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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:16

 

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Ordre a été donné d’emprisonner Gary Prado pour des liens présumés avec un groupe terroriste. En Bolivie, l’assassin du Che Guevara a été arrêté. Página/12, Il y a des gens qui ne changent pas, l’homme qui est resté connu pour avoir assassiné le Che faisait partie d’un groupe d’extrême-droite qui avait projeté d’assassiner Evo Morales.Ici même nous avons longuement parlé en avril 2009 de cette bande de mercenaires, dirigé par le bolivien-croate Eduardo Rózsa Flores. Ce dernier était le “rouge-brun” typique, un aventurier mercenaire qui, malgré ou à cause de ses liens étroits avec la CIA, professait une grande admiration pour le Che, soutenait ardemment la cause palestinienne non sans antisémitisme violent bien qu’on puisse également le soupçonner de liens avec le Mossad. La boucle est bouclée quand l’on découvre que’ son “conseiller” était l’assassin du Che et qu’il avait des liens avec l’extrême-droite argentine. Nous sommes dans un temps où cette extrême-droite qui se prétend radicale mais toujours se caractérise par le mépris des êtres humains tente de séduire les individus fragiles politiquement, mais le fil qui tient la marionnette des terroristes de tout poil reste celui de l’impérialisme en Bolivie comme ailleurs. note et traduction de Danielle Bleitrach.

 

 Gary Prado Salmón est resté dans l’histoire comme celui qui a arrêté le Che et ses compagnons. Le militaire retiré apparement servait de conseiller à une bande de mercenaires, dirigé par le bolivien-croate Eduardo Rózsa Flores(1).

 La juge criminaliste de la Paz, Betty Yañíquez, a donné l’ordre d’assignation à résidence de l’ex-général Gary Prado Salmón, l’homme responsable de la capture de Ernesto “Che” Guevara en 1967 en Bolivie. Deux autres personnes ont été arrêtés pour leurs liens présumés avec un groupe terroriste qui aurait opéré dans la région orientale de la Bolivie en 2008, un l’épisode qui s’est terminé avec révélation de l’existence d’un groupe d’extrême-droite , qui intervenait dans le reste de l’Amérique latine, y compris avec les ex-putchistes argentins.

Yañíquez a aussi ordonné la détention de Ronald Castedo,  président présumé de la loge les Chevaliers de l’Orient et un ex-gérant de la coopérative téléphonique Cotas, de Santa Cruz, et de Juan Charles Santisteban, chef de la Phalange Socialiste Bolivienne (FSB).

La juge a dicté l’ordre d’assignation à domicile après les avoir interrogés hier soir à Santa Cruz, à mille kilomètres au sud-est de La PAZ. Comme a expliqué la magistrate, les trois accusés se refusaient à aller dans cette dernière ville avec l’argument que leur état de santé ne le leur permettait pas. Prado Salmón, l’homme qui est resté dans l’histoire après avoir arrêté dans la forêt le Che et ses compagnons, est resté paraplégique au milieu de la décennie des années 80 après avoir reçu une décharge qui a abîmé sa colonne vertébrale durant une tentative de coup d’Etat à Santa Cruz.

L’ex-général avait commandé les troupes qui avaient participé aux derniers combats à Ñancahuazú et tout de suite après ces troupes ont assassiné le leader révolutionnaire dans la humble bourgade de la Figuera en 1967.

Maintenant le militaire retiré servait apparemment de conseiller à une bande de mercenaires, à la tête de laquelle se trouvait le bolivien – Croate Eduardo Rózsa Flores, avec des plans séparatistes et de régicide des dirigeants principaux de ce pays andin, parmi ceux-ci le président Evo Morales.

Après enquête, Prado Salmon, dont l’un des enfants a été aussi inculpé de liens avec Rózsa Flores, a été accusé d’entretenir des contacts avec le leader de la bande d’extrémistes.

Dans l’opération du 16 avril 2009, en plus de Rózsa Flores, sont morts ses collaborateurs Arpád Magyarosi (un Hongrois – Croate) et Michael Martin Dwyer (irlandais). La fusillade dans sa chambre d’hôtel à Santa Cruz a mis à jour un réseau de mercenaires, des dirigeants latino-américains de droite et jusqu’à d’ex-militaires, comme les putschistes argentins, que des liens étroits unissaient et qui partageaient la même idéologie.

L’enquête a amené à ce que que le gouvernement de Morales désigne dans les ambassades des personnes impliquées ou suspectes d’être impliqué avec les détenus. Cependant, des preuves postérieures ont démontré que Rózsa avait projeté de faire un contre Morales et contre les autorités locales de Santa Cruz, des antagonistes trés violents du gouvernement du leader indigène.

Deux jours après la mort des trois mercenaires ont été arrêtés Mario Tadic (un bolivien avec un passeport croate) et Elod Tóásó (hongrois), qui sont dans une prison préventive dans la ville de La Paz. L’enquête se poursuit en Bolivie et déjà elle a entraîné l’arrestation de dirigeants civiques ( pro-autonomie) santacruciens, suspects d’avoir financé et coopéré avec les mercenaires.

Fuente: http://www.pagina12.com.ar/diario/elmundo/4-146189-2010-05-23.html rCR

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:08

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:04

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La très réputée société de soutien scolaire Acadomia vient de s'attirer les foudres de la CNIL et de récolter - fait rarissime - un avertissement public pour avoir consigné dans des fichiers illégaux des propos injurieux, des informations sur l'état de santé et sur d'éventuelles infractions ou condamnations au sujet de ses professeurs et de ses clients.


Qu'a-t-il bien pu se passer chez Acadomia, société de soutien scolaire pour qui la pédagogie est censément un moteur ? Un contrôle de la CNIL en novembre 2009 a révélé le contenu trollesque de milliers de fichiers, dont certains sont illégaux, tenus par l'entreprise au sujet de ses professeurs mais aussi des élèves et de leurs familles.

Acadomia s'illustre tout d'abord en conservant dans sa base SRANET, sans aucune limite de temps, des fichiers nominatifs sur 52 618 professeurs recrutés, mais également sur 179 763 candidats non recrutés et sur 131 704 professeurs démissionnaires.

La simple tenue de tels fichiers est répréhensible mais Acadomia ne s'arrête pas là. La société de soutien scolaire a émaillé ces documents de commentaires péremptoires, parfois insultants, relevant du jugement de valeur ou ayant trait à l'état de santé ou à d'éventuelles infractions et condamnations de ses enseignants mais aussi de ses élèves et de leurs familles.

Ainsi, les agents de la CNIL ont pu découvrir que les individus étaient qualifiés de sobriquets allant de « gros con » à « seul bémol : il pue » en passant par « saloperie de gamin » ou encore « sent le tabac et la cave ». On appréciera le sens de la nuances de certains employés de la société.

Cela pourrait prêter à sourire si les indications relevées dans les fichiers ne faisaient pas aussi référence à la santé des individus : des « hospitalisé en urgence pour une tumeur cancéreuse au cerveau de grade 3 » ou encore « narcoleptique ; hypersomniaque, tentatives de suicide, varie de la boulimie & anorexie » sont des renseignements qui ne peuvent être conservés sans une autorisation spéciale de la CNIL. Sans oublier qu'un commentaire tel que « cancer du poumon tant mérité » est proprement inacceptable.

Enfin, comme si cela ne suffisait pas, les agents de la CNIL ont également repéré des informations en relation avec d'éventuelles infractions ou condamnations du style « élève retourné en prison », « vols de sacs et argent avec un camarade, destruction de toilettes… », « le père avait fait de la prison » ou les très instructifs « est mis en examen (je ne sais pas pourquoi) » ou « sa cousine avait été assassinée et violée ».

Devant l'ampleur des commentaires découverts par la CNIL, qui relèvent bien plus du commérage que de l'outil professionnel, Alex Türk, le président de la Commission, a décidé de faire suivre le dossier au parquet.

De son côté, Acadomia assure avoir pris en compte les remarques de la CNIL et a réfuté certaines accusations dans un premier temps avant de revenir sur ses propos et de faire preuve d'une attitude plus humble, comme le révèlent nos confrères de PC Inpact. La suite de l'affaire pourrait cependant bien se jouer dans les prochains mois devant les tribunaux.

Alors que la question de la protection des données personnelles se fait de plus en plus pesante, le Troll de cette semaine donne à réfléchir mais ne fait pas vraiment rire.
Source : Le Parisien

 

http://www.degroupnews.com/actualite/n4840-troll-acadomia-internet-cnil-donnees_personnelles.html

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 11:01
piscine.1275117664.JPGUne piscine olympique à huit couloirs qui aurait pu ressembler à celle-ci.

En ces temps de rigueur budgétaire, même l’armée doit faire des efforts. “Anticipant les coupes que va lui demander Matignon, la Défense étudie trois scénarios pour son prochain budget 2011-2013. Au pire, il faudrait économiser 4,8 milliards d’euros. Au mieux, entre 2 et 3 milliards. La question des effectifs refait surface.” note Alain Ruello dans Les Echos. “Hervé Morin [ministre de la défense], qui doit normalement tenir une réunion avec ses principaux lieutenants en fin de semaine sur le sujet, a donc, devant lui, des choix difficiles.” poursuit-il.

Le même Hervé Morin vient pourtant de prendre une décision incongrue au regard de l’austérité nécessaire. C’est Jean-Dominique Merchet, journaliste à Libération, qui révèle l’histoire sur son blog “Secret Défense”.”Hervé Morin a tranché le 22 avril dernier : il y aura bien une piscine dans le futur ministère de la Défense à Balard (Paris XVème). Cette idée n’était jusqu’à présent qu’une “option” ; elle devient une réalité. Lors de ce même Comité ministériel d’investissement, le ministre s’est même interrogé sur l’opportunité de construire un bassin de 50 mètres, de type olympique avec huit couloirs.”

Les services du ministère ont tempéré cette folie dépensière et poussé à l’adoption d’une piscine de 25 mètres seulement avec 4 couloirs. Coût : 30 millions d’euros (10 d’investissements et 20 de fonctionnement) contre 55 millions pour l’option « olympique » du ministre.

La Délégation pour le regroupement des états-majors et services centraux de la Défense, lucide, fait notamment remarquer qu’il « est hautement probable que le ministère du Budget ne donnera pas son accord” et que “la Cour des Comptes ne manquerait pas de stigmatiser cette dépense » .

Bien vu. D’autant qu’Hervé Morin, qui doit rassembler ses services dans un « Pentagone français », espérait vendre pour 2 milliards d’euros ses biens immobiliers libérés. Problème : alors que la rigueur menace, les montages financiers capotent et le ministère se retrouve sans ces recettes, prévues pour financer le projet, explique le site Public Sénat.

 

http://veilleur.blog.lemonde.fr/2010/05/29/herve-morin-et-sa-piscine-a-30-millions-d%E2%80%99euros-2/#xtor=RSS-32280322#xtor=RSS-3208

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:55

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pour soutenir le texte alternatif, cliquez sur le logo

 

 


474 communistes,

à ce jour (28 mai - 17h00)

de 43 fédérations

soutiennent le texte alternatif:  

" Face au capital, aujourd'hui, plus que jamais, le peuple

a besoin du PCFIls refusent de laisser passer un congrès bâclé,

où l'on décide à la place des adhérents

et demandent un débat stratégique sur le fond.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:50

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Ils viennent de Russie et des Etats-Unis, d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne… Leur « Coordination internationale » se réunit les 28, 29 et 30 mai. Objectifs : poursuivre le travail de mémoire et amplifier l’action contre les résurgences du fascisme

 

 

 

 

Par Claire Rol Tanguy

 

Presque 75 ans après le formidable épopée des Brigades Internationales en Espagne républicaine, et à l’initiative de deux associations, l’ACER, les Amis des Combattants en Espagne Républicaine (1) et la KSFR (le pendant de l’ACER en Allemagne), des survivants et des associations qui portent la mémoire de leur engagement vont se rencontrer à Paris, lieu symbolique de regroupement de la plupart des volontaires internationaux avant leur départ pour l’Espagne. Ils ont décidé de créer une « Coordination Internationale » pour partager et amplifier le travail de mémoire, pour être présents dans l’actualité dès que les principes fondateurs d’internationalisme et d’antifascisme des BI sont en jeu, pour rappeler les sacrifices du peuple espagnol pendant la guerre civile.

 

Ils viendront d’Italie et de Russie, de Grande Bretagne et du Mexique, d’Autriche et d’Irlande, des USA et du Danemark, d’Espagne et de Hollande, du Luxembourg et de Bulgarie, d’Allemagne et de Belgique.

Chacun à sa façon dans son pays témoigne déjà du sens du combat des volontaires partis pour soutenir la République espagnole assiégée et contenir la montée du fascisme en Europe, et contribue à rappeler –ou même rétablir- les faits historiques. Chacun lutte contre le risque d’oubli, organise rencontres et débats pour faire connaître aux jeunes générations l’histoire des BI et de la guerre civile espagnole, les lourdes conséquences de la défaite notamment pour ces combattants de la liberté, espagnols et internationaux, qui ont payé cher leur engagement après la victoire de Franco.

 

L’initiative de conjuguer les réflexions et les actions au sein d’une Coordination Internationale a rencontré un écho favorable, presque inattendu pour ses organisateurs, parmi beaucoup d’associations sœurs d’Europe et d’ailleurs, à l’image de la diversité des combattants volontaires. Sans aucun doute les objectifs affichés par la Coordination, comme d’assurer un rôle de veille et d’initiative, rencontrent des préoccupations communes face aux manipulations historiques qui renvoient dos à dos victimes et bourreaux, aux montées populistes et xénophobes –y compris dans les urnes- que suscitent les crises économiques et sociales engendrées par le règne de la finance internationale, à l’offensive des forces réactionnaires en Espagne contre la mémoire du peuple espagnol avec la mise en cause du juge Garzon.

 

15 associations et des personnalités se rencontreront donc du 28 au 30 mai prochain à Paris pour examiner concrètement les modalités de leur travail en commun avec la volonté de faire vivre dans les conditions du monde d’aujourd’hui la mémoire des combattants en Espagne républicaine et leurs engagements pour la paix et la justice sociale. Des hommages seront aussi rendus aux combattants dans des lieux symboliques, comme le cimetière du Père-Lachaise, celui d’Ivry et les brigadistes seront aux côtés d’autres combattants de la liberté pour ranimer la flamme à l’Arc de Triomphe ; les réceptions à l’Hôtel de Ville de Paris et au siège du PCF seront certainement des moments d’émotion très forts comme à chaque rencontre, car porter le mémoire des volontaires aujourd’hui c’est aussi porter leur message d’espoir et de fraternité entre les peuples.

 

  1. ACER, 16 villa Compoint 75017 Paris.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:32

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REPRISE d’ARTICLE

 

Primitivi : Confronté au même problèmes que les nazis : comment se débarrasser rapidement des corps, les paramilitaires des AUC ont utilisé la même solution : la crémation.

Un ex-paramilitaire a avoué qu’au moins un four crématoire a été utilisé dans la vallée d’Aburrá. Il servait aux Auto-défenses Unies de la Colombie (AUC) à se débarrasser de leurs victimes, mortes ou ...vivantes.

Voici les différents choses à propos de ce four qu’a indiqué l’ex-paramilitaires aux officiers de justice rattachés au programme Justicia y Paz, proprement hallucinant.

Mais est-ce si étonnant : La France et la Bataille d’Alger, les USA avec l’École des Dictateurs (toujours en fonction), Abou Grahib, et les différents massacres et tortures du 20° et du tout jeune 21° siècle ? Ce dont il faut également s’inquiéter c’est certainement la généralisation globale de la suspicion envers des populations supposées "subversives" là-bas, ici ou ailleurs.

Les paramilitaires ont mis en pratique la systématisation de l’horreur dans différentes régions de Colombie.

Pour la première fois, un ex-paramilitaire se réfère à l’usage de ce mécanisme de disparition forcée dans la Vallée d’Aburrá. Le Ministère public fait des recherches sur la base de son témoignage et on s’attend à ce que les autres paramilitaires apportent plus d’information.

A la fin des années 90 l’ordre des commandants des Auto-défenses Unies de la Colombie (AUC) était de faire disparaître leurs ennemis "de toutes les façons", pour ne pas laisser de traces et ainsi éviter que les chiffres des homicides ne croissent de manière disproportionnée dans les zones urbaines, a donné lieu eu à Medellín et dans l’aire métropolitaine l’une des plus cruelles expressions de la guerre paramilitaire : l’utilisation de fours crématoires.

On a des références sur l’existence de ce macabre mécanisme au Nord de Santander. Les paramilitaires des AUC qui ont opéré dans cette région du pays, parmi ceux-ci Iván Laverde Zapata surnommé ‘l’iguane’, ont avoué devant les procureurs de l’Unité Nationale pour la Justice et la Paix que dans des zones rurales du corregimiento Juan Frío, de Ville du Chapelet, et le Port Santander, des fours crématoires se sont été construite pour incinérer ses victimes.

A Medellín le sujet des fours crématoires des AUC ne passait plus pour une rumeur depuis plusieurs années. Dans le monde de la criminalité on disait avec insistance que les paramilitaires emportaient les gens et “qu’ils les brûlaient” pour les faire disparaître, mais personne n’offrait d’information précise qui permettait de valider ou de démentir ce fait.

Cependant, la réalité gagne du terrain sur la rumeur grâce à l’engagement de plusieurs enquêteurs judiciaires assignés du programme pour la Justice et la Paix qui enquête à ce propos depuis plusieurs mois. Aujourd’hui ils ont des données concrètes, bien que partielles qui les ammènent à constater que oui cette pratique de disparition forcée a bien existé, mais comme ils l’admettent eux-mêmes, il manque encore des informations.

Les premières données qui révèlent cette réalité sont apportées depuis quelques mois par un ex-paramilitaire qui a décidé de collaborer avec la justice. Verdadabierta.com a eu un accès à quelques apartés des témoignages reçus par les fonctionnaires judiciaires, au travers desquels il est possible de mesurer l’extrême cruauté à laquelle en sont venus les groupes armés illégaux d’extrême droite à Medellín, dans plusieurs municipalités de la zone métropolitaine et dans l’Orient d’Antioque.

Verdadabierta.com réserve l’identité de l’ex-paramilitaire qui a apporte son témoignage pour participer à la vérité de ce qui s’est passé dans la capitale antioqueña et dans les municipalités voisines durant l’arrivée et l’installation des blocs paramilitaires des AUC.

“Il y a beaucoup de morts qui n’ont pas été pas retrouvés parce qu’ici à Medellín, aux environs, à une heure, se trouvaient plusieurs fours crématoires. Il y a eu beaucoup de gens brûlés. J’ai été témoin de ces faits", a avoué aux enquêteurs l’ex-paramilitaire.

Selon ses dires, entre les années 1995 et 1997, les paramilitaires retenaient leurs victimes, les tuaient et plusieurs d’elles ont été jetées dans la rivière Cauca, côté sud-ouest antioqueño. “Les corps étaient ouverts, on y mettait des pierrres et on les jetait dans la rivière. En plusieurs des AUC sont tombés lançant des morts”.

À ce problème s’est ajouté l’augmentation du nombre d’homicides dans les municipalités de la Vallée d’Aburrá en grande partie et dans d’autres également, où les paramilitaires étaient entrain de combattre la subversion. Durant ces année l’État-Major des AUC a été dirigé par Carlos Castaño Gil, qui avait donné l’ordre de faire disparaître les victimes. C’est ainsi qu’a surgi l’idée de construire un four crématoire : “L’idée du four a été donnée par ‘Doblecero‘ et Daniel Mejía l’a matérialisée”.

Durant ces années, Mauricio García, surnommé ‘Doblecero‘, était le commandant du Bloc Mètre et Daniel Alberto Mejía Ángel, surnommé ‘Danielito‘, s’était intégré aux blocs Cacique Nutibara, la faction des AUC qui a été sous le commandement de Diego Fernando Murillo Bejarano, surnommé ‘don Berna‘.

“Daniel Mejía s’est chargé de la construction, il était des AUC et du Bureau d’Envigado”, a dit l’ex-paramilitaire. “J’ai entendu que le four coûtait entre 200 et 500 ’bâtons’ (millions) et ils l’ont étrenné avec un type du nom d’Alberto du Bureau d’Envigado. Ils l’ont jeté vivant parce qu’il avait volé de l’argent. Le four était manipuler par un monsieur, qu’ils appelèrent ‘pompe funèbre‘, je crois qu’il s’appelle Ricardo, deux autres hommes lui faisaient la maintenance des grils et des cheminées, parce qu’elles se couvraient de suie humaine”.

Sur sa situation, le paramilitaire indique qu’il était dans une propriété de la municipalité de Caldas, au sud de la Vallée d’Aburrá. “Il faut passer le centre ville. A une demi-heure de la sorte de Caldas en voiture. Il est situé dans une très grande propriété, à cette époque, l’entrée était une porte blanche”.

Dans la propriété, l’ex-paramilitaire a décrit avec détails l’immeuble : “la première maison en noire et tout de suite après la maison il y avait comme une espèce de dépôt, et encore derrière, à environ 70 ou 80 mètres, fonctionnait ce qui ressemblait à une fabrique de briques. Deux cheminées étaient visibles dans le toit. Dans l’entrée il y avait un premier étage avec antejardín bien orné et de là à une main droite on descandait environ cinq mètres par des échelles, est on arrivait enfin à ce qui ressemblait à un grand four de boulangerie industrielle”.

Sur le four en tant que tel le repenti détaille : “la porte était hermétique, elle se fermait et restait incrustée dans le cadre de mur, il y avait des vitres très épaisses, comme blindées. La partie extérieure disposait de trois boutons, d’un bouton rouge pour allumer et les deux autres pour la température. À l’intérieur, le four était métallique et avait comme une espèce de mesón( ?) ferme, avait des résistances, les unes en dessous de la mesón, comme une espèce de grils. Des chaques côtés de la mesón il y avait aussi des résistances. Au fond de la pièce il y avait deux ventilateurs. Ils nous disaient que nous ne pouvions pas fumer là. Ca sentait comme un petit piment brûlé. Dans le four tenait une seule personne. Les corps étaient accrochés à la mesón. Quand ils montaient la température les corps gonflaient. Beaucoup de gens mouraient avant d’entrer dans le four".

Selon ses calculs, dans la semaine entre 10 et 20 personnes étaient conduites là. Et il existait procédé pour cela : “quand nous arrivions avec les personnes, mortes ou vivantes, nous frappions à la porte et ils nous disaient ‘ces insumos( ?) portez-les au fond’. Nous jusqu’à l’intérieur, nous les portions dans des sacs pour qu’ils ne laissent pas de sang. Nous les saignions. On nous a demandé : ‘qui est-ce qui contrôle cela ?’. ‘J‘ et Daniel commandaient beaucoup. Ils avaient un dossier où ils notaient tout. Celui qu’il notait était un homme d’environ 45 ans, bas, cejón. Nous entrions et nous devions attendre les cendres. Le procédé prenait comme 20 minutes, mais quand il était allumé c’était comme cinq minutes. Après nous les montrions ‘J‘ ou Daniel, et ensuite nous les jetions à la rivière ou où ils disaient”.

Face aux enquêteurs judiciaires il n’a pas nié sa participation a plusieurs de ces ’corvées de bois’. “Certains je les ai mis mort et d’autres je les ai amenés vifs. J’ai porté plus de cinquante morts et plus de quinze vivants”.

Parmi les victimes dont il se rappelle on trouve deux frères de la famille Vanegas, éleveurs de profession, qui ont été retenus dans le secteur de Bethléem, au sud-ouest de Medellín, par ordre de Daniel Mejía. Selon les paramilitaires, ces hommes ont été assassinés parce qu’ils finançaient un front du groupe de guerilleros des Farc. Avec leur mort dans le four crématoire, ce dernier s’est mis à fonctionner pour toute sorte de personnes, puisque selon le récit de l’ex-paramilitaire, jusqu’à ce moment là il n’était utilisé que pour “des personnalités”.

L’autre personne dont il se rappelle et qui a été incinéré là est le narcotrafiquant Julio Cesar Correa Valdés, connu dans le monde de la mafia comme Julio Fierro et époux du modèle Natalia Paris. Son décès s’est produit, selon le témoignage de cet ex-paramilitaire, à la fin d’août 2001. Selon les récits journalistiques de cette année, ce narcotrafiquant était en négociation avec la DEA pour se soumettre à la justice des États-Unis et pour collaborer comme informateur afin d’obtenir quelques bénéfices juridiques.

“Ils ont appris cela à Antioche, alors Salvatore Mancuso, Carlos Castaño et Daniel Mejía se sont réunis. Castaño a ordonné qu’ils prennent Julio Fierro. Quelques hommes de Daniel l’ont retenu dans la municipalité de Guarne. Ordre était donné qu’ils ne le tuent pas. De Guarne ils l’ont ammené en hélicoptère jusqu’à Córdoba, où était Carlos Castaño. Ils voulaient lui prendre quelques propriétés. Natalia Paris a aussi voyagé par là-bas parce qu’ils voulaient également lui prendre quelques propriétés qui étaient à son nom. Julio ils l’ont emmené à Medellín dans un hélicoptère, pour lui faire la extinción de dominio( ?), après ils l’ont tué et ils ont porté le corps au four”.

Le plus paradoxal du récit de l’ex-paramilitaire est qu’il offre une version qui pourrait éclaircir ce qui est arrivé avec le surnommé ‘Danielito‘, disparu depuis le 25 novembre 2006, deux semaines après avoir abandonné le centre de réclusion de La Ceja à Antioche, où étaient détenus les chefs des AUC. Il était sortie là parce qu’il n’aucune charge ne pesait contre.

“Il a été victime de sa propre invention”, a déclaré l’ex-paramilitaire aux officiers judiciaires. “Dans ce four ils ont fait disparaître Daniel avec dix de ses hommes”. Une nuit un ami m’a appelé et m’a dit ‘il a été avalé, Daniel, le patron’, et je n’ai jamais plus rien su de lui. Je ne sais pas non plus ce qui s’est passé avec ce four après”.

Les enquêteurs sociaux de l’Université d’Antioche qui travaillent sur ce type de phénomènes criminels et qui ont sollicité la réserve de la source, ont indiqué que l’existence de fours crématoires au Nord de Santander et à Antioche met en évidence qu’il s’agit d’une façon “d’industrialiser le crime”. Il y avait un ordre qui venait d’en haut “faire disparaître les victimes à tout prix” et dans ce sens c’est là qu’on voit apparaitre les cas de démembrements, les fosses, les rivières et les fours comme techniques efficaces pour en finir avec celui qui est appelé "ennemi".

Ce que révèle ce type de criminalité, ajoutent les enquêteurs sociaux, c’est son caractère systématique et sélectif, “ce qui veut dire que toute cette criminalité a été planifiée, puisqu’on ne peut pas perdre de vue que les paramilitaires ont été préparés dans des écoles où l’on formait les combattants à différentes activités. Là ils les transformaient en machines de guerre” grâce à une division interne du travail, spécifiée par des techniques criminelles.

Le Ministère public espère que les autres ex-paramilitaires, qui ont déjà postulés aux avantages de collaborer avec le programme Justice et Paix, qu’ils soient emprisonnés ou encore libres, contribuent d’eux-même à donner encore plus de détails sur ce type de disparition forcée, pour finalement non seulement pour établir la situation exacte du four crématoire, mais aussi pour identifier les victimes qui ont été conduites à cette macabre machine de mort.

Source : Verdad abierta "Los ’paras’ también tenían crematorios en Antioquia"

Traduction : Primitivi http://www.primitivi.org/spip.php?article323

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Colombie-Ils-incineraient-certaines-de-leurs-victimes-vivantes-Les-paramilitaires-avaient-aussi-des-fours-crematoires-a.html

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:20

 

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http://www.survivalfrance.org/actu/6020

 

Dès son arrivée au Pérou, le président de l’organisation nationale des Indiens d’Amazonie péruvienne, AIDESEP, a été arrêté puis relâché 24 heures plus tard.

Alberto Pizango a passé les onze derniers mois au Nicaragua, où il avait demandé l’asile politique après avoir été accusé de ‘sédition, conspiration et rébellion’ au Pérou. L’AIDESEP estime que les charges portés contre Pizango font partie d’une plus large campagne du gouvernement visant à ébranler le mouvement indigène péruvien.

Pizango est arrivé mercredi à Lima, accompagné de la vice-présidente de l’AIDESEP Daysi Zapata Fasabi et de l’actrice d’origine indienne Q’orianka Kilcher, qui avait joué le rôle de Pocahontas dans le film ‘Le Nouveau Monde’, avec Christian Bale et Colin Farrell.

Pizango avait été poursuivi après l’attaque par la police péruvienne de centaines de manifestants pacifiques, le 5 juin 2009, qui avait causé la mort de 33 personnes et fait au moins 200 blessés. Cet événement avait suscité par la suite un mouvement mondial de protestation contre le gouvernement péruvien.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré : ‘Nous appelons le gouvernement péruvien à retirer toutes les charges qui pèsent sur Alberto Pizango et lui permettre de reprendre sa fonction de président de l’AIDESEP.’

Lire l’interview exclusive d’Alberto Pizango le 25 janvier dernier, à Managua

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:17

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Le 18 février, Joe Stack, un ingénieur en informatique de 53 ans, s’est suicidé en écrasant son petit avion contre un édifice à Austin, Texas, en détruisant un bureau du Service de Perception Fiscale (IRS, selon son sigle en anglais), en tuant une autre personne et en blessant plusieurs.


Stack a laissé un manifeste contre le gouvernement qui expliquait son action. L’histoire commence quand il était un adolescent qui vivait dans la pénurie dans Harrisburg,  Pennsylvanie, près du coeur de ce qui a été une fois un grand centre industriel.

Sa voisine, une octogénaire qui survivait avec de l’aliment pour des chats, était la veuve d’un ouvrier métallurgique retraité. Son époux avait travaillé toute sa vie dans les fonderies du centre de la Pennsylvanie, en ayant fait confiance aux promesses des grandes entreprises et du syndicat , sur le fait que ses 30 années de service, lui assurerait une pension et une couverture médicale pour sa retraite.

 ”Au lieu de cela, il fut l’un des milliers qui ne reçurent rien parce que l’administration incompétente des fonderies et le syndicat corrompu (, pour ne pas mentionner le gouvernement) avaient investi dans des fonds de pensions et ceux-ci ont volé sa retraite. La chose unique qu’elle avait pour vivre était la sécurité sociale”.

Elle aurait pu ajouter que les très riches et leurs alliés politiques continuent d’essayer d’en finir avec la sécurité sociale.

Stack a décidé qu’il ne pouvait pas avoir confiance dans les grandes entreprises et qu’il suivrait son propre chemin, seulement il découvrit alors qu’il ne pouvait pas non plus avoir confiance dans gouvernement qui se désintéressait des gens comme lui, mais seulement aux riches et aux  privilégiés; ou dans un système légal dans lequel “il y a deux ‘interprétations’ de chaque loi, l’une pour les très riches et l’autre pour nous tous”.
 
Le gouvernement nous laisse avec “la plaisanterie à laquelle nous donnons le nom de  système de santé américaine, y compris les compagnies pharmaceutiques et les assurances (qui) assassinent des dizaines de milliers de personnes par an”, puisqu’elles rationnent la prévention en grand partie sur la base de la richesse et non de la nécessité.

Stack fait remonter l’origine de ces iniquités à un ordre social dans lequel “une poignée de crapules et de pillards peuvent commettre des atrocités impensables … et quand il est l’heure que leur source d’argent facile s’épuise sous le poids de leur cupidité et de leur stupidité écrasante, tout le gouvernement fédéral n’a pas de difficulté pour courir à son aide en quelques jours, s’il ne s’agit  pas d’ heures”.

Le manifeste de Stack finit avec deux phrases évocatrices : “Le credo communiste : de chacun qui selon sa capacité, à chacun selon ses besoins. Le credo capitaliste : que chacun donne selon sa crédulité que chacun reçoive selon sa cupidité”.

Des études émouvantes des zones industrielles abandonnées des États-Unis révèlent une indignation comparable parmi les individus qui ont été déplacés à mesure que les programmes capitalisto – étatiques ferment des bâtiments et détruisent des familles et des communautés.

Une sensation aigüe de trahison est dénotée chez les gens qui croyaient qu’ils s’étaient acquittés de leur devoir avec la société dans un pacte moral avec les entreprises et le gouvernement,  pour découvrir alors qu’ils étaient de simples instruments du lucre et du pouvoir.

Des similitudes étonnantes existent en Chine, la deuxième plus grande économie du monde, enquêtée par l’experte d’UCLA Ching Kwan Lee.

Lee a comparé l’indignation et le désespoir de la classe ouvrière dans les secteurs  industriels détruits des États-Unis avec ce qu’elle appelle la zone industrielle de la Chine : le centre industriel socialiste étatique dans le nord-est, maintenant abandonné au profit du développement de la zone de croissance rapide dans le sud-est.
 
Dans les deux régions, Lee  a trouvé des protestations massives des travailleurs  mais de caractère différent. Dans la zone industrielle abandonnée, les ouvriers expriment la même sensation de trahison que leurs homologues aux USA; dans leur cas, la trahison des principes maoístes d’une solidarité et la manière dont ils s’étaient dédiés au développement de la société ce qu’ils considéraient comme un pacte social,  pour découvrir que c’était  seulement ce qui était, maintenant, une fraude amère.

Dans tout le pays, des vingtaines de millions de millions de travailleurs séparés de ses unités de travail “sont bouleversés par une sensation profonde d’insécurité” qui engendre une “furie et un désespoir”,  écrit Lee.

Le travail de Lee et les études de la zone industrielle abandonnée des États-Unis mettent en évidence que nous ne devrions pas sous-estimer la profondeur de l’indignation morale qui existe derrière l’amertume furieuse, souvent autodestructrice, envers le gouvernement et le pouvoir patronal.

Aux États-Unis, le mouvement populiste appelé Tea  Party – et encore plus les cercles plus amples  qu’il atteint – reflètent l’esprit de la désillusion. L’extrémisme antifiscal de Tea Party n’est pas aussi immédiatement suicidaire que la protestation de Joe Stack, mais cependant il  est suicidaire.

Actuellement, la Californie est un exemple dramatique. Le plus grand système public d’éducation supérieure du monde est démantelé.

 Le gouverneur Arnold Schwarzenegger  dit qu’il doit  éliminer les programmes étatiques de santé et de bienfaisance à moins que le gouvernement fédéral n’apporte environ 7.000 millions de dollars. D’autres gouverneurs  se joignent à lui.

Pendant ce temps, un mouvement puissant récent pour les droits des états demande que le gouvernement fédéral ne se mêle pas de nos affaires, un bon exemple de ce qu’Orwell a appelé ” la double pensée” : la capacité d’ un esprit de nourrir deux idées contradictoires alors qu’il croit aux deux , pratiquement une devise pour nos temps.

La situation de la Californie est le résultat, en grande partie, d’un fanatisme antifiscal. Il est très similaire à ce qui existe ailleurs, même dans des faubourgs riches.

Encourager le sentiment antifiscal a été la caractéristique de la propagande patronale. Les gens doivent être endoctrinés pour détester et pour craindre le gouvernement pour de bonnes raisons : des systèmes existants de pouvoir, le gouvernement est le seul qui en principe, et parfois en fait, répond au public et peut restreindre les gâchis du pouvoir privé.
 
Cependant, le propagande antigouvernementale doit être nuancée. Naturellement, les  entreprises favorisent un état puissant qui travaille pour les institutions multinationales et financières, et même les sauve quand elles détruisent l’économie.

Mais, dans un brillant exercice de double pensée, les gens sont conduits à détester et à avoir peur du déficit. De la sorte, les associés des entreprises à Washington pourront décider de la réduction des acquis  et de droits comme la sécurité sociale (mais ne les sauve pas).

Dans le même temps, les gens ne devraient pas s’opposer à ce qui crée en grande partie  le déficit : l’augmentation du budget militaire et le système de soin médicaux privatisé complètement inefficace.

Il est facile de ridiculiser la manière dont Joe Stack et ceux qui pensent  comme lui expriment leurs inquiétudes, mais il est beaucoup plus approprié de comprendre ce qu’il y a derrière leur perception et actions dans une époque dans laquelle ceux qui ont de vrai raison de se plaindre se mobilisent dans les formes qui pourtant représentent un grand danger pour eux-mêmes et pour les autres.

Noam Chomsky est professeur émérite de linguistique et de philosophie dans l’Institut Technologique du Massachusetts au Cambridge, au Massachusetts.

 

Traduction: Danielle Bleitrach pour wordpress

Source: lajornada

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:12

 

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KATMANDOU - Les dirigeants des principaux partis politiques au Népal ont décidé vendredi de prolonger, quelques minutes avant son expiration, le mandat du Parlement censé rédiger une nouvelle Constitution dans le cadre du processus de paix, évitant ainsi une crise politique majeure, a annoncé le porte-parole du Parti du Congrès au pouvoir.

L'accord fait suite à des journées d'âpres négociations entre les dirigeants des trois principaux partis dans le but d'obtenir une prolongation du mandat des parlementaires qui venait à échéance à minuit, heure locale.

Les parlementaires népalais s'étaient fixé pour objectif la mise au point jusqu'au 28 mai d'une nouvelle Constitution, de manière à tourner la page de la guerre civile entre les maoïstes et l'Etat, qui a fait 16.000 morts entre 1996 et 2006 dans ce pays himalayen.

"Nous nous sommes mis d'accord pour prolonger le mandat de l'Assemblée constituante (Parlement)", a déclaré le porte-parole du Parti du Congrès, Arjun Narsingh K.C. "L'Assemblée constituante va maintenant lancer les procédures nécessaires", a-t-il ajouté.

Le gouvernement de coalition a présenté un projet de loi pour prolonger le maintien en exercice des parlementaires élus en 2008 avec la tâche de rédiger dans un délai de deux ans un nouveau texte constitutionnel pour ouvrir la voie à de nouvelles élections cette année.

Le Parti maoïste avait déclaré qu'il n'accepterait la prolongation du mandat de l'Assemblée constituante que si le Premier ministre, Madhav Kumar Nepal, démissionnait afin d'ouvrir la voie à un nouveau partage du pouvoir.

Le Parti communiste népalais (UML) et le Parti du Congrès sont les deux formations politiques les plus importantes de la coalition actuelle, et le dirigeant du Parti maoïste, Pushpa Kamal Dahal, dit "Prachanda", exige de participer à un nouveau gouvernement.

On ignorait dans l'immédiat si le Premier ministre allait présenter sa démission. Toutefois, le site internet du quotidien Republica faisait état d'un accord signé par les chefs des partis selon lequel il était "prêt à démissionner aussi tôt que possible".

Les parlementaires étaient réunis pour se prononcer sur une prolongation d'un an de leur mandat.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés vendredi devant le Parlement à Katmandou pour réclamer la démission du Premier ministre.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait exprimé jeudi sa préoccupation face à l'impasse politique au Népal et appelé les partis à surmonter leurs rivalités.

 

AFP

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