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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 21:09

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xinhua

 

Le président du Conseil des chefs d'état-major de l'armée américaine, Mike Mullen, a annoncé dimanche que les Etats-Unis ont élaboré un plan d'attaque contre l'Iran et qu'ils le mettraient à exécution si cela s'avérait nécessaire.

"Les mesures militaires ont été sur la table et demeurent sur la table pour contrecarrer les ambitions nucléaires de l'Iran", a affirmé l'amiral Mullen lors de l'émission de la chaîne de télévision NBC "Meet the Press" (rencontre avec la presse).

Interrogé sur l'existence d'un plan d'attaque contre l'Iran, il a répondu par l'affirmative.

"J'espère que nous n'en arriverons pas là, mais c'est une option possible", a-t-il souligné.

D'après lui, la stratégie de la "double voie", qui combine diplomatie multilatérale et sanctions internationales, demeure le choix privilégié pour suspendre le programme nucléaire iranien.

L'amiral Mullen a tenu ces propos à la suite de la visite du ministre israélien de la Défense Ehud Barak à Washington.

Les Etats-Unis, Israël et leurs alliés s'inquiètent du fait que Téhéran puisse obtenir le ccombustible nucléaire nécessaire pour développer des armes nucléaires. De son côté, le gouvernement iranien insiste sur le fait que son programme nucléaire est pacifique et qu'il vise à produire de l'énergie à des fins civiles.

L'administration Obama essaie la stratégie de la "double voie" dans l'espoir d'amener la communauté internationale à faire comprendre aux dirigeants iraniens l'"importance de modifier leurs actions et leurs décisions concernant leur programme nucléaire".

Le gouvernement israélien doute de l'efficacité de la stratégie de la "double voie" adoptée par les Etats-Unis et refuse d'écarter la possibilité de lancer une frappe militaire unilatérale contre les installations nucléaires iraniennes.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 19:40

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Le rapport sur les investissements mondiaux directs en 2010 montre où va le monde après la crise, ou, si l’on considère que la crise n’est pas encore terminée, qui en sortira, et comment, qui sera le premier au monde, qui perdra la prééminence et ainsi de suite. Autrement dit, le document est plus qu’intéressant et son auteur est fiable puisqu’il s’agit de la CNUCED, ou de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.

À première vue, rien de sensationnel d’une manière générale. La situation demeure telle qu’elle l’était avant la crise. Les États-Unis sont les premiers au monde à bénéficier des investissements, suivis par la Chine. Dans le monde, 1 200 milliards de dollars devraient voyager cette année à la recherche de pays d’accueil ce qui est peu dans la mesure où avant la crise la somme était de 2 000 milliards par an, mais pour 2012 tout devrait rentrer dans l’ordre, fait remarquer le rapport. Les États-Unis, quant à eux, comme déjà mentionné, sont en tête mais à vrai dire la Chine les rattrape à grands pas.

Répétons-le, il ne s’agit pas d’un mouvement chaotique d’investissements de portefeuille et d’autre « commerce de vent », mais d’investissements directs en quelque chose de tangible, par exemple dans des usines. Ce sont de sérieux investissements qui ne disparaîtront pas en une minute par simple pression d’un bouton.

Les économistes chinois ont déjà calmement et franchement commenté la situation, en faisant remarquer que les lois et les règlements rigides, une main d’œuvre de qualité et un marché de consommation puissant (autrement dit les États-Unis) sont plus favorables qu’une croissance rapide et une main d’œuvre bon marché (autrement dit la Chine). Pour ces raisons, l’an dernier, 34,9 milliards de dollars de moins ont été investis en Chine par rapport aux États-Unis. Mais à vrai dire, au début de 2010 les investissements directs en Chine ont considérablement augmenté, et aux États-Unis ils ont chuté de 60%, et si cette tendance se maintient...

En fait, au cours des deux dernières décennies, la Chine a dépassé à trois reprises tous les autres en un court laps de temps comme premier bénéficiaire d’investissements, en réalité ou du moins dans les sondages sur les préférences des investisseurs. Mais elle a immanquablement retrouvé la deuxième place, derrière les États-Unis. Or, l’économie n’est pas un sport, et rattraper et dépasser les États-Unis n’est pas une mission impossible pour la Chine. Une mission impossible, c’est autre chose. La Chine devient elle-même le plus grand des investisseurs. C’est bien plus important, et pas seulement pour elle-même.

À ce stade il faut se tourner vers une autre source, l’article du Washington Post qui semble occuper une page entière du journal, voire plus. Il y est question du Brésil.

Émotions mises à part, pour le seul premier semestre 2010, la Chine a investi au Brésil (sous la forme de ces mêmes investissements directs) 20 milliards de dollars, devenant ainsi le premier investisseur du pays en y construisant des aciéries, des usines automobiles et des infrastructures pour les centrales électriques et bien d’autres. Petrobras – compagnie pétrolière locale – a perçu 10 milliards de dollars en provenance de la Chine qui, en même temps, est devenue le premier partenaire commercial du Brésil.

Toutefois, les émotions de l’analyste américain, auteur du rapport, sont très compréhensibles. Le Brésil, ce n’est pas une petite île souveraine quelconque dans l’océan Pacifique. C’est le leader de l’Amérique Latine et c’est un membre du mécanisme du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). À l’heure actuelle, il est à la mode de dire qu’il est insensé d’unir ces quatre pays, qu’ils n’ont aucun lien entre eux. Eh bien, ils semblent au contraire être très liés. On remarque une similitude à considérer les liens entre la Chine et l’Inde : la croissance, malgré les différends territoriaux et beaucoup d’autres choses. En y ajoutant l’habitude du BRIC d’organiser des sommets et des rencontres ministérielles à la suite desquelles l’argent des Chinois et des autres semble se déplacer encore plus vite dans le cadre du BRIC.

En fait, pour comprendre où va le monde, il ne suffit pas de déterminer quels sont les leaders du secteur des investissements directs ou autres. Il serait plus utile de porter un regard sur les choses moins évidentes comme par exemple le flux important d’argent chinois dans les pays-clés comme le Japon, le Pérou, l’Iran et autres endroits intéressants.

Et pour compléter le tableau, qu’en est-il de l’Union Européenne ? La situation n’est pas très bonne. Durant les derniers mois, les Européens, essentiellement représentés par la Chambre de commerce européenne en Chine, étaient occupés à faire entendre aux autorités de Pékin leur inquiétude concernant les perspectives d’investissement dans le pays. Ils déclaraient que « la Chine [fermait] petit à petit la porte » aux entreprises étrangères pour protéger les siennes et que dans les conditions de la crise financière en Europe c’était très, très affligeant. Les Européens se voient tout d’abord exclure des secteurs tels que celui de l’énergie « propre », autrement dit alternative, ainsi que de l’informatique. Alors quoi ? Les Chinois ne veulent-ils pas finalement dépasser les États-Unis et devenir le premier bénéficiaire d’investissements directs ? Apparemment non, il ne le veulent pas.

Or, trois mois auparavant, cette même Chambre du commerce avait effectué un sondage selon lequel, dans les deux années à venir, la moitié des hommes d’affaires européens interrogés investiraient encore plus d’argent en Chine.

Pendant ce temps, la Hong Kong & Shanghai Banking Corporation, l'une des plus grandes banques du monde, qui, comme son nom l’indique, est en provenance d’Asie, a publié un rapport. Une idée implacable y est exprimée : l’économie mondiale tend de plus en plus clairement vers l’Asie mais les affaires européennes risquent de prendre du retard dans cette tendance. Sauf si elles apprennent à investir dans les recherches d’innovation dans les pays d’Asie et oublient l’idée « désuète » (selon le rapport) qu’on invente en Occident et qu’on fabrique en Orient.

Ce que viennent confirmer les déclarations récentes du président de la Commission européenne José Manuel Barroso concernant l’obsolescence de l’Union Européenne en matière de relations économiques avec les États-Unis, mais il s’agit là d’un autre sujet, important et complexe.

Ainsi se dresse le tableau général du monde, ou, en tout cas, de ses tendances majeures, aux yeux de ceux qui cherchent à investir quelque part l’argent qui a survécu à la crise.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 19:32

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 18:58

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Charles Piaget et Bernard Blancan

- Photo : Bernard Barbereau/ France 2

LE FIL TéLéVISION - D'un côté, Charles Piaget, 82 ans, leader CFDT au moment du conflit Lip, toujours grand défenseur du collectif ; de l'autre, Bernard Blancan, acteur ("Indigènes"), fils de militant communiste, qui joue le rôle de... Charles Piaget dans le téléfilm tourné par France Télévisions (sur vos écrans en 2011). Une confrontation plutôt intéressante.

           
 

 

 
 

Charles Piaget a eu 82 ans vendredi 23 juillet. A cet âge, d’autres ont depuis longtemps rangé leur passé militant au rang des souvenirs. Lui non. Le principal dirigeant syndical du conflit Lip qui défraya la chronique au milieu des années 70, reste un homme engagé. A Besançon, où il vit toujours, il n’a rien abdiqué de ses convictions et milite depuis des années à AC (Agir ensemble contre le chômage). Le 29 juin, nous l’avons rencontré sur le tournage d’une fiction consacré à l’histoire des LIP qu’on pourra voir sur France Télévisions début 2011. Là, le vrai Charles Piaget s’est retrouvé face à son double de fiction, interprété par Bernard Blancan (co-Prix d’interprétation au festival de Cannes 2005 pour Indigènes). La confrontation entre les deux hommes s’imposait (1). Entre l’acteur nourri au biberon du communisme et l’ancien leader de la CFDT chez Lip, elle fut amicale et respectueuse.

Quelle image aviez-vous de Charles Piaget avant d’arriver sur le tournage ?
Bernard Blancan : Je suis fils de communiste et, au moment de l’affaire Lip, je militais aux Jeunesses communistes, je ne pouvais donc qu’avoir un regard critique sur l’homme et son action. Charles Piaget était à la CFDT, prônait l’autogestion et soutenait certaines initiatives des ouvriers de Lip, comme de s’emparer du stock de montres et de le cacher, qui n’entraient pas du tout dans la culture communiste. La CGT de l’époque était très légaliste et elle avait vite fait de cataloguer des gens comme Charles, dans la case « gaucho, anarchiste ». Avec le temps, mon regard s’est transformé. Aujourd’hui, je pense avoir une vision plus juste de lui.

Charles Piaget : Les militants CGT étaient effectivement très partagés sur la question de la séquestration du stock de montres, mais ils ont fini par jouer le jeu. Ils ont compris que c’était un moyen de lutte efficace, même s’il ne cadrait pas avec l’action traditionnelle de leur syndicat. Dès le départ, nous étions convaincus qu’une grève classique conduirait tout droit à la défaite des ouvriers. Il fallait donc inventer de nouvelles formes d’actions. La séquestration des montres en était une parmi d’autres.

Comment avez-vous réagi quand vous avez appris qu’on allait tourner un film sur Lip ?
Charles Piaget : J’ai pris l’habitude de voir les gens (chercheurs, inspecteurs du travail, syndicalistes…) venir à la rencontre des anciens Lip et s’intéresser à leur histoire. On en a déjà fait une pièce de théâtre, des documentaires, cette fiction arrive un peu comme une suite. En fait, la seule chose qui m’ennuie, c’est qu’une fois de plus on va se focaliser sur les leaders alors que si ce conflit a été exemplaire, c’est bien du point de vue collectif. A Lip, nous avons toujours eu la rage de réfléchir à la démocratie et de la faire vivre entre nous. De faire en sorte que tous les ouvriers puissent s’exprimer. Que la parole d’un syndiqué vaille celle d’un non-syndiqué. Je me souviens que, au départ, le plus dur avait été de convaincre nos propres dirigeants d’abandonner notre privilège de syndicaliste pour que tous les ouvriers de LIP puissent nous rejoindre dans le combat.

On réduit pourtant souvent ce conflit à votre personne.
Charles Piaget : Dans la France de 1789, il était inconcevable d’imaginer un autre régime que la monarchie. Dans celle des années 70, il n’était pas imaginable de penser un conflit dans une entreprise sans leader. Je continue pourtant de penser qu’il n’en faut pas, que seul le collectif compte. Réduire ce conflit à ma personne revient à dire qu’il y a eu un déficit de démocratie. J’y ai peut-être ma part de responsabilité, mais le fonctionnement médiatique y est aussi pour beaucoup. La vision des médias est parfois trop réductrice.

Bernard Blancan, comment avez-vous fait pour incarner Charles Piaget ?
Bernard Blancan : Quand j’ai accepté de jouer le rôle de Charles, je savais que j’allais le rencontrer sur le tournage à Besançon, mais il n’y avait pas d’urgence à provoquer cette rencontre. Je ne suis pas Charles Piaget. Je ne suis pas non plus un imitateur, je suis comédien. Pour créer un personnage, j’ai besoin d’une dégaine, d’un regard, d’une façon de parler. Dans une des premières scènes du film, je suis juché sur une 404 en train de haranguer la foule. J’avais vu Charles Piaget en train de faire des discours sur des images d’archives. J’ai essayé de reprendre le rythme de son phrasé, sa façon de scander les mots, pour retrouver quelque chose qui lui ressemblait. C’est le seul moment où j’ai essayé de l’approcher. Autrement, j’ai travaillé très librement. J’espère que, quand il regardera le film, il y trouvera quelques instants de vérité.

Charles Piaget : Je te trouve convaincant.

Condenser tous les événements de ce conflit en 1h30, n’est-ce pas un peu court ?
Bernard Blancan : Non, le scénario est réussi. Il saisit des périodes charnières, et sa dramaturgie est très proche de ce qui s’est réellement passé, sans jamais donner l’impression d’appuyer la démonstration ou d’être trop explicatif.

Comment avez-vous réagi quand vous avez appris que le scénario du film intégrait une histoire d’amour purement fictionnelle entre une ouvrière et un jeune photographe ?
Charles Piaget : J’ai eu peur. Dès le départ, l’idée de cette romance ne m’a pas plu, et je continue de penser qu’elle n’était pas nécessaire. Disons que je me suis fait une raison. L’essentiel est que le film nous remette dans l’esprit de la lutte des salariés de Lip et fasse passer l’idée de la nécessité d’un combat collectif. Et puis, je suis sans doute trop rigoriste et pas le meilleur juge pour donner mon opinion sur une fiction consacrée à Lip. Filmer, c’est un métier. Si je devais tourner un film avec Roland Vittot et Raymond Burgy [ndlr : deux autres responsables du mouvement], je suis sûr qu’en dehors de quelques militants chevronnés personne n’irait le voir. Ce serait trop chiant.

Pourquoi le conflit des LIP a-t-il été aussi médiatisé ?
Charles Piaget : Il l’a été car nous avons utilisé des modes d’action innovants et peu fréquents pour l’époque. Et puis, il y avait ce sentiment partagé que nous étions là pour gagner, pas simplement pour sauver ce qui pouvait l’être. Cette perception du combat l’a véritablement popularisé. Le deuxième conflit LIP [ndlr : 1976-1980] n’a en revanche pas du tout été couvert avec la même intensité. Entretemps, la crise s’était installée : des entreprises fermaient partout. LIP était devenue une entreprise comme une autre. Avec la crise, l’attitude du gouvernement avait également changé. Il avait décidé de ne plus aider les entreprises en difficulté. Il fallait purger le système.

Trouvez-vous un écho entre le conflit Lip et d’autres plus récents, comme ceux de Cellatex, Molex ou Continental ?
Charles Piaget : Bien sûr, mais l’évolution la plus marquante de ces dernières années, c’est l’affaiblissement du syndicalisme en raison du chômage et de la précarisation du travail. Il existe aujourd’hui des pans entiers de l’économie qui sont devenus des déserts syndicaux. Sans compter que les organisations syndicales traditionnelles n’ont plus rien à proposer à ceux qui luttent. Les salariés travaillent la peur au ventre par crainte de perdre leur emploi et se battent comme ils peuvent sans aide, ni perspective. Du coup, c’est la jacquerie, mais quand on est acculé et qu’on estime, comme les copains de Continental, ne plus avoir rien à perdre, je comprends qu’on se défende de toutes les manières possibles et qu’on tente de faire payer au prix fort l’entreprise qui vous met au chômage. Il faudrait pouvoir mener des luttes plus construites et plus réfléchies, mais ni les syndicats ni les partis de gauche ne sont capables de proposer une alternative, une vision, une stratégie. Or, la perspective d’ensemble doit être de changer cette société devenue malade de cupidité et d’argent.

Olivier Milot

(1) Merci à Joël Mamet, journaliste à "L'Est républicain", d'avoir permis que je m'invite de manière impromptue à cette confrontation qu'il avait organisée.

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 18:48

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http://www.centpapiers.com/eric-duhaime-et-augusto-pinochet/23434

 

 

Amir Khadir est le premier député du Bloc Québéquois et carcole en tête des sondages de popularité, cela dérange une droite souveraine soudain confrontée au pire...

AG94

Éric Duhaime attaque Jaffar et Amir Khadir. La droite a peur des communistes?

Éric Duhaime a décidé, à l’instar des journaux populistes détenus par Quebecor, de faire du populisme pour attaquer ses ennemis idéologiques. Il accuse dans un billet signé du 27 juillet 2010 sur le réseau Canoë, Amir Khadir de fricoter avec les «communistes», comme s’il y avait de quoi d’illégal dans le fait de vouloir nationaliser les moyens de production… Mais encore, il va plus loin.

Il accuse Amir Khadir et le Parti communiste du Québec, dont j’ai fait partie, de faire, comme lui fait l’apologie du Coup d’État d’Augusto Pinochet (de sa dictature, de ses enlèvements, des séquestrations, de la torture, des assassinats, etc..), de faire l’apologie de l’Union Soviétique –tout en ne mettant que le contexte stalinien, dépourvu de l’historique de l’avant-révolution, la révolution elle-même, et l’après-révolution (prise de pouvoir par Staline et la suite par exemple)-. Or, je sais que le Parti communiste du Québec condamne d’emblée tout ce qui ne serait pas respectueux des lignes du communisme, et donc par conséquent, les dérives autoritaires et dictatoriales d’un seul homme exerçant SA dictature sur le prolétariat, plutôt que la dictature de celui-ci sur l’ensemble du peuple. Bref, rien n’indique que le PCQ ou Amir Khadir n’ait donné quelconque appui à la dictature de Joseph dit «Staline» sur le prolétariat en Russie, ni les conquêtes impérialistes qu’ont ensuite imposé cette dictature et cet homme.

Ainsi, nous, communistes ou socialistes respectant les principes du communisme, condamnons fermement la dictature de Staline en Union Soviétique (Les soviets y ont été remplacés par des faux-soviets soumis au diktat de Staline), qui aurait en réalité du être celle du prolétariat, et non celle d’un seul homme. Il serait donc opportun pour Éric Duhaime de corriger le tir, lui qui devrait savoir que le communisme (l’absence de l’État, la dictature du prolétariat…) n’a jamais existé sur Terre, ni en Russie, ni à Cuba et ni dans aucune prétention de la sorte munie de l’«habit du moine».

Quant à Amir Khadir, le fait qu’il ait des «contacts socialistes» ne l’oblige pas à soutenir des crimes commis en Russie dite soviétique –mais où le soviétisme n’existait pas…- (et où elle a mis les pieds), perpétrés par des États –pas de communisme s’il y a État…-, contrôlés eux par des hommes uniques, et non par des conseils démocratiquement élus et révocables en tous temps. Éric Duhaime devrait donc revoir son argumentaire d’une autre époque, digne des commentaires disgracieux, mais surtout erronés du grand tueur de masse que fut Ronald Reagan et ses comparses à l’endroit de ceux qui voulaient partager les richesses.

Les communistes ne veulent qu’une chose, débarrasser l’humanité de toute exploitation faite par les humains, sur d’autres humains. Il importe donc, pour nous, de nationaliser les moyens de production pour que cela ne soit tout simplement pas possible. Ce qu’ont fait les Russes sous la dictature de Staline n’a rien à voir –Sauf dans les cas de défense, où par exemple la Russie a dû se défendre dès sa révolution accomplie, d‘une attaque des grands amis d’Éric Duhaime, la bourgeoisie de l’Ouest.- avec le socialisme, encore moins avec le communisme, sauf peut-être du temps de Lénine –Que Duhaime nous raconterait encore hors contexte, en parlant des meurtres de masse… Mais qui est Duhaime, lui qui soutient les mêmes meurtres de masse chez Pinochet, ou ceux perpétrés lors de la révolution bourgeoise, pour condamner les meurtres commis lors de la révolution russe de 1917 –Et autant de meurtres étaient commis à l’endroit des Bolcheviks à cette époque.- ?-. La Russie a exercé une dictature d’un seul homme. Ses prétentions, ensuite, ne sont que cela, des prétentions. Sous Staline et ses successeurs, les soviets n’ont jamais remplacé l’État et n’ont jamais obtenu les pouvoirs qui devaient leur être décrétés par la voie même du socialisme.

Éric Duhaime, pour se conforter dans son argumentaire biaisé, cite aussi le régime de Pol-Pot et des Khmers rouges au Cambodge. Or, ce régime fut lui aussi financé, comme Al-Qeada et les Talibans (Monsieur Duhaime sera étonné! Même le PKK Kurde est financé par Washington!)  et bien d’autres groupes terroristes par Washington (Source : L’État voyou de William Blum).  Pourquoi? Parce que Pol-Pot détestait les Vietnamiens et les communistes. Contre de l’aide médicale, logistique et financière, le dictateur unique –Où est passé le communisme monsieur Duhaime?- Pol-Pot a accepté de liquider tous les ressortissants Vietnamiens, et le soutien local aux «rouges». Pol-Pot n’était pas communiste, comme Kim-Jong-Il ne l’est pas non plus, et comme Maurice Thorez ne l’était pas non plus…, etc.. L’habit ne fait pas le moine. Éric Duhaime devrait le savoir, lui qui parle de «liberté» -Celle d’entreprendre surtout! Et, étant donné le mauvais partage des richesses, ce sont des libertés que toutes et tous ne partagent pas.-, tout en soutenant un Coup d’État suivi de meurtres de masse, de torture et de disparitions multiples. La double-mesure n’est jamais loin d’Éric Duhaime.

Éric Duhaime cite ensuite la Chine, où le communisme n’a jamais mis les pieds non plus. Il y a eu, et il le dit lui-même, la dictature d’un seul homme, Mao. Mais jamais la dictature de conseils populaires, dont les élus étaient révocables en tout temps, n’a vu le jour en Chine –mise à part dans quelques villages et villes («Quelques» en Chine, c’est plus que 2 ou 3…), où des Chinois ont cru au système de Marx et d’Engels. Cependant, jamais l’État ne s’y est dissous. Mais Éric Duhaime se trouve encore dans l’erreur historique et patauge un peu plus chaque fois, dans le totalitarisme de ses propres affirmations, par exemple en affirmant que la «Chine était communiste», où par exemple en affirmant que «nationaliser des moyens de production», ce serait «INQUIÉTANT –ce sont ses dires- ».

Cuba… Éric Duhaime choisit mal ses cibles. Cuba utilise une forme de socialisme, très près de ce que prônaient Marx, Engels, et leurs successeurs. Mais ce sont surtout les statistiques qui démentent ici les propos accusateurs du populiste. Cuba, en comparaison aux pays de son calibre économique, s’en tire mieux que tous. Cuba n’a pas à envier la République dominicaine ou la Jamaïque quant à l’accessibilité à la santé ou aux hautes études. Cuba n’envie aucun pays d’Amérique du sud ou centrale en ce qui concerne les soins de santé ou l’éducation. Éric Duhaime voudrait citer l’Argentine ou le Chili, mais ces pays ont aussi subi les malheurs du capitalisme et n’ont pas en priorité, donc, la santé et l’éducation de leur peuple. Et ces pays ne sont pas du calibre de Cuba quant à leur économie. Et notons qu’en privatisant leur pays d’un bout à l’autre, en suivant les conseils magiques du FMI, les Argentins ont fait faillite. Il serait impératif que monsieur Duhaime s’informe de ce qu’il avance. Comme son acolyte maladroit Éric Caire, il attaque un pays qui n’a rien à envier quant à la productivité de son système de santé et d’éducation à notre propre «province du Québec».

À Cuba, il y a 60 médecins pour 10 000 habitants (Au Canada, c’est 16 médecins pour 10 000 habitants. Et les médecins de Cuba sont compétents. Monsieur Duhaime ne contredira tout de même pas l’OMS sur la situation.) Il y a un taux de mortalité infantile en de ça de celui des États-Unis d’Amérique et comparable au nôtre du Canada. Tout le monde a accès à un médecin, et aux études supérieures dans des régimes universels financés par l’effort collectif. En contrepartie, les pays du calibre économique de Cuba n’offrent guère de soins de santé à qui n’a pas les moyens de s’en payer. Il en est généralement de même pour la question des études. En République dominicaine, on remercie les vedettes comme Jennifer Lopez qui passent par là et financent une école, alors qu’à Cuba, les études universitaires sont payées par l’effort collectif. Les dogmes économiques des capitalistes fanatiques comme Éric Duhaime ont de réelles répercutions sociales, qui font véritablement mal à une partie de l’humanité, majoritaire, malheureusement pour ses prétentions. Ensuite, l’individualisme prôné par ces égoïstes avoués dissout les efforts d’humaniser nos collectivités et proposent plutôt le retour aux massues et aux roches comme moyens de hiérarchiser notre société. Je m’explique. En proposant un pouvoir relatif aux capitaux, dans un système où les capitaux ne sont tristement pas partagés, les capitalistes proposent en fait de concentrer ces pouvoirs chez ceux qu’ils nomment maladroitement, ou vainement en tout cas lorsque je suis dans les parages, «les méritants». Or, nous voyons qu’ils ne sont point méritant d’autre chose que d’avoir possédé les capitaux nécessaires, au bon moment, dans un système où ces capitaux valent même le droit d’exploiter le labeur d’autrui via des moyens de production.

Et notons, surtout, que Cuba n’a jamais été l’ombre des pays impérialistes comme les États-Unis d’Amérique. Cuba n’a pas envahi de pays souverain, Cuba n’a pas torturé des étrangers, Cuba n’assassine pas des gens à l’extérieur de son pays, Cuba ne pratique pas le terrorisme et Cuba permet bien plus de libertés –Seulement, ce ne sont pas les libertés défendues par Duhaime et ses comparses «-putes à bourgeois.- que bien des pays de son calibre économique, que défendrait ici Éric Duhaime. Il faudrait par exemple prendre en considération que les pays Européens accusant Cuba de ne pas respecter les droits humains, ont eux-mêmes contrevenus aux droits humains de plusieurs êtres humains, comme le rapportait Salim Lamrani dans plusieurs de ses travaux. Et que dire des «dissidents» cubains pratiquant le terrorisme avec le support des inconditionnels valets de la bourgeoisie, tel Éric Duhaime qui ne se gêne pas d’excuser rapidement le Coup d’État perpétré par Augusto Pinochet au Chili –l’autre 11 septembre!-, avec l’aide de l’entité  terroriste la mieux financée du monde, la CIA –made in USA- (Et à ce moment précis du Coup d’État, Salvador Allende était plus populaire que jamais et avait, pour la troisième fois, augmenté son «score démocratique» à la présidentielle! Éric Duhaime parle ensuite de liens inquiétants, lui qui défend les crimes de Pinochet! Quelle cohérence!)? Cuba n’a rien à se reprocher aujourd’hui. Elle n’est en rien le danger que posent les bourgeois sur l’ensemble de l’humanité, ces mêmes bourgeois que le valet Duhaime sert tel un chevalier.

Autrement dit, Éric Duhaime condamne Amir Khadir et le Parti communiste du Québec sur des prétentions qu’il ne peut pas prouver. Il dit du PCQ qu’il ne s’est jamais autocritiqué, mais j’ai personnellement participé à des réunions où la condamnation des évènements «staliniens» était unanime. Je peux donc ici, contrer les prétentions d’Éric Duhaime et l’accuser de faire aux autres, des procès –des procès tout court aussi -d’intentions.

Amir Khadir et le PCQ n’ont jamais affirmé qu’ils soutiennent les crimes perpétrés par les staliniens, les maoïstes ou de quelconque autre religion se prétendant du communisme. Et je peux certainement condamner ces actes en leur nom, car j’en suis certain, ils les condamnent, tout en les remettant dans leur contexte, contrairement au propagandiste et populiste crasse  Éric Duhaime. Quant à Éric Duhaime, on sait à tout de moins, et il le dit lui-même, qu’il a appuyé le Coup d’État et le régime d’Augusto Pinochet. Et Duhaime ne trouvera certes pas de contestation du régime de Pinochet –malgré qu’il y en ait, maintenant…- au Chili, car elle a été liquidée.

Les attaques personnelles de monsieur Duhaime cachent mal la peur que partagent, lui et les autres valets de la bourgeoisie, des communistes qui gagnent sur le terrain, visiblement, des points en s’associant à l’ensemble des forces de gauche. Et il fait bien d’avoir peur. Ce n’est toutefois pas des communistes qu’il devrait avoir peur, mais d’un prolétariat conscient de l’existence des classes, de la sienne et des intérêts qui y sont reliés. Et à ce titre, il faut continuer de travailler dans Québec-solidaire, démocratiquement, et nous verrons si les capitalistes fanatiques comme Duhaime accepteront notre élection démocratique, ou s’ils feront comme Augusto Pinochet a fait aux socialistes chiliens!

Éric Duhaime et les liens inquiétants. Il n’a pas de leçon à donner celui-là.

D’abord, commençons ce paragraphe en résumant ce que l’on vient de dire ci-haut, pour éviter les totalitarismes.

Éric Duhaime ne sait pas ce que c’est que le communisme, ou fait semblant de ne pas le savoir, lorsqu’il pointe la Russie, le Cambodge et la Chine quand il parle du communisme. Les communistes sont dangereux au Canada ou au Québec, pour les bourgeois seulement. Et c’est ceux-ci que sert officiellement Éric Duhaime, quand il parle des dangers que l’on pourrait représenter, où que ce soit. Pourquoi?

Parce que les communistes sont contre l’exploitation du labeur des êtres humains par d’autres êtres humains et ne reconnaissent pas la propriété privée comme juste en cela. Pourquoi?

Parce que des conditions précises vous amènent aux capacités d’acquérir des moyens de production privés, vous permettant par ailleurs d’exploiter le labeur d’autrui et que ces conditions, sont issues de conditionnements, eux-mêmes amenés par d’autres conditions et conditionnements, et cela, sans cesse. Bref, la richesse d’un être humain X, par rapport au Y, est explicable. Ce n’est pas comme ça, que parce que c’est comme ça, mais bien parce que des conditionnements existent derrière chaque condition et que les processus, ainsi, s’expliquent par d’autres processus, quoiqu’en disent les capitalistes «croyant» au contraire, qu’une «main invisible contrôle  le tout».

Voilà ce que pensent les socialistes et les communistes. Et en somme, nous ne sommes des dangers que pour ceux qui sont avantagés dans ce système parasitaire qu’est le capitalisme. Car le capitalisme permet cette appropriation des moyens de production et excuse de la sorte l’exploitation du labeur d’autrui. Et il n’est pas étonnant par conséquent, d’observer les valets de la bourgeoisie tel Éric Duhaime proposer que l’on privatise la santé, car la clinique privée, ici, doit être perçue comme un moyen de production, soit donc de faire des profits, autant cette fois, sur le labeur d’autrui que sur les maladies d’autrui. Pareil pour l’éducation…, et les autres services. Tout ce qui compte pour Duhaime et ses semblables, c’est l’enrichissement personnel d’une minorité –la bourgeoisie- au détriment d’une majorité, le prolétariat.

Mais ironiquement, c’est sur les «liens inquiétants» que m’étonne le plus ce populiste crasse qu’est Éric Duhaime. Lui qui est complaisant des massacres commis par les capitalistes à l’étranger, comme par exemples les nombreux Coup d’État de Ronald Reagan et les mises en place d’écoles de torture – la torture des socialistes spécifiquement!- à travers l’Amérique latine, dont au Chili, vient ensuite accuser, à tort en plus, Amir Khadir et le PCQ de soutenir les horreurs commises par des dictatures Sur le prolétariat, et non par des dictatures DU prolétariat. C’est en fait, pathétique!

Qui n’est pas au courant des horreurs commises par les fascistes chiliens sous Pinochet? Qui n’est pas au courant des assassinats commis avant, pendant et après la dictature de Pinochet au Chili? Savez-vous quoi? Éric Duhaime dit que c’est une bonne chose que ce soit arrivé. Conséquent qu’il est, il n’a jamais condamné les meurtres de masse commis par Pinochet. Ni les politiques sociales et économiques qui furent imposées sous ce régime, par les armes. Pire encore, il ne condamne même pas le Coup d’État lui-même, qui pourtant, relevait du pouvoir d’un homme démocratiquement élu par le peuple, cela, en augmentant ses appuis aux trois élections successives de plus! Éric Duhaime est un putchiste, comme ses idoles, de par ses appuis à ses idoles! Quand les socialistes prendront le pouvoir démocratiquement, vous pourrez compter sur lui pour appuyer le massacre des nôtres, qui ne seront pas d’accord avec un retour de force du capitalisme sauvage par les armes! S’il est capable d’appuyer ces horreurs au Chili, j’ai confiance qu’il soit capable d’y participer ici, au Québec!

Éric Duhaime peut bien cracher son sale venin sur les socialistes –à partir d’un blogue sur Canoë, où les modérateurs de Quebecor se font une joie de censurer toute opinion divergente de leur «ligne éditoriale»-, et sur les soit disant liens inquiétants qu’entretiendraient les membres de Québec-solidaire, mais il est lui-même adorateur d’un dictateur qui a fait des milliers de morts et qui a été soutenu par les États-Unis d’Amérique, qui eux, en ont fait des millions à travers plus de 45 Coups d’État sur la planète entière, cela, en moins d’un siècle! Comme cohérence, on pourrait difficilement trouver pire. La guerre du Vietnam, contre des «socialistes», a fait plus de 4 millions de morts à elle seule et les Vietnamiens souffrent encore de l’Agent Orange, répandu dans leurs nappes phréatiques ou des multiples bombes qui n’ont pas explosé, parmi les 22 000 000 de tonnes de bombes qui ont été larguée «contre des idées» et qui constituent aujourd’hui un champs de mine. L’Anticommunisme, inconditionnellement au fait que le communisme n’a jamais existé, détrône aisément ce dernier quant aux atrocités commises contre des êtres humains! Duhaime a de quoi être fier de ses chums! Il peut bien défendre ses idées là où elles ne seront jamais débattues! J’ai hâte de voir «Sunshit» à l’ouvrage dans l’Ouest!

Éric Duhaime devrait donc se poser la question suivante. « Moi qui suis de droite et qui ne condamne pas les crimes d’Augusto Pinochet, ne suis-je pas l’égal de ceux qui n’ont pas condamné ceux de Staline?» Sa morale, c’est à son miroir qu’il devrait la faire, le soir, avant de se coucher…

Logique tordue

Éric Duhaime est probablement l’un de ces dinosaures, issu, par des conditionnements tels, d’autres dinosaures.  Éric Duhaime, d’abord confondant le stalinisme avec ce qu’il ne connait point du communisme et du socialisme, en arrive au point où, au Canada, ou en Amérique même, il ne devrait  être permis de s’associer aux communistes et leurs idées obscures –de vouloir nationaliser les moyens de production-. Selon lui, mais il ne le dit pas clairement, ça devrait être illégal, comme «au bon vieux temps» sous Duplessis.

Si je suis la logique de monsieur Duhaime, et que je prenais la Russie pour un vestige du communisme, et que je l’accusais des crimes qu’elle a commis sous le stalinisme –ce que je ne nie point qu’elle ait fait en tant qu’État stalinien…-, je pourrais en arriver aux mêmes conclusions sur l’OTAN et questionner ce populiste crasse sur ses liens avec les pays de l’OTAN. Car l’OTAN commet des tas de crimes, renverse des États, y installe des dictatures pétrolières amies, etc.. Et que l’OTAN commet des actes de terrorisme au passage, possède des arsenaux nucléaires et bien d’autres ADM, etc.. Et alors, je pourrais donc arriver aux conclusions suivantes : Éric Duhaime a des liens douteux et appuie la dictature de Pinochet et les Coups d’État et des tas d’autres salauds qui font des tas de crimes partout dans le monde avec l’appui armé de l’OTAN qui tue, elle, en tant qu’organisation, plus de civils que de terroristes! Assez douteux merci! Mais pour Duhaime, si ces crimes sont faits au nom du capital, ils en valent la peine! Quant aux humains et leurs besoins…, pas un sou!

Mais au Québec, ce n’est plus vrai que les gens croient encore au discours de l’Église sur le communisme. Éric Duhaime devrait revoir son argumentaire, et sa propagande censée épeurer les masses populaires. Nous ne mangeons pas d’enfant non plus. Nous voulons simplement la fin de l’exploitation des humains par les humains. Seulement, partout où nous allons de l’avant démocratiquement –Et nous l’avons vu spécifiquement au Chili!-, les amis d’Éric Duhaime, les putchistes et les dictateurs, suivis des tortionnaires et des meurtriers de masse, viennent contrecarrer nos desseins pacifiques, justes, mais surtout légitimes, de par leur appui démocratique. Et légitimement, les socialistes peuvent aussi parfois prendre les armes. Je ne vais tout de même pas condamner les Vietnamiens d’avoir résisté aux impérialistes États-uniens ou les Cubains d’avoir foutu dehors les opportunistes ne voulant pas suivre le pas ou de se défendre contre Washington. Et je trouve sur cela, Éric Duhaime bien muet quant aux terroristes à la solde des capitalistes tel, Luis Posada Carriles qui a fait exploser un avion Cubain avec ses civils abords. Duhaime possède deux codes d’honneur. Un pour les capitalistes. Et un autre pour les communistes.

C’est bien simple en fait! Éric Duhaime, comme ses comparses de merde, utilise deux poids, deux mesures! Ce qui est bon pour l’OTAN, ne l’est pas nécessairement pour les socialistes ou les communistes. Si l’OTAN bombarde 52 civils avec des ADM, elle n’est pas en faute, les civils n’avaient qu’à se tasser après tout! Mais si les socialistes Cubains par exemple, repoussent un ennemi bourgeois hors de leur territoire souverain, là, c’est une toute autre histoire -Baie des cochons 1961-! Pareil comme pour la démocratie, sur laquelle Éric Duhaime crache sans retenue, si les putchistes sont ses amis idéologiques! Bien entendu!

La peur des communistes s’explique

La peur qu’ont de nous, les capitalistes tel Éric Duhaime est explicable. Éric Duhaime, valet de la bourgeoisie, défendant les intérêts de celle-ci, voit en notre projet la fin des siens, et de celui des bourgeois minoritaires et parasitaires de s’enrichir sur le labeur et les besoins d’autrui.

Nous, socialistes, croyons que le labeur peut être géré par des travailleurs conditionnés pour ce, tout comme le bourgeois est conditionné pour gérer lui-même ses moyens de production. En effet, nous ne croyons pas que le bourgeois soit d’une quelconque indispensabilité et en ce sens, désirons mettre fin à la possibilité du parasitisme, en mettant fin au salariat. Rien n’empêchera jamais quiconque de démontrer ses compétences en la matière et donc, rien n’empêchera quiconque de se présenter dans un conseil ouvrier à titre de «leader» quelconque de sa localité. La peur des capitalistes n’est donc justifiée que par ses intérêts économiques, relatifs eux, au système permettant l’exploitation du labeur d’autrui, ce qui est très payant pour la minorité au sommet de la pyramide, personne ne peut le nier. Il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui représente en tout 0.15% de la population mondiale environ.  Il n’y a jamais eu de partage de la richesse sous le capitalisme et les dogmes menant à ce dogme que de croire en ce système, sont eux-mêmes issus de seules prétentions bourgeoises et de leurs valets, des valets comme Éric Duhaime. Aussi, les conditions sociales observées sont dramatiques à travers le monde, et tout ne s’annonce pas bien pour le futur tant qu’on aura à suivre religieusement des dogmes à la con ne respectant aucunement les mérites de toute la population. Mais elles sont elles-mêmes relatives à des conditionnements, indéniablement. Une pomme ne tombe pas du ciel, elle tombe d’un pommier. En général. Or, ces mêmes tristes conditions sociales se creusant, elles n’en sont pas moins l’issue d’un  long processus, elles aussi. Et le capitalisme n’y est pas étranger.

Ayant la «possibilité» de faire fructifier plus rapidement qu’un autre ses capitaux, vous ne me ferez pas croire, chers capitalistes, que le premier fils de Céline Dion part du même départ que ceux issues des familles pauvres du Québec. Et pourtant, n’expliquerait-on pas, quelque part dans l’argumentaire capitaliste relatif à la défense de leur système, le mérite par l’effort? Par les sacrifices? Bien que nous ayons déjà démentis ces prétentions premières, j’aimerais quand même souligner qu’un enfant n’est en rien responsable de sa situation, de sa condition, issue elle, d’un conditionnement qui lui échappait indéniablement à son âge de naissance. Ou, comme les Palestiniens, ils n’avaient qu’à éviter les mauvais coups de leurs parents, comme les Palestiniens, selon les sbires d’Israël et des sionistes comme Éric Duhaime, auraient du, eux, éviter les trajectoires des armes de destruction massive larguées par Israël -violant les frontières d’un État souverain, ce, armé d’ogives nucléaires sans vouloir signer le TNP d’armes nucléaires!-! Mais quand même, tout le monde n’a pas les mêmes conditions à la naissance, et cela, le capitalisme n’en tient que compte, sans toutefois tenir aussi compte des processus expliquant ces situations. En cela, le capitalisme est un système totalitaire en soi. Éric Duhaime défend le totalitarisme de ses propres dogmes.

Les mérites et les sacrifices expliqueraient le capitalisme et le droit à la propriété privée des moyens de production.

Je dis que nous avons fait le tour de la question du mérite et des sacrifices, mais l’ai-je fait avec monsieur Duhaime? J’en doute, alors je vais le refaire, pour tout le monde cette fois.

Les capitalistes prétendent que le droit à la propriété privée des moyens de production s’explique par le mérite et les sacrifices. Or, je peux ici prouver que tel n’est pas souvent le cas et que les mérites et les sacrifices plus amples des prolétaires ne sont en cela, aucunement reconnus par cette bourgeoisie prétentieuse.

Par exemple, je pourrais à titre de sacrifice dénombrer les accidentés du travail et ceux qui en sont morts. Même en proportion, les statistiques de la CSST et celles des pays du monde entier me seraient favorables. La bourgeoisie ne sacrifie que très rarement une partie de son corps pour son moyen de production, encore plus rarement donne t-elle sa vie promptement pour celui-ci. Et quel sacrifice peut  dépasser celui de sa vie ou même de sa santé? Nommez m’en.

Quant au mérite, je défie les bourgeois d’aller à la pelle et au pic. Il sera pour eux, aussi difficile que c’est pour un prolétaire de gérer une entreprise sans conditionnement pour ce, d’effectuer un acte qu’ils ne seront pas conditionnés à effectuer. Il n’y a pas de méritomètre, et honte à celui qui méprise quelconque labeur. Je ne méprise pas celui du gestionnaire pour ma part, mais je me questionne quant aux possibilités que ce gestionnaire puisse posséder les moyens de production. J’ai beaucoup plus de respect pour le prolétaire qui crée la richesse, que pour le bourgeois qui ne fait qu’en profiter. Et ce n’est pas le fait qu’il possède, qui rend le bourgeois utile, mais le fait qu’il investisse les capitaux qu’il possède préalablement, grâce à des moyens qui malheureusement, ne partagent pas le capital fructifié pourtant, par celui qui le quémande. Autrement dit, c’est le système capitaliste qui rend le bourgeois utile, rien d’autre. Le système capitaliste confère des pouvoirs aux détenteurs du capital, qui pourtant, n’ont pas plus de mérite ou fait plus de sacrifices que les autres habitants de cette Terre. Pour se mériter le droit d’exploiter le labeur d’autrui, le fait de posséder le capital suffit, qu’il soit issu d’un héritage, d’une loterie ou de quoique ce soit d’autre. Et encore, qui donc a statué que ce capital valait le droit d’exploiter le labeur d’autrui, sauf les valets du capitalisme et la bourgeoisie?

En cela, aucun prolétaire n’est moins méritant que la bourgeoisie. Aucun. Les bourgeois deviennent donc par conséquent, dispensables, du moment qu’on se dispense du salariat, excusant donc leur existence par des lois en ce sens.

Le capitalisme n’a donc plus aucune raison d’exister, car nous savons que le capital dans ce système n’est pas partagé, et que les pouvoirs sont relatifs aux capitaux que vous possédez, indéniablement. Le système, ne partageant pas les richesses, ne peut donc pas partager les pouvoirs non plus. Il permet l’élaboration de corporations, comme Marx nous en avertissait dès le 19e siècle.

Le capitalisme est la plaie d’où émanent les horreurs sociales et c’est aussi lui qui mène à l’impérialisme indéniablement, dans notre ère. Nous voyons d’ailleurs comment Éric Duhaime applaudit l’impérialisme, en applaudissant le Coup d’État de la maison blanche au Chili (et partout ailleurs!) et la dictature sanguinaire qu’elle a mise en place. Éric Duhaime a peur de nous, car nous dénonçons les ratées de sa secte capitaliste. Les fidèles de cette secte ne remettent d’ailleurs jamais en question leur système qui fait faillite aux 30-40 ans –Les capitalistes disent qu’on peut enrayer ces faillites, en omettant le social! Bonne chance! C’est peut-être pour ça qu’Éric Duhaime appuie la solution finale que Pinochet mettait en place avec sa dictature!-. Le capitalisme mène inévitablement à l’enrichissement d’une minorité au détriment d’une majorité appauvrie, mais laborieuse. Même s’il semble créer des classes moyennes, le capitalisme crée également des fossés de pauvres. Et la classe moyenne n’en est pas moins exploitée, elle n’est que mieux rémunérée, car elle produit plus de richesse au sens des capitalistes.

En privatisant par exemple les soins de santé, cela permettrait à un parfait non-méritant de démarrer une entreprise basée sur le profit fait sur la maladie d’autrui et sur le labeur des professionnels y pratiquant leur métier. Il y a donc naissance de deux nouveaux problèmes. L’accessibilité est réduite et il y a encore concentration de richesse. Personne n’est mieux soigné –Ce n’est pas la qualité des services notre problème, mais les capitaux (relatifs au coût dans ce système), le manque de relève et l’obstruction du privé -En déshabillant Pierre pour habiller Paul, Pierre a plus froid. C’est logique.-!

La nationalisation des moyens de production et les coopératives

Éric Duhaime a peur de nous parce qu’il sait qu’un prolétariat plus conscient de sa classe et des intérêts de sa classe serait manifestement plus dangereux pour les pouvoirs qu’Éric Duhaime tente d’octroyer aux bourgeois. Avec un prolétariat conscient de sa classe, on peut passer aux choses sérieuses. On peut parler de nationalisation des moyens de production, ce qui est évidemment et relativement plus alléchant pour le prolétariat, qui désormais, partagerait entre lui-même, les fruits de son propre labeur et cela, sans intermédiaire bourgeois qui de fait, ne sert strictement à rien d’autre que de parasiter le labeur d’autrui en bon paternaliste. Oui, je veux plus d’autonomie des travailleurs, et je ne suis pourtant pas un «lucide». Du moins, je ne le prétendrai pas moi-même.

Bref, les moyens de production nationalisés, les profits reviennent à l’État, et non à des individus dont les mérites ne sont issus que d’affirmations.

Mais encore, une autre approche fut prise par des travailleurs et récemment, ma région en a exprimé plusieurs concepts déjà vus ailleurs. Les coopératives. Celles-ci appartiennent aux travailleurs, mais les profits y étant fait sont partagés dans un réseau social d’entre-aide entre coopératives. Ainsi, il n’est plus possible d’y posséder solitairement les capitaux ou d’en décider l’avenir, et les travailleurs ne peuvent que s’y sentir plus concernés. Les sacrifices à faire pour les moyens de production sont relativement bien accueillis chez les propriétaires de ces moyens de production, les travailleurs. Et en cela, on y perçoit encore l’inutilité du bourgeois, sauf en son aspect de détenteur de capitaux, dans un système en étant dépendant.

Conclusion

Éric Duhaime est contradictoire. Il condamne d’une part, le «bashing» d’Israël, mais «bash» Cuba, la Chine, le Cambodge et la Russie. Il condamne d’une part les régimes dictatoriaux, mais soutient ironiquement la dictature menée par Augusto Pinochet, mise en place par un Coup d’État contre Salvador Allende, qui a lui, remporté trois fois ses élections, ce, en augmentant chaque fois sa cote. Il condamne le socialisme, qui veut partager les richesses, mais appuie son système capitaliste, qui tient à les concentrer chez une minorité parasitaire et inutile à l’évolution de l’humanité. Éric Duhaime condamne les gens qui dénoncent Israël, mais ne reconnait pas qu’Israël commet des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, du terrorisme, et qu’elle possède illégalement un arsenal nucléaire sans que quiconque ne lui impose quelconque sanction économique –ALLÔ LAWWRENCE CANNON, LA COHÉRENCE VOUS APPELLE! YA QUELQU’UN LÀ-DEDANS?-.

Éric Duhaime est un clown. Mais un clown dangereux pour la démocratie, surtout si les socialistes gagnent démocratiquement le pouvoir au Québec! Gare à vous!  il aura certainement des amis pour financer sa cause!  Je ne suis pas inquiet pour Éric Duhaime, il y a toujours des donateurs généreux pour défendre les intérêts de la bourgeoisie.

(Ceux qui veulent débattre avec moi du contenu de ce texte seront priés de le faire sur  Reactionism Watch , où je ne manquerai pas de répondre à quelconque commentaire. À basse vitesse (56k), il est difficile de suivre tout ce qui se passe sur internet.)

Sylvain Guillemette

Cet article a été présenté par son auteur sous le titre :   » Éric Duhaime et Augusto Pinochet »

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 18:40

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Elias Sanbar est ambassadeur de Palestine auprès de l’Unesco et écrivain, auteur récemment du Dictionnaire amoureux de la Palestine (1). Il évoque l’État israélien, le processus de paix et l’attitude des États-Unis et de l’Union européenne vis-à-vis du Proche-Orient.

Quel est 
le climat qui règne actuellement 
en Israël et dans les territoires palestiniens depuis l’attaque israélienne 
contre la flottille humanitaire qui se rendait à Gaza (mai 2010) ?

Elias Sanbar. Pour le comprendre, je crois qu’il faut d’abord entendre ce qu’un certain nombre de citoyens israéliens disent. En les écoutant, on voit bien que les commentaires venant du côté palestinien, arabe ou même international ne sont pas exagérés. Il existe aujourd’hui, en Israël, de nombreuses critiques contre cette opération. Comme il existe dans ce pays une vague de mises en garde de citoyens israéliens aux autorités, se demandant si la politique menée par le gouvernement n’est pas en train de mener vers l’abîme. « Dans ce sentiment d’impunité absolue, est-ce qu’on n’est pas en train de changer l’image d’Israël et sa place dans le concert des nations ? » C’est ce que l’on entend dans la presse israélienne.

 

Pourquoi en est-on là ?

Elias Sanbar. Ce qui s’est passé est le fruit de plusieurs vecteurs. Il y a tout d’abord l’ivresse de la force de la part d’Israël depuis des années. Cette ivresse l’a conduit à de graves erreurs politiques. Israël est également, à chaque fois, convaincu de son impunité. En règle générale, les responsables israéliens estiment que les commentaires ou les condamnations, qui peuvent être faits, passeront comme tous les autres. Autre chose, la plus grave, fruit d’un calcul cynique derrière cette opération contre un convoi humanitaire qui est : « Que faire ? » Une question permanente chez les responsables israéliens. « Que faire pour que les Palestiniens ne puissent plus négocier avec nous et montrer aux Américains que nous n’avons pas de partenaire ? » C’est ce que cherche le gouvernement israélien d’extrême droite. « Comment en finir avec les pressions américaines ou européennes pour aller de l’avant et signer un certain nombre d’accords avec les Occidentaux ? » Cette opération devait, entre autres, rendre intenable non pas la position du Hamas (le Hamas est encerclé à Gaza et n’est pas dans la négociation) mais la situation de ceux qui, précisément, négocient. D’ailleurs, dès l’attaque, les réactions en Palestine et dans les pays arabes ont été d’appeler à la négociation avec Israël. Cette cible a été en partie atteinte et en partie confortée par le fait que, quoi qu’on dise, il n’y a pas eu d’actions vraiment coercitives vis-à-vis d’Israël après cet acte de piraterie.

 

Vous parlez de gouvernement israélien « d’extrême droite ». Pourtant, la guerre menée contre la bande de Gaza n’était-elle pas le fait de ce gouvernement même si le ministre de la Défense, Ehoud Barak, est le même ?

Elias Sanbar. Personne ne peut nier que ce gouvernement est un gouvernement d’extrême droite. Que ce soit la somme de toutes les tendances existantes ou une adhésion de toutes ces tendances à ces orientations, en tout cas, le résultat est là. C’est une politique d’extrême droite menée contre toute négociation, contre tout retrait des territoires occupés, qui se caractérise par un appui au mouvement des colons. On dit toujours que la majorité des Israéliens sont pour la paix. Peut-être. Mais, là encore, nous n’en sommes qu’au niveau des déclarations ou des actes de foi. Nous ne voyons pas d’actions en ce sens. Si cette majorité pour la paix existait, elle n’aurait pas élu des hommes comme Lieberman ou Netanyahou dont le programme était très clair. Que les Israéliens aient, comme tout le monde, des espoirs dans la paix, j’en suis convaincu. Mais agissent-ils dans ce sens ? J’ai des doutes…

 

Personne n’agit ?

Elias Sanbar. Si, bien sûr, une petite frange. Celle qui a des doutes sur l’action israélienne, qui se prononce pour deux États et qui est d’autant plus respectable et admirable qu’elle est isolée. Un journaliste du Yediot Aharonot relevait récemment qu’il y avait un certain nombre de convictions dans la société israélienne. Celle-ci est convaincue, dans son immense majorité, parce qu’on le lui a répété pendant des décennies, que la totalité des territoires lui appartient – et non qu’elle les occupe – et qu’elle est en train de faire un cadeau aux Palestiniens. Ceux-ci sont dans l’ingratitude. Parce qu’Israël leur donne. Israël ne se retire pas. C’est dire en même temps : « Je suis pour la paix, mais ce n’est pas moi qui la fais, je la donne. Que les autres se contentent de ce qu’on leur donne et qu’ils disent merci. »

Que pensez-vous de l’attitude américaine et de celle 
de l’Union européenne ?

Elias Sanbar. Les États-Unis sont à une croisée des chemins. Que comptent-ils faire ? Continuer dans une position dont on ne voit pas la teinte véritable et prendre le risque d’une détérioration gravissime de la situation régionale, ce qui est en train d’arriver à grands pas. Ou agir en affrontant une partie de leur opinion publique. Vont-ils continuer à attendre pendant que 
la situation se détériore? C’est la question qui est posée. Du côté de l’Europe, il y a bien sûr de la déception. Depuis vingt ans nous sommes dans des déclarations d’intentions. 
Les autorités officielles n’ont rien fait. Les véritables actions proviennent des associations ou des syndicats, comme les dockers suédois 
qui refusent de décharger les bateaux israéliens.

 

(1) Éditions Plon, 2010. 
481 pages. 
24,50 euros.

Entretien réalisé 
par Pierre Barbancey

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 18:29

corruption_aukosovo_image.1203712908.jpg http://www.medelu.org/spip.php?article502#

L’ "affaire Bettencourt" qui secoue la France avec sa tornade de perquisitions, de haines familiales, de chèques dissimulés, d’enregistrements furtifs, de délits fiscaux, de connivences politico-financières, et de soupçons de financement occulte du parti du président Nicolas Zarkozy, révèle la profonde crise morale que traverse le pays.

Propriétaire de l’empire de cosmétiques et parfums L’Oréal, à la tête d’une fortune de quelque 17 milliards d’euros, Liliane Bettencourt est au centre d’un hallucinant feuilleton devenu affaire d’Etat. Des conversations volées à son domicile ont en effet révélé que le ministre du travail, Eric Woerth, aurait usé de son influence - quand il était ministre du budget et par conséquent responsable de l’administration fiscale - pour faire recruter par la propriétaire de L’Oréal sa propre épouse, Florence, (avec un salaire annuel d’environ 200 000 euros) pour gérer de la fortune de la milliardaire... Au passage, Eric Woerth, également trésorier du parti présidentiel UMP, aurait perçu, en liquide, des dons de dizaines de milliers d’euros pour financer la campagne électorale de Sarkozy en 2007 [1]... En échange, l’ancien ministre du budget est soupçonné d’avoir fermé les yeux sur une partie du patrimoine non déclaré au fisc de Mme Bettencourt : notamment, plusieurs comptes en Suisse et une île des Seychelles estimée à un demi milliard d’euros... Bien entendu, M. Woerth nie en bloc.

Cette consternante affaire acquiert une dimension particulièrement scabreuse quand on sait que ce même Eric Woerth est chargé de conduire la sévère réforme des retraites qui frappera des millions de salariés modestes... Dans une atmosphère de fortes tensions sociales et d’émeutes de déclassés (enfants d’immigrés, tziganes) cette "affaire Bettencourt" réveille le vieil affrontement entre les élites et le peuple. "Le climat de la société, constate le philosophe Marcel Gauchet, se trouve aujourd’hui imprégné de révolte latente et d’un sentiment de distance radicale à l’égard du personnel dirigeant [2]."

La France n’est pas la seule démocratie rongée para la corruption de certains responsables politiques et par la confusion permanente que nombre d’entre eux entretiennent entre la fonction publique et les profits privés. On se souvient, par exemple, du récent scandale des abus des notes de frais des parlementaires britanniques qui contribua sans doute à l’échec électoral des travaillistes anglais le 6 mai dernier. Dans l’Italie de Silvio Berlusconi, presque vingt ans après l’opération "mane pulite" qui avait décapité la classe politique, la corruption, comme une métastase, se répand à nouveau devant l’impuissance d’une gauche paralysée et dépourvue d’idées. La Cour des comptes italienne, dans son dernier rapport, confirme que le nombre de délits de corruption active des fonctionnaires a enflé l’an dernier de plus de 150% [3]. Et que dire de l’Espagne, accablée par les multiples cas de corruption de responsables politiques liés aux "seigneurs du bâtiment" enrichis par les complaisantes tolérances en matière de construction et d’urbanisme.

A l’échelle internationale, la corruption atteint, à l’ère de la globalisation, une dimension structurelle. Sa pratique s’est banalisée ainsi que d’autres formes de la criminalité corruptrice : détournement de fonds, manipulation de contrats publics, abus de biens sociaux, création et financement d’emplois fictifs, fraude fiscale, occultation de capitaux provenant d’activités illicites, etc. Il se vérifie ainsi que la corruption constitue un pilier fondamental du capitalisme. L’essayiste Moisés Naïm affirme que, au cours des prochaines décennies, "les activités des réseaux illégaux et leurs partenaires du monde légal, public ou privé, auront un impact beaucoup plus important sur les relations internationales, les stratégies de développement économique, la promotion de la démocratie, le commerce, les finances, les migrations, la sécurité globale, enfin, sur la guerre et sur la paix, que ce que nous avions imaginé jusqu’à présent [4]."

Selon la Banque mondiale, chaque année, dans le monde, les flux d’argent provenant de la corruption, des affaires délictueuses et de l’évasion fiscale et allant vers les paradis fiscaux atteignent la somme astronomique de 1.600 milliards d’euros... De ce montant, quelque 250 millions correspondent à la fraude fiscale réalisée dans la seule Union européenne. Reversés dans l’économie légale, ces 250 millions d’euros permettraient d’éviter, à eux seuls, les plans de rigueur et la casse des retraites qui provoquent actuellement tant de souffrances sociales.

Nul dirigeant ne doit oublier que la démocratie est essentiellement un projet éthique, fondé sur la vertu et sur un système de nobles valeurs qui donne un sens à l’exercice du pouvoir. Le sociologue José Vidal-Beneyto, dans un livre posthume qui vient de paraître [5], nous le rappelle : "Lorsque, dans une démocratie, les principales forces politiques, en pleine harmonie mafieuse, se mettent d’accord pour tromper les citoyens", la démocratie se discrédite, la politique se dégrade, l’abstention se renforce et, plus dangereux encore, l’extrême droite s’amplifie. Et de conclure : "Un gouvernement se corrompt par la corruption, et quand il y a de la corruption au sein d’une démocratie, c’est la démocratie elle-même qui se retrouve corrompue."

 

Notes

[1]  En France, la loi de financement des partis politiques du 11 avril 2003, limite les dons des personnes physiques à 7500 euros par an.

[2]  Le Monde, Paris, 18 juillet 2010.

[3]  Clarín, Buenos Aires, 17 février 2010.

[4]  Moisés Naím, Ilícito, Debate, Madrid, 2006.

[5]  José Vidal-Beneyto, La corrupción de la democracia, Catarata, Madrid, 2010.

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 15:04

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http://www.motomag.com/Securite-routiere-la-reaction-de.html

 

LU SUR LE POST AUJOURD’HUI Il était 13 heures, ce samedi, quand une automobiliste a vraisemblablement perdu le contrôle de sa voiture, alors qu’elle se trouvait sur la RD 612, entre Sète et Frontignan, dans l’Hérault.

La voiture s’est déportée sur la gauche, avant de heurter de plein fouet deux motos qui se suivaient à peu de distance, révèle Midi libre.

Les deux motards, un homme et une femme âgés de 51 ans, originaires de l’Isère, sont morts dans cette collision.

La conductrice, en état de choc, a été hospitalisée au CHU de Montpellier.

Voici deux nouvelles victimes qui vont entrer dans les statistiques qui démontrent à quel point les motards sont des dangers sur pattes. Deux morts pour rien et il est à noter que la conductrice est en état de choc mais les proches des deux motards sont en état de quoi eux ? Coupables d’avoir roulé du bon côté, coupables d’avoir été trop près l’un de l’autre, ben tiens c’est évident, les motards devraient laisser une distance de 50, 100, 1000 mètres entre eux et mieux ne pas rouler du tout, cela serait idéal. Je suis abonné au journal et une remarque qui soulignerait ce que valent nos vies face à une revendication basique et d’une légitimité évidente : que dans les différents tests de matériel et ustensiles de sécurité soient mis en avant le montant de la TVA collectée au détriment de la sécurité. Quand je lis le prix d’un casque au top, qui devrait pouvoir être celui de chacun, quand je vois le prix des trois blousons et paires de gants, été, hiver, mi-saison, quand je vois des blousons avec du PQ en protection, quand je note des routes franciliennes labourées par les poids lourds avec des déformations qui ont tout de rails pour aboutir à des plaques d’égouts en plein virage je ne m’interroge plus sur la volonté de protéger ma vie de la part de Sarkosy et consorts depuis des lustres. Désigner un bouc émissaire sur la route il est motard, dans la ville il est Rom, dans la cité je vous laisse deviner. Nous sommes des minorités selon le terme consacré pourtant ces minorités forment une majorité : celle qui accepte l’idée d’un président qui se déplace en baignoire sabot dans des conditions de sécurité optimum. Certains trouvent qe Motards en colère est excessif pourtant au nombre d’éclopés et de morts désignés à la vindicte et au lynchage populaire il est sain et nécessaire d’être en colère d’autant que cela s’appuie sur des propositions crédibles pour sauver des vies humaines mais voila c’est un peu comme le fumeur et le tabac, le motard est une taxe ambulante et une cible facile, il faudrait être fou pour..., vous connaissez la suite. Alors au deux motards qui roulaient peinards aujourd’hui, à celles et ceux qui pleurent et à la conductrice en état de choc face à ce qu’elle a commis, preuve que la route n’est pas peuplée que d’assassins mais que le motard remplace trop souvent le sanglier ou le garenne.

A la fête de l’Huma, promis, j’adhère.

Ma Valeur Ajoutée

AG94

 

La Sécurité routière a expliqué, le 29 juillet, que le bilan des tués sur les routes de France en 2009 était alourdi par le mauvais résultat des accidents de moto. Hors 2RM, on serait à 3086 tués en 2009, soit -3,2 % par rapport à 2008 ; avec les motos, on est à 4273 en 2009, contre 4275 en 2008. Les conducteurs casqués sont donc montrés du doigt. Une stigmatisation qui ne laisse pas insensible Frédéric Roy, membre du bureau national de la FFMC.

Quelle est la réaction de la FFMC par rapport à cette stigmatisation des 2RM ?
Puisqu’il faut un coupable… Un peu plus loin dans ce bilan 2009 des accidents, les fonctionnaires déplorent une augmentation du nombre de cyclistes tués (3,8% des tuées, soit 162 en 2009), mais on précise « un contexte de forte augmentation de la pratique du vélo ». Et l’on ne dit pas que le parc des 2-roues motorisés (2RM) en circulation augmente de 5 % par an. Autre constat, après avoir lu ce rapport : durant les six premiers mois de 2010, le nombre de tués en moto a chuté de 30 % par rapport à 2009. Et la DSCR n’insiste pas sur ce résultat positif. Les motards sont les coupables désignés, qui masquent une mauvaise politique de sécurité routière.

omportements en moto, qui nuisent à l’ensemble des motards. La FFMC doit-elle balayer devant sa porte ?

Il y a des moutons noirs partout, chez les motards comme chez les automobilistes. Ayant trouvé un coupable, les autorités font des amalgames. C’est le même principe que la délinquance : quelques jeunes délinquants mettent le feu aux cités, et l’on stigmatise l’ensemble des jeunes. Et dire que la cause principale des accidents des 2RM vient de leur comportement est complètement faux, les statistiques le prouvent. Il y a tout de même un mieux : on ne désigne plus « les motards », mais « certains motards »…

Les bénévoles de la FFMC passent beaucoup de temps dans des réunions avec les fonctionnaires, dans le cadre des États généraux des 2RM. Cette forme de conclusion négative aux débats est-elle déprimante ?
Certains messages passent lors des réunions de concertation, même si c’est très long… Par exemple, nos interlocuteurs au ministère ont désormais intégré la notion de vulnérabilité du motocycliste. Petit à petit, ils vont comprendre qu’il faut les inciter à s’équiper. Donc, peut-être, à terme, favoriser une aide financière à l’équipement. Nous devons poursuivre ces échanges. Cependant, cela ne nous empêchera pas de manifester notre colère dans la rue si nécessaire. Ainsi, nous n’avons pas l’intention de lâcher sur notre revendication de légaliser la circulation interfiles, ou sur le non au contrôle technique moto. Nous en reparlerons lors des prochaines réunions des États généraux, à la rentrée, et évaluerons alors les intentions du gouvernement.

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 11:57

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Après la diffusion de documents par le jeune soldat -dont depuis on a appris qu’il se trouvait incarcéré dans une prison militaire au Koweit quand il a envoyé les dits documents- un certain nombre de questions demeurent, d’abord comment a-t-il pu faire ? Ensuite pourquoi, et enfin quelles conséquences. Sans pouvoir prétendre aujourd’hui à répondre à toutes ces interrogation, un certain nombre d’informations parvenues dans la seule journée du 30 juillet permettent d’éclairer le fait et surtout lui donner sa véritable dimension, celle d’une fuite en avant dans le mensonge pour aller toujours plus loin dans la folie, le pillage, la destruction… Tout en parant ceux qui accomplissent ces crimes des vertus démocratiques. Le jeune soldat est-il un traitre ou un héros et s’il n’était qu’un symptôme de ce que représente la guerre, celles d’aujourd’hui et celle de demain si nous n’y prenons garde…

 

 Le jeune soldat a-t-il agi seul ? La guerre hors limite :

Le fait que ce soit le soldat Bradley Manning , de l’armée des Etats-Unis qui ait diffusé les documents a été découvert par le pirate informatique (hacker), Lamo. Le jeune soldat était déjà d’ailleurs incarcéré dans une prison militaire et Lamo qui l’a détecté pense de ce fait il a eu une aide technique… ,Lamo, a été lui-même en prison en 2004 pour s’être introduit dans les systèmes informatiques du The New York Times, Microsoft et Lexis-Nexis avec l’intention, selon lui ,de tester les défenses de ces entreprises.Cette note informative qui est parue aux Etats-unis et en Amérique latine témoigne du fait que nous sommes entrés dans un nouvel âge de la guerre, lequel ?

Dans mon blog, j’avais présenté un livre de deux stratèges chinois, La Guerre hors limites , Qiao Liang & Wang Xiangsui, Payot, Rivages, 2003. Ce livre est un remarquable ouvrage de stratégie rédigé par deux colonels de l’armée chinoise. Les auteurs nourrissent leur analyse d’une réflexion solide sur la Première guerre du Golfe, elle-même nourrie d’une excellente connaissance des auteurs classiques et contemporains de l’art stratégique.Le cœur de leur réflexion est simple : jusqu’à notre époque, les progrès dans l’art de la guerre reposaient toujours pour l’essentiel sur des progrès technologiques, et chaque guerre pouvait être qualifiée par sa technologie la plus récente (guerres d’artillerie, guerres aériennes, etc.). Avec toujours plus un déplacement du champ de bataille vers les population civile, intié par Hitler et qui a marqué toute la deuxième guerre mondiale et rapidement adopté par les Etats-Unis, Hiroshima, les nappes de bombes à partir des B 52. La Première guerre du Golfe, à cet égard, marque l’acmé de ce mouvement avec une mobilisation de l’électronique, de l’information, du traitement de l’information et de la domination aérienne sans précédent.

Mais, pensent les auteurs, ce mouvement est aujourd’hui achevé. Les technologies de la communication, l’imcrication des sociétés mondialisées sont telles que : de très nombreux facteurs peuvent désormais être utilisés comme arme de guerre ;
 la combinaison des « armes » existantes ouvre de telles possibilités que tous les progrès à venir reposeront sur cet art de la combinaison.

Extrait :

« A l’époque de la synthèse des techniques et de la mondialisation (…) la relation entre armes et guerre a été réordinnée, tandis que l’apparition d’armes de nouvelles conception et surtout de nouvelles conceptions d’armes ont progressivement brouillé le visage de la guerre. Une seule attaque de « hacker » compte-t-elle pour un acte hostile ? L’emploi d’instruments financiers pour détruire l’économie d’un pays peut-elle être considérée comme une bataille ? La diffusion par CNN du cadavre d’un soldat américain exposé dans les rue de Mogadiscio a-t-elle ébranlé la détermination des Américains de se comporter comme le gendarme du monde, et modifié du même coup la situation stratégique mondiale ? »

La guerre moderne mêle à la fois occupation aérienne et territoriale, information, culture, médias, manipulation psychologique, action économique, menace écologique… dans des combinaisons imprévues et sans cesse variable.

Les auteurs développent avec rigueur et conséquences ce postulat et présentent, de manière très convainquante ce qu’ils estiment être désormais la méthode essentielle du nouvelle Art de la guerre : « la combinaison hors limites ».

Cette guerre a déjà commencé, et les hackers en font partie intégrante, parce que quand il a été écrit internet était à un stade balbutiant mais désormais on doit y intégrer cet extraordinaire mais parfois repoussant amas de rumeurs, d’informations mais aussi de désinformation.

La guerre totalement assymétrique devient de simple police

j’ajouterai que l’extraordinaire est lié au nouvel ennemi que se sont fabriqués les puissances occidentales en suivant les Etats-Unis et de ce point de vue ce qui se passe en Afghanistan et en irak est exemplaire. Déjà préfiguré par la déroute des armées Etatsuniennes en Somalie juste après la guerre du Golfe de 1991. Une armée d’une lourdeur inouïe conçue pour l’affrontement avec une autre grande puissance, une armée mercenaire avec une logistique démesurée se trouve confrontée à des rebelles et à une population qui ne peut plus supporter une telle occupation.Cette armée doit affronter un adversaire si assymétrique que sa mission en devient de simple police et elle ne sait faire régner que le chaos. Elle a de surcroît un étrange cahiers de charges : il ne doit y avoir aucun mort dans l’armée d’invasion.

Il faut encore ajouter le fait que l’armée devenue de métier, formée d’engagés et avec de plus en plus de mercenaires, n’est plus l’instrument du patriotisme mais le symptôme de sa crise, avec un maximum de jeunes chômeurs, voire de latinos cherchant un moyen de s’intégrer rapidement à la nationalité des Etats-Unis mais aussi d’autres pays occidentaux alors que comme en Arizona les frontières se ferment et l’immigration est de plus en plus délinquante. L’armée avec son complexe industrialo militaire générateurs d’immenses profits à un bout de la chaîne, puisque les guerres se chiffrent en milliard de dollars, la privatisation croissante de ses fonctions et une population recrutée sur la base de la crise est envoyée se battre contre des peuples de misérables dont elle ignore tout et finit par provoquer un sursaut patriotique de la part de l’adversaire.

C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier une nouvelle intervenue également hier 30 juillet:2010 : ce jour-là, des dizaines d’habitants de Kaboul se sont insurgés et ont blessé trois policiers et ont mis le feu à deux véhicules de l’OTAN lors d’une manifestation populaire, après qu’un véhicule de l’Alliance Atlantique ait été impliquée ce vendredi dans un accident de circulation qui a coûté la vie à au moins quatre civils, avant de prendre la fuite. L’accident à eu lieu à trois heures de l’après-midi (heure locale)dans la zone résidentielle de Bebe Mahro – proche de l’aéroport de Kaboul- quand un car de tourisme avec six occupants à bord a explosé après un choc avec un véhicule de l’OTAN qui faisait partie d’un convoi, qui tentait de rentrer dans la rue principale. Les forces afghanes ont immédiatement fermé la zone mais un grand nombre d’habitants ont commencé à se regrouper sur les lieux de l’accident pour voir ce qui se passait, selon une information de l’agence afghane Pajhwok.

Quand ils ont su que le vehicule de l’OTAN était à l’origine du sinistre et avait pris la fuite, les habitants de la capitale ont commencé à jeter des pierres sur les véhicules alliés qui circulaient aux alentours et ont mis le fu à certains d’entre eux. Trois policiers ont éte blessés par les jets de pierre.Finalement la police afghane a pu disperser la foule qui hurlait sa colère contre les troupes étrangères et le président afghan, Hamid Karzai.Lincident a donné lieu à une enquête par la police afghane et la Force Internationale d’Assistance pour la sécurité en Afghanistan (ISAF), il y a eu dans le véhicule civil quatre morts et deux blessés.

cet incident est caractéristique de l’exaspération des populations, il ne s’agit plus seulement des zones rebelles mais bien du centre de la capitale, de sa zone résidentielle que l’on prétend pacifiée. Cette situation est à mettre en relation avec la manière dont les soldats nord-américains en Iraq sont placés dans des zones lointaines pour les protéger de la population.

Quelle menace contre la sécurité nationale ?

Cet état de fait qui ne cesse de se reproduire nous incite à dire notre accord avec ce que déclarait le 29 juillet »la vérité fait peur : le reporter DAVE LINDORFF

« La réponse initiale de la Maison blanche à la sortie de 92,000 pages de rapports sans complaisance sur le terrain par les États-Unis force en Afghanistan pendant la période de 2004-2009 – qu’il s’agissait là d’ une menace à la sécurité nationale et aux vies des troupes américaines – était aussi prévisible que grotesque. Ces documents n’ont révélé rien de nouveau pour les ennemis de l’Amérique en Afghanistan ou le Pakistan. Les combattants Talibans savaient parfaitement que leurs missiles guidés par infrarouge avaient avec battu avec succèsdes hélicoptères américains. Ils n’ont révélé rien de nouveau pour le service secret du Pakistan, l’ISI. Les Pakistanais savaient qu’ils aidaient le Taliban avec leurs renseignements, la planification stratégique et des armes dans leur combat contre des forces américaines et le régime actuel de marionnettes à Kaboul. Ils n’ont rien révélé non plus à la population civile très patiente en Afghanistan non plus.Les Afghans savent que des forces américaines les ont visés aux points de contrôle, bombardant effrontément leurs maisons et villages dans des tentatives de frapper des supposés leaders Talibans ou Al Qaeda et dissimulant ces atrocités quand des hommes innocents, des femmes et des enfants sont les victimes.

Non, l’idée que la sortie de ces documents est une menace est un mensonge aussi énorme que celui des deux la dernière administration de Président George W. Bush et l’administration actuelle de Barack Obama ont lancé, les EU sont engagés dans « une bonne guerre, en essayant de battre »des terroristes »et établir un gouvernement démocratique en Afghanistan.C’est ce qui fait que la sortie des documents de WikiLeaks comme la sortie de ceux deDaniel Ellsberg et de Tony Russo du Pentagone jadis. Ce n’est pas tellement qu’il y ait des nouvelles informations explosives dans ces documents, quoiqu’il y en ait certains. C’est le fait qu’ils exposent au public américain la profondeur et l’étendue de la réalité du gouvernement et du Pentagone dans les guerres en question » counterpunch 29 juillet, traduit par danielle bleitrach

La révélation est pour nous peuples occidentaux qui acceptons que l’on mène de telles guerres en notre nom.

Le dernier symptôme de la profondeur de la crise : le suicide

 Alors que le challenge est de zéro morts chez les soladats des puissances occidentales que l’on considère comme de la porcelaine fragile, un mal plus profond les ronge. Le taux de suicide chez les soldats dans l’armée des Etats-Unis dépasse pour la première celui des civils depuis la guerre du Viet-Nam, dit le New York Times du 30 juillet.

Un nouveau rapport du Pentagone met en évidence le chiffre record de 160 suicides pour les effectifs en service dans l’année qui intervient entre le 1 octobre 2008 et le 30 septembre 2009.
 
Le document met en cause la responsabilité du haut commandement pour ignorer les problèmes croissants de maladie mentale, de drogues et délits entre les soldats.

Selon le texte, un tiers des troupes prend au moins un médicament sur ordonnance et 14% ingère un quelconque type d’analgésique fort.. selon le rapport, à peu près 20 de chaque 100 mille soldats se sont donnés la mort comparé le premier de 19 par chaque 100 mille citoyens à l’intérieur de la population civile.

Le suicide n’est pas un phénomène individuel expliquait Durkheim, il illustre en quelque sorte l’état réel des rapports sociaux et il mettait en évidence, le suicide anomique, celui où l’individu perd contact avec les autres comme d’ailleurs avec le sens de ses actes.

Cependant, le président Barack Obama a sanctionné ce jeudi une loi de financement de guerre qui octroie 37 milliards de dollars plus aux guerres de l’Afghanistan et de l’Iraq. Il l’a fait avec le soutien massif des républicains et une faille de plus en plus manifeste dans la population qui l’a élu.

En France, si l’on excepte la position courageuse de Paul Quiles dans une tribune du monde, pour nos médias et nos hommes politiques nous ne serions pas concernés, le Monde Du 29 juillet accomplit même l’exploit d’attribuer la totalité de la catastrophe afghane au président Bush qui n’a pas assez envoyé de troupes, heureusement Obama le fait selon ce quotidien. L’erreur poursuit le « grand » quotidien du soir a été que Bush centre tout sur l’irak.

 Oui et avec les résultats que l’on voit qui ne vallent pas mieux que ceux de l’Afghanistan.

Mais pour le Monde très représentatif du consensus droite gauche non seulement sur la guerre mais sur l’absence d’alternative à la société actuelle s’agit de sauver le soldat Obama pour nous permettre de nous lancer tous dans l’assaut contre l’Iran. La fuite en avant du docteur Fol amour…

Danielle Bleitrach

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 11:34
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photo : Raventhird

La décroissance est une théorie attrayante et qui peut paraître censée, et qui même pour certains semble devoir lutter contre le capitalisme. Mais dans la réalité, et malgré la bonne volonté évidente de ses défenseurs, cette théorie sert moins les idées qu’elle défend que celles qu’elle attaque. Partant du principe que les ressources planétaires sont limitées et mis en rapport avec la soif infinie de consommation des êtres humains, certains penseurs philanthropes et raisonnables ont imaginé qu’il fallait que l’homme se restreigne dans ses mouvements naturels, afin de protéger les futures générations du mal qui ronge notre planète, et qui finira par nous engloutir ensuite. Mais si cette idée est fortement teintée d’humanisme, et qu’elle semble parée des meilleures intentions du monde, il ne faut tout de même pas oublier qu’elle prône clairement une baisse de la consommation maintenant, pour ne pas à avoir à faire face à une brutale pénurie, plus tard.

Mais s’il ne fait aucun doute que je considère la surconsommation comme un mal à combattre, et que pour moi aussi le fait de rechercher à tout prix la croissance est cause de notre surproduction et de la surexploitation des ressources, je ne peux me satisfaire d’une théorie qui frustre les désirs et les espoirs d’un monde meilleur, sans lesquels il est vain de vouloir perpétuer l’espèce humaine.

Car il faut discuter de ce que l’on appelle « croissance », à savoir si elle n’est qu’économique ou s’il faut prendre d’autres facteurs en compte. Et si il est assez aisé de définir ce qu’est la croissance économique (augmentation du PIB, c’est à dire de la production dans un temps donné), il est beaucoup plus délicat d’expliquer ce qu’est la croissance « pure », qui n’est en quelque sorte qu’une augmentation sans objet précis, ou une simple vue de l’esprit. Il faut pour qu’il y ait croissance un qualificatif à y ajouter (la croissance « de quelque chose »). C’est ainsi que la théorie de la décroissance se trouve devenir soit une décroissance « économique », soit une décroissance sans objet. Et une décroissance économique, c’est encore du capitalisme, calculé selon des facteurs économiques, à l’intérieur du système que cette théorie dénonce.

Que veulent donc les « décroissants » ? Le retour à une vie plus censée, moins tournée vers la rentabilité et le profit, vers moins de consommation, moins de pollution et plus de morale, de raison ? Faut-il alors dénoncer la technologie et ses avancées pour retourner en arrière, se passer de la machine à vapeur et de ses mines de charbon pour partager notre misère avec les autres misérables ? Faut-il réapprendre à vivre dans des cabanes en bois insalubres, avec des chevaux pour moyen de locomotion et la bougie pour éclairage ?

Non, personne ne peut vouloir cela, car en quittant le monde de la consommation et de la production ce n’est pas seulement la croissance économique et le capitalisme que nous renverserions, mais aussi et surtout l’idée de progrès, idée sans laquelle l’homme ne peut avancer. C’est nier l’homme en même temps que ses désirs, et faire preuve d’obscurantisme, car nous ne réglerons pas le problème des inégalités et de l’injustice sociale en retournant en arrière, ni en abaissant nos prétentions au point de vouloir devenir tous pauvres. L’égalité, la justice ne sont pas des concepts minimums, orientés selon des critères revus à la baisse pour satisfaire au plus grand nombre, mais au contraire l’expression de la volonté des êtres humains d’accéder tous à “plus” d’une part, et à “mieux” d’une autre.

Consommer moins c’est produire moins, c’est travailler moins, c’est gagner moins. On ne brisera ni le capitalisme ni les inégalités par la décroissance, on ne fera que satisfaire aux désirs de ceux qui veulent licencier sans peine. Et si il est effectivement possible que les riches, à terme, soient contraints à moins de consommation par manque de ressources, ce ne sera pas le signe d’une plus grande justice, mais plutôt le constat d’échec de l’humanité qui ne sera pas parvenu à faire profiter des bienfaits de la civilisation à tous. La décroissance ne peut pas renverser le capitalisme pour sauver l’humanité, mais l’humanité doit renverser le capitalisme pour parvenir à une croissance juste. Ce n’est qu’une fois le capitalisme supprimé qu’une sorte de décroissance pour certains (ou une croissance pour d’autres) pourra être instituée. Elle doit être le résultat de l’éducation à l’inutilité du superflu, de l’inutile et du jetable, comme une philosophie ou une religion dans laquelle la planète serait le Dieu à honorer. Ce n’est pas la croissance qu’il faut donc supprimer, mais sa définition qu’il faut revoir. Une croissance économique est un contresens, alors qu’une croissance « humaniste » exclut la croissance économique. Ce sont les règles du capitalisme qui impliquent la première définition, et pour en sortir c’est le capitalisme qu’il faut détruire, pas l’humain.

Cette erreur d’interprétation sur la conception décroissante provient en effet d’un diagnostic erroné, que l’on peut résumer par la phrase d’un certain Kenneth Boulding, « celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ». Car aujourd’hui nous savons que le monde n’est pas fini. La croissance infinie n’est pas une croissance économique détruisant les ressources, mais la potentialité d’un univers dont on ne connaît pas le quart du millième, et qui peut nous offrir les ressources infinies dont « l’aventure humaine » a besoin pour son développement. Nous savons comment produire beaucoup et propre, renouvelable et durable, juste et équitable. Nous avons la capacité de nourrir et de loger plus et mieux, sans nuire ni à la planète ni à l’être humain.

Mais nous n’y arriverons pas sans devenir un peu fous, c’est à dire en se donnant la possibilité de devenir sages. Pour parvenir à une croissance infinie en symbiose avec la nature (elle-même infinie), il nous faut avoir suffisamment de rêves et d’imagination pour se séparer des concepts négatifs tels que la croissance (ou la décroissance) économique, pour nous projeter dans autre monde, sans économie, c’est à dire sans argent.

La rareté supposée des ressources sur laquelle s’appuie les décroissants est une illusion capitaliste permettant de rendre “vendable” ce qui appartient en commun à l’humanité, car en réalité les énergies comme l’air, le soleil et l’eau sont quasiment inépuisables, pour peu qu’on passe d’une réflexion économique à une réflexion en accord avec l’être humain. Ce n’est donc pas en utilisant moins sa voiture qu’on sauvera la planète, mais en supprimant le pouvoir de ceux qui nous empêchent d’accéder à une ressource gratuite, afin de pouvoir rouler en voitures solaires tout notre saoul. Cela implique donc de remplacer la rareté par l’opulence http://calebirri.unblog.fr/2008/10/..., de remplacer l’argent par la gratuité http://calebirri.unblog.fr/2010/03/...

Alors à tout prendre, je préfère être considéré comme fou, et appeler de mes vœux non pas la décroissance, non pas la croissance, mais à l’abolition pure et simple de l’argent http://calebirri.unblog.fr/2009/05/..., seul responsable de tous les maux qui nous accablent, et qui détruisent la planète. La gratuité est le seul moyen d’y parvenir http://calebirri.unblog.fr/2010/02/..., car elle allierait à la fois croissance infinie et justice, et tout cela sans nuire aux ressources offertes par la Nature.

Caleb Irri

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Published by valenton rouge - dans Monde
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