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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 10:49

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Les complémentaires souhaitent à leur tour rembourser les médicaments en fonction de leur « efficacité ».

Les remboursements de médicaments fondent comme neige au soleil. Suivant le mouvement de la Sécurité sociale, les complémentaires de santé souhaitent désormais couvrir uniquement les médicaments prescrits « en fonction de leur efficacité et non plus du barème de la Sécurité sociale », comme indiqué dans le Parisien de mercredi. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a en effet autorisé les mutuelles à prendre connaissance des informations sur l’utilité médicale des produits qu’elles doivent rembourser. Après de premières expérimentations, l’objectif est de généraliser cette pratique, « pour ne plus rembourser à l’aveugle », explique Jean-Martin Cohen-Solal, directeur général de la Mutualité française.

Les mutuelles reprennent l’argument de l’efficacité qui a déjà permis la décote de 150 produits remboursés à seulement 15 % (les vignettes orange), au printemps, sur avis de la Haute Autorité de santé (HAS). La Mutualité avait vivement contesté cette mesure de la Sécu, qui pouvait alourdir automatiquement la charge des complémentaires.

Sur son site Internet, la Mutualité française recommande aux patients de se passer de ces fameux médicaments, notamment pour les brûlures, la constipation, le rhume. Elle justifie sa décision en affirmant vouloir concentrer ses efforts « sur les médicaments plus efficaces ». Du côté des usagers, le Dr Bernard Coadou, membre du Collectif national contre les franchises, crie au scandale : « La plupart des critères pour dérembourser ces médicaments sont politiques et administratifs. Pas médicaux. C’est une autorité indépendante qui doit fixer les remboursements, il faudrait surtout demander leur avis aux associations qui connaissent bien la question. » Christian Saout, du Collectif interassociatif sur la santé, dénonce une « avancée vers les couvertures à plusieurs vitesses. Nous allons voir apparaître des contrats de plus en plus low cost qui ne remboursent que les médicaments à utilité élevée ».

Cécile Rousseau

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 10:45

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 17:05

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 16:56

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« Contre l'expulsion des Roms et pour un plan de sédentarisation! »

 

Depuis le mois de juillet, sur la plaine de Triel-Chanteloup, des familles entières de Roms vivent dans la peur et la crainte d'être séparées: emprisonnés pour certains, expulsés pour les autres.

 

Ce matin, à 7h du matin, 18 cars de CRS et des meutes de policiers ont envahis le camp contrôlant une fois de plus les identités et proposant un retour volontaire. Puisqu'aucune famille n'a accepté le marché de dupe de l'Etat, certaines d'entre elles se sont donc vu remettre une obligation de quitter le territoire français dans un délais de un mois.

 

En effet, sous le règne de Nicolas Sarkozy, il ne fait pas bon d'être étranger et pauvre.

Le gouvernement s’engage de plus en plus dans une politique sécuritaire brutale et xénophobe, désignant les Roms, ou les gens du voyage et les immigrés comme boucs émissaires. Par conséquent, certains ministres n’hésitent pas à proférer des propos démagogiques, racistes ou diffamatoires stigmatisant une partie de la population, tel le ministre de l’intérieur condamné en pénal pour ses propos racistes.

 

Les Roms de Triel sont victimes eux aussi de cette fuite en avant populiste qui tend à faire oublier les affaires politico-financières et les réformes de plus en plus contestées par la population (retraites) et jusque dans son propre camp (réforme territoriale). Au delà de la stratégie électoraliste démontrant que l'UMP ne veut pas seulement récupérer les voix de l'extrême-droite en s'appliquant à mener la politique du Front National, c'est bien dans une logique ultra-libérale du chacun pour soi et opposant les uns aux autres.

 

Le PCF regrette les propos d'Eddie Aït, maire de Carrières sous Poissy, et lui demande de revenir sur les termes de sa lettre ouverte qu’il a adressée à Nicolas Sarkozy qui ne sont pas conformes aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, auxquelles nous sommes attachés.

 

Les familles Roms sont des hommes, des femmes et des enfants qui ont besoin de vivre en paix, comme toutes les personnes vivant sur le territoire.

Ainsi, la Fédération des Yvelines du Parti Communiste Français demande la suspension de toute menace d'expulsion et le règlement dans les plus brefs délais des problèmes rencontrés par cette population fragilisée.

Le PCF soutient le collectif qui apporte assistance aux roms, et exige des autorités publiques avec celui-ci l’attribution d’un terrain viabilisé à la vingtaine de familles concernées, ainsi que la scolarisation dans les meilleures conditions possibles des enfants, la régularisation des adultes, et l'accès aux prestations sociales.

Le PCF propose qu'un « plan de sédentarisation à l'échelle européenne » soit discuté en urgence, car seul l’accès de la population Rom à l’autonomie, à l’éducation, aux services publics, au travail est capable de changer réellement la donne.

 

Contre les dérives xénophobes, racistes et sécuritaires du gouvernement, nous appelons les républicains, les forces sociales et politiques de toute la gauche à se rassembler et à participer à la manifestation du 4 septembre à Paris « Stop à la politique du pilori ».

  Communiqué de presse du PCF (Fédération des Yvelines)

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 16:49

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http://www.mediapart.fr/club/blog/distancecritique/180810/barack-obama-le-president-cosmetique

 

Michelle Obama  est comparée aux Etats-Unis à Marie-Antoinette du fait de ses vacances bling bling en Espagne, en partie financées par le contribuable américain, à hauteur de $ 375.000, cet été elle sera tout de même partie ... 8 fois en vacances !

Les Français, adeptes de l'auto-critique, comme si la France était un pays latin tolérant les abus par opposition à la rigueur des pays germaniques, anglo-saxons ou nordiques, ne semblent pas voir qu'ailleurs c'est pareil .

La rigueur allemande s'est très bien accommodée de la tricherie du gardien de football allemand qui a subtilisé le ballon après un but marqué par Frank Lampard afin de le dissimuler à l'arbitre .

Ted Kennedy, l'anti-héros américain qui a fui une scène d'accident qu'il a provoqué au lieu de porter secours à la victime, a bénéficié d'une justice de classe, et de la complaisance de l'establishment jusqu'à sa mort .

Ce sont les démocrates et non les républicains qui ont causé Hiroshima et Nagasaki, dont un président, Kennedy, a été élu avec l'aide de la mafia, qui ont commencé la guerre du Vietnam, laissé une dictature théocratique s'installer en Iran, c'est Clinton qui n'a pas vu venir la menace Ben Laden, et a aboli le Glass Steagall Act, créant les conditions de la crise financière, et non Bush !

Ce sont Clinton, Blair et Schröder, les démocrates, travaillistes, et sociaux-démocrates, qui se vendent au plus offrant, pour un discours, ou à des entreprises étrangères .

Au Royaume-Uni avec l'affaire BAE il n'y a pas moins de corruption que dans les affaires des frégates et de Karachi .

En Islande l'éthique nordique a été bradée pour le bling bling, n'en déplaise à Eva Joly les Islandais ayant voté pour les politiciens responsables sont aussi responsables et non à plaindre .

La Norvège soi-disant écologique diffuse les pesticides dans l'océan .

Les vacances de Michelle Obama sont de même nature que les sorties en jet privé de motodidacte et du sous-ministre sauveur d'Haïti .

La gauche caviar est une pseudo-gauche qui défend son intérêt de classe sociale de nantis s'attribuant l'absolution de sa richesse indécente et souvent injustifiée par une charité d'âme théorique mais qui en pratique comme la droite bling bling se sert en accaparant la richesse produite par d'autres, par processus de vol légal, ce que fait Michelle Obama .

La différence avec la droite bling bling c'est qu'au moins la droite bling bling assume usurper le pouvoir au profit de quelques uns, quand les Obama ont la main sur le coeur : hypocrites !

Ségolène Royal devant les caméras s'affiche en seconde classe, mais quand il n'y a plus les caméras se fait 'upgrader' en classe affaires .

Obama est le président cosmétique : faire semblant que tout change pour que rien ne change, donner le change, change we cannot believe in .

Obama n'a pas fait fermer les centrales à charbon, n'a pas réformé les bonus des traders : où est l'écologie, où est le social, où est le progrès ?

Obama critique la laïcité, c'est à dire préfère l'exhibition dans l'espace public de l'oppression des femmes à la liberté de ne pas voir cela .

Obama soutient la construction d'une mosquée près du lieu d'attentat du WTC, c'est comme si un temple japonais était construit à Pearl Harbour ! 

La réforme de santé d'Obama ne donne pas accès à l'avortement .

Obama n'est pas pour une limitation drastique de la peine de mort, du port d'arme, de la religion .

Obama a prêté serment sur la Bible, et non sur la Constitution, ce qu'avait pourtant déjà fait un président américain, non démocrate, il y a un siècle .

Comme Clinton qui affirmait avoir fumé du cannabis sans avoir avalé la fumée, Obama a voté les crédits militaires de la guerre en Irak tout en étant contre la guerre en Irak, a voté les mesures liberticides de Bush et les aides de Bush aux fat cats de Wall Street .

Barack Oama est un arriviste figurant dont l'ascension a été permise par le fait que les WASP sont désormais minoritaires aux USA, rien de miraculeux et d'extraordinaire dans l'élection de cet arriviste sans idée concrète, qui a eu l'arrogance de publier une autobiographie sans bilan, politique ou intellectuel .

Alors que Barack Obama fait de la démagogie anti-riches, anti-BP, le coût des vacances de Michelle Obama en Espagne pour le contribuable américain est de $ 375000 en sécurité, dont les agents secrets et leur logement,  les véhicules officiels, un convoi de 14 voitures, l'avion Air Force Two ... et la partie officielle du voyage, seul l'hôtel et le shopping seront payés par Michelle Obama, hôtel à $ 2000 la nuit .

Une visite privée à l'Alhambra : le côté proche du peuple de la gauche caviar .

Quel est le bilan carbone d'un tel voyage ?

Un siècle de vacances d'une famille aisée, ou dix siècles de vacances d'une famille de la classe moyenne, c'est cela le 'sauveur' Obama que des 'journalistes' qui font partie du même système ont tant vanté ?

Faire financer une partie de son train de vie personnel par le contribuable, et ensuite s'absoudre par des galas de charité avec Longoria, Banderas .

Le fils de Thatcher, un affairiste saoudien impliqué dans l'affaire Iran-Contra, des aristocrates ... à la table de Michelle Obama lors de son séjour à Marbella, capitale du bling bling vulgaire .

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 15:12

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Traduction JC http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Plus de 3 millions de travailleurs du textile du Bangladesh sont en grève pour soutenir leur revendication pour un salaire de base mensuel de 5 000 taka (70 dollars), des avantages sociaux ainsi que le respect des droits syndicaux, en respect de la loi et des conventions de l'OIT, des droits et avantages garantis par le droit du travail, des régulations assurant la sécurité sur le lieu de travail. Face aux mouvements sporadiques de travailleurs dans plusieurs régions du Bangladesh pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail, le gouvernement a formé une commission sur le salaire minimum le 28 juillet qui a fixé à 2 000 taka, le salaire minimum mensuel de base + 800 taka pour le loyer et 200 taka pour les soins médicaux. Le salaire minimum étant donc de 3 000 taka.



Les travailleurs du texte sont les moins payés en comparaison avec la majorité des autres travailleurs employés au Bangladesh. Ils sont aussi les moins bien payés par rapport aux travailleurs du textile d'autres pays, y compris le Népal.



Main d'oeuvre bon marché et extrême exploitation sont la principale source des profits élevés dans le secteur textile. Face aux soulèvements spontanés de millions de travailleurs du textile le 2 mai 2006, la Commission sur le salaire minimum a déclaré que 1 662,5 (25 dollars) comme le salaire minimum brut. Un salaire aussi bas a obligé les travailleurs du textile à vivre dans des conditions inhumaines. En dépit du droit du travail en vigueur, presque tous les travailleurs dans le secteur textile sont privés de leurs droits syndicaux. Les tentatives pour former des syndicats ont rencontré une forte répression, des licenciements et des raids par des hooligans embauchés par les patrons. Des milliers de travailleurs ont perdu leur vie à cause du non-respect de la régulation sur la sécurité au travail, causant accident, feux et panique. Une telle situation était la raison de cette ébullition chronique dans le secteur.



La déclaration d'un nouveau salaire minimum le 25 juilet ne pouvait pas satisfaire la plupart des travailleurs. En outre, les salaires des travailleurs qualifiés n'ont pas été augmentés en proportion. Ni l'accord de la Commission sur le salaire n'évoque les salaires minimum des travailleurs confectionannt les pulls, les tricots, ainsi que les travailleurs à la pièce. De plus, il a été annoncé que la nouvelle structure ne serait effective que le 1er novembre, ce qui est inhabituel.



La déclaration a provoqué le mécontentement des travailleurs du textile. De nombreux leaders syndicaux ont rejeté la proposition.



Les travailleurs du textile prêt-à-porter (RMG en anglais) de la région industrielle de Tejgaon dans la capitale Dhaka ont lancé une grève spontanée le 30 juillet. La police a attaqué la manifestation pacifique et de nombreux travailleurs ont été blessés et arrêtés. Plus tard dans la nuit, les maisons de plusieurs dirigeants syndicaux ont été prises d'assaut par la police et les conseillers de l'avocat de la Centrale des Syndicats du textile, le plus important des syndicats du secteur du prêt-à-porter, Montu Ghosh ont été arrêtés. Répressions de grande échelle, arrestations, agressions par la police et les hooligans embauchés par les patrons ont excité les travailleurs. Le 31 juillet, des grèves et manifestations massives se sont développées dans toutes les régions industrielles dans et autour de la capitale Dhaka.



Une conférence de presse organisée par 12 syndicats des travailleurs du textile a appelé le gouvernement à cesser la répression, à libérer les leaders syndicaux, à abandonner les mandats d'arrêt et les dossiers falsifiés montés contre des militants et des travailleurs. La conférence de presse présidée par le leader syndical historique Manzurul Ashan Khan, également conseiller de la Centrale syndicale des Travailleurs du textile (CWTC) a appelé le gouvernement et le patronat à entamer des négotiations bi-partite et tri-partite afin de trouver une solution à la lutte des travailleurs. Hélas, le gouvernement a continué les arrestations et la répression.



Le gouvernement a organisé une rencontre tri-partite bidon au bureau de l'Association du patronat du textile qui n'a pas examiné les revendications des travailleurs. Les prétendues rencontres tri-partites ont annoncé que les usines rouvriraient leurs portes à partir du lundi 2 août.



Le fait que le gouvernement et le patronat n'aient pas ré-examiné les revendications des travailleurs et la répression brutale ont enragé encore plus les travailleurs, et la lutte, avec grèves et manifestations, s'est répandu à tout le pays. La police a tiré sur des manifestations pacifiques de travailleurs, blessant des centaines de manifestants. Des centaines de travailleurs ont été arrêtés. Des hooligans à la solde du patronat et des hommes de main vont dans les bidonvilles et les quartiers-dortoirs pour trouver les militants et les passer à tabac.



Un règne de terreur s'est abattu sur les travailleurs.



La police n'autorise pas les travailleurs à manifester dans les rues. Les organisations politiques et d'autres organisations de masse ne sont pas autorisées à organiser tout type d'action de solidarité avec les travailleurs du textile prêt-à-porter.



Les médias imprimés et électroniques sont censurés en secret pour ne publier aucune nouvelle sur la lutte des travailleurs et la répression brutale des droits démocratiques, syndicaux et humains. Mantu Ghosh est resté en garde-à-vue pendant neuf jours. Tout le monde sait qu'au Bangladesh, ceux qui sont conservés en garde-en-vue sont interrogés et torturés.



Assez souvent, en ces moments-là, des prisonniers sont tués et des histoires sont concoctés selon quoi ils auraient été tués après des échanges de tirs ou après des affrontements. De nombreuses personnes ont été tuées de cette manière, sous les mandats des derniers gouvernements. Le gouvernement actuel a été élu il y a 17 mois.



Malgré l'engagement électoral selon lequel il n'y aurait plus de meurtres extra-judiciaires, plus de 100 personnes ont été tuées lors de prétendus échanges de tirs.



Les travailleurs continuent à se battre en dépit des répressions impitoyables.



La Centrale syndicale des travailleurs du textile et 11 autres syndicats des travailleurs du textile ont appelé les syndicats internationaux, les syndicats de différents pays, les travailleurs du monde entier, toutes les organisations humanitaires à soutenir les revendications des travailleurs du textile du Bangladesh, à exprimer leur solidarité et à demander la libération de Montu Ghosh et des autres leaders syndicaux détenus.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 12:11
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http://feusurlequartiergeneral.blogspot.com/2010/08/piqure-de-rappel.html

La blogosphère fonctionne comme une loupe. Elle est visiblement dominée par une extrême droite dure, identitaire, raciste. Assez étrangement, elle est aussi anticommuniste comme on n'ose plus l'être depuis Mac Carthy. Assez étrangement aussi, certains blogueurs se prétendant trotskistes ou d'extrême gauche ont la même syntaxe qu'eux, le même vocabulaire mortifère et fascistomorphe.  Et ils n'écrivent plus le mot communisme, trop occupé à faire la police de la pensée et à animaliser l'adversaire, comme n'importe quelle ordure du temps de Gringoire. 
On sait que le style, c'est l'homme, et ces hommes là ne sont décidément pas aimables.
Nous sommes fiers d'être communiste. Nous sommes fiers de l'idée communiste, de l'hypothèse communiste.
Certains se gargarisent dans la dénonciation des libéraux-libertaires et croient que cela fait d'eux de vrais hommes de droite. Cela prouve juste à quel point ils sont ignorants. Ils sauraient sinon que c'est un philosophe communiste pur jus, dont on a déjà parlé ici, un philosophe qui aimait les bains de mer et les filles, Michel Clouscard qui a dénoncé cette collusion, dès 1973, dans Néo-Fascisme et Idéologie du désir (Delga).
Et puis nous sommes communistes parce qu'il n'y a pas d'autre solution. Cela fait plus d'un an qu'un autre philosophe communiste, Georges Labica, est mort. Mais nous gardons au coeur et à la raison la magnifique définition qu'il donne à notre belle espérance: 
« Le communisme, c’est le seul contrepoison, le seul antidote, le seul remède, la seule alternative à la société d’exploitation, au capitalisme qui jamais n’a le visage humain. Tous les damnés de la terre savent ça, qui sont de plus en plus nombreux et de plus en plus damnés. Seuls les salauds ne sont pas avec eux et c’est comme ça qu’on les reconnaît. »


Démocratie et Révolution
(Le temps des cerises, 2002)


Bon, sinon, on vous laisse. On s'en va dans le Brabant, faire des broques pour chasser l'édition originale, manger le boudin vert d'Orp le Grand  et suivre les drèves de hasard.

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 11:42

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http://chavezhugo.wordpress.com/

 

Cet article présente les avancées et acquis au Vénézuéla, cependant il pêche, à mon sens, sur les difficultés rencontrées par le peuple vénézuélien et par un ehabitude de nier les difficultés, de fait le contraire de s cubains par exemple.

J'ATTIRE VOTRE ATTENTION SUR CE SITE QUI COMPORTE EN LIEN UN SITE PROCHE DE DIEUDONNE ET DES SES COMPARSE.

 

 

Dimanche soir, l’émission « Enquête exclusive » consacre un reportage à Benidorm, haut lieu d’ un tourisme de masse mêlant littoral bétonné, bordels et drogues. Fin du reportage, un autre s’apprête à commencer, son titre : « Caracas : Gang, favelas, Miss univers », une émission déjà diffusée en mars de cette année.

D’emblée, cela peut paraître quelque peu réducteur, dans un pays qui depuis un peu plus de 10 ans vit autre chose que les seuls crimes dans les favelas (appelés « ranchos » au Venezuela) – bien que cela soit un problème majeur – et l’élection de ses miss siliconées, puisqu’il est tout de même marqué par un processus politique important auquel la majorité de la population participe activement.

Au fil des minutes, la ligne du reportage apparaît de plus en plus clairement : il s’agit effectivement de ne montrer de Caracas que les miss et la violence, et quand on quitte l’un, c’est immédiatement pour retrouver l’autre.

En bonus, nous avons droit en début de reportage, à une petite parenthèse sur le président de ce pays, Hugo Chavez, cela dure très peu de temps, mais le commentateur a le temps de lâcher quelques petites phrases non-dénuées de sens : tout d’abord on nous dit qu’un homme a mis la main sur la manne pétrolière pour soutenir sa politique et ses ambitions. Magnifique utilisation des mots, car la phrase du journaliste pourrait laisser entendre que c’est M. Chavez lui-même et non l’Etat vénézuelien qui a récupéré le contrôle du pétrole et de ses revenus.

Ensuite, l’on réduit les objectifs de ce « président populiste de gauche » à une seule obsession : « contester la toute puissance du voisin le du Venezuela. Celui-ci ne ferait donc que de l’anti-américanisme primaire, sans projet sérieux pour son pays.

Nous comprenons bien dès lors, que ce reportage de M. de la Villardière ne dérogera pas à la règle communément admise dans les médias occidentaux qui consiste à diaboliser le leader vénézuelien et sa politique.

En politique internationale, le journaliste déclare que le président a l’habitude de s’afficher avec « des dirigeants qui ont en commun d’opprimer leur peuple », en premier lieu son « modèle » cubain Fidel Castro, mais aussi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, et pour finir, que ces derniers mois, il s’est fait un nouvel ami en la personne du colonel Libyen Mouammar Khadafi.

Rétablissons la vérité sur quelques points essentiels :

En premier lieu sur les relations du Venezuela, qui ne seraient -selon le reportage- essentiellement qu’avec des « régimes qui oppriment leur peuple ».

LeVénézuela entretient bel et bien des relations avec Cuba, l’Iran et la Libye, comme de nombreux autres pays dans le monde et en Amérique latine.

La Havane et Caracas ont créé ensemble l’ALBA (Alternative Bolivarienne pour les Amériques) en 2004, et cette coopération apporte en effet une aide des plus importante au Venezuela, dans le domaine de la santé par exemple, et a envoyé dans le cadre d’un échange contre du pétrole, des milliers de médecins dans les bidonvilles vénézuéliens, ce qui a permis de sauver la vie de centaines de milliers de vénézuéliens modestes qui ont toujours été abandonnés par les pouvoirs néo-libéraux précédents (1).

Cette collaboration sanitaire cubaine (qui ne s’arrête pas aux simples consultations) a été élargie à un certain nombre de pays latino-américains comme la Bolivie ou l’Equateur, et permet aujourd’hui d’ambitieux programmes comme l’Operación Milagro » ou la « Misión Manuela Espejo » (2).

Les relations avec l’Iran sont également dynamiques, et quoi qu’on puisse penser de ce pays, les échanges commerciaux avec celui-ci apportent au Venezuela un transfert de technologie primordial dans certains domaines, principalement dans l’industrie agro-alimentaire et pharmaceutique.

De plus, ces deux pays ont crée ensemble l’OPEP, les relations entre eux sont donc tous simplement logiques et compréhensibles à plusieurs niveaux.

Mais contrairement à ce que laisse entendre le reportage, Mr Chavez ne limite pas les relations de son pays à Cuba, l’Iran et la Libye. Le Brésil et l’Argentine sont aussi de très proches alliés de Caracas, et les relations politiques et commerciales sont excellentes avec la plupart des pays latino-américains. De plus ces 10 dernières années, les échanges se sont multipliés avec la Chine, la Russie, le Japon, l’Inde, le Portugal, ou l’Espagne.

Le reportage accuse ensuite le président d’être la cause de l’immense insécurité qui règne dans son pays, pour preuve cet avis d’une habitante de Caracas interrogée sur le problème.

Si la criminalité est un problème majeur de Caracas, elle existait bien avant l’élection de M. Chavez, et le gouvernement a commencé à s’occuper sérieusement de ce problème, de par ses importantes politiques sociales dans les quartiers concernés, mais aussi avec la création il y a peu, de la Police nationale bolivarienne (3).

Ce reportage ne montre de Caracas, que criminalité (avec en prime, délires de criminels défoncés à l’alcool et à la drogue) et difficultés. A peine montre t-il une clinique populaire entièrement gratuite et une coopérative de textile (en tournant en ridicule au passage la conscience politique de ses ouvrières et ouvriers), pour aussitôt parler des problèmes d’approvisionnement du magasin « Mercal » du secteur, et continuer sur la soi-disant baisse importante de popularité du président Chavez et la « fermeture » par ce dernier de la chaine d’opposition RCTV.

Nos amis de M6 ont d’abord oublié de nous rappeler que cette chaine avait soutenu activement le coup d’Etat contre le pouvoir en 2002, et qu’il ne s’agissait pas d’une fermeture mais de la fin d’une concession publique (4). RCTV continue aujourd’hui d’émettre depuis le câble. En Europe, n’importe quel média de ce type aurait été fermé sur le champ. Et que dire de la chaine Globovision, qui s’est transformée en organisation politique véhiculant mensonges et manipulations contre la politique du président, quand ils ne violent pas tout simplement les lois. Son PDG Guillermo Zuloaga, recherché par la justice vénézuelienne et Interpol pour corruption, a les faveurs des grands médias dominants qui le font passer pour un persécuté politique.

Est-il normal d’oublier de parler dans cette parodie de journalisme, de la majorité de la population (les plus modestes) de ce pays qui s’est approprié la construction d’une société nouvelle, en donnant au concept de « démocratie active » toute sa considération ? Est-il normal de ne pas parler du fait que le Venezuela, malgré ses immenses difficultés, est parvenu à baisser son taux de pauvreté de moitié entre 1999 et 2009 ? (5) Abaisser son taux de mortalité infantile de 35%, son chômage de 19 à 8% (6).

Est-il normal de ne pas mentionner que depuis l’élection de M. Chavez, tous les citoyens, quel que soit leur milieu ont accès gratuitement à l’éducation supérieure, à la santé, à la culture ?..

Que presque 100% des enfants sont scolarisés avec distribution de 3 repas par jour ?

Que plus personne ne meurt de faim au Venezuela grâce aux politiques du gouvernement ?

Que 3 millions d’hectares de terres ont été redistribués aux petits paysans avec appuis techniques et financiers, alors qu’ils étaient quasi-esclaves de grands propriétaires auparavant ?

Enfin, pourquoi ne pas avoir mentionné le fait que le Venezuela avait atteint un certain nombre d’« objectifs du millénaire » fixés par l’UNESCO avant même la date prévue (7) ?

Je ne rédigerai pas ici de façon exhaustive les acquis de la révolution bolivarienne entamée en 1999 avec l’élection de Hugo Chavez – et qui a véritablement commencé avec la révolte de 1989 (8) -, mais ces quelques chiffres suffisent à démonter la propagande ridicule de l’émission de M. de la Villardière, qui avait déjà fait l’exploit de ne pas mentionner le système éducatif et de santé cubain lors d’un document sur ce pays, oubliant de dire notamment, qu’il n’y avait pas d’enfants des rues dans ce pays comme il en existe dans chacun des pays d’Amérique latine.

Quiconque aura vu ou regardera ce reportage, constatera le parti-pris flagrant de celui-ci et sa description réductrice du Venezuela et de son président. Un reportage de plus qui n’a encore une fois rien montré des acquis sociaux et démocratiques considérables de ce pays depuis 11 ans, mais qui a l’avantage de constituer un élément des plus intéressants pour quiconque veut étudier les mécanismes de manipulation des grand médias.

N’en déplaise à M6 et à M. De la Villardière, le peuple vénézuelien a bien des difficultés, mais les avancées qu’il a connu ces 11 dernières années sont des plus significatives, et il construit chaque jour cette alternative qui fait tant peur aux puissants et à leurs valets médiatiques : le socialisme du XXIème siècle.

Frédéric André.

(1) Actuellement, environ 30000 médecins cubains opèrent au Venezuela depuis 2003.

Lire également « La dette du Venezuela à l’égard de Cuba » de Salim Lamrani. http://www.mondialisation.ca/index….

(2) http://andes.info.ec/sociedad/misio…

(3) Lire : « La Police nationale bolivarienne relève le défi » de Maurice Lemoine http://www.monde-diplomatique.fr/20…

(4) Lire : « Venezuela : Reporters sans frontières et RCTV : Désinformation et mensonges » de Salim Lamrani. http://www.legrandsoir.info/Venezue…

(5) http://www.venezueladeverdad.gob.ve…

(6) De 2003 (lors du « lock-out » pétrolier mené contre le gouvernement) à 2010.

(7) http://www.minci.gob.ve/reportajes/…

(8) http://risal.collectifs.net/spip.ph…

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Published by valenton rouge - dans Monde
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 19:52

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Député communiste d’Argenteuil 
et Bezons sous 
le Front populaire, 
le chef de la rubrique internationale 
de l’Humanité 
sera emprisonné 
à la Santé avant d’être fusillé par les nazis,
le 15 décembre 1941.

Né le 9 février 1902 à Toulon, Gabriel Péri grandit à Marseille où son père travaille comme comptable à la chambre de commerce. Élève brillant, il côtoie au lycée de nombreux enfants de la grande bourgeoisie (et quelques enfants de la petite bourgeoisie comme lui).

C’est au cours de la Première Guerre mondiale qu’il s’engage pour la première fois. En juillet 1915, il propose de faire paraître un journal polycopié pour collecter de l’argent au profit des soldats. En mars 1917, la révolution éclate en Russie ; le régime tsariste est balayé. D’après le témoignage d’un ancien camarade de classe, la Russie devient alors le pôle d’attraction de Gabriel Péri et de ses amis. On s’intéresse aux événements qui s’y déroulent avec beaucoup d’attention. Quand les partisans de Lénine s’emparent du pouvoir en novembre 1917, Gabriel Péri s’est engagé depuis peu au sein du mouvement socialiste. Rapidement, il défend les thèses de l’aile gauche du parti.

Au lendemain du Congrès de Tours, Gabriel Péri devient secrétaire du groupe des Jeunesses communistes de Marseille ; pour la première fois de sa vie, il est poursuivi et condamné par la justice pour avoir distribué des tracts antimilitaristes à proximité d’une caserne. Un an plus tard, il est élu à la direction nationale des Jeunesses communistes. À compter de ce jour du mois de mai 1922, Gabriel Péri sera rétribué pour son action militante.

Emprisonné à la suite de son action contre l’occupation du bassin houiller allemand de la Ruhr par les armées belges et françaises, il quitte les Jeunesses communistes et intègre l’appareil du Parti communiste, au printemps 1923.

En octobre 1924, il se voit confier la responsabilité de la rubrique internationale de l’Humanité, charge qu’il assumera sans interruption, indépendamment des fluctuations de la ligne politique de l’Internationale communiste, jusqu’à l’interdiction du quotidien communiste à la suite de la signature du pacte germano-soviétique, en août 1939.

Par ailleurs, le chef du service de politique étrangère du quotidien communiste se voit également confier d’autres tâches, en particulier dans sa région d’origine où il est régulièrement candidat jusqu’à son élection, comme député en mai 1932 dans la première circonscription de Versailles, qui regroupe essentiellement les électeurs des communes d’Argenteuil et de Bezons.

Brillamment réélu député en mai 1936, Gabriel Péri profite pleinement de la nouvelle orientation politique en faveur du Front populaire. Il se voit confirmer son rôle de porte-parole en matière de politique étrangère, allant jusqu’à définir la ligne politique du Parti communiste, et même l’incarner au moment de la discussion parlementaire autour de la signature des accords de Munich, en octobre 1938.

Tout au long de cette année 1938, Gabriel Péri s’inquiète du « destin de la paix », comme en témoigne par exemple un article pour la revue du Comité mondial contre la guerre et le fascisme. D’après lui, il convient avant tout de tirer le plus vite possible les conclusions de la politique de non-intervention en Espagne, « l’une des plus lourdes erreurs diplomatiques » par laquelle le gouvernement de Front populaire présidé par Léon Blum « s’est signalé au monde ». Selon Gabriel Péri, « le sort de la paix dépend de la vigueur avec laquelle la démocratie française, sûre de sa mission, saura mobiliser autour d’elle les forces populaires et démocratiques qui sont l’Europe de demain ». Par avance, Gabriel Péri prend définitivement position dans tous les autres débats de politique extérieure à venir, répétant son refus de céder à la volonté hégémonique de l’Allemagne nazie.

Son impitoyable réquisitoire contre la politique étrangère du gouvernement présidé par Édouard Daladier révèle tout à la fois sa culture, son intelligence et sa perspicacité. Chef de file des antimunichois, sa renommée est considérable. Mais il se trouve également en porte-à-faux avec l’immense majorité de la société française largement munichoise.

Au lendemain du pacte germano-soviétique, Gabriel Péri se montre particulièrement discret, évitant de légitimer sans pour autant la condamner publiquement la volte-face diplomatique du gouvernement soviétique. En revanche, il continue de défendre un point de vue conforme à la ligne antifasciste du Parti communiste français, y compris après l’invasion de la Pologne par l’Armée rouge, le 17 septembre 1939. C’est ainsi qu’il demande à rejoindre l’armée, bien qu’il ait été exempté de faire son service militaire pour raison de santé. Déclaré apte, il est obligé de se cacher pour échapper à un mandat d’arrêt lancé entre-temps contre tous les députés communistes signataires de la lettre à Édouard Herriot demandant que soient engagées des négociations de paix avec l’Allemagne.

Obligé de se cacher, Gabriel Péri concourt à l’édition clandestine de l’Humanité dès son lancement, en octobre 1939. Quelques-uns de ses articles – trop longs – sont ronéotés pour être diffusés auprès des cadres de l’organisation communiste. Tout au long de cette période, il contribue à sa façon à infléchir la ligne du Parti communiste, qui prend, dès l’automne 1940, des accents anti-allemands, à l’opposé de la politique anticapitaliste, pacifiste et légaliste de l’été 1940.

Le 18 mai 1941, Gabriel Péri est arrêté à la suite d’un vaste coup de filet qui commence le 14 mai 1941. Plusieurs dizaines de militants communistes sont interpellés, dont un responsable de la commission des cadres à l’origine de la chute de l’ancien responsable de la rubrique internationale de l’Humanité.

Emprisonné à la Santé, Gabriel Péri partage sa cellule avec l’ex-député d’Amiens Jean Catelas, guillotiné le 24 septembre 1941.

Conformément à une décision prise par les autorités allemandes en représailles à une attaque subie, Gabriel Péri est fusillé comme otage le 15 décembre 1941, à l’image de quatre-vingt-quatorze personnes, toutes arrêtées pour activité communiste clandestine, comme l’ancien secrétaire général du quotidien l’Humanité Lucien Sampaix, fusillé à Caen.

Alexandre Courban

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 13:00

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L’ajusteur, militant communiste reconnu dans sa région des Ardennes, devient journaliste 
puis secrétaire général 
à l’Humanité, dont 
il assurera la publication clandestine avant d’être arrêté puis fusillé à Caen 
en 1941.

Né le 13 mai 1899 à Sedan, Lucien Sampaix est le cinquième enfant d’une famille ouvrière qui en compte sept. Sa mère est ménagère. Après avoir obtenu son certificat d’études primaires, Lucien Sampaix entre en apprentissage comme ajusteur-mécanicien à l’âge de douze ans. Trois ans plus tard, la Première Guerre mondiale éclate.

À l’image de neuf autres départements, les Ardennes sont occupées par l’armée allemande. Un vent de panique souffle sur la région. Le récit des atrocités réelles ou supposées jette la population sur les routes de l’exode. La famille Sampaix se réfugie dans le département voisin de la Marne, où Lucien travaille chez des paysans avant d’être embauché dans une brasserie à Rouen. Mobilisé en avril 1918, il est incorporé dans un service infirmier.

Démobilisé en 1921, il retourne à Sedan. Il y trouve du travail comme ajusteur-mécanicien.

Il adhère d’abord au syndicat de la métallurgie affilié à la Confédération générale du travail unitaire, animée par des militants communistes comme Gaston Monmousseau. Lucien Sampaix rejoint ensuite le Parti communiste ; il est alors âgé de vingt-quatre ans. Bientôt, il devient secrétaire du syndicat local des métaux et secrétaire du rayon communiste de Sedan, cumulant ces différentes responsabilités politiques et syndicales.

Lucien Sampaix est également membre de l’Association républicaine des anciens combattants, fondée par l’écrivain Henri Barbusse, et milite au Secours rouge international, ancêtre du Secours populaire. Dès lors, Lucien Sampaix participe à toutes les actions engagées par le Parti communiste. Peu à peu, il incarne le communisme dans la région. À tel point que le responsable de la rédaction du journal le Socialiste ardennais utilise le patronyme de Lucien Sampaix comme épithète, parlant des « Sampaix » et non plus des communistes ! En 1929, Lucien Sampaix devient secrétaire régional du Parti communiste.

Il s’installe d’abord à Reims, puis à Charleville. Officiellement, ce déménagement a pour objectif de renforcer la direction régionale, qui se résume à Lucien Sampaix comme l’explique un militant de Saint-Quentin : « La région, la direction de la région, c’est Sampaix, le secrétaire régional, c’est Sampaix ; le trésorier, c’est Sampaix, le secrétaire de rédaction de l’Exploité, c’est Sampaix ; l’administrateur de l’Exploité, c’est Sampaix. »

Tout le monde sait que la situation ne durera pas ; d’autant plus que Sampaix est sous la menace d’une arrestation à la suite d’une condamnation pour provocation de militaires à la désobéissance. À la fin de l’année 1931, il est arrêté et n’est libéré qu’à la faveur de l’amnistie présidentielle qui suit l’élection d’Albert Lebrun à la présidence de la République, en mai 1932.

Quelques mois après sa libération, l’ancien ajusteur-mécanicien est embauché à l’Humanité, et devient journaliste au sein du service des informations générales et politiques. Chargé de suivre l’actualité de la gauche non communiste, Lucien Sampaix s’intéresse peu à peu à l’activité de l’extrême droite. Il s’emploie alors à dénoncer les agissements des organisations de cette mouvance « aux ordres du grand patronat et des ennemis du pays ».

Quatre ans après avoir été candidat aux élections législatives à Sedan, l’ancien secrétaire de la région Nord-Est du Parti communiste se présente à Paris contre l’ancien ministre de la Guerre et député sortant de droite de la deuxième circonscription du 10e arrondissement, Jean Fabry. Comme en 1932, le total des voix de gauche au premier tour est supérieur au nombre de suffrages obtenus par le candidat de droite. Mais en 1936, la gauche n’est plus divisée. Lucien Sampaix se désiste au profit du candidat radical-socialiste Jean-Baptiste Bossoutrot. Ce dernier l’emporte au second tour par 12 voix d’avance. En France, le Front populaire triomphe. Pour la première fois, le gouvernement est présidé par un socialiste, Léon Blum.

Au lendemain de la victoire électorale du Front populaire, Lucien Sampaix est nommé secrétaire général du quotidien communiste. Par ailleurs, il continue de réaliser des enquêtes et on lui confie la rubrique militaire.

En juillet 1939, le journaliste est poursuivi devant la justice pour avoir dénoncé les agissements de la cinquième colonne, comme le rappellera le directeur de l’Humanité Marcel Cachin au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Finalement, il est acquitté. Un mois plus tard, l’Allemagne et l’URSS signent un pacte de non-agression. Immédiatement, la presse communiste est suspendue puis interdite. En réponse à l’invasion de la Pologne, Londres et Paris déclarent la guerre à Berlin. Les députés communistes votent les crédits de guerre. Mobilisé, Lucien Sampaix est affecté dans une usine. Mais le patron refuse de le prendre.

Quelques semaines plus tard, le Parti communiste est interdit. Hors-la-loi, l’ancien journaliste participe à l’édition clandestine de l’Humanité jusqu’à son arrestation le 19 décembre 1939. Tout au long de l’année 1940, Lucien Sampaix est régulièrement transféré d’un lieu de détention à un autre. À la fin de l’année, il s’évade et se réfugie à Paris chez un ancien ouvrier de l’imprimerie de l’Humanité, où il est arrêté trois mois plus tard. Ce dernier est interpellé alors qu’il transportait des brochures illégales éditées par le Parti communiste clandestin.

Emprisonné à la Santé, Lucien Sampaix est traduit devant la section spéciale auprès de la cour d’appel de Paris. Contre toute attente, ce tribunal d’exception spécialement mis en place pour réprimer les activités communistes le condamne aux travaux forcés, et non pas à la peine capitale.

Mi-septembre 1941, il est transféré à la prison centrale de Beaulieu. Le 15 décembre 1941, Lucien Sampaix est fusillé à Caen en compagnie de douze autres otages. Le 15 mai 1943, l’aînée de ses enfants – sa fille Simone – militante clandestine communiste, est arrêtée à son tour. Internée au fort de Romainville, elle est déportée à Auschwitz d’où elle reviendra en 1945.

 

 

Alexandre Courban

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