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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 17:42

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 13:24

 

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Bloody Sunday (en français « dimanche sanglant », en irlandais « Domhnach na Fola ») est une expression anglaise désignant les événements du dimanche 30 janvier 1972 à Derry en Irlande du Nord, où quatorze manifestants pacifiques furent tués par des tirs de l'armée britannique.

 

 

Le Bloody Sunday survient lors d’une des marches organisées depuis le milieux des années 60 par la Northern Ireland Civil Rights Association (Association des Droits Civiques d’Irlande du Nord) pour promouvoir l'égalité de droits entre catholiques et protestants.

C’est pour protester contre l’internement administratif, décidé par le Parlement nord-irlandais le 9 août 1971, que la NICRA décide d’organiser une manifestation pacifique à Derry le 30 janvier 1972. Plusieurs centaines de catholiques ont été ainsi emprisonnés sans procès dans des camps d’internement de l’armée britannique.

Historique

La NICRA, menée par Ivan Cooper, est déterminée à éviter toute violence entre les différents protagonistes. Malgré son dialogue avec les autorités unionistes d'une part, les paramilitaires de l'IRA de l'autre, et ses tentatives de négociation avec les forces de l'ordre britanniques, la manifestation dégénère et vingt-huit manifestants sont blessés par balles dont treize décéderont sur place. Une quatorzième personne mourra quatre mois et demi plus tard des blessures reçues ce jour-là. Deux versions coexistent :

  • selon les Britanniques, les parachutistes auraient essuyé des tirs de la part de l'IRA auxquels ils auraient riposté,
  • selon les manifestants, l'armée britannique a délibérément tiré sur une foule désarmée.

Une enquête menée rapidement par une commission présidée par Lord Widgery blanchit l'armée britannique en concluant qu'elle répondait aux tirs de l'IRA provisoire.

Cependant, aucune arme n'a été retrouvée sur les lieux, pas plus que de traces d'explosif sur les victimes. De plus, toutes les victimes se comptent parmi les manifestants ; aucun soldat n'a été tué ou blessé ce jour-là (ce qui est surprenant si les militaires ont été la cible de tirs et se sont contentés de riposter). Aussi un doute a longtemps pesé sur cette version des faits. Il faut ajouter à cela qu'un parachutiste britannique ayant déserté trois mois auparavant a révélé bien après les faits que, lors d'une séance d'instruction, on leur avait explicitement indiqué que, lors des prochaines manifestations (quelle que soit leur nature), "il faudrait faire des morts". Un autre élément accrédite la préméditation des tirs sur la foule : une communication interceptée par un policier irlandais présent au QG des paras rapporte que les soldats auraient reçu l'ordre d'utiliser des munitions de petit calibre (différentes des munitions habituellement en dotation dans ces unités) dans le but de faire un maximum de dégâts. On a en effet retrouvé des balles de petit calibre dans les cadavres des manifestants abattus.

Cette journée, désormais inscrite dans l'Histoire sous le nom de Bloody Sunday, marque une nouvelle étape dans le conflit nord-irlandais. Les rangs de l'IRA se gonflèrent après ce massacre, entraînant un engrenage mortel d'attentats et de représailles entre les camps en présence, comme lors du Bloody Friday à Belfast. L'armée britannique perdit de sa crédibilité dans l'esprit des républicains qui ne virent plus en elle une force d'interposition mais une force de répression, au même titre que la Royal Ulster Constabulary (RUC).

La polémique dura longtemps entre les partisans des deux versions qui campaient sur leurs positions respectives.

Le 16 mai 1997, Channel 4 diffuse un documentaire des journalistes Lena Ferguson et Alex Thomson dans lequel quatre soldats révèlent anonymement que les parachutistes ont tiré l'arme à la hanche dans la foule, contredisant la thèse officielle qui prétendait que les tirs avaient visé des cibles précises et hostiles.

Du fait des critiques adressées à la version britannique de cet événement, le Premier ministre Tony Blair fit ouvrir une nouvelle enquête le 29 janvier 1998, veille de la commémoration annuelle de la tragédie. L'enquête a été confiée au juge Mark Saville, assisté de magistrats canadiens et australiens. Entre 1998 et novembre 2004, 921 témoins furent entendus et 1 555 témoignages écrits furent examinés. Plusieurs soldats avoueront avoir menti lors de leurs dépositions précédentes et reconnaîtront que les victimes étaient désarmées. Le rapport final était attendu en 2007 puis le 7 novembre 2008, il fut annoncé qu'il ne serait pas disponible avant fin 2009. Le 23 septembre 2009, Lord Saville annonça un nouveau retard et s'attendait pouvoir fournir le rapport définitif au secrétaire à l'Irlande du Nord pour mars 2010.

En juin 2010, le rapport n'est pas encore publié, et les fuites selon lesquelles les décès des 14 victimes serait qualifié de "meurtres" sont réfutés à titre de "spéculations" par le gouvernement britannique.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 13:20

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BOYES KELVIN/FSP

 

La violence de la police britannique lors du "Bloody Sunday" a été largement mise en cause.

Il aura fallu douze ans à la commission emmenée par Lord Saville pour rendre les conclusions de son enquête sur la mort de quatorze civils, tués le 30 janvier 1972 par l'armée britannique, dans ce qui est resté connu comme le Bloody Sunday, le dimanche sanglant.


 

Le Guardian, qui s'est procuré une copie du rapport qui sera rendu mardi, affirmait, vendredi 11 juin, que plusieurs de ces morts seront qualifiées de "meurtres illégaux", mettant "sous pression le parquet d'Irlande du Nord pour lancer des poursuites contre des soldats".

Des informations démenties par les autorités : "Des spéculations de ce genre ne peuvent qu'ajouter au stress et à l'anxiété de ceux qui sont le plus directement concernés par tout cela – les familles de ceux qui ont été tués et blessés et les soldats qui ont attendu longtemps ce rapport", a déclaré à l'AFP une porte-parole du Northern Ireland Office, qui représente les autorités britanniques en Irlande du Nord.

CELA "POURRAIT CONDUIRE DES SOLDATS DANS LE BOX DES ACCUSÉS"

Le 30 janvier 1972 à Londonderry, dans le nord-ouest de l'Irlande du Nord, quatorze hommes désarmés avaient été abattus par des parachutistes britanniques, au cours d'une manifestation pour la défense des droits civiques des catholiques.

Une première enquête éclair à l'époque du drame avait blanchi l'armée britannique et donné crédit à la version militaire des faits, selon laquelle les soldats n'avaient fait que riposter au feu des manifestants. Sous la pression de l'opinion et des familles des victimes, le premier ministre britannique Tony Blair avait confié en 1998 au juge Mark Saville le soin de faire toute la lumière sur les événements controversés.

"J'ai dit alors au premier ministre que si on s'écartait d'un millimètre de cette conclusion [de la première enquête], on entrerait dans le territoire de l'homicide involontaire, voire du meurtre", a expliqué au Guardian Lord Trimble, ancien chef du Parti unioniste d'Ulster et l'un des architectes de l'accord de paix dit du "Vendredi saint" en 1998. Il a dit avoir ajouté que cela "pourrait conduire des soldats dans le box des accusés".

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 12:56

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Selon la célèbre formule attribuée à Abraham Lincoln « la démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». Cette maxime pose une double exigence : le gouvernement doit être organiquement associé au peuple d’une part et il doit œuvrer dans le sens de l’intérêt général d’autre part.

Dans aucun pays capitaliste, il n’existe de démocratie au sens plein du terme. Le pouvoir est invariablement détenu et transmis au sein d’un groupe particulier. Toute une partie de la population se trouve exclue des appareils de pouvoir au bénéfice d’une classe privilégiée qui s’arroge un monopole de savoir, d’éducation, et de la sorte de direction politique et économique.

Il y a un transfert de la souveraineté de la majorité à une minorité qui défend ses intérêts spécifiques.

Dans l’idéal démocratique tel que perçu par Spinoza, l’individu transfert à la société « toute la puissance qui lui appartient de façon à ce qu’elle soit seule à avoir une souveraineté de commandement ». Cet Etat est démocratique en ce sens que chacun concède son pouvoir décisionnel non à un autre individu, ou à groupe déterminé, mais à la société dont il constitue une composante.

Le système représentatif, dans sa forme actuelle, favorise a contrario la confiscation du pouvoir par une classe qui assure sa reproduction en même temps que la domination du capital sur le travail. Pour Noam Chomsky, « la démocratie requiert une classe d’élite pour s’occuper de la prise de décisions et fabriquer l’assentiment de l’ensemble de la population envers des politiques qui sont supposées dépasser ce qu’elle est capable de développer et de décider par elle-même ».

Le suffrage universel ne représente pas l’acte citoyen par excellence mais sa parfaite négation ; dans l’urne, l’électeur se dessaisit de son pouvoir politique jusqu’à la prochaine échéance électorale. Qu’il vote ou qu’il s’abstienne, le système prétend avoir donné à chacun l’occasion d’exprimer sa volonté. Paradoxalement, le vote n’est pas le moment de l’irruption dans l’arène politique de la société entière mais celui de sa dépossession.

Ce qu’on nomme démocratie devrait être nommé en toute rigueur, pour reprendre l’analyse d’Alain Badiou, de capitalo-parlementarisme. Le capitalo-parlementarisme n’est pas un espace de conflictualité, entre mouvements hégémoniques et mouvements contre-hégémoniques, mais un lieu qui institue l’ordre bourgeois et gère l’existant. C’est certes un système multipartiste mais à caractère uniclassiste. La qualification de « démocratie » pour un tel système n’est qu’une mystification aliénante.

Les citoyens n’ont pas dans les faits la même faculté d’agir réellement en politique, ce que confirme la répartition sociale inique du parlement français.

Désarmé matériellement culturellement, le prolétariat n’a pas la possibilité d’accéder aux leviers du pouvoir. Déjà Aristote était conscient de l’intérêt de maintenir le peuple à l’écart des affaires publiques : « Il est aussi dans l’intérêt d’un tyran de garder son peuple pauvre, pour qu’il ne puisse pas se protéger par les armes, et qu’il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu’il n’ait pas le temps pour la rébellion ».

Selon une étude récente de l’observatoire des inégalités, employés et ouvriers représentent la moitié de la population active, mais à peine 6 % des députés. De plus, ces élus d’extraction sociale ouvrière ou employée n’exercent plus leur profession d’origine depuis de longues années. A l’inverse, les cadres et professions intellectuelles supérieures représentent 59 % de l’ensemble. Avec les professions libérales, ils forment les trois quarts des députés.

Les dynasties politiques sont l’expression la plus manifeste de ce phénomène de reproduction des élites. Les lignées politiques révèlent majestueusement les vices du système électoral, la compétence réelle ne constituant pas une exigence pour être élu. En pratique, le système intronise les plus habiles en communication-manipulation, pourvus des fonds nécessaires pour se faire valoir. A ce jeu, les héritiers, tout imprégnés de la culture du pouvoir, ont la faculté de compter sur les ressources et les relais sociaux de leurs parents.

Il y a des dynasties politiques aux Etats-Unis comme en Europe, en Afrique comme en Asie ; au niveau national comme au niveau local. Ce phénomène concerne autant le Gabon de Bongo, l’Inde de Gandhi, que la Belgique où les mandats politiques se lèguent de père en fils. Aux Etats-Unis, les aristocraties électives sont légion : Roosevelt, Kennedy, Bush, Clinton,…

Le ferment de l’ambition politicienne est l’alliance entre les milieux politiques, économiques et financiers. Il y a en effet une corrélation étroite entre la puissance financière et le pouvoir politique, l’une alimentant l’autre.

L’institution parlementaire est la forme de gouvernement la plus aboutie pour assurer l’hégémonie de la bourgeoisie et priver le peuple de sa prétendue souveraineté. Karl Marx considérait l’Etat comme le résumé officiel de l’antagonisme de classes, comme un instrument d’oppression visant à assurer la domination d’une classe sociale sur une autre dans un mode de production donné. Le système électoral ne sert qu’à sélectionner parmi les membres de la classe dominante lesquels exerceront les fonctions dirigeantes. Dans tous les cas de figure et quelles que soient les résultats des élections, c’est la bourgeoisie en tant que classe qui triomphe.

On ne peut réduire la démocratie à un procédé et confondre ainsi moyen et fin. Pour réaliser la démocratie, il ne faut pas seulement que les décisions soient prises en accord avec la majorité mais qu’elles soient prises pour la majorité. La démocratie ne peut trouver son accomplissement que dans une société où les hommes, librement associés, autodéterminent leurs finalités et exercent activement leur souveraineté, sans s’en faire dépouiller par d’insidieux dispositifs politiques.

Emrah KAYNAK

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 12:32

 

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J’ai écrit mes Réflexions du mardi 8 juin, « Au seuil de la tragédie » en début d’après-midi. Plus tard, j’ai regardé le programme de la télévision, « Table ronde », de Randy Alonso, qui débute en général à 18 h 30.

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11 juin 2010

 

Ce jour-là, de prestigieux intellectuels cubains qui participaient à ce programme, soumis aux questions pertinentes du directeur, répondirent avec éloquence qu’ils respectaient beaucoup mon opinion, mais qu’ils ne croyaient pas qu’il y ait des raisons pour que l’Iran rejette l’éventuelle résolution – connue alors – que devait adopter le Conseil de sécurité de New York, le 9 juin au matin et qui avait été sans aucun doute concertée entre les dirigeants des trois puissances ayant le droit de veto, les États-Unis, l’Angleterre et la France, avec leur homologues de Russie et de Chine, qui le possèdent aussi.

 

À cet instant, j’ai dit aux personnes proches qui m’accompagnent d’ordinaire : « Que je regrette de n’avoir pas conclu mes Réflexions en disant que personne plus que moi ne souhaite se tromper », mais il était tard et je ne pouvais en retarder l’envoi au site web « CubaDebate » et au journal Granma.

 

Le lendemain, comme je savais que la réunion du Conseil de sécurité s’ouvrait à dix heures, j’ai eu l’idée de mettre CNN en espagnol qui devait sans aucun doute donner des nouvelles du débat. De fait, j’ai pu écouter le discours par lequel son président présentait un projet de résolution soumis quelques jours avant par les États-Unis et soutenu par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

 

Des représentants des principaux États impliqués dans ce projet ont pris la parole. La représentante des USA a expliqué pourquoi son pays le votait, sous le prétexte éculé qu’il fallait punir l’Iran d’avoir violé les principes du Traité de non-prolifération nucléaire. De son côté, le représentant de la Turquie, dont l’un des navires de la flottille qui apportait des aliments au million et demi de Palestiniens assiégés dans un morceau de leur patrie avait été victime de la brutale attaque héliportée des troupes d’élites israéliennes, au petit matin du 31 mai, a fait savoir que son gouvernement s’opposait à de nouvelles sanctions contre l’Iran.

 

CNN, dans son créneau de nouvelles, a présenté des vues de mains levées en fonction de prise de position, dont celle du représentant du Liban, qui fit savoir que son pays s’abstiendrait.

 

On peut résumer l’attitude des membres du Conseil de sécurité qui ont voté contre la résolution dans la main droite sereine et ferme de la représentante du Brésil qui avait exposé d’un ton sûr les raisons pour lesquelles son pays s’y opposait.

 

Comme il y avait encore des tas de nouvelles sur ce point, je suis allé sur TeleSur qui a étanché pendant des heures ma soif insatiable d’informations.

 

Le président Lula da Silva a prononcé à Natal, dans le Nord-Est du Brésil, deux phrases lapidaires : les sanctions étaient imposées par « ceux qui croient à la force, et non au dialogue » ; la réunion du Conseil de sécurité « aurait pu servir à discuter du désarmement des pays qui ont des armes atomiques ».

 

Il ne serait pas étonnant qu’Israël et les États-Unis, ainsi leurs étroits alliés ayant droit de veto au Conseil de sécurité – la France et le Royaume-Uni – veuillent profiter de l’énorme intérêt que soulève la Coupe du monde de football pour rassurer l’opinion internationale, indignée par la conduite criminelle des troupes d’élite israéliennes face à la Bande de Gaza.

 

Il est donc très probable que le coup de griffe soit retardé de quelques semaines, voire que la plupart des gens oublient cette question durant les chaudes journées d’été. Il ne restera plus qu’à observer le cynisme dont les dirigeants israéliens feront étalage quand la presse les mitraillera de questions dans les prochains jours. Le puissant Empire, le moment voulu, élèvera toujours plus la barre en matière d’exigences avant d’appuyer sur la gâchette. Il rêve de répéter l’histoire de Mossadegh en 1953 ou de ramener l’Iran à l’âge de pierre, une menace dont il aime user dans ses rapports avec le Pakistan.

 

L’État d’Israël voue une telle haine aux Palestiniens qu’il n’hésiterait pas à envoyer le million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants de Gaza aux fours crématoires dans lesquels les nazis exterminèrent des millions de juifs de tous les âges.

 

Il semblerait que la croix gammée du Führer soit aujourd’hui le drapeau d’Israël. Je ne le dis pas par haine, j’exprime le sentiment d’un pays qui s’est solidarisé avec les juifs et les a accueillis quand, à la dure époque de la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement de Batista, soumis à l’impérialisme, tenta de renvoyer un navire transportant des juifs de France, de Belgique et de Hollande qui avaient échappé aux persécutions nazies.

 

Au triomphe de la Révolution, j’ai connu de nombreux membres de la communauté juive installée à Cuba ; je leur ai rendu visite et je me suis entretenu avec eux à plusieurs reprises. Nous ne les avons jamais expulsés. Les différends sont nés des lois révolutionnaires qui touchaient des intérêts économiques ; par ailleurs, la société de consommation attirait beaucoup de juifs, alors que la Révolution impliquait des sacrifices. Beaucoup sont partis, mais d’autres sont restés dans notre patrie, prêtant des services utiles à Cuba.

 

Un jour ténébreux se lève sur le monde.

 

Hier, à 12 h 44, Obama a parlé de la résolution du Conseil de sécurité.

 

En voici quelques extraits, selon la version espagnole de CNN.

 

« Aujourd’hui, le Conseil de sécurité a voté à la majorité des sanctions contre l’Iran à cause de ses violations réitérées…

 

« Cette résolution contient les sanctions les plus fortes contre le gouvernement iranien et adresse un message sans ambiguïté quant à la volonté de la communauté internationale de freiner l’expansion des armes atomiques.

 

« Pendant des années, le gouvernement iranien a violé les obligations qui sont les siennes aux termes du Traité de non-prolifération nucléaire.

 

« Tout en s’occultant derrière la rhétorique, les dirigeants iraniens continuent d’agir.

« Quand j’ai pris ma fonction voilà seize mois, l’intransigeance iranienne était déjà bien forte.

 

« Nous lui avons offert des perspectives d’un avenir meilleur s’il respectait ses obligations internationales.

 

« Ici, il n’y a pas deux poids deux mesures.

 

« L’Iran a violé ses obligations de suspendre l’enrichissement de l’uranium en accord avec les résolutions du Conseil de sécurité

 

« Voilà pourquoi ces mesures sont si sévères.

 

« Ce sont les plus rigoureuses imposées à l’Iran.

 

« Ceci prouve qu’il existe une vision commune qu’il ne convient à personne de mettre au point ces armés au Moyen-Orient. »

 

Cette sélection de phrases du bref discours d’Obama est plus que suffisante pour prouver combien la politique du puissant Empire est faible, inconsistante et injustifiable.

Obama avait admis dans son allocution à l’Université islamique Al-Azhar, du Caire, qu’ « en pleine Guerre froide, les États-Unis avaient joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu », bien qu’il n’ait jamais précisé quand ni dans quel but. Il est même possible qu’il ne se rappelle pas comment les USA renversèrent Mossadegh pour pouvoir installer à sa place la dynastie de Reza Pahlévi, le shah d’Iran, qu’ils armèrent jusqu’aux dents pour en faire leur principal gendarme au Moyen-Orient et qui accumula une immense fortune grâce aux richesses pétrolières du pays.

 

À l’époque, l’État d’Israël ne possédait aucune arme nucléaire. L’Empire disposait, lui, d’une force de frappe atomique énorme et sans rivale. Et c’est alors qu’il eut l’idée aventurière de créer au Moyen-Orient un nouveau gendarme qui menace aujourd’hui une partie considérable de la population mondiale et qui est capable d’agir avec son indépendance et son fanatisme caractéristiques.

 

Fidel Castro Ruz

 

Le 10 juin 2010

11 h 59

 

 

Agence Cubaine de Nouvelles

Agence Cubaine de Nouvelles (ACN) c’est une division de l’Agence d’information nationale (AIN) de Cuba fondée le 21 mai 1974.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 11:35

Sans-titre-1-copie-1.jpgParti Communiste Japonais

 

 

comment distribuer un tract communiste au Japon
entre autre
28 secondes d'un manga que vous n'maginiez pas

 

 

Observatoire Iberoaméricain de l’Economie et de la Société japonaise, traduit par danielle Bleitrach pour changement de société.

 

 

Soudain le communisme est redevenu à la mode au Japon. La raison n’est pas difficile à percevoir. « L’emploi à vie » relève du passé pour les jeunes travailleurs qui doivent faire face à la précarité et à un avenir incertain. Un travailleur sur trois  est précaire . À peu près 44 pour cent de la force de travail du pays travaille à temps partiel, alors que les contrats à court terme prolifèrent a été créée une génération de travailleurs freelance qui sont souvent « entre plusieurs emplois ». Ils comprennent que quand la récession frappera ils seront en première ligne de feu. Pour cette raison un nombre chaque fois plus grand en tire des conclusions politiques.


Chaque mois le PCJ (Parti communiste du Japon) gagne 1.000 nouveaux militants, actuellement dans ses rangs il a plus de 415.000 militants. Un autre symptôme de plus du mécontentement qui existe chez les jeunes japonais, qui durant cesdernières années étaient plus caractérisés par leur apathie politique que par leur enthousiasme révolutionnaire, est l’augmentation de la fréquence de manifestations de travailleurs dans les rues de la capitale. Au début de ce mois, une foule de plus de 5.000 jeunes travailleurs s’est répandue dans les rues du centre de Tokyo pour exprimer son mécontentement contre le gouvernement sur leur conditions de travail.

Kimitoshi Morihara, un sous-directeur du bureau international du Parti communiste Japonais disait  : « Les conditions de travail ont changé d’une manière dramatique pour les plus jeunes générations en 2002 quand ont été approuvées les nouvelles lois de travail qui facilitaient la précarité. Le climat politique au Japon est en train de changer et chaque fois plus nombreux sont les jeunes japonais qui  prennent conscience politiquement de ces questions que durant longtemps ont ignorés les autres partis. » 
La résurgence du communisme japonais s’empare de  tous les outils du XXIe siècle, avec Internet et les vidéos en ligne jouent un rôle vital. Le président du parti, Kazuo Shii, a déchaîné une grande vague de nouveaux militants après avoir prononcé un discours  parlementaire impressionnant dans lequel il dénonçair  l’exploitation des jeunes travailleurs, la vidéo s’est convertie en un objet de culte pour les jeunes japonais pour les pages de vidéos en ligne.

Parmi ceux qui sont récemment entrés au parti se trouve Miki Tomihiro, un écrivain freelance de 34 ans  de la ville de Fukutsu, dans la Préfecture de Fukuoka. « Quand j’ai vu Shii parler, j’ai senti qu’il démasquait au capitalisme dans sa forme la plus crue (…) j’ai navigué par Internet pour en savoir plus du parti avant d’adhérer ».Oomori Shuji, tde reinta des années  saisonnier de Toyota de la Préfecture d’Aichi, qui est entré au parti en juin, ajoute : « Depuis mon diplome, je n’ai jamais eu un emploi à plein temps. Dans la formation du PCJ j’apprends la réalité des temps pour les pauvres travailleurs journaliers, qui n’ont pas de sécurité sociale ou les premiers  facilement souvent jetés ».

« Le parti est concerné par la souffrance des jeunes, ycompris dans les  emplois et conditions de vie. Il a une politique concrète sur ces questions ». Un autre symptôme du tournant croissant vers la  gauche est la popularité subite d’un roman classique japonais, Kanikosen (De la pêche), qui parle des travailleurs d’une fabrique qui se soulèvent contre leurs oppresseurs capitalistes.

Il a été écrit il y a presque quatre vingt ans  par Takiji Kobayashi, un communiste qui a été été torturé jusqu’à la mort pour ses idées  politiques elors qu’il  avait 29 ans, les ventes du roman sont passé d’environ 5.000 annuelles à 507.000 depuis le début de l’année, en le catapultant d’une façon inespérée à la première place des livres vendus dans le pays.

Une bande dessinée Manga qui réédite la même histoire marxiste est aussi très populaire parmi les jeunes, cette année a été vendu à 200.000 exemplaires. Kosuke Maruo, l’éditeur d’East Press, qui publie la version Manga dit que « Le succès de l’histoire consiste en ce qu’elle représente de bonne manière graphique la situation des  pauvres travailleurs actuels ».

« Ils ne peuvent pas être heureux et ne trouvent pas de solution à leur pauvreté, alors qu’ils travaillent dur. Les jeunes qui se voient obligé de travailler pour de très bas salaires aujourd’hui se sentent dans une situation très similaire celle qui subissait l’équipage du Kanikosen ».
Kyudo Takahshi, un écrivain pour le compte d’autrui de 31 ans, qui vit à Tokyo, attribuait la popularité de l’histoire au sentiment croissant de ne pas trouver sa place qui existe dans sa génération.

« Kanikosen était un livre qu’on te recommandait de lire à l’école mais je ne l’avais jamais lu sérieusement. Maintenant je le relis parce que je suis frustré par le gouvernement ».

« Dans le livre les gens sont exploités plusieurs fois. Ils  ne sont pas traités comme des humains mais plutôt comme des vaches dans une fabrique de hamburgers. Et c’est comme ça que beaucoup de gens  se sentent aujourd’hui. Quand nous trouvons un emploi, il y a toujours quelqu’un qui nous exploite. Nous ne pouvons pas être sûrs de l’avenir ».
Fuente: http://www.eumed.net/rev/japon/07/fd.htm

rCR

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 11:28

 

nul nécessité de comprendre l'espagnol pour saisir ici toute l'ironie d'Hugo Chavez en direction de l'Empire et de sa dame patronesse, je vous recommande la parie vidéo aux alentours d' une minute quarante.
H Chavez, cette fois, j'aime bien.
AG94
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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 09:58

incendiaire.jpg

 

La violence de l'armée israélienne contre la flottille qui voulait forcer le blocus de Gaza a écoeuré le monde entier. Était-il possible d'agir autrement ? Sans doute, car l'arraisonnement du dernier navire a été beaucoup plus calme. Mais il est vraisemblable que l'équipage et les accompagnateurs étaient aussi plus pacifiques que ceux du navire où il y eut trop de victimes.

 

Quoi qu'il en soit, le mal est fait et l'image d'Israël davantage dégradée. Sans doute, le gouvernement israélien a-t-il tenu à montrer son intransigeance pour éviter d'être débordé par une noria de navires venant, semaine après semaine, miner le blocus de Gaza et faisant ainsi perdre la face à l'État hébreu.

Mais, derrière tout cela, on peut se demander si certains, en Israël, ne voient pas, dans la prolongation des tensions et même dans leur aggravation, le plus sûr moyen de survivre. En effet, c'est quand il se sent menacé qu'Israël rassemble au mieux son peuple. C'est alors que l'union nationale devient la plus solide, la cohésion la plus grande. C'est aussi dans ces moments-là que les soutiens extérieurs des « amis » à l'étranger se font les plus efficaces.

De plus, on a senti la gêne de certains pays, y compris des États-Unis qui, bien sûr, n'approuvent pas la réaction du gouvernement Netanyahu et de son armée. Mais ils la condamnent assez mollement. Tout se passe comme si les États-Unis n'arrivaient pas à infléchir vraiment les positions des plus durs. On l'avait déjà constaté avec les colonies. On le voit encore aujourd'hui dans cette action spectaculaire.

Saisir le premier casus belli

Ce qui devient inquiétant est que l'on peut se demander si, un jour, les plus extrémistes du régime israélien ne seront pas tentés de prendre tous les risques. Ils estiment, en effet, que le temps joue contre eux dans les discussions qui s'éternisent avec l'Iran.

Ce pays, grâce aux délais qui lui sont ainsi procurés et malgré les diverses sanctions dont il fait l'objet, peut continuer à progresser dans la fabrication d'un armement nucléaire et de ses vecteurs qui, utilisés contre Israël, mettraient en péril son existence même. Et n'est-ce pas le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, qui parlait de rayer Israël de la carte ? Dans ces conditions, la tentation peut venir aux Israéliens de prendre les devants, par exemple en attaquant les sites iraniens. Les réactions seraient évidemment nombreuses, mais les extrémistes pourraient alors tenir le raisonnement que les États-Unis seraient bien contraints d'entrer dans le conflit aux côtés de l'État hébreu.

On voit où une telle aventure pourrait entraîner le monde. Chacun sait, en effet, que, par exemple, les approvisionnements en pétrole seraient compromis pour tous et que chacun voudrait à tout prix tenter de les rétablir. Bref, un tel conflit se généraliserait et Israël se trouverait, du moins certains le pensent-ils, soutenu efficacement, au moins pour un temps...

La violence du gouvernement israélien contre la flottille se rendant à Gaza montre qu'Israël peut aller très loin. Qu'en sera-t-il si de nouveaux bateaux, iraniens cette fois, voulaient à leur tour forcer le blocus ? Il en a été question. L'excuse serait alors toute trouvée pour que les Israéliens extrémistes réagissent à l'extrême en saisissant un tel casus belli.

 

François Régis Hutin

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 21:02

 

Cartoon_ZAPIRO_South_Africa_ANCYL_Julius_Malema.jpg

 

Le leader des jeunes de l’ANC multiplie les provocations raciales, s’en prend aux communistes et drague dans le monde des affaires.

Johannesburg, envoyé spécial.

Nelson Mandela, qui va fêter ses quatre-vingt-douze ans dans cinq semaines, aurait-il jamais pu imaginer cela  ? Lui qui s’est battu sans relâche pour une Afrique du Sud non raciale, qui a su imposer la vérité et la réconciliation, doit assister – largement impuissant – aux élucubrations d’un jeune homme de vingt-huit ans, qui, en plus, est président de la Ligue des jeunes de l’ANC (Ancyl), poste qu’il occupait il y a soixante ans. Ce gosse grandi un peu vite dans le sillage de la victoire du Congrès national africain (ANC), se nomme Julius Malema. Il cristallise à lui seul tous les dangers qui minent le parti au pouvoir.

Malema est de cette génération de dirigeants éclos après la chute de l’apartheid. Mais, contrairement à beaucoup d’autres qui ont su garder le respect de leurs aînés et surtout le sens du combat, il s’est rapidement enivré de pouvoir et d’argent. Très bling-bling, il adore les montres de luxe, les coûteuses soirées où le champagne coule à flots. Son nom apparaît régulièrement au sein de sociétés du black business. Il est à la tête de sociétés décrochant d’importants contrats publics, notamment au Limpopo, ce qui lui vaut quelques enquêtes fiscales. Rien de vraiment révolutionnaire, on le voit. C’est peut-être pour cela qu’il multiplie les déclarations pouvant paraître « de gauche », mais qui ne sont en fait qu’un populisme racial, visant à gagner le soutien de foules de jeunes aveuglés par la prestation du bateleur. Le voilà qui remet au goût du jour un vieux chant de l’ANC, Dubulu ibhunu (tuez les Boers), traite un journaliste de la BBC de « bâtard », doté d’une « tendance de Blanc à attaquer les Noirs », proclame son soutien à Mugabe et prône la nationalisation des mines (ce que même le Parti communiste ne réclame pas, en tout cas pas dans un cadre isolé). « En réalité, il défend les intérêts de ses amis », confie un syndicaliste. Copieusement hué par les congressistes du Parti communiste sud-africain (SACP) lorsqu’il est intervenu en tant que président de l’Ancyl, il voue maintenant une haine tenace à Blade Nzimande et Jeremy Cronin, premiers dirigeants du SACP et a déclaré la guerre à la Jeunesse communiste.

Et puis, il a dérapé, critiquant Jacob Zuma. La sanction est tombée, il y a quelques semaines. Il a été condamné par l’ANC à une amende de 10 000 rands (1 000 euros) qui ira financer un projet d’aide à la jeunesse. Il devra également suivre des cours à l’école politique du parti ainsi qu’une thérapie pour contrôler son tempérament colérique. Il a enfin dû présenter des excuses publiques au président de la République, par ailleurs président de l’ANC.

Julius Malema est le syndrome qui menace l’Afrique du Sud. Alors que la génération des combattants anti-apartheid commence à disparaître, des jeunes entrent dans les rouages du pouvoir et entendent jouer leur carte. Or, à l’évidence, il ne s’agit plus de défendre « a better life for all » (une meilleure vie pour tous, slogan central de l’ANC), mais une meilleure vie pour quelques-uns aux dépens du plus grand nombre.

Pierre Barbancey

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 20:12

 

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