Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

0
parti.jpg 
thumbnail-copie-3.jpeg
4cb23c12e9-copie-1.jpg8071d6d8-f802-11df-a4d8-fa25b9579a36-copie-2.jpg 
Capture-du-2012-05-09-21-11-58.png
0
saint-communiste.jpg
00
0
soviet_propaganda.png

 vps-final.jpg

 

BDS-boycott-produits-israel.jpg

  

Recherche

lp.jpg

Léonard PELTIER 

 

arton1476.jpg

Archives

 free-the-miami-5-logo-colour.jpg

 

 rubon1-54e3a.jpgcuba-si.jpg

 

c.jpg

France  Cuba

cuba-si-3.jpg 

cuba_linda.jpg 

 

 

 

motocollant 2010 small

 

 

Thierry-copie-2.jpgHommage à

Thierry MENGUY

 


index.jpg 

une avocate

au service

du salarié

 

Maître

  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





Articles Récents

  • POUR LES FEMME D'ESPAGNE EN 2014 La nuit, la Résistance ... reprise d'un texte de 2009 Alain Girard Je hais les coups d’état, je hais la violence aveugle d’hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires. Je...
  • Obsèques d'Henri Alleg
    Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Esso...
  • Décès d'Henri Alleg
    Les communistes sont en deuil, les communistes valentonnais bien plus encore. Henri Alleg, Henri l'infatiguable du combat anticolonialiste, de celui pour un Etat palestinien, de celui pour une société à laquelle il donnait un nom: socialiste. Henri, ce...
  • METROPOLES
    METROPOLES Déclaration de l’ANECR Assemblée Nationale Affirmation des métropoles : discuter en 3 jours d’un remodelage profond de la République est un scandale ! Les amendements gouvernementaux adoptés par la commission des lois de l’Assemblée Nationale...
  • Un nouveau club politique prend racine | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr CHAUNY - Le club Nouveau siècle verra le jour en septembre. Ou plutôt son antenne régionale. Une réunion d’information s’est tenue samedi matin. Objectif : réfléchir sur la société actuelle.
  • Il n'y a plus rien Ferré
    merci tovaritchi mais l'"vènement cd'est le rassemblemnt réusii des communistes azinbt quentinnois, aussi fort que Léo www.youtube.com Une œuvre magistrale, qui présente notre temps alors qu'elle le précède. Merci Léo, tu nous a marqué à jamais et ce...
  • Alain Girard shared Le libre service de la...
    Alain Girard shared Le libre service de la solidarité's photo.
  • Le candidat rouge sera Olivier Tournay | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr SAINT-QUENTIN - Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.
  • Alain Girard shared Sinn Féin shop's photo.
  • Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's...
    Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's photo.

 

Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

Red_Cavalry_Riding.jpg
La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
sainr-just.jpg
   

A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

KM.jpg


24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:17

arton10938-df7a9.jpg

 

 

Alors que le gouvernement britannique vient de présenter des excuses officielles, 38 ans après le Bloody Sunday de Derry, le gouvernement israélien annonce la mise en place d’une "commission d’enquête" sur l’attaque sanglante contre la Flottille de Gaza. Les réflexions qui suivent entendent montrer qu’au-delà d’un simple hasard de calendrier, l’Histoire est peut-être, sous nos yeux, en train de bégayer. (...)

Le 30 janvier 1972, l’armée britannique ouvrait le feu sur une manifestation organisée à Derry, en Irlande du Nord, par le Mouvement des Droits civiques : 13 manifestants étaient tués par balle, un 14ème succombant plus tard à ses blessures. 38 ans après le Bloody Sunday, le Premier Ministre britannique David Cameron a présenté cette semaine des excuses officielles, évoquant, suite à la publication du Rapport Saville, des actes « injustifiés et injustifiables ». Les familles des victimes auront donc attendu près de quatre décennies pour que leurs proches soient innocentés et que la Grande-Bretagne reconnaisse sa responsabilité dans la tragédie de Derry.

Le Rapport Saville, commandé par Tony Blair en 1998, a conclu après une enquête minutieuse (12 ans d’investigations, 160 volumes, 2500 témoins entendus), que les soldats britanniques ont tiré sur des civils désarmés, qu’ils n’étaient pas menacés et qu’ils ont menti dans leurs dépositions. Le Rapport Saville contredit donc les conclusions du Rapport Widgery, enquête « officielle » qui concluait, 2 mois après les faits, que les soldats n’avaient fait que se défendre face à des manifestants qui les attaquaient avec des armes à feu et des bombes incendiaires.

Hasard du calendrier, l’Etat d’Israël vient d’annoncer la mise en place d’une commission d’enquête relative à l’assaut sanglant (9 morts) contre la Flottille de Gaza. Ce faisant, le gouvernement israélien n’a pas tenu compte de l’avis de l’ONU, qui préconisait une enquête internationale indépendante. Présidée par le Juge Jacob Turkel, la commission israélienne, qui n’entendra pas les commandos et les officiers impliqués dans l’assaut, est officiellement chargée d’examiner la compatibilité de l’opération israélienne avec le droit international.

David Trimble, le chaînon manquant ?

Sous l’amicale pression des Etats-Unis, Israël a accepté d’intégrer à la commission deux « observateurs internationaux », qui participeront aux travaux d’investigation mais n’auront pas le droit de vote. Le premier de ces observateurs est Ken Watkin, ancien avocat de l’armée canadienne, connu pour avoir notamment conseillé l’Etat-major canadien quant à ses opérations en Afghanistan. Le second est David Trimble, ancien chef du Parti Unioniste d’Ulster (protestant), lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1998 et décoré par la Reine d’Angleterre en 2006.

L’implication de David Trimble tend à suggérer qu’au-delà d’un hasard de calendrier, l’Histoire est peut-être, sous nos yeux, en train de bégayer. Sans revenir ici sur les ressemblances (et les différences) entre « Question d’Irlande » et « Question de Palestine », il est utile de rappeler les processus subjectifs d’identification que les similitudes entre les deux situations ont générés : il y a quelques années les drapeaux israéliens fleurissaient dans les quartiers protestants de Belfast ; lors de l’offensive israélienne contre Gaza à l’hiver 2008-2009, le « Free Derry Corner », symbole du combat des Républicains irlandais, fut rebaptisé « Free Gaza Corner ».

La présence de David Trimble, figure de l’Unionisme protestant, dans la commission d’enquête israélienne, est donc plus que symbolique. A fortiori lorsque l’on se souvient qu’il s’était opposé, en 1998, à l’ouverture de nouvelles investigations sur le Bloody Sunday, s’inquiétant d’éventuelles poursuites contre des soldats britanniques. On imagine dès lors qu’il ne s’insurgera probablement pas contre les objectifs de la commission israélienne tels qu’ils ont été formulés par Benyamin Netanyahu : « Préserver la liberté d’action de nos soldats et prouver que nos actions étaient de caractère défensif et donc justifiées ». Un Rapport Widgery bis, en somme…

Quand l’Histoire bégaie

Le 30 janvier 1972 et le 31 mai 2010, des troupes régulières ont tiré à balles réelles sur des civils mobilisés contre des pratiques étatiques répressives : internement de masse dans un cas, enfermement de masse dans l’autre. Le 30 janvier 1972 et le 31 mai 2010, des manifestants équipés d’armes de fortune ont été pris pour cibles par des troupes d’élite qui ont, comme l’ont révélé les autopsies (balles dans la partie supérieure du corps, notamment dans la tête), tiré pour tuer. Le 30 janvier 1972 et le 31 mai 2010, des responsables politiques ont expliqué que leurs soldats n’avaient fait que se défendre tandis que des militants dénonçaient des crimes d’Etat.

C’est en regardant les vidéos que certains passagers de la Flottille ont pu rendre publiques malgré les confiscations et la censure israéliennes que je n’ai pu m’empêcher de penser aux manifestants de Derry. Certaines des images, souvent mises en ligne sur internet sans montage préalable, semblaient en effet directement extraites du Bloody Sunday de Paul Greengrass : scènes de panique, civils cherchant à s’abriter, terrorisés et incrédules, inquiétants bruits de tirs en fond sonore, propos de militants qui cherchent à rassurer malgré l’évidence (« Ils ne tirent pas à balles réelles... »), corps sanglants que l’on essaie de soigner ou de ranimer à même le sol…

L’Histoire ne se répète jamais à l’identique. Il n’en demeure pas moins que le Bloody Monday de Gaza peut et doit être comparé au Bloody Sunday de Derry. Lorsqu’ils sont confrontés à une contestation grandissante, populaire et non-violente, nombre de gouvernements privilégient la dissuasion par la force, brute et spectaculaire : « Il fallait des morts », concédait un soldat britannique après le Bloody Sunday. Des « exemples », en somme, afin que chacun des contestataires puisse se dire « cela aurait pu être moi », ou « la prochaine fois ce peut être mon tour ». Afin aussi de renforcer les partisans de la seule confrontation militaire, que des Etats possédant une armée régulière, équipée et entraînée, préfèrent largement à une contestation populaire alliant lutte non-violente et lutte armée défensive.

Un nouveau bail de 38 ans ?

Israël fait face à une remise en cause de plus en plus visible et massive de sa politique. A l’instar de la Grande-Bretagne en Irlande du Nord au début des années 70, le gouvernement Netanyahu a fait le choix de l’épreuve de force. Et ce ne sont pas les soi-disant concessions, comme « l’allègement » du blocus de Gaza, déjà dénoncé par nombre d’ONG et d’agences de l’ONU, qui inverseront cette tendance. L’assaut sanglant contre la Flottille de Gaza est la plus récente manifestation de la tragique fuite en avant d’un Etat qui refuse d’affronter la réalité et s’enferme dans une logique mortifère, pour ne pas dire suicidaire. Rappelons ici le film de Greengrass et l’adresse prophétique au Gouvernement britannique d’Ivan Cooper, l’un des organisateurs de la Marche de Derry, lors de la conférence de presse qui avait suivi le carnage : « Vous récolterez une tempête ».

Le Bloody Monday de Gaza, comme le Bloody Sunday de Derry, n’est pas un incident isolé, un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais bien une tragédie résultant d’une obstination et d’une myopie politiques qui conduisent à vouloir faire disparaître ce que l’on ne veut pas voir. Un déni de réalité qui avait conduit Itzhak Rabin à affirmer qu’il rêvait « de voir Gaza sombrer dans la Méditerranée ». Or, si chacun sait que l’Etat d’Israël ne peut pas, à l’heure actuelle, faire disparaître un peuple et ses aspirations, pas plus qu’il ne peut se débarrasser d’un mouvement de solidarité internationale de plus en plus massif, on ne peut qu’être inquiet de la tournure actuelle des événements.

La vraie-fausse commission d’enquête sur l’abordage sanglant de la Flottille rendra sans aucun doute des conclusions établissant que les commandos israéliens n’ont fait que « répliquer à des attaques », selon la formule du Rapport Widgery. Ce que l’on peut souhaiter, c’est de ne pas avoir à attendre 38 ans avant que l’Etat d’Israël ne reconnaisse le caractère « injustifié et injustifiable » de la violence de l’opération du 31 mai et ne présente ses excuses aux victimes et à leurs familles. Un tel souhait n’est pas motivé que par des considérations sur la justice et la vérité : au large de Gaza, contrairement à ce qui s’était passé à Derry, ce n’est pas la population discriminée qui a été ciblée, mais des internationaux venus exprimer leur solidarité. Il ne s’agit pas de penser que certains morts valent plus que d’autres, mais de se rendre compte qu’Israël a franchi un cap plus que symbolique.

Nul ne sait quelle sera la prochaine étape de cette course folle si elle n’est pas immédiatement interrompue par de véritables pressions et sanctions internationales, mais on peut craindre le pire.


Julien SALINGUE


http://juliensalingue.over-blog.com...

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Reflexions-sur-le-Bloody-Sunday-de-Derry-et-le-Bloody-Monday-de-Gaza.html

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Palestine libre
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 20:06

nato---english.png

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net



Les 13 partis participants à la réunion du groupe de travail des Rencontres internationales des partis communistes et ouvriers sont les premiers signataires de la Résolution proposée par le PCP sous le titre « Pour la paix! Non à l'OTAN! ». Le document, adopté par la réunion du groupe de travail, est désormais proposé à la signature de tous les partis qui participent au processus des rencontres internationales des partis communistes et ouvriers avec l'objectif de se transformer en un appel mondial large et représentatif de lutte pour la paix, contre le militarisme et l'OTAN.



Pour la paix! Non à l'OTAN!

 



« Dans un contexte marqué par l'approfondissement de la crise structurelle du capitalisme, par l'approfondissement de l'exploitation des travailleurs et des peuples, par les rivalités inter-impérialistes et par des processus complexes de réagencement des forces à l'échelle internationale, l'impérialisme se lance dans de nouvelles dérives anti-démocratiques et des interventions militaristes et avance avec des solutions de force pour tenter de se perpétuer et de défendre ses intérêts de classe. »

 

« L'offensive militarisée menée par les puissances impérialistes et par l'OTAN a un caractère global et multiforme.

 

« La guerre impérialiste s'intensifie à l'échelle mondiale sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Les blocs impérialistes, comme l'OTAN, se renforcent. La militarisation de l'Union Européenne s'accélère avec l'adoption frauduleuse du Traité de Lisbonne dans lequel est inscrit la conception de l'Union comme pilier européen de l'OTAN. La course aux armements se poursuit ainsi que l'investissement dans de nouvelles armes encore plus meurtrières. Les dépenses militaires atteignent des chiffres record, notamment aux Etats-Unis et dans l'Union Européenne. L'élargissement des zones d'influence et des alliances militaro-stratégiques impérialistes progresse, notamment à travers ce qu'on appelle 'les partenariats pour la paix', en Asie, dans les territoires d'ex-URSS, tout comme en Afrique.

 

Le maillage mondial des bases militaires des Etats-Unis et des pays de l'OTAN se densifie et leurs forces militaires se déploient de l'Amérique Latine à l'Afrique; du Moyen-Orient, de l'Océan Indien et de l'Asie Centrale à l'Europe de l'Est, au Caucase et à la Mer Noire.

 

« Les occupations de l'Afghanistan et de l'Irak se poursuivent et on se lance dans des agressions militaires contre plusieurs pays. Les conspirations et les manœuvres d'ingérence se succèdent en Amérique Latine et dans plusieurs pays du continent Africain et les provocations se multiplient, comme au Liban. La question palestinienne n'est toujours pas réglée, comme celle du Sahara Occidental, alors que les crimes impérialistes continuent à rester impunis. Les provocations s'intensifient contre la République Populaire de Chine, dont la vente d'armes à Taiwan par les Etats-Unis constitue un exemple particulièrement grave, ainsi que les menaces proférées contre des pays comme l'Iran et la Syrie.

 

 

« Les attaques contre la souveraineté des Etats s'intensifient, notamment à travers des modifications de frontières, dont l'indépendance auto-proclamée de la province serbe du Kosovo est un grave exemple. Le Droit International, produit du rapport de force résultant de la défaite du nazisme et du fascisme lors de la Seconde guerre mondiale, est sérieusement remis en cause et la cible d'un processus qui vise à sa destruction.



« Au nom de la 'sécurité' et du 'combat contre le terrorisme', on relance des dérives sécuritaires, on attise le nationalisme xénophobe et l'intolérance religieuse et culturelle, des crimes se commettent contre les droits de l'Homme, comme contre les droits économiques, sociaux, démocratiques et de participation et d'organisation politique et sociale; des campagnes anti-communistes se développent et on persécute les forces qui résistent à l'offensive de l'impérialisme et défendent les droits sociaux et nationaux des peuples.



« La réalité mondiale de ce début de XXIème siècle dément les campagnes de réhabilitation de l'image de l'impérialisme nord-américain déclenchées autour de l'élection de Barack Obama. La nature et les objectifs de la politique des Etats-Unis et de l'OTAN sont clairs désormais: la domination sur les ressources natures et énergétiques, le contrôle des technologies, l'expansion des marchés, la domination militaire et géo-stratégique. Autrement dit, une réponse par la force à l'affaiblissement relatif de la position des Etats-Unis au niveau international.



« La rhétorique du 'multilatéralisme' et du 'dialogue' est démasquée par la politique belliciste et interventionniste des Etats-Unis, l'Union Européenne et l'OTAN, par l'offensive impérialiste en cours et par le risque réel de nouveaux conflits militaires du Moyen-Orient et de l'Asie Centrale à l'Amérique Latine. En dépit des antagonismes entre les Etats-Unis et l'Union Européenne, les deux convergent dans l'offensive contre les droits sociaux et nationaux des peuples.



« La guerre et l'agression sont l'autre visage de la mondialisation économique impérialiste et l'OTAN est une pièce maitresse de sa stratégie de domination hégémonique et de persécution des forces et des pays qui s'y opposent. L'OTAN joue un rôle central dans la militarisation des relations internationales et dans la course aux armements, en étant le principal fauteur des conflits et de la tension qui rythment l'actualité. Sous l'allusion aux 'nouvelles menaces globales' – doctrine qui se substitue au vieux prétexte de 'menace communiste' – l'OTAN impose une escalade belliciste et militariste à grande échelle – dont la guerre en Afghanistan est un élément clé.



« L'OTAN organisera, en Novembre, au Portugal, un Sommet dans lequel elle cherchera à rénover sa doctrine stratégique et qui représentera un nouveau et extrêmement dangereux saut qualitatif dans le rôle, la mission et les objectifs de l'Organisation.



« Avec sa nouvelle doctrine stratégique, l'OTAN envisage de changer sa doctrine pour y inscrire ce qu'elle fait déjà en pratique: étendre son champ d'intervention et la projection de ces forces sur l'ensemble du globe; élargir le cadre de ses missions à des questions comme l'énergie, l'environnement, les migrations et les questions de sécurité interne des Etats; se réaffirmer comme un bloc militaire nucléaire malgré la rhétorique du désarmement militaire, en prévoyant l'usage de l'arme nucléaire dans des attaques militaires; développer davantage le complexe militaro-industriel et la recherche militaire et exiger de tous leurs membres une augmentation des dépenses militaires; inclure dans ses missions des actions d'ingérence directe et d'occupation sous couvert de missions d'interposition et de maintien de la paix; aller plus loin dans l'instrumentalisation de l'ONU pour poursuivre ses objectifs et approfondir son rôle de bras armé de l'impérialisme.



« L'impérialisme paraît être tout-puissant, mais il ne l'est pas. Comme la réalité nous le montre, aux grands dangers résultant de la réponse par la force de l'impérialisme à la crise du capitalisme s'opposent à la lutte progressiste et révolutionnaire des peuples. Dans de nombreuses régions du monde, les peuples prennent entre leurs mains la défense de leurs droits et de la souveraineté et de l'indépendance de leurs pays, résistent sous les formes les plus variées et imposent des revers importants à la stratégie de domination impérialiste.



« En ce sens, et en exprimant notre profonde conviction que, par la lutte, il est possible de mettre en échec l'OTAN et ses objectifs bellicistes et militaristes, il est possible de construire un avenir de paix, de progrès et de justice sociale, où chaque peuple peut décider librement de son destin, inséparable de la lutte pour le socialisme, nous, Partis Communistes et Ouvriers signataires de cette déclaration:



● « Exigeons la fin de la course aux armements, le désarmement nucléaire en commençant par les plus grandes puissances nucléaires du Monde, comme les Etats-Unis, la destruction complète des armes chimiques et biologiques, la fin des bases militaires étrangères.



● « Lançons un appel aux travailleurs et aux peuples du monde entier, aux forces progressistes et de gauche, au mouvement ouvrier et aux autres organisations sociales qui se mobilisent et renforcent la lutte pour la paix, contre la guerre et l'OTAN. Nous réaffirmons notre soutien de toujours au mouvement pour la paix. Nous félicitons le Conseil Mondial de la Paix pour son 60ème anniversaire et pour sa campagne contre l'OTAN.



● « Déclarons notre intention de marquer les 65 ans de la victoire sur le nazisme et le fascisme comme une importante journée de lutte pour la paix et contre la distorsion monumentale de l'Histoire qui tente d'effacer le rôle central des communistes dans la libération des peuples du joug nazi et fasciste et mettre sur le même plan nazisme et communisme.



● « Réaffirmons notre solidarité avec les peuples qui résistent aux occupations, agressions et ingérences de l'impérialisme et qui mènent de rudes batailles pour leur auto-détermination et leur indépendance, notamment avec les peuples du Moyen-Orient, les peuples palestiniens, libanais et syrien, et d'Asie Centrale. Nous exigeons le retrait immédiat de toutes les troupes engagées en Irak et en Afghanistan et dans toutes les autres interventions impérialistes dans le monde.



● « Exigeons la dissolution de l'OTAN et soutenons le droit souverain des peuples à décider de la sortie de leurs pays de cette alliance agressive. Nous réaffirmons notre opposition frontale à la militarisation de l'Union Européenne et à sa politique militariste et impérialiste, à l'élargissement de l'OTAN et à la mise en place du nouveau 'système anti-missile' des Etats-Unis et de l'OTAN en Roumanie et en Bulgarie. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple de Chypre (Greco-Chypriotes et Turco-Chypriotes) et à sa lutte contre l'occupation turque et pour la réunification de leur patrie, pour une solution juste au problème chypriote.



● « Exigeons la fin des provocations et des ingérences en Amérique Latine et dans les Caraibes. Nous exprimons notre solidarité avec Cuba Socialiste et avec les peuples, les forces politiques et les gouvernements nationaux de nature démocratique, progressiste, populaire et anti-impérialiste de la région comme ceux du Vénézuela Bolivarien, de la Bolivie, de l'Équateur et du Nicaragua. Nous exigeons la libération des cinq patriotes cubains injustement prisonniers aux Etats-Unis. Nous réitérons notre soutien à la lutte du peuple hondurien pour la démocratie et contre le régime putschiste et pour son droit à décider de son avenir. Nous exigeons le retrait de la IV ème Flotte Nord-Américaine dirigée contre l'Amérique Centrale et du Sud, la fermeture des bases militaires des Etats-Unis dans la région, notamment celle de Guantanamo et les bases en Colombie. Nous dénonçons l'intervention militaire des Etats-Unis à Haïti et réclamons que les Nations Unies interviennent, dans le cadre d'une mission civile, dans ce Pays. Nous revendiquons que les actions de solidarité et de coopération avec le peuple haïtien contribuent au renforcement de l'État national indépendant et au développement économique et social du pays.



● « Exprimons notre solidarité avec les peuples d'Afrique dans leur lutte pour le droit au développement et avec le peuple du Sahara Occidental pour le droit à son auto-détermination. Nous exigeons la fin de la militarisation et de l'ingérence impérialiste sur le continent, notamment sur les côtes de Somalie, dans toutes la région de la corne de l'Afrique, en République Démocratique du Congo et au Soudan. Nous réaffirmons notre engagement à poursuivre la lutte contre le commandement militaire nord-américain sur le continent (AFRICOM)



● « Exprimons notre soutien au mouvement de la paix, au mouvement syndical de classe, de jeunesse, des femmes et à d'autres organisations qui au Portugal ont animé la Campagne pour la Paix et contre l'OTAN. Nous prenons l'engagement de faire tout ce qui est à notre pouvoir pour soutenir et mobiliser pour des actions de lutte contre l'OTAN et sa nouvelle doctrine stratégique prévues pour Novembre de cette année au Portugal.

 

Les partis signataires:

 



  1. Parti Communiste Portugais

  2. Parti Communiste Sud-Africain

  3. Parti du Travail de Belgique

  4. Parti Communiste du Brésil

  5. Parti Communiste de Bohême et Moravie

  6. Parti Progressiste des Travailleurs de Chypre (AKEL)

  7. Parti Communiste de Cuba

  8. Parti Communiste d'Espagne

  9. Parti Communiste de Grèce

  10. Parti Communiste d'Inde (Marxiste)

  11. Parti Communiste d'Inde

  12. Parti Communiste Libanais

  13. Parti Communiste de la Fédération Russe

  14. Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS)

  15. Parti Communiste Allemand

  16. Parti Communiste d'Argentine

  17. Parti Communiste d'Arménie

  18. Parti Communiste d'Azerbaidjan

  19. Parti Communiste d'Australie

  20. Parti Communiste du Bangladesh

  21. Parti des Travailleurs du Bangladesh

  22. Parti Communiste de Biélorussie

  23. Parti Communiste de Bolivie

  24. Parti Communiste Brésilien

  25. Parti Communiste du Canada

  26. Parti des Communistes de Catalogne

  27. Parti Communiste du Chili

  28. Parti ouvrier socialiste de Croatie

  29. Parti Communiste au Danemark

  30. Parti Communiste des Etats-Unis d'Amérique

  31. Parti Communiste de Finlande

  32. Parti Communiste Français

  33. Nouveau Parti Communiste de Grande-Bretagne

  34. Parti Communiste de Grande-Bretagne

  35. Parti Communiste Unifié de Georgie

  36. Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas

  37. Parti Communiste Ouvrier Hongrois

  38. Parti Tudeh d'Iran

  39. Parti Communiste Irakien

  40. Parti Communiste d'Irlande

  41. Parti des Travailleurs d'Irlande

  42. Parti des Communistes Italiens

  43. Parti de la Refondation Communiste (Italie)

  44. Parti Communiste du Kazakhstan

  45. Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie

  46. Parti Communiste du Luxembourg

  47. Parti Communiste de Macédoine

  48. Parti Communiste de Malte

  49. Parti des Communistes, Mexique

  50. Parti Populaire Socialiste, Mexique

  51. Parti Communiste de Norvège

  52. Parti Communiste du Pakistan

  53. Parti Communiste Péruvien

  54. Parti Communiste des Philippines PKP-1930

  55. Parti Socialiste Participatif Roumain

  56. Parti Communiste de Suède

  57. Parti Communiste des Peuples d'Espagne

  58. Parti Communiste de Suède

  59. Parti Communiste de Turquie

  60. Parti Communiste d'Ukraine

  61. Union des Partis Communistes – PCUS

  62. Parti Communiste du Vénézuela



Signent également les partis suivants:



Union du Peuple Galicien

Parti Suisse du Travail

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 19:56

13534_les-leaders.jpg

 

En organisant une nouvelle journée d'actions contre la réforme des retraites juste avant la césure de l'été, les syndicats faisaient un pari risqué mais ils espéraient que la mobilisation serait dopée par la présentation, le 16 juin, de l'avant-projet de loi que doit adopter le conseil des ministres du 13 juillet.

Dans une large mesure, la CGT, la CFDT, la CFTC, l'Unsa, FSU et Solidaires ont gagné leur pari. La journée nationale de grèves et de manifestations a donné lieu à une mobilisation nettement à la hausse par rapport à la journée précédente du 27 mai. Tant au niveau des manifestations que des arrêts de travail, la participation, sans atteindre le même niveau qu'en 2009 ou qu'en 2003, lors de la réforme Fillon sur les retraites, a été nettement plus forte.  

"On a une mobilisation de haut niveau", s'est réjoui Bernard Thibault. Le secrétaire général de la CGT s'est gardé de demander le retrait du projet de réforme mais il a suggéré sa réécriture, en estimant qu'il ne devait pas être "examiné dans sa version actuelle", le 13 juillet, et qu'une "véritable négociation" devait s'ouvrir.

Sur la même longueur d'onde, François Chérèque a affirmé que "le sentiment d'injustice face à cette réforme brutale monte dans le pays". Le secrétaire général de la CFDT, conforté par son récent congrès, a demandé au gouvernement de "réécrire profondément cette réforme pour qu'elle soit juste".

Deux évènements ont contribué à alourdir le climat. L'annonce d'une nouvelle hausse du chômage, fin mai, a été perçue par les syndicats comme une preuve supplémentaire que la politique économique du gouvernement face à la crise, axée sur une rigueur qui ne veut pas dire son nom, fait fausse route.

La réception à l'Elysée du footballeur Thierry Henry, au moment même où la plupart des manifestations démarraient, a été ressentie comme une provocation. Martine Aubry y a vu "un pied de nez à tous les Français dans la rue". M. Thibault s'est étonné que "23 grévistes" (les Bleus) parviennent à modifier l'agenda de Nicolas Sarkozy alors qu'il ne trouve pas le temps de recevoir les syndicats. "Le président de la République, a ironisé M. Chérèque, peut dormir tranquille, il y a plusieurs millions de personnes dans la rue aujourd'hui, il y a des millions de chômeurs, on a des problèmes de pouvoir d'achat et lui passe son temps à écouter les états d'âme d'un footballeur qui gagne 15 millions par an".

Lors de la précédente journée du 27 mai, les six syndicats avaient fait descendre dans la rue, sur toute la France, selon leurs chiffres, un million de manifestants. Selon leurs propres chiffres, ils ont réussi à doubler leur score puisque les cortèges ont réuni autour de 2 millions de personnes. M. Thibault a avancé le chiffre de 1 920 000 manifestants. La police, pour sa part, a comptabilisé un peu plus de 200 manifestations ayant rassemblé 797 000 personnes.

A Paris, la manifestation a été ample (130 000 selon la CGT et 47 000 selon la police). Mais dans beaucoup de villes moyennes, la participation était souvent deux fois plus importante que le 27 mai. Mais le record de 2009 – 3 millions – n'a pas été atteint.

Cette plus forte mobilisation s'est aussi reflétée au niveau des arrêts de travail, qui ont été beaucoup plus suivis dans les transports publics, avec de fortes perturbations à la SNCF et dans les transports urbains, alors même que les régimes spéciaux ne seront concernés par la réforme qu'à partir de 2017.

Dans la fonction publique, à la veille d'un rendez-vous salarial crucial, vendredi 25 juin - avec la perspective d'un gel des traitements des fonctionnaires, qui vont déjà subir une hausse de leurs cotisations retraite -, la participation a été aussi nettement à la hausse. Dans les écoles primaires, avec 31,9% d'enseignants grévistes, il s'agit du mouvement le plus important depuis le début de l'année scolaire. Les défilés à travers la France ont également montré que les salariés du secteur privé étaient nettement plus nombreux que le 27 mai.

Le gouvernement a pris acte de cette mobilisation syndicale plutôt réussie, même si certains élus de l'UMP ont cherché à la relativiser en relevant qu'elle était nettement en-deça du mouvement social de 1995…

Eric Woerth, le ministre du travail a parlé d'une "mobilisation assez forte" mais "légèrement plus faible qu'en 2003, au moment de la réforme des retraites qui ne touchait pas à l'âge légal". Il a ajouté que, dans la fonction publique, le taux de grève "était en 2003 de 57%, il est aujourd'hui de 20%".

Mais le gouvernement ne peut pas faire comme s'il ne s'était rien passé. Du coup, François Fillon, qui s'est abstenu jusqu'à présent de se porter en première ligne, a annoncé qu'il tiendrait une conférence de presse vendredi sur les finances publiques mais aussi sur la réforme des retraites pour faire "un point d'étape".

Il est peu vraisemblable que le premier ministre modifie son projet d'ici au 13 juillet. Il est acquis qu'il ne reviendra pas sur le report de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite. Mais Nicolas Sarkozy a déjà suggéré qu'il se montre ouvert à des amendements, notamment sur la pénibilité, les carrières longues et les polypensionnés (ceux qui ont cotisé à plusieurs régimes), lors du débat à l'Assemblée nationale, sujets sur lesquels les syndicats sont particulièrement sensibles.

Ira-t-il plus loin, notamment sur le report de 65 à 67 ans de la retraite à taux plein ? Il est trop tôt pour le dire. Forts de leur pari réussi, les syndicats, qui réunissent une nouvelle intersyndicale le 29 juin, entendent bien maintenir la pression. La CGT pourrait organiser des manifestations symboliques, sous des formes à déterminer, le 13 juillet.

Mais c'est à la rentrée de septembre que se jouera la vraie bataille, les syndicats entendant mener, si l'opinion suit, une mobilisation sur la durée en s'inspirant de ce qui avait été fait en 2006, où une action de longue haleine avait abouti au retrait du contrat première embauche (CPE).

Il n'est pas sûr que des conditions similaires se retrouvent. Mais une nouvelle journée de grèves et de manifestations pourrait être organisée dès le 7 septembre, jour de l'ouverture de la session extraordinaire du Parlement sur la réforme des retraites. FO qui a très peu participé aux manifestations du 24 juin pourrait rejoindre alors l'intersyndicale. Avec un mot d'ordre de retrait ?

 

Michel Noblecourt

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 12:45

article_gud.jpg 

 

 

Et voilà, on se retrouve ce jour avec un texte véritablement surréaliste, d’une personne venant expliquer sans qu’on lui demande qu’elle n’a rien à voir avec l’extrême droite alors qu’elle a les deux pieds dedans. Tout le monde a remarqué lors de la pitoyable manifestation du 18 juin la présence d’un nombre important de membres de l’extrême droite identitaire, avec laquelle Riposte Laïque avait organisé sa manifestation. Tout le gratin était là, tous les amis de Christine Tasin. Notamment un vieil habitué du maniement de la barre de fer et des séjours répétés en prison pour violences en réunion, ancien Skinhead du PSG ayant été de toutes les bagarres ces vingt dernières années, dans lesquelles il a gagné son surnom de jongleur de batte de baseball. On ne peut se réclamer de gauche comme Madame Tasin ose le faire encore et organiser une manifestation avec un groupe qui revendique la primauté de la race blanche, comme on ne peut être de gauche en saluant la "poésie" de quelqu’un revendiquant d’avoir "tiré sur un portugais" dans une interview, et d’en être fier. Il y a bien longtemps que Christine Tasin n’est plus de gauche, ne respecte plus aucune valeur de la gauche. Pire encore : elle ne respecte même plus les fondements de la laïcité, un comble pour son mouvement : pour elle, c’est simple, tous les musulmans sont des islamistes, et ceux qui ont le malheur d’évoquer une religion aussi respectable que d’autres des "tenants du fascisme islamique ".... son propos est par essence extrémiste, mais elle ne s’en rend même plus compte, à n’écouter que les sirènes de ses amitiés douteuses...

Car les liens étroits entre l’extrême droite et Riposte Laïque ne datent pas de la manifestation du 18 juin. Un article fort bien écrit nous l’avait expliqué ici-même en juillet dernier. Bien avant, la dame Tasin avait noué des contacts, et pas n’importe lesquels. C’est une affiche, retrouvée en date du 18 mars 2009, invitant Riposte Laïque a venir faire un exposé dans un lieu appelé "Le Local", situé quai de Javel, à Paris qui nous l’indique. "Le Local", une "association à but non consensuel" se permettait l’organisateur pour le décrire. Un organisateur et un lieu qui ne sont pas totalement anodins. Le lieu, tout d’abord : il a été créé en 2007 par deux personnes, dont Frédéric Chatillon, un ancien du GUD dans les années 90, aujourd’hui à la tête de la société de communication Riwal, et qui organise des débats avec des personnes telles que Pierre Sidos, le fils de François Sidos, des Jeunesses patriotes, devenu pendant la guerre un haut responsable de la Milice et pour cette raison fusillé en 1946. Le fils a repris le flambeau, en créant le mouvement d’extrême droite Jeune Nation, interdit en 1958 et transformé en Parti nationaliste en 1959. Pierre Sidos fera de la prison pour avoir soutenu l’OAS pendant la guerre d’Algérie, fondera ensuite Occident, à coup sûr avec le GUD un des mouvements parmi les plus violents d’avant 68, dont une partie dissidente deviendra l’Œuvre française en 1968. Bref, un joli CV où la barre de fer brille de mille feux. Et un des tous premiers invités du lieu de réunion que Christine Tasin aime tant.

Chatillon, et son pote Jildaz Mahé O’Chinal, au sein de Riwal : "Ces deux-là se connaissent depuis longtemps. Quand ils étaient étudiants, ils avaient fondé l’association du Marteau de Thor (un dieu nordique) où les étudiants d’extrême droite s’entraînaient aux sports de combat. Ils sont aussi tous deux proches de Dieudonné et d’Alain Soral. "M. Mahé O’Chinal a été confondateur aux côtés de M. Soral et d’un autre ex-”gudard”, Philippe Péninque, d’Egalité et Réconciliation. Aujourd’hui, M. Péninque est un conseiller très écouté de Marine Le Pen. " Ah, on s’approche là des vrais amis de Christine Tasin, là...

Les invités du "Local" comme par exemple Marine Le Pen, mais aussi les blogueurs de "réacosphère", le 28 juin 2008... la "réacosphère", ce sont les sites "fdesouche","bal des dégueulasses", "Ab Imo Pectore" (amusant télescopage avec un mouvement qui se veut "laïc", trop drôle !), Legrandcharles, Bivouac ID, etc. Tous des sites internet passablement d’extrême droite. Différents, mais tous unis sur les mêmes sujets, que décrit parfaitement l’un d’entre eux : "le Grand Charles énumère ensuite les sujets qui préoccupent la réacosphère : "La politique, la religion catholique, la philosophie, la décadence de l’Occident , l’islamisation de l’Europe , l’immigration , l’euthanasie et l’IVG , l’homosexualité , la société de consommation, la critique de l’antiracisme, les question (ndlr:s) d’identité, la culture , la vie et l’œuvre de Jack Lang (ndlr : ironique) , la critique des médias et du libéralisme." Notre chantre de la laïcité va donc causer avec les catholiques intégristes ( Guillaume de Tanoüarn), les serbes pro Milosevic (ceux de Balkans-Info -B.I.- avec Maurice Gendre, et le groupe pro-serbe "Vérité et Justice") ou Renaud Camus, pas avare d’antisémitisme sous couvert de littérature "innocente". On admire son grand courage, pour sûr. Quant à "la critique de l’antiracisme", cet euphémisme, on va le traduire plus facilement par ... du racisme, pur et simple ! On pourrait être de gauche et être raciste selon Christine Tasin : les faits et l’histoire démontrent que non. S’il y a bien une valeur propre à la gauche, c’est l’antiracisme : tout l’inverse de ce que promeut le bloc identitaire et son obsession de la race blanche !

Finalement, nous dit-elle il n’y avait pas à en avoir, de peur : ces gens sont sympas, nous confie Christine Tasin au retour de sa visite du "Local"... "loin des skinheads et autres marginaux annoncés, je n’ai vu dans la salle que des gens au look de respectables pères et mères de famille, quelques personnes du troisième âge et quelques jeunes gens, parfaitement propres sur eux et même coiffés, sans épingles à nourrice dans les sourcils ! Bref, du jean, du BCBG décontracté, mais du sérieux, rien à voir avec les spectateurs hirsutes et déjantés sous influence de la fumette (qu’ils veulent d’ailleurs dépénaliser) que l’on rencontre souvent dans les assemblées gauchistes !" ... bien, voilà un club fort respectable ma foi selon elle... qui continue toute lyrique : "J’ai eu le plaisir de faire connaissance avec Serge Ayoub, si controversé par la bien-pensance pour son passé sulfureux, et de discuter avec lui. Je l’ai trouvé charmant, son discours n’a rien d’extrémiste et j’ose écrire que le poète qui a écrit Conte barbare gagne à être connu. Et puis, je ne vous cacherai pas que j’ai eu aussi du plaisir à me sentir en sécurité, entre personnes de bonne compagnie, dans un lieu tenu par des gens dont on sent "qu’ils en ont", capables de ne pas se laisser faire, capables de mettre de l’ordre dans leur bar et d’imposer le respect de ce qu’ils sont et de ce qu’ils font, quitte à faire le coup de poing s’il le faut". 

Ouah, là ça devient intéressant : outre un vocabulaire typé, et un "gauchistes sous influence de la fumette," qui dénote bien d’une vision de droite et non de gauche, on hérite aussi, grâce à notre reporter en jupons, du nom du second fondateur du Local... un dénommé Serge Ayoub, un "homme charmant" ...selon notre reporter, qui n’a pas toujours porté du Lonsdale ou en Fred Perry, comme aujourd’hui où il joue les historiens de la haine néo-nazie (affligeant reportage où Batskin joue au superhéros skin !). Serge Ayoub, alias... Batskin, surnom qui lui vient de ses hauts faits d’armes à la batte de baseball chez les skinheads ! Batskin, le crâne rasé à la carrière si remplie de méfaits : créateur d’une bande de skinheads d’extrême droite "( le Klan"), ancien leader de hooligans au Parc des Princes au sein de son Pitbull Kop, fondateur en 1987 des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), qui reprend la grande tradition de la bagarre à la barre de fer si chère au GUD... de son ami Frédéric Chatillon ! Des gars si sympas les "skins" ; c’est vrai ça : en 1995, durant la parade de Jeanne d’Arc de JMLP, trois d’entre eux font passer au dessus du pont Brahim Bouarram, 29 ans, un marocain... Trois d’entre eux seront vus le faire, un seul, Mickael Freminet, 19 ans, l’avouera. Un militaire de carrière était venu déposer à son encontre ! Les deux autres, David Parent, dix-huit ans, et Christophe Calame, vingt-cinq ans étaient comme Fréminet inscrits à l’Œuvre française... de Pierre Sidos ! On y revient ! Les amis des amis de Christine Tasin sont tout, sauf de gauche !

Cette sauvagerie, cette barbarie, les skins en sont coutumiers, et Bastkin, qui se présente en leader n’y échappe pas. Tout son parcours en est jonché. Son discours est connu : "Un discours bien rôdé. Mais pas franchement galvanisant pour les troupes. Ce que celles-ci préfèrent, et de loin, c’est lorsque "Bat" et ses acolytes, se comparant volontiers aux SA des années 30, en viennent à se remémorer - fous rires à l’appui - leurs plus belles bastons. Comme celles de leurs pairs provinciaux, qui, de Lille (un mort) à Brest, en passant par Reims, défraient la chronique des faits divers. "Oublions le cas de Lille, propose Batskin. Mais, à Reims, où on a tiré sur un Portugais, faut pas délirer : les skins avaient été agressés par une centaine d’Arabes. Et puis, faudrait quand même pas oublier que, l’année dernière, les rebeus [Arabes] ont violé une "bird" [jeune fille skin] !" ... Batskin, se comparant aux SA... c’est assez ahurissant, mais ce n’est pas un hasard. "Se battre contre les forces de l’ordre ou nos opposants", affirme à un moment Batskin dans son ahurissant reportage ! "On a tiré sur un portugais" avoue-t-il ? Encore une valeur de gauche, sans doute, pour Christine Tasin, qui ose même ce jour un "est-ce un hasard si, actuellement, en France, les tenants du fascisme islamique sont majoritairement à gauche et s’ils sortent donc leur revolver avec la balle mouillée de l’extrême droite ?". Non Madame Tasin, ce sont bien vos amis qui tirent au pistolet sur les autres... pourvus qu’ils soient de couleur de peau un plus basanée que celle qu’admire tant Fabrice Robert, votre autre grand ami désormais...

"Sympa", alors, le proprio du local des conférences de Tasin ? L’égérie de Riposte Laïque, avant de lui tresser des lauriers, pourrait se renseigner. Deux de ses fidèles ont massacré un mauricien, James Dindoyal, un soir de beuverie au Havre, le 18 juin 1990. "Régis Kerhuel et Joël Giraud sont des lieutenants de Serge Ayoub, un inconditionnel de la batte de base-ball surnommé « Batskin », qui a monté les Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) à Paris en 1987 et a soutenu en hooligan le club de foot du Paris-Saint-Germain. "Carmen de Normandie" fabrique alors un fanzine, Bird’s Band, avec Elodie et Greg, le chanteur du groupe Viking. Son compagnon Giraud et Kerhuel, « partisans du White Power », traversent Le Havre « déguisés en grands chefs du Ku Klux Klan », tiennent des « réunions secrètes » pour monter un groupe KKK, « organisent les trajets sur Paris pour aller aux manifs du Front national, à la fête des Bleu-Blanc-Rouge ou au défilé à Jeanne d’Arc », et participent à des services d’ordre du FN au Havre et à Paris, « contre rémunération » raconte Libération. Celles ou périra en 1995 Brahim Bouarram...

Le récit de la mort de James Dindoyal défie l’entendement : ils lui feront ingurgiter de force du Peroxyde d’hydrogène, un nettoyant et décapant pour pièces de moteur. Dindoyal mourra dans d’atroces souffrances. Mais madame Tasin n’a pas dû le lire, ce fait divers, sans doute. "Serge Ayoub, Régis Kerhuel et Joël Giraud ont été condamnés ensemble pour l’agression de Karim Diallo à Paris en 1990" nous dit en plus Libération : une autre agression encore. Eparpillés sur toute la France, les policiers auront mis huit ans à tous les retrouver pour le crime de James Dindoyal .Batskin, l’ancien petit ami d’une actrice de porno, qui a écopé de huit mois avec sursis pour son agression en direct devant les caméras de la 5, et se présente en t-shirt Lonsdale désormais, (l’uniforme de l’extrême droite) mais c’est bien toujours la même tambouille nauséabonde qui sort de sa bouche. Avec lui, au "Local", il y a donc aussi Frédéric Chatillon, qui est aussi proche de Dieudonné, et là ça devient franchement passionnant... Chatillon,"l’un des principaux pourvoyeurs d’écrits révisionnistes dans le monde arabe" nous dit Reflex...à l’extrême droite, dès qu’on dévide un fil, toute la pelote vient. Qui alimente la haine, sinon Chatillon, via le centre Zaha ?... où l’on trouve Mohamed Latrèche, le président du Parti des musulmans de France (PMF) qui avoue facilement bien connaître Serge Thion, le négationniste le plus actif sur le Net... Qui alimente la haine ? Hitler avait bien son Grand Mufti... et Chatillon ses liens de complaisance... chez lui, il doit y avoir islamiste et musulman, sans doute... 

Et elle qui raille la fumette des milieux gauchistes, au retour de son exposé au local, sait-elle que Serge Ayoub a aussi séjourné neuf mois en prison supplémentaires pour trafic de stéroïdes et possession de métamphétamine (du crystal meth *)  ? Une drogue pas si anodine que ça ! Le sait-elle tout cela, la porte-parole de Riposte Laïque, quand elle décide d’aller faire une conférence dans le local de deux fascisants notoires ? Obligatoirement, ou alors elle n’a jamais ouvert de journaux depuis 1995. Pas sûr pour autant : elle s’emballe pour deux autres ce jour là : "J’ai apprécié l’intervention d’un militant de la Droite Libre de Rachid Kaci et Alexandre Delvalle, venu nous dire qu’ils sont avec nous, depuis le début, et que notre combat est le leur ; il a simplement rappelé qu’ils étaient un bon nombre au sein de l’UMP à être sur nos positions et que nous devions tous nous unir et travailler ensemble, au-delà de nos différences politiques".  Alexandre Delvalle, le grand ami de l"ineffable Gilles-William Goldnadel : Delvlle, décrit partout comme « sionisme droitier » et "islamophobe obsessionnel" ... D’un côté Chatillon, pote de Dieudonné, de l’autre Delvalle, proche d’israël : qu’est ce qui peut bien les rassembler ? Leur islamophobie ou leur nationalisme ? Ou l’extrême droite ? Delvalle, jugé par le MRAP comme le "théoricien de l’arabophobie" !!! Et admiré par Tasin, bien entendu ! On comprend mieux pourquoi, sur l’affiche de JMLP sur les minarets, la même Tasin avait botté en touche... et n’avait surtout pas condamné les affiches !

Tout ce petit monde, qui s’est rencontré au "Local" de Batskin, s’est donc retrouvé ce 19 juin... à une manif post-saucissonienne organisée par Christine Tasin et le Bloc-Identitaire, nous raconte un blog assez savoureux : "Il y avait aussi quelques jeunes du milieu : Alexandre Gitakos (à la fois animateur du blog pro-Israel “Le Lion ardent”, militant des JPF de Philippe de Villiers et proche du GUD), des néo-gudards accompagnés de leurs chaperons quadragénaires : l’ex skinhead Serge Ayoub -venu lui aussi accompagné de supporters du PSG- et Frédéric Chatillon, l’ancien chef du GUD dans les années 1990. Bref, un vrai “mezze” de tout ce qui peut composer l’extrême droite, le tout saupoudré de militants se disant “laïcs”, bien plus âgés."

Un défilé qui a tourné au vinaigre, visiblement, entre les amis d’extrême droite de Christine Tasin : "ce sont d’ailleurs MM. Chatillon et Ayoub qui se sont le plus rapidement illustrés. Voyant Bruno Larebière (qui est aussi rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’extrême droite Minute), M. Chatillon, lunettes de soleil et veste en velours, se rue sur lui, le frappe violemment après lui avoir dit, selon un témoin de la scène : “Tu as vu ce que tu as écrit sur moi ?” La raison serait ce qu’a écrit M. Larebière, il y a quelques années, à propos du voyage en Syrie, à l’été 2006, de Frédéric Chatillon, Dieudonné, Alain Soral et Thierry Meyssan (voir notre photo ici )" Et là, en plus d’éclater de rire, avec cette extrême droite qui ne sait que diviser une nation mais se diviser elle-même, on songe automatiquement à notre héroïne en chapeau en train de décrire le "Local" : quelques jeunes gens, parfaitement propres sur eux et même coiffés, sans épingles à nourrice dans les sourcils ! Bref, du jean, du BCBG décontracté, mais du sérieux".. Pour du "sérieux", c’est du "sérieux" en effet ! Venir à nouveau faire le coup de poing, une constante incompressible chez les amitiés musclées de la dame au chapeau ! Le 19 juin, un remake du 9 mai.... avec "l’envoyé spécial" de Chatillon, cette fois, j’ai nommé Axel Loustau... et ses menaces à deux journalistes du Monde....qui se feront cracher dessus par le garde-barrière Loustau. Ce jour là, l’ineffable Christine Tasin n’a rien vu de tout ça : selon elle, lors de la manif du 9 mai dernier, attention c’est savoureux : "seul le dernier, Serge Ayoub, a un véritable talent et, aussi bon tribun que poète." Un gars si sympa, c’est vrai, ça, avec son bomber camouflé et ses gants noirs.... un homme si charmant, selon Riposte Laïque et sa figure de proue qui se défend tant d’être d’extrême droite.

Madame Tasin confond donc visiblement poète et nervis, barre de fer et saucisson, gauche et skinheads. Soit elle est aveugle, soit elle ne veut pas voir. Voir que son mouvement s’enfonce un peu plus chaque jour dans les bas-fonds de l’extrême droite, ne pas distinguer qu’elle fricote avec des porteurs de barre de fer et non des chevaliers du temps de l’amour courtois, et que son Ronsard de pacotille n’est qu’un crâne rasé bas du front, jongleur de batte, qui porte aujourd’hui Lonsdale pour faire plus présentable, mais qui a bien gardé la même idéologie. Celle qui défie depuis toujours la République et ses lois : Batskin finit par conclure dans le film tout à sa gloire : "on a passé notre vie en garde à vue, moi, personnellement j’en suis à cinq condamnations, avec toutes les avanies qui vont avec" avoue-t-il (à la minute 58 du reportage). Un de ses amis de Lorient parle de "condamnation pour violence volontaire". Un autre ("P’tit Greg") évoque même son arrestation aux Comores avec Bob Dénard pour tentative de coup d’état ! Un autre encore du mouvement lillois de Rijsel, filmé au restaurant de la Vlaams Huis, évoque lui aussi six mois de prison ferme pour violences. Un autre (Ted) évoque son interdiction du territoire et son exil "volontaire"... avant qu’un d’entre eux termine par un "il faut qu’on se fasse plus discret, maintenant..." "un peu plus de discrétion", "avancer petit pas à petits pas", dit un autre.... à se cacher derrière un saucisson... sans oublier à portée... la barre de fer. Ils sont beaux, les amis des amis de Christine Tasin !

Non, franchement, les amitiés de cette enchapeautée sont bien particulières : du Bloc Identitaire raciste, au mouvement Skinhead se finissant en mercenaire africain, cette dame a des relations qui ont toutes un point commun : l’extrême droite, et pas n’importe laquelle : c’est bien la plus violente. Un petit rappel salutaire s’impose : le Bloc Identitaire (**) a changé de nom par obligation légale. Auparavant, il s’appelait Unité Radicale, mouvement qui a été dissous sur décision de Conseil des Ministres, et montait la tête à un dénommé Maxime Brunerie (***). 

Un dernier détail, celui de la HONTE à voir une allusion au Conseil de la Résistance au bas de sa missive. Personne, et encore moins ce Conseil, ne l’autorise à se revendiquer d’un mouvement à l’opposé total de son attitude actuelle d’association directe avec un mouvement qui se revendique l’héritier direct d’un milicien, François Sidos, condamné à mort et fusillé le 28 mars 1946 (****). Dans son Article 2 des actions à mener après la guerre, le CNR affirmait ceci : "Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration". Le CNR avait prévu de mettre à l’écart du pays les miliciens, et Pierre Sidos en a fait partie. Visiblement, madame Tasin ne suivait pas ces préceptes. Les résistants ne flirtaient pas, eux, avec les néo-nazis.

(*) La méthamphétamine a été souvent donnée aux troupes combattantes et aux pilotes en temps de guerre par leur gouvernement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle était d’usage chez la plupart des belligérants, notamment en Allemagne et chez ses alliés sous le nom de Pervitin. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée allemande a distribué de la pervitine dans ses divisions à tous les niveaux. Cette drogue de guerre aurait participé grandement à l’efficacité de la blitzkrieg

Wiki d’Unité adicale (**) :

Les cadres et militants d’Unité radicale se dispersèrent, rejoignant le Réseau radical comme Lionel Placet, Hervé Ryssen et Pierre-Marie Le Diberder, le Front national comme Sébastien Legentil, ou créant de nouvelles organisations comme le cercle organisé à Toulouse autour du bulletin Rébellion (fondé par Richard Bessière, Olivier Gnutti et Alexandre Faria) et le Bloc identitaire (créé par Fabrice Robert, Philippe Vardon, André-Yves Beck, Richard Roudier, José-Marie Santamaria et Guillaume Luyt).

Wiki de Maxime Brunerie (***) : 

Maxime Brunerie, étudiant en BTS de comptabilité-gestion et agent de sécurité, était un militant d’extrême droite néonazi habitué de la tribune du Kop de Boulogne du PSG. Il était le trésorier d’un groupe de skinheads appelé 3B, pour bière-baise-baston. Il avait l’intention d’assassiner Jacques Chirac afin de s’attirer la célébrité (il avait laissé un message sur le forum de Combat 18 « Regardez la télévision dimanche, la star ce sera moi. Mort au ZOG ! 88 !2 ») puis de se suicider. Ces deux tentatives ont échoué.

Maxime Brunerie était proche du groupuscule Unité radicale (dissout à la suite de l’assassinat raté) et était membre du Mouvement national républicain pour le compte duquel il s’était présenté comme candidat aux élections locales (18earrondissement de Paris). Il avait été également associé au Parti nationaliste français et européen. Il avait également fréquenté le milieu du rock identitaire français, et avait contribué à la diffusion de certains disques en Île-de-France, pour le compte du label « Bleu Blanc Rock »

(****) Pierre (condamné à 5 ans de réclusion) et Jacques Sidos (frappé de 10 ans de travaux forcés) furent au final incarcérés au camp de concentration du Struthof en Alsace avec plusieurs milliers d’autres jeunes gens en vertu des mesures d’épuration applicables aux mineurs suspectés de sympathies vichystes, et ne seront libérés qu’en 1948.


par morice


 

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 12:32

1146746607.gif

 

Anticipant une journée de mobilisation unitaire pour la défense des retraites qui s’annonce puissante, les avocats du projet de loi gouvernemental multiplient les tentatives pour réduire l’ampleur des protestations à l’expression d’une minorité agissante.

Ainsi, Le Figaro fait sa Une ce matin sur le résultat d’un sondage IFOP pour tenter d’accréditer l’idée que « 58 % des français approuvent la retraite à 62 ans ». Il y aurait un revirement de l’opinion des français puisque toutes les enquêtes ont montré jusqu’à présent une forte majorité en profond désaccord avec la volonté de saborder le droit au départ à la retraite à 60 ans.

A y regarder de plus près, je constate que :

• l’on interroge les français sur le caractère « acceptable » du recul de deux ans de l’âge légal de départ à la retraite et qu’on leur fait dire qu’ils « approuvent les 62 ans »,

• 70 % des retraités jugent « acceptable » une mesure qui ne les affecte pas, tout comme 67 % des professions libérales et 61 % des artisans et commerçants,

• Le Figaro aurait pu faire son titre sur les 67 % qui jugent la réforme « plutôt injuste ».

Cette tentative de manipulation de l’opinion conduit l’éditorialiste du Figaro à affirmer de manière péremptoire « les français comprennent la nécessité de porter l’âge légal de la retraite à 62 ans, ils approuvent le gouvernement d’avoir pris cette décision ». C’est une version du « comment prendre ses désirs pour des réalités ».

Parallèlement, une autre enquête IFOP également publiée ce matin mettrait en évidence que 57 % des français ne font pas confiance aux syndicats. Là aussi, il s’agirait d’une rupture avec toutes les enquêtes précédentes sur le sujet qui ont toutes mis en évidence un taux de confiance oscillant entre 53 et 57 % à l’avantage des syndicats.

L’explication réside sans doute dans l’avertissement discret commentant le résultat « les comparaisons sont difficiles. La méthode du sondage n’est pas la même que les années précédentes ». Les sondés ont été sollicités via Internet, ce qui représente un « biais », selon les spécialistes des sciences sociales.

En effet, faut-il être abonné à Internet pour que son opinion soit prise en compte ? Peu importe ce détail pour les commanditaires, l’essentiel est d’alimenter le discrédit sur la parole syndicale.

Les mauvaises langues ont relevé que ces deux enquêtes d’opinion, relayées aujourd’hui dans les médias, émanent de l’IFOP dont la Vice-présidente n’est autre que Madame Parisot, par ailleurs Présidente du Medef !

Je ne peux m’empêcher de rapporter ces faits à d’autres tout aussi préoccupants. Ainsi, à deux reprises cette semaine, une radio et une chaîne de télévision, toutes deux publiques, ont décommandé l’invitation qui m’était faite de venir exprimer nos positions avant la journée de mobilisation du jeudi 24 juin. Une autre invitation, celle-ci prévue pour demain soir, est mise en suspend. A chaque fois, c’est l’actualité footballistique qui justifierait ces changements de programme.

Le débat de société sur l’avenir des retraites qui engage le sort de millions de salariés pour plusieurs décennies devrait s’effacer derrière les péripéties de notre équipe de football !

Aussi, j’interpelle par avance publiquement les rédactions des principaux médias qui seraient tentées jeudi de reléguer la journée de grèves et de manifestations au rang des faits divers. L’élimination de l’équipe de France de football de la coupe du monde 2010 est malheureusement une affaire entendue ; la mobilisation contre le projet de réforme des retraites, elle, ne fait que commencer.

 

Montreuil, le 23 juin 2010

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 12:30

ue_portugal.jpg

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net

 

 

 

1– Les objectifs politiques et idéologiques des commémorations des 25 ans de la signature du Traité d'adhésion du Portugal à la CEE/UE ne font pas taire, mais plutôt confirment, les mises en garde que le PCP a effectué concernant les conséquences de cette acte pour le peuple portugais et pour le Pays. La dure réalité vécue par les portugais, indissociables des conséquences de l'intégration capitaliste européenne et des politiques qui y sont liées, viennent, 25 ans plus tard, confirmer la justesse des positions du PCP pour ce qui est de l'adhésion du Portugal à la CEEet des raisons que nous avancions alors.



Portugal est aujourd'hui un pays non seulement injuste et inégalitaire sur le plan social et pour ce qui est du développement de son territoire, mais il est aussi un pays encore plus dépendant, endetté, plus déficitaire et plus vulnérable. 25 ans plus tard, la grave crise que le pays rencontre, le fruit des politiques de droite menées au plan national, n'est pas non plus séparable de la crise des fondements de l'Union européenne. Les niveaux records de chômage, la stagnation et la dépendance économiques du Portugal, la destruction de l'appareil productif national, l'intensification de l'exploitation, des inégalités sociales et des injustices sont la conséquence de la nature exploitatrice du processus actuel d' « intégration européenne ».




2 – La question que l'on doit poser après que 25 ans se soient écoulés depuis la signature du Traité d'adhésion du Portugal à la CEE/UE est à qui a profité l'adhésion du Portugal à la CEE. La question qui s'impose est à qui ont servi les Traités – de Maastricht à Lisbonne –, le Pacte de Stabilité, l'Union économique et monétaire, l'Euro, la BCE et ce qu'on appelle la politique extérieure et de sécurité de l'Union européenne. La réalité démontre, jour après jour de manière plus évidente, que les intérêts que l'Union européenne néo-libérale, militariste et fédéraliste sert sont ceux du grand capital, notamment du grand capital financier, des grandes puissances comme l'Allemagne, des défenseurs du militarisme et de la politique agressive de l'OTAN et non les intérêts des travailleurs et des peuples d'Europe, de la coopération et de la paix.



Les mesures prises par l'Union européenne et par les gouvernements de plusieurs pays, y compris le Portugal, au nom d'une prétendue « lutte contre la crise » révèlent bien le degré de fausseté des discours sur la « solidarité », la « cohésion » et « l'Europe sociale », mettant en évidence à qui profitent de facto les instruments contenus dans les Traités, dans les politiques communes et les Stratégies comme celle dite « Europe 2020 ». Au nom d'une prétendue « lutte contre la crise », les peuples d'Europe vont une fois de plus être les victimes d'une politique de concentration et de centralisation du pouvoir économique et politique qui, en se nourrissant de la dépendance et de la fragilité économique de certains pays – comme le Portugal –, déclenche de nouvelles et gravissimes attaques contre les droits sociaux et du travail, la souveraineté et la démocratie même et remet en cause l'avenir de millions de personnes et l'avenir de leurs pays.

 



3 – Mais 25 ans après, le PCP affirme avec conviction qu'une autre Europe des travailleurs et des peuples est possible. Avec leur lutte, il sera possible de construire une rupture avec le cap néo-libéral, militariste et fédéraliste de l'UE. Une rupture qui repose sur le respect de la démocratie et des droits sociaux et du travail qui ouvre les portes à une véritable convergence et à une véritable coopération fondées sur le progrès social, le soutien à la production nationale, l'investissement public, le renforcement des services publics, des emplois avec des droits, la fin de la « libre » circulation des capitaux, le combat contre la financiarisation et la dépendance économiques.



Affirmant son engagement inébranlable à défendre la Constitution de la République Portugaise – qui a consacré nombre des avancées, réalisations et conquêtes démocratiques de la Révolution d'Avril, en particulier en ce qui concerne l'indépendance et la souveraineté nationales – le PCP réitère son rejet d'une intégration européenne caractérisée par la soumission et le conditionnement du développement du Portugal et renouvelle son engagement à lutter pour un Portugal indépendant et souverain, pour un projet de coopération entre Etats souverains et égaux qui mette en avant l'amélioration des conditions de vie des travailleurs et du peuple et le progrès du pays, la paix et la solidarité internationale, en conformité avec le projet de développement démocratique, patriotique et internationaliste consacré par la Constitution d'Avril.



Le cap actuel de l'intégration européenne n'est pas une fatalité, tout comme n'est pas inévitable la brutale régression civilisationnelle que les classes dominantes tentent d'imposer aux peuples d'Europe. La réponse des travailleurs et des peuples de différents pays européens à la violente offensive anti-sociale actuelle au sein de l'Union européenne – et dont la manifestation du 29 mai dernier à Lisbonne est un exemple important – tout comme les changements opérés dans le cadre international, notamment en Amérique Latine, démontrent qu'un autre monde et qu'une autre Europe sont possibles, sur la base de la solidarité, du respect mutuel et de la réciprocité, en respectant le droit souverain des peuples à choisir leur modèle en termes d'organisation économique, sociale et politique, sur la base de la défense de la paix et de la coopération avec les peuples du monde entier.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Europe
commenter cet article
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 12:23

EBR003.jpg

 

L'homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a reçu les insignes de la Légion d'honneur des mains d'Éric Woerth, alors ministre du Budget, le 23 janvier 2008 à Bercy. Cet épisode, passé inaperçu dans la tourmente politico-médiatique de ces derniers jours - mais révélé dans Le Point à paraître jeudi 24 juin - pourrait relancer les doutes sur la relation entre le conseiller de la milliardaire, mis en cause dans les enregistrements de son maître d'hôtel, et le couple Woerth. Florence Woerth, l'épouse du ministre, travaille sous les ordres de Patrice de Maistre depuis novembre 2007. Après la révélation de possibles malversations et fraudes fiscales commises dans la gestion de la fortune de Mme Bettencourt, elle a annoncé cette semaine sa prochaine démission, tout en certifiant avoir été tenue à l'écart des opérations contestées.

La divulgation de conversations dans lesquelles Patrice de Maistre présentait Éric Woerth comme "un ami" a conduit, par ailleurs, l'actuel ministre du Travail à affirmer que l'homme d'affaires n'était pour lui qu'une "connaissance". C'est pourtant bien sur le contingent réservé à son ministère que M. de Maistre avait été promu, le 14 juillet 2007, au grade de chevalier de la Légion d'honneur, dans la première promotion suivant l'élection présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Report

Signe du destin : la cérémonie officielle de remise de la décoration avait été initialement fixée au 19 novembre 2007, soit au moment même où Florence Woerth faisait son entrée au sein de la société Clymène, l'une des structures chargées de la gestion des avoirs de Liliane Bettencourt, dont M. de Maistre est le directeur général. Mais ce jour-là, André Bettencourt, ancien ministre et époux de la milliardaire, décédait des suites d'un cancer et la réception fut annulée. Elle ne put finalement se tenir qu'au début de l'année suivante, au ministère. Éric Woerth prononça alors l'éloge du récipiendaire.

Aucun élément issu de l'enquête sur l'affaire Bettencourt ne permet de supposer que le ministre savait, à cette date, que M. de Maistre participait, dans le cadre de ses fonctions, à des opérations d'évasion fiscale de grande ampleur, ainsi que les enregistrements semblent l'attester. Mais l'épisode de cette distinction oubliée risque de compliquer la défense publique d'Éric Woerth, alors que l'annonce par l'entourage de Mme Bettencourt du rapatriement de ses avoirs expatriés confirme a posteriori l'existence d'une dissimulation.

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article
23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 12:16

 

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article
22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 22:10

aie.jpg

Après avoir révélé que le secrétaire d'Etat à la Coopération avait bénéficié d'un permis de construire bidon pour sa maison de Grimaud (Var), le Canard enchaîné publie une note qui démolit sa défense.


Une semaine après avoir révélé que le secrétaire d'Etat à la Coopération et maire de Vesoul, qui souhaite faire agrandir sa maison de Grimaud (Var), avait bénéficié d'un permis de construire illégal, le Canard Enchaîné réitère en publiant un document accablant.

Dans son édition datée du 23 juin, le journal satirique retranscrit une note de service envoyée par le directeur de l'urbanisme de Grimaud Michel Bauc à son maire, l'UMP Alain Benedetto, dans lequel le premier demande au second l'annulation du permis de construire accordé à Alain Joyandet pour sa Villa, au motif que celui-ci a été obtenu par la fraude. "Il apparaît que la construction actuelle [de la maison] n'est pas conforme à ce qu'avait déclaré le cabinet DUA", écrit Michel Bauc dans sa lettre - datée du 19 mai 2009 - , avant d'ajouter que "la surface existante qui nous a été déclarée est donc fausse". 

Le secrétaire d'Etat à la Coopération, qui avait déjà été épinglé par la presse en mars pour avoir eu recours à la location d'un avion privé pour 116.500 euros, est soupçonné par le Canard enchaîné d'avoir, avec la complicité de son architecte Michel Bourcy, membre de l'UMP, et du maire de Grimaud Alain Benedetto (UMP), falsifié les documents nécessaires à l'obtention du permis de construire.

Le maire de Vesoul aurait ainsi présenté une demande de permis de construire pour agrandir de 46m² une maison de 185m², alors que son mas provincial en fait 105, déjà pourvue d'un étage - ce qui est faux -, et ainsi parvenir à une superficie totale habitable de 231 m2, alors que les règles en vigueur sur la commune concernée, Grimaud, auraient dû limiter la superficie à 157,5m². Dans une telle zone naturelle boisée, il est en effet interdit d'agrandir une villa au-delà de 50% de sa surface habitable existante.

 

Joyandet dément

"Je conteste formellement toute illégalité dans la procédure ayant conduit il y a plus d'un an à l'obtention du permis de construire, qui d'ailleurs n'a pas été attaqué", avait alors immédiatement réagi Alain Joyandet, cité par sa porte-parole, avant de déclarer sur le plateau de France 3 Franche-Comté qu'il "avait agi comme tout citoyen dans la transparence [...]", et d'assurer n'avoir "absolument rien à se reprocher" et être "totalement serein", indiquant toutefois au Canard Enchaîné s'être appuyé "sur un permis de construire accordé en 1974, pour 185m², à un ancien propriétaire qui avait commencé les travaux au rez-de-chaussée".

Insuffisant peut-être, la procureure de Draguignan Danielle Drouy-Ayral, interrogée par le journal satirique a, depuis, demandé "des éléments d'information sur le [dossier Joyandet]", afin que "le travail administratif se fasse" avant de "commencer"...


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100622.OBS5983/permis-de-construire-illegal-la-note-qui-accable-joyandet.html

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article
22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 20:02

combattant-du-pkk_940x705.jpg

 

par Futur Rouge

(source : http://www.deia.com/2009/12/06/mundo/en-las-montanas-del-pkk 06/12/09, traduction Futur Rouge)

Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a été fondée en 1978 par l’étudiant en science politique, Abdullah Ocolan, qui a proclamé – ce qui en indigna beaucoup -, que « En Turquie il n’y a pas qu’une seule nation, il ya aussi la kurde. A cette époque, le PKK vise à créer un Etat indépendant dans lequel les droits du peuple kurde seront respectés. Pour ce faire, Öcalan en Turquie évoque la possibilité d’un référendum d’auto-détermination, avec le soutien et la sympathie de divers groupes de gauche, parce que son orientation à l’époque était divisée entre le maoïsme et le marxisme-léninisme. Mais une infiltration meurtrière de du renseignement militaire, le refus de la Turquie à un référendum et, surtout, la politique de blocus qui a abouti à l’interdiction du parti à mis sur un plateau le conflit armé qui a éclaté après des années de raids et de débats internes, 15 Août 1984.

Une nation sans l’État

Le Kurdistan est la nation sans Etat la plus grande du monde. Ses trente-cinq millions d’âmes vivent répartis entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran ainsi que dans les pays qui ont jugé bon de leur donner refuge. Il s’agit notamment de lieux aussi divers que la Suède, l’Australie et la Grèce, et chez eux «la cause kurde » a trouvé un écho, quand elle ne se lie pas, à d’autres luttes et résistances. Grâce à cette diaspora, le PKK est devenu une puissante organisation politique et armée, avec de nombreuses ramifications, fronts et, surtout, des militants, qui ont connu cinq années d’inactivité depuis 1999, lorsque les services de renseignements de plusieurs Etats ont arrêté leur chef Abdullah Ocalan, qui est aujourd’hui le seul détenu de la prison d’une île dans la mer de Marmara (Turquie).

L’Anatolia turque, ou ce que ses villageois définiraient comme le Kurdistan du nord, se situe à l’est du pays et fait la frontière avec la Syrie, l’Irak et l’Iran.. Obtenir la permission officielle ici pour aller dans la montagne dans le but de se documenter sur le conflit est pratiquement impossible, alors il devient beaucoup plus facile de les joindre par l’Irak voisin. La frontière, encombrée de camions, à la recherche d’essence bon marché, est le théâtre d’un processus fastidieux qui n’a jamais convaincu les Kurdes, qui ont pris l’habitude de sauter (si la charge ou la santé le permet) le long des sentiers de la montagne.

Actuellement, le Kurdistan Sud, submergé dans la République instable de l’Irak, est exaltée par l’OTAN et dirigée par deux leaders presque dynastique: Barzani dans sa moitié Ouest et Talabani dans sa moitié Est. En récompense de leur fidélité avant, pendant et après l’occupation de l’Irak, les Kurdes de l’État mésopotamien ont réussit la de transition de passer de la clandestinité à diriger le gouvernement à Bagdad avec l’homme d’affaires et politicien Jalal Talabani comme président d’un État qui, jusqu’à très récemment les exterminait. Mais les militants du PKK qui habitent les montagnes qui séparent les deux réalités de peu, ils suivent les événements survenus dans le sud. « Ils se sont corrompus, souligne t’on dans leurs rangs.

Les camps du PKK

Sans routes bien asphaltées ou des voies qui contribuent à briser l’isolement stratégique les neiges de l’hiver dur et le soleil de l’été brûlant sont les seuls éléments extérieurs avec un pouvoir réel pour occuper les montagnes Kandil, un abri historique des insurrections kurdes.

Depuis ses sommets on observe l’étendue accidentée du Kurdistan, ce pays défendu. Au sud, se distingue le Kurdistan irakien, le bon Kurdistan, celui qui est bien vu par les Européens et les Nord-Américains, « avec des groupes de guerilleros démocratiques qui défendent un peuple oppressé », tel que cela est défini par George Bush et José María Aznar, avant son invasion catastrophique et vers le nord, vers la Turquie, le mauvais Kurdistan, « avec les terroristes du PKK qui assassinent sans motif », comme le reprochait ces mêmes dirigeants qui sont venus du sud du Kurdistan « pour les libérer de la répression. »

Dans l’altitude des campements du PKK tous les guérilleros gardent une histoire.. Plus ils sont âgés, plus l’histoire est poignante. « Mais cela ne signifie pas que les jeunes ne subissent plus la violence », a déclaré Eyub, un combattant expérimenté avec plus de dix ans dans les montagnes. «Je suis venu d’un village près d’Hakkari. L’armée turque est entrée en tirant au milieu de la nuit. Ils cherchaient surtout les jeunes hommes ». Pour lui, il s’agissait clairement d’une opération de nettoyage ethnique financée par Washington, qui fait de la Turquie le premier bénéficiaire des armes made in USA de toutes les années quatre-vingt-dix. « Vous n’avez jamais entendu cela, mais c’est arrivé. » Dans les années 80 et 90, Istanbul était plein de correspondants et d’ambassadeurs occidentaux. Cependant, très peu de personnes qui criaient dans le ciel contre la violence brutale déchaînée contre des civils kurdes. Aujourd’hui il n’est pas facile de trouver des familles, mais des quartiers entiers habités par des villageois kurdes qui ont fui leurs foyers, en direction de la ville en raison de la militarisation impunie de l’Est. «Les militaires disent que nous avons été contraints de fuir par le PKK. J’ai quitté ma maison en pleurant, mais j’ai eu la chance de survivre, tout le monde ne peut dire la même chose. » À travers la frontière dans le sud du Kurdistan, Saddam Hussein a réalisé un processus encore plus cru, l’opération Anfal, dénoncé et répétée ad nauseam par tous les grands Gouvernements et médias. Toutefois, des massacres similaires sont commis par l’ami turc despotique et n’ont jamais bénéficié d’une grande publicité, l’octogénaire aîné Bush a rejeté la question avec un « ce sont des problèmes internes de lutte contre le terrorisme». Et cela continue jusqu’à aujourd’hui.

La routine de la guérilla

À six heures du matin toutes les milices sont déjà préparées. Les batteries de la radio sont distribuées, tels que les messages et les courriels qui doivent être remis d’un poste à un autre. Les tomates, les lentilles, le fromage et le pain constituent la nourriture de la guérilla. « La nourriture n’est pas de fantaisie, mais pas mauvaise. Nous sommes le grenier à blé du Moyen-Orient », a déclaré Baksi sirotant le reste de thé déversés sur une soucoupe. Non seulement les terres fertiles, mais «beaucoup d’eau», prévient un milicien. «Un sacré bien dans le Moyen-Orient troublé », en référence au plateau du Golan occupé par Israël, dans les pays voisins l’Euphrate en Syrie voisine et au Tigre à dans ses propres montagnes.

La vie de la Guerrilla vie n’a rien à voir avec celle montrée par l’industrie cinématographique. Les jours s’écoulent dans un calme relatif, [ …]. Il y a un temps pour la lecture et l’amitié, la réflexion et le débat.. « Il n’y en pas pour l’amour, du moins pas comme un couple. De telles relations sont interdites dans les montagnes, car « on ne vient pas au PKK pour trouver un petit ami», dit Leyla. Les questionnez sur les accusations de « terrorisme » leur cause de la peine, de la colère ou, parfois, le rire. « Vous me voyez comme un terroriste moi? » Nous n’ avons pas l’intention de tuer des enfants ici? « . Et des regrets. « La leur il la nomme « guerre », la notre, le terrorisme. »

Soudain, une jeep s’approche du groupe de guérilléros. «Le Camarade Kalkan est un de nos fondateurs. » Tu auras la chance de parler avec lui.  » Duran Kalkan est une figure importante au sein du PKK, qui a la particularité d’être turc, pas kurde. Il a passé des années en prison en Allemagne et estime que « la cause kurde, est juste, c’est tout. » Ses subordonnés le recoivent avec respect mais sans louange. Alors que le PKK a abandonné le marxisme-léninisme pour un socialisme scientifique, le traitement d’égalité entre rafiqs (camarades) reste intact et il n’est pas exagéré de dire que, entre nous, nous pouvons y voir une grande affection.

Conversation avec un « historique »

Assis sous un arbre, en effeuillant des fleurs et en buvant des citronnades, le doyen Kalkan nous remercie pour l’intérêt montré pour sa lutte.. «Il est important que les Européens, je veux dire les gens ordinaires, ne soient pas dupes. Ils ont ouvert une télévision en langue kurde en disant qu’ils veulent ouvrir des voies pour la paix tandis qu’ils continuent d’emprisonner des civils et de tuer des enfants à à coups de crosse ». Le problème pour les organisations accusées de «terrorisme», telles que le PKK est l’isolement et son manque de communication conséquent.. Dans une consultation rapide sur Internet, tout utilisateur trouvera 35.000 morts associées directement à l’activité du PKK, « comme esquivant qu’une guerre est l’affaire d’au moins deux parties. » Pour le vieux soldat, quand il s’agit de la Turquie il y a seulement deux options: soit se battre ou se rendre. C’est triste, mais vrai, dit-il, rappelant que les armes ne s’arrêteront pas tant qu’ils ne pourront pas exercer leur droit à l’autodétermination, avec a nouveauté que maintenant une « bonne autonomie. » Leur suffirait.

Pendant un moment, il semble entendre un avion. « Il est courant, surtout la nuit. Une Technologie américaine aux mains des Turcs» et poursuit: «En réalité, tout ce que fait maintenant, la Turquie, comme éviter d’écraser un nouveau parti pro-kurde de façon ouverte a pour fond les corridors énergétiques qui viennent du Caucase. C’est ce qui compte pour l’OTAN, nous leur faisons des problèmes avec ces ressources. Pour Kalkan, c’est lié directement au processus d’ouverture « que la Turquie cherche à vendre tandis que le nouveau parti kurde, toujours légal en Turquie, DTP (Parti pour une société démocratique), a près de 500 membres emprisonnés. Et la vérité est qu’il y’a beaucoup de journalistes arrêtés, emprisonnés, des militants des droits humains et, bien sûr, des hommes politiques soumis à la répression policière et judiciaire la plus sévère

Mais non seulement la police et l’armée turque, qui selon l’opinion de beaucoup gouverne à Ankara, ont commis des abus. Le PKK le poul n’a pas tremblé au moment de l’accomplissement de sa guerre irrégulière inégale. Les professeurs pro turcs, les politiciens « du système » et, bien sûr, les paramilitaires engagés par Ankara, ont été victimes, entre autre, des exécutions sommaires fréquentes. « Cepedant, je vous préviens que ces bombes qu’on nous accusent d’avoir posées, nous ne sommes pas coupables. Les Turcs sont des artistes dans la sale guerre. Vous le voyer d’Olof Palme au Pape Jean Paul II … ».

Le temps a passé et il est temps de se retirer. Les visites dans les camps du PKK sont de plus en plus courtes. «Par sécurité ». Duran Kalkan prend congé mais pas avant de lancer une réflexion, émotionnelle comme l’est la propagande et implacable comme la logique des faits. « Avant de partir, je veux que tu comprennes quelque chose. C’était la Turquie qui, volontairement, a dit que vous avez le droit de lire et d’écrire en langue kurde, pas l’Union européenne, c’était nous. Pensez-y. »

Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article