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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 20:35

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Le sourire de Barack Obama est plus doux que celui de George W. Bush, mais son bellicisme est plus agressif encore. A l’ère des restrictions budgétaires et de la communication, la Maison-Blanche a abandonné les bombardements en prime-time et leur préfère l’intervention secrète tous azimuts. Via leurs actions spéciales, les Etats-Unis sont aujourd’hui en guerre dans 75 pays.

La guerre n’est pas que celle qui se voit. En plus des opérations militaires en Irak et en Afghanistan, le Pentagone conduit une guerre secrète où l’Iran est un des objectifs centraux. Elle est coordonnée par le Commandement des opérations spéciales (UsSoCom), qui dispose d’environ 57 000 spécialistes des quatre Armes (Terre, Mer, Air, Marines). Leur mission officielle comprend : le recueil d’informations sur l’ennemi ; l’action directe pour détruire des objectifs, éliminer ou capturer des ennemis ; la guerre non conventionnelle conduite par des forces externes, entraînées et organisées par l’Ussocom ; la contre-insurrection pour aider des gouvernements alliés à réprimer une rébellion ; les opérations psychologiques pour influencer l’opinion publique étrangère afin d’appuyer les actions militaires états-uniennes. Comme il ressort d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, par rapport à 60 il y a un an [1]. Leur importance croissante est prouvée par le fait que « les commandants des forces spéciales sont aujourd’hui plus présents à la Maison-Blanche que ce qu’ils ne l’étaient à l’époque de Bush ».

L’aire où se concentrent ces opérations, dont le financement se monte officiellement à 10 milliards de dollars, comprend le Proche-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique orientale. Il existe cependant « des plans d’attaque préventive ou de représaille dans de nombreux endroits du monde, à mettre en œuvre quand on découvre un complot ou après une attaque ». L’utilisation des forces pour les opérations spéciales offre l’ « avantage » de ne pas demander l’approbation du Congrès et de rester secrète. Ces opérations, selon des fonctionnaires de l’administration cités par l’agence UPI, « pourraient ouvrir la voie à des attaques militaires contre l’Iran si la confrontation sur le programme nucléaire de Téhéran se fait plus aigüe ».

Dans le cadre de la « guerre non-conventionnelle », l’UsSoCom emploie des compagnies militaires privées, comme Xe Services (ex-Blackwater, connue pour ses actions en Irak) qui s’avère employée dans diverses opérations spéciales parmi lesquelles le recueil d’informations en Iran. Ici l’UsSoCom soutient directement ou indirectement les groupes rebelles, surtout ceux qui sont dans la zone sud-orientale à majorité sunnite. Sans trop aller dans la nuance : un de ces groupes, les « Guerriers sacrés du peuple », figure dans la liste des organisations terroristes rédigée par Washington. La même politique est menée en Afghanistan, où les forces pour les opérations spéciales se servent de seigneurs de la guerre locaux. L’un de ceux-ci —rapporte le New York Times [2]— est Matiullah Khan : avec son armée privée, il combat les insurgés avec les forces spéciales états-uniennes (dont le quartier général est à une centaine de mètres de celui de Matiullah Khan) et assure le transit des convois de l’OTAN, qui lui verse un paiement de 1.200 dollars par camion. Il est ainsi devenu, dans sa province, le plus puissant et le plus riche seigneur de la guerre. Grâce à ce que le Pentagone appelle une « guerre non-conventionnelle ».

Par cuba si lorraine

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 18:55

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Allez savoir pourquoi j’ai bondi de joie au premier but des Bafana Bafana contre le Mexique, moi qui n’ai eu à aimer l’Afrique du Sud que par ses écrivains, ou par ses chanteurs, oui, c’est vrai, des monstres de la littérature et de la scène, mais bon, cela n’explique pas que je jubile au premier but des Bafana Bafana, je n’avais jamais entendu parler de ce Tshabalala, ce n’est pas John Maxwell Coetzee, prix Nobel de littérature, ni Nadine Gordimer, ni encore moins Johnny Clegg.

Non, cela n’explique pas mon délire ni encore moins que je me mette à danser la Waka Waka avec Shakira, «Zamina mina hé hé, Waka waka hé hé», la Waka Waka, rien que ça, moi qui ai rarement pu aligner deux pas de danse sans trébucher au troisième ! C’est un truc fou, la Waka Waka, personne ne sait ce que cela veut dire, c’est entre Macarena, le gnaoui, le Haka des rugbymen néozélandais et la Soca Dance, mais c’est surtout la chanson officielle de la Coupe du monde de football 2010, et c’est chanté par Shakira à Soweto ! «Je suis honorée que Waka Waka ait été choisie pour la Coupe du monde 2010», a cru utile de déclarer la belle Colombienne aux courbes de braise. Enchantée ? Et moi donc ! Le foot fêté avec ses déhanchés sensuels et sa voix de velours, c’est certain, ce sera, définitivement, ma passion de l’été… Avec Shakira, tout devient magique, même Saâdane ! «Si t'es secoué du coco, t'es waka / Si t'es gorgonzola, t'es waka.» Oui, mais pourquoi, diable, ai-je bondi de joie au premier but des Tshabalala contre le Mexique alors que je devrais plutôt partager l’anxiété nationale, m’angoisser avec mes compatriotes pour le match contre la Slovénie, sans Meghni, sans Mansouri… Shakira s’arrête de danser. «Cette Coupe du monde, plus que toutes les autres, c’est la rencontre de la race humaine réunie par une passion et par l’amour, dit-elle… Toutes les nationalités, toutes les religions, sans haine, sur cette terre qui a tant souffert de la ségrégation… C’est cela que je veux chanter dans Waka Waka…» Mais oui, mais bien sûr, c’est pour LUI que j’ai applaudi au premier but des Bafana Bafana, pour la joie qu’il devait éprouver en ce moment-là ; c’est même pour LUI que j’ai dansé la Waka Waka, sans trébucher ! Pour LUI ! LUI qui a débarrassé l’Afrique du Sud de siècles de haine imbécile. Sans lui, M’bolhi, Etoo et Thierry Henri ne se seraient pas rencontrés en Afrique du Sud. Sans lui, Shakira, splendide métissée, n’aurait pas pu travailler avec le groupe sud-africain des Freshlyground. C’était interdit ! Oui, interdit aux Blancs de se mélanger aux Noirs ! Ce système absurde s’appelait l’apartheid, du temps de ce panneau interdisant l'accès d'une plage aux personnes de couleur et aux chiens. LUI, a payé de 27 années de prison, oui 27 années, pour que tout cela s’arrête, 27 années à effectuer des travaux forcés dans une carrière de chaux dans l'île-prison de Robben Island, à subir la kératite due à la poussière et à la lumière, mais aussi à encourager les hommes, à enseigner le poème Invictus (Invaincu), «Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme», ces mots que l’on retrouve dans Waka Waka, «Quand tu tombes relève toi, oh oh, Et si tu tombes relève toi, hé hé, Zamina mina Zangaléwa, Car c’est l’Afrique…» Oui, c’est sûr, c’est pour LUI que j’ai applaudi au premier but des Bafana Bafana, pour tout ce qu’il m’a appris, pour tout ce qu’il a appris aux hommes, qu’ils peuvent être aussi déraisonnables dans la tendresse, pas seulement dans la haine. LUI, Nelson Mandela, l’homme qui a enseigné à la planète tout entière que la haine tue toujours mais que l'amour ne meurt jamais, la preuve, aujourd’hui, Shakira la métissée chante avec les Freshlyground , le joueur noir joue aux côtés du joueur blanc, et cette coupe qui rassemble Blancs et Noirs, Métis et Asiatiques, c’est sa coupe, LUI, Nelson Mandela, l’ancien chef de l'African National Congress (ANC) qui a simplement dit : «Jetez dans la mer vos fusils, vos couteaux et vos machettes»… «Zamina mina hé hé, Waka waka hé hé, Zamina mina Zangaléwa, C’est le temps de l’Afrique»

Et LUI, à la différence de tant d’autres, LUI grandi par une vie à lutter contre la domination politique de la minorité blanche et contre la ségrégation raciale, LUI n’a jamais été tenté par les ténèbres de la dictature. La Constitution adoptée en février 1996 après deux années de débats n'a jamais été violée. «Toute ma vie, j’ai chéri l'idéal d'une société libre et démocratique. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et pour lequel je suis prêt à mourir.» Et cet Etat-là, cette nouvelle Afrique du Sud où chante Shakira et où vont jouer M’Bolhi, Etoo, Anelka, cette nouvelle Afrique du Sud fait partie aujourd'hui du G20, candidat sérieux pour un siège de membre permanent du Conseil de sécurité à l'ONU, l'une des grandes puissances émergentes de la planète, avec 40 % de la richesse du continent africain. Pour libérer les peuples, comme pour les diriger, ne l’oublie jamais, il faut aimer les hommes… Cette Coupe du monde, c’est le triomphe de l’amour sur la haine. C’est sa Coupe à lui.

 

Mohamed Benchicou

 

http://www.lematindz.net/news/3161-cc.html

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 17:35

 

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Le Ministère chinois du Commerce a tenu le 12 courant un briefing de routine au cours duquel son porte-parole Yao Jian a déclaré que la main-d'œuvre bon marché n'est plus, dans la phase actuelle du développement de la Chine, un avantage utilisé pour attirer les fonds et les capitaux étrangers et que la rémunération et le traitement à l'intérieur des entreprises étrangères installées en Chine doivent être améliorés en tenant compte du progrès et du perfectionnement continuels de la législation chinoise. Il a ajouté que dans ce cas-là, le niveau salarial des travailleurs doit connaître également une amélioration sensible.

Ces derniers temps, suite à la hausse de salaire pratiquée par Foxconn Group et par Guangzhou Honda et qui commence à s'étendre petit à petit dans les régions de la Chine méridionale et à la décision prise depuis le début de cette année par plusieurs régions du pays, dont Shenzhen et Beijing, de majorer le taux du salaire minimal, le coût de la main-d'œuvre doit accroître nécessairement dans toutes les régions du pays.

En abordant les problèmes de Foxconn, Yao Jian a indiqué que la plupart d'entre eux sont déjà réglés grâce à la coordination des départements gouvernementaux compétents chargé du Travail et des autorités locales concernées. Vu de l'ensemble, les lois et les règlements sur le plan des relations du travail appliqués en Chine sont relativement parfait et perfectionnés. Avec l'approfondissement dans notre pays du processus de marchéisation et suite à l'intensification du degré de participation de la Chine dans l'économie internationale, les règles du marché intérieur chinois font également l'objet d'une amélioration constante. Il doit avoir également un mécanisme permettant de régler de façon adéquate les problèmes qui surgissent dans ce domaine en tenant compte des lois et des règlements chinois sur le travail. D'autre part, la Chine est l'une des principales destinations pour les capitaux étrangers qui en sont attirés. Les investissements étrangers ont contribué au développement de l'économie chinoise et à l'amélioration du niveau des emplois. Parallèlement, la structure chinoise d'absorption de fonds et de capitaux étrangers est en train de connaître de sensibles changements. En faisant un examen rétrospectif des trente dernières années, il est tout à fait facile de remarquer que l'ampleur des chaînes de production et de fabrication dans nos usines a connu une transformation substantielle, tandis que l'environnement d'emploi et la rémunération des travailleurs ont également connu une amélioration sensible.

Yao Jian a fait remarquer qu'au cours de la période écoulée, les 290.000 entreprises à capitaux étrangers qui fonctionnent en Chine ont créé pour notre pays de près de 45 millions à 50 millions d'emplois et de postes de travail, ce qui a contribué de façon importante au règlement du problème d'emploi et de travail en Chine. Dans le processus d'absorption par la Chine de capitaux et de fonds étrangers, pour chaque employé et travailleur chinois recruté par les entreprises à capitaux étrangers, le plus important c'est le poste de travail ou l'emploi qui occupe la première place dans ses préoccupations et ensuite c'est le problème de la hausse du salaire du travail.

« C'est pourquoi j'imagine qu'avec le perfectionnement continuel en Chine du système législatif la rémunération et le traitement à l'intérieur des entreprises étrangères installées en Chine vont connaître également une amélioration constante, de même que leur environnement de travail et leur capacité de création d'emplois, ainsi que le niveau salarial du travail. », a-t-il dit.

En abordant le sujet du niveau salarial, Yao Jian a indiqué qu'il concerne autrefois la main-d'œuvre bon marché, mais que dans la période actuelle du développement économique chinois, il ne constitue plus un avantage permettant d'attirer les capitaux étrangers. En réalité, les avantages les plus importants de la Chine pour les capitaux étrangers c'est tout d'abord la stabilité de son environnement politique, le développement rapide et continuel de son économie et l'amélioration constante de son système législatif ; ensuite, c'est la grande ampleur de ses marchés intérieurs. Selon les statistiques établies, les quelques 290.000 entreprises étrangères installées en Chine fabriquent des produits dont près de 63% sont vendus sur le marché chinois, alors que seulement 37% sont destinés à l'exportation. C'est pourquoi elles accordent la plus grande importance à la potentialité ultérieure des marchés chinois ; le troisième, c'est la capacité d'assortiment complémentaire industrielle de la Chine qui est parfaite et perfectionnée. En consultant les secteurs industriels en amont et en aval de la production en Chine des pc portables, on remarque que ce soit des produits électroniques ou bien des produits d'emballage accessoires, les chaînes de production en série concernées sont tout à fait parfaites, excellentes et perfectionnées ; le quatrième, c'est l'avantage de la main-d'œuvre. Cet avantage est traduit d'un côté par l'amélioration générale de la qualité de la population chinoise, alors qu'un assez grand nombre des travailleurs ont reçu une instruction supérieure. En Chine, il y a chaque année plus de 6 millions de jeunes qui obtiennent leur diplôme d'études supérieures sans compter le grand nombre de diplômés d'écoles professionnelles. En plus de tout cela, il existe dans les régions du centre et de l'ouest du pays de colossaux marchés de la main-d'œuvre. C'est pourquoi la Chine ne souffrira pas de la pénurie de main-d'œuvre d'ici de longues années, alors que les entreprises étrangères installées en Chine n'auront rien à souffrir de cela et pourront toujours maintenir leur avantage concurrentiel quant aux prix de la main-d'œuvre.

 

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7025730.html

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 17:20

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Il y a un an, le 11 juin 2009, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé la pandémie de grippe A/H1N1 ou grippe porcine. Les médecins lui avaient attribué le plus haut degré de danger, le sixième. Cela faisait 40 ans qu’il n’avait pas eu de pandémie. Depuis, la grippe porcine a emporté 18 000 vies dans 213 pays. Cependant, un an après l'annonce de la pandémie, les collaborateurs de l'OMS sont accusés de corruption et de lobbies d'intérêts avec les groupes pharmaceutiques qui ont tiré un énorme profit de la panique.

L'apparition de la nouvelle souche de grippe a été enregistrée au tout début de l'année 2009. La situation s'est soudainement aggravée en avril, suite à l'annonce de la première victime du virus A/H1N1. En mai 2009, avant l'annonce de la pandémie, les autorités de Hong-Kong ont déclaré l'état d'urgence dans le pays. Une opération quasi militaire a été mise en place pour bloquer l'hôpital, où vivait la touriste ayant contracté le virus A/H1N1. Ce cas s'est avéré contagieux. Après l'annonce par l'OMS du début de la pandémie, la Maison blanche a qualifié la grippe porcine de menace nationale pour les États-Unis et le président Barack Obama a instauré l'état d'urgence.

L'économie mondiale a été la principale victime de la panique liée au nouveau virus. L'OMS a invité les pays à ne pas fermer les frontières, en affirmant que la consommation de porc préparé correctement ne présentait aucun danger pour la santé. Les experts de l'organisation de l’ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) ont déclaré qu'ils n'avaient trouvé aucun lien entre l'infection des personnes par le virus A/H1N1 et la consommation de porc, et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a annoncé que la soi-disant menace du virus ne pouvait justifier les restrictions sur l'importation du porc. Néanmoins, 14 pays, y compris la Russie, ont restreint l'importation du porc et les autorités égyptiennes ont provoqué des révoltes paysannes en annonçant l'élimination de cheptels entiers de porcs. Hormis les fermiers, les agences de voyages et les compagnies aériennes ont subi des pertes financières. Craignant la contamination, la plus part ont préféré annuler les vols vers l'étranger.

Toutefois, quelques uns ont su tirer profit de la panique liée au virus A/H1N1. Grâce à la vente de médicaments antiviraux, les groupes pharmaceutiques ont gagné près de 10 milliards de dollars. Par conséquent, apparaissent des doutes sur la réalité du danger et des insinuations sous entendant que cette nouvelle souche aurait été une sorte de programme anticrise pour le secteur pharmaceutique. Une chose est sûre, alors que la plupart des secteurs souffraient de la crise, les groupes pharmaceutiques ont fait des bénéfices. Rien qu'en Russie la vente des médicaments antiviraux recommandés par l'OMS a décuplé en 2009.

Des soupçons sont apparus dès l'année dernière. En novembre 2009, le journal danois Information a attiré l'intention sur le fait que « la marche triomphale » du nouveau virus avait étrangement coïncidé avec la fusion de deux géants pharmaceutiques, le suisse Hoffman-La Roche et l’américain Genentech. Les journalistes ont supposé que la pandémie pourrait être en réalité une énorme affaire de corruption. Le premier à avoir parlé de corruption a été Wolfgang Wodarg, le président de la sous-commission pour la santé de l’APCE. Il a déclaré qu'il n'y avait aucune grippe porcine, que ce n'était qu'une forme de grippe saisonnière, et que la panique avait été déclenchée dans l'intérêt des groupes pharmaceutiques.

Indirectement cette thèse a été confirmée par Tatiana Golikova, la ministre russe de la Santé publique et du Développement social. Tentant de rassurer la population, elle a annoncé en novembre dernier les statistiques, selon lesquelles le taux de mortalité lié au nouveau virus ne dépassait pas celui de la grippe normale. En neuf mois, en 2008, 484 personnes sont décédées suite à la contraction de la grippe saisonnière, et 439 pour la même période en 2009.

En un mot, la situation méritait réflexion. Et voici qu'en début de semaine, l’APCE a ouvert une enquête sur les circonstances de l'apparition de la pandémie A/H1N1. Lors de la première réunion, un rapport a été présenté, dans lequel il est stipulé qu'il n'y avait pas de raisons pour déclarer le plus haut degré de danger et que l'OMS avait provoqué intentionnellement la panique. Il attirait également l’attention sur le fait que certains experts de l'OMS occupaient des postes au sein des groupes pharmaceutiques produisant des vaccins contre la grippe porcine.

Les représentants de l'OMS rejettent catégoriquement toutes les accusations. Margaret Chan, la directrice générale de l'OMS, a déclaré « qu'à aucun moment » les intérêts commerciaux n'avaient influencé ses décisions, que tous les signes formels de la pandémie étaient évidents et que le nombre de victimes de la grippe porcine continuaient de croitre. Personne n'a réfuté le fait que le virus A/H1N1 était capable de tuer. Il s'agit seulement d’une remise en question de l'échelle de la menace. Une grippe ordinaire tue entre 200 000 et 500 000 de personnes par an, la grippe porcine n’ayant pas fait plus de 20 000 victimes. L'intérêt des pharmaciens est évident.

Et pourtant, il n'y a pas de réponse claire à la question : la panique liée au virus A/H1N1 est-elle justifiée? Selon le bilan, les services médicaux de plusieurs pays ont effectivement enregistré un nombre anormal de cas de grippe et d’infections respiratoires sérieuses. C'est la raison pour laquelle l'OMS, malgré les accusations, n'annonce toujours pas la fin de la pandémie. Cette semaine Guennadi Onichtchenko, le médecin sanitaire en chef de Russie, a également déclaré que la pandémie de grippe porcine continuait.

L'enquête menée par l'APCE nous fournira peut-être enfin la réponse : l'humanité est-elle victime d'une maladie dangereuse ou d'une escroquerie rusée orchestrée par des fonctionnaires internationaux et des requins du business pharmaceutique?

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 17:17

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La pire chose qui soit jamais arrivée au peuple juif, après l’Holocauste, c’est la création de l’état d’Israël.

Sur le plan international, les choses sont si désespérantes qu’il ne reste plus qu’à rêver.

Alors je rêve d’une Turquie, membre de l’OTAN, qui exige que l’alliance vienne la défendre d’une attaque israélienne. Selon l’article 5 de la charte de l’OTAN, une attaque armée contre un de ses membres constitue une attaque contre tous ses membres. C’est la raison avancée par l’OTAN pour combattre en Afghanistan – une attaque contre les Etats-Unis le 11 septembre 2001 a été considérée comme une attaque contre tous les membres de l’OTAN (tout en omettant le fait que l’Afghanistan n’avait rien à voir avec les attentats). L’attaque israélienne contre un navire battant pavillon turc, opérée par une organisation humanitaire turque, tuant neuf citoyens turcs et blessant beaucoup d’autres, constitue sans aucun doute une attaque contre tous les membres de l’OTAN.

Ainsi, après que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la France et autres membres importants de l’OTAN ont présenté des arguments ridicules non-sequitur pour expliquer pourquoi ils ne peuvent... euh... invoquer l’Article 5, et que les médias internationaux ont avalé l’histoire tout rond sans la moindre indigestion, la Turquie exige qu’Israël perde au moins sont statut informel de membre associé à l’OTAN en tant que membre du Dialogue Méditerranéen. Cette dernière demande aussi est sévèrement rejetée par les puissances mondiales éminentes de l’OTAN parce qu’une telle décision représenterait une victoire pour le terrorisme. Et pour l’antisémitisme aussi, évidemment.

Alors la Turquie se retire de l’OTAN. L’Azerbaïdjan et cinq autres pays de l’Asie centrale, membres du Partenariat pour la Paix de l’OTAN envers les communautés turkmènes, lui emboîtent le pas. L’OTAN connaît alors une crise. Les autres membres commencent à questionner la politique de l’organisation... et veulent enfin savoir pourquoi nos jeunes tuent et meurent en Afghanistan, et pourquoi on les a envoyés au Kosovo et en Irak et à d’autres endroits que les Américains considèrent comme cruciaux pour leur Sécurité Nationale qui est sans cesse menacée.

Lorsque le Vice-président Biden déclare à la télé au célèbre conservateur déguisé en progressiste, le pseudo intellectuel Charlie Rose, que « nous avons exercé toute la pression possible et tenté de convaincre par tous les moyens Israël d’autoriser l’entrée des matériaux de construction (à Gaza), » (1), Rose pour une fois se comporte comme un véritable journaliste et demande à Biden : « Avez-vous menacé Israël de mettre fin à l’aide économique et militaire ? ... Avez-vous inscrit des officiels israéliens sur la liste des étrangers qui ne sont pas autorisés à entrer aux Etats-Unis et avez-vous gelé leurs comptes en banques aux Etats-Unis comme vous l’avez fait pour de nombreux officiels qui ne soutiennent pas l’Empire ? ... Puisque Israël a commis à la fois des crimes contre la paix et des crimes contre l’humanité et puisque ces crimes ont une juridiction internationale, certains membres des appareils politique et militaire israéliens peuvent être cités à comparaître devant n’importe quel tribunal dans le monde. Allez-vous donner des instructions au Ministère de la Justice pour lancer de telles mises en examen ? Ou si un autre pays membre de la Cour Internationale de Justice demande à la Cour de poursuivre ces individus, est-ce que les Etats-Unis tenteront de bloquer la procédure ? ... Et pourquoi est-ce que les Etats-Unis n’ont-ils pas délivré eux-mêmes les matériaux de construction ? »

Lorsque Israël justifie ses meurtres par « l’autodéfense », les comédiens de la télé Jay Leno et David Letterman trouvent ça très drôle et font remarquer qu’une nouvelle note biographique du Premier ministre chinois en poste au moment de la répression violente de la Place Tienanmen en 1989 vient de justifier l’action des militaires en déclarant que les soldats ont agi par « autodéfense » lorsqu’ils ont tiré sur les militants démocrates. (2)

Lorsque Israël qualifie de « terroristes » les passagers des bateaux qui ont offert une certaine résistance aux envahisseurs israéliens, le New York Times fait remarquer que les passagers qui ont résisté aux pirates le 11 septembre (2001) lors du détournement d’un avion qui s’est écrasé en Pennsylvanie sont qualifiés de « héros ». (Soi dit en passant, il mérite d’être rappelé que les Etats-Unis utilisent le 11 Septembre comme Israël utilise l’Holocauste – comme une excuse pour justifier tous leurs comportements illégaux et violents sur la scène internationale.)

Pendant ce temps, le Washington Poste rappelle à ses lecteurs qu’en 2009 Israël a attaqué un bateau dans les eaux internationales qui transportait de l’aide médicale à Gaza avec à son bord l’ex-membre du Congrès Cynthia McKinney, et qu’en 1967 Israël a attaqué un navire américain, le USS Liberty, faisant 34 morts et environ 173 blessés, et que le Président Johnson a fait exactement ce qu’Obama est en train de faire aujourd’hui et qu’il aurait fait à l’époque : rien.

Et enfin, la Secrétaire d’Etat Clinton déclare qu’elle a eu une révélation. Elle réalise que ce qu’elle a récemment déclaré au sujet de la Corée du Nord accusée d’avoir torpillé un navire de guerre sud-coréen s’applique aussi à Israël. Mme Clinton a exigé que Pyongyang « cesse ses provocations, cesse ses menace de guerre contre ses voisins, et prenne des mesures irrévocables pour sa dénucléarisation et respecte le Droit International. » (3) Elle ajoute que la culpabilité de la Corée du Nord n’est pas clairement établie, tandis qu’Israël ne nie pas son attaque contre la bateau ; pire encore, il n’est même pas certain que la Corée du Nord possède l’arme nucléaire, alors qu’il ne fait aucun doute que Israël en possède une bonne quantité.

Voilà le tableau. L’hypocrisie règne. Malgré mes rêves les plus fous. L’hypocrisie est-elle une absence de morale ou un manque d’intelligence ? Lorsque le Président Obama déclare, comme il l’a souvent fait, que « personne n’est au-dessus des lois » et qu’il enchaîne aussitôt pour affirmer que son administration ne mettra pas en examen Bush et Cheney pour crimes, est-ce qu’il pense que personne ne remarquera la contradiction de son propos, son hypocrisie ? Il s’agit d’un mépris pour l’opinion publique et/ou une idiotie digne de son prédécesseur.

Et lorsqu’il déclare : « l’avenir n’appartient pas à ceux qui rassemblent des armées sur un champ de bataille ou enfouissent des missiles sous terre », (4) ne lui vient-il pas à l’esprit qu’il est en train de décrire crûment l’avenir des Etats-Unis, ou sa propre politique, consciente et délibérée, qui consiste à accroître encore la taille de l’armée américaine et son stock de missiles ?

Camarades, l’hypocrisie et les mensonges peuvent-ils atteindre une telle ampleur que suffisamment d’Américains sincères commencent à se poser des questions sur leur foi et que leur nombre atteigne une masse critique et provoque une explosion ? Eh bien, c’est chose faite pour d’innombrables Américains mais la tâche est immense lorsqu’il s’agit de contrer la quantité de propagande produite par l’éducation et les médias. Ils sont très doués pour ça. Tant pis. Mais n’abandonnez pas la lutte pour autant. Quelle meilleure façon pour mener nos vies que de résister ? Et rappelez-vous, ce n’est pas parce que le monde est passé sous le contrôle d’une bande de cinglés menteurs, hypocrites et tueurs en série que cela devrait nous empêcher de prendre du bon temps.

Les Bons et les Méchants

A Lahore, Pakistan, selon un article du Washington Post du 29 mai, « des militants ont lancé une attaque coordonnée... contre deux mosquées d’un secte minoritaire musulmane, en prenant des otages et en tuant au moins 80 personnes... Au moins sept hommes armés de grenades, de fusils d’assaut et de ceintures de bombes ont pris d’assaut les mosquées alors que les prières du vendredi prenaient fin. »

Super, vraiment super, très civilisé. Il n’est pas étonnant que de bons Américains pensent que c’est contre cela que les Etats-Unis sont en train de se battre – des fanatiques islamistes, des maniaques suicidaires, qui tuent leurs semblables pour un point obscur de dogme religieux, qui veulent tuer des Américains pour un pêché quelconque, parce que nous sommes des « infidèles ». Comment raisonner avec de telles personnes ? Où est leur humanité que les pacifistes naïfs et les militants anti-guerre nous demandent de respecter ?

C’est là que l’on tombe sur le dernier paragraphe de l’article. « Selon des officiels de la région, le même jour, des missiles tirés par un drone US auraient frappé un camp Taliban au sud de la zone tribale du Waziristân, tuant huit personnes. » Nos dirigeants nous demandent de croire que ceci représente un niveau d’humanité supérieur. Les Etats-Unis font ça tous les jours, ils envoient des engins de mort télécommandés appelés Predators au dessus de l’Afghanistan et du Pakistan, pour tirer des missiles Hellfire qui vont s’abattre sur des mariages, des funérailles, des maisons, sans savoir qui sont les victimes, sans se soucier de leurs identités, on en compte désormais plusieurs centaines, tant que Washington peut prétendre à chaque fois – à raison ou à tort – que parmi les victimes se trouvaient un éminent infidèle, qu’on l’appelle le Taliban, Al-Qeada, insurgé ou militant. Comment raisonner avec de telles personnes, les personnes de la CIA qui dirigent les vols ? Quelle différence entre eux et les kamikazes ? Le kamikaze connaît le même sort que ses victimes et les voit de près avant de les tuer. L’assassin de la CIA est confortablement assis dans une salle dans le Nevada ou la Californie et fait semblant de jouer à un jeu vidéo, puis sort pour dîner tandis que ses victimes agonisent. L’assassin de la CIA croit passionnément en quelque chose qu’on appelle le Paradis. L’assassin de la CIA croit passionnément en quelque chose qu’on appelle le drapeau et la patrie.

Le conseiller juridique du Département d’Etat justifie les bombardements par Predator comme étant de... ah oui... de « l’autodéfense ». (5) Essayez donc de raisonner avec ça.

Ces bombardements américains par drones constituent bien sûr le summum de l’agression, l’ultime crime international. Ils ont été employés sur l’Irak dés le début des années 90. Au mois de décembre 2002, peu avant l’invasion US au mois de mars, les Irakiens ont réussi à abattre un de ces engins. En réaction, le porte-parole de la « Commande Centrale US », qui supervise les opérations militaires US au Moyen Orient, a déclaré qu’il s’agissait d’un nouveau signe de la « campagne d’agression militaire » menée par le Président irakien, Saddam Hussein. (6)

En fait, cette démonstration d’hypocrisie a été battue par le Secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, lorsqu’il a commenté les vols US et les bombardements sur l’Irak durant cette période : « Cela me met hors de moi de savoir que des pilotes US et Britanniques se font tirer dessus, jour après jour après jour, en toute impunité. » (7)

Envoyez-moi une enveloppe timbrée pour recevoir une copie du « Guide d’Incendiaire des Maisons des Officiels du Pentagone ».

Lorsque les politiciens se comportent mal. En disant la vérité.

Le président allemand, Horst Koehler, a démissionné la semaine dernière parce qu’il a dit quelque chose que les officiels du gouvernement ne sont pas censés dire. Il a dit que l’Allemagne combattait en Afghanistan pour des raisons économiques. Aucun référence à la démocratie. Aucune référence à la liberté. Pas un mot sur les Bons contre les Méchants. Le mot « terrorisme » n’a pas été prononcé. Et « Dieu » n’a pas été invoqué. Lors d’une visite aux troupes allemandes stationnées en Afghanistan, il a déclaré qu’un pays comme l’Allemagne, qui dépendait de ses exportations et du libre commerce, devait être préparé à employer la force militaire. Le pays, a-t-il dit, devait agir « pour protéger nos intérêts, par exemple, des routes de commerce libres, ou pour empêcher une instabilité régionale qui aurait très certainement des effets négatifs sur notre commerce, nos emplois et nos revenus. »

« Koehler a dit ouvertement ce qui paraissait évident depuis le début, » a déclaré le dirigeant du parti allemand La Gauche. « Les soldats allemands prennent des risques en Afghanistan pour défendre les exportations de certains gros intérêts économiques. » (8)

D’autres politiciens de l’opposition ont demandé à Koehler de retirer ses propos et l’ont accusé de porter un coup au soutien de l’opinion publique allemande aux missions militaires à l’étranger. (9)

Quel est le contraire d’un théoricien du complot ?

David Remnick, rédacteur du magazine New Yorker en ancien journaliste au Washington Post, vient de publier un nouveau livre, "The Bridge : The Life and Rise of Barack Obama". Dans les trois pages que Remnick consacre aux années 1983-1984 où Obama a travaillé pour Business International Corporation (BIC) à New-York, il ne fait aucune mention des liens bien connus entre BIC et la CIA. En 1977, par exemple, le New York Times a révélé que BIC avait fourni une couverture à quatre employés de la CIA dans différents pays au début de la Guerre Froide, (10) que la BIC avait aussi tenté d’infiltrer la gauche radicale, dont Students for a Democratic Society (SDS). (11)

Est-ce que l’idée de mentionner que le futur président des Etats-Unis a travaillé plus d’un an pour une compagnie appartenant à la CIA a traversé l’esprit de Remnick ? Même si la CIA et BIC n’ont jamais tenté de recruter Obama, chose qu’elles ont par ailleurs peut-être faite ? C’est ce genre d’oubli volontaire qui alimente la pensée conspirationiste de gauche.

Parce que Remnick a une réputation impeccable au sein de l’establishment, son livre a été largement annoncé. Mais aucun de ceux qui l’ont lu n’a cru bon de mentionner cet oubli. Et les choses étant ce qu’elles sont, évidemment, si on n’en parle pas, ça n’a jamais eu lieu. Et si vous mentionnez la chose, vous n’êtes plus qu’un théoricien du complot pathétique. Comme moi, qui en ai parlé au mois de janvier (12).

(...)

William BLUM


http://killinghope.org/bblum6/aer82.html

Traduction VD pour le Grand Soir

Notes

1. Charlie Rose Live, June 2, 2010 program http://www.charlierose.com/view/int...

2. Associated Press, June 4, 2010

3. State Department press conference, May 24, 2010

4.Talk given in Moscow, July 7, 2009, text released by the White House

5. National Public Radio, March 26, 2010

6. Washington Post, December 24, 2002

7.Associated Press, September 30, 2002

8. London Times Online, May 31, 2010

9. Associated Press, May 31, 2010

10. New York Times, December 27, 1977, p.40

11. Carl Oglesby, "Ravens in the Storm : A Personal History of the 1960s Antiwar Movement" (2008), passim

12. William Blum, The Anti-Empire Report, January 3rd, 2009

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-pire-chose-qui-soit-arrivee-au-peuple-juif-apres-l-Holocauste.html

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 16:57

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LE VISAGE DU DIMANCHE

ÉRIC CORBEAUX

Qu'on ne s'y trompe. Sous les apparences du citoyen sportif et du politique décontracté, se cache un combattant. Aucun lien avec son passage chez les « paras » lors de son service militaire : pour Éric Corbeaux, le combat est politique. Syndical, aussi. D'abord responsable confédéral puis national de la CGT, le Seclinois vient ainsi de vivre ses « huit plus belles années » à la tête de la fédération PC du Nord. Depuis une semaine, il a cédé la place. Mais prépare une autre bataille, au siège national, où il veut « préparer l'avenir ». Portrait d'un homme de conviction.

 

PAR STÉPHANE HUBIN

seclin@lavoixdunord.fr

A 50 ans, il s'apprête à donner un nouveau tournant à sa vie. Secrétairefédéral du Nord du Parti communiste depuis 2002, la plus importante fédération de France avec ses 7 300 adhérents et ses 1 000 élus, il a été de tous les combats électoraux ces huit dernières années. Mais a passé la main, samedi dernier, à Fabien Roussel, un militant de 41 ans, père, comme lui, de trois enfants. « Pas pour me plonger dans une retraite », prévient, presque agacé qu'on puisse lui poser la question, Éric Corbeaux.

Dès la semaine prochaine en effet, lors du congrès national du PC, le conseiller régional, président de la commission santé et du plan anti-cancer, premier adjoint de Seclin, devrait être élu au secrétariat national du PC au côté de Pierre Laurent. Sa mission : plancher sur les rapports aux organisations syndicales et à l'activité politique sur les lieux de travail. Un thème qu'il maîtrise sur le bout des doigts, lui qui a toujours souhaité mener ces deux engagements de front.

Infirmier au CHR de Lille, il a ainsi été des grands combats de sa corporation en 1988 et en 1991 sous la bannière de la CGT. Un syndicat dont il deviendra vite responsable confédéral, puis national, en charge de l'activité en direction des cadres. Dans le même temps, il croise le fer en politique. Issu d'une famille d'ouvriers, « de gauche mais pas communiste », il adhére au PC dès 1981, à 21 ans. En 1990, il se présente aux législatives... face à Pierre Mauroy. En 1994, il remet le couvert aux régionales, puis s'engage aux municipales, à Lezennes, avant d'arriver à Seclin, où il est élu en 2001. « Le combat syndical est important. Mais pour changer une société, il faut un engagement politique », martèle É. Corbeaux.

Pas question pour autant de se prendre au sérieux. « Il faut désacraliser la politique : ce n'est pas un métier », estime le Seclinois. « Je me suis engagé pour des combats. Le droit au travail, au logement, à la santé,.. Pour moi, être en politique, c'est donner du pouvoir aux gens », proclame-t-il. Son espoir : « réussir à remobiliser les gens. Il y a un fatalisme qui explique en partie l'abstention. Mais je sais qu'une profonde colère contre l'injustice demeure. La politique doit reprendre le dessus sur l'économique », soutient Éric Corbeaux, pas peu fier du dernier slogan des régionales, « l'Humain d'abord ». « C'est tout le sens de mon engagement... » •

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 16:40

Darmon : "La France est le dernier pays communiste au monde !"

 

Jean-Claude Darmon était l’invité de Jean-Pierre Elkabbach vendredi 11 juin pour commenter le lancement de la Coupe du Monde de football.    Réagissant à la polémique lancée par Rama Yade sur l’hôtel de l’équipe de France, il a voulu calmer le jeu : "On se serait bien passé de cette critique. Ça n’a aucun sens. D’autant que les Bleus gagnent grosso modo, chacun d’entre eux, entre 350 000 et 400 000 euros nets par mois et, toute l’année, ils voyagent avec leurs clubs dans des palaces. Ce n’est pas de mise et puis on n’a plus besoin de ça. On n’a plus besoin de polémique. On a besoin de soutenir l’équipe nationale sous toutes ses formes."   Et de poursuivre avec cette curieuse réflexion à la gloire de l’argent : "Ce n’est pas l’argent qui pourrit les hommes. Ce sont les hommes qui pourrissent l’argent. L’argent, le pouvoir… Ce sont les hommes qui sont mauvais, mais ce n’est pas du tout l’argent…".   Sa conclusion laisse rêveur, je vous la laisse méditer : "La France, c’est le dernier bastion communiste ! On sait que c’est le dernier pays communiste au monde ! Il ne faut surtout pas gagner beaucoup plus que les autres ! Il ne faut surtout pas avoir un peu plus d’aura que les autres. On décapite très très vite. On dirait Louis XVI ! Je crois qu’il faut arrêter un peu le populisme et dire aussi que la France a besoin de gens qui gagnent… qui gagnent de l’argent. Ils ne le volent pas. Et des meneurs, on a besoin de ça, dans ce pays".

 

 

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/darmon-la-france-est-le-dernier-26650

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 16:38

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Le « non » à la construction de minarets qui l’a largement emporté en Suisse, lors de la votation populaire organisée le 29 novembre dernier, a mis le pays en état de choc en même temps qu’il suscitait consternation et colère tant en Europe que dans le monde musulman. Ni la xénophobie ni la poussée de l’extrême droite n’expliquent un tel résultat (les 57 % de votants antiminarets dépassent largement la clientèle traditionnelle de la droite dure à l’initiative du référendum). Elles ne permettent pas davantage de comprendre les actuelles crispations organisées par le gouvernement français sur l’identité nationale ou les interminables polémiques autour de la burqa. Au-delà de sa dimension internationale, avec le thème récurrent du « terrorisme islamiste » et du nouveau « péril vert » qui aurait remplacé le « péril communiste », le débat porte aussi sur la place en Europe de la religion musulmane — toujours plus détachée du thème de l’immigration. Il a pour fondement la peur irrationnelle d’un islam conquérant qui s’appuierait sur un projet militant, sur une progression de la foi et sur la démographie.

Par Sami Amghar et Patrick Haenni

Une question agite l’Europe : l’islam est-il par essence expansionniste et conquérant ? Oui, clament, en Suisse, les initiateurs du référendum contre l’édification de minarets, en s’appuyant sur les écrits d’un nouveau courant critique de l’islam (1). Cet expansionnisme serait sous-tendu par une volonté d’hégémonie politique imputée tantôt à la nature même de l’« idéologie islamique » (nataliste, prosélyte et envahissante), tantôt aux stratégies de certains de ses acteurs (les « islamistes » et leurs « projets » (2)). M. Youssouf Al-Qaradawi, le plus populaire des cheikhs sunnites modérés, semble leur donner raison quand, dans son émission phare sur Al-Jazira, « La charia et la vie », consacrée le 6 décembre 2009 au vote suisse, il assure que la conquête aura lieu et que tous les êtres humains se retrouveront unis par la parole de Dieu.

Les interrogations sur l’islam ont leur part de légitimité : après tout — comme le christianisme —, il se proclame salut pour l’humanité et message scellant l’histoire des prophéties. Mais, au fond, que signifie concrètement un expansionnisme religieux ? D’un point de vue sociologique, il peut s’appuyer soit sur une démarche militante (politique, propagandiste ou militaire), soit sur le développement de la religiosité (le retour à la foi ou les conversions), soit sur la démographie (lire « Avortement sociologique d’un “baby-boom” »).

En Europe, ce sont les Frères musulmans et l’organisation turque Milli Görüs (3) qui portent un projet politique. Dépositaires d’un imaginaire non seulement universaliste (l’islam représente une religion pour tous) mais à visée de domination (l’objectif de « guider le monde » que s’assignait Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères musulmans), ils veulent la création d’un Etat islamique. Pourtant, ils ne se sont pas réfugiés en Europe, à partir des années 1950, pour cette raison, mais parce qu’elle leur offrait une base arrière, un sanctuaire, dans le cadre des combats qu’ils menaient en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Et l’installation durable de populations musulmanes sur ce continent les a pris par surprise en même temps qu’elle leur pose problème.

Le fait d’être minoritaires en Europe invalide, en effet, toute perspective stratégique pour les agents de l’islam politique, en les enfermant dans un dilemme : la prédication ou le lobbying ? Le premier choix les place sur un terrain déjà largement occupé par la mouvance salafiste ou l’organisation du Tabligh (4), des groupes désignés par le politiste Olivier Roy (5) comme néofondamentalistes.

Le second choix les confronte à la difficulté de se procurer un nombre conséquent de partisans dans le contexte européen ; de plus, en les incitant à se transformer en notables, il a le double inconvénient de limiter leur influence à un niveau local et de les exposer au soupçon de compromissions avec le pouvoir.

La situation des Frères musulmans le montre bien : en jouant la carte des institutions, ils ont perdu avec le temps de leur verve révolutionnaire, abandonné les grandes causes comme la Palestine, renoncé à se mobiliser sur les questions sensibles — par exemple, en France, le foulard ; et ils subissent la critique de jeunes musulmans qui vont parfois jusqu’à se désolidariser d’eux pour leur « embourgeoisement » ou leurs accommodements avec les autorités. Tariq Ramadan lui-même a été désavoué par certains de ses anciens partisans quand il a intégré, en 2005, un groupe de travail chargé de réfléchir, pour le gouvernement britannique de M. Anthony Blair, aux moyens d’enrayer l’extrémisme religieux.

Les difficultés d’élaboration d’une stratégie crédible en Occident, pour les tenants de l’islam politique, profitent aux mouvements néofondamentalistes, qui rejettent pour leur part les engagements politiques classiques. Dans la nébuleuse que forment ces mouvements prédomine le salafisme wahhabite « scientifique » (salafiyya ilmiyya) né en Arabie saoudite. Caractérisé par un rigorisme sectaire et un radicalisme dogmatique, mais détaché de toute idée de guerre sainte, ce salafisme récupère en nombre les déçus de l’islam politique ou de groupes néofondamentalistes implantés depuis plus longtemps sur le continent européen, comme le Tabligh. Mais, loin de proposer la dernière mouture d’un programme visant l’hégémonie politique, il offre le fruit amer d’un islam dépolitisé et d’un discours idéologique prônant une attitude de repli et d’évitement par rapport aux sociétés occidentales, la communauté de foi remplaçant la communauté culturelle (tunisienne, marocaine, etc.). Ainsi le salafisme s’installe-t-il dans une logique de secte. Silencieux sur la question du foulard, ses partisans n’organisent aucun soutien quand leurs imams sont expulsés et ne participent pas davantage aux manifestations de solidarité envers les Palestiniens.

Ce repli préconisé s’effectue moins dans le milieu familial et communautaire que dans la bande de jeunes réislamisés, pensée comme « groupe rescapé » (firqa nâjiyya). Critique à l’égard des familles et contestant les imams traditionnels, le salafisme s’inscrit en opposition au monde musulman réel et ne rencontre quelque succès qu’auprès des individus en rupture, en particulier dans la jeunesse. Il recrute donc peu là où les solidarités communautaires sont fortes, comme chez les Comoriens ou les Turcs.

Exode vers le monde musulman

Son idéal n’étant ni la conquête de l’Ouest ni la constitution de ghettos islamisés, mais la hijra, l’exode, vers les terres d’islam — ou, à la rigueur, vers des pays réputés plus accueillants tels que le Royaume-Uni ou le Canada —, les jeunes, minoritaires, qu’il gagne à lui se retrouvent placés dans la même situation d’attentisme démobilisateur, par rapport à des engagements possibles dans les sociétés occidentales, que la génération de leurs parents. Si ces derniers ont vécu dans le mythe du retour sur la terre de leurs origines, eux sont habités par le désir de quitter leur pays de naissance...

La conceptualisation d’un projet politique crédible, bloquée par le contexte minoritaire, et les dynamiques missionnaires, qui suivent une dérive sectaire, ne sont donc pas portées par une démarche de « reconquête islamiste ». Pas plus que l’activisme du djihad par les armes. Car, en Europe, le djihadisme se vit comme une quête du sacrifice, non comme de la politique par d’autres moyens. Ses groupes militants (Al-Qaida ou le mouvement de M. Metin Kaplan (6)) partagent avec les non-combattants salafistes un même esprit sectaire. Le djihadisme disqualifie par le takfîr — accusation de mécréance — tous les adversaires qu’il entend combattre : les juifs et les chrétiens, les musulmans qui ne le sont pas assez à son goût et... les Frères musulmans. Il ne cherche donc pas à créer en Occident des contre-cultures de ghetto. Au contraire, sa radicalité le conduit à rompre avec la communauté et le quartier (7) — ainsi qu’avec la mosquée, trop facilement contrôlable par les services de renseignement et condamnée pour compromission car elle est immanquablement un espace de négociation avec la société environnante. Le recrutement djihadiste se fait alors en d’autres lieux : des cybercafés aux clubs de sport, en passant par les prisons.

Cependant, comme ils ont poussé l’anathème jusqu’à ses extrêmes limites, les nouveaux djihadistes n’ont plus de peuples à libérer. Ils ne visent pas un objectif précis (territoire ou Etat à investir, rapport de forces politique à modifier, régime à abattre), mais l’affrontement armé et son impact médiatique ainsi que la destruction des symboles de l’impérialisme politique (c’est-à-dire les Etats-Unis ou leurs alliés).

Si la dynamique militante islamiste ne porte pas non plus vers la conquête, celle-ci peut-elle s’opérer « par le bas », à travers un renouveau religieux capable de peser sur les équilibres politiques des sociétés européennes, ou du moins de créer des espaces islamisés en leur sein ?

On confond souvent, en fait, la plus grande visibilité de l’islam en Occident avec un retour massif à la piété dans les communautés musulmanes : en France, depuis une vingtaine d’années, la pratique religieuse stagne, voire recule légèrement (8). Sa réapparition s’opère d’abord à partir de l’individu et non d’un projet collectif (même si elle découle d’un désir de solidarité communautaire), et elle correspond avant tout à l’envie de retrouver ses racines « identitaires ».

Deux grands courants se distinguent dans l’actuel regain religieux. D’une part, l’« islam de marché (9) », une religiosité libérée de l’obsession islamiste envers le politique, et marquée par la quête d’une « normalisation » culturelle de l’identité musulmane. Streetwear islamique (10), voile branché, pop halal et Muslim Up (marque française de boisson à base de kola) traduisent une affirmation de l’islam à partir de la culture de masse. La religion ne représente pas une solution intégrale, mais un souci d’éthique dans une culture occidentale globalement acceptée. D’autre part, le néofondamentalisme qui, on l’a vu, se veut en rupture avec l’ordre occidental, mais qui se positionne dans l’attente de l’exode.

Quant aux conversions, elles existent bien mais en nombre limité et s’opèrent dans les deux sens, même si la balance penche en faveur de l’islam : en France, selon le ministère de l’intérieur, environ quatre mille personnes se tournent chaque année vers ce dernier, contre huit cent musulmans qui épousent le christianisme, principalement l’évangélisme (11).

Le retour au religieux apparaît, certes, de façon très visible, notamment dans l’apparence physique et vestimentaire de ceux qui redécouvrent la foi (born again)qamis pour les hommes, le voile intégral pour les femmes... — mais il n’est guère encadré (les initiatives partent de l’individu et passent peu par des engagements organisationnels). Cette nouvelle religiosité est donc à la fois plus publique et moins politique. Elle pose un problème idéologique dans les pays à laïcité forte comme la France, mais elle ne constitue pas à proprement parler une menace politique, ni même sécuritaire — sauf, bien sûr, en ce qui concerne les djihadistes. et des convertis — la barbe et le

Relève également du fantasme le discours sur les ghettos — entendus comme autant d’enclaves musulmanes en voie de passer sous la tutelle d’agents islamistes nourrissant un projet de rupture collective avec la société. Même si la concentration de populations dans certains quartiers peut entraîner l’apparition d’un contrôle social, celui-ci ne correspond pas à une stratégie politique de communautarisation, mais reste la conséquence de processus sociaux, économiques et politiques complexes ainsi que... de l’attitude du pouvoir — non seulement dans des pays à idéologie communautaire (tels les Pays-Bas et le Royaume-Uni) mais aussi en France, en dépit de son discours laïque. La course au « vote musulman », l’attribution parfois du logement social sur des critères ethniques, la recherche d’intermédiaires « communautaires » pour « gérer » les banlieues et la volonté de contrôler l’islam par le haut — le Conseil français du culte musulman (CFCM), créé en 2003, est porté à bout de bras par l’Etat — peuvent générer des comportements communautaires.

Pourtant, les Frères musulmans, implantés plutôt dans les classes moyennes, n’ont que peu de prise sur les banlieues — la totale inefficacité de la fatwa d’appel au calme lancée par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), pendant les émeutes de 2005, en témoigne. Et, si les salafistes y sont présents, ils ne les contrôlent pas davantage. D’abord parce que leur influence reste limitée ; ensuite, parce qu’ils n’ont aucune expérience de structuration d’un mouvement social fort pouvant leur permettre de tenir ce rôle ; enfin, parce que leur objectif demeure, on l’a vu, non la constitution d’espaces urbains islamisés ou rebelles, mais le retour sur le Dar Al-Islam (« la terre de l’islam »).

Dans les quartiers où vivent une majorité de musulmans apparaissent aujourd’hui, de façon spectaculaire et massive, parallèlement à la consommation, les valeurs individualistes. En témoignent l’augmentation des mariages mixtes, y compris pour les femmes immigrées (12), mais aussi la difficulté de la vie associative confessionnelle ou le nombre extrêmement réduit d’écoles religieuses — pour ne pas parler de l’échec retentissant des quelques listes communautaires qui ont tenté de se constituer lors d’élections locales.

Dans les espaces lointains du millénarisme

Paradoxalement, il y a vingt ans, quand le « quartier musulman » n’existait pas, le retour à la religion s’effectuait toujours de façon volontariste et encadrée ; alors que, de nos jours, un environnement musulman, avec ses normes sociales et ses pratiques — comme le ramadan — ainsi que ses librairies, ses lieux de culte, ses centres culturels et ses commerces halal, favorise la réislamisation sur une base individuelle, y compris chez les premiers migrants.

Le contexte européen — ou, plus exactement, la situation minoritaire de l’islam en Europe — fait largement ressortir sa difficulté à penser en termes programmatiques l’articulation du religieux et du politique, dans le cadre d’une modernité fondée sur l’Etat-nation et la démocratie à laquelle il ne peut échapper. D’où la tendance, dans les cercles islamistes autorisés à participer au jeu politique, à vouloir séparer la daawa (prédication) de la politique — et l’apparition, devant leur incapacité à formuler un projet cohérent, d’autres formes de néofondamentalisme qui, comme le salafisme à la recherche du « religieux pur » décrit par Roy, renvoient le politique dans les espaces lointains du rêve millénariste.

Ceux qui se situent dans une stratégie de reconnaissance publique voient, au contraire, leur avenir dans le « politique pur », selon l’expression de M. Yamin Makri, ex-dirigeant de l’Union des jeunes musulmans : certains Frères se mettent à militer dans des partis politiques classiques, à gauche comme à droite ; et la revendication de droits pour les populations issues de l’immigration se redéploie, elle aussi, sur la base d’identités culturelles laïcisées (les Indigènes de la République des années 2000, après les Frères musulmans qui dominèrent la scène musulmane dans les années 1990)...

Quoi qu’il en soit, ces divers itinéraires de rupture assumée entre le religieux et le politique traduisent la reconnaissance implicite que l’idée de conquête est illusoire. Peu importe alors de savoir si des velléités d’expansionnisme existent, l’essentiel est de relever leur invalidation par les transformations sociologiques.

Sami Amghar et Patrick Haenni.

 

Sami Amghar

Doctorant en sociologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Paris.

Patrick Haenni

Chargé de recherche à la Fondation Religioscope, directeur, avec Stéphane Lathion, de l’ouvrage Les Minarets de la discorde. Eclairage sur un débat suisse et européen (Infolio, Paris, 2009).

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(1) A ce sujet, lire Olivier Moos, « Du minaret à la question musulmane : la nouvelle critique de l’islam », dans Patrick Haenni et Stéphane Lathion (sous la dir. de), Les Minarets de la discorde. Eclairage sur un débat suisse et européen, Infolio, Paris, 2009.

(2) Cf. notamment Sylvain Besson, La Conquête de l’Occident. Le projet secret des islamistes, Seuil, Paris, 2005.

(3) Fondé dans les années 1970 par M. Necmettin Erbakan, un ancien premier ministre turc, ce mouvement est très implanté dans les populations turques en Europe.

(4) Le salafisme est un courant réformiste qui s’est affirmé au XIXe siècle et qui se réfère aux enseignements du prophète Mohammed et à la première génération des musulmans — d’où son nom, issu du mot arabe salaf, « ancêtre » ; lire Wendy Kristianasen, « Qu’est-ce que le salafisme ? », Le Monde diplomatique, février 2008. Le Tabligh est une organisation créée dans les années 1920 en Inde, qui a essaimé de par le monde et se fixe comme objectif principal de délivrer le message de l’islam.

(5) Cf. Olivier Roy, L’Islam mondialisé, Paris, Seuil, 2004.

(6) Groupe radical fondé en 1984 en Allemagne et engagé dans plusieurs actions terroristes.

(7) Olivier Roy, op. cit.

(8) « Décryptage : l’islam en France et en chiffres, 1989-2009 », Religion.info.

(9) Patrick Haenni, L’Islam de marché, l’autre révolution conservatrice, Seuil, Paris, 2005.

(10) Tenue vestimentaire qui vient de la rue et qui combine par exemple jean, baskets et signes religieux, comme le voile.

(11) Cf. Linda Caille et Marie Caleb, « France : qui sont les musulmans convertis au christianisme ? », Religion.info.

(12) Emmanuel Todd montre ainsi, dans Le Destin des immigrés (Seuil, 1997), que le taux de mariages mixtes des femmes algériennes passe de 6,2 à 27,5 % de 1975 à 1990. Pour les femmes marocaines, ce taux progresse de 4 à 13 %.

 

 

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/01/AMGHAR/18698

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 16:33

920759-1090413.jpgDessin: Louison

Cette semaine, Marianne2 avait décidé de faire parler Jacques Sapir qui donne quatre pistes alternatives pour résoudre la crise. Par ailleurs, Laurent Pinsolle notre blogueur associé nous dit que rien a changé sur les marchés malgré les fonds débloqués par les États européens et Bernard Maris qui montre en quoi la dette publique est rentable pour...les banques.



Quatre pistes pour sortir de la crise (1)
Quatre pistes pour sortir de la crise (2)
Quatre pistes pour sortir de la crise (3)
Quatre pistes pour sortir de la crise (4)
On en parle moins, mais la crise continue. L’économiste Jacques Sapir montre qu’une autre politique est possible pour l’Europe et la gestion de la crise. Une série en quatre volets.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 19:39

guevara-01.jpg

 

http://users.skynet.be/roger.romain/guevara01.htm

 

Ernesto Che Guevara de la Serna est né le 14 juin 1928 à Rosario, une des villes les plus importantes de l' Argentine. A deux ans, il souffre de sa première crise d' asthme, maladie qui n' allait plus jamais le quitter et dont il surmonta les inconvénients par une force de caractère hors du commun. En 1951, il commence un périple à travers toute l' Amérique latine. Che termine ses études de médecine et travaille dans une léproserie à Caracas au Venezuela. On lui parle de la révolution au Guatemala et en '54, enthousiaste, il s' y rend immédiatement. Il assiste à la chute du régime Jacobo Arbenz, il participe à la lutte et décide alors de vouer sa vie à la libération de l' Amérique latine.

Au Mexique, il retrouve le revolutionnaire cubain Nico Lopez qui lui avait parlé au Guatemala de Fidel Castro et de l' attaque dee la Caserne Moncada. Il se lie d' amitié avec Raoul Castro et parle avec Fidel toute une nuit. A l' aube, il était déjà le médecin de l' expédition que Fidel et ses hommes préparaient pour la libération définitive de Cuba. Il était l' un des 82 expéditionnaires du Yacht Granma qui débarque à Cuba le 2 décembre 1956 dans la province d' Oriente.

Che faisait partie du groupe qui avec Fidel réussit à briser l' encerclement des troupes ennemies et à gagner la Sierra Maestra. Il voulait être soldat et non médecin. Il participe à plusieurs combats et ses mérites lui valent le grade de commandant. Au cours de la guerre, il a ezncouragé la naissance de différentes industries, créant la première forge  et armurerie, une boulangerie, un centre de préparation de viande salée, etc... Il a aussi été le fondateur de Radio rebelle et du journal "El Cubano libre" moyens de diffusion essentiels pour la guérilla.

C' est le Che qui mènera une colonne rebelle de la Sierra Maestra jusqu' au centre de l' île et qui, par la prise de la ville de Santa Clara, décidera le dictateur Batista à prendre la fuite. Le 1er janvier 1959, Camilo Cienfuegos et Che avancent avec leurs troupes jusqu' à La Havane.

Le 9 février 1959, le Conseil des Ministre déclare Che citoyen cubain de naissance, en reconnaissance des mérites et des services rendus à Cuba.

CHE au GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRE :

Che est présent dans toute l' oeuvre de la révolution cubaine. Il représente Cuba à plusieures rencontres internationales, en délégations d' amitié, etc... Il occupe successivement  les postes de Directeur de la Banque nationale et de Ministre de l' Industrie. 

Il n' a jamais arrêté de défendre Cuba et sera un des premiers avec Fidel Castro à participer aux combats de la Baie des Cochons.

Il consacre aussi beaucoup de temps à l' édification du Socialisme et sera l' initiateur principal en théorie et en pratique du travail volontaire non payé et de l' utilisation intensive des stimulants moraux dans le travail.

LES GUERILLAS INTERNATIONALES:

Le 3 octobre '65, le commandant Fidel Castro lit la lettre d' adieu du "Che" qui partait pour d' autres terres du monde afin d' accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l' impérialisme où qu' il soit. Avec des Péruviens, des Argentins, des Cubains et des Boliviens, il entame une lutte de guerilla en Bolivie dans la perspective d' une révolution continentale. Le 7 octobre 1967, il est blessé dans un combat  et fait prisonnier. Les militaires boliviens le feront assassiner sur ordre de la C.I.A. (agence centrale de renseignements des États - Unis).

CHE  et LA JEUNESSE:

Che s' est constamment intéressé à la jeunesse à propos de laquelle il a dit "l' argile fondamentale de notre oeuvre est la jeunesse. Nous déposons en elle nos espoirs et nous la préparons à prendre le drapeau de nos mains".

Il n' est donc pas étonnant que cet homme exceptionnel, ce combattant internationsliste, ce militant exemplaire, soit devenu  un symbole pour la jeunesse du monde entier.

A Cuba aussi, la jeunesse est éduquée dans l' exemple du Che, dans l' esprit du Che. N' oublions pas que les mots d' ordre de ralliement des  pionniers cubains sont "Pioneros por el communismo ! Seremos como el Che  !"

 

-El Comandante, en anglais, espagnol, néerlandais

-Ernesto 'Che' Guevara, en anglais

-La vita del Che, en italien

-Commandante Che Guevara, nombreux liens

 Che Guevara Site, en allemand

-Che, Fidel og Cuba       

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