Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

0
parti.jpg 
thumbnail-copie-3.jpeg
4cb23c12e9-copie-1.jpg8071d6d8-f802-11df-a4d8-fa25b9579a36-copie-2.jpg 
Capture-du-2012-05-09-21-11-58.png
0
saint-communiste.jpg
00
0
soviet_propaganda.png

 vps-final.jpg

 

BDS-boycott-produits-israel.jpg

  

Recherche

lp.jpg

Léonard PELTIER 

 

arton1476.jpg

Archives

 free-the-miami-5-logo-colour.jpg

 

 rubon1-54e3a.jpgcuba-si.jpg

 

c.jpg

France  Cuba

cuba-si-3.jpg 

cuba_linda.jpg 

 

 

 

motocollant 2010 small

 

 

Thierry-copie-2.jpgHommage à

Thierry MENGUY

 


index.jpg 

une avocate

au service

du salarié

 

Maître

  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





Articles Récents

  • POUR LES FEMME D'ESPAGNE EN 2014 La nuit, la Résistance ... reprise d'un texte de 2009 Alain Girard Je hais les coups d’état, je hais la violence aveugle d’hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires. Je...
  • Obsèques d'Henri Alleg
    Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Esso...
  • Décès d'Henri Alleg
    Les communistes sont en deuil, les communistes valentonnais bien plus encore. Henri Alleg, Henri l'infatiguable du combat anticolonialiste, de celui pour un Etat palestinien, de celui pour une société à laquelle il donnait un nom: socialiste. Henri, ce...
  • METROPOLES
    METROPOLES Déclaration de l’ANECR Assemblée Nationale Affirmation des métropoles : discuter en 3 jours d’un remodelage profond de la République est un scandale ! Les amendements gouvernementaux adoptés par la commission des lois de l’Assemblée Nationale...
  • Un nouveau club politique prend racine | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr CHAUNY - Le club Nouveau siècle verra le jour en septembre. Ou plutôt son antenne régionale. Une réunion d’information s’est tenue samedi matin. Objectif : réfléchir sur la société actuelle.
  • Il n'y a plus rien Ferré
    merci tovaritchi mais l'"vènement cd'est le rassemblemnt réusii des communistes azinbt quentinnois, aussi fort que Léo www.youtube.com Une œuvre magistrale, qui présente notre temps alors qu'elle le précède. Merci Léo, tu nous a marqué à jamais et ce...
  • Alain Girard shared Le libre service de la...
    Alain Girard shared Le libre service de la solidarité's photo.
  • Le candidat rouge sera Olivier Tournay | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr SAINT-QUENTIN - Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.
  • Alain Girard shared Sinn Féin shop's photo.
  • Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's...
    Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's photo.

 

Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

Red_Cavalry_Riding.jpg
La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
sainr-just.jpg
   

A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

KM.jpg


25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 11:34

 

images.jpg

 

Où sont passés les milliers de milliards de dollars que les Etats ont engloutis pour « sauver les banques » après la déroute de 2008 ? Une partie de la réponse est : ils ont servi à… sauver la richesse des très riches. Pas très étonnant d’ailleurs, vu que ce sont eux qui contrôlent ces banques et les fonds de toute sorte.

Pour les très riches, la crise est finie. Pas définitivement, mais pour l’instant ils vont bien, merci. Le « World Wealth Report » de juin 2010, une publication annuelle de Capgemini et Merrill Lynch (deux firmes de conseil géantes qui connaissent bien cette population : ce sont leurs clients), en témoigne. Il est accessible via ce lien.

L’étude porte sur les HNWIs. Il ne s’agit pas d’une mutation du virus H5N1, mais des « high net worth individuals », les individus dont la fortune en « actifs pouvant être investis », hors résidence principale (quand même, on ne va pas les mettre à la rue), dépasse un million de dollars. Nous les désignerons comme les « très riches ». Leur nombre en 2009 a retrouvé le chiffre record de 2007 : 10 millions de personnes dans le monde (soit 0,15 % de la population mondiale), dont 53,5 % se trouvent aux Etats-Unis, Japon et Allemagne, la triade des très riches. Leur fortune totale aussi a pratiquement récupéré son niveau d’avant la crise : elle atteint 39 000 milliards de dollars en 2009. Ce chiffre n’était « que » de 32 800 milliards en 2008. Une partie du rebond vient sans nul doute de l’application du mot d’ordre bien connu : « contribuables de tous les pays, unissez-vous pour aider les très riches ». Aider les très riches serait une mission d’intérêt général. Christine Lagarde, qui, elle aussi, connaît bien cette population comme ancienne avocate d’affaires, l’a démontré : « On entend souvent dire que cette mesure (le bouclier fiscal) ne concernerait que la partie la plus riche de la population, mais n’est-ce pas celle qui fait tourner l’économie ? » ( Citation de « Là-bas Hebdo » du 21 mars 2010).

Gros problème toutefois : les inégalités sont énormes… parmi ces très riches ! C’est pourquoi leurs consultants financiers dévoués distinguent parmi eux leurs clients préférés, les « Ultra-HNWIs », ceux dont la fortune « pouvant être investie » dépasse 30 millions de dollars. Ils ne représentent que 0,9 % des très riches (soit 93 000 individus), mais possèdent 35,5 % de la fortune totale de ces HNWIs. Soit 13 850 milliards de dollars. Une petite division indique donc qu’en moyenne un « ultra-très-riche » dispose d’un matelas de sécurité proche de 150 millions de dollars, alors que pour les 99 % de très riches qui ne sont pas membres du club des « ultras » ce montant moyen n’est que de 2,5 millions. 60 fois moins, une misère.

Et en France ? Il y avait, en 2009, 530 000 « foyers fiscaux » payant l’ISF, dont le seuil actuel est de 790 000 euros (déclarés…). Mais la base de calcul de notre ISF est différente de celle de la fortune « investissable » au sens de CG&ML (Capgemini et Merrill Lynch). Selon ces derniers, le nombre de nos très riches nationaux serait de 383 000 en 2009, ce qui place l’équipe des bleus fortunés en sixième position mondiale. Mais, comme au foot, la Chine, en quatrième position, nous bat.

QUE FONT LES TRES RICHES DE LEUR FORTUNE ?

C’est en réalité le grand sujet de ce rapport précieux, qui n’est rien d’autre qu’une étude de clientèle, une clientèle à choyer. On se penche avec une attention touchante sur leurs goûts, leurs comportements d’épargne et d’investissement, leurs « passions » et même sur la « psyché des investisseurs » (page 25) ou sur les « facteurs émotionnels » ! Figurez-vous que la crise, qui décidément touche tout le monde, a profondément modifié leurs comportements. Leur cupidité, non, mais leurs préférences pour les placements juteux alternatifs, oui. Je cite : « HNW clients are not just investing on intellectual information and news, but are being driven by emotions when making investment decisions post-crisis ». On en pleurerait de compassion fraternelle.

Comment cette dérive émotionnelle se traduit-elle ? On nous dit d’abord que ces très riches sont devenus plus exigeants en conseils, en transparence, et qu’ils privilégient les investissements dans les pays en croissance. Jusque là pas d’émotion, juste du calcul.

Mais arrivent alors les « passion investments » (page 20), qui progressent. C’est quoi ? Principalement les acquisitions d’œuvres d’art et d’antiquités, de bijoux et pierres précieuses. Mais attention, c’est une passion jugée très avisée sur le plan financier. Aucune opposition ici entre la passion et les intérêts, étudiée avec profondeur par le grand Albert Hirschman !

Ce n’est pas tout. Le rapport consacre une section à la philanthropie. Celle des très riches exige, nous explique-t-on, des conseils financiers spécialisés. Car « philanthropic choices are often inextricably linked to broader financial-planning initiatives, including tax strategies ». Pas besoin de vous traduire : c’est à nouveau une passion « inextricablement liée » à l’intérêt financier. Donc une source de recettes pour nos amis de CG&ML. Un beau métier quand même : consultant en dons. Le grand anthropologue Marcel Mauss n’avait pas prévu cela dans son approche du don contre don : l’expertise grassement payée en optimisation fiscale de la générosité. Après le prêt à intérêt, le don qui rapporte.

Tout cela conduit les auteurs à célébrer le changement de « psyché » des investisseurs après la crise, avec ce diagnostic fulgurant : « Emotional factors are a prominent feature of the HNWI psyche today, and wealth management firms must incorporate those emotional factors into stronger portfolio management. ». Que d’émotion, que d’émotion ! On est submergés. Ces gens là n’ont pas le cœur à gauche et le portefeuille à droite, mais le coeur dans le portefeuille.

POUR UN ISF MONDIAL

Dans un post du 8 juillet 2008, j’écrivais, après avoir présenté les données 2007 de la fortune des très riches : « Supposons que l’on instaure un ISF mondial, qui pourrait être progressif comme en France, à un taux moyen modeste de 1,5 % des patrimoines, ne s’appliquant qu’à nos 0,15 % les plus riches du monde. Cela ferait une recette de 600 milliards de dollars, permettant de faire face à la fois aux objectifs du Millénaire des Nations Unies et à ceux de la lutte contre le réchauffement climatique. On ne pourrait pas nous dire alors que cet ISF fait fuir les capitaux nationaux, vu qu’il s’agirait d’un impôt mondial. Avec de tels chiffres, l’idée que la richesse des riches profite finalement à tous et que la redistribution est un péché contre l’humanité en prend un coup. »

Cette idée me semble plus valable que jamais, en complément d’une indispensable taxation des transactions financières, une proposition d’Attac qui progresse nettement en audience en attendant d’être mise en œuvre concrètement. Le CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde) la soutient. La CNUCED l’avait proposée dès 1995. Un groupe Facebook s’en est saisi et il compte désormais… 28 000 membres (voir mon post récent : quelques liens…). Lançons un appel aux ONG et aux partis politiques, menons une campagne internationale : c’est possible !

Je cite un article du CADTM du 14 mars 2010 (voir ce lien) : « Chaque année, le magazine Forbes fait paraître sa très célèbre liste des milliardaires. Le classement 2010, qui vient d’être rendu public, donne des informations éclairantes : en un an, le nombre de milliardaires en dollars est passé de 793 à 1011 et leur patrimoine cumulé représente 3 600 milliards de dollars, en hausse de 50 % par rapport à l’an dernier. Pour les super riches, la crise est déjà bien loin… Une idée fait son chemin : celle d’un impôt mondial sur les grandes fortunes, avancée par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) dès 1995. »

Autres sources sur la fortune des très riches : le Knight Frank wealth report 2010, accessible via ce lien, et le Boston consulting group. Ce dernier nous dit également que les « actifs sous gestion financière » ont atteint 111 500 milliards de dollars en 2009 (voir ce lien)

Toutes ces sources convergent : le monde est incroyablement riche, et les très riches n’ont pas mis plus d’un an pour récupérer leurs fortunes extravagantes un instant écornées, pendant que le chômage poursuivait sa progression mondiale. Merci les Etats et les contribuables. On comprend mieux pourquoi les « caisses sont vides », pourquoi les dettes publiques partout, et pourquoi il faut précipiter une réforme des retraites visant à faire payer les salariés et les retraités : c’est une condition du « plan de sauvetage » des riches par tous les autres, pauvres compris.

 

http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2010/06/25/la-crise-est-finie%E2%80%A6-pour-les-tres-riches-a-quand-l%E2%80%99isf-mondial/

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 11:33

1146746607.gif

 

 

L’article 18 du projet de loi portant réforme des retraites, présenté en Conseil des ministres le 13 juillet 2010, modifie le droit au départ anticipé des fonctionnaires parents de trois enfants, qui a concerné 15.000 agents partant en retraite en 2008 et 2/3 tiers des mères de trois enfants et plus. Ce dispositif est utilisé essentiellement par les femmes, les hommes ne remplissant en général pas la condition d’arrêt d’activité à la naissance d’un enfant.

 

Le I de l’article 18 supprime cette possibilité de départ anticipé pour les fonctionnaires qui ne réunissent pas les deux conditions au 1er janvier 2012, 15 ans de services effectifs et parents de trois enfants.

 

Le II de l’article 18 maintient cette possibilité de départ anticipé pour les parents, les mères dans leur immense majorité, ayant 15 ans de service et trois enfants avant le 1er janvier 2012.

 

Le III de l’article 18 modifie les règles de calcul pour les parents conservant le droit au départ anticipé, dont la demande de départ en retraite est faite à partir du 13 juillet 2010, date du conseil des ministres qui adoptera le projet de loi avant transmission aux assemblées parlementaires.

 

La modification des règles de calcul :

 

Avant le 13 juillet 2010

Jusqu’aujourd’hui les modalités de calcul sont celles de l’année où les mères ont à la fois 15 ans de service et trois enfants. Donc pour celles réunissant ces conditions avant le 1er janvier 2004, leur retraite est toujours calculée sur la base des 37,5 ans, d’un taux de 2 % par an et d’une absence de décote en cas de carrière incomplète, cas très majoritaire pour ces départs anticipés.

Ce mode de calcul continuera à s’appliquer pour les demandes de départ en retraite présentées jusqu’au 12 juillet 2010 inclus.

 

A partir du 13 juillet 2010

Pour les demandes de départ en retraite présentées à partir du 13 juillet 2010 le mode de calcul de la pension relèvera des dispositions issues de la loi Fillon, suivant les conditions de l’âge d’ouverture du droit (60 ans en général, 55 ans pour les services actifs).

Ainsi en particulier la décote s’appliquera. De même les mères n’ayant pas leur durée d’assurance complète perdront le bénéfice du minimum garanti, minimum qui a concerné 36% des départs anticipés pour motifs familiaux en 2008.

 

La perte financière pour les femmes sera en moyenne entre -20 % et -25 %.

 

On peut donner deux exemples concrets :

 

Cas I :

Une fonctionnaire née en 1954 – indice majoré 514 (sommet de la catégorie B), 3 enfants,

25 ans de service + 3 ans de bonification pour enfants :

 

– demande formulée avant le 13 juillet = 4,60725 X 514 X 56 % (28 x 2 %) = 1326€

Le nombre d’annuités, 28, est multiplié par le taux annuel de 2 % soit 56 %.

 

– demande formulée après le 13 juillet = 4,60725 X 514 X 42,89 % = 1015€

 

42,89 % = 112/165 X 75 % et 14 trimestres de décote (1,125 % x 14) = 50,91% - (15,75 % x 50,91 %).

Les conditions sont celles de 2014, âge des 60 ans de l’agent. On divise le nombre de trimestres, 112 soit 28 ans, par le nombre de trimestre exigé en 2014, 165, le nombre de trimestres de décote maximum en 2014 (14 trimestres), et le taux de décote applicable en 2014 (1,125 %).

 

Soit une perte de 311 € et -23,5 %

 

Cas II :

Une fonctionnaire née en 1954 – indice majoré 352 (catégorie C), 3 enfants,

25 ans de service + 3 ans de bonification pour enfants :

 

– demande formulée avant le 13 juillet : 4,60725 X 352 X 56% (28 X 2 %) = 907

(perte du minimum garanti sur la base de 100 trimestres sans les bonifications soit 927 € -valeur 2009- si radiation des cadres après le 1er janvier 2011)

 

– demande formulée après le 13 juillet : 4,60725 X 352 X 42,89 % = 695 €

 

42,89 % = 112/165 X 75 % et 14 trimestres de décote (1,125 % x 14) = 50,91 % - (15,75 % x 50,91 %).

Les conditions sont celles de 2014, âge des 60 ans de l’agent. On divise le nombre de trimestres, 112 soit 28 ans, par le nombre de trimestre exigé en 2014, 165, le nombre de trimestres de décote maximum en 2014 (14 trimestres), et le taux de décote applicable en 2014 (1,125 %).

 

soit une perte de 212 € et 23,5 %

 

L’incertitude juridique d’une mesure scandaleuse:

 

Le projet de loi part de la date du conseil des ministres comme limite à l’application du nouveau texte, arguant du fait que la même disposition a été appliquée pour la réforme des majorations pour enfant en 2003 et de l’indemnité temporaire de retraite outre-mer.

Cependant la jurisprudence constante de la justice administrative fait dépendre le droit de la date d’effet de la retraite (le 1er jour de la retraite), et non de la date de la demande.

Le texte lui-même est contestable, mais les agents ne peuvent bien sûr faire dépendre leur décision de demander ou non leur départ en retraite d’une éventuelle modification de la date du 13 juillet 2010.

Les mères de famille pouvant bénéficier du mode de calcul de la pension antérieur à la loi Fillon sont fondées à demander leur départ en retraite avant le 13 juillet 2010.

 

 

Que se passe-t-il si une femme présente sa demande de départ en retraite avant le 13 juillet 2010 pour s’assurer de continuer à bénéficier de l’ancien mode de calcul et souhaite revenir ultérieurement sur sa demande ?

 

La demande de départ en retraite se fait pour les 6 mois suivants, une demande au 30 juin se faisant pour le 30 décembre 2010.

Il est possible de demander l’annulation de sa demande jusqu’à la date d’effet de la mise en retraite, dans le cas précité jusqu’au 29 décembre 2010. C’est le Service des retraites de l’Etat ou la CNRACL qui procèdent à cette annulation.

 

Par contre c’est l’employeur qui procède à la radiation des cadres par arrêté, transmis au futur pensionné 4 mois avant la date de mise en retraite, et comportant la date de la radiation (le 1er jour de la retraite).

L’employeur n’est lui pas tenu de réintégrer un agent ayant demandé l’annulation de sa mise à la retraite, une fois qu’il a pris son arrêté de radiation et qu’il l’a transmis à l’agent. L’agent serait toujours fonctionnaire en activité mais dans une position équivalente à celle de la disponibilité.

 

En général l’employeur réintègre l’agent car les cas sont peu fréquents, mais qu’en sera-t-il dans la situation de demandes plus nombreuses de réintégration fin 2010 ?

C’est le seul bémol à une demande d’annulation, auquel les agents faisant une demande jusqu’au 12 juillet 2010 devront porter attention.

 

La CGT prendra toutes les initiatives de mobilisation pour faire échec à ces mesures qui remettent en cause les droits des femmes.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:39

brocante2.1277400664.JPG

cliquez sur l'image

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:09

Agent-Orange.jpg

 

300 millions de dollars : c’est le coût estimé du nettoyage des nombreux sites encore contaminés par l’agent orange, cet herbicide hautement toxique déversé sur le Vietnam par l’armée américaine au plus fort de la guerre (1953-1975). Dans un rapport rendu public le 16 juin (1), le groupe bilatéral vietnamo-américain (2) créé pour trouver un arrangement sur le sujet, dans le cadre d’une normalisation des relations entre les deux pays rappelle que, de 1961 à 1971 l’armée américaine a répandu 75 millions de litres du produit chimique sur un quart de la surface du Sud-Vietnam, affectant 400 000 hectares de terrain agricole . Près de trois millions de Vietnamiens en subissent encore les séquelles, et, depuis trente-cinq ans, n’ont reçu aucun dédommagement.

En 1984, les vétérans américains touchés par l’agent orange avaient déjà conclu un accord, dans le cadre d’un procès contre les fabricants de ce produit : en échange de l’arrêt des poursuites, Monsanto et six autres entreprises — Dow Chemical, Thompson, Diamond, Hercules, T-H Agricultural & Nutrition Company et Uniroyal — avaient versé la somme de 180 millions de dollars à un fond de compensation.

Washington a longtemps traîné des pieds, prétextant que les données scientifiques impliquant l’agent orange dans l’explosion des malformations congénitales étaient insuffisantes. Responsables de cette guerre chimique, les Etats-Unis s’exemptent de toutes poursuites internationales concernant des actes commis en temps de guerre.

Défoliant composé d’agents nocifs et puissants tels que la dioxine, son composant principal, l’agent orange trouble les fonctions immunitaires, hormonales et reproductives. Il est responsable de cancers (poumons et prostate), de maladies de la peau, du cerveau et du système nerveux, de problèmes respiratoires et circulatoires, de cécité et de diverses anomalies survenant à la naissance. Molécule très stable, la dioxine reste présente dans l’environnement, et continue à empoisonner l’agriculture et les générations de vietnamiens nés après la guerre.


Lidia Falcucci

 

 

(1) « Declaration and Plan of Action », Aspen Institute, juin 2010.

(2) Le US-Vietnam Dialogue Group on Agent Orange/Dioxin a été créé en 2007 par la Fondation Ford, une organisation privée basée à New York, et coordonnée par l’Aspen Institute, association privée de recherche basée à Washington.

, , , , , ,

Dans « Le Monde diplomatique »

  • « Au Vietnam, l’“agent orange” tue encore »
    par Francis Gendreau, janvier 2006. Entre 1961 et 1971, l’armée américaine a procédé à des épandages massifs de défoliants sur le Vietnam. Méthode ayant causé des dégâts allant, à long terme, bien au-delà des effets recherchés dans l’immédiat. En témoigne la situation du Vietnam, victime d’épandages d’agent orange il y a plus de trente ans.
  • « Les Etats-Unis sont-ils une menace pour l’Europe ? »
    par Pierre Conesa, avril 2008. Les Etats-Unis pourraient-ils constituer un risque grave pour la sécurité internationale dans les vingt prochaines années ? Loin d’être illégitime, l’interrogation dépasse l’administration Bush.
  • « L’ultime trahison »
    par Howard Zinn, avril 2004. Si le gouvernement consacre des centaines de milliards de dollars à la guerre, il ne trouve pas d’argent pour venir en aide aux anciens combattants américains du Vietnam.
  • « Le mensonge des “guerres propres” », par Schofield Coryell, mars 2002.
    Trente ans après, « les conséquences de la guerre chimique menée par les Etats-Unis sont toujours et partout visibles ».
  • « Dommages de guerre à géométrie variable »
    par Monique Chemillier-Gendreau, octobre 2003. L’Irak a été contraint de payer, sur les produits de son pétrole contrôlés par les Nations unies, toutes les réparations de la guerre qu’il a menée au Koweït en 1990-1991. En revanche, les Etats-Unis n’ont jamais versé un centime pour celle menée contre le Vietnam de 1964 à 1975.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-06-23-agent-orange

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:08

 

5042.201as.JPG

 

Une conférence de presse a été organisée le 16 juin à Hanoi afin de présenter la Déclaration et le Programme d'action pour la période 2010-2019 du Groupe de dialogue vietnamo-américain sur l'agent orange/dioxine.

Après avoir soulevé les interprétations et l'importance du règlement des séquelles de l'agent orange sur la santé et l'environnement au Vietnam, ledit groupe a lancé un Plan d'action en 3 phases étalé sur une dizaine d'années, d'un budget prévisionnel d'environ 300 millions de dollars, a fait savoir le vice-président de la Commission des relations extérieures de l'Assemblée nationale, Ngô Quang Xuân, co-chef de groupe.


Ce programme consiste à rehausser la conscience de la société, surtout des autorités et des habitants américains, et à mobiliser toutes les ressources pour aider à régler les problèmes relatifs à l'agent orange/dioxine au Vietnam. La priorité sera donnée aux projets de désintoxication des sols touchés par la dioxine, de réhabilitation de l'environnement, d'assistance aux personnes exposées à la dioxine et à leurs familles.

Selon le Groupe de dialogue, de 1962 à 1971, les États-Unis ont répandu plus de 20 millions de gallons (plus de 80 millions de litres) de défoliants sur un quart du Sud du Vietnam, détruisant l'environnement écologique. Au moins 4,5 millions de Vietnamiens et 2,8 millions de soldats y ont été exposés de 1962 à 1975. Jusqu'à présent, les études ont permis de déterminer 28 zones particulièrement touchées par l'agent orange contenant de la dioxine, une substance toxique responsable de diverses maladies graves lorsqu'on y est exposé.

Le Groupe de dialogue comprend 10 membres (5 pour la partie vietnamienne et 5 pour la partie américaine). Le même jour à Washington, les membres de la partie américaine ont aussi donné une conférence de presse pour proclamer la Déclaration et le Programme d'action pour la période 2010-2019 établis par le groupe.


Hông Nga/CVN
(17/06/2010)

 

http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?page=newsdetail&newsid=63401

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:02

8c--45954.jpg

 

La victoire d'un peuple

par Etienne FAJON  L'Humanité

Toutes nos pensées, en ces heures si longtemps attendues, vont au peuple fraternel du Vietnam.

Sur sa terre dévastée, la guerre a fait rage pendant vingt-sept ans. Après l'échec des colonialistes français, après la faillite des fantoches mis en place par l'étranger, c'était, depuis 1962, l'intervention directe du colosse impérialiste américain.

Dans ce conflit, le plus long de leur histoire, les Etats-Unis ont utilisé massivement les moyens de destruction les plus modernes et les plus barbares. Ils y ont perdu des dizaines de milliers d'hommes et tout un arsenal que l'on disait invulnérable. Ils y ont englouti des dépenses fabuleuses, de l'ordre de 200 milliards de dollars. En vain.

Et voici que l'orage des armes va faire place au silence de la paix. Ce silence que la plupart des Vietnamiens n'ont jamais connu.

L'accord conclu reconnaît l'indépendance, la souveraineté, l'unité et l'intégrité territoriale du Vietnam. C'était le but de la lutte surhumaine de son peuple dès le premier jour. C'est aujourd'hui sa victoire.

Elle a été acquise, il est vrai, au prix d'immenses sacrifices. Sur le territoire de l'Indochine, l'aviation des agresseurs a déversé sept millions de tonnes de bombes, soit le triple de ce qu'elle avait largué sur tous les théâtres d'opération pendant la Seconde Guerre mondiale. Leur artillerie et leur marine ont lancé 7,5 millions de tonnes d'obus et de fusées. La végétation a été détruite sur deux millions d'hectares par des produits toxiques.

Et, surtout, le massacre de la population civile se chiffre, selon les estimations avancées aux Etats-Unis eux-mêmes, par 350.000 morts et près d'un million de blessés, en plus des combattants tombés dans la bataille.

Le peuple vietnamien, petit par le nombre et retardé dans son développement économique par l'oppression coloniale, a tenu et vaincu grâce à son courage indomptable et à son ingéniosité, grâce à la direction intelligente et ferme du Parti des Travailleurs du Vietnam et du Front National de Libération.

Il a tenu et vaincu avec l'aide politique et militaire, économique et technique de l'Union Soviétique et des autres pays socialistes, avec la solidarité des forces de progrès et de paix de tous les continents.

La portée internationale de cette victoire est considérable. Elle atteste qu'à notre époque il est devenu impossible pour l'impérialisme, fût-il le plus puissant, de maintenir en sujétion les peuples résolus à conquérir ou à garder leur liberté.

Cela dit, il serait profondément erroné d'en conclure que l'aide au peuple vietnamien appartient désormais au passé.

Les États-Unis vont signer l'accord, mais il reste à les contraindre, eux et leurs agents, à en respecter les termes et à en appliquer les clauses.

Et puis, dans la perspective d'une paix durable, le Vietnam devra panser ses plaies, rebâtir ses villages rasés et ses villes, restaurer son économe nationale, avancer vers la vie heureuse qu'il a mille fois méritée. Il a droit pour cela au soutien de tous.

Nos frères vietnamiens ont rendu hommage en maintes circonstances à la vigueur et à la constance de la solidarité efficace que le Parti Communiste Français et le peuple de France ont manifestées pour leur juste cause. Qu’ils sachent bien, maintenant que la paix vient couronner leur héroïsme, que cette solidarité ne faiblira pas.

Pour la mise en œuvre de l'accord de paix et pour la reconstruction du Vietnam, nous restons vigilants et mobilisés.

 

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:30

 

jpg_bettencourt_large-68efb.jpg

 

L’ex-ministre du Budget, Éric Woerth, ne pouvait rien ignorer, malgré ses dénégations, des tambouilles entre le photographe François-Marie Banier et la richissime propriétaire de L’Oréal.

Durant l’hiver 2008, les Allemands fournissaient à Bercy une liste de cinq cents Français «  touristes fiscaux » au Liechtenstein. Parmi eux, comme Bakchich devait le révéler le 15 mars 2008, figuraient David Douillet et François-Marie Banier. Le premier, qui déposa plainte contre notre site, fut condamné à nous verser 3 000 euros (ce qu’il n’a toujours pas fait). Le second se fit plus discret.

En effet, le ministère des Finances décida, début 2008, d’éplucher les comptes de deux cents de ces contribuables suspects, dont ceux de François-Marie Banier.

L’ensemble de son dossier fut donc transféré de la perception du VIe arrondissement, où réside le photographe, à la Direction nationale des vérifications des situations fiscales (DNVSF). Sous ce sigle, se cachent les plus fins limiers du fisc, connus pour passer au scalpel les fortunes des particuliers.

Un vérificateur, D.C., réceptionna le dossier de Banier. Lequel dossier n’a toujours pas réintégré, deux ans après, les armoires des contrôleurs du VIe arrondissement. Un enterrement fiscal est si vite arrivé.

Eclairage

Passionnante est la lecture, sous cet éclairage, de certains échanges entre Liliane Bettencourt et ses conseillers, publiés par nos excellents confrères de Mediapart.

Qu’y apprend-on  ? Le 7 avril 2009, Patrice de Maistre, « l’expert » ès évasion, explique à la milliardaire  : « Banier vous a fait mettre l’île d’Arros dans une fondation pour lui (…) Banier vous a pris 20 millions pour les mettre dans une nouvelle fondation », apparemment au Liechtenstein.

Plus tard, le 23 octobre 2009, le même Patrice de Maistre expliquait à la milliardaire  : « Il serait bien que vous récupériez officiellement votre île d’Arros. Vous savez que cela appartient au Liechtenstein. »

Autant de tractations illégales, passibles du délit de blanchiment, d’après un arrêt de la Cour de cassation de février 2008, que le fisc connaît fatalement, après deux ans d’enquêtes sous l’autorité d’Éric Woerth.

Un peu gênant, alors que l’épouse du ministre a conseillé la milliardaire pour la gestion de son patrimoine. Tout récemment, Nicolas Sarkozy a convoqué son ministre. Le chef de l’État, paraît-il, est sorti fort inquiet de cet entretien. On le serait à moins  !

 

 

http://www.bakchich.info/L-ami-de-Liliane-Bettencourt-piste,11200.html

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:25

 

sarkozy_rentre_de_son_footing_a_l_elysee_reference.jpg

 

Opération de diversion du président, qui a préféré les états d'âme de Thierry Henry aux revendications de la France qui gagne peu mais bosse dur.

Nicolas Sarkozy n'aime les grévistes que multimillionnaires. Le président de la République s'est consacré hier à une opération de diversion pour occulter les deux millions de manifestants derrière les états d'âme de Thierry Henry. Pourtant, la France qui bosse dur, celle qui gagne trop peu mais qui sait résister, se donnait à fond dans la rue. Un succès qui dément les sondages tripatouillés du Figaro. Les salariés sont massivement hostiles à une réforme des retraites injuste, qu'ils soient du public ou du privé, comme l'ont montré les ouvriers de Turbomeca à Tarnos, venus défiler à Bayonne le lendemain de la visite du chef de l'État dans leur usine. Mais cette mobilisation était forte aussi à Marseille avec Le Printemps, ONEX, Renault, Unilever ou Panzani, à Boulogne-sur-Mer ; chez Ribéry, où défilaient les employés de Cristal d'Arques, ou encore à Bordeaux avec la grande distribution, l'aéronautique ou le spatial. Nicolas Sarkozy a tenté un autre coup de bluff médiatique dans la nuit précédente, le passage incognito à La Courneuve où il s'était bien gardé de revenir depuis sa promesse, il y a cinq ans, de nettoyer la population au Kärcher, après avoir tenté de récupérer la mort d'un enfant. Là, silence télé, pas de journalistes autres que triés sur le volet, mais une armée de policiers qui n'ont même pas pu empêcher un jeune malencontreusement croisé de lui dire son fait. Retour sur les lieux du crime, pourrait-on dire, et il faut bien soupçonner la droite d'espérer rallumer le feu dans les banlieues. Pitoyable !
Ces coups médiatiques à répétition ou la volonté affichée de normaliser l'audiovisuel - qui n'est pas sans effets, puisque l'Humanité n'est quasi jamais invitée sur les chaînes publiques comme privées - ne sont pas un signe d'assurance ni de force. La partie n'est pas jouée sur les retraites. En dépit du matraquage propagandiste, les Français n'avalent pas la couleuvre et la mobilisation va croissante. L'été, cette année, ne marquera pas une trêve. Les syndicalistes, les militants de gauche ou associatifs, des citoyens mobilisés iront à la rencontre des vacanciers pour préparer une rentrée chaude.
L'importance des manifestations et des grèves d'hier doit être mesurée à l'aune d'une période peu favorable et de l'obstination brutale des gouvernants, qui passent la vie démocratique par pertes et profits. Les Français votent sans ambiguïté contre le traité constitutionnel en 2005 ? Il leur est imposé sous un nouvel emballage. Ils sanctionnent la droite aux régionales ? Elle répond que rien ne change. Ils descendent nombreux dans la rue ? Elle tente de résister encore. C'est donc un appel à se mobiliser plus nombreux encore, au point que rien ne puisse faire obstacle à la vague populaire.
Á l'Élysée, Nicolas Sarkozy confessait Thierry Henry. Là, éclate l'affaire des « bijoux » de Madame Bettencourt, où l'on croise un ministre, un parti et de bien agréables financements. Ailleurs, un scandale des cigares, de vrais faux permis de construire, des missions de complaisance. Flotte un parfum d'Ancien Régime où les puissants s'éclatent sans mettre de gants. On apprenait mardi que le nombre des millionnaires français en euros avait augmenté de 11 % en 2009 et que le patrimoine des grandes fortunes mondiales a augmenté de 18,9 % l'année dernière. Quand on vous dit qu'il est temps de se serrer la ceinture et de repousser l'âge de la retraite.

 

Par Patrick Apel-Muller

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:23

REtraites-571.jpg

 

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé au démarrage du cortège parisien que la mobilisation de jeudi était "de haut niveau", avec "autour de deux millions" de manifestants partout en France contre le projet de loi sur les retraites.

Le cortège parisien, emmené par les numéros un des six centrales syndicales, est parti sous un soleil estival de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation, derrière une banderole de tête proclamant "Ensemble, agissons pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail et les retraites"

La mobilisation est "de haut niveau", avec "autour de deux millions" de manifestants partout en France, a affirmé le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. Quelque 130.000 manifestants, selon la CGT, défilaient jeudi à Paris, alors qu'ils étaient 90.000 d'après le syndicat lors de la dernière journée d'action, le 27 mai.

Clin d'oeil à la Coupe du monde de football, des vuvuzelas blancs ou orange faisaient concurrence aux sifflets.

 

"Les chiffres qui nous remontent de toutes les manifestations nous montrent que les deux millions sont certainement atteints, ce qui veut dire que c'est la plus grosse manifestation de l'année, a estimé François Chérèque (CFDT). Cela montre que le sentiment d'injustice face à cette réforme brutale monte très fort dans le pays".

Affirmant n'avoir "jamais cru que les gens étaient résignés", François Chérèque a ajouté que "quand les gens se rendent compte que la communication cache des injustices (...), inévitablement on a la réaction que l'on a aujourd'hui".

"Le gouvernement doit se rendre compte qu'il faut une réforme alternative, c'est-à-dire réécrire profondément cette réforme pour qu'elle soit plus juste", a souligné le secrétaire général de la CFDT, convaincu que "les gens ne manifestent pas contre le changement mais contre cette réforme injuste".

Et d'ironiser: "Le président de la République peut dormir tranquille, il y a plusieurs millions de personnes dans la rue aujourd'hui, il y a des millions de chômeurs, on a des problèmes de pouvoir d'achat, et lui passe son temps à écouter les états d'âmes d'un footballeur qui gagne 15 millions par an".

Une allusion au rendez-vous jeudi à l'Elysée entre Nicolas Sarkozy et l'attaquant Thierry Henry après la débâcle des Bleus à la Coupe du monde de football en Afrique du sud.

 

 

Marseille : 120.000 manifestants

 

"Faisons aWoerther la réforme des" retraites": plus de 120.000 personnes ont manifesté jeudi à Marseille contre le projet de réforme des retraites d'Eric Woerth, selon les syndicats, la police chiffrant le nombre de manifestants à... 14.500.

Le cortège, plus imposant que celui du 27 mai s'est ébranlé après 10H30 du Vieux-Port et tandis que la tête atteignait le point d'arrivée vers midi, à trois kilomètres de là environ, la queue n'était pas encore partie.

En dehors de quelques banderoles de l'intersyndicale où étaient apposés des autocollants Force ouvrière (FO), ce syndicat n'affichait pas sa présence dans le cortège des manifestants contre le projet de réforme défendu par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Eric Woerth.

25.000 personnes ont défilé dans les rues de Lyon.  Pour Gilbert Debard, délégué départemental Unsa, présent dans la manifestation, "ce rassemblement est une agréable surprise, une belle mobilisation qui va au delà des espérances des syndicats". "Aujourd'hui, ce ne sont pas les syndicats qui sont dans la rue, mais les salariés" se réjouit le syndicaliste alors que les manifestants scandaient "Sarkozy, non à ta réforme bidon".

Partout, la mobilisation s'avère plus importante: 

Au Mans, les manifestants sont 10.500, selon la préfecture, et 40.000, selon les syndicats, soit le double du 27 mai 2010.

Au Havre, la police a comptabilisé 10.000 manifestants et les syndicats 20.000, contre respectivement 6.500 et 15.000 le 27 mai dernier.

A Rouen, la police, qui donnait 12.000 manifestants le 27 mai, en donne 21.000 ce jeudi.

 

Les manifestants font toujours preuve d'humour ou de sarcasme, selon les cas, dans les slogans et les pancartes qu'ils brandissent.

On pouvait ainsi lire, à Tours, "La Rolex à 50 ans, la retraite à 60 ans", au Mans, "Pour vos retraites, faites comme moi:planquez vos milliards aux Seychelles ou en Suisse, c'est net d'impôts", avec, en "signature: Liliane B, conseillée par Eric W".

A Rennes, les manifestants contestaient le "Métro, boulot, caveau", tandis qu'à Rouen, ils s'interrogeaient: "Sarko, le déambulateur est-il fourni avec la réforme?" ou encore "halte au fascisme financier".

 

 

SNCF: 46% de grévistes

 

La direction de la SNCF a comptabilisé jeudi matin 39,8% de grévistes et la CGT 46%, pour la journée d'action interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites, soit une mobilisation supérieure au 27 mai (respectivement 23,2% et 28%).

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:21

20090617_val-2-824a0.jpg

 

Au début de l’année 2007, Philippe Val n’est pas encore le big boss de France Inter (puisque Sarkozy n’a pas encore été élu président), mais il est, par contre (avec Florent Pagny), l’un des plus courageux défenseurs hexagoniques de la liberté de penser.

Philippe Val rédige alors une dissertation véritablement bouleversante [1], pour demander à ses contemporain(e)s « du courage » contre les censeurs, et pour dire au monde, comme dans une homélie de Jean-Paul II, qu’« il ne faut pas avoir peur » de s’exprimer librement.

(En anglais : Never mind the bollocks, here’s Philippe Val.)

Dans ce magnifique texte, Philippe Val relève d’abord [2] qu’il y a des « peuples »« n’ont pas le droit d’émettre de critiques à l’encontre de leurs dirigeants ». qui

Chez nous, tel n’est Dieu merci pas le cas, mais tout de même, se désole Philippe Val : il y a en France « des personnes » qui « nous répètent à l’envi qu’il faut que nous soyons responsables de ce que nous disons, car il ne faut pas choquer » - et ça, n’est-ce pas, ce n’est pas supportable.

(Philippe Val ironise : pour ces « personnes », explique-t-il, « l’idéal serait sans doute (...)d’exclure de nos analyses (...) tout ce qui pourrait prêter à controverse ».)

Mais Philippe Val, en 2007, n’entend pas se laisser faire : c’est pas demain qu’on lui fera fermer sa gueule ou qu’on lui ôtera sa liberté de choquer, bordel à cul de pompe à merde.

Philippe Val juge, bien au contraire, qu’« il ne faut pas céder à la peur » : lui-même écrit volontiers « enculé », histoire de montrer à l’humanité que punk’s décidément not dead du tout.

Il ajoute même - apprends-le vite, on le récitera ensemble dans pas longtemps : « À chaque fois que l’on recule, à chaque fois que l’on est prudent ou responsable à l’intérieur de nos États de droit, on perd l’estime de ceux qui nous font reculer, ils ne font que nous mépriser car devant eux, nous piétinons nos propres valeurs » .

Deux ans plus tard, en 2009, Philippe Val devient, avec la bénédiction de Sarkozy, élu entre-temps président, le big boss de France Inter - où officient notamment le dénommé Guillon, qui insupporte ledit Sarkozy, et le dénommé Porte, qui tient des propos que d’aucun(e)s [3] trouvent terriblement choquants.

Résultat : Philippe Val vire Guillon et Porte.

Philippe Val, si on s’en réfère aux critères que lui-même a définis en 2007, « recule » [4], donc.

Philippe Val se montre « prudent » et « responsable à l’intérieur de nos États »« de droit ». (dits)

Allez, on récite : « À chaque fois que l’on recule, à chaque fois que l’on est prudent ou responsable à l’intérieur de nos États de droit, on perd l’estime de ceux qui nous font reculer, ils ne font que nous mépriser car devant eux, nous piétinons nos propres valeurs » .

Notes

[1] Publiée en mars 2007 dans un recueil de messages de soutien au fameux islamologue Robert Redeker.

[2] Jamais personne avant lui ne l’avait remarqué, mais c’est aussi à ce miraculeux don d’observation que se reconnaissent les clercs d’exception.

[3] Je pense notamment à l’excellent Nicolas Demorand, dont le seul nom provoque dans la population l’hilarité.

[4] Rime riche, dont Philippe Val aurait sans doute fait une chanson, à l’époque où il menaçait, par voie d’affiche, de sodomiser un ministre.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article