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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 12:11

 

 

 

Vous en avez un peu l'habitude voici le 3e épisode sur les #banksters et leurs amis en tout genre. Avec des infos qu'on ne trouve pas dans les médias sans fond. Forcément c'est trop compliqué pour eux, sans doute trop techniques.

Commençons par une petite information en provenance des USA, où 32 états des USA sont officiellement en faillite : ils doivent demander à la planche a billet fédérale de financer l'assurance chômage qui est leur responsabilité. Cela n'a pas fait les gros titres de la presse, et les experts financiers n'en parlent pas: ça ne fait pas l'objet d'une dépêche ou d'un article sur le risque d'implosion des USA tandis que pour l'euro on en fait des tonnes. 

Plus près de chez nous, le FMI par la bouche de DSK explique que le marché de l'emploi espagnol est trop rigide: "En Espagne, vous avez beaucoup de rigidité, le marché du travail ne fonctionne pas (...). Même par temps favorables, il y a beaucoup de gens au chômage, beaucoup d'emplois à court terme et temporaires. Tout ceci montre que le marché du travail ne fonctionne pas" . Il va donc falloir libéraliser tout ça. On devine dans quel sens. Du coup pour une fois libé se pose une question : le FMI est-il a double tranchant pour DSK ? Comme le fait remarquer Alex Lemarié sur le post : EuroRSCG aura ce genre d'incendie à éteindre... de plus en plus fréquemment.

Ailleurs, le G20 a enterré toute idée d'une taxe bancaire mondiale pour réguler un peu les banksters: Certains pays ont jugé que leur banque sont en bonne santé et ne doivent pas payer pour les autres.Espérons qu'ils seront moins égoïstes quand les soucis les concerneront: Certains sont déjà la cible de bulle spéculatives locales. Du coté de l'UE , le nouveau gouvernement conservateur-libéral UK a expliqué qu'il ne fallait pas trop réguler ce petit monde. Entre les travaillistes UK et cette nouvelle bande de zozos rien ne change, ils sont pieds et poings liés au lobby de la City. Comme le note le Monde : Concernant les fonds spéculatifs, dont le projet de régulation adopté mardi doit encore être discuté par les députés européens, M. Cameron a déclaré que la Grande-Bretagne avait des "inquiétudes".

Ah oui? et bien ce n'est pas assez. Par ce que pendant ce temps, là pendant que l'Europe tergiverse, les USA avancent plus vite. France-info l'avait constaté : Parmi les points clef, le projet de loi prévoit la création d’un organisme de protection du consommateur au sein de la « Réserve fédérale américaine » et stipule que les institutions financières en difficulté ne pourront plus être sauvées aux frais des contribuables. Son plan propose surtout de différencier banques de dépôts, qui financent l’économie réelle et banques d’investissements. Voilà un bon début. Aucune proposition de ce genre chez nous bien sûr.. a par celle que Ségolène Royal avait fait l'année dernière, la gauche n'a pas trop repris publiquement cette idée. Pourtant il faudra y venir, comme imposer aux banques privées de crever ou de se faire racheter à vil prix par l'état (nationalisation opportune) plutôt que d'être financées par l'argent public sans contre-partie.

On vous a beaucoup parlé de l'affrontement Allemagne-Grèce, forcément ces ploucs de Grecs ne devaient pas avoir leur mot à dire. Et bien figurez vous que les banques allemandes ont le cul sale, et pas qu'un peu. Voilà ce que note le Financial Times repris par le blog Naked Capitalism :

 

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What is the size of the problem? International Monetary Fund estimates suggest that the eurozone is well behind the US in terms of writing off bad assets. I have heard credible reports suggesting that the underlying situation of the German Landesbanken is even worse than those estimates suggest. Last year, a story made the rounds in Germany, according to which a worst-case estimate would require write-offs in the region of €800bn – about a third of Germany’s annual GDP. If you were to add this to Germany’s public debt, you might jump to the conclusion that Greece should bail out Germany, not the other way round. While that is probably a little exaggerated, there are serious questions about whether the eurozone is still in a position to issue such massive guarantees. So, given what happened to those subprime CDOs, what hypothetical rating should we then attach to that €440bn eurozone SPV? A triple A?….

On va faire simple, un coup de Google Translator :

Quelle est la taille du problème? Les estimations du Fonds monétaire international indiquent que la zone euro est loin derrière les États-Unis en termes d'écriture hors des actifs douteux. J'ai entendu des informations crédibles suggérant que la situation fondamentale des banques régionales allemandes est encore pire que celles que celle que les estimations donnent à penser. L'année dernière, une histoire fait le tour en Allemagne, selon laquelle une estimation la plus pessimiste, il faudrait des soutiens dans la région de € 800bn - environ un tiers du PIB annuel de l'Allemagne. Si vous deviez ajouter à la dette publique de l'Allemagne, vous pouvez sauter à la conclusion que la Grèce devrait sauver l'Allemagne, et non l'inverse. Alors que c'est probablement un peu exagérés, il y a de sérieuses questions quant à savoir si la zone euro est toujours en mesure de délivrer de telles garanties massive. Donc, étant donné ce qui s'est passé à ces CDO subprime, ce classement hypothétique Faut-il alors le fixer un triple A à cet € 440bn zone euro SPV? ....

Voilà donc pour le cul pourri de l'Allemagne. On comprend que Merkel veuille réguler tout ça avec plus d'énergie que Sarkozy. Après ça l'image "propre sur eux" de nos cousins Teutons en souffre un peu: En fait c'est simple, ils ont le même genre de banksters que nous, ni plus ni moins. Chez nous les nôtres ont été un peu trop gentiment aidé par l'état comme le note la cour des comptes.

Le blog Naked Capitalism se pose une question simple, est ce que les guillotines sont aiguisées en ce moment ? Et produit un graphique qui montre que les problèmes de santé et problèmes sociaux sont plus pire dans les nations les plus inégales. Ce dont on se serait douté. Regardez où se trouve la France dans ce graphique, vous allez être surpris.

 

Rien que ça mériterait un billet. On voit que le modèle social Français n'est pas si optimal. Par exemple, la Belgique se porte mieux que nous, c'est un fait statistique sur ces points. Voilà donc l'inquiétude (sic) d'un spécialiste de la France pre-révolutionnaire :

Historians will tell you there is often a time-lag between the onset of economic disaster and the accumulation of social fury. In act one, the shock of a crisis initially triggers fearful disorientation; the rush for political saviours; instinctive responses of self-protection, but not the organised mobilisation of outrage…

Act two is trickier. Objectively, economic conditions might be improving, but perceptions are everything and a breathing space gives room for a dangerously alienated public to take stock of the brutal interruption of their rising expectations. What happened to the march of income, the acquisition of property, the truism that the next generation will live better than the last? The full impact of the overthrow of these assumptions sinks in and engenders a sense of grievance that “Someone Else” must have engineered the common misfortune….At the very least, the survival of a crisis demands ensuring that the fiscal pain is equitably distributed. In the France of 1789, the erstwhile nobility became regular citizens, ended their exemption from the land tax, made a show of abolishing their own privileges, turned in jewellery for the public treasury; while the clergy’s immense estates were auctioned for La Nation. It is too much to expect a bonfire of the bling but in 2010 a pragmatic steward of the nation’s economy needs to beware relying unduly on regressive indirect taxes, especially if levied to impress a bond market with which regular folk feel little connection. At the very least, any emergency budget needs to take stock of this raw sense of popular victimisation and deliver a convincing story about the sharing of burdens. To do otherwise is to guarantee that a bad situation gets very ugly, very fast.

Je demande a Google de traduire vous même, mais sachez que ce genre de constat n'est pas unique :

 

Les historiens vous diront qu'il y' a souvent un décalage entre le début de la catastrophe économique et l'accumulation de colère sociale. Au premier acte, le choc d'une crise déclenche d'abord une désorientation terrible, la ruée vers les sauveurs politiques; réactions instinctives de l'auto-protection, mais pas la mobilisation organisée d'indignation ...

 Le second acte est plus délicat. Objectivement, la situation économique pourrait s'améliorer, mais les perceptions sont tout, et un espace de respiration donne place à une dangereusement aliénée opinion publique de faire le bilan de l'interruption brutale de leurs attentes croissantes. Qu'est-il arrivé à la hausse des revenus, l'acquisition de biens, le truisme de dire que la prochaine génération vivra mieux que la précédente? Le plein impact de la chute de ces puits dans des hypothèses et engendre un sentiment d'injustice que "quelqu'un" doit avoir conçu ce malheur commun .... À tout le moins, la survie d'une demande (de la consommation) en période de crise est de veiller à ce que la douleur fiscale soit équitablement répartie. Dans la France de 1789, la noblesse d'antan est devenue des citoyens ordinaires, ils ont cessé de bénéficier de leur exonération de la taxe foncière, fait un spectacle de l'abolition de leurs propres privilèges, transformés dans des bijoux pour le trésor public, tandis que biens immenses du clergé  ont été confisqués par La Nation. Il ne faut pas trop attendre d'un feu de joie, mais en 2010, un intendant pragmatique de l'économie nationale a besoin de se méfier compter indûment sur  des impôts indirects régressifs, en particulier si elle était imposée pour impressionner un marché obligataire avec laquelle des gens ordinaires se sentent peu en liens. À tout le moins, à tous les budgets d'urgence de faire le bilan de ce sens de la victimisation populaire et de livrer une histoire convaincante sur le partage des charges. Agir autrement est garantir que la mauvaise situation devient très laide, très rapidement.

 

Terrifiant ou salvateur ?

 

http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/06/09/Des-nouvelles-des-banksters-et-de-leur-ami-DSK

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 12:06

 

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Carlos Fernandez, cheminot nantais à la retraite, s'est lancé dans l'histoire des républicains espagnols réfugiés dans le département.

Carlos Fernandez a retrouvé la trace de résistants espagnols réfugiés dans la région tués en 1944.

Ils étaient sept républicains espagnols réfugiés en Loire-Inférieure. Sept hommes libres massacrés dans un bois de la Vienne le 27 juillet 1944.

 

 

Carlos Fernandez, un Nantais retraité de la SNCF, lui-même fils de réfugiés espagnols, retrace dans son dernier ouvrage le destin de ces résistants. De la guerre d'Espagne... à la Résistance, publié par le comité départemental du souvenir des fusillés de Châteaubriant et Nantes et l'amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé. Il redonne vie aux sept héros : Luis Gomez Castano, Juan Hernandez Martinez, Santiago Marruedo Fraile, Honorio Perez Gonzalez, Ricardo Roja Gil et Vincente Rossel Barrachina.

 

« Il y a quelque temps, à l'occasion d'une cérémonie en hommage à des résistants fusillés à Vaugeton, dans la Vienne, j'ai vu sur une stèle le nom d'un Espagnol que j'avais déjà répertorié à Nantes » explique-t-il.

 

Arrivés en région nazairienne ou dans l'agglomération nantaise entre 1940 et 1942, ces militants du Parti communiste espagnol, furent arrêtés à l'été 1942 à l'occasion d'une grande rafle orchestrée dans les milieux communistes du département par la police de Vichy. Transférés à Paris, jugés et pour certains acquittés, ils échouent finalement début mai 1944 au camp d'internement de Rouillé dans la Vienne. Le 10 juin, les FTP attaquent le camp et libèrent les politiques. Mais les Allemands parviennent à en localiser une partie et les 27 juillet, 27 hommes, dont les 7 Espagnols, sont passés par les armes sur le bord d'une route.

 

Dominique Bloyet

 

80 pages. 13 €. Disponible auprès de l'auteur au 02 40 25 79 82 ou sur le site : www.resistance-44.fr

Presse-Océan

 

http://www.saint-nazaire.maville.com/actu/actudet_-Ils-etaient-des-hommes-libres-_dep-1405252_actu.Htm

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 11:53

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La Flottille de la Liberté défiait la politique israélienne qui consiste à saboter toute solution au conflt Arabo-israélien basée sur des décisions et accords internationaux et devait donc être écrasée.

L’attaque violente d’Israël contre la Flotille qui transportait de l’aide humanitaire à Gaza a choqué le monde entier.

Le détournement de navires dans les eaux internationales et l’assassinat de passagers constituent, bien sûr, un crime.

Mais le crime n’a rien de nouveau. Depuis des décennies, Israël détourne des bateaux entre Chypre et le Liban et tue ou enlève des passagers, et parfois les retient en otage dans des prisons israéliennes.

Israël présume qu’il peut commettre impunément de tels crimes parce que les Etats-Unis les tolèrent et que l’Europe en général leur emboite le pas.

Comme l’a fait remarquer le quotidien (britannique) The Guardian du 1er juin (2010), « Si un groupe armé de pirates somaliens avait accosté hier six navires en pleine mer, tuant au moins 10 passagers et en blessant beaucoup plus, une force d’intervention de l’OTAN se dirigerait dés aujoud’hui vers les côtes de la Somalie. » Dans ce cas, le traité de l’OTAN oblige ses membres à porter secours à un pays membre – la Turquie – attaqué en pleine mer.

Le prétexte avancé par Israël était que la Flotille transportait du matériel que le Hamas pouvait employer pour construire des bunkers pour tirer des roquettes sur Israël.

Ce prétexte n’est pas crédible. Israël peut facilement faire cesser la menace des roquettes par des moyens pacifiques.

Le contexte est important. Hamas a été désigné comme une menace terroriste importante lorsqu’il a remporté les élections libres en janvier 2006. Les Etats-Unis et Israël ont sévèrement renforcé leurs mesures punitives contre les Palestiniens, cette fois-ci pour avoir commis le crime de mal voter.

Le résultat fut le siège de Gaza, qui comprend un blocus naval. Le siège fut nettement durci en juin 2007 après une guerre civile qui a vu le Hamas prendre le contrôle du territoire.

Ce qui est communément décrit comme un coup d’état militaire du Hamas fut en réalité provoqué par les Etats-Unis et Israël qui ont ouvertement tenté d’inverser le résultat des élections remportées par le Hamas.

Ceci est connu depuis au moins le mois d’avril 2008, lorsque David Rose a révélé dans (le magazine) Vanity Fair que George W. Bush, le Conseiller en Sécurité Nationale Condoleeza Rice et son adjoint, Elliot Abrams (*), « ont soutenu une force armée sous les ordres de l’homme fort du Fatah Muhammad Dahlan, déclenchant ainsi une guerre civile sanglante à Gaza d’où le Hamas est sorti renforcé. »

Le terrorisme du Hamas comprenait des tirs de roquettes sur les villages israéliens avoisinants – un acte criminel sans aucun doute, mais un acte qui ne représente qu’une infime fraction des crimes couramment commis par les Etats-Unis et Israël à Gaza.

Au mois de juin 2008, Israël et le Hamas ont conclu un cessez-le-feu. Le gouvernement israélien a formellement reconnu que le Hamas n’a plus tiré une seule roquette avant qu’Israël ne viole le cessez-le-feu le 4 novembre de la même année pour envahir Gaza et tuer une demi-douzaine de militants du Hamas.

Le Hamas a offert un nouveau cessez-le-feu. Le gouvernement israélien a examiné l’offre et l’a rejeté, préférant lancer une invasion meurtrière sur Gaza, le 27 décembre.

Comme pour tous les autres états, Israël a le droit de se défendre. Mais Israël avait-il le droit d’employer la force dans Gaza au nom de son autodéfense ? Le Droit International, dont la Charte des Nations Unies, ne laisse aucun doute : un état a ce droit uniquement lorsqu’il a épuisé tous les moyens pacifiques. Dans ce cas précis, les moyens pacifiques n’ont même pas été tentés, malgré – ou peut-être à cause de – les bonnes chances d’aboutir.

Ainsi, l’invasion fut littéralement un acte d’agression criminel, et il en est de même pour l’attaque de la Flotille.

Le siège contre Gaza est cruel et son but est de maintenir les animaux en cage en état de survie, juste de quoi éviter les protestations internationales, mais guère plus. C’est le dernier volet d’un plan israélien à long terme, appuyé par les Etats-Unis, pour séparer Gaza de la Cisjordanie.

Le journaliste israélien Amira Hass, éminent spécialiste de Gaza, décrit les grandes lignes du processus de séparation. « Les restrictions imposées au mouvement palestinien qui ont été mises en place par Israël en janvier 1991 ont renversé un processus initié en juin 1967.

« A cette époque, et pour la première fois depuis 1948, une large portion du peuple palestinien vivait à nouveau sur le territoire en un seul morceau d’un seul pays – un pays occupé, certes, mais entier... »

Hass conclut : « La séparation totale de la bande de Gaza de la Cisjordanie est une des plus grandes réussites de la politique israélienne, dont l’objectif ultime est d’empêcher toute solution basée sur des décisions et accords internationaux et d’imposer un accord basé sur la supériorité militaire d’Israël. »

La Flottille défiait cette politique et devait donc être écrasée.

Un cadre pour résoudre le conflit Arabo-israélien existe depuis 1976, lorsque les états arabes de la région ont présenté une résolution au Conseil de Sécurité qui appelait à la création de deux états le long des frontières internationales, en incluant toutes les garanties de sécurité exigées par la Résolution 242 de l’ONU qui fut adoptée après la guerre de juin 1967.

Ses principes les importants sont soutenus par pratiquement le monde entier, y compris par la Ligue Arabe, l’Organisation des Etats Islamiques (dont l’Iran) et les organisations non étatiques concernées, dont le Hamas.

Mais depuis trente ans les Etats-Unis et Israël ont toujours rejeté cet accord, à une exception prés qui est révélatrice et mérite d’être notée. En janvier 2001, au cours de son dernier mois du mandat, Bill Clinton a initié des négociations israélo-palestiniennes à Taba, Egypte, qui étaient sur le point d’aboutir, selon les participants, lorsqu’Israël a décidé de rompre les négociations.

Aujourd’hui encore, les conséquences de cet échec se font cruellement sentir.

Le Droit International ne peut pas être imposé aux états puissants, sauf par leurs propres citoyens. C’est toujours une tâche difficile, surtout lorsque l’opinion qui se fait entendre déclare que le crime est légitime, soit explicitement soit en instaurant tacitement un cadre criminel – ce qui est plus insidieux et rend les crimes invisibles.

Noam Chomsky

Article original
http://inthesetimes.com/article/606...

Traduction VD pour le Grand Soir

(*) EN COMPLEMENT : Elliot Abrams : Membre du Conseil National de Sécurité, en charge de la "promotion de la démocratie et des droits de l’homme" (sic). Spécialité : Mensonges éhontés et couverture des escadrons de la mort au Guatémala. Autre personnage au service de la Miami Connection, conspirateur du scandale Iran-Contra, doit au pardon présidentiel de George Bush père de ne pas avoir connu la prison. Il est désormais membre du Conseil national de Sécurité où il est responsable de la « promotion de la démocratie et les droits de l’homme ». Comme si personne ne se souvenait qu’il a été le cerveau maudit de la guerre sale en Amérique centrale, qu’il a encouragé l’agression contre le Nicaragua et le Panama, que face aux commissions d’enquête du Sénat, il a défendu les pires excès des escadrons de la mort, niant les massacres et mentant sur les activités clandestines d’appui à la Contra nicaraguayenne. Chargé des affaires du Proche et Moyen Orient sous l’administration Bush.

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-veritable-menace-a-bord-de-la-Flottille-de-la-Liberte-In-These-Times.html

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 11:51

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Le boycott d’Israël prend une ampleur jamais vue grâce à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissements et Sanctions), portée par des militants du monde entier. Il s’élargit de jour en jour.
Certains arguments pour le boycott international d’Israël le présentent comme le moyen nouveau et ultime pour faire aboutir les droits du peuple palestinien, tous les autres ayant échoué. Selon ces pacifistes, le boycott est moyen plus efficace que la résistance armée des Palestiniens. Cette argumentation s’appuie généralement sur le modèle du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud. Dans cette optique, l’abolition de l’apartheid et la libération de Nelson Mandela auraient essentiellement été le résultat du boycott international. La vérité historique est un peu plus nuancée Rappelons d’abord que le boycott d’Israël est un mot d’ordre très ancien. Dans les années 80, les anti-impérialistes boycottaient de la même façon les pamplemousses de Jaffa ou les avocats de Carmel que les oranges d’Outspan ou les pommes du Cap. Ce qui a rendu aujourd’hui le boycott d’Israël plus massif et populaire, c’est avant tout le massacre sauvage de la population de Gaza par Tsahal et la résistance acharnée des combattants palestiniens. La victoire de la résistance libanaise de 2006, dirigée par le Hezbollah, avait déjà préparé le changement dans l’opinion internationale.La lutte pour l’abolition de l’Apartheid en Afrique du Sud peut effectivement servir de référence à la lutte actuelle pour la Palestine, à condition que son histoire soit restituée fidèlement. La place du boycott international dans cette histoire doit être correctement évaluée.Nelson Mandela a forgé sa réputation internationale en 1963, alors qu’il était l’avocat de douze combattants Sud-Africains emprisonnés, dont lui-même, inculpés de sabotage. Lors de ce procès, il affirma avec force que « sans violence, aucune voie de permettait au peuple africain de triompher dans sa lutte contre la suprématie des Blancs (…) Nous avons choisi de défier la loi. Tout d’abord, par des moyens qui évitaient tout recours à la violence ; puis, quand cette forme a elle aussi été interdite par la loi, nous avons alors décidé de répondre à la violence par la violence » (procès de Rivonia).C’est Mandela, qui trois ans auparavant, a créé la branche armée de l’African National Congress ( ANC), l’Umkhonto We Siswe (« lance de la Nation »). Quand il est arrêté en 1962, après dix-sept mois de clandestinité, c’est sous l’inculpation de sabotage et de tentative de renversement violent du gouvernement. C’est grâce à sa défense sans compromis de la lutte révolutionnaire de son peuple que Mandela a reçu un large soutien international et qu’il est devenu le plus célèbre prisonnier politique du monde.Après le massacre de Soweto, en 1976, Nelson Mandela adresse une lettre au peuple sud-africain, dans laquelle il affirme prier avec lui pour les martyrs tout en appelant la jeunesse à s’engager massivement dans la lutte. Suite à cet appel, des milliers de jeunes sud-africains partiront s’entraîner pour la lutte armée au Mozambique et en Angola.A plusieurs reprises, inquiet de la popularité toujours croissante du prisonnier Nelson Mandela, le gouvernement sud-africain lui proposera sa libération, à condition que Mandela rejette la lutte armée comme arme politique. La réponse de Mandela a toujours été très claire : c’était non.La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir que l’arme du boycott international contre l’apartheid en Afrique du Sud a fonctionné comme un soutien à la lutte révolutionnaire du peuple et de ses organisations nationales. Que le peuple sud-africain a utilisé tous les moyens à sa disposition pour renverser le régime raciste, allié d’Israël, et mis en place par la colonisation. Et que c’est cette lutte de masse, y compris la lutte armée, qui a permis au boycott international de fonctionner comme un puissant levier de solidarité mondiale.La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir que le résistant Mandela, chrétien d’abord pacifiste puis organisateur de la lutte armée et allié des communistes, a été un des premiers combattants à recevoir le titre honorable de « terroriste ». Son organisation, l’ANC, dont il était membre depuis 1943, a été mise hors-la-loi en 1960 par le gouvernement sud-africain. Condamné en 1964 pour terrorisme, l’administration Bush ne le retirera de sa « Terror watch list » qu’en juillet 2008 !La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir qu’au nom de cette lutte contre le terrorisme, le gouvernement sud-africain, tout comme le gouvernement israélien aujourd’hui, a non seulement emprisonné des centaines de combattants mais également commandité l’assassinat ciblé, par des escadrons de la mort, de dizaines de responsables politiques du mouvement de libération sud-africain.Tout comme le massacre de Gaza et la résistance armée de l’hiver 2008-2009, c’est le massacre de Soweto et le développement de la lutte de masse qui s’ensuivit, en 1976, qui a donné son ampleur internationale au mouvement de boycott, dont les premières sanctions avaient commencé dès la fin des années soixante.La liquidation de l’apartheid en Afrique du Sud a ainsi été le résultat d’une combinaison constante entre tous les moyens de lutte sur le terrain et la solidarité internationale, dont le boycott fut le point culminant.Le boycott du sionisme existe depuis sa mise en œuvre par la Ligue arabe en … 1945 ! Et depuis 1948, c’est avant tout la résistance acharnée du peuple palestinien, par tous les moyens dont il dispose, qui tient en échec le colonialisme et les guerres permanentes du sionisme. Et c’est parce que le peuple palestinien continue de résister que nous devons développer de toutes nos forces le mouvement de boycott d’Israël qui commence enfin à prendre l’ampleur nécessaire.Le boycott n’est pas une alternative à la résistance, c’est un soutien à la résistance. Et pour que ce soutien soit complet et cohérent, il doit comprendre l’appel à retirer le Hamas, le FPLP et toutes les organisations palestiniennes de résistance des listes d’organisations terroristes, avec autant de passion que nous avons chanté et crié pendant des années « Free Nelson Mandela ».


Source: recogniseresistance.net Publié par Parti Communiste du Québec à l'adresse 20:48

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 21:51



Thierry Menguy nous a quitté.


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De Villeneuve à Valenton, Thierry aura tissé le lien, rapproché les hommes.

Croyant, il faisait de chaque travailleur le Christ sur la croix, son engagement de chrétien l'amenait non pas à une charité condescendante mais à une générosité naturelle, spontanée, authentique.

Communiste poursuivant le chemin de celles et ceux engagés en Humanité, en espoir d'un monde où régnerait la fraternité, un monde réel, immédiat qu'il s'engageait à bâtir à travers son engagement syndical, la CGT bien sûr et politique au sein du parti communiste français.

Camarade comme chacune et chacun peut se sentir fier de cotoyer, fidèle au parti, aux amis, à ses frères de combat, fidèle à un engagement politique réfléchi et assumé, fidèle en sa croyance sans jamais, un seul instant, envisager d'en faire autre chose qu'un acte partagé, une communion.

Croyant, communiste et camarade qui donnait à l'homme une démarche débonnaire, un talent fou pour s'accaparer la parole et la garder sans que nul ne songe à l'interrompre, on n'interrompait pas Thierry Menguy dans ses réunions du comité de section de Valenton où il avait toute sa place et n'en demandait pas plus, tout comme tout en lui disait la solidarité, l'attachement profond à l'idéal partagé.

Thierry Menguy est celui qui nous menait sur le chemin de la Fête de l'Huma, charge pour lui de ramener les ouiailles au bercail, nul n'a jamais compris comment il s'y prenait mais il a toujours ramené son monde sur la place du marché, sans faillir et le lendemain matin il repartait avec les mêmes et d'autres, bienvenus.

Les Polognes, cette grande histoire des communistes, cette bataille intense et victorieuse, aux côtés d'un Kiki et de celles et ceux dont nous imaginons l'immense peine ce soir.

Thierry Menguy, son regard malicieux nous pénètre ce soir, ses paroles résonnent, ses mots font mouche une ultime fois.

 "Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis"  écrivait Saint Exupéry le père d'un petit prince, sans doute avait-il croisé la route de Thierry.

Oui richesse de l'homme pour les siens, sa femme, ses enfants, cette richesse que rien ne permet de comparer tant elle est d'une valeur inestimable, irremplaçable, cela s'écrit : aimer.

C'est tout un petit peuple qui est assommé ce soir, de Villeneuve à Valenton, des hommes continueront à tisser le lien, en son nom, par respect et une tendresse infinie en mémoire d'un homme engagé en classe ouvrière.

Et que le poête ait ici les derniers mots.

j'ai connu la vertu vivante
j'ai connu le bien incarné
je refuse ta mort mais j'accepte la mienne
ton ombre qui s'étend sur moi
je voudrais en faire un jardin

l'arc débandé nous sommes de la même nuit
et je veux continuer ton immobilité
et le discours inexistant
qui commence avec toi et finira en moi
avec moi volontaire obstiné révolté
amoureux comme toi des charmes de la terre.


Paul ELUARD

 

la section du Parti Communiste Français de Valenton, ses militantes et militants assurent  à Monique son épouse, Claire, Céline et Benoit, ses enfants et Ambre, sa petite-fille, à ses amis et camarades toute leur affection et  leurs sentiments les plus fraternels.

 

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 21:22

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Ni Obama ni le président de Corée du Sud n’ont  encore pu, depuis le 26 mars, expliquer ce qu’il est vraiment arrivé à la corvette phare de la marine de guerre de ce dernier pays, le Cheonan, un chasseur sous-marins dernier cri qui participait à des manœuvres avec la marine étasunienne à l’ouest de la presqu’île de Corée, aux limites des deux Républiques, et qui a été coulé, ce qui a entraîné la mort de quarante-six membres d’équipage et fait des dizaines de blessés.

 

L’embarrassant pour l’Empire, c’est que son allié sait de sources bien informées que la corvette a été coulée par les USA. Il n’y a pas moyen d’occulter ce fait qui l’escortera comme une ombre.

 

Dans une autre partie du monde, les circonstances s’ajustent aussi à des événements bien plus dangereux qu’en Asie de l’Est et ne peuvent manquer de survenir, sans que le superpuissant Empire ait les moyens de l’éviter.

 

Israël ne s’abstiendra pas d’activer et d’employer en toute indépendance la considérable force de frappe que les États-Unis lui ont procurée. Penser autrement, c’est ignorer la réalité.

 

Un autre point très grave, c’est que les Nations Unis n’ont de leur côté aucun moyen de changer le cours des événements, et très bientôt les archiréactionnaires au pouvoir en Israël se heurteront à la résistance indomptable de l’Iran, une nation de plus de soixante-dix millions d’habitants et aux traditions religieuses notoires qui n’acceptera les menaces insolentes d’aucun adversaire.

 

Bref, l’Iran ne pliera pas devant les menaces d’Israël.

 

Les habitants du monde profitent de plus en plus, comme de bien entendu, des grands événements sportifs, récréatifs, culturels et autres auxquels ils consacrent leur temps libre limité au milieu des devoirs quotidiens qui occupent une grande partie de leur vie.

 

La Coupe du monde de football qui se déroulera en Afrique du Sud leur prendra dans les prochains jours tout leur temps libre. Ils suivront avec émotion les actions des personnages les plus connus. Ils observeront chaque pas de Maradona et se rappelleront le goal spectaculaire qui donna la victoire à l’Argentine au cours d’une rencontre classique. Un autre Argentin pointe spectaculairement au firmament : petit mais rapide, il apparaît tel l’éclair et marque de la tête ou des jambes à une vitesse insolite. Messi, d’origine italienne, est suivi de près par tous les supporters.

 

Leur imagination est poussée au délire quand ils voient les nombreux stades où les matchs ont lieu. Les concepteurs et architectes ont créé des ouvrages auxquels le public n’aurait jamais songé.

 

Il est impossible que les gouvernements, qui vivent de réunion en réunion pour remplir les obligations que la nouvelle époque a déposées sur leurs épaules, aient le temps de connaître l’avalanche de nouvelles que la télévision, la radio et la presse ne cessent de divulguer.

 

Presque tous dépendent exclusivement des informations que leur font parvenir leurs conseillers. Certains des chefs d’État les plus puissants et les plus importants qui prennent les décisions fondamentales ont pour habitude de communiquer entre eux sur téléphone portable plusieurs fois par jour. Toujours plus de millions de personnes dans le monde vivent pendus à ces petits appareils dont on ne sait toujours pas quels effets ils ont sur la santé. Et s’évanouit l’envie que nous devrions ressentir de ne pas avoir joui de ces possibilités à notre époque qui s’éloigne à son tour rapidement en très peu d’années, presque sans nous en rendre compte.

 

On a su hier, au milieu du tourbillon, que le Conseil de sécurité voterait peut-être aujourd’hui une résolution en souffrance pour imposer un quatrième cycle de sanctions à l’Iran qui refusé d’arrêter son enrichissement de l’uranium.

 

Ce que cette situation a d’ironique, c’est que s’il s’agissait d’Israël, les États-Unis et leurs alliés les plus proches diraient aussitôt que ce pays n’a pas signé le Traité de non-prolifération et opposeraient leur veto à la résolution !

 

En revanche, on accuse l’Iran de juste produire de l’uranium enrichi jusqu’à 20 p. 100, mais l’on demande aussitôt l’application de sanctions économiques pour l’asphyxier. Il est évident par ailleurs qu’Israël agira comme à son habitude, avec un fanatisme fasciste, à l’instar des soldats d’élite héliportés en pleine nuit sur les bateaux de la flottille solidaire qui transportait des aliments pour la population assiégée de Gaza, tuant plusieurs personnes et en blessant des dizaines d’autres qui ont été ensuite arrêtées en même que les membres d’équipage.

 

Il est évident qu’Israël tentera de détruire les installations où l’Iran enrichit une partie de l’uranium qu’il produit, et que l’Iran ne se résignera pas à un traitement aussi inégal.

 

Les conséquences des magouilles impériales des USA pourraient être catastrophiques et toucheraient l’ensemble des habitants de la planète, bien plus que toutes les crises économiques réunies..

 

 

Fidel Castro Ruz

Le 8 juin 2010

12 h 33

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 20:01

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Le massacre de Sabra et Chatila est incontestablement une page noire de l’histoire du Liban. Celui-ci ne peut être perçu sans évoquer le contexte dans lequel il s’est déroulé. C’est ce que nous décrit clairement, et de manière concise mais non moins complète, Pierre Bachy (historien belge) dans l’article ci-dessous.

En date du 6 juin 1982, l’armée israélienne a envahi le Liban, en réaction à une tentative d’assassinat de l’ambassadeur israélien Argov à Londres le 4 juin. La tentative d’assassinat avait été attribuée le jour même par les services secrets israéliens à une organisation palestinienne dissidente, et l’action commanditée par le gouvernement irakien, alors soucieux de détourner l’attention de ses revers récents sur le front de la guerre Iran-Irak [1]. L’opération israélienne, préparée de longue date, est baptisée « paix en Galilée ».
Initialement, le gouvernement israélien avait annoncé son intention de pénétrer sur 40 km dans le territoire libanais. Le commandement militaire, sous la direction du ministre de la défense, le général Ariel Sharon, a cependant décidé d’exécuter un projet plus ambitieux qu’il avait préparé depuis plusieurs mois.
Après avoir occupé le sud du pays, et y avoir détruit la résistance palestinienne et libanaise, tout en commettant déjà une série d’exactions contre la population civile [2], les troupes israéliennes ont effectué une percée jusqu’à Beyrouth, encerclant à partir du 18 juin 1982 les forces armées de l’Organisation pour la Libération de la Palestine, retranchées dans la partie ouest de la ville.
L’offensive israélienne, et notamment les bombardements intensifs sur Beyrouth, auraient occasionné, selon des statistiques libanaises, 18000 morts et 30000 blessés, en très grande majorité des civils.
Après deux mois de combat, un cessez-le-feu a été négocié par l’intermédiaire de l’émissaire des Etats-Unis, Philippe Habib. Il a été convenu que l’OLP évacuerait Beyrouth, sous la supervision d’une force multinationale qui se déploierait dans la partie évacuée de la ville. Les Accords Habib envisageaient que Beyrouth-Ouest soit éventuellement investi par l’armée libanaise, et des garanties américaines étaient données au leadership palestinien pour la sécurité des civils dans les camps après leur départ.


L’évacuation de l’OLP s’est terminée le 1er septembre 1982


Le 10 septembre 1982, les forces multinationales ont quitté Beyrouth. Le lendemain, Ariel Sharon annonçait que « deux mille terroristes » restaient encore dans les camps de réfugiés palestiniens autour de Beyrouth. Le mercredi 15 septembre, après l’assassinat la veille du président Bachir Gemayel, l’armée israélienne occupait Beyrouth-ouest et encerclait les camps de Sabra et de Chatila, habités uniquement par une population civile palestinienne et libanaise, l’entièreté des résistants armés (plus de 14000 personnes) ayant évacué Beyrouth et sa banlieue le 1er septembre [3].
Historiens et journalistes s’accordent pour admettre que c’est probablement lors d’une rencontre entre Sharon et Gemayel à Bikfaya le 12 septembre, qu’un accord a été conclu pour autoriser les forces libanaises à « nettoyer » ces camps palestiniens [4]. L’intention d’envoyer les forces phalangistes dans Beyrouth-ouest avait déjà été annoncée par Ariel Sharon le 9 juillet 1982 [5] et dans sa biographie, il confirme avoir négocié l’opération lors de la rencontre de Bikfaya. [6]
Selon les déclarations d’Ariel Sharon à la Knesset (parlement israélien) en date du 22 septembre 1982, l’entrée des Phalangistes dans les camps de réfugiés de Beyrouth fut décidée le mercredi 15 septembre 1982 à 15h30 [7]. Toujours selon le général Sharon, le commandant israélien avait reçu comme instruction : « Il est interdit aux forces de Tsahal [8] d’entrer dans les camps de réfugiés. Le ratissage et le nettoyage des camps seront effectués par les Phalanges [9]« .
Dès l’aube du 15 septembre 1982, des chasseurs bombardiers israéliens ont commencé à survoler Beyrouth-ouest à basse altitude et les troupes israéliennes ont entamé leur entrée dans Beyrouth-ouest. A partir de 9h du matin, le général Sharon a été lui-même sur place pour diriger personnellement la poursuite de la percée israélienne, et s’est installé au quartier général de l’armée au carrefour de l’ambassade du Koweit, situé à la limite de Chatila. Du toit de cet immeuble de 6 étages, on pouvait parfaitement observer la ville et les camps de Sabra et Chatila. Il était impossible à Sharon de ne pas voir ce qui s’y déroulait.


L’encerclement


Dès midi, les camps de Sabra et Chatila, qui forment en réalité une seule zone de camps de réfugiés au sud de Beyrouth-ouest, sont encerclés par des chars et par des soldats israéliens, qui installent tout autour des camps des points de contrôle permettant de surveiller les entrées et les sorties. Durant la fin de l’après-midi et la soirée, les camps sont bombardés au tir d’obus.

Le jeudi 16 septembre 1982, l’armée israélienne contrôle l’ensemble de Beyrouth-ouest. Dans un communiqué, le porte-parole militaire déclare:  » Tsahal contrôle tous les points stratégiques de Beyrouth. Les camps de réfugiés, incluant les concentrations de terroristes, sont encerclés et fermés « . Au matin du 16 septembre, l’ordre est donné par le haut commandement de l’armée: « Searching and mopping up of the camps will be done by the Phalangists » [10]
Pendant la matinée, des obus sont tirés vers les camps depuis les hauteurs environnantes et des tireurs d’élite israéliens postés autour, tirent sans discrimation sur tous les civils se trouvant dans les rues. Vers midi, le commandement militaire israélien donne aux milices phalangistes le feu vert pour l’entrée dans les camps de réfugiés. Peu après 17h, une unité d’environ 150 Phalangistes entre par le sud et le sud-ouest dans le camp de Chatila.

Lorsque le général Drori appelle par téléphone Ariel Sharon et lui annonce: « Nos amis avancent dans les camps. Nous avons coordonné leur entrée. » Ce dernier répond « Félicitations!, l’opération de nos amis est approuvée. » [11]
Pendant 40 heures, dans les camps « encerclées et bouclés », les miliciens phalangistes vont violer, tuer ou mutiler un grand nombre de civils non armés, en majorité des enfants, des femmes et des vieillards. Ces actions sont accompagnées ou suivies de rafles systématiques, avalisées ou renforcées par l’armée israélienne.

Jusqu’au matin du samedi 18 septembre 1982, l’armée israélienne, qui savait parfaitement ce qui se passait dans les camps, et dont les dirigeants étaient en contact permanent avec les dirigeants des milices qui perpétraient le massacre, s’est non seulement abstenue de toute intervention, mais a pris une part active au massacre en empêchant des civils de fuir les camps et en organisant un éclairage constant des camps durant la nuit, moyennant des fusées éclairantes, lancées par des hélicoptères et des mortiers.

Les chiffres des victimes varieront entre 700 (chiffre officiel israélien) et 3500 (notamment l’enquête précitée du journaliste israélien Kapeliouk). Le chiffre exact ne pourra jamais être déterminé parce que, outre environ 1000 personnes qui ont été enterrées dans des fosses communes par le CICR ou enterrées dans des cimetières de Beyrouth par des membres de leur famille, un grand nombre de cadavres ont été enterrés par les miliciens eux-mêmes, qui les ont ensevelis sous des immeubles qu’ils ont détruits avec des bulldozers. Par ailleurs, surtout les 17 et 18 septembre, des centaines de personnes avaient été emmenées vivantes dans des camions vers des destinations inconnues et ont disparu.

Depuis le massacre, les victimes et survivants des massacres n’ont bénéficié d’aucune instruction judiciaire, ni au Liban, ni en Israël, ni ailleurs. Sous la pression d’une manifestation de 400000 participants, le parlement israélien (Knesset) a nommé une commission d’enquête sous la présidence de Monsieur Yitzhak Kahan en septembre 1982. Malgré les limitations résultant tant du mandat de la Commission (un mandat politique et non judiciaire) que de son ignorance totale des voix et demandes des victimes, la Commission Kahan a conclu que « Le Ministre de la Défense Ariel Sharon était personnellement responsable » des massacres. [12]


Démission de Sharon


Sur l’insistance de la Commission, et des manifestations qui ont suivi son rapport, Sharon se voit contraint de démissionner de son poste de Ministre de la Défense, tout en gardant son poste comme ministre sans portefeuille. Il est à noter que la manifestation du mouvement « Paix Maintenant », qui a immédiatement précédé sa « démission », avait donné lieu à une attaque à la grenade contre les manifestants, résultant dans la mort d’un jeune manifestant [13].
Par ailleurs, plusieurs enquêtes non officielles et rapports basés sur des témoignages surtout occidentaux, dont celle de MacBride et de la Nordic Commission, ainsi que des rapports journalistiques et historiques fouillés, ont réuni des informations précieuses [14].

Malgré toutes les preuves réunies sur les massacres de Sabra et Chatila, le  » responsable personnel  » de ces massacres, ses acolytes, et les exécutants, n’ont jamais été poursuivis en justice ou punis. Les journalistes israéliens Schiff et Yaari avaient conclu, en 1984, leur chapitre sur le massacre par cette réflexion: « If there is a moral to the painful episode of Sabra and Shatila, it has yet to be acknowledged » [15]. Cette réalité de l’impunité est tout aussi vraie aujourd’hui.
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a condamné le massacre par la résolution 521 (1982) du 19 septembre 1982. Cette condamnation a été suivie par une résolution de l’Assemblée Générale du 16 décembre 1982 qui a qualifié le massacre d’ « acte de génocide ».

 

http://mplbelgique.wordpress.com/2009/01/21/retrospective-le-massacre-de-sabra-et-chatila/

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 19:57

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A dix jours du congrès qui doit entériner l'arrivée de Pierre Laurent à la tête du parti, les communistes sont plus que jamais divisés. En cause : la place du PCF au sein du Front de Gauche.

Le passage de témoin s'annonce difficile pour Pierre Laurent. L'actuel numéro 2 du PCF, qui doit succéder à Marie-George Buffet à la tête du parti lors du congrès d'étape des 18-20 juin, doit d'ores et déjà faire face à une importante contestation. Plusieurs initiatives ont en effet vu le jour pour remettre en cause la direction du parti communiste.

A commencer par la démission remarquée de 14 membres du conseil national. En avril, les députés Patrick Braouezec, François Asensi et Jacqueline Fraysse et des communistes historiques comme Pierre Zarka ou Roger Martelli ont décidé de quitter le PCF en dénonçant le «raidissement dans la pratique démocratique» d'un parti «plombé par une conception dépassée de la politique» et par «une matrice d'organisation archaïque». Ils ont été rejoints par environ 200 élus et responsables de réseaux locaux qui ont eux aussi choisi de claquer la porte du PCF. Ces «démissionnaires», issus du courant critique du parti, projettent de rejoindre la Fédération pour une alternative sociale et écologique, un rassemblement politique né en décembre 2008 visant à regrouper toute la «gauche alternative».

 

La «main tendue» de la direction

Si le mouvement de contestation au sein du PCF est surtout visible chez les élus, il a aussi contaminé la base du parti. Dans un «texte alternatif» qu'ils comptent soumettre à la discussion lors du congrès, plus de 650 communistes de 59 fédérations différentes ont fait publiquement connaître fin mai leurs doutes sur la stratégie actuelle du parti. Représentant la frange «orthodoxe» du PCF, tous déplorent la dilution du parti au sein du Front de Gauche, qui rassemble depuis les européennes de 2009 le PCF et le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. Les pétitionnaires assurent que la nouvelle alliance «a donné une importance politique démesurée aux partenaires du PCF» et «accentue le processus d'effacement du parti». Et comme leurs «camarades» démissionnaires, ils réclament désormais des «transformations profondes».

«La transformation du PCF, c'est justement ce dont il va être question lors du congrès ! Alors pourquoi partir au moment même où on engage cette discussion ?», s'interroge Olivier Dartigolles, porte-parole du parti. Il assure au figaro.fr que les démissionnaires et les contestataires «n'ont pas su saisir la main qui leur a été tendue. Toutes ces questions sont sur la table, mais nous voulons y répondre de manière constructive, en évitant les querelles inutiles». Olivier Dartigolles reconnaît cependant que le chantier de «métamorphose» du parti, voté lors du Congrès de 2008, «n'a pas été engagé». «D'où l'importance du prochain congrès… », martèle-t-il.

 

2012 dans toutes les têtes

Quant à l'alliance tant décriée avec le Parti de Gauche, elle ne semble pas gêner outre-mesure la direction du parti. «La stratégie du Front a été adoptée avec une large majorité en 2008», renchérit le porte-parole du PCF. Avant de préciser : «L'alliance a pu se stabiliser lors des dernières échéances électorales et a trouvé une place dans le paysage politique, le PCF avec.» Dans une tribune signée mardi dans L'Humanité, Pierre Laurent se dit même prêt à initier une «nouvelle phase du Front de Gauche. Le Front de gauche doit plus que jamais apparaître et vivre comme un processus de rassemblement ouvert susceptible d'initier d'ici à 2012 un nouveau Front populaire», écrit-il.

Reste la question - très sensible - du candidat pour 2012. Fort des 5 à 6% d'intentions de vote que lui attribuent les sondages, Jean-Luc Mélenchon ne cache pas ses ambitions et «se sent capable » d'être le candidat du Front de Gauche à la présidentielle. Les signataires du texte alternatif crient déjà au scandale et demandent un candidat communiste «pure souche ». Pris entre deux feux, le porte-parole du parti préfère ne pas trop se mouiller : «Nous voulons une candidature de rassemblement. Mais il peut y avoir d'autres noms que Mélenchon qui émergent… ». Et de citer l'exemple de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, ou de André Chassaigne «qui a fait plus de 14% aux régionales» en Auvergne. «De toute façon, conclut-il, aucune décision ne sera prise avant le congrès ordinaire de juin 2011». Trop tard, selon le Parti de Gauche, qui presse son allié pour qu'un candidat soit désigné dès le premier semestre 2011.

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 18:37

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Vendredi, tribunal correctionnel de Paris. Deux militants, accusés par la direction de la CFDT de « violation de domicile », comparaissent en appel. Le procès fait suite à une visite effectuée en 2005 au siège du syndicat pour lui demander des comptes sur son soutien à une modification des statut des intermittents. Ou quand une centrale se révèle moteur de la criminalisation du mouvement social.

Procès de deux militants : la CFDT, syndicat de coups bas

lundi 7 juin 2010, par Marie-Anne Boutoleau

 

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Deux militants, poursuivis pour l’exemple

Petit rappel des faits : le 19 avril 2005, une centaine d’intermittents, de chômeurs et de précaires répond à l’appel de la Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France. L’objectif ? Profiter d’une exposition au siège national de la CFDT – dont l’entrée est libre ce jour-là – pour demander des comptes à la direction de ce syndicat, atteint de graphomanie aïgue [1]. Ils réussissent à monter dans les étages, pour finalement atteindre la cafétéria, où ils espèrent obtenir une entrevue avec Annie Thomas, alors secrétaire générale de la CFDT - et ensuite devenue présidente de l’Unedic (poste qu’elle a quitté début 2010).

La CFDT est alors le seul syndicat à avoir refusé de discuter avec les collectifs d’intermittents de sa position sur la réforme de leur statut. Il faut dire que la centrale et ses dirigeants n’ont pas de quoi être fiers : François Chérèque lui-même a passé un deal avec Jean-Pierre Raffarin sur le sujet. En échange de sa signature sur la réforme des retraites de 2003, le gouvernement s’engageait à défendre la position de la CFDT (conforme – quel heureux hasard ! - à celle du Medef) sur le statut des intermittents [2].

 

Ces salariés précaires ne sont donc pas les bienvenus au siège de l’organisation, qui devrait pourtant les défendre. Et les manifestants sont pris à partie par les gros bras du syndicat (qui portaient des brassards «  Oui au TCE »…). Dans la bousculade, l’un des permanents syndicaux-vigiles tombe à terre et se blesse le petit doigt. Et quelqu’un s’empare également également d’une affiche vantant les mérites du dernier livre du saint-patron du lieu, François Chérèque. Suffisant pour que la CFDT porte plainte pour violences, vol et violation de domicile.

Problème : les flics n’ont relevé aucune identité suite à cette action, les rapports de police mentionnant même que les intermittents ont quitté « calmement » les lieux « après concertation entre les manifestants et des représentants de l’organisation syndicale ». Le constat des policiers après le passage de ces dangereux délinquants est même sans appel : « pas de violences, pas de dégradations ». De même, les enregistrements des caméras de vidéosurveillance, qui truffaient les locaux et auraient pu servir de preuve à l’accusation, ont malencontreusement été effacés et n’ont jamais pu être visionnés… Peut-être parce que, justement, ils ne prouvaient rien du tout ?

En manque de coupables, le syndicat ne capitule pourtant pas. Il parvient à dénicher deux « leaders », qui devront payer pour les autres : Michel Roger, fondateur et metteur en scène de la Compagnie Jolie-Môme [3], parce qu’il a été vu en train de lire un tract au mégaphone et parce que, voyant les nervis de la CFDT s’en prendre violemment à une militante, il s’est interposé en les appelant au calme ; et Ludovic Prieur, animateur du site hns-info, parce qu’il a rendu compte sur son site de la manifestation en avouant y avoir pris part. Concernant ce dernier, il a fallu au moins un an pour l’identifier, le temps pour les enquêteurs de découvrir la fonction "whois" permettant d’identifier le propriétaire d’un nom de domaine. Apprenant qu’il est recherché, Ludovic, en toute bonne foi, va d’ailleurs de lui-même se dénoncer aux autorités.

Mis en examen en avril 2007, ces deux terroristes en puissance sont jugés une première fois en janvier 2009. Le tribunal rejette à cette occasion les accusations de violence et de vol, mais les condamne pour violation de domicile à 2 000 € d’amende avec sursis et 1 € de dommages et intérêts à verser à la CFDT. Immédiatement, ils font appel. Ils sont défendus par maître Irène Terrel, avocate de toutes les luttes et qui a justement défendu Indymédia, attaqué il y a quelques années pour « injure publique » par François Chérèque [4]

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Du soutien, devant le tribunal comme dans le prétoire

Ce vendredi après-midi, le soleil est de la partie pour les deux cents personnes venues soutenir les deux inculpés. Parmi elles, la présence remarquée de salariés de Continental, d’EDF-GDF, mais aussi… de militants de la CFDT Snecma, entreprise qui fabrique des moteurs d’avions. L’enjeu est de taille : éviter une jurisprudence assimilant une occupation de locaux à une violation de domicile de personne morale, notion juridique éminemment « compliquée » [5], comme le soulignera Maître Terrel dans sa plaidoirie. Cette action de la CFDT vise à criminaliser l’occupation, mode d’action pourtant traditionnellement défendu et revendiqué par les syndicats. Et l’un des seuls moyens de se faire entendre pour des précaires et chômeurs dont le droit de grève n’est pas forcément reconnu.

 

Didier Bernard, lutteur de classe à Continental, résume bien la situation : «  Ce qui nous embête dans l’histoire, c’est qu’on est habitués à lutter contre des patrons, contre l’oppression et la répression des patrons et qu’aujourd’hui le comble, c’est qu’on est tombés sur un appareil qui est censé représenter les travailleurs, les militants, les protéger et les défendre, les suivre dans différentes actions et opérations, et qui aujourd’hui fout des militants au tribunal. C’est le monde à l’envers… Déjà, on avait du mal avec les gouvernants et les patrons, et là on s’aperçoit qu’en plus il faut compter avec ceux qui jouent les "partenaires sociaux" en haut lieu – le terme est galvaudé. » Mais l’ouvrier de chez Conti tient à saluer les cédétistes qui ont eu le courage de venir cet après-midi : « Heureusement que les militants de terrain, eux, ont des convictions différentes de ces gens à haut niveau parce que sinon on serait dans la merde. Déjà, on n’est pas au beau fixe, mais si en plus on devait adhérer à ces gens-là ou leur être soumis, alors ce serait la chienlit ! »

Et c’est parti pour trois heures d’audience dans une salle à l’insonorisation vraiment mauvaise – c’est connu, la justice manque de moyens… Il faudra donc tendre l’oreille pour apprécier les récits des six témoins (directs et de moralité) qui vont défiler à la barre. Dont l’ancien employeur de Michel à la mairie de Paris, deux journalistes, un responsable de la CGT, mais aussi des collègues et amis des prévenus.
Parmi eux, un témoignage particulièrement poignant – il est même applaudi, au grand dam du tribunal –, celui d’Aline Pailler, productrice et intermittente à France Culture, syndicaliste à la CGT. Parlant de la Compagnie Jolie-Môme et de Ludo – dont elle considère que c’est en raison de ses activités de journaliste qu’il est attaqué (voir encadré, en bas de cet article) – , elle explique : « Ces gens sont là pour redonner des principes, car il faut des principes pour tenir debout. Les valeurs qui sont au cœur du travail des journalistes alternatifs et de la Compagnie Jolie-Môme redonnent de la dignité aux salariés aux côtés desquels ils luttent [6]. Ils donnent du sens, ils sont beaux et ils sont fiers. »
Aline Pailler s’en prend ensuite à la partie civile, dont elle note avec les autres intervenants cités par la défense et avec Maître Terrel le profond « mépris » pour le mouvement des intermittents : « L’avocat de la CFDT a osé dire en première instance que les caissières de Prisunic paient pour que les intermittents puissent ne rien faire. Je suis humiliée quand j’entends ça, mais les caissières de Prisunic aussi ! Car nous, nous savons ce qu’est la solidarité de classe ! Ce serait très grave si un tribunal acceptait d’interdire d’occuper un syndicat, car ça ôterait des outils de lutte. Il est d’ailleurs dommage que Chérèque ne soit pas là au lieu d’être dans les médias. On aimerait qu’il entende ce qu’on a à dire. » [7]

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Vous avez dit "solidarité de classe" ?

En réponse à Aline Pailler, l’avocat de la CFDT assume ses propos sur les caissières, et donne un grand cours sur l’assurance chômage, estimant que les intermittents jouissent d’un « privilège » qui leur permettrait de « cotiser trois ou quatre fois moins que les autres salariés » pour bénéficier des allocations chômage. Il explique qu’en effet, l’assurance chômage est « une belle expression de la solidarité de classe », mais c’est tout de suite pour souligner le manque de « solidarité » des militants qui sont venus visiter le siège du syndicat qu’il défend. Pour lui, ils ne représentent que «  quelques éléments d’une catégorie bénéficiant d’un régime préférentiel, qui luttent à chaque négociation pour maintenir ou améliorer ce régime », qu’il qualifiera même à la fin de sa plaidoirie de « groupuscule totalement insaisissable ». N’y tenant plus, il s’exclame : « C’est un combat corporatiste ! »

Au contraire, la CFDT, organisation très peu représentée parmi les intermittents, défendrait l’intérêt général : « On reproche à la CFDT de réduire cet avantage substantiel en connivence avec le patronat. Mais si la CFDT n’était pas là pour batailler ferme face au Medef, le régime d’assurance chômage serait passé à la trappe depuis belle lurette ! » Le martyre du syndicat est insupportable : « La CFDT a toujours tort : parce que l’entrée est libre, parce qu’elle fait donner ses "molosses", ses "nervis" (comme si on voulait faire l’amalgame avec des organisations factieuses). L’entrée était libre car ce n’est pas un "bunker" [8], et ça c’est impardonnable. » Sic…
Revenant sur les prétendues voies de fait qui auraient été commises contre des salariés du syndicats (peu importe que ni les flics, ni la justice ne les aient reconnues) par « l’incursion de cette ruée » (re-sic), il justifie la plainte : la CFDT se devrait de protéger ses salariés (rappelons que ni le Medef, ni l’Unedic, eux-aussi occupés pendant le mouvement des intermittents, n’ont déposé plainte). Il demande donc « une décision de principe » tout en niant vouloir « criminaliser ce genre d’actions ».
Enfin, à bouts d’arguments, il tente de diffamer Michel en l’accusant d’être son propre employeur et de profiter du système de l’intermittence, au motif qu’il est directeur de la Compagnie Jolie-Môme tout en en étant salarié, dans le cadre d’une coopérative autogérée où les salaires sont égaux.

L’avocate générale appuie l’argumentaire du plaignant, parlant de « pénétration en force et en nombre » dans les locaux du siège de la CFDT – qui aurait donc été violé ? – et même d’« entrée manu militari », avec une hôtesse d’accueil «  tenue en respect ». « Je sais bien qu’on était dans un contexte revendicatif, mais la loi est la loi quelque soit le contexte (…). On est dans le symbole. Peu importe le combat qu’on mène, il y a des manières de le mener. » En est-elle si sûre ? Pas tellement, puisqu’elle semble déplorer que les témoignages soient «  contradictoires, on est version contre version ».

Après deux heures et demie de procès, la parole revient (enfin) à la défense. Afin de bien recadrer le débat, Maître Terrel entame une longue plaidoirie passionnée. Soulignant l’absence de partie civile et l’absence du vigile soit-disant molesté par les manifestants, elle met en garde le tribunal contre le « glissement dans l’affaire » que voudrait faire opérer le plaignant, qui ne cesse de mettre en avant des prétendues violences pour justifier la violation de domicile. Or, souligne t-elle, ses deux clients ne sont pas accusés de tels faits ; et même s’ils avaient eu lieu, ceux-ci seraient postérieurs à la violation de domicile, donc sans aucun rapport avec elle. La saisine du tribunal dans cette affaire est ainsi « totalement abusive » : les portes de la CFDT ayant été ouvertes ce jour-là, il ne saurait y avoir violation de domicile, sauf à procéder à un « étirement jusqu’à l’impossible de cette notion déjà compliquée de "violation de domicile de personne morale" ». De plus, l’élément intentionnel est lui aussi absent, la Coordination des intermittents et précaires ayant précisément choisi ce jour-là pour ne pas avoir à forcer l’entrée. Maître Terrel rappelle aussi la disparition des films des caméras de vidéosurveillance qui auraient pu prouver l’infraction ou les rapports de police, « d’habitude pas en faveur des prévenus, là c’est extraordinaire ».

L’avocate de Michel et Ludovic souligne enfin que la façon dont ils se sont retrouvés sur le banc des accusés est « extrêmement choquante ». Elle dénonce le procédurisme de François Chérèque et de sa centrale : « En ce moment, la CFDT attaque coup sur coup mais ne vient jamais aux procès qu’elle intente ». Et explique sa plainte par une « peur [du syndicat] de se faire occuper à force de signer des accords ».
Une plainte « grave, puisqu’elle vise à faire passer une occupation pour une violation de domicile. Or, la CFDT elle-même organise des occupations. C’est un outil de lutte reconnu de tous temps comme tel par les syndicats ». Et Maître Terrel de rappeler au tribunal qu’« on essaye de criminaliser ces conflits sociaux », mais que « ce n’est pas son rôle ». Elle conclut sa plaidoirie en lisant des extraits du jugement déboutant François Chérèque face à Indymédia.

Voilà, fin d’un procès éminemment politique. Les deux accusés, à qui revient le dernier mot, tiennent à souligner la présence d’ouvriers en lutte et de membres de la CFDT parmi les manifestants venus les soutenir, afin de faire définitivement un sort à l’accusation de « corporatisme ». De retour à la lumière du jour, ils tiendront à remercier chaleureusement ces soutiens.
Le verdict sera rendu le 17 septembre prochain.

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(En annexe) CFDT contre hns-info : menace sur le droit d’informer des médias alternatifs

On l’a dit, les têtes de la CFDT aiment s’en prendre aux médias alternatifs, tout en paradant en permanence dans la presse dominante. Fait admirable également : aucun "grand" média n’a fait le déplacement à ce procès, ou alors il nous a échappé. Nous avons voulu avoir les réactions de Ludovic Prieur et d’Aline Pailler sur cette atteinte au droit d’informer et sur le silence assourdissant des médiats dominants à ce sujet.

- Ludovic Prieur : «  Je ne me considère pas comme journaliste, je suis un activiste de la communication. Et bien sûr que c’est une atteinte, parce que ça veut dire qu’en fin de compte aujourd’hui, pour écrire un article de presse dans une situation un peu conflictuelle, et bien si on n’a pas de carte de presse, on est poursuivi. Ça signifie qu’en fin de compte, on annihile toute possibilité d’information alternative, citoyenne – comme on veut la nommer. Et oui, donc c’est grave ! Maintenant, moi je vais faire une petite provocation, quand même : si les médias ne suivent pas, c’est peut-être parce que ça ne les intéresse pas de défendre ce droit, justement. Parce qu’on a été accusés de "corporatisme" par la CFDT, mais quand même là il y a un petit truc corporatiste de la part des médias : puisqu’on n’est pas des journalistes, et bien ce n’est pas un problème qu’on ne puisse pas écrire. »

- Aline Pailler : « Ce qui est reproché à Ludovic Prieur du fait qu’il ait été dans l’action, "dans la mêlée" dit-il dans son article, c’est ce qui est au cœur d’un courant journalistique traversé par Jack London, Albert Londres, Aubenas pour son dernier bouquin. C’est-à-dire ce journalisme qui effectivement est dans la mêlée, au cœur de l’action pour pouvoir la relater. Le fait que le média soit alternatif n’a rien à voir, à mon avis. [...] Avoir conscience de la nature du paysage audiovisuel et de la difficulté à pouvoir y exercer son métier en toute liberté donne encore plus de sens aux médias alternatifs.[...] Et puis, ça ne choque personne qu’un journaliste mange sans arrêt dans les cocktails, mais par contre s’il est dans les manifs là il n’est plus journaliste. Ça veut dire quoi ça ? »

Notes

[1] Maladie qui le contraint à signer tous les reculs sociaux voulus par ceux qui nous gouvernent.

[2] Cet épisode a été relaté dans un article du Monde datant du 27 septembre 2007 et consultable en PDF sur le site de la CGT spectacle de Bretagne.

[3] La Compagnie Jolie-Môme a d’ailleurs produit tout un dossier sur le procès et ses enjeux : à consulter ICI.

[4] Le site avait évoqué l’occupation du siège de la CFDT et dénoncé les accords signés. François Chérèque a finalement été débouté.

[5] À la base, la "violation de domicile" ne s’applique qu’aux domiciles des particuliers et a pour objectif de protéger la vie privée. La jurispridence a introduit des cas de «  violation de domicile d’une personne morale », mais cette notion reste très discutée. En tout état de cause, il ne saurait y avoir violation de domicile si, comme l’explique Maître Terrel, « le domicile est ouvert à tous vents ».

[6] Et Aline Pailler de mettre en avant, entre autres, la présence des Conti dans la manif devant le tribunal.

[7] La transcription des propos tenus au cours du procès est faite à partir de notes manuscrites, puisqu’il est interdit d’enregistrer dans une salle d’audience et que de toute façon l’acoustique l’aurait empêché.

[8] Même si ça l’est devenu depuis : installation d’un sas d’entrée, renforcement des dispositifs anti-SDF avec la mise en place d’une baie vitrée ayant fait disparaître le préau qui entourait le bâtiment (et sous lequel on avait déjà planté des cailloux pour empêcher les indésirables de s’allonger).

 

http://www.article11.info/spip/spip.php?article828

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 13:40

 

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