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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 21:01

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Dans la nuit de dimanche à lundi, l'étendard de la commune avait été brûlé et remplacé par le drapeau algérien.

 

 

Deux hommes de 19 et 23 ans, soupçonnés d'avoir brûlé un drapeau de la commune de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) et de l'avoir remplacé par un drapeau algérien, ont été placés en garde à vue mardi 15 juin et relâchés en fin de journée, selon des informations d'origine judiciaire.

Déjà condamné pour vols, le suspect de 19 ans avait été interpellé dans la matinée après que ses empreintes eurent été retrouvées sur le mas du drapeau, planté dans le sol aux abords de l'hôtel de ville. "Il nie en bloc" mais "il reste suspect", a expliqué la source judiciaire, précisant que des résultats d'analyses ADN menées sur le drapeau algérien étaient attendus pour jeudi. Dans la nuit de dimanche à lundi, l'étendard de la commune, qui porte les mêmes couleurs que le drapeau français, avait été brûlé et remplacé par le drapeau algérien, le jour même où l'équipe d'Algérie avait disputé, et perdu, son premier match de Coupe du monde.

.

 "UNE DÉFIANCE ENVERS LA RÉPUBLIQUE"

Dans l'annexe de la mairie, dix drapeaux tricolores avaient par ailleurs été enlevés de leur support et laissés au sol, et cinq autres ont été dérobés. La municipalité communiste avait déposé plainte lundi matin en affirmant, dans un premier temps, qu'un drapeau français avait été incendié, avant de préciser dans la journée qu'il s'agissait de l'étendard de la ville. "Que le drapeau brûlé ne soit pas national mais celui d'une commune française ne change rien à cette affaire", a réagi dans un communiqué la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme, qui voit dans cet acte "une défiance envers la République, une atteinte à son indivisibilité et à ses valeurs et une remise en cause violente du vivre ensemble".

"La Coupe du monde ne doit pas être, au cours des prochaines semaines, le prétexte pour certains à des dérives politico-communautaires", a ajouté la Licra. L'UMP avait exprimé sa "totale indignation" devant un "acte scandaleux et délibérément provocateur".

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 23:13

 

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Un neuvième maire communiste au Japon: succès d'une politique de rassemblement populaire du parti pour briser le consensus anti-communiste dominant



 

 

Article JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net



Asahi est une petite ville de 17 000 habitants de la préfecture de Toyama.



L'élection d'un nouveau maire, Waki Shigeo, dans cette petite bourgade de pêcheurs pourrait sembler anecdotique. Elle ne l'est pas.



Car Waki Shigeo est communiste. Et qu'il rejoint ainsi le club fermé des huit autres maires communistes au Japon.



Comment expliquer cette anomalie alors que le Parti Communiste Japonais est un parti de masse, avec ses 400 000 militants, son quotidien Akahata (Le drapeau rouge) qui tire à plus de 1,4 millions d'exemplaires, et les près de 5 millions de voix qu'il a obtenu aux dernières législatives de 2009?



Par le contexte historique dans lequel le Parti Communiste a développé son action. Le PC Japonais est un parti marginalisé, si ce n'est ostracisé, tout comme il a été criminalisé pendant des décennies: ses membres black-listés, poursuivis en justice, licenciés pour raisons politiques.



Le consensus anti-communiste permanent dans la classe dirigeante nippone prohibant de fait toute alliance des partis centristes (le Parti démocrate, le Parti social-démocrate) avec le Parti Communiste. Un anti-communisme diffus que la grande bourgeoisie est parvenue à distiller dans la société nippone et qui se fissure jour après jour, la crise aidant.



Autant dire que chaque victoire, locale ou nationale, remportée dans ce contexte par les communistes n'est obtenue que par leurs propres forces, dans l'adversité la plus totale.



Et c'est dans ce cadre historique et politique que la performance de Waki Shiego prend toute sa valeur.



Comme le révèle un article d'Akahata après le scrutin, Shiego a su braver une violente campagne anti-communiste et un barrage des forces politiques installées.



Sa campagne s'est axée sur la défense de la démocratie contre les méthodes autocratiques de la précédente administration, comme le révèle un conseiller municipal qui l'a poussé à se présenter: « M.Waki était la seule personne que je connaisse qui ait protesté contre le maire autoritaire dans l'Assemblée. Sa façon de travailler et de parler avec les gens était tellement honnête que je ne pouvais imaginer personne d'autre pour le défier lors de cette élections. Asahi est une ville conservatrice, mais les gens sans aucune affiliation politique comme moi ainsi qu'un large éventail de personnes, dont des membres du PC et même des conservateurs, ont fait front pour la première fois, pour mettre un terme à ce régime autoritaire. »



Waki a su présenter sa candidature communiste comme celle du changement face aux éternelles alternances sans alternatives: « Nous sommes déçus à la fois du Parti libéral-démocrate et du Parti démocrate du Japon. M.Waki est un communiste, mais beaucoup de gens aiment sa personnalité. J'ai moi-même rejoint l'estafette de campagne de M.Waki pour appeler les citoyens à voter pour lui », révèle Nakajin Masao, président de l'Assemblée de Asahi.



Enfin, le candidat communiste a su mettre au centre de son action des préoccupations sociales, la défense et le développement des services de santé et d'éducation ainsi que la défense des travailleurs des industries locales comme a pu en témoigner Wakiyama Masami, responsable du coopérative de pêche locale: « Nous sommes très heureux que M.Waki soit désormais notre maire. Maintenant, nous savons où aller et qui consulter sur les questions liées à notre activité »



La force que le Parti Communiste du Japon a déployé pour briser le consensus anti-communiste à Asahi, proposer une alternative aux alternances entre bons amis, pour rassembler les citoyens Japonais autour d'un projet démocratique et social, est aussi celle que le Parti déploie nationalement depuis plus de 80 ans pour éviter sa marginalisation.



Aujourd'hui, dans un contexte de renaissance de la pensée marxiste au Japon, d'afflux de nouveaux adhérents (15 000 nouvelles adhésions à l'an) vers l'organisation historique de la classe ouvrière nippone, le Parti Communiste Japonais incarne plus que jamais le parti de l'avenir, fort d'un héritage historique de luttes et de résistances.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 22:35

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Désintox

La secrétaire d'Etat aux Sports fait à nouveau étalage de ses lacunes en matière de culture sportive


Par CÉDRIC MATHIOT

 

  • «Je n’oublie jamais que l’équipe de France a souvent eu dumal à se qualifier, comme en 1998, comme en 2006, et vous savez comment ça c’est terminé.

Dans un cas championne du monde, dans l’autre cas finaliste de la coupe du monde.»

Rama Yade vendredi, sur RTL

INTOX

Le Mondial débute à peine, et au ministère des Sports, le festival des bourdes continue. Dimanche dernier, la ministre Roselyne Bachelot avait tenté d’éteindre la polémique sur le montant des primes de l’équipe de France en assurant que les Bleus ne toucheraient de l’argent qu’en cas de victoire finale. Pure invention. Quelques jours avant, Rama Yade, secrétaire d’Etat chargée des Sports, avait provoqué un pataquès en dénonçant les luxueuses conditions d’hébergement des Bleus en Afrique du Sud, avant d’être rabrouée par Roselyne Bachelot, puis taxée de populisme par Sarkozy. Vendredi matin, sur RTL, la secrétaire d’Etat a donc tenté de rectifier le tir. Après avoir daubé sur les goûts de luxe des Bleus, Rama Yade s’est fait tout miel pour déclamer sa foi dans l’équipe de France, allant chercher des raisons d’espérer dans ses souvenirs :«Je n’oublie jamais que l’équipe de France a souvent eu du mal à se qualifier comme en 1998, comme en 2006, et vous savez comment ça s’est terminé. Dans un cas championne du monde, dans l’autre cas finaliste de la Coupe du monde.»

DESINTOX

Il est remarquable que Rama Yade se souvienne que la France a eu du mal à se qualifier pour la Coupe du Monde 1998, étant donné que la France n’a pas eu à se qualifier pour ladite Coupe du monde : en qualité de pays organisateur, elle était invitée d’office. Bien sûr, cette ânerie ne prête pas à conséquence mais pose une question : pourquoi diable les politiques se sentent-ils obligés, à l’orée d’un événement sportif, de s’improviser experts, quitte à se ridiculiser ? Déjà, à la suite du tirage au sort, Rama Yade avait doctement mis en garde : «Attention à l’Uruguay. Je me souviens qu’on avait fait 0-0 contre eux, c’était en novembre 2008, à l’Euro [sic].» En fait, dès le jour de son entrée au ministère, Rama Yade avait donné le ton, en évoquant les quelques images fortes du sport qu'elle avait à l'esprit, dont celle de «l’Afro-Américain Jesse Owens brandissant son poing rebelle face aux nazis». Une évocation qui est en fait un mix de deux événements : le triomphe de Jesse Owens à Berlin en 1936, et les poings levés des Américains Smith et Carlos lors des Jeux de Mexico, en 1968. En fait, Rama Yade devrait être fidèle à la ligne de conduite qu’elle s’était elle-même fixée. Piégée par un interviewer qui lui demandait le nombre de joueurs d’une équipe de handball, elle avait répondu :«J’ai décidé que je ne répondais pas à ces questions. Je suis ministre des Sports, pas handballeur ou footballeur. Ce qu’on attend de moi, c’est que je monte des projets, que je sois aux côtés des athlètes. Rien d’autre.»

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 12:04
 
           
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Des géologues américains ont découvert en Afghanistan de gigantesques réserves de minerais, dont du cuivre et du lithium, rapporte lundi le  New York Times, qui évalue ces richesses à 1 000 milliards de dollars. Ces gisements, qui comprendraient également du fer, de l'or, du niobium et du cobalt, seraient suffisants pour faire de ce pays ravagé par la guerre un des premiers exportateurs mondiaux de minerais, estiment des responsables de l'administration américaine cités par le journal. Le lithium, notamment, est un composant indispensable des batteries rechargeables, utilisé pour les téléphones et les ordinateurs portables ainsi que pour les automobiles électriques.

 

Les seules réserves de lithium de l'Afghanistan seraient ainsi comparables à celles de la Bolivie, détentrice des premières réserves mondiales, selon le New York Times. L'Afghanistan pourrait ainsi devenir "l'Arabie saoudite du lithium", selon une note interne du Pentagone citée par le journal. Ces richesses sont réparties dans l'ensemble du pays, y compris dans le sud et l'est, le long de la frontière pakistanaise, là où l'insurrection des talibans est la plus forte.

De même, les réserves de fer et de cuivre seraient susceptibles de faire de l'Afghanistan un des principaux producteurs mondiaux, selon les responsables cités par le journal. "Il y a là-bas un potentiel stupéfiant", a déclaré au journal le général David Petraeus, chef d'état-major général, selon qui toutefois "il y a bien sûr beaucoup de 'si'". "Mais je pense que, potentiellement, c'est d'une immense portée", ajoute-t-il. "Cela deviendra l'ossature de l'économie afghane", estime pour sa part Jalil Jumriany, conseiller du ministère afghan des mines, cité par le journal.

La découverte a été faite par une petite équipe de géologues et responsables du Pentagone, en s'appuyant sur les cartes et les données collectées par les experts miniers soviétiques pendant l'occupation par l'URSS de ce pays durant les années 1980. Les géologues afghans avaient caché chez eux pour les mettre à l'abri ces documents après le retrait de l'URSS, avant de les ressortir en 2001 après la chute des talibans. "On avait les cartes, mais il n'y a pas eu de suite, parce qu'on a eu trente à trente-cinq ans de guerre", a déclaré Ahmad Hujabre, un ingénieur afghan qui travaillait au ministère des mines dans les années 1970. Selon le journal, le président Hamid Karzaï a été récemment informé de ces découvertes par un responsable américain.

L'Afghanistan ne disposant pas d'industrie ou d'infrastructures minières, il faudrait des décennies pour que le pays puisse exploiter pleinement ces ressources, estiment les responsables américains. Cette découverte pourrait intensifier la compétition entre les puissances régionales telles que la Chine et l'Inde, voire la Russie, pour jouer un rôle plus important dans ce pays ravagé par la guerre. Deux entreprises chinoises se sont engagées à investir quatre milliards de dollars dans la mine de cuivre d'Aynak, au sud de Kaboul, soit le plus important investissement étranger civil à ce jour dans le pays. Un appel d'offres international est attendu cette année pour l'exploitation d'une mine contenant 1,8 milliard de tonnes de fer de haute qualité dans la région montagneuse isolée de Hajigak. Des entreprises indiennes et chinoises visent ce contrat, qui selon le ministère afghan des mines ouvre les portes du plus grand gisement de fer inexploité de toute l'Asie.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 11:32

 

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Mondialisation.ca, Le 13 juin 2010

Rebelión


Pepe Escobar est un très grand analyste géopolitique déjà interviewé à plusieurs reprises par Rebelión. Il est l’auteur de Globalistan: How the Globalizad World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) y Red Zone Blues: a shapshot of Baghdad during the surge. Plus récemment il a publié Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), un livre qui mérite d’être traduit d’urgence en castillan.


Dans un article récent publié dans Asia Times Online[1], traduit par Sinfo Fernández pour Rebelión, vous parliez de la dominatrix. Permettez-moi de vous féliciter pour votre trouvaille terminologique. Pourquoi pensez-vous que ce terme convient si bien à la Secrétaire d’État états-unienne ? Dans l’ère Obama les méthodes de la politique extérieure des États-Unis ne se sont-elles pas améliorées ?

Hillary est une dominatrix au sens où, au lieu d’admettre l’échec de sa diplomatie, elle est capable de soumettre à ses fins l’ensemble du Conseil de Sécurité de l’ONU. Elle a peut-être appris cela de Bill … Ou peut-être seraient-ils tous des masochistes.

Non, ce n’est pas le cas. La raison principale est que la Chine et la Russie se sont laissées “dominer”. Elles sont arrivées à la conclusion qu’il serait mieux de permettre à la bruyante Hillary de dominer la scène pendant quelques jours et œuvrer en silence afin d’atteindre leur objectif : des sanctions du plus léger des parfums sur Téhéran.

En ce qui concerne l’Iran, les États-Unis sont aveugles, ils voient tout en rouge. On peut dire la même chose d’Israël, ils voient tout en blanc céleste.

Le noyau central de votre récent article — “Iran, Sun Tzu et la dominatrix”[2] — est l’accord entre les diplomaties du Brésil et de la Turquie et l’Iran sur l’affaire du développement nucléaire de ce dernier. En quoi cet accord a-t-il consisté ?

Pour l'essentiel c’est le même accord que celui proposé par les États-Unis en octobre 2009. La différence vient de ce que selon la proposition de 2009 l’enrichissement d’uranium s’effectuerait en France et en Russie alors que dans ce nouvel accord il aura lieu en Turquie.

La principale différence réside dans la méthode. La Turquie et le Brésil ont agi avec diplomatie, sans confrontation, en respectant les arguments iraniens. Un autre détail fondamental : tout ce qu’ils ont accompli avait déjà été discuté à Washington. Mais lorsqu’ils ont présenté un résultat concret, lorsqu’ils sont parvenus à un accord avec l’Iran, permettez-moi une métaphore guerrière, Washington leur a tiré une balle dans les côtes.

N'est ce pas une nouveauté en diplomatie internationale si le Brésil et la Turquie, deux pays qui ne s’opposent pas aux États-Unis, jouent leurs propres cartes dans cette affaire ? Pourquoi ont-ils misé sur cette stratégie autonome ? Qu’est-ce qu’ils gagnent avec cela ? L’Iran n’est-il pas éloigné, très éloigné du Brésil ?

Chaque pays a ses propres motivations pour accroître son rôle géopolitique. La Turquie veut se projeter comme un acteur de premier plan, qui compte vraiment au Moyen-Orient. Elle poursuit une politique disons, post-ottomane, élaborée par le Ministre des Affaires Étrangères, le professeur Ahmet Davutoglu.

Le Brésil, grâce à une politique très intelligente de la part de Lula et de son Ministre Celso Amorim, veut également se positionner comme un médiateur crédible au Moyen-Orient. Le Brésil fait partie des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), groupe qui à mon avis constitue le véritable contrepouvoir actuel face à l'hégémonie unilatérale des États-Unis. La Turquie, dont l’adhésion a été formellement discutée à Brasilia il y a environ deux semaines, en ferait partie et le groupe serait alors nommé BRICT. Voilà la nouvelle réalité en géopolitique globale. Et à Washington, les élites de toujours en sont sans doute livides.

Comme vous le remarquiez, il semble que l'accord n’ait pas suscité d'enthousiasme auprès du Secrétariat d'État états-unien ni des gouvernements européens. Pourquoi donc ? Désirent-ils faire échouer la voie diplomatique afin de poursuivre avec leurs sanctions et nous conduire à un scénario de guerre ? Si tel est le cas, qu'y gagneraient-ils ? N’y aurait-il pas beaucoup trop de fronts ouverts en même temps ?

Du point de vue de la politique interne des États-Unis, Washington n’est intéressé que par le changement de régime. Il y a au moins trois tendances en lice. Les "réalistes" et la gauche du Parti Démocrate, qui sont pour le dialogue, une partie du Pentagone et les services de renseignements, qui veulent au minimum des sanctions, et les républicains, néo-cons, le lobby d'Israël et la section Full Spectrum Dominance [Spectre de Domination Totale] du Pentagone voulant à tout prix un changement de régime, y compris par la voie militaire si cela s’avérait nécessaire.

Les gouvernements européens suivent Bush ou Obama comme des toutous. Ils ne sont d’aucune aide. Des voix raisonnables s’élèvent dans certaines capitales européennes et à Bruxelles. Elles savent que l'Europe a besoin du pétrole et du gaz iranien afin de ne pas être prise en otage par Gazprom. Mais elles sont minoritaires.

Outre ses déclarations, croyez-vous que le Gouvernement iranien aspire à posséder de l’armement nucléaire ? Afin de se faire respecter ? Afin de faire plier Israël ? Pour l'attaquer ? Le Pakistan nucléaire, l'Inde nucléaire, Israël nucléaire, l'Iran nucléaire. Toute cette région ne constituerait-elle pas une véritable poudrière ?

Je me suis rendu à plusieurs reprises en Iran et je suis convaincu que le régime iranien peut irriter mais ce n'est pas un système politique suicidaire. Le Guide Suprême a annoncé une fatwa à plusieurs occasions en affirmant que l'arme nucléaire est "non islamique". Bien sûr, les Gardes Révolutionnaires supervisent le programme nucléaire iranien mais ils sont parfaitement conscients du sérieux des inspections et du contrôle de l'AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique. S'ils décidaient de fabriquer une bombe atomique rudimentaire, ils seraient immédiatement démasqués et dénoncés.

En fait, l'Iran n'a nul besoin d’une bombe atomique comme moyen de dissuasion. Un arsenal militaire high-tech, de plus en plus de haute technologie, lui suffit. La seule solution juste consisterait en une dénucléarisation totale du Moyen-Orient, ce que bien sûr Israël, avec au moins deux cents ogives nucléaires, n’acceptera pas et ne respecterait jamais.

Quel rôle joue la Russie dans cette situation ? Vous rappeliez que la centrale nucléaire de Bushehr a été construite par la Russie et que l’on est en train d’effectuer les dernières vérifications avant son inauguration qui aura probablement lieu cet été.

Après que l’on ait repoussé maintes fois l’inauguration de Bushehr, elle devrait avoir lieu en août. Pour la Russie, l'Iran constitue un client privilégié en matière de nucléaire et d’armement. Dans l’intérêt des Russes, l’Iran doit continuer sur la même voie, la situation ne doit pas changer. Ils ne veulent pas d’un Iran qui serait une puissance militaire nucléaire. Il s’agit d’une relation qui est constituée de beaucoup de liens, mais elle est essentiellement de type commercial.

Dans votre article vous citez l’ancien général [chinois], stratège et philosophe Sun Tzu qui a dit : "Permets à ton ennemi de commettre ses propres erreurs et ne les corrige pas". Vous affirmez que la Chine et la Russie, des maîtres stratèges, appliquent cette maxime en ce qui concerne les États-Unis. Quelles erreurs les États-Unis commettent-ils ? Leurs stratèges sont-ils si maladroits ? Peut-être n'ont-ils pas lu Sun Tzu ?

Tout américain ayant fait ses études dans les universités d'élite a lu Sun Tzu. En revanche, savoir l’appliquer c’est une autre chose.

La Chine et la Russie, dans le cadre d'une stratégie commune aux BRIC, se sont mis d’accord pour faire en sorte que les États-Unis aient l'illusion d’être ceux qui déterminent les sanctions, tout en travaillant pour les alléger au maximum et, en dernière instance, approuver une série de sanctions très "light". La Russie et la Chine veulent qu’il y ait de la stabilité en Iran, pour le bénéfice de leurs importantes relations commerciales. Dans le cas de la Chine, il ne faudrait pas oublier que l'Iran est un grand fournisseur de gaz, ce qui représente un sujet de sécurité nationale maximum.

Vous dites en résumant que nous sommes dans une situation où il y a, sur la table de négociations de l’Agence internationale de l’énergie atomique, un véritable accord d’échange approuvé par l'Iran tandis qu’aux Nations Unies un arsenal de sanctions contre l'Iran est mis en place. Vous posez la question suivante : à qui la véritable "communauté internationale" fera-t-elle confiance ? Je vous demande à mon tour : à qui fera-t-elle confiance ?

La véritable "communauté internationale", les BRIC, les pays du G-20, les 118 nations en voie de développement du Mouvement des non-alignés, en somme, l’ensemble du monde en développement, est du côté du Brésil, de la Turquie et de leur diplomatie de non confrontation. Seuls les États-Unis et ses pathétiques toutous idéologiques européens réclament des sanctions.

Vous affirmez également que l'architecture de la sécurité globale, "assurée par une bande d’affreux gardiens occidentaux autoproclamés", est dans le coma. L'occident "Atlantiste" coule façon Titanic. N’exagérez-vous pas ? Ne prenez-vous pas vos désirs pour des réalités ? N'existe-t-il pas un réel danger qu’avec ce naufrage on entraîne presque tout avec soi avant de toucher le fond ?

J’ai déjà été confronté à beaucoup d’horreurs partout dans le monde pour pouvoir croire à présent, au moins, en la possibilité d'un nouvel ordre, dessiné surtout par le G-20 et, à l'intérieur de celui-ci, par les pays du BRICT. Je l’écris avec un T à la fin.

L'avenir économique est en Asie et l'avenir politique est en Asie ainsi que dans les grandes nations en développement. Évidemment, les élites Atlantistes ne vont abdiquer leur pouvoir qu’après avoir vu leurs cadavres gisant au sol. Le Pentagone poursuivra avec sa doctrine de guerre perpétuelle. Mais il n'aura pas de quoi la payer, et ce sera plus tôt que tard. Je ne nie pas que, dans un avenir proche, il existe la possibilité que les États-Unis, sous l’administration d'un républicain fou, d’extrême droite, s’engagent dans une période de guerre hallucinée, effrénée. Si tel était le cas, cela provoquera sans aucun doute leur chute, la chute du nouvel Empire Romain.

Et quel est le puissant lobby états-unien qui est en faveur de la guerre perpétuelle à laquelle vous faites référence ? Qui sont ceux qui soutiennent et financent ce lobby ?

La guerre perpétuelle relève de la logique du Full Spectral Dominance, la doctrine officielle du Pentagone qui comprend : l'encirclement de la Chine et de la Russie, la conviction que ces deux pays ne doivent pas devenir des concurrents narquois des États-Unis et en outre, le déploiement de tous les efforts afin de contrôler l'Eurasie ou du moins, la surveiller. Il s’agit de la doctrine du Dr. Strangelove [Dr. Folamour] [3], mais également du positionnement des dirigeants militaires américains et de la majorité de l’establishment. Le complexe militaro-industriel ne dépend pas de l’économie civile pour subsister. Il emploie un grand nombre de politiciens et compte avec l’étroite collaboration de toutes les grandes corporations.

Dans votre article, vous parlez de sa sommité le Dr. Zbigniew-conquérons l'Eurasie-Brzezinski. Encore une trouvaille, permettez-moi de vous féliciter de nouveau. Vous dites que l’ancien conseiller de la sécurité nationale a souligné le fait que "pour la première fois dans toute l'histoire de l'humanité les gens sont politiquement éveillés - c'est une réalité totalement nouvelle – il n’en a pas été ainsi auparavant". Êtes-vous véritablement de cet avis ? Quelle partie endormie de l’humanité est-elle à présent éveillée ?

Pour les élites états-uniennes la donnée essentielle est que l'Asie, l'Amérique latine et l'Afrique sont en train d’intervenir politiquement dans le monde d'une manière qui aurait été impensable à l’époque coloniale, et pour ces élites, la décolonisation est un cauchemar sans fin. Comment faire pour dominer ceux qui savent à présent comment agir pour ne pas se laisser dominer à nouveau ? Voici leur question fondamentale.

Vous dites que Washington, unilatéral jusqu’au bout, n’hésite guère à faire un bras d’honneur même à ses amis les plus proches. Pourquoi ? Peut-être incarnent-ils l'axe du mal ? Peut-on produire de l’hégémonie avec des procédés si peu affables ? Jusqu'à quand ?

On ne peut sous-estimer la crise états-unienne. Elle est totale : économique, morale, culturelle et politique. Mais également militaire puisqu’ils ont été battus en Iraq et ils sont sur le point de subir un échec d'une ignominie totale en Afghanistan. Le nouveau siècle américain a déjà rendu l’âme en 2001. À présent on peut interpréter le 11 septembre, comme le signe apocalyptique de la fin.

À propos, qu’en est-il de l'un des acteurs principaux de la politique états-unienne au Proche-Orient ? Israël est-elle donc endormie ? Quels sont les plans des caïds qui menacent Gaza ? [4]

Israël est devenue ce que j’appelle une Sparte paranoïaque hors-la-loi, ethno raciste, qui porte la profonde souillure de l'apartheid. Israël sera de plus en plus isolée du monde réel, elle ne sera protégée que par les États-Unis, dont elle est un État-client. Et le retour du refoulé sera son cauchemar, comme s'il s'agissait d'un film d'horreur hollywoodien : l'Histoire les fera payer pour toute l'horreur qu’ils ont commise et commettent encore contre les palestiniens.

Quelle est votre opinion au sujet de l'action israélienne du dimanche 30 mai dernier ? Quel sens peut avoir leur attaque contre quelques pacifistes solidaires avec les citoyens de Gaza ?

Cela participe de la même éternelle logique : nous avons toujours raison, ceux qui s’opposent à notre politique sont des terroristes ou des antisémites. À présent Israël est au stade où elle défend l'indéfendable : le blocus de Gaza.

Mais à présent il est évident que tout le monde en est conscient et elle ne pourra plus tromper par ses mensonges. La Palestine sera l’éternel Vietnam d'Israël. Mais je doute qu’un jour, comme dans le cas des États-Unis, ils soient capables de retenir la leçon.

 

Article en espagnol : Entrevista a Pepe Escobar sobre Irán, Clinton, la dominatrix, y el acuerdo de Turquía y Brasil, "Las élites de Washington están preocupadísimas por los nuevos bloques contrahegemónicos", Rebelión, publié le  4 juin 2010.

Voir l'article en anglais : Iran, Sun Tzu and the dominatrix (22 mai 2010):
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/LE22Ak01.html



Traduit par Marina Almeida et révisé par Gérard Delbreil

 

Notes :

[1] http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/LE22Ak01.html

[2] Traduction en espagnol de Sinfo Fernández :
 http://www.rebelion.org/noticia.php?id=106649&titular=ir%E1n-sun-tzu-y-la-%3Ci%3Edominatrix%3C/i%3E-, 27 mai 2010.

(NdT) Deux traductions en français du même article :

http://www.alterinfo.net/L-Iran-Sun-Tzu-et-la-dominatrice_a46473.html

http://www.planetenonviolence.org/L-Iran-Le-Sun-Tzu-Et-La-Dominatrice-Pepe-Escobar_a2195.html

[3] Film de S. Kubrick, l'un des films préférés de Manuel Sacristán [philosophe espagnol]. 

[4] Cette question a été posée avant l'attaque à la Flottille de la liberté et de la solidarité. L’entretien prend fin avec une question sur l'attaque. "La Palestine sera l’éternel Vietnam d'Israël", affirme Escobar.

 

 


 Articles de Salvador López Arnal publiés par Mondialisation.ca
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 11:25

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  http://ellynn.fr/dessousdebruxelles/spip.php?article128

 

 

Dans le monde de la finance, la banque d’investissement américaine Goldman Sachs est en passe de devenir l’ennemi public numéro 1. Cela ne l’empêche pas de figurer parmi les conseillers préférés de la Commission sur la question de la régulation financière. Il serait grand temps que celle-ci lui claque une bonne fois pour toute la porte au nez.

Cet article est une traduction maison de l’excellent article publié par le Corporate Europe Observatory "The People VS Goldman Sachs" disponible ici http://www.corporateeurope.org/lobb...

Goldman Sachs est sous le feu des projecteurs. Le 16 avril, l’autorité financière américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), accusait la célèbre banque d’investissement de fraude directe sur des contrats à hauteur de milliards de dollars, réalisés sur le dos des petits propriétaires américains. Ce n’est certes pas tous les jours qu’on voit les autorités américaines enquêter sur une des plus importantes institutions financières américaines ; la bourse, elle, réagit de manière immédiate : les actions Goldman plongèrent de 16%, et avec elles le prix de l’or, le dollar et le yen, alors que d’importantes quantités capital se réfugiaient vers des contrées plus sûres.

Si les poursuites judiciaires à l’encontre de la banque d’affaire se sont faites jusqu’à présent plutôt rares, Goldman Sachs a tout de même réussi, au cours de la dernière décennie, à se mettre à dos l’opinion publique, et ce en des multiples occasions. La plus significative fut sans doute la crise financière. La banque en profita dans une large mesure – tout en accélérant son aggravation. En 2007, l’année même où la crise éclata, Goldman Sachs touchait le gros lot – un record à Wall Street – avec 11,6 milliards de dollars de profit. L’année suivante fut désastreuse pour le secteur bancaire, mais Goldman s’en tira plutôt correctement en comparaison avec ses concurrents : 2,3 milliards de dollars de profit. En 2009, l’entreprise tutoyait son propre record, avec 11,4 milliards de profit [1].

• Un profiteur de crise patenté en guise de conseiller

Alors même que d’autres géants de la finance ont fait faillite, été nationalisés, ou ont subi des pertes colossales, Goldman Sachs a très bien su tirer son épingle du jeu des crises majeures qui ont marqué la dernière décennie. L’équipe dirigeante de la banque d’affaire a su exploiter, avec une habilité chaque fois renouvelée, des évènements qui ont par ailleurs causé des dommages considérables à des millions de personnes.

Le cas étudié par le SEC en est l’exemple le plus abouti… mais il en existe bien d’autres. La mascotte de Wall Street a aussi joué un rôle considérable pour empêcher la mise en place de mesures qui auraient permis de limiter l’ampleur de la crise grecque. Elle a tiré du profit en spéculant sur la nourriture et les produits de base, poussant des millions de personnes dans une situation alimentaire catastrophique [2]. Ces exemples sont présentés dans cet article afin que les responsables politiques de l’Union européenne mettent enfin un terme à leurs relations très privilégiées avec la banque d’affaire.

Malgré tous ces exemples, la Commission Européenne choisit très souvent des conseillers issus de Goldman Sachs pour l’aider à mettre en place la régulation des marchés financiers dans l’Union européenne. La Commission ignore délibérément le rôle néfaste joué par Goldman Sachs lors des précédentes crises, et lui propose régulièrement de siéger parmi les privilégiés qui pourront influencer ses propositions, bien avant qu’elles ne soient présentées au public et que le processus politique d’examen des textes ne démarre.

Il serait intéressant de savoir si, en conséquence des poursuites engagées par le SEC, il sera mis un terme à cet accès privilégié dont bénéficie la banque d’affaires via les « Groupes d’Experts » de la Commission. Si le nouveau Commissaire au Marché Unique Michel Barnier est vraiment sérieux lorsqu’il évoque la nécessité de mettre un terme à la spéculation sur les dettes souveraines et de garantir la transparence des marchés financiers, on voit mal comment il pourrait toujours considérer Goldman Sachs comme un partenaire de confiance.

• Le flair pour le profit

Les agissements sur lesquels s’est penchée la SEC ont valu à Goldman Sachs une réputation détestable dans l’opinion publique depuis la fin 2007 [3]. Au sommet de la crise, Goldman Sachs était alors la seule à tenir encore le choc après la bourrasque qui avait frappé Wall Street. Elle le devait très largement à sa stratégie de spéculation à la baisse sur le marché des prêts hypothécaires. Ce sont ces manœuvres qui ont donné lieu à la mise en accusation de la banque. Certains faits sont encore en débats : nous nous en tiendrons prudemment à ceux qui ont été clairement fondés.

Début 2007, des experts de Goldman Sachs ont commencé à faire des prédictions très pessimistes concernant le marché de l’immobilier en général, et les produits dérivés (les CDOs) qui contenaient des parts de prêts immobiliers douteux. En février, Fabrice Tourre, Vice-Président de Goldman Sachs, a tenu des réunions avec la compagnie d’assurance ACA, qui cherchait des conseils sur de futurs investissements dans le marché immobilier. En même temps, Tourre rencontrait le gestionnaire du fond spéculatif John A. Paulson qui souhaitait au contraire parier sur la baisse des CDOs. « C’est surréaliste » écrivit Fabrice Tourre. A peine une semaine plus tard, Tourre reçut un email d’un collègue avec un verdict tranché concernant les CDOs : « Le business des CDOs est mort. Nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous. [4] »

• Vole ton prochain

Dans les mois qui suivirent, Tourre mit en place un projet qui répondait au nom de « Abacus 2007-AC1 ». Le projet se déroulait en deux temps. Dans un premier temps, Goldman Sachs permit à Paulson de choisir les CDOs qui seraient vendus à des clients comme ACA, prêt à mettre 951 millions de dollars sur la table [5]. On comptait parmi les autres clients importants la banque allemande IKB Deuthsche Industriebank AG et Dutch Bank ABN Amro. En même temps, Goldman Sachs aida le gestionnaire du fond spéculatif à parier contre ces mêmes investissements, qu’il avait lui-même choisit. L’importance du fond spéculatif de Paulson lui permit de faire un pari d’un montant considérable… Et qui s’avéra très profitable. Il gagna 3,7 milliards de dollars dans l’affaire, et les actions du fond d’investissement bondirent de 590%.

On ne sait pas encore dans quelle mesure ce pari considérable contre le marché des CDO, organisé par Goldman Sachs, a exacerbé ou accéléré l’effondrement du marché – qui a provoqué des millions de pertes dans le monde entier. Les conséquences pour les clients à qui furent vendus les actifs pourris sont clairs. Parmi les grands perdants, on comptait IKB Deutsche Industriebank (150 millions de dollars) [6] et ABN Amro (840 millions de dollars) [7].

Plus tard, la même année, IKB fut proche de faire faillite, mais une injection de 10 milliards d’euros par le gouvernement allemand lui permit de se remettre à flot. A l’époque, l’Etat allemand possédait 40% de IKB. En 2008, il en possédait 90%, au moment où IKB fut vendue au fond de capital-investissement américain Lone Star. Combien cela a coûté aux contribuables allemands, cela n’est pas établi ; on sait cependant que l’addition se chiffre en milliards. En Allemagne, la polémique concernant le rôle des principaux acteurs, et notamment Goldman Sachs, est toujours d’actualité.

Idem pour ABN Amro. La banque a été rachetée par la Royal Bank of Scotland, qui est possédée par l’Etat britannique à hauteur de 84%. Les contribuables anglais ont donc essuyé une ardoise qui s’élevait à 841 milliards de dollars [8]. Que RBS réussisse à transférer les pertes à un tiers, rien n’est moins sûr.

C’est ce genre de manœuvre qui a permis à Goldman Sachs de se tirer très honorablement de la tempête qui a frappé Wall Street. La banque a notamment réussi à se débarrasser d’une quantité considérable d’« actifs toxiques » en sa possession, dont le montant passa de 81 milliards de dollars à 14,5. Des manœuvres qui valurent à Goldman Sachs une certaine admiration, et notamment celle de Robert Lenzner qui écrivait dans le magazine Forbes, au sujet du rapport 2008 de la firme :

« La sélection naturelle s’est appliquée. La firme a réussi à se débarrasser de ses actifs immobiliers de l’Amérique à l’Europe. Goldman a revendu ses ordures aux autres en leur expliquant que ces actifs leur permettront de s’assurer contre le risque. Pragmatique, et bien pensé. [9] »

• Spéculer sur la faim

L’effondrement du marché des subprime n’est pas la seule crise que Goldman Sachs a réussi à tourner à son avantage. Avant que le « business des CDO » ne soit officiellement mort fin 2007, Goldman Sachs, avec d’autres fonds spéculatifs, avait tourné son attention vers des investissements particulièrement profitables, et notamment… la nourriture.

En 2007 et 2008 le monde fut traversé par une crise alimentaire qui ajouta approximativement 100 millions de personnes au nombre des « personnes mal nourries » dans le monde ; c’est-à-dire, à des personnes affamées ou mourant de faim [10]. La raison en était simple : les prix de l’alimentaire avait commencé à monter considérablement depuis 2006, et continuaient à augmenter en 2008. Comparés aux prix de 2006, le prix du blé, par exemple, avait plus que triplé à la mi-2008, selon l’enquête du Sénat américain [11].

Dans une large mesure, c’était le résultat d’un influx massif de capital financier (dont la liberté de circulation, est, on le sait, une loi supérieure dans les démocraties dignes de ce nom). Il suffit d’en croire Goldman Sachs : « Il ne fait pas de doute que l’augmentation des flux financiers dans les produits de base a fait augmenter les prix [12] ».

Comment cela fonctionne-t-il ? Schématiquement, la spéculation est basée sur des « paris » sur les prix des produits de base, notamment les céréales et d’autres types de nourriture. Il y a des années, des instruments financiers ont été mis en place comme des outils standards pour garantir aux producteurs des prix acceptables (comme pour la crise grecque - on le verra plus tard - il s’agissait à l’origine d’« assurances » sur la fluctuation des prix). Mais depuis 10 ans environ, des spéculateurs de grande envergure, appelés Index Speculators, se sont introduits dans le marché et ont commencé à spéculer sur les évolutions des prix. Leur présence massive sur le marché a contribué à délier les prix de l’offre et la demande [13].

• Goldman, un expert de l’évolution des prix

Alors, quel est le rôle de Goldman Sachs dans ce désastre silencieux ?

Goldman Sachs est un des quatre plus grands revendeurs de l’instrument financier le plus utilisé par les Index Speculators ; appelés commodity swaps [14], un titre d’échange dont les paiements sont dépendants du prix du produit de base couvert, qu’il s’agisse de pétrole, de riz ou autres. Les autres revendeurs de commodity swaps se nomment Morgan Stanley, J.P.Morgan et Barclays Bank. A eux seuls, ils contrôlent 70% du marché [15].

« Un contrat sur quatre sur le marché d’échange des produits de base est contrôlé par ces banques de Wall Street. Cela représente une puissance considérable sur les marchés et la manière dont les prix sont déterminés » explique un rapport sur la spéculation alimentaire écrit par deux experts de la finance [16].

En fait, le commerce sur les produits alimentaires a permis à Goldman Sachs d’échapper à la destinée des autres principales banques d’investissement en 2008. La position avantageuse de Morgan Stanley et Goldman Sachs dans le secteur de la spéculation sur les produits de base s’est alors renforcée. A elles deux, elles pesaient la moitié des 15 milliards de bénéfices générés dans le secteur des produits de base l’année précédente [17]. Le commerce sur les produits de base, explique l’analyse Frank Feenstra à Bloomberg « est très important pour elles, et d’autant plus vu ce qu’il est arrivé à leurs autres secteurs d’activité » [18].

• Cacher la dette : la crise grecque Il semble qu’il n’y ait pas une seule situation de crise majeure dans les marchés financiers qui ne soit associée au nom de Goldman Sachs, et la plupart du temps de manière on ne peut plus controversée. La crise de la dette grecque n’y fait pas exception.

Des doutes subsistaient, au lancement de l’euro, quant à la capacité de l’économie grecque à atteindre les critères de convergence. Un problème de premier ordre concernait la dette grecque, très loin de satisfaire les taux nécessaires pour entrer dans la zone euro. Goldman Sachs arriva en proposant une idée habile : depuis début 2002, la Grèce s’est vue accorder par la banque d’importants prêts, de manière à ce que cet argent disparaisse des radars de l’agence européenne des statistiques, Eurostat , ainsi que des autorités financières européennes, y compris la Banque centrale européenne. Le produit financier utilisé répondait au nom de currency swap.

Le principe en était le suivant : la monnaie arrivait en Grèce via des échanges monétaires basé sur des taux fictifs et ne furent pas enregistrés comme des prêts. Dans ce cas particulier, Goldman Sachs réussit à transférer 1 milliards d’euros supplémentaires, hors bilans. Cette manœuvre se répéta plusieurs fois, pas seulement par l’intermédiaire de Goldman Sachs. D’après un document accrédité par le ministère des finances grec, les « swaps » furent aussi utilisés pour le paiement des intérêts, qui finirent par causer des dommages à long-terme à l’Etat grec. Et – pourrait-on ajouter – un dommage à long terme aux citoyens grecs. Goldman Sachs, elle, fut grassement rémunérée, gagnant 300 millions de dollars, d’après des banquiers proches qui ont eu connaissance de l’accord [19].

• Le lobbying contre la réglementation financière

Après les accusations portées par la SEC, la spéculation alimentaire et la dissimulation de la dette grecque, l’histoire de la quatrième casserole de Goldman Sachs s’avère plus compliquée. Elle concerne les attaques spéculatives qui ont enfoncé la Grèce encore davantage cette année. Ces attaques furent lancées via les « CDS à découvert », un instrument qui permet aux spéculateurs de faire du profit sur l’aggravation de la situation économique en Grèce, et rendre les conditions des prêts encore plus mauvaises pour le gouvernement grec. Depuis le début de 2010 jusqu’à mai, les taux des emprunts grecs n’ont pas cessé d’augmenter. Sur dix ans, les obligations grecques avaient rarement dépassées les 6%. En Mai, elles attinrent le record de 14% [20], les emprunts grecs ayant été relégués au rang d’actifs pourris, et ne peuvent maintenant être seulement achetés par les fonds spéculatifs et la Banque Centrale Européenne.

Est-ce que Goldman Sachs à elle-même spéculé contre son client ?

C’est une question qui, dans la presse financière fait l’objet… de nombreuses spéculations [21]. Aucune preuve n’est disponible à ce jour dans le domaine public. Mais Goldman Sachs était active à un autre niveau.

En octobre 2007, ses représentants furent invités par le Commissaire au Marché Unique, Charlie McCreevy pour discuter de propositions de réformes des marchés des produits dérivés. Selon les déclarations de McCreevy, il s’agissait d’un débat qui devait traiter le sujet dans toute sa profondeur. Mais il devient rapidement évident que le Commissaire avait opté pour une régulation « light ». Une des mesures qui fut complètement écartée par le Commissaire après des mois d’intenses dialogues avec l’industrie financière, y compris Goldman Sachs, concernait la possibilité de rendre illégal les instruments financiers les plus dangereux, et notamment ceux qui devaient être utilisés pour spéculer contre l’économie grecque : les assurances à découvert contre le défaut de paiement, ou « naked CDS ».

Ainsi, alors que ces mêmes assurances étaient au cœur du débat sur la réforme financière entamée aux Etats-Unis début 2008, leur régulation était quasiment exclue de l’agenda européen, jusqu’à ce que McCreevy soit remplacé, et que la spéculation contre la Grèce ne commence. Le nouveau Commissaire a désormais annoncé une proposition pour Octobre, censée restreindre l’utilisation des CDS. C’est, hélas, déjà beaucoup trop tard pour la Grèce [22].

• L’influence de Goldman Sachs

Cela nous amène à la question de l’influence politique de Goldman Sachs. De manière évidente, le poids de Goldman Sachs est tellement important qu’il dispose une influence considérable sur les marchés. Moins évidente sans doute, son influence politique est néanmoins à la mesure de son pouvoir économique. En 2004, par exemple, elle réussit à convaincre le gouvernement américain de mettre en place un régime d’auto-régulation des banques d’investissement [23], grâce à l’influence de son Président, Henry Paulson, qui devait devenir deux ans plus tard Secrétaire au Trésor. De 1998 à 2008, Goldman Sachs a dépensé 46 milliards de dollars sur « l’achat d’influence politique » aux Etats-Unis [24]. D’après un rapport de Wall Street Watch [25] les efforts de lobbying de Goldman Sachs et des plus grandes firmes de l’industrie financière a permis d’alléger considérablement la régulation financière… Et pavé la voie expresse vers la crise.

Les marchés financiers étant dans une très large mesure intégrés entre les deux côtés de l’Atlantique, il est intéressant de se pencher sur le rôle de Goldman Sachs dans la régulation financière dans l’Union européenne. La firme n’est pas enregistrée dans le registre pour la transparence du lobbying de la Commission européenne, il est donc impossible d’estimer combien Goldman Sachs dépense pour son lobbying à Bruxelles. Mais Goldman Sachs joue assurément un rôle important sur les décisions prises par l’UE dans le secteur financier. En tant que géant de Wall Street, son accès aux décideurs lui est garanti. Depuis des années, Goldman Sachs a été un invité récurrent des plus importants groupes de conseil – ce qui représente un cadeau non négligeable pour toute firme souhaitant exercer son influence.

• Là où il faut, quand il faut

Dans l’Union européenne, l’institution principale en charge des propositions pour la réforme du système financier – la Commission – a l’habitude de consulter de manière parfois très intime les plus grandes entreprises de la finance bien avant que les propositions ne soient soumises au débat public dans le Conseil ou au Parlement, ou encore au public. Les invitations pour participer aux groupes d’experts de la Commission ont longtemps été un instrument-clé pour le lobby de la finance à Bruxelles – bien plus efficace que les armées de petits soldats du lobbying qui se paient régulièrement des visites auprès des parlementaires européens avant les votes. Participer à un groupe d’expert est une invitation à discuter de l’agenda des discussions au Conseil et au Parlement, dans un processus compliqué qui ne se conclut que très rarement par une décision fondamentalement différente des propositions de la Commission.

De la même manière que, aux Etats-Unis, les hauts gradés de la banque d’affaires sont appelés aux plus importantes prérogatives dans le gouvernement et vice versa, dans l’Union européenne il y a des liens très forts entre la Commission et la banque. Pas moins de trois anciens commissaires ont pris position dans l’organigramme de Goldman Sachs au terme de leur mandat ; Peter Sutherland (Irlande), Karel van Miert (Belgique) et Mario Monti (Italie).

Comme c’est le cas pour le processus législatif, Goldman Sachs semble se trouver là où il faut, quand il le faut :

- Quand la Commission a décidé de revoir sa stratégie sur les services financiers en 2004, des groupes d’experts ont été formés pour la conseiller : Goldman Sachs était représentée.

- Quand la Commission a commencé à considérer une possible régulation des fonds spéculatifs, un groupe d’expert a été formé, Goldman Sachs était représentée. [26]

- Quand le Commissaire McCreevy a mis en place un groupe pour le conseiller sur les réformes du marchés des produits dérivés en octobre 2008, Goldman Sachs était représentée. [27]

- Enfin, last but not least, quand la Commission a formé un Groupe de Haut Niveau pour la conseiller sur une réponse à la crise financière, un des sept membres était un conseiller de Goldman Sachs, Otmar Issing. [28] En fait, Goldman Sachs apparaît clairement comme une des firmes les plus privilégiées dans l’Union européenne, en termes de représentation dans ces puissants groupes.

• Peuples versus Goldman Sachs Goldman Sachs serait reconnue coupable par le SEC, cela devrait-il changer notre attitude vis-à-vis de ces privilèges ? En vérité, non. Quelle que soit l’issue du jugement, la Commission doit cesser de consulter Goldman Sachs sur la question de la réglementation des marchés financiers.

Et quand bien même la banque d’affaire serait reconnue coupable, la plupart des analystes considèrent qu’il ne s’agirait pas d’un prélude à un véritable conflit entre les autorités et le géant de la finance, dont l’influence est – on le répète – considérable. Il y a fort à parier que Goldman Sachs disposera des ressources pour étouffer le scandale rapidement – son métier ne consiste-t-il pas seulement à fournir à ses clients de toute l’information, rien que l’information ? C’est du moins ce que certains experts avancent.

A ce stade, ce serait une erreur de juger Goldman Sachs sur la question de son respect de la loi et de la régulation. La crise financière a révélé l’incroyable mépris de l’industrie financière à l’égard de l’intérêt public. Les règles qui encadre les opérations financières sont appelées à changer. Dans cette perspective, la confiance de l’opinion publique dans les institutions financières est une donnée importante. Et qui, en dehors des cercles étroits du monde de la finance, accorde encore une quelconque confiance à Goldman Sachs ?

• Il est temps de se dire « au revoir »

Au-delà du mépris à l’égard de l’intérêt public qui transparaît dans les agissements de la banque d’affaire dans la dernière décennie, Goldman Sachs résiste à toute réforme, même insignifiante, de la régulation financière, et notamment dans le domaine de produits dérivés. On serait surpris de la voir proposer une quelconque solution à la spéculation sur les produits alimentaires. Puisque le nouveau Commissaire au Marché Unique a promis des réformes pour s’attaquer de manière effective à la spéculation alimentaire, et mettre un terme à la spéculation sur les dettes souveraines, il devrait faire en sorte de choisir les bons conseillers. Cela relèverait sans doute de l’ironie, pour rester correct, si Goldman Sachs devait compter parmi eux.

En fait, il serait bien temps de se demander ce que peuvent encore bien faire les conseillers de la banque d’affaire dans les groupes d’experts de la Commission. Au vu des agissements de la banque dans la dernière décennie, il serait bien temps de les en exclure définitivement. Et si ce n’est pas pour des crimes pour lesquels ils sont poursuivis par les autorités financières américaines, alors ce serait pour les crimes contre le bien-être de millions de citoyens, en Europe et au-delà.

Traducido por Thomas Thouzeau

Note : Le CEO est une association qui a besoin de de sous pour fonctionner, n’hésitez pas à faire un don ici http://www.corporateeurope.org/supp...

[1] “Taxpayers Help Goldman Reach Height of Profit in New Skyscraper”, Bloomberg, 20. December 2009. 2008 number from Goldman Sachs’ letter to shareholders, included in the 2008 Annual Report ; http://www.asiaing.com/goldmansachs...

[2] Ces affirmations seront étayées dans la suite de l’article

[3] Un article du New York Times a joué un rôle important pour mettre en lumière les affaires de Goldman Sachs ; “Goldman Sachs Rakes in Profit in Credit Crisis”, 19. November 2007.

[4] Citations tirées de ”SEC Accuses Goldman of Fraud in Housing Deal”, New York Times, 16 avril 2010.

[5] Bloomberg, 17 avril 2010.

[6] “Abacus Casualty no. 2”, New York Times, http://dealbook.blogs.nytimes.com/2...

[7] “ABN Amro laat in handel kredietderivaten”, Het Financieele Dagblad, 20. April 2010.

[8] ”Goldman Sachs investigation could put Wall Street under microscope”, The Guardian, 19 avril 2010.

[9] Robert Lenzner ; “Goldman Sachs’ Diary of Survival”, Forbes Magazine, 21 mai 2009.

[10] FAO Media Centre ; “Number of hungry people rises to 963 million”, 9 décembre 2008. FAO ; “Hunger on the rise : Soaring Prices Add 75 Million people to global hunger”, 17 septembre 2008.

[11] Steve Suppan ; “Commodity Market Deregulation and Food Prices”, IATP, printemps 2010.

[12] Murthi & Singer ; ”Has the superspike end game begun ?”, Goldman Sachs Global Investment Research.5 mai 2008, page 12.

[13] Michael W. Masters & Adam K. White ; ”How Institutional Investors Are Driving Up Food and Energy Prices”, Accidental Hunt Brothers, rapport spécial, juillet 2008, page i ff.

[14] Michael W. Masters & Adam K. White ; ”How Institutional Investors Are Driving Up Food and Energy Prices”, Accidental Hunt Brothers, Special report, July 2008, page 23.

[15] Ibid., page ii.

[16] Ibid. page 23.

[17] L’autre moitié comprend les recettes concernant le pétrole et autres sources d’énergie

[18] “Goldman, Morgan Stanley Profits Conceal Reliance on Commodities”, Bloomberg, 15 juin 2008.

[19] “Fed Reviewing Goldman’s Moves on Greek Debt”, The New York Times, 25 février 2010.

[20] http://www.guardian.co.uk/business/...

[21] Un extrait intéressant issu du Financial Times ; “Funds’ role in Greek Drama Examined”, du 5 mars 2010. Selon le correspondant, Goldman Sachs a accueilli une réunion avec des fonds d’investissements à Athènes en janvier, comprenant le fond de Paulson aujourd’hui largement décrié. A la suite de cette réunion, quelques-uns des fonds présents ont fait fortune sur la misère des grecs, selon l’auteur, qui précise que Goldman Sachs était un organisateur-clé et le "cerveau" de cette opération.

[22] Le processus est analysé plus en profondeur dans : Corporate Europe Observatory ; “Financial Warmongers Set EU Agenda”, April 2010. http://www.corporateeurope.org/lobb...

[23] Robert Weisman ; ”Sold Out How Wall Street Betrayed America”, Wall Street Watch, March 2009 page 17. http://wallstreetwatch.org/reports/...

[24] Ibid. Page 99.

[25] Voir la note 13.

[26] Corporate Europe Observatory ; ”Financial Warmongers Set EU Agenda”, April 2010, page 2, footnote 8. http://www.corporateeurope.org/syst...

[27] Clearing and Settlement Advisory and Monitoring Expert Group 2 http://ec.europa.eu/transparency/re..., Clearing and Settlement Code of Conduct Monitoring Group http://ec.europa.eu/transparency/re..., Derivatives http://ec.europa.eu/transparency/re...

[28] Corporate Europe Observatory, SpinWatch, LobbyControl & FoEE ; ”Would You Bank on Them ? Why We Shouldn’t Trust the EU’s Financial Wise Men”, February 2009, page 78.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 11:19

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Il avait promis son speech pour 20h30, mais c’est bien plus tard que Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB et président de la section liégeoise s’est adressé aux nombreux membres et sympathisants venus faire la fête à Liège.

Alice Bernard

Car on peut le dire maintenant : à Liège, le PTB+, est le plus petit des grands partis. Et Raoul devait passer sur la télé locale RTC avant de rejoindre ses amis au cœur du quartier St Léonard. « Avec un résultat pareil, le PTB siègera au conseil communal de Liège en 2012 » déclare Raoul Hedebouw à la télé locale. En effet, le progrès électoral est indéniable : comparé aux élections législatives de 2007, le résultat du PTB en région liégeoise est remarquable. Tant à Liège ville qu’à Seraing, il triple ses voix, passant respectivement de 1,44 et 2,81% à 4,24 et 7,27%. A Herstal, bastion du PTB depuis 2000, le progrès est aussi significatif : il passe de 6 à 9,8%. Il manque 9 voix pour devenir le 3e parti de la commune à la place du cdH. Et dans les autres cantons de l’arrondissement, les chiffres sont tout aussi enviables : de 1,4 à 4,47 % à Grâce-Hollogne, de 1 à 3,33% à St Nicolas. Les résultats dans les arrondissements de Huy-Waremme et Verviers sont tombés plus tard, car on y votait encore sur papier. Mais ils sont encourageants également : multiplication par trois à Waremme et par quatre à Huy et Verviers.

« Ce résultat est celui des membres et sympathisants du parti qui ont fourni un effort formidable pendant les six semaines de campagne », a expliqué Nadia Moscufo, conseillère communale PTB à Herstal. Du journal de campagne, on peut retenir qu’ils ont distribué 170.000 dépliants dans les boîtes aux lettres de la province, qui compte un million d’habitants. Ils ont réalisé 70 sorties collectives sur les marchés, brocantes et autres manifestations populaires. Plus de 90 colleurs bénévoles ont collé 8000 affiches. D’autres ont téléphoné à leurs amis, envoyé des messages par mail ou sur Facebook,…

Francine a distribué des milliers de dépliants sur les marchés. « Mais ce qui était le plus intéressant, c’était de discuter avec les gens. Beaucoup en avaient ras-le-bol et voulaient voter blanc, mais nous en avons convaincu beaucoup de montrer par leur vote qu’ils ne voulaient pas avoir encore une fois la même chose ». François et Jordi sont les rois des nez rouges à Seraing : ce matin, Alain Mathot arborait un magnifique nez rouge sur toutes les affiches collées devant les bureaux de vote. Du coup, les électeurs rentraient dans les bureaux en demandant « C’est ici le cirque ? » avec des clins d’œil entendus. Dominique Vendredi, qui se présentait pour la première fois sur la liste du PTB+, est prête à recommencer une nouvelle campagne demain matin. « C’était vraiment enrichissant. Je circule avec le Bibliobus de la province et j’ai vu partout les affiches du PTB, y compris dans des coins très reculés. Les résultats sont donc le reflet de tout ce travail. Gaetan Barracato, délégué FGTB chez InBev, a mené campagne avec Nino Militello, dernier suppléant sur la liste. « Le résultat est bon, c’est sûr, mais pour la prochaine fois, il faudra avoir des équipes de campagne pour chacun des candidats, avec des call centers qui envoient des cascades de messages. Car la petite percée médiatique ne suffit pas. Il faut se faire connaître encore plus. » Cécile Leblanc, candidate de Herstal sur la liste du Limbourg a recueilli 450 voix de préférence. Elle n’en revient pas. « Je pensais faire 50 voix tout au plus. » En fin de soirée, quand Raoul annonce que le score dans le canton d’Anvers est comparable à celui de Liège, c’est le délire. Encore une preuve qu’au PTB c’est le front des travailleurs de tout le pays, du nord au sud, contre l’austérité qui passe avant tout.

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 06:43

1010000.jpgl'illustration ne provient pas de cette grotte

En Roumanie, des spéléologues ont découvert dans une grotte des peintures rupestres, les plus anciennes enregistrées jusqu’à présent dans l’Europe centrale, pouvant remonter jusqu’à 35.000 ans.

Il s’agit d’une « découverte majeure » dont l’ » authenticité est sûre », a indiqué M. Clottes, spécialiste d’art préhistorique, sollicité par les spécialistes roumains pour certifier la découverte.

Son équipe, composée de spéléologues, un paléontologue, une archéologue et deux spécialistes de l’art des cavernes, estime que les peintures « seraient attribuables à une période ancienne de l’art rupestre, au Gravettien ou à l’Aurignacien (entre 23.000 et 35.000 ans) ».

Selon les procédures, les estimations doivent être confirmées avec un test au carbone 14.

Les peintures noires découvertes dans la grotte de Coliboaia « il y a trois ou quatre mois » et récemment certifiées, représentent des animaux, dont un bison, un cheval, une ou deux têtes d’ours et deux rhinocéros, a précisé à l’AFP le président de la FRS, Viorel Traian Lascu.

La grotte, qui se trouve dans le Parc Naturel d’Apuseni, est parcourue par une rivière souterraine, qui rend le passage très difficile. Elle maintient les traces des ourses de caverne, qui ont griffé et poli les parois.

 

(D’après Belga)

 

http://www.lesoir.be/culture/arts_plastiques/2010-06-13/des-peintures-paleolithiques-decouvertes-dans-une-grotte-775945.php

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 06:34

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 06:17

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« Nous nous réjouissons de la poussée du PTB+, partout à Bruxelles et en Wallonie» a déclaré Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB+. « Le PTB+ progresse aussi en Flandre, et particulièrement à Anvers, malgré le score monstre de la N-VA. » Le PTB+ obtient notamment 4,2% des voix dans le canton de Liège, 4,1% à Anvers et 2% en région bruxelloise.

Service de presse du PTB+

« Nous remercions tous les électeurs qui nous ont accordé leur confiance. Au vu des premiers résultats, nous triplerions nos voix en Wallonie et à Bruxelles par rapport à 2007 et augmenterions de 50% en Flandre » ajoute le porte-parole du parti de gauche. « Il y a eu une expression d’un vote contestataire et de gauche, face aux quatre grands partis francophones. Avec ce résultat, nous allons continuer à jouer notre rôle de moustique et être très vigilants face aux plans d’austérité qui s’annoncent et à la crise politique à laquelle le pays risque de faire face. »

« Le signal du vote pour le PTB+ dans la ville d’Anvers et en Flandre est d’autant plus à souligner vu le contexte de droitisation et de nationalisme » précise Peter Mertens, président du PTB+. « Evidemment les résultats de la N-VA sont inquiétants. Le risque que le pays soit plongé dans une profonde crise durant des mois est d’autant plus dangereux dans le contexte d’une crise économique sans précédent. L’histoire a montré à quoi ce cocktail de crise et de nationalisme pouvait mener. Avec notre parti, nous voulons y résister. Nous voulons jeter des ponts entre les deux communautés avec notre parti national et bilingue. »

Raoul Hedebouw, tête de liste à la chambre en province de Liège est revenu sur les résultats du PTB+ dans la province, qui dépasse les 3%. « Avec notre résultat au niveau provincial, un élu aux prochaines échéances nationales et régionales n’est pas exclu. Et avec 4,2% sur le canton de Liège, nous pourrions entrer au conseil communal en 2012 avec notre premier élu. » Et à Anvers aussi, Peter Mertens pourrait avec le score de 4,1% devenir le premier conseiller communal PTB+ en 2012 dans la plus grande ville de Flandre.

 

Service de presse du PTB+

www.ptb.be

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