance.

    Sur le même sujet

    Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur Dublin, la mobilisation a été importante à l'échelle d'un pays de quelque 4 millions d'habitants. Les manifestants ont dénoncé dans le calme mais avec émotion le plan du gouvernement, avant de se disperser. 700 policiers dans l'ensemble de la ville et un hélicoptère ont été mobilisés pour assurer l'ordre.

    Les manifestants marchaient en chantant "Nous sommes le peuple, nous détenons les votes" et portent une bannière affirmant : "Il y a une voie plus juste et meilleure", critiquant le plan d'austérité destiné à sortir le pays de la crise financière. "Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l'Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu'on les laisse tomber", plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapé baisser. Elle est venue manifester avec son petit-fils de sept ans, alors que son fils a dû s'exiler en Australie pour trouver du travail.

    Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, "il faut virer le gouvernement et faire la grève". "On doit envoyer un message clair à ce gouvernement. Mes revenus ont baissé de plusieurs milliers d'euros en deux ans, je n'y arrive plus", dénonce-t-il. "C'est dégoûtant, les riches gardent leur argent. Je ne veux pas que la vie de mes enfants soit gâchée", confirme sa cousine, Jennifer Lynch, 26 ans, venue avec ses fils âgés de deux et cinq ans.

     

    Impopularité record du gouvernement

    Les mesures d'austérité annoncées mercredi prévoient 15 milliards d'euros de réductions budgétaires et de hausses d'impôts d'ici 2014, avec de réels sacrifices pour la population. Les allocations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum, et près de 25.000 emplois publics seront supprimés. Ce plan vise à ramener à 3% le déficit public irlandais, actuellement de 32% du produit intérieur brut (PIB). Il est présenté comme la condition sine qua non d'un vaste programme de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) visant à sauver l'Irlande, lourdement endettée après avoir dû renflouer ses banques criblées de dettes. L'annonce d'un accord pour une aide internationale, qui devrait atteindre 85 milliards d'euros, est en principe attendu avant l'ouverture des marchés, lundi matin.

    Le gouvernement irlandais a essuyé vendredi un cuisant revers électoral, tandis que les syndicats fourbissaient leurs slogans contre l'austérité. Le parti au pouvoir, le Fianna Fail (FF), a perdu sans appel la législative partielle de Donegal (nord-ouest), ce qui a pour effet de réduire à deux députés seulement la marge lui assurant la majorité gouvernementale.

    Cette avance est de plus très théorique, deux élus indépendants ayant récemment menacé de retirer le soutien qu'ils accordaient jusqu'à présent au Premier ministre Brian Cowen. Ces défections pourraient menacer le vote, à partir du 7 décembre, du budget d'austérité, qui sera le premier à être présenté dans le cadre du vaste plan de rigueur quadriennal qu'a annoncé mercredi Dublin. Brian Cowen appelle à un sursaut national pour voter l'austérité, mais l'opposition est réticente.

    L'austérité est présentée comme un préalable à un vaste plan d'aide qui doit être finalisé dans les tous prochains jours avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Mais les coupes alimentent l'impopularité déjà record du gouvernement.

     

     

    Malgré le froid et la neige, la mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est révélée importante à l'échelle du pays.

    Le cortège est parti des quais de la Liffey vers le GPO (General Post Office). (SIPA)

    De 50.000 à 150.000 Irlandais, selon les estimations, ont manifesté dans le centre de Dublin samedi 27 novembre contre un plan de rigueur draconien présenté comme la condition d'un vaste plan d'aide européen qui devrait faire l'objet d'une réunion des 27 à Bruxelles dimanche. L'important cortège de 50.000 personnes, selon la police, à 150.000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance.

    Sur le même sujet

    Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur Dublin, la mobilisation a été importante à l'échelle d'un pays de quelque 4 millions d'habitants. Les manifestants ont dénoncé dans le calme mais avec émotion le plan du gouvernement, avant de se disperser. 700 policiers dans l'ensemble de la ville et un hélicoptère ont été mobilisés pour assurer l'ordre.

    Les manifestants marchaient en chantant "Nous sommes le peuple, nous détenons les votes" et portent une bannière affirmant : "Il y a une voie plus juste et meilleure", critiquant le plan d'austérité destiné à sortir le pays de la crise financière. "Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l'Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu'on les laisse tomber", plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapé baisser. Elle est venue manifester avec son petit-fils de sept ans, alors que son fils a dû s'exiler en Australie pour trouver du travail.

    Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, "il faut virer le gouvernement et faire la grève". "On doit envoyer un message clair à ce gouvernement. Mes revenus ont baissé de plusieurs milliers d'euros en deux ans, je n'y arrive plus", dénonce-t-il. "C'est dégoûtant, les riches gardent leur argent. Je ne veux pas que la vie de mes enfants soit gâchée", confirme sa cousine, Jennifer Lynch, 26 ans, venue avec ses fils âgés de deux et cinq ans.

     

    Impopularité record du gouvernement

    Les mesures d'austérité annoncées mercredi prévoient 15 milliards d'euros de réductions budgétaires et de hausses d'impôts d'ici 2014, avec de réels sacrifices pour la population. Les allocations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum, et près de 25.000 emplois publics seront supprimés. Ce plan vise à ramener à 3% le déficit public irlandais, actuellement de 32% du produit intérieur brut (PIB). Il est présenté comme la condition sine qua non d'un vaste programme de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) visant à sauver l'Irlande, lourdement endettée après avoir dû renflouer ses banques criblées de dettes. L'annonce d'un accord pour une aide internationale, qui devrait atteindre 85 milliards d'euros, est en principe attendu avant l'ouverture des marchés, lundi matin.

    Le gouvernement irlandais a essuyé vendredi un cuisant revers électoral, tandis que les syndicats fourbissaient leurs slogans contre l'austérité. Le parti au pouvoir, le Fianna Fail (FF), a perdu sans appel la législative partielle de Donegal (nord-ouest), ce qui a pour effet de réduire à deux députés seulement la marge lui assurant la majorité gouvernementale.

    Cette avance est de plus très théorique, deux élus indépendants ayant récemment menacé de retirer le soutien qu'ils accordaient jusqu'à présent au Premier ministre Brian Cowen. Ces défections pourraient menacer le vote, à partir du 7 décembre, du budget d'austérité, qui sera le premier à être présenté dans le cadre du vaste plan de rigueur quadriennal qu'a annoncé mercredi Dublin. Brian Cowen appelle à un sursaut national pour voter l'austérité, mais l'opposition est réticente.

    L'austérité est présentée comme un préalable à un vaste plan d'aide qui doit être finalisé dans les tous prochains jours avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Mais les coupes alimentent l'impopularité déjà record du gouvernement.

     

     

    Malgré le froid et la neige, la mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est révélée importante à l'échelle du pays.

    Le cortège est parti des quais de la Liffey vers le GPO (General Post Office). (SIPA)

    De 50.000 à 150.000 Irlandais, selon les estimations, ont manifesté dans le centre de Dublin samedi 27 novembre contre un plan de rigueur draconien présenté comme la condition d'un vaste plan d'aide européen qui devrait faire l'objet d'une réunion des 27 à Bruxelles dimanche. L'important cortège de 50.000 personnes, selon la police, à 150.000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance.

    Sur le même sujet

    Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur Dublin, la mobilisation a été importante à l'échelle d'un pays de quelque 4 millions d'habitants. Les manifestants ont dénoncé dans le calme mais avec émotion le plan du gouvernement, avant de se disperser. 700 policiers dans l'ensemble de la ville et un hélicoptère ont été mobilisés pour assurer l'ordre.

    Les manifestants marchaient en chantant "Nous sommes le peuple, nous détenons les votes" et portent une bannière affirmant : "Il y a une voie plus juste et meilleure", critiquant le plan d'austérité destiné à sortir le pays de la crise financière. "Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l'Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu'on les laisse tomber", plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapé baisser. Elle est venue manifester avec son petit-fils de sept ans, alors que son fils a dû s'exiler en Australie pour trouver du travail.

    Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, "il faut virer le gouvernement et faire la grève". "On doit envoyer un message clair à ce gouvernement. Mes revenus ont baissé de plusieurs milliers d'euros en deux ans, je n'y arrive plus", dénonce-t-il. "C'est dégoûtant, les riches gardent leur argent. Je ne veux pas que la vie de mes enfants soit gâchée", confirme sa cousine, Jennifer Lynch, 26 ans, venue avec ses fils âgés de deux et cinq ans.

     

    Impopularité record du gouvernement

    Les mesures d'austérité annoncées mercredi prévoient 15 milliards d'euros de réductions budgétaires et de hausses d'impôts d'ici 2014, avec de réels sacrifices pour la population. Les allocations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum, et près de 25.000 emplois publics seront supprimés. Ce plan vise à ramener à 3% le déficit public irlandais, actuellement de 32% du produit intérieur brut (PIB). Il est présenté comme la condition sine qua non d'un vaste programme de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) visant à sauver l'Irlande, lourdement endettée après avoir dû renflouer ses banques criblées de dettes. L'annonce d'un accord pour une aide internationale, qui devrait atteindre 85 milliards d'euros, est en principe attendu avant l'ouverture des marchés, lundi matin.

    Le gouvernement irlandais a essuyé vendredi un cuisant revers électoral, tandis que les syndicats fourbissaient leurs slogans contre l'austérité. Le parti au pouvoir, le Fianna Fail (FF), a perdu sans appel la législative partielle de Donegal (nord-ouest), ce qui a pour effet de réduire à deux députés seulement la marge lui assurant la majorité gouvernementale.

    Cette avance est de plus très théorique, deux élus indépendants ayant récemment menacé de retirer le soutien qu'ils accordaient jusqu'à présent au Premier ministre Brian Cowen. Ces défections pourraient menacer le vote, à partir du 7 décembre, du budget d'austérité, qui sera le premier à être présenté dans le cadre du vaste plan de rigueur quadriennal qu'a annoncé mercredi Dublin. Brian Cowen appelle à un sursaut national pour voter l'austérité, mais l'opposition est réticente.

    L'austérité est présentée comme un préalable à un vaste plan d'aide qui doit être finalisé dans les tous prochains jours avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Mais les coupes alimentent l'impopularité déjà record du gouvernement.

     

     

    Malgré le froid et la neige, la mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est révélée importante à l'échelle du pays.

    Le cortège est parti des quais de la Liffey vers le GPO (General Post Office). (SIPA)

    De 50.000 à 150.000 Irlandais, selon les estimations, ont manifesté dans le centre de Dublin samedi 27 novembre contre un plan de rigueur draconien présenté comme la condition d'un vaste plan d'aide européen qui devrait faire l'objet d'une réunion des 27 à Bruxelles dimanche. L'important cortège de 50.000 personnes, selon la police, à 150.000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance.

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    Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur Dublin, la mobilisation a été importante à l'échelle d'un pays de quelque 4 millions d'habitants. Les manifestants ont dénoncé dans le calme mais avec émotion le plan du gouvernement, avant de se disperser. 700 policiers dans l'ensemble de la ville et un hélicoptère ont été mobilisés pour assurer l'ordre.

    Les manifestants marchaient en chantant "Nous sommes le peuple, nous détenons les votes" et portent une bannière affirmant : "Il y a une voie plus juste et meilleure", critiquant le plan d'austérité destiné à sortir le pays de la crise financière. "Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l'Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu'on les laisse tomber", plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapé baisser. Elle est venue manifester avec son petit-fils de sept ans, alors que son fils a dû s'exiler en Australie pour trouver du travail.

    Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, "il faut virer le gouvernement et faire la grève". "On doit envoyer un message clair à ce gouvernement. Mes revenus ont baissé de plusieurs milliers d'euros en deux ans, je n'y arrive plus", dénonce-t-il. "C'est dégoûtant, les riches gardent leur argent. Je ne veux pas que la vie de mes enfants soit gâchée", confirme sa cousine, Jennifer Lynch, 26 ans, venue avec ses fils âgés de deux et cinq ans.

     

    Impopularité record du gouvernement

    Les mesures d'austérité annoncées mercredi prévoient 15 milliards d'euros de réductions budgétaires et de hausses d'impôts d'ici 2014, avec de réels sacrifices pour la population. Les allocations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum, et près de 25.000 emplois publics seront supprimés. Ce plan vise à ramener à 3% le déficit public irlandais, actuellement de 32% du produit intérieur brut (PIB). Il est présenté comme la condition sine qua non d'un vaste programme de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) visant à sauver l'Irlande, lourdement endettée après avoir dû renflouer ses banques criblées de dettes. L'annonce d'un accord pour une aide internationale, qui devrait atteindre 85 milliards d'euros, est en principe attendu avant l'ouverture des marchés, lundi matin.

    Le gouvernement irlandais a essuyé vendredi un cuisant revers électoral, tandis que les syndicats fourbissaient leurs slogans contre l'austérité. Le parti au pouvoir, le Fianna Fail (FF), a perdu sans appel la législative partielle de Donegal (nord-ouest), ce qui a pour effet de réduire à deux députés seulement la marge lui assurant la majorité gouvernementale.

    Cette avance est de plus très théorique, deux élus indépendants ayant récemment menacé de retirer le soutien qu'ils accordaient jusqu'à présent au Premier ministre Brian Cowen. Ces défections pourraient menacer le vote, à partir du 7 décembre, du budget d'austérité, qui sera le premier à être présenté dans le cadre du vaste plan de rigueur quadriennal qu'a annoncé mercredi Dublin. Brian Cowen appelle à un sursaut national pour voter l'austérité, mais l'opposition est réticente.

    L'austérité est présentée comme un préalable à un vaste plan d'aide qui doit être finalisé dans les tous prochains jours avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Mais les coupes alimentent l'impopularité déjà record du gouvernement.

     

     

    Malgré le froid et la neige, la mobilisation, qui s'est déroulée dans le calme, s'est révélée importante à l'échelle du pays.

    Le cortège est parti des quais de la Liffey vers le GPO (General Post Office). (SIPA)

    De 50.000 à 150.000 Irlandais, selon les estimations, ont manifesté dans le centre de Dublin samedi 27 novembre contre un plan de rigueur draconien présenté comme la condition d'un vaste plan d'aide européen qui devrait faire l'objet d'une réunion des 27 à Bruxelles dimanche. L'important cortège de 50.000 personnes, selon la police, à 150.000 selon la confédération syndicale ICTU, a défilé au son des cornemuses des quais de la Liffey jusqu'au GPO (General Post Office), lieu symbolique dans le centre de Dublin où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance.

    Sur le même sujet

    Malgré un froid vif et des chutes intermittentes de neige sur Dublin, la mobilisation a été importante à l'échelle d'un pays de quelque 4 millions d'habitants. Les manifestants ont dénoncé dans le calme mais avec émotion le plan du gouvernement, avant de se disperser. 700 policiers dans l'ensemble de la ville et un hélicoptère ont été mobilisés pour assurer l'ordre.

    Les manifestants marchaient en chantant "Nous sommes le peuple, nous détenons les votes" et portent une bannière affirmant : "Il y a une voie plus juste et meilleure", critiquant le plan d'austérité destiné à sortir le pays de la crise financière. "Les coupes budgétaires ne sont pas nécessaires. On sauve les banques, pas l'Irlande. Ce sont les banques qui devraient souffrir, qu'on les laisse tomber", plaide Marian Hamilton, une Irlandaise de 57 ans qui craint de voir son allocation handicapé baisser. Elle est venue manifester avec son petit-fils de sept ans, alors que son fils a dû s'exiler en Australie pour trouver du travail.

    Pour Mark Finley, un employé de la municipalité de Dublin de 28 ans, "il faut virer le gouvernement et faire la grève". "On doit envoyer un message clair à ce gouvernement. Mes revenus ont baissé de plusieurs milliers d'euros en deux ans, je n'y arrive plus", dénonce-t-il. "C'est dégoûtant, les riches gardent leur argent. Je ne veux pas que la vie de mes enfants soit gâchée", confirme sa cousine, Jennifer Lynch, 26 ans, venue avec ses fils âgés de deux et cinq ans.

     

    Impopularité record du gouvernement

    Les mesures d'austérité annoncées mercredi prévoient 15 milliards d'euros de réductions budgétaires et de hausses d'impôts d'ici 2014, avec de réels sacrifices pour la population. Les allocations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum, et près de 25.000 emplois publics seront supprimés. Ce plan vise à ramener à 3% le déficit public irlandais, actuellement de 32% du produit intérieur brut (PIB). Il est présenté comme la condition sine qua non d'un vaste programme de l'Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) visant à sauver l'Irlande, lourdement endettée après avoir dû renflouer ses banques criblées de dettes. L'annonce d'un accord pour une aide internationale, qui devrait atteindre 85 milliards d'euros, est en principe attendu avant l'ouverture des marchés, lundi matin.

    Le gouvernement irlandais a essuyé vendredi un cuisant revers électoral, tandis que les syndicats fourbissaient leurs slogans contre l'austérité. Le parti au pouvoir, le Fianna Fail (FF), a perdu sans appel la législative partielle de Donegal (nord-ouest), ce qui a pour effet de réduire à deux députés seulement la marge lui assurant la majorité gouvernementale.

    Cette avance est de plus très théorique, deux élus indépendants ayant récemment menacé de retirer le soutien qu'ils accordaient jusqu'à présent au Premier ministre Brian Cowen. Ces défections pourraient menacer le vote, à partir du 7 décembre, du budget d'austérité, qui sera le premier à être présenté dans le cadre du vaste plan de rigueur quadriennal qu'a annoncé mercredi Dublin. Brian Cowen appelle à un sursaut national pour voter l'austérité, mais l'opposition est réticente.

    L'austérité est présentée comme un préalable à un vaste plan d'aide qui doit être finalisé dans les tous prochains jours avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international. Mais les coupes alimentent l'impopularité déjà record du gouvernement.

     

    Les allocations au coeur de la contestation

    "Il faut que la population montre qu'il existe une alternative, qu'elle montre ce qu'elle ressent face à un plan qui va provoquer une hausse du chômage", déjà proche de 14%, explique à l'AFP Macdara Doyle, porte-parole de l'ICTU, première confédération syndicale irlandaise, à l'origine de la manifestation. Le plan de rigueur vise à ramener à 3% du produit intérieur brut (PIB) le déficit public irlandais, actuellement égal à 32% du PIB. Il prévoit 15 milliards d'euros de réductions des dépenses budgétaires et de hausses d'impôts d'ici à 2014. Près de 25.000 emplois publics seront supprimés. Les allocations chômage et familiales seront réduites, tout comme les retraites des fonctionnaires et le salaire minimum. C'est sur cette dernière baisse que se cristallise la colère de la population, d'autant plus qu'elle a été exigée par l'UE, a avoué jeudi soir John Gormley, leader des Verts, membres clefs de la coalition au pouvoir.

    L'opposition, quasi-assurée de la victoire aux élections anticipées prévues début 2011, a averti qu'elle modifierait le plan quadriennal une fois au pouvoir, en revenant en particulier sur la réduction du salaire minimum. Face au gouvernement en sursis, les syndicats veulent également mobiliser. Les nouveaux efforts demandés à la population, qui font suite à trois budgets consécutifs d'austérité, sont "une déclaration de guerre aux travailleurs les moins bien payés", souligne Jack O'Connor, président du Siptu, premier syndicat irlandais.

    "Les travailleurs ordinaires sont contraints de payer pour des banquiers, des promoteurs et des politiciens corrompus", enrage Eamon Doyle, numéro un du TEEU, premier syndicat dans l'ingéniérie. Les syndicats espèrent également capitaliser sur la colère de la population après l'appel "humiliant" à l'aide extérieure. La manifestation s'achèvera ainsi devant la célèbre GPO (General Post Office), où avait été lue en 1916 la déclaration d'indépendance. Il faudra cependant surmonter deux obstacles pour mobiliser les foules : la résignation de nombreux Irlandais, qui se disent qu'il n'y a aucune alternative à l'austérité, et la crainte d'une répétition des violences survenues pendant une manifestation d'étudiants, il y a quelques semaines. 

    (Nouvelobs.com)

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    Published by valenton rouge - dans Europe
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    27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:00
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    http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/261110/la-femme-linquisiteur-et-la-croisade-guerriere
     
    Au prétexte de coopération avec les Farc, la sénatrice colombienne Piedad Cordoba a été récemment destituée et interdite d'activité politique pour dix-huit ans. Un symptôme «du très grave recul de la démocratie en Colombie». Par Olga L. Gonzalez, sociologue.

    ------------

    La récente destitution de la sénatrice Piedad Cordoba est symptomatique du très grave recul de la démocratie en Colombie, après huit ans de présidence d'Alvaro Uribe. C'est aussi une nouvelle illustration du fait que les élites colombiennes ont toujours préféré la violence et la guerre à la négociation et la paix.

    Rappelons les faits: Piedad Cordoba est une sénatrice du Parti libéral qui s'est fortement impliquée dans la recherche de négociations de paix avec les guérillas et en particulier dans la libération des otages retenus par les Farc. A la fin de l'année 2007, elle a été nommée «médiatrice» par le gouvernement et a obtenu la libération des derniers civils et de plusieurs prisonniers militaires. C'est dans ce contexte qu'elle a créé le réseau international Colombiens pour la paix.

    La sanction prise à son encontre, en septembre dernier, par le Procurador général de la République, à savoir l'interdiction d'intervenir en politique pendant dix-huit ans, sous le prétexte de coopération avec les Farc, est parfaitement arbitraire (1) mais intéressante à analyser. En effet, elle se situe à la convergence de deux facteurs: la mainmise des forces réactionnaires sur plusieurs institutions, et le refus catégorique des couches dirigeantes d'envisager des négociations de paix.

    Depuis quelques années, les Colombiens se sont habitués à ce que les postes de pouvoir politique soient dominés par les «forces émergentes», c'est-à-dire des politiciens liés aux mafias et aux paramilitaires d'extrême droite. Dans le cadre des procès contre la «parapolitique», plus de quatre-vingt parlementaires sont inculpés ou soumis à des enquêtes.

    A cette dérive s'ajoute la transformation que subissent le pouvoir judiciaire et les organismes de contrôle. Ainsi, depuis un an et demi, la fonction de Fiscal (le chef de la police judiciaire colombienne) est assurée par un fonctionnaire par intérim, la Cour suprême de justice n'ayant pas réussi à trouver un successeur dans les brochettes de sombres personnages qui lui ont été systématiquement proposés par l'exécutif. Au niveau local, il s'est avéré que plusieurs fiscales travaillaient pour les narcotrafiquants, le plus célèbre d'entre eux étant le frère d'un ancien ministre de l'Intérieur.

    Un autre contrepouvoir important en Colombie était le Procurador (sorte de médiateur de la République). D'après la Constitution, celui-ci doit «veiller au respect» de la Charte suprême, «protéger les droits humains», «défendre les intérêts de la société». Mais comment Alejandro Ordoñez, membre d'un groupe ultra-réactionnaire espagnol (2), pourrait-il défendre les intérêts des Colombiens du XXIe siècle ou la Constitution d'un Etat laïc? Ses actions ne prêtent pas à sourire. Dans le passé, il a organisé un autodafé de livres qu'il avait fait retirer de la bibliothèque publique. Depuis qu'il est Procurador, il s'est distingué par ses propos sur la condamnation de l'homosexualité, le retour à la pénalisation de toute forme d'avortement ou l'interdiction de l'éducation sexuelle. Aujourd'hui, dans l'organisme qu'il dirige, les emblèmes républicains ont été remplacés par des crucifix, des cierges et des vierges.

    Or, c'est bien celui qui est appelé par la presse «l'Inquisiteur» qui a décidé du sort de Piedad Cordoba, en lui infligeant une sanction disciplinaire de dix-huit ans d'interdiction d'exercice, ce qui équivaut à une mort politique. Son acharnement est probablement lié au franc-parler de la sénatrice et à ses positions progressistes, ainsi qu'à sa trajectoire personnelle. Car cette femme divorcée, féministe et noire –et qui s'est battue politiquement sur tous ces fronts– incarne les antipodes des valeurs moralistes du Procurador.

    Pourtant, une décision de ce type n'aurait probablement pas été prise sans un climat social et politique propice, et c'est là le deuxième facteur et symptôme inquiétant de l'état actuel du pays. Le lynchage médiatique qu'a subi Piedad Cordoba au cours de ces dernières années est directement lié à son rôle dans la recherche de la paix: elle a été espionnée illégalement par les services secrets, ainsi que par les gardes du corps qui lui ont été assignés d'office. Elle a été stigmatisée publiquement par le pouvoir et par les médias, qui ont donné libre cours à leur haine raciste et sexiste. Dernièrement, elle a été la victime d'un étrange accident d'automobile. La décision du Procurador s'inscrit donc dans cette ligne: celle du sabotage historique de tous les efforts menés dans une perspective de paix avec la guérilla des Farc.

    En effet, les initiatives de paix ont été nombreuses dans l'histoire récente de ce pays. Elles ont été impulsées par des ONG, des organisations liées aux églises, des associations de la société civile, des hommes et femmes politiques et aussi par des gouvernements comme ce fut le cas à la fin des années 1990.

    Mais tous ces efforts ont été vains. Déjà en 1986, lors des premières tentatives de pourparlers effectuées par le gouvernement, Gabriel García Márquez expliquait que les différents actes de sabotage contre la paix étaient l'expression d'«ennemis de la paix, tapis à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement». Pour sa part, l'historien Medofilo Medina considère que les résistances sont telles qu'aucun dialogue de paix avec la guérilla ne sera possible tant que les gouvernements n'auront pas préalablement reçu l'accord des militaires, des entrepreneurs, et des différents secteurs politiques.

    Cette constante explique pourquoi les personnes qui jouent les intermédiaires avec les guérillas risquent d'y laisser leur peau: rappelons que le grand humoriste Jaime Garzon fut assassiné par les paramilitaires en 1999 parce qu'il intercédait dans la libération d'otages retenus par les Farc. Cette même année, et dans le contexte du processus de paix, fut également assassiné l'ancien doyen de la Faculté d'économie de l'Université nationale et spécialiste des processus de paix, Jesus Bejarano. Au niveau régional, les élus ayant établi des accords avec les Farc pour limiter les violences ont également subi des pressions et des menaces et certains ont payé ces actes de leur vie. Enfin, lors de la récente crise des otages, des intermédiaires étrangers (comme le Français Noël Saez et le Suisse Jean-Pierre Gontard) ont été accusés par les autorités colombiennes d'être des «auxiliaires» de la guérilla.

    La plupart des hommes et des femmes politiques ont compris la leçon et ne s'aventurent pas dans les eaux périlleuses de la recherche de la paix et l'intermédiation avec les guérillas. Mais c'est précisément dans cet échiquier que Piedad Cordoba est intervenue de tout son poids comme sénatrice, multipliant les efforts afin de ramener des otages auprès des leurs et, surtout, afin «d'apporter l'espoir de la fin de ce sempiternel conflit armé». Alors que la guerre est installée comme une routine, que la situation des paysans et des trois millions de déplacés atteint des niveaux catastrophiques, que les institutions sont envahies par l'obscurantisme et que le nouveau gouvernement Santos paraît bien décidé à continuer le même scénario guerrier, cette femme courageuse fait face.

    Le 2 novembre, le Sénat a cautionné la décision du Procurador et Piedad Cordoba a perdu son siège. Parallèlement, la Cour suprême a commencé à enquêter sur les agissements de celui-ci. Il est impossible, au stade actuel, de prévoir le dénuement juridique de ce cas. Quel qu'il soit, il serait souhaitable que le sort de Piedad Cordoba dépende moins des soubresauts de la justice colombienne et davantage de l'intérêt qu'a toute une société à faire avancer les négociations de paix. Ce qui serait un premier espoir pour que la Colombie, sans nier qu'une guerre la déchire, fasse un pas en avant pour en sortir dignement.

     

    (1) Légalement, la Cour suprême de justice est l'instance chargée d'enquêter sur les délits des députés. Or son président expliquait récemment n'avoir reçu aucune preuve contre la sénatrice.

    (2)  Orden de la Legitimidad Proscrita, qui a notamment eu parmi ses membre le dictateur de l'Uruguay Juan María Bordaberry.

    Olga L. Gonzalez est docteure en sociologie de l'Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris, présidente du Groupe Actualités Colombie (GAC) à la Maison des Sciences de l'Homme de Paris.

     

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