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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:44

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Jean-François AUTIER, Michel PEYRET

 

 

En mai 2003, Bernard Friot (1) rappelait, à propos du débat sur les retraites, qu’avec une croissance moyenne de 1,6 % l’an, le PIB doublait en valeur constante en 40 ans. Il publiait le tableau suivant dans l’indifférence médiatique, syndicale et politique :

 

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Alors que les gouvernements successifs réduisaient les dépenses utiles (santé, éducation, services publics), ce tableau montrait que la seule question à se poser était : que faire de l’excédent de richesse produit ?

C’est pour ne pas avoir à répondre à cette question que nos « élites » « ignorent » le doublement du PIB en 40 ans, qu’en 2003 elles ont trouvé un « accord » pour reculer l’âge de la retraite, conformément à l’accord européen signé en mars 2002 à Barcelone par Chirac et Jospin.

C’est la mise en œuvre de cet accord de Barcelone qui se poursuit aujourd’hui, avec des ministres de gauche dans un gouvernement de droite, montrant bien que le clivage gauche/droite n’est qu’un leurre destiné à faire oublier le clivage fondamental de la société française : capital/travail.

Pour faire oublier la signature de Barcelone, nos « élites » peuvent occuper les médias et nous expliquer — avec toute l’autorité que leur confère leur incapacité à prévenir la crise — qu’avec la crise, le PIB ne doublera pas d’ici 2040. Mais, même si le PIB n’augmentait que de la moitié, il resterait quand même 1.650 milliards, soit une augmentation ne justifiant aucunement la réduction des dépenses utiles tous azimuts !

Autre rideau de fumée : pour sauver la planète, il faudrait en finir avec la croissance. Oui, oui, en effet, il faut en finir avec la croissance capitaliste, cette croissance des gaspillages en tous genres pour accroître le profit, et d’abord en finir avec les gaspillages humains : 10.000 par an, c’est le nombre de décès prématurés que l’on pourrait éviter, si les ouvriers et employés avaient en France la mortalité des cadres supérieurs et des professions libérales (2).

Mais au lieu de s’attaquer aux inégalités, nos « élites » les aggravent sans autre justification que satisfaire l’appétit du capital.

S’affranchir des « élites »

C’est parce qu’ils font ce constat que 72 % des Françaises et des Français jugent négativement le capitalisme, qu’ils refusent massivement de participer aux simulacres démocratiques électoraux.

Le peuple de France vit douloureusement une société qui sacrifie tout — y compris sa jeunesse — pour le profit immédiat de quelques-uns. Et il la rejette.

Ce rejet massif indique que les temps changent et que demain peut être différent d’aujourd’hui, que le capitalisme et l’enfoncement inexorable du plus grand nombre dans la misère ne sont pas l’horizon indépassable. Il indique qu’une autre société est en gestation.

Nous sommes entrés dans une phase de transition où tous les peuples du monde vivent la nécessité vitale d’en finir avec le capitalisme. En fonction de son niveau de développement économique, de son histoire et de ses traditions, chaque peuple construit ou cherche à construire de nouveaux rapports sociaux.

En France, ce qu’il reste des gratuités, des couvertures sociales et des services publics montre ce que pourrait être une société de la mise en commun, débarrassée de la rente capitaliste. Les partis politiques, les syndicats sont nés avec le capitalisme ; ils ont grandi avec lui et, comme lui, ils sont arrivés au bout de ce qu’ils pouvaient apporter à la société. Le peuple de France ne peut s’écrire un avenir progressiste qu’en rupture avec la société capitaliste d’aujourd’hui et ses « élites ».

Contrairement à ce qu’on veut leur faire croire, les Françaises et les Français n’ont pas besoin « d’élite » pour définir un projet de société et le mettre en œuvre. N’est-ce pas malgré les « élites », et donc contre elles, qu’ils ont voté « Non » au référendum européen, le 29 mai 2005 ? La somme de leurs critiques de la société actuelle n’est-elle pas déjà le contour de la société qu’ils souhaitent ? Par leur participation au tissu associatif, ne font-ils pas quotidiennement la preuve de leur capacité à organiser la vie concrète ? Dans les luttes, leurs pratiques de l’assemblée générale, des coordinations ne sont-elles pas la mise en œuvre d’une nouvelle dimension de la démocratie ?

Tout, les Françaises et les Français ont tout pour définir ensemble et mettre en œuvre leur projet de société : il suffit qu’ils osent s’affranchir de la tutelle des « élites » et prennent l’initiative de se réunir, sans se soucier des clivages gauche/droite, syndicaux, philosophiques ou religieux, pour élaborer et décider ensemble comment ils veulent vivre demain, libérés du joug du capital.

Dans les entreprises, les cités, les quartiers, les villages, avec tous celles et ceux qui voudront y participer, recensons ce qui ne peut plus durer, ce dont nous ne voulons plus ; ébauchons la société française dans laquelle nous voulons vivre ; et pour la nommer et la réaliser ensemble, créons nos comités, désignons des représentants révocables.

Assez de pillages et de misères,
assez de jeunesses sacrifiées,
les richesses produites par le peuple doivent revenir au peuple !



15 juin 2010

Jean-François Autier
retraité (ajusteur mécanicien SNCF), de 1971 à 1997 a assumé différentes responsabilités politiques et techniques à la Fédération du PCF 33.
jean-francois.autier@wanadoo.fr

et

Michel Peyret
retraité (instituteur), de 1953 à 2006 adhérent du PCF pour lequel il a assumé différentes responsabilités politiques et électives (député de Gironde, notamment).
michel.peyret@gmail.com

(1) Bernard Friot : économiste, sociologue, professeur émérite à l’Université Paris Ouest Nanterre. Dernier ouvrage : « L’enjeu des retraites », 175 pages, éditions La Dispute. Une interview à lire à l’adresse suivante : http://www.frontsyndical-classe.org...

(2) INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) : « Les inégalités sociales de santé », 448 pages, éditions La Découverte.

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Retraites-Pourquoi-nos-elites-ignorent-elles-que-le-PIB-double-en-40-ans.html

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:42

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Fidel CASTRO

 

J’ai affirmé récemment que le monde oublierait vite la tragédie que la politique suivie pendant plus de deux siècles par notre voisine de superpuissance, les États-Unis, allait provoquer.

Nous connaissons sa façon d’agir retorse et rusée ; la croissance économique impétueuse dont elle a bénéficié à partir du développement technique et scientifique ; les richesses énormes et illimitées qu’une minorité exiguë, dans ce pays et dans les autres, a accumulées aux dépens de la grande majorité de son peuple travailleur et de ceux du reste du monde.

Quels sont ceux qui se plaignent toujours plus, sinon les travailleurs, les professions libérales, les prestataires de services, les retraités, les chômeurs, les enfants de rues, les gens privés des connaissances élémentaires, autrement dit l’immense majorité des presque sept milliards d’habitants de notre planète dont les ressources vitales s’épuisent à vue d’œil ?

Comment les forces de l’ordre qui devraient censément les protéger les traitent-elles ?

Quels sont ceux que tabassent les policiers, dotés de tous les instruments de répression possible ?

Inutile de décrire des faits que les peuples de partout, y compris aux USA, observent tous les jours par leurs téléviseurs, leurs ordinateurs et d’autres médias.

Il est un peu plus difficile de déchiffrer les projets sinistres de ceux qui ont entre les mains le sort de l’humanité et qui sont assez insensés pour croire qu’on peut imposer un tel ordre mondial.

Qu’ai-je écrit dans mes cinq dernières Réflexions qui ont occupé des espaces dans Granma et sur le site web CubaDebate du 30 mai au 10 juin 2010 ?

Les facteurs de base d’un avenir très proche ont été déjà posés, sans marche arrière possible. Les événements passionnants de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud ont capté nos esprits ces derniers jours.

C’est à peine si l’on a le temps de respirer durant les six heures transmises en direct par les télévisions de presque tous les pays du monde.

Après avoir vu les matchs de ces six derniers jours entre les équipes les plus prestigieuses, j’ose croire, selon mes vues peu fiables, que le champion sera l’Argentine, le Brésil, l’Allemagne, l’Angleterre ou l’Espagne.

Toutes les équipes éminentes ont montré leurs griffes de lion dans ce sport où je ne voyais auparavant que des gens courant sur un grand terrain d’un but à l’autre. Maintenant que, grâce à des noms fameux comme Maradona et Messi, je connaît les exploits du premier comme le meilleur joueur de foot dans l’histoire et son point de vue de que l’autre est aussi bon ou meilleur que lui, je peux désormais distinguer le rôle de chacun des onze joueurs.

J’ai aussi appris ces jours-ci que le nouveau ballon de foot était à géométrie variable dans l’air, qu’il était plus rapide et rebondissait bien plus. Les joueurs, à commencer par les gardiens, se plaignent de ces nouvelles caractéristiques, mais les avants et les défenseurs aussi, et pas mal, parce que le ballon est très rapide et qu’ils ont appris toute leur vie à en maîtriser un autre. Ce sont les dirigeants de la FIFA qui en décident à chaque Mondial.

Cette fois-ci, ils ont transformé ce sport ; c’en est un autre, même s’il s’appelle pareil. Les supporteurs, qui ne connaissent pas les changements introduits dans le ballon – qui est l’âme d’un grand nombre d’activités sportives – et qui remplissent les gradins de n’importe quel stade en profitent comme pas deux et accepteront n’importe quoi sous le nom magique et glorieux du football. Même Maradona, qui fut le meilleur joueur de l’histoire, se résignera tout bonnement à ce que d’autres footballeurs marquent plus de buts, de plus loin, plus spectaculaires et mieux ciblés que lui, dans les mêmes cages de mêmes dimensions que celles face auxquelles il se tailla une si grande renommée.

Dans le base-ball amateur, c’était différent : les battes passaient du bois à l’aluminium, et de l’aluminium au bois, seuls des normes données étaient établies.

Les puissants clubs professionnels des USA ont décidé d’appliquer des normes rigoureuses à la batte et toute une série d’exigences traditionnelles qui maintiennent les caractéristiques du vieux sport. De fait, ils ont imprimé un intérêt spécial à ce spectacle et amélioré leurs énormes profits que paient le public et la publicité.

Dans le tourbillon sportif actuel, un sport aussi extraordinaire et noble que le volley-ball, qui plaît tant dans notre pays, est en pleine Ligue mondiale, sa compétition annuelle la plus importante, après les Jeux olympiques et les championnats du monde.

Vendredi et samedi dernier, notre Cité des sports a accueilli les avant-derniers matchs qui se dérouleront à Cuba. Notre équipe n’a pas encore perdu. Le dernier adversaire en date a été l’Allemagne, qui compte dans ses rangs un géant de 2,14 m, excellent au smash. Notre équipe a fait un vrai exploit en gagnant tous les sets, sauf le troisième du second match. Formée en sa quasi-totalité de jeunes, dont l’un n’a que seize ans, elle a montré une capacité de réaction étonnante. L’actuel champion européen est la Pologne, que l’équipe allemande a battue à deux reprises. Avant ces succès, nul n’aurait supposé que l’équipe cubaine serait de nouveau parmi les meilleures au monde.

Mais dans un autre domaine, la politique, le chemin est, hélas, jonché de risques énormes.

Un point que j’ai signalé auparavant parmi les facteurs clefs d’un avenir très proche et sans marche arrière possible, c’est le torpillage du Cheonan, bâtiment dernier cri de la marine sud-coréenne qui a fait naufrage le 26 mars en quelques minutes, provoquant la mort de quarante-six marins et des dizaines de blessés.

Le gouvernement sud-coréen a ordonné une enquête pour savoir si cette corvette avait été coulée par suite d’une explosion interne ou externe. Après avoir constaté qu’il s’agissait de ce dernier cas, il a accusé le gouvernement de Pyongyang. Or, la Corée du Nord ne disposait que d’un vieux modèle de torpille soviétique. Séoul ne disposait d’aucun autre élément, hormis la logique la plus élémentaire, et ne pouvait même pas imaginer une autre cause.

En mars dernier, en tant que premier pas, le gouvernement sud-coréen a ordonné d’activer les haut-parleurs de propagande situés à onze points de la zone démilitarisée qui sépare les deux Corée et devenus silencieux depuis 2004.

Le haut commandement de forces armées de la République populaire démocratique de Corée a déclaré de son côté qu’il détruirait ces haut-parleurs dès qu’ils commenceraient à transmettre, déclarant textuellement qu’il convertirait Séoul en une « mer de feu ».

Vendredi dernier, l’armée sud-coréenne a annoncé qu’elle le ferait dès que le Conseil de sécurité annoncerait ses mesures pour le torpillage du Cheonan. Les deux républiques ont le doigt sur la détente.

Le gouvernement sud-coréen ne pouvait imaginer que son proche allié, les USA, avait posé une mine au fond du Cheonan, comme le raconte le journaliste d’enquête Wayne Madsen dans un article publié le 1er juin 2010 dans le Global Research, où il donne une explication cohérente des événements, en partant du fait que la Corée du Nord ne possède aucun missile ni instrument capable de couler le Cheonan que n’auraient pu détecter les appareils dernier cri du chasseur sous-marin.

La Corée du Nord ayant été accusé de quelque chose qu’elle n’avait pas commise, Kim Jong Il s’est rendu d’urgence en Chine en train blindé.

Quand ces faits soudains se sont déclenchés, le gouvernement sud-coréen ne pouvait envisager aucune autre cause possible.

Dans un climat de sport et d’allégresse, le ciel s’assombrit toujours plus.

Les visées des USA sautent aux yeux depuis belle lurette dans la mesure où l’administration agit poussée par ses propres dessins sans aucun autre choix possible.

Accoutumé comme il est à imposer ses visées par la force, le gouvernement étasunien pousse Israël à attaquer les installations d’enrichissement d’uranium iraniennes, en recourant aux avions les plus modernes et aux armes de pointe qu’il lui fournit d’une manière irresponsable, et il a suggéré à Israël, sans frontière commune avec l’Iran, de demander à l’Arabie saoudite l’autorisation de survoler un long et étroit couloir pour raccourcir ainsi considérablement la distance entre le point de départ des avions agresseurs et les cibles à détruire.

Selon le plan divulgué dans ses parties essentielles par le renseignement israélien, des vagues successives d’avions attaqueront les cibles pour les pulvériser.

Samedi dernier, le 12 juin, d’importants organes de presse occidentaux ont informé que l’Arabie saoudite avait concédé un couloir aérien à Israël, après accord du département d’État des USA, afin que les chasseurs-bombardiers israéliens puissent faire des essais de vol en vue d’attaques surprise sur l’Iran, et qu’ils l’avaient déjà fait dans l’espace aérien saoudit.

Des porte-parole israéliens n’ont rien nié, se bornant à déclarer que des pays arabes redoutaient plus le développement nucléaire iranien qu’Israël lui-même.

Le 13 juin, alors que le Times de Londres informait, à partir de sources de renseignement, que l’Arabie saoudite avait autorisé Israël à utiliser un couloir aérien sur son territoire pour attaquer l’Iran, le président Ahmadinejad déclarait, en recevant les lettres de créance présentées par le nouvel ambassadeur saoudit à Téhéran, Mohamad ibn Abbas al Kalabi, que de nombreux ennemis ne souhaitaient pas des relations proches entre les deux pays, « mais que si l’Iran et l’Arabie saoudite restaient à côté l’un de l’autre, ces ennemis renonceraient à poursuivre leur agression. »

Ces déclarations se justifient à mon avis du point du vue iranien, quelles qu’en soient les raisons. L’Iran ne veut sans doute pas blesser en quoi ce soit ses voisins arabes.

Les Yankees n’ont pas pipé mot, mais, comme on peut le constater, ils brûlent plus que jamais du désir de liquider le gouvernement nationaliste iranien.

Il faut pourtant bien se demander : quand le Conseil de sécurité analysera-t-il le torpillage du Cheonan, cette merveille de la marine sud-coréenne ? Quelle conduite adoptera-t-il, après que les doigts sur la détente auront actionné les armes dans la péninsule coréenne ? Est-il vrai ou faux que l’Arabie saoudite a, en accord avec le département d’État, autorisé Israël à utiliser sur son territoire un couloir aérien qui permettra à ses bombardiers d’attaquer les installations iraniennes, y compris par emploi des armes atomiques que lui ont fournies par les USA ?

On nous glisse diaboliquement les nouvelles entre deux matchs de la Coupe du monde de football, de sorte que personne ne s’en soucie…

 

Fidel Castro Ruz
Le 16 juin 2010

 

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http://www.legrandsoir.info/Le-conflit-inevitable.html

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 11:44

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Un constat initial    

 

En Occident, le nom de Cuba est inévitablement associé à la problématique des droits de l’homme. Les médias européens et étasuniens stigmatisent la plus grande île des Caraïbes de manière réitérée sur cette question. Aucun pays du continent américain n’est autant pointé du doigt que la patrie de José Martí, qui dispose d’une couverture médiatique disproportionnée par rapport à sa taille. En effet, des événements qui passeraient inaperçus dans n’importe quel autre pays d’Amérique latine ou du monde sont relayés par la presse internationale quand il s’agit de Cuba.   Ainsi, le suicide en février 2010 d’Orlando Zapata Tamayo, un prisonnier condamné pour des délits de droit commun, à Cuba a été bien plus médiatisé que la découverte en janvier 2010 d’un charnier de 2000 corps de syndicalistes et de militants de droits de l’homme assassinés par l’armée en Colombie. De la même manière, les manifestations d’opposants cubains apparaissent régulièrement dans la presse occidentale qui, en même temps, censure les exactions commises – plus de 500 cas d’assassinats et de disparitions ! – par la junte militaire, de Roberto Micheletti d’abord, et de Porfirio Lobo qui gouverne actuellement le Honduras après le coup d’Etat de juin 2009 contre le président démocratiquement élu José Manuel Zelaya1.   Les Etats-Unis justifient officiellement l’imposition des sanctions économiques, en vigueur depuis juillet 1960 et qui affectent toutes les catégories de la société cubaine, en particulier les plus vulnérables, en raison des violations des droits de l’homme. De 1960 à 1991, Washington a expliqué que l’alliance avec l’Union soviétique était la raison de son hostilité à l’égard de Cuba. Depuis l’effondrement du bloc de l’Est, les différentes administrations, de Georges H. W. Bush à Barack Obama, ont utilisé la rhétorique des droits de l’homme pour expliquer l’état de siège anachronique, qui loin d’affecter les dirigeants du pays, fait payer le prix des divergences politiques entre les deux nations aux personnes âgées, aux femmes et aux enfants2.   De son côté, l’Union européenne impose une Position commune – la seule au monde ! – depuis 1996 au gouvernement cubain, qui limite les échanges bilatéraux, pour les mêmes raisons. Cette stigmatisation constitue le pilier de la politique étrangère de Bruxelles à l’égard de La Havane et représente le principal obstacle à la normalisation des relations bilatérales. Entre 2003 et 2008, l’Union européenne a également imposé des sanctions politiques, diplomatiques et culturelles à Cuba en raison des « violations des droits de l’homme3 ».   Une stigmatisation légitime ?    Il ne s’agit pas d’affirmer que Cuba est irréprochable sur la question des droits de l’homme et qu’aucune violation n’y est commise. En effet, Cuba est loin d’être une société parfaite et il y existe des atteintes à certains droits fondamentaux.   Néanmoins, Il convient de se questionner sur les raisons d’une telle stigmatisation de la part des médias occidentaux, des Etats-Unis et de l’Union européenne. Cuba présente-t-elle une situation des droits de l’homme particulière ? Est-elle pire que celle du reste du continent ? Washington, Bruxelles et la presse occidentale sont-ils réellement préoccupés par cela ? Disposent-ils d’une autorité morale suffisante pour s’ériger en donneurs de leçons ?   Pour répondre à ces questions, le rapport d’Amnistie Internationale (AI) de 2010 apporte un éclairage intéressant. Dix pays – cinq du continent américain : le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, le Brésil et la Colombie, et cinq de l’Union européenne : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et la République tchèque (leader du front des nations opposées à la normalisation des relations avec Cuba) seront soumis à une analyse comparative4.   Les droits de l’homme à Cuba    Selon AI, il existe de « sévères restrictions sur les droits civils et politiques » à Cuba. AI recense « 55 prisonniers d’opinion […] incarcérés pour le seul fait d’avoir exercé de manière pacifique leur droit à la liberté d’expression5 ». Dans une déclaration du 18 mars 2008, AI reconnaît néanmoins que ces personnes ont été condamnées « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba6 », ce qui constitue un délit d’ordre pénal à Cuba mais également dans n’importe quel autre pays du monde.   L’organisation souligne également que « nombre [d’opposants] ont déclaré avoir été battus lors de leur arrestation ». De graves restrictions pèsent encore sur la liberté d’expression, d’après AI, car « tous les grands médias et Internet demeur[ent] sous le contrôle de l’État ». Par ailleurs, les sites des opposants sont bloqués à Cuba et ne sont accessibles que depuis l’étranger. Plusieurs dissidents ont été arrêtés puis relâchés. AI dénonce également les manœuvres d’intimidation à leur encontre. En outre, « les restrictions au droit de circuler librement ont empêché des journalistes, des défenseurs des droits humains et des militants politiques de mener à bien des activités légitimes et pacifiques ». Ainsi, l’opposante Yoani Sánchez n’a pas été autorisée à quitter le pays pour recevoir un prix aux Etats-Unis7.    AI rappelle néanmoins qu’en mai 2009, Cuba « a été réélu au Conseil des droits de l’homme [ONU] pour un nouveau mandat de trois années », illustrant ainsi que la majorité de la communauté internationale ne partage pas l’avis de Bruxelles et de Washington au sujet de la situation des droits de l’homme à Cuba8.    Enfin, AI reconnaît que les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis ont « toujours des effets négatifs sur les droits économiques et sociaux des Cubains. La législation américaine restreignant les exportations vers l’île de produits et de matériel fabriqués ou brevetés par les États-Unis continu[e] d’entraver l’accès aux médicaments et aux équipements médicaux ». AI ajoute que les agences des Nations unies présentes à Cuba sont « également pénalisées par l’embargo9 ».    Ainsi, comme l’illustre le rapport d’AI, Cuba n’est pas irréprochable en matière de respect des droits de l’homme.   Les droits de l’homme sur le continent américain    Il convient désormais de mettre en perspective la réalité cubaine avec la problématique du continent à ce sujet.    Les Etats-Unis    D’après AI, 198 personnes sont toujours détenues illégalement sur la base navale de Guantanamo, sans inculpation, et ce depuis sept ans. Au moins cinq détenus se sont suicidés dans la prison de Guantanamo. Par ailleurs, plusieurs prisonniers ont été jugés par des tribunaux militaires qui n’offraient pas toutes les garanties d’un procès équitable10.    De plus, « plusieurs centaines de personnes, dont des enfants, étaient toujours détenues par les forces américaines sur la base aérienne de Bagram, en Afghanistan, sans avoir la possibilité de consulter un avocat ou d’être présenté devant un juge11 ».    AI a également dénoncé le « programme de détentions secrètes de la CIA » et a révélé les « actes de torture et autres formes de mauvais traitements infligés aux personnes détenues ». Elle cite deux exemples : « Parmi les techniques autorisées figuraient la nudité forcée, la privation prolongée de sommeil et le waterboarding (simulacre de noyade). […]Abu Zubaydah […] avait été soumis à cette dernière technique plus de 80 fois en août 2002 et Khaled Sheikh Mohammed 183 fois en mars 2003 ». Les auteurs de ces actes ne seront pas poursuivis par la justice comme l’ont déclaré Barack Obama et le ministre de la Justice Eric Holder12.    AI remarque que « l’impunité et l’absence de voies de recours persistaient pour les violations des droits humains perpétrées dans le cadre de ce que le gouvernement du président Bush appelait la « guerre contre la terreur ». L’organisation ajoute que « le nouveau gouvernement a bloqué la publication d’un certain nombre de photos montrant les sévices infligés à des personnes détenues par les États-Unis en Afghanistan et en Irak13 ».    AI dénonce également les actes de « torture et autres mauvais traitements », commis sur le territoire des Etats-Unis par les forces de l’ordre à l’encontre de citoyens américains. « Au moins 47 personnes sont mortes après avoir été neutralisées au moyen de pistolets Taser, ce qui portait à plus de 390 le nombre total de personnes décédées dans des circonstances analogues depuis 2001 ». AI ajoute que « parmi les victimes figuraient trois adolescents non armés qui avaient commis des délits mineurs ainsi qu’un homme apparemment en bonne santé auquel des policiers de Fort Worth, au Texas, ont administré des décharges électriques pendant 49 secondes sans interruption, en mai14 » 2009.    L’organisation internationale pointe du doigt les conditions de détention aux Etats-Unis. Selon elle, « ses milliers de prisonniers étaient maintenus à l’isolement prolongé dans des prisons de très haute sécurité où, dans bien des cas, les conditions de vie bafouaient les normes internationales selon lesquelles les détenus doivent être traités avec humanité ». Ainsi « de très nombreux détenus […] dont beaucoup souffraient de troubles mentaux, étaient maintenus à l’isolement depuis 10 ans ou plus, 23 heures sur 24, sans soins adéquats et sans que leur situation ait été réexaminée en bonne et due forme ». Ces derniers « n’avaient la possibilité ni de travailler, ni de se former, ni de se distraire et n’avaient que très peu de contacts avec le monde extérieur15 ».    Selon AI, « des dizaines de milliers de migrants, dont des demandeurs d’asile, étaient régulièrement incarcérés, en violation des normes internationales. Beaucoup étaient détenus dans des conditions extrêmement dures, pratiquement privés d’exercice, d’accès aux soins et de la possibilité d’obtenir une assistance juridique16 ».    Par ailleurs, le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a dénoncé plusieurs cas d’exécutions extrajudiciaires commises par les forces de l’ordre à l’encontre de migrants. « Le nombre de morts en détention était supérieur aux 74 cas recensés par les autorités depuis 2003 », note AI17.    AI évoque les discriminations faites aux femmes issues des minorités en termes de droit à la santé. Ainsi, « le nombre de décès évitables dus à des complications liées à la grossesse restait élevé ; plusieurs centaines de femmes sont mortes au cours de l’année. Des disparités liées aux revenus, à la race, à l’origine ethnique ou nationale existaient dans l’accès aux soins médicaux pour les femmes enceintes ; le taux de mortalité maternelle était près de quatre fois plus élevé chez les Afro-Américaines que chez les femmes blanches ». AI ajoute également que 52 millions de personnes de moins de 65 ans n’avaient pas d’assurance maladie, « un chiffre en augmentation par rapport à l’année précédente18 ».    Selon AI, un objecteur de conscience a été condamné à un an de prison pour avoir refusé de servir en Afghanistan. L’organisation dénonce également les procès inéquitables à l’encontre de Leonard Peltier, détenu depuis 32 ans, « malgré les doutes quant à l’équité de sa condamnation en 1977 ». AI note également que la Cour suprême fédérale a refusé d’examiner l’appel interjeté par cinq prisonniers politiques cubains, Gerardo Hernández, Ramón Labañino, Antonio Guerrero, René González et Fernando González, condamnés à de longues peines de prison alors que « le Groupe de travail sur la détention arbitraire [ONU] avait conclu, en mai 2005, que la détention de ces cinq hommes était arbitraire car ils n’avaient pas bénéficié d’un procès équitable19 ».    Par ailleurs, la peine de mort continue à être appliquée aux Etats-Unis. Ainsi, 52 personnes ont été exécutées en 200920.    Le Brésil    La situation au Brésil fait également l’objet d’un rapport. AI fait état « d’un usage excessif de la force, d’exécutions extrajudiciaires et d’actes de torture de la part de la police ». Les forces de l’ordre « ont continué à se livrer à des violations massives », et des « centaines d’homicides n’ont pas fait l’objet d’enquêtes sérieuses et les suites judiciaires ont été inexistantes ou presque ». Ainsi, « à Rio de Janeiro, en 2009, la police a ainsi tué 1 048 personnes ». A Sao Paolo, « ce chiffre s’élevait à 543, soit une augmentation de 36 % par rapport à 2008 ». Par ailleurs, « les homicides imputables à la police militaire auraient quant à eux augmenté de 41 %21 ».    L’organisation dénonce également « l’augmentation du nombre de milices – groupes paramilitaires armés composés en grande partie d’agents de la force publique agissant hors service » qui « usant de leur pouvoir sur la population pour en retirer des avantages économiques et politiques illicites, […] ont mis en danger la vie de milliers d’habitants et les institutions mêmes de l’État22 ».    Au Brésil, « les conditions de détention restaient cruelles, inhumaines ou dégradantes. La torture était régulièrement employée lors des interrogatoires ou à des fins d’extorsion, ou pour punir, contrôler ou humilier », selon AI, en plus du problème de surpopulation23.    Par ailleurs, « des litiges fonciers ont cette année encore été à l’origine d’atteintes aux droits fondamentaux commises tant par des tueurs professionnels à la solde de propriétaires terriens que par des policiers ». Pas moins de 20 personnes ont été assassinées en 200924.    Selon AI, les droits des travailleurs ont été bafoués et des « milliers de travailleurs étaient maintenus dans des conditions s’apparentant à de l’esclavage ». Le droit à un logement convenable n’est pas non plus respecté. Par ailleurs, « de graves atteintes aux droits des populations indigènes étaient toujours commises dans l’État du Mato Grosso do Sul ». AI évoque plusieurs cas de disparition de militants indigènes25.    Le Canada    Selon AI, les autorités canadiennes « n’ont pas veillé au respect des droits des peuples autochtones lors de la délivrance d’autorisations pour l’exploitation des mines, des forêts, du pétrole et d’autres ressources naturelles. Le gouvernement a continué d’affirmer, sans fondement, que la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones ne s’appliquait pas au Canada26 ».    L’organisation dénonce également les discriminations à l’égard des indigènes et notamment des enfants. Par ailleurs, l’exploitation par la force du pétrole et du gaz se trouvant sur les terres des Cris du Lubicon a contribué à « une mauvaise santé et à une pauvreté très fréquentes chez eux27 ».    Le droit des femmes est régulièrement violé au Canada. Ainsi, « les femmes, jeunes filles et fillettes autochtones étaient toujours nombreuses à subir des violences » et « le gouvernement canadien n’a pris aucune mesure en vue de mettre en place un plan d’action national complet pour lutter contre la violence et la discrimination28 ».    Le Canada s’est également rendu complice d’actes de torture en livrant des suspects aux autorités afghanes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme29.    Par ailleurs, les forces de police se sont rendues responsables d’un assassinat d’un suspect en lui administrant une décharge électrique à l’aide de pistolets Taser30.    La Colombie    En Colombie, la population civile est « victime de déplacements forcés, d’attaques aveugles, de prises d’otages, de disparitions forcées, d’enrôlement forcé de mineurs, de violences sexuelles à l’égard des femmes et d’homicides », commis par les forces de sécurité, les paramilitaires et la guérilla31.    AI dénombre 20 000 cas de disparitions forcées et 286 000 cas de personnes déplacées. L’organisation souligne que « le gouvernement a refusé de soutenir une proposition de loi prévoyant l’octroi de réparations aux victimes du conflit sur une base non discriminatoire, c’est-à-dire sans aucune distinction selon que les auteurs des violations sont des agents de l’État ou non. Le texte a été rejeté par le Congrès en juin32 ».    Par ailleurs, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des populations autochtones a qualifié la situation des droits des peuples indigènes de Colombie comme étant « grave, critique et profondément préoccupante ». AI note qu’« au moins 114 hommes, femmes et enfants indigènes ont été tués en 2009, un chiffre en hausse par rapport à l’année 200833 ».    Le Département administratif de sécurité, qui opère sous l’autorité directe du chef de l’État, est impliqué dans « une vaste affaire d’espionnage illégal, mené sur une longue période. Au nombre des victimes figuraient des défenseurs des droits humains, des membres de l’opposition politique, des juges et des journalistes, dont on cherchait ainsi à restreindre, voire à neutraliser, l’action. Ces manœuvres auraient été effectuées avec l’étroite collaboration de groupes paramilitaires. Des membres des milieux diplomatiques et des défenseurs étrangers des droits humains ont également été pris pour cibles ». AI ajoute que « Certains militants espionnés par le Département administratif de sécurité avaient reçu des menaces de mort et fait l’objet de poursuites pénales pour des motifs fallacieux34 ».    En 2009, 80 membres du Congrès ont fait l’objet d’une « information judiciaire en raison de leurs liens présumés avec des groupes paramilitaires ». Plusieurs magistrats participant à l’enquête ont reçu des menaces de mort, selon AI35.    Plus de 2 000 exécutions extrajudiciaires ont été commises par les forces de sécurité. « Le rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires a déclaré que ces homicides étaient commis par un nombre important d’éléments de l’armée ». L’armée a continué de collaborer avec les groupes paramilitaires, lesquels se sont rendus coupables de « massacres ». Au moins 8 militants des droits de l’homme et 39 syndicalistes ont été assassinés en 2009. AI note que « l’impunité dont jouissaient les auteurs de violations restait source de profonde préoccupation36 ».    Le Mexique    Au Mexique, plus de 6 500 personnes ont été tuées dans des violences liées au narcotrafic. AI évoque des « violations des droits humains commises par des militaires, notamment des exécutions extrajudiciaires et d’autres homicides illégaux, des disparitions forcées, des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que des détentions arbitraires ». L’organisation ajoute que « des victimes et des proches de victimes ont reçu des menaces après avoir tenté de déposer plainte » et déplore « l’impunité dont jouissent les coupables37 ».    AI affirme que « plusieurs cas de violations des droits humains – disparition forcée, recours excessif à la force, torture et autres mauvais traitements et détention arbitraire, notamment – imputables à des agents de la police municipale, fédérale ou des États ont été signalés ». De plus, « les promesses des autorités, qui s’étaient engagées à mener une enquête sur toutes les allégations de torture, sont restées lettre morte38 ».    Les migrants ont également été victimes des autorités mexicaines. Ils ont subi des « brutalités, menaces, enlèvement, viol et assassinat, entre autres – perpétrés essentiellement par des groupes de criminels mais aussi par certains fonctionnaires ». AI souligne par ailleurs que « deux défenseurs des droits fondamentaux des indigènes ont été enlevés, torturés et assassinés à Ayutla ». AI note également qu’« à la fin de l’année, Raúl Hernández, prisonnier d’opinion et militant d’une autre organisation locale de défense des droits des populations indigènes, se trouvait toujours en prison sur la base d’une accusation de meurtre forgée de toutes pièces39 ».    Au Mexique, plusieurs journalistes ont été menacés, agressés et enlevés, selon AI, tout particulièrement ceux qui « s’intéressaient aux questions de sécurité publique et de corruption ». Au moins 12 journalistes ont été assassinés en 2009. De plus, « les enquêtes ouvertes sur les meurtres, les enlèvements et les menaces dont les professionnels des médias faisaient l’objet donnaient rarement lieu à des poursuites, ce qui contribuait à entretenir un climat d’impunité40 ».    AI dénonce les discriminations et violences commises à l’égard des peuples indigènes, spoliés de leurs terres et de leurs habitations par les autorités, « le but étant d’exploiter les ressources locales41 ».    Les femmes et les filles sont constamment victimes de violences. « De très nombreux cas d’assassinat de femmes après enlèvement et viol ont été signalés dans les États de Chihuahua et de Mexico », remarque AI. Mais, « l’impunité demeurait la norme pour les meurtres de femmes et les autres crimes violents dont elles étaient victimes ». Par ailleurs, 14 des 31 Etats du Mexique refusent d’appliquer la loi de dépénalisation de l’avortement42.   Conclusion    Le rapport d’Amnistie Internationale est édifiant à plusieurs égards. Tout d’abord, on découvre que si l’organisation recense certaines violations des droits humains à Cuba, l’île des Caraïbes est loin d’être le mauvais élève du continent. Ce constat remet donc en cause la stigmatisation des médias occidentaux, de Washington et de Bruxelles à l’égard de La Havane.   Ainsi, la presse occidentale trompe l’opinion publique en présentant Cuba comme étant le principal violateur des droits humains sur le continent américain. Les Etats-Unis, de leur côté, ne peuvent en aucun cas justifier l’imposition des sanctions économiques en raison de la situation des droits de l’homme dans l’île et doivent y mettre un terme. En effet, non seulement ils ne disposent d’aucune autorité morale pour disserter sur cette question au regard de leur propre situation, mais en plus la plupart des pays du continent présentent une situation pire que celle de Cuba.   Quant à l’Union européenne, elle doit éliminer la Position commune qui est discriminatoire et peu crédible et normaliser les relations avec La Havane. Il convient désormais d’évaluer l’autorité de Bruxelles sur cette question.    

 

 

A suivre « Cuba et la rhétorique des droits de l’homme (2/2) »     Notes   1 Salim Lamrani, « Cuba, les médias occidentaux et le suicide d’Orlando Zapata Tamayo », Voltaire, 1er mars 2010.   2 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009), pp. 121-134.   3 Ibid., pp. 21-36.   4 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », mai 2010. http://thereport.amnesty.org/sites/default/files/AIR2010_AZ_FR.pdf (site consulté le 7 juin 2010).   5 Ibid., pp. 87-88.   6 Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/cuba-cinq-ann%C3%A9es-de-trop-le-nouveau-gouvernement-doit-lib%C3%A9rer-les-dissid(site consulté le 23 avril 2008).   7 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », op. cit., pp. 87-88.   8 Id.   9 Id.   10 Ibid., pp. 105-09   11 Id.   12 Id.   13 Id.   14 Id.   15 Id.   16 Id.   17 Id.   18 Id.   19 Id.   20 Id.   21 Ibid., pp.48-52.   22 Id.   23 Id.   24 Id.   25 Id.   26 Ibid., pp. 62-63.   27 Id.   28 Id.   29 Id.   30 Id.   31 Ibid., pp. 72-76   32 Id.   33 Id.   34 Id.   35 Id.   36 Id.   37 Ibid., pp. 210-14.   38 Id.   39 Id.   40 Id.   41 Id.   42 Id.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/cuba-et-la-rhetorique-des-droits-76992

 


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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 20:56

 

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Le ministre du travail Eric Woerth a présenté sa réforme sur les retraites qu'il qualifie de « responsable » et « juste ». C'est un véritable coup de poignard contre le modèle social français. Ce projet sera supporté essentiellement par les salariés déjà durement touchés par la crise (22,6 milliards d'euro). Injuste, mais aussi inefficace, cette réforme ne touche pratiquement pas au capital (4,4 milliards d'euro). Dans la lignée des mesures d'austérité mises en place par l'Union européenne, cette réforme est une véritable capitulation devant les marchés financiers.

 

UNE REFORME à DECRYPTER, ERIC WOERTH A DIT :



« Relever l'âge légal à 62 ans en 2018 »


Augmenter l'âge de départ à la retraite ne résoudra pas le déficit que connait la caisse des retraites. L'argument de la démographie avancé jusqu'ici est erroné. En effet, l'augmentation de la durée de vie n'a pas empêché dans le passé une baisse de l'age de départ à la retraite.

 

« Le relèvement de l'âge de départ en retraite des fonctionnaires »


La droite continue à entretenir l'opposition entre secteur public et privé en s'attaquant aux fonctionnaires. La volonté est d'harmoniser par le bas public et privé : le taux de cotisation du public (7,85%) sera aligné en dix ans sur celui du privé (10,55%). A cela s'ajoute la suppression du dispositif de départ anticipé pour les parents de 3 enfants ayant quinze années de service.

 

« Le gouvernement veut trouver 3,7 milliards d'euros de nouvelles recettes en 2011 pour financer les retraites »


Le gouvernement préfère allonger l'âge légal de la retraite en faisant payer les salariés plutôt que de taxer les flux financiers, ce qui rapporterait 22 milliards d'euros annuels.

La solution passe aussi par une politique favorable à l'emploi : 100 000 emplois supplémentaires, ce sont 2 milliards de cotisations sociales de plus !

« Une aide à l'embauche d'un an pour les chômeurs de plus de 55 ans »

Alors que le taux d'emploi des 55-60 ans est très faible, repousser la retraite au-delà de 60 ans ne fera qu'augmenter les bataillons de chômeurs et transférera donc les coûts des caisses de retraites vers celles des Assedic.

 

« Les soixante ans resteront l'âge de départ à la retraite de ceux qui sont usés par le travail »


Le système de prise en compte de la pénibilité choisi par le gouvernement est le plus restrictif. Le taux d'incapacité au travail devra être supérieur ou égal à 20% pour que les salariés astreints à des travaux pénibles ne subissent pas le report de l'âge légal. Cette prise en compte de la pénibilité est-elle suffisante en sachant qu'un an de travail pour un ouvrier revient à diminuer son espérance de vie de 6 mois ?

 

« Nous devons encore agir pour améliorer les retraites des femmes »


Avec cette réforme, les femmes paieront le prix fort : sur les 4 millions d'actifs à temps partiel, 82% sont des femmes.

Les femmes salariés vivent, tout au long de leur carrière des inégalités professionnelles qui se répercutent sur le niveau de leur pension de retraite. Lorsqu'elle ont une carrière pleine et le nombre de trimestre cotisés requis, le niveau moyen des pensions du régime privé est inégal : 1383€ pour les hommes et seulement 650€ pour les femmes.

 

 

D'AUTRES CHOIX SONT POSSIBLES

 

Les député-e-s communistes, républicains et du parti de gauche, déposeront une proposition de loi qui, tout en rétablissant la justice sociale, assurerait également un financement dynamique du système de retraite.


La retraite à 60 ans à taux plein, c'est possible :

 

Il faut taxer les flux financiers, ce qui rapporterait 22 milliards d'euros annuels

 

Supprimer les 30 milliards d'exonération de cotisations sociales dont bénéficie le patronat.

  1. Désintoxiquer notre économie de la finance : contribution des revenus financiers des entreprises à un taux de 9,9% soit 30 milliards de recettes supplémentaires. Cotisation additionnelle des entreprises qui favorisent la financiarisation au détriment de l'investissement et de l'emploi.

  2. Favoriser l'emploi et les salaires : majoration de 10% des cotisations des entreprises de plus de 20 salariés dont le nombre de salariés à temps partiel est supérieur à 20% et suppression des exonérations au titre des heures supplémentaires : 25 milliards de recettes supplémentaires.

  3. Promouvoir la justice sociale : suppression du bouclier fiscal et augmentation des contributions des revenus issus de l'intéressement, des bonus et stock-options.

 



ENSEMBLE ON PEUT GAGNER

 

Les communistes mettent ces propositions dans le débat public pour faire grandir l'exigence d'une autre réforme. Nous avons été des millions au mois de mai pou dire notre inquiétude devant les projets gouvernementaux. Soyons plus nombreux, encore demain, pour dire notre résolution à mettre en échec une réforme injuste, inefficace et exiger une autre réforme.

 

 

La retraite à 60 ans à taux plein,

c'est possible :

 

Il faut taxer les flux financiers,

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ce qui rapporterait

22 milliards d'euros annuels

 

Supprimer les 30 milliards

d'exonération de

cotisations sociales

dont bénéficie le patronat.

 

 

www.onnebatpasenretraite.fr

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 20:46

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Quand on analyse la situation dans ce pays, il faut à la fois tenir compte de la situation locale, ce que les médias occidentaux décrivent comme « une conflit interethnique », sur fond d’une tentative de retour de l’ex-président déchu. Mais il faut aussi considérer les enjeux de l’Asie centrale et l’onde de choc de l’Afghanistan. Pourquoi Moscou et le président Medvedev qui se montre le plus « occidental et libéral » de l’aigle à deux têtes russe est-il passé du non interventionnsime à une position dure ? Es-ce que la valse entre l’Europe et l’Asie de la Russie présente ses limites?

 

Si dans un premier temps, le 12 juin, Moscou a déclaré par la porte-parole du président russe Natalia Timakovaque « les affrontements interethniques au Kirghizstan représentent un conflit intérieur, et la Russie ne voit aucune possibilité de prendre part à son règlement » en réponse à la demande du gouvernement intérimaire kirghiz d’envoyer un contingent militaire russe pour mettre un terme aux troubles qui font rage depuis quelques jours dans le sud du pays. Désormais la situation évolue de telle manière que la Russie et ses partenaires des ex-républiques soviétiques proposent d’envoyer des hélicoptères et des fournitures au Kirghizistan pour y aider les autorités à stopper des affrontements ethniques qui ont fait 124 morts et plus de 1.600 blessés depuis jeudi.Le président russe semble être passé d’une position de non intervention à son contraire.

lundi,14 juin, l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC)(1), qui regroupe sept ex-républiques soviétiques dont le Kirghizistan, a posé la question d’une intervention. Il n’a pas été question de  l’envoi de troupes dans le Sud kirghize, où les violences ont partiellement détruit les villes d’Och et de Djalalabad, mais déjà de l’idée d’un appui logistique.

S’adressant au président russe Dmitri Medvedev, le général Nikolaï Bordiouja, secrétaire général de l’OSTC, a déclaré que les chefs militaires de l’organisation avaient mis au point une proposition pour venir en aide aux autorités kirghizes. Pas encore d’intervention directe mais déjà la critique sousjacente que l’on ne peut pas considérer qu’il s’agit d’une simple affaire intérieure quand des dizaines de milliers d’Ouzbeks de souche continuent de fuir vers la frontière de leur pays d’origine.  Le gouvernement par interim est-il en capacité de faire face ? Le risque d’une guerre civile met à l’épreuve la capacité de l’OTSC à faire face à une crise majeure dans l’un de ses Etats membres. En parlant des autorités kirghizes : « Ils disposent à l’heure actuelle de troupes suffisantes mais n’ont pas assez de matériel, d’hélicoptères, de matériel de transport terrestre (…) ni même d’essence »,  a dit le général Nikolaï Bordiouja, secrétaire général de l’OSTC selon des agences russes.

Un peu plus tôt, Bordiouja avait dit que l’OTSC disposait d’un contingent de maintien de la paix et de troupes communes d’action rapide, mais il avait recommandé de « bien réfléchir aux mesures envisageables avant de recourir à ces moyens ».

Medvedev après avoir parlé de « conflit intérieur » est passé à une vision plus « énergique ». Se réservant la possibilité  de convoquer l’OTSC en réunion extraordinaire « si la situation s’aggrave ». Il ne s’agit pas totalement d’un virage à 180  degré mais d’une inflexion notable qui correspond à un certain mécontentement de l’opinion russe et de l’armée.
« L’atmosphère qui règne au Kirghizistan est intolérable; des gens meurent et l’effusion de sang continue, il y a un désordre massif lié à des questions ethniques, a-t-il dit. C’est très dangereux pour cette région. » a déclaré Medvedev.

En effet, les émeutes au Kirghizistan posent clairement la question à Moscou de sa capacité à pacifier une région et donc l’hégémonie que la Russie tente de reconquérir sur l’Asie centrale et les ex-républiques.

Ce que l’OTCS dit clairement au président russe est que la stratégie pro-occidentale a des limites. Faut-il lier cette position à une critique du vote des sanctions contre l’Iran? Il est sans doute excessif de s’avancer de la sorte mais il est clair que la situation au Kirghizistan, témoigne une fois de plus de la nécessité pour les pays de la région de résoudre ensemble leurs problèmes.

Nous rappellons quelques faits que nous avions déjà évoqués dans différents articles.

Le Kirghizistan présente un caractère stratégique non seulement à cause de ses multiples frontières y compris avec la Chine(2), mais aussi parce qu’elle abrite deux bases, l’une nord-américaine qui est celle du transport des troupes de l’OTAN vers l’Afghanistan. L’autre celle de la Russie.

Comme nous l’avions montré dans un article, la base de l’Otan de Manas en particulier non seulement ont donné lieu à un chantage permanent de la part des autorités kirghizes mais elles ont été l’occasion d’une corruption organisée de ces mêmes autorités, avec l’attribution des fournitures aux différents  présidents et à leur famille. En avril 2009, nous avons assisté à la chute du président Kourmanbek Bakiev, qui s’est exilé en Biélorussie, et qui a sa zone d’influence dans le lieu actuel des troubles.

Le nouveau gouvernement  de la présidente par intérim kirghize, Rosa Otounbaïeva a été accepté par les principaux protagonistes à savoir la Russie et les Etats-Unis à la condition que les choses demeureraient en état. Pour le moment la base de Manas n’a pas été affectée par les troubles.

Ce nouveau gouvernement a accusé Lundi 14 juin, le président kirghize déchu d’être à l’origine des troubles.

Mieux ce président déchu a préconisé l’envoi de troupes des pays de l’OTSC dans le pays. Il a exhorté les « frères » kirghizes et ouzbeks à faire la paix en faisant valoir que les dirigeants qui l’avaient remplacé étaient incapables de rétablir le calme.

Selon l’agence kirghize Akipress, le fils de Bakiev, Maxim, aurait été arrêté en Grande-Bretagne à son arrivée dans ce pays.Le gouvernement intérimaire, qui prévoit un référendum constitutionnel le 26 juin, a annoncé l’arrestation à Djalalabad d’ »une personnalité bien connue » soupçonnée de fomenter des troubles, sans fournir de précisions.

Enfin, il faut souligner que derrière les troubles et les affrontements interethniques, il y a deux problèmes , d’abord la grande misère de la population, ensuite le fait que le kirghiztan est devenu la plaque tournante de la drogue, et que les affrontements dits « interethniques » sont aussi des rivalités de gangs dans ce domaine.

A ce propos, nous avions également vu que la réunion de l’Organisation de Coopération de Shanghai de juin 2010, avait à son ordre du jour la lutte contre la drogue(3). Que les Russes en particulier accusaient l’OTAN et les Nord-américains au meilleur des cas de ne pas lutter contre ce fléau terrible pour la Russie mais aussi pour la Chine qui tente de s’en prémunir. En fait des voix s’élèvent pour accuser les Etats-Unis, l’OTAN de favoriser ce trafic de drogue pour pouvoir se maintenir en Afghanistan.

Lors de ce sommet du 12 juin 2010 à Tachkent de l’OCS, la Chine a dénoncé les trois fléaux: drogue, terrorisme et séparatisme en les liant entre eux. on mesure bien que si on ne peut pas tout attribuer aux Etats-Unis, il est clair que leur rôle ne peut pas non plus être exclu directement ou indirectement dans la propagation ou l’utilisation des dits fléaux…

A suivre…

Danielle Bleitrach

(1) 

L’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) est une alliance militaire menée par la Russie comprenant également la Biélorussie, l’Arménie et quatre républiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan et Tadjikistan), tous anciens membres de l’Union soviétique.

 (2) officiellement celle-ci demeure silencieuse et se contente de rapatrier ses ressortissants mais ce pays s’est à plusieurs reprises clairement prononcé pour un traitement régional de la question de l’Asie centrale y compris de l’Afghanistan. En ce moment même il faut également observer ce qui se passe au Kazkhastan voisin(prochaine présidence de l’OCS) où la Chine et le Kazakhstan ont conclu samedi des accords sur la construction d’un gazoduc et le renforcement de leur collaboration en matière nucléaire. Le président chinois Hu Jintao et son homologue kazakh Noursoultan Nazarbaïev ont présidé à Astana à la signature de ces accords qui donnent à Pékin un plus large accès aux ressources du Kazakhstan et permettent à la première économie d’Asie centrale de diversifier ses exportations énergétiques.

(3) Ainsi que les conditions d’admission de nouveaux membres. Qu’il s’agisse de la lutte contre la drogue ou de l’admission de nouveaux membres, la position à l’égard de l’iran reste en filigrane. L’iran étant pour le moment membre observateur, les sanctions de l’ONU lui intedisent d’accèder au titre de membre permanent. Lors de la réunion de l’OCS de juin 2010, les membres observateurs n’avaient pas été invités, non seulement l’Iran mais le Sri Lanka… Cela dit la lutte contre la drogue devenu un problème majeur égal à celui du « terrorisme » pour les membres de l’OCS témoignent d’une meilleure coopération avec l’iran qu’avec les forces de l’OTAN.

 

http://socio13.wordpress.com/2010/06/15/que-se-passe-t-il-au-kirghizstan-par-danielle-bleitrach/

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 20:44

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Bien que la facture du mariage de Victoria et David atteigne 100 millions de couronnes, la monarchie suédoise est la troisième moins chère d'Europe. Crédits photo : REUTERS

Le mariage de l'héritière du trône coûtera tout compris 10,4 millions d'euros, dont seulement 10% payé par le roi. La facture suscite une vague de mauvaise humeur des contribuables contre la monarchie.

Un mariage en grande pompe est-il compatible avec la rigueur des temps de crise ? Cette question taraude l'esprit de nombreux Suédois alors que leur princesse et héritière du trône Victoria de Suède épouse samedi Daniel Westling, son ancien entraîneur de gym. Pour organiser ce que les spécialistes du gotha considèrent comme les noces les plus fastueuses depuis celles, en 1981, de Charles et Diana, le contribuable suédois a été sollicité. La facture totale des réjouissances s'élève à plus de 100 millions de couronnes (10,4 millions d'euros (1)). De quoi provoquer dans le royaume une volée de critiques contre la monarchie et une tribune inespérée pour les abolitionnistes.

Officiellement, les noces de Victoria coûtent 25 millions de couronnes (2,6 millions d'euros). Ce budget paye la cérémonie et les festivités proprement dites : frais de transports des 1100 invités, accueil de la presse internationale, buffet, coût du personnel, aménagement du palais du roi. Le roi Carl XVI Gustaf met sur la table 10 millions de couronnes et a demandé à l'Etat une rallonge de 15 millions. Le parti de gauche, petite formation de l'opposition (5.8% des voix en 2006) a été la première à s'indigner, arguant que la liste civile - la somme allouée sur le budget de l'État au souverain - était de déjà 125 millions de couronnes (13 millions d'euros) cette année. «Laissons la famille royale payer. Elle devrait y arriver avec tout ce qu'elle a reçu au fil des années. La monarchie n'est pas une manière de conduire une démocratie [en Suède, le roi a un rôle uniquement cérémonial, ndlr]», déplore Lars Ohly, leader du parti de gauche, ex-parti communiste. Le politicien est un des rares à avoir refusé d'assister au mariage.

 

«Un style de vie provocateur»

 


La fédération de commerce suédoise estime que les noces pourraient rapporter 2,5 milliards de couronnes en vente de souvenirs et en activité touristique et commerciale accrue. Crédits photo : REUTERS

Mais à ces 25 millions s'ajoutent aussi 77 millions de couronnes (8 millions d'euros) supplémentaires, qui vont être avancées par l'Etat et donc par les contribuables. Il a fallu restaurer la cathédrale de Stockholm, où a lieu le mariage (14 millions de couronnes) et le futur palais des mariés (40 millions en rénovation et 8 millions en frais de fonctionnement), assurer la sécurité le jour de la noce (7 millions). Sans compter que la capitale abrite pour deux semaines un Love Stockholm festival (8 millions). La facture globale a répandu le mécontentement au-delà du traditionnel camp des abolitionnistes.

L'Association républicaine suédoise affirme ainsi avoir vu le nombre de ses membres doubler, pour atteindre les 6.000. Sur Facebook, plus de 56.000 personnes ont rejoint le groupe «Refuse de payer le mariage de Victoria», 2.000 «Si je dois payer pour la fête de Vicky, alors putain qu'on m'invite». «Privatisez la Cour royale» affichait vendredi 4.064 membres, soit deux fois plus qu'en mai. «A cause de la crise, les Suédois sont plus vigilants sur l'utilisation de leurs impôts. Certains vivent comme une provocation le style de vie de la famille royale. Victoria et sa sœur cadette Madeleine sont allées à New York et à Paris faire les boutiques. Cela les contrarie», explique au figaro.fr Jenny Alexandersson, qui couvre la famille royale pour le quotidien populaire Aftonbladet.

Avec le mariage, le comportement de Madeleine a aussi pesé dans ce désamour, souligne la journaliste. Trompée par son ami, la jeune femme de 28 ans ne participe à aucune cérémonie officielle depuis le scandale et est partie au Bahamas, à New York puis à Miami. Cette désaffection s'inscrit dans une décennie, qui a vu la côte de popularité des Bernadotte s'effriter. En 2010, seuls 58% des Suédois souhaitent conserver la monarchie contre 85% en 2000, selon un sondage Novus Opinion. Toutefois la chute de la royauté n'est pas pour demain, insiste Jenny Alexandersson. L'opposition menée par les sociaux démocrates veut l'abolition mais, elle n'a jamais ouvertement prôné le changement de régime. Elle sait que la majorité de Suédois reste pro-monarchie et se passionne pour les faits et gestes de ses têtes couronnées.

 

 

(1) 10 couronnes suédoises équivalent environ à 1 euro

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 20:38

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Michel MENGNEAU


On en parle peu, cependant à l’Assemblée les discussions sur la réforme territoriale avancent. Enjeu important qui va « recentraliser » les compétences afin de donner plus de pouvoir à l’état. C’est là un pas de plus vers une autocratie voulue par l’actuel chef de l’Etat.

Mais il y a aussi la volonté de donner plus de force à l’imprégnation capitaliste en favorisant les métropoles, c’est le second aspect du projet, et non le moindre.

Métropoles technocratiques dont la compétitivité mondialisée devrait servir de pôle d’attraction aux multinationales. Compétitivité, concurrence libre et non faussée sont des critères dont se gargarisent les capitalistes, les spéculateurs, mais qui font très souvent mauvais ménage avec les avancées sociales. On connaît le résultat puisque rentabilité et productivisme sont synonymes de baisses des salaires, exploitations outrancières, esclavagisme moderne. Donc, les métropoles favorisant ces principes sont au cœur du débat ainsi que l’a rappelé Jean-Jacques Candelier, lors de la 1ére séance à l’Assemblée Nationale le mercredi 26 mai 2010 :

« La métropole se substituera aux communes en matière de développement et d’aménagement économique, social et culturel, d’aménagement d’espace métropolitain, de politique locale de l’habitat, de gestion des service d’intérêt collectif et de protection de l’environnement. »

Il est inutile de citer plus longtemps les propos de ce Député particulièrement perspicace puisqu’en quelques lignes il a tout résumé. C’est-à-dire que la partie de la France qui va se trouver hors des zones d’influence et d’expansion des métropoles va se trouver au second plan des aménagements, si elles ont la chance d’avoir quelques subsides dus à quelques intérêts particuliers ce sera alors un peu comme une aumône, sinon ce sera la précarité. On va donc voir des secteurs du territoire suréquipés tandis que d’autre vont tomber à l’abandon. D’autant que les métropoles vont pouvoir se substituer aux régions dans plusieurs domaines comme par exemple, la construction, l’aménagement des lycées, etc.

La désertification rurale existante des zones éloignées va s’en trouver accentuée. Beaucoup de villages de nos campagnes ne seront que des pôles d’attraction touristiques, ceux qui naturellement ont un caractère particulier auront au moins cette chance (si l’on peu considérer cela comme une chance !), quant aux autres, lorsqu’ils seront dans des campagnes moins spectaculaires, on peut imaginer aisément quel sera leur destin !

Pourtant la relocalisation dans nos communes permettrait de reconstruire un tissu social différent, mais, sans doute, les capitalistes pressentent-ils le danger de telles initiatives puisque l’on pourrait y voir fleurir des petites unités de fabrication autogérées. Et pourquoi pas, la reprise en main de la gestion de l’eau par les communes, la méthanisation locale de nos déchets, les exemples ne manquent pas d’initiatives tournées vers l’usage qui serait le moteur de la localisation, le tout géré par une démocratie directe, active et locale.

Et bien non, on nous propose déjà de diminuer de moitié le nombre d’élus locaux en regroupant les collectivités. Des prérogatives plus fortes seront aussi données aux Préfets afin de rationaliser les cartes intercommunales, c’est-à-dire que ce sont eux qui décideront des associations intercommunales. Il est évident que ceci sera sous la tutelle toute puissante de l’Etat, un renforcement du centralisme décisionnaire en quelque sorte. Ce ne sera même pas un centralisme démocratique car la démocratie directe et active semble totalement absente de ce projet. D’autant qu’il y a aussi un aspect auquel on ne pense pas, c’est que l’on va favoriser encore plus la professionnalisation des élus.

Des élus qui se trouveront décalés du peuple qui devrait être souverain, des élus qui vont être de fait simplement les gestionnaires du capitalisme en favorisant plus un aménagement qu’un autre, ainsi que cela a déjà commencé avec les projet intempestifs d’aéroports, ou de ligne pour le TGV ; Notre-Dame-Des-Landes étant le meilleur symbole de la futur "métropolisation" du territoire, et ceci avec le concours de socialistes qui font un accompagnement parfait à l’hégémonie capitaliste.

Ou cela devient aussi insoutenable, voire aberrant, c’est lorsque dans le projet du Grand Paris on a la stupeur de découvrir que la future « Société du Grand Paris » sera conçue en société anonyme avec la possibilité d’expropriation et d’urbanisation sur quatre fois la surface de Paris, c’est ni plus ni moins que la privatisation de l’espace publique qui se met en place à la façon des villes privées étasuniennes, rappelons qu’elles sont déjà environ 20 000.

Cette réforme territoriale sera donc la sublimation du système capitaliste par la mise en concurrence des territoires et des métropoles laissant un espace de liberté encore plus fort à l’exploitation consumériste et aussi au déséquilibre dans la diversité territoriale.

Et n’oublions pas que la biodiversité en sera aussi l’une des grandes perdantes de cette ineptie. Expansionnisme tentaculaire, transports et déplacements augmentés, individualisation trop éparses de l’habitat en zone péri-urbaine grignotant inlassablement l’espace cultivable, prolifération des grandes surfaces de consommations, usines surdimensionnées, tout un panel de perspectives allant à contre-courant d’une consommation d’espaces et d’énergies moindre.

Seul sera gagnant le productivisme capitaliste !

Exigeons un référendum sur cette réforme…

http://le-ragondin-furieux.blog4ever.com

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 20:32

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Après Roanne (42), Ollioules (83) et Lyon Part-Dieu (69), etc., c’est une salariée de l’établissement de Moulins (03), élue CGT au CHSCT, qui a tenté de se suicider et a été retrouvée inanimée dans les WC du personnel par ses collègues de travail, ce lundi 14 juin, en début d’après midi.

 

Cela s’est produit dans un magasin où la Direction vient d’être une nouvelle fois condamnée pour harcèlement moral. Pourtant, aucune force de police n’a jugé bon de se déplacer (elle a même refusé le dépôt de plainte du compagnon de la salariée). Or il s’agirait bien, selon des sources fournies par la Direction elle-même, du 20e cas officiellement recensé en trois ans, chez Carrefour.

 

Toutefois, la CGT conteste fortement ces chiffres, puisque la Direction nationale se refuse toujours de délivrer aux représentants du personnel les véritables statistiques sur les tentatives de suicides, au plan national.

 

Le syndicat est en possession d’un écrit laissé par cette salariée, qui établit formellement le lien entre les souffrances, insultes et brimades qu’elle a subies au jour le jour, depuis plusieurs années, dans le cadre de son activité professionnelle, et l’acte ultime qu’elle a commis lundi dernier. La CGT dénonce une nouvelle fois avec force les méthodes de management par le stress, mises en place comme modèle unique au plus haut niveau de l’entreprise, mais plus largement au sein du groupe.

 

Des documents prouvant la manipulation, l’intimidation, la discrimination, le contrôle et la surveillance permanente des salariés et des leaders syndicaux sont entre les mains de la CGT.

 

Cette énième tentative de suicide, à l’évidence en lien avec la pression permanente exercée sur cette salariée comme sur des milliers d’autres, est la conséquence directe de la politique actuelle du groupe : restructuration, externalisation, suppression de près de 6 000 postes en 3 ans, accroissement considérable des tâches et cadences de travail, individualisation concurrentielle entre salariés. Bref, autant de facteurs qui conduisent aujourd’hui la CGT à dénoncer plus que jamais la stratégie financière du groupe qui conduit à la déshumanisation totale du quotidien au travail.

 

La CGT met en garde la Direction nationale sur sa politique économique, sociale et pour le coup managériale, qui conduit inexorablement à la mise en place de nouvelles organisations du travail, déstructurantes et déshumanisantes.

Le syndicat CGT de Carrefour Moulins appelle l’ensemble des salariés à se mettre en grève ce samedi 19 juin 2010, avec un rassemblement devant le magasin de Carrefour, à 10 h 30, durant lequel le syndicat CGT Carrefour Moulins fera une conférence de presse.

 

http://cocomagnanville.over-blog.com/article-nouvelle-tentative-de-suicide-dans-un-magasin-carrefour-52446196.html

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 20:27

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Liliane Bettencourt – fille unique d'Eugène Schueller, le fondateur du groupe L'Oréal – est à la tête d'une fortune s'élevant à 15,9 milliards d'euros.

 

Les révélations issues des enregistrements clandestins des conversations de Liliane Bettencourt mettent Eric Woerth dans l'embarras. Alors qu'il vient de boucler sa réforme des retraites, le ministre du travail a dû s'expliquer,  jeudi 17 juin sur RTL, sur les liaisons de son épouse avec l'héritère de L'Oréal. Il l'a fait de manière lapidaire : "Je ne sais même pas de quoi il s'agit."

L'affaire Bettencourt oppose la mère, Liliane, 87 ans, à sa fille Françoise. Celle-ci a porté plainte pour "abus de faiblesse" contre François-Marie Banier, qu'elle accuse d'avoir profité du grand âge de sa mère pour obtenir près d'un milliard d'euros de cadeaux divers.

Mais cette histoire a pris un tour nouveau : mercredi, le site Mediapart et le magazine Le Point révélaient que la justice venait de recevoir un document à même de bouleverser l'affaire, dont le procès doit s'ouvrir le 1er juillet : un domestique de Liliane Bettencourt aurait enregistré les conversations privées de cette dernière durant plus d'un an, qui font état de liens troubles entre des personnalités de la majorité et l'héritière.

"MON AMI ÉRIC WOERTH"

Dans ces enregistrements, réalisés entre mai 2009 et mai 2010, plusieurs noms d'hommes politiques sont cités, dont ceux du chef de l'Etat. Mais l'un d'eux revient régulièrement : celui d'Eric Woerth, alors ministre du budget. Florence, son épouse, s'est occupée de gérer la fortune de Liliane Bettancourt durant trois ans, de 2007 à 2010.

Selon les nouveaux extraits publiés par Mediapart jeudi 17 juin, Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de l'héritière, connaissait le ministre. Il explique ainsi le 29 octobre 2009 à Liliane Bettencourt : "C'est le mari de Mme Woerth que vous employez, qui est l'une de mes collaboratrices, qui n'est pas très grande... Mais lui est très sympathique et c'est notre ministre du budget (...), en plus c'est lui qui s'occupe de vos impôts, donc je trouve que ce n'était pas idiot. C'est le ministre du budget. Il est très sympathique, c'est un ami."

Deux jours plus tôt, le 27 octobre 2009, le même Patrice de Maistre explique à Liliane Bettencourt que son défunt mari André, ancien ministre, aura un amphithéâtre à son nom à l'hôtel de la Monnaie de Paris. "Ils ont obtenu un bâtiment de l'hôtel de la Monnaie, qui est derrière l'Institut. Et ça, c'est mon ami Eric Woerth, dont la femme travaille pour nous, qui s'en est occupé." De quoi relativiser les dénégations d'Eric Woerth.

Toujours selon les extraits des enregistrements, les relations entre l'épouse du ministre et Patrice de Maistre se sont dégradées au fil du temps. Le 23 avril 2010, ce dernier explique à Liliane Bettencourt qu'il regrette d'avoir engagé Florence Woerth : "Je me suis trompé quand je l'ai engagée. C'est-à-dire qu'en fait avoir la femme d'un ministre comme ça, ça n'est pas un plus, c'est un moins (...). Le fait que vous ayez une femme de ministre, chez nous, tous les journaux, tous les trucs disent, euh, oui tout est mélangé, etc., bon. J'avoue que quand je l'ai fait, son mari était ministre des finances [Eric Woerth était en fait ministre du budget], il m'a demandé de le faire [engager sa femme]."

"ON LUI DONNERA DE L'ARGENT ET PUIS VOILÀ" 

La conversation se poursuit entre les deux protagonistes. Patrice de Maistre explique que Florence Woerth est partie de ses services pour aller travailler chez Hermès (elle est entrée au conseil de surveillance du groupe au début du mois de juin). Puis le gestionnaire de fortune explique : "Je pense qu'il faut que j'aille voir son mari et que je lui dise qu'avec le procès et avec Nestlé (le groupe suisse chercherait à s'emparer de L'Oréal), il faut qu'on soit trop manœuvrants et on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l'argent et puis voilà."

A l'époque, Eric Woerth cumulait ses fonctions de ministre du budget avec celles de trésorier de l'UMP. Un autre enregistrement, réalisé en octobre 2009, pose la question d'un éventuel mélange des genres entre les deux postes. Patrice de Maistre fait signer à Liliane Bettencourt des autorisations de paiement, en lui expliquant : "Valérie Pécresse, c'est la ministre de la recherche. Elle fait la campagne pour être présidente de Paris. Elle va perdre mais il faut que vous la souteniez et c'est des sommes très mineures, des petites sommes. Elle va perdre mais il faut que l'on montre votre soutien. Le deuxième, c'est le ministre du budget. Il faut aussi l'aider. Et le troisième, c'est Nicolas Sarkozy."

Sur RTL, Eric Woerth a répondu à cette allégation en admettant : "Il est possible qu’il y ait des dons à des partis politiques à des moments donnés, c’est tout à fait possible."

"JE VAIS À L'ÉLYSÉE CET APRÈS-MIDI"

D'autres noms apparaissent dans ces bandes. Dont ceux du chef de l'Etat et de son ex-conseiller justice, Patrick Ouart. Le 3 juillet 2009, Patrice de Maistre explique ainsi : "Je vais à l'Elysée cet après-midi puisque le conseiller de Sarkozy m'a appelé ce matin. Je ne lui avais rien demandé (...). Peut-être que cet après-midi, j'aurai quelque chose de nouveau."

Le 21 juillet, Patrice de Maistre explique : "J'ai eu l'Elysée..." "Sarkozy ?", interroge Liliane Bettencourt ,"Non, son conseiller juridique, à l'Elysée, que je vois régulièrement pour vous. Et il m'a dit que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l'affaire. Mais il ne faut le dire à personne, cette fois-ci. Il faut laisser les avocats travailler."

Le nom de Nicolas Sarkozy est également cité dans les négociations avec Nestlé. Patrice de Maistre explique, le 6 janvier 2010 : "Pour le moment, ni Nestlé ni nous ne pouvons bouger à cause du pacte. Mais on m'a dit que Sarkozy pouvait être très important dans tout cela. Parce que si Sarkozy dit à Nestlé 'je vous préviens, je ne suis pas d'accord', ça sera très difficile".

Une enquête judiciaire a été ouverte pour "violation de la vie privée". Le maître d'hôtel à l'origine des enregistrements a été entendu par la police. Les services du ministère du travail ont répondu à Mediapart : "Mme Woerth n'a rien à voir, de près ou de loin, avec les procédures en cours dans l'affaire Bettencourt. Toute tentative pour l'y mêler, à quelques semaines de l'ouverture des débats d'un procès qui ne la concerne en aucun cas, relèverait d'une pure et simple manœuvre."

Samuel Laurent

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 20:03

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La Maison Blanche était au courant de l'assaut israélien sur la flottille de la Liberté et la CIA a suivi l'opération

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net



Selon des informations publiées par la presse Jordanienne, le président des Etats-Unis aurait été informé à l'avance du raid israélien dans les eaux internationales contre la Flottille de la Liberté.

 

Leon Panetta, chef de la Central Intelligence Agency (CIA), a été averti par le Mossad quelques minutes avant l'assaut des forces israéliennes contre le navire turc Mavi Marmar.



Les opérations ont été suivies en continu par des drones israéliens qui ont envoyé les images « on line » au commandement de la US Navy, qui les ont transmises à Panetta, gardant à tout moment le président Barack Obama informé de l'opération israélienne dans les eaux internationales.



Au terme de l'action et plusieurs heures après l'événement, le chef d'Etat nord-américain a reconnu des préoccupations « légitimes » de la part d'Israël, par le risque que représenterait pour sa sécurité le contrôle de la milice palestinienne du Hamas sur la bande de Gaza.



Il a également affirmé que le blocus qu'endure ce territoire empêche la population locale de tirer profit de ses avantages économiques. En outre, il a précisé que l'assaut « n'améliore pas la sécurité d'Israël sur le long terme ».



Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, a soutenu mercredi le droit d'Israël à empêcher le débarquement de navires dans la Bande de Gaza pour faire obstacle au trafic d'armes, bien qu'il ait ajouté que le gouvernement de Washington continue à être préoccupé par la situation des citoyens palestiniens. Lors d'une interview sur la télévision publique PBS, Biden a assuré qu' « Israël a le droit absolu de protéger ses intérêts de sécurité ».



Les Etats-Unis ont refusé de condamner Israël pour avoir utilisé la force pour arrêter le convoi humanitaire, qui a été pris d'assaut par des corps d'élite armes qui ont abordé un des embarquements à partir d'hélicoptères.



Les commandos israéliens sont partis à l'abordage, lundi dernier, d'une flottille composée de six navires qui essayait de briser le blocus maritime maintenu par Israël sur la bande de Gaza depuis plus de trois ans pour distribuer des dizaines de milliers de tonnes d'aide humanitaire. Lors de l'opération militaire, dix civils ont été tués et des dizaines blessés.



(depuis CubaDebate)

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