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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:07

201210311463_w350.jpg« (..) Je prendrai des ini­tia­tives pour favo­riser, par de nou­velles négo­cia­tions, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Je sou­tiendrai la recon­nais­sance inter­na­tionale de l’État pales­tinien ». Voici la teneur du 59ème enga­gement pris par François Hol­lande, can­didat à la Pré­si­dence de la République.

Le 31 octobre et le 1er novembre 2012, le Premier ministre Israélien, Benyamin Neta­nyahou est invité en grande pompe par le Pré­sident Hol­lande. Per­sonne n’ignore – le Pré­sident non plus – que le Likoud, le parti de Neta­nyahou et qu’Israël Bey­tenou, le parti d’extrême-droite d’Avidgor Lie­bermann, viennent de signer un accord élec­toral pour les élec­tions légis­la­tives de janvier 2013. Sinistre alliance qui n’annonce rien de bon pour les Pales­ti­niens et pour les Arabes israéliens.

C’est pour l’homme fort du Likoud, de la sainte alliance avec l’extrême droite, de l’occupation et de la colo­ni­sation, qui est en pleine cam­pagne élec­torale, que le Pré­sident de la Répu­blique déroule le tapis rouge.

On aurait pu attendre de François Hol­lande, un moment fort, qui aurait pu désta­bi­liser Neta­nyahou, s’il lui avait dit (rêvons un peu !) : « Moi Pré­sident de la Répu­blique, je vous ai invité pour vous dire que je me pro­non­cerai au nom de la France pour l’admission de la Palestine à l’ONU, Moi Pré­sident de la Répu­blique, je reconnais l’État de Palestine dans les fron­tières de 1967 avec Jéru­salem Est comme capitale, Moi Pré­sident de la Répu­blique, je demande la sus­pension de l’Article 2 des accords UE-​​Israël, tant que vous et votre Gou­ver­nement ne met­tront pas fin à la colo­ni­sation, Moi Pré­sident de la République…

Seulement voilà, rien de tout cela. Pire ! Le Pré­sident s’aligne sur les posi­tions israé­liennes en appelant à des négo­cia­tions sans condition, sans préa­lable : « La France sou­haite la reprise – sans condition – des négo­cia­tions entre Israé­liens et Pales­ti­niens. Avec le même objectif, celui que nous pour­suivons depuis des années, c’est à dire de deux États : l’État d’Israël avec la sécurité qui doit lui être garantie et l’État pales­tinien qui doit pouvoir vivre ». Il écarte aussi « la ten­tation pour l’Autorité pales­ti­nienne d’aller chercher à l’Assemblée générale des Nations Unies, ce qu’elle n’obtient pas dans la négo­ciation ». S’adresser à l’ONU devient-​​il donc un acte qui dérange ?

Hol­lande est en recul par rapport à Sarkozy (c’est dire..), car ces mots ont été pro­noncés exac­tement un an après l’admission de la Palestine à l’UNESCO et un vote positif de la France. Le « sans condition préa­lable », très cher à Neta­nyahou, signifie que le Pré­sident Hol­lande accepte le refus israélien du droit inter­na­tional comme base de négo­ciation. Quid main­tenant pour la France de l’existence d’un État pales­tinien dans les fron­tières de 1967 avec Jéru­salem est comme capitale ? Quid de la recon­nais­sance inter­na­tionale de l’État pales­tinien ? L’engagement 59 de François Hol­lande a fait pschitt ! A explosé en vol !

Le Pré­sident de la Répu­blique vient de marquer la rupture avec les poli­tiques menées par la France sur la question du Proche-​​Orient jusqu’à maintenant.

Tout ceci ne rend pas facile la tâche immense du mou­vement de soli­darité avec le peuple pales­tinien. Bien au contraire ! Aussi, il ne doit pas s’éparpiller, mais doit avoir une vraie cohésion autour de la question du droit inter­na­tional et de l’impunité de l’État d’Israël, avec des objectifs et des pro­po­si­tions autour des­quels il sera capable de ras­sembler et donc de s’élargir. C’est le seul moyen d’engendrer dyna­mique et force dans la société pour inter­venir auprès du Gouvernement.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:04

avnery-arafat.jpgÀ chaque fois qu’un homme poli­tique com­mence à évoquer “Le Système”, cela me donne la chair de poule. Tra­duisez ces deux mots en allemand et vous avez “Das System”.

POUR UN étranger comme moi, le système électoral des États-​​Unis paraît stupide.

Le pré­sident est élu par un “collège élec­toral”, qui ne reflète pas néces­sai­rement la volonté du peuple. Ce système qui plonge ses racines dans les réa­lités du 18e siècle, n’a aucun rapport avec les condi­tions actuelles. Il conduit faci­lement à l’élection d’un pré­sident qui a obtenu les voix d’une simple minorité, privant la majorité de ses droits démocratiques.

En raison de ce système archaïque, les trois der­niers jours de la cam­pagne sont consacrés exclu­si­vement à des “États indécis” – ceux dont les suf­frages du collège élec­toral sont encore incertains.

Au mieux, une façon curieuse d’élire le diri­geant de la plus grande puis­sance du monde et du champion auto­pro­clamé de la démocratie.

Le système d’élection des gou­ver­neurs, des séna­teurs et des repré­sen­tants est aussi dis­cu­table dans la mesure où la démo­cratie est en jeu. C’est l’ancien système bri­tan­nique où “le vain­queur rem­porte tout”. Cela signifie que des mino­rités idéo­lo­giques ou com­mu­nau­taires n’ont abso­lument aucune chance d’être repré­sentées dans l’ensemble du système poli­tique. Des idées nou­velles et contes­ta­taires n’ont aucune chance.

La phi­lo­sophie qui sous-​​tend un tel système consiste à pré­férer la sta­bilité à une pleine démo­cratie, à freiner le chan­gement et l’innovation ou à les pré­venir tota­lement. C’est carac­té­ris­tique d’une aris­to­cratie conservatrice.

Il semble qu’il n’y ait pas de voix aux États-​​Unis pour demander une évolution du système. Si le Pré­sident Obama ou le Pré­sident Romney est élu cette semaine par une faible majorité dans l’Ohio, quelque soit le vote popu­laire de l’ensemble de la nation, qu’il en soit ainsi. Après tout, le système a fonc­tionné suf­fi­samment bien pendant plus de deux cents ans, alors pourquoi le remettre en question maintenant ?

DANS LES élec­tions israé­liennes, au contraire, plu­sieurs partis ne cessent de parler du “système”. “Le Système est mauvais”. “Il faut changer le Système”. “Votez pour moi parce que je vais changer le Système.

Quel système exac­tement ? Eh bien, c’est votre pro­blème, vous l’électeur. Vous pouvez y lire tout ce que vous aimez (ou, plutôt, tout ce que vous détestez). L’économie. Les tri­bunaux. La Démo­cratie. La Religion. C’est à vous de le dire.

Fran­chement, à chaque fois qu’un homme poli­tique com­mence à évoquer “Le Système”, cela me donne la chair de poule. Tra­duisez ces deux mots en allemand et vous avez “Das System”.

“Das System” était la prin­cipale cible de la pro­pa­gande d’Adolf Hitler tout au long des 13 années de sa lutte pour le pouvoir. Cela a été incroya­blement efficace. (La seconde cible la plus efficace a été sa condam­nation des “Cri­minels de Novembre” qui avaient signé l’armistice après la défaite de l’Allemagne dans la pre­mière guerre mon­diale. Nos fas­cistes à nous parlent main­tenant des “Cri­minels d’Oslo”.)

Que vou­laient dire les nazis lorsqu’ils évoquaient “Das System” ? Tout et rien. Tout ce que leur audi­toire haïssait à n’importe quel moment par­ti­culier. L’économie qui condamnait des mil­lions de gens au chômage et à la misère. La répu­blique qui était res­pon­sable de la poli­tique écono­mique. La démo­cratie qui avait établi la répu­blique. Les juifs, assu­rément, eux qui avaient inventé la démo­cratie et qui diri­geaient la répu­blique. Les partis poli­tiques qui étaient au sevice des juifs. Et ainsi de suite.

LORSQUE LES hommes poli­tiques israé­liens tonnent contre “Le Système”, ils évoquent en général le système électoral.

Cela a com­mencé dès le début de l’État. David Ben Gourion était un démo­crate, mais c’était aussi un auto­crate. Il voulait davantage de pouvoir. Il était mécontent de la pro­li­fé­ration des partis poli­tiques, qui l’obligeaient à bri­coler de pesantes coa­li­tions. Qui en a besoin ?

L’État d’Israël n’était que la conti­nuation du mou­vement sio­niste qui avait tou­jours eu recours à une cer­taine forme d’élections. Elles étaient stric­tement pro­por­tion­nelles. Chaque groupe pouvait constituer un parti, chaque parti était repré­senté dans les congrès sio­nistes en fonction du nombre de ses élec­teurs. Simple et démocratique.

Lors de la fon­dation de l’État israélien en 1948, ce système a été adopté auto­ma­ti­quement. Il n’a pas été modifié à ce jour à l’exception de la “clause minimum” portée de 1% à 2%. Lors des der­nières élec­tions 33 partis s’affrontaient, 12 d’entre eux ont franchi la barre des 2% et sont repré­sentés à la Knesset qui vient de décider de se dissoudre.

Dans l’ensemble, le système fonc­tionnait rai­son­na­blement bien. Il garan­tissait à tous les seg­ments de la société – nationaux, eth­niques, confes­sionnaux, socio-​​économiques et autres – une repré­sen­tation et la pos­si­bilité d’un sen­timent d’appartenance. Les nou­velles idées pou­vaient trouver une expression poli­tique. J’ai été moi-​​même élu à trois reprises.

C’est l’une des expli­ca­tions du miracle qu’a été la démo­cratie israé­lienne – un phé­nomène presqu’inexplicable, si l’on considère que presque tous les Israé­liens venaient de pays for­tement anti-​​démocratiques – la Russie du Tsar et des com­mis­saires, le Maroc, l’Irak et l’Iran des rois auto­ri­taires, la Pologne de Josef Pil­sudski et de ses héri­tiers, et natu­rel­lement les Juifs et les Arabes nés dans la Palestine ottomane et britannique.

Mais le fon­dateur du mou­vement sio­niste, Theodor Herzl, était un admi­rateur de l’Allemagne du Kaiser, dans laquelle la démo­cratie s’était déve­loppée jusqu’à un certain niveau, et aussi de la Grande-​​Bretagne. Les pères fon­da­teurs qui venaient de Russie se vou­laient pro­gres­sistes à l’image des Euro­péens de l’ouest.

C’est pour cette raison qu’Israël a gardé une démo­cratie qui était, au moins au début, l’égale des meilleures. Le slogan “La seule démo­cratie du Moyen Orient” n’était pas encore une farce. Elle assurait aussi un gou­ver­nement stable, assis sur des coa­li­tions changeantes.

Ben Gourion avait le système élec­toral en horreur. Ses empor­te­ments vio­lents à son encontre étaient consi­dérées par l’opinion publique, y compris par ses propres élec­teurs, comme une excen­tricité per­son­nelle. En 1977 un nouveau parti, nommé dash, rem­porta 15 sièges avec pour seul pro­gramme de changer le système élec­toral auquel il imputait tous les maux du pays. Le parti a disparu aux élec­tions suivantes.

CE PARTI MORT a pour héritier légitime aujourd’hui le nouveau parti de Ya’ir Lapid, “Il y a un Avenir” qui veut “Changer le Système”, y compris le système électoral.

Dans quelle direction ? Jusqu’à présent ce n’est pas clair du tout. Un système pré­si­dentiel du type États-​​Unis ? Un système bri­tan­nique de cir­cons­crip­tions élec­to­rales où le vain­queur rem­porte tous les sièges ? Le système allemand d’après guerre (celui que je préfère) dans lequel la moitié du par­lement est élue à la pro­por­tion­nelle dans l’ensemble du pays et l’autre moitié à la majorité dans des cir­cons­crip­tions électorales ?

Quoi d’autre Lapid veut-​​il changer ? Il a le mérite d’être le seul à avoir soulevé la question pales­ti­nienne, déclarant qu’il ne par­ti­ci­perait à aucun gou­ver­nement qui ne repren­drait pas les négo­cia­tions avec les Pales­ti­niens. Cela n’a pas grande signi­fi­cation, dans la mesure où les négo­cia­tions peuvent se pour­suivre indé­fi­niment sans mener nulle part, comme dans le passé. Il n’a pas men­tionné le mot “paix”. Il a promis également que Jéru­salem ne serait pas divisée – une pro­messe qui est sûre de rendre toute négo­ciation impos­sible. Il a fait cette décla­ration à Ariel, la capitale des colons, qui est boy­cottée par l’ensemble du mou­vement de la paix.

CEPENDANT LE prin­cipal ennemi contre “Le Système” est Avigdor Lie­berman. Dans sa bouche, les deux mots reprennent leur conno­tation fas­ciste originelle.

Cette semaine Ben­jamin Néta­nyahou a lancé une bombe : le Likoud et le parti “Israel Our Home” (Israël notre foyer) de Lie­berman vont former une liste élec­torale commune – ouvrant ainsi la voie à la création d’un parti commun. La liste s’appellera “Likoud Bei­teinu” (“Likoud notre foyer”). Il n’a pas eu de peine à vaincre les réti­cences de son parti pour l’imposer – bien que per­sonne n’ait su les détails de l’accord.

Mais la prin­cipale dis­po­sition de l’accord verbal a déjà filtré : Lie­berman sera le N° 2 sur la liste et il pourra choisir l’un des trois prin­cipaux minis­tères du pro­chain gou­ver­nement : la Défense, les Finances ou les Affaires Étrangères.

Il ne peut y avoir le moindre doute sur le fait que Lie­berman va choisir la Défense, bien qu’il ait tenté de ras­surer l’opinion publique en pré­tendant qu’il pourrait pré­férer les Affaires Étran­gères, son domaine actuel, dans lequel il est boy­cotté par la plupart des prin­cipaux diri­geants du monde.

Ce qui est sous-​​jacent dans l’accord c’est que les deux partis n’en feront bientôt plus qu’un, que Lie­berman va suc­céder à Néta­nyahou à la tête de l’ensemble de la droite, et que nous pour­rions le voir dans quelques semaines en tout puissant ministre de la Défense, avec le doigt sur la détente des armes conven­tion­nelles et nucléaires, et, encore plus effrayant, comme l’unique gou­verneur des ter­ri­toires pales­ti­niens occupés.

Beaucoup d’Israéliens en ont des frissons.

Il y a seulement quelques années, une telle idée était impen­sable. Bien qu’il soit arrivé en Israël il y a 30 longues années, Lie­berman est resté fon­da­men­ta­lement un “Immi­grant Russe”. En réalité il est ori­gi­naire de la Mol­davie soviétique.

Il y a quelque chose de pro­fon­dément sinistre dans son allure, l’expression de son visage, ses yeux fuyants et son langage du corps. Il s’exprime en hébreu avec un pesant accent russe, son parler est grossier. Il mani­feste un appétit débridé de pouvoir, dans sa conception la plus brutale.

Son ami étranger le plus proche (et peut-​​être le seul) est Alexander Luka­shenko, le pré­sident du Belarus et le dernier dic­tateur en Europe. Son prin­cipal objet d’admiration est Vla­dimir Poutine.

Le credo décom­plexé de Lie­berman est le net­toyage eth­nique, un État juif ‘araber-​​rein’ (pur d’arabes en allemand). Il a amené avec lui d’Union Sovié­tique un mépris abyssal pour la démo­cratie et une foi dans un “gou­ver­nement fort”.

Il y a des années, j’ai posé l’équation “Bolchevisme – Marxisme = Fascisme”.

TREIZE FOIS au cours des 2 minutes de son annonce à la nation de la fusion, Néta­nyahou a utilisé les mots “fort” (gou­ver­nement fort, Likoud fort, Moi fort), “puissant” (Israël puissant, Likoud puissant) et “gou­ver­na­bilité” un mot hébreu nouveau qu’affectionnent tant Lie­berman que Néta­nyahou. (Cette semaine plu­sieurs com­men­ta­teurs ont utilisé le nom que j’ai forgé il y a quelques années : Bieberman.)

Si le Bie­berman rem­porte cette élection, ce sera vraiment la fin pour “Das System” – et le début d’un nouveau cha­pitre effrayant de l’histoire de notre nation.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 12:52

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 12:47
  ayrault-hollande.jpgInternet et Twitter ne cessent de hurler contre toutes les mesures (ou inactions) du gouvernement Ayrault et ce dernier n'entend rien tout en mettant en scène un bordel plus ou moins contrôlé. Résultat, le PS organise son calendrier comme Sarkozy : des effets d'annonce pour alimenter le buzz et épuiser les gens dans des affrontements inutiles car rien n'est tranché in fine. Il devient de plus en plus évident que les français aiment les présidents nuls : c'est le troisième à la suite.  

 

 

Tout y va, l'extradition hallucinante d'Aurore Martin, la popularité de Valls auprès des électeurs de... droite, la dépénalisation du cannabis, le droit de vote des immigrés, l'aéroport pas nécessaire de Notre-Dame-des-Landes, le TGV au pays Basque, le nucléaire, le mariage pour tous, la Syrie, tout. Et comme le bras d'honneur de Gérard Longuet aura fait son petit effet au-delà du camp politique de la droite, il ne faudra pas s'attendre à un geste symbolique ou de vraies excuses lors du voyage de Hollande en Algérie le mois prochain.

 

Tout s'affaisse. Un écroulement politique. Le PS se congratule en congrès et ne voit rien en dehors. Pendant ce temps, le pays se déchire et la chasse à l'islam continue, à droite comme à gauche tandis que ceux qui s'offusquent contre les couvertures du Point ne semblent pas remarquer ce n'est pas vraiment pire que ce qui se dit depuis des années du côté des Fourest, Levy et Onfray, comme le souligne ce texte définitif de Sylvie Tissot, Qui a peur du communautarisme? Un mouvement s'organise pour montrer à la France qui sont les vrais Français, ceux du métissage. Les communautaires en ont marre d'être rejetés par ce gouvernement plus jacobin que jamais qui ne comprend toujours pas le monde moderne. Les gens veulent être vus et entendus. Mais la gauche nous étouffe encore plus.

 

Le mariage pour tous est un bon exemple. Il est désormais évident que le gouvernement Ayrault va utiliser la polémique jusqu'à la corde et empoisonner le pays avec une loi pourtant facile à rédiger, et qui ne coûte rien à l'Etat. Comment tourner un truc facile à faire en gangrène pour tous? À un moment, il faut savoir faire preuve d'autorité sur les bonnes décisions. C'est du symbolique, stupid! À la place, les hésitations de la gauche encouragent le camp anti mariage gay qui utilise aussi ce thème pour mobiliser les troupes. Dans les confrontations, la gestion du temps est capitale : il faut aller vite, passer en force. En rallongeant « le temps de réflexion » jusqu'au mois d'avril 2013, Ayrault laisse pourrir le mariage pour tous sur notre dos. Car c'est bien de nous qu'il s'agit quand les insultes sont lancées. Nous les recevons. Ayrault utilise le sujet LGBT comme un détour afin de focaliser les insultes sur les gays et les lesbiennes,  non pas la gestion de la crise.

Les personnes LGBT ne sont pas dupes. Elles se trouvent instrumentalisées dans un agenda bloqué. Leurs associations sont inefficaces car inféodées au PS. Mais les éditos coléreux commencent à fuser. D'autres croient toujours bon de choisir le ton de la supplique. Mais tout le monde regarde Ayrault s'embourber de plus en plus dans un rôle d'allié inefficace, qui devient progressivement le mauvais ami. Le traitre. Celui qui, finalement, n'a rien compris à ce que vous dites, après toutes ces années.

 

 

De toute manière, Ayrault et Hollande, c'est Dupont et Dupont. Ils ont le même look, la seule chose qui les sépare, c'est une très légère variante dans leur incapacité à s'exprimer. Car en plus d'être brouillons, ils n’ont aucun sens oratoire - alors qu'il y a des cours pour ça, ils ne le savent peut-être pas. Les voir à la télé est déjà devenu un supplice, comme cela a été pour Sarko, comme cela a été pour Chirac, comme ça l'était pour le dernier septennat de Mitterrand. Cela fait 30 ans que les Français élisent des hommes horripilants. Quand Ayrault parle à l'Assemblée nationale, on dirait que chacune de ses phrases se termine par un "Na!" imaginaire.

- "Oui, je me battrai pour l'industrie de l'automobile, na!"

-"Oui, je trouve que Google devrait être français, na!"

- "Oui, je suis un premier ministre énergique, na!"

Faites-le la prochaine fois que vous le voyez à la télé, ça marche.

 

Sur tous les sujets de société; Hollande et Ayrault ressemblent à leurs parodies du Grand Guignol.

6 mois ont passé et pas une seule mesure symbolique d'ampleur qui tourne la page sur un passé dramatique (l'Algérie) ou qui lance le pays dans une surprise commune, qui prouve qu'on peut changer les choses. Ce ne sont pas les sujets qui manquent, il y a le choix. Mais non, pas un seul effet de surprise!!!

Le PS est si largué qu'il énerve tout le monde, à droite comme à gauche.

C'est un super bon calcul, bravo les mecs. Le FN va être content.

 


Didier Lestrade
http://www.minorites.org/index.php/3-lagence/1400-le-ps-se-fout-de-nous.html
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 12:41

1723039-2332656.jpgOn connaît peu de choses de cet émirat du Golfe. On en connaîtrait encore moins s’il n’avait pas été envahi par les troupes de Saddam Hussein en août 1990, ce qui allait déboucher sur une guerre, dirigée par les Etats-Unis, qui expulsera les soldats irakiens de ce petit pays pétrolier. Pourtant, au-delà de sa richesse, il a toujours connu une vie politique active.

Le 25 octobre dernier, plus de 50 000 citoyens sont descendus dans la rue pour protester contre une réforme constitutionnelle voulue par l’émir, qui tente de faire élire, le 1er décembre prochain, un Parlement aux ordres. De violentes échauffourées ont éclaté, faisant une centaine de blessés. Le dimanche 4 novembre, l’opposition appelle à manifester à nouveau, alors même que le pouvoir cherche la confrontation et menace de faire intervenir l’armée (« Koweït : l’armée pourrait intervenir contre une manifestation de l’opposition », L’Orient-Le Jour, 3 novembre 2012).

La contestation au Koweït a une longue histoire et on pourra se reporter à l’excellente étude « Looking for Revolution in Kuwait », de Mary Ann Tétreault, (MERIP, 1er novembre 2012), qui revient sur les diverses étapes de la vie politique de l’émirat et des forces d’opposition, sur le caractère singulier de ses institutions, l’indépendance du système judiciaire et la liberté de presse et d’expression qui y règne.

Un des paradoxes est que le le Parlement élu n’a pas le pouvoir de désigner le gouvernement, dont les membres sont choisis par l’émir et occupent de plein droit les bancs parlementaires. La confrontation entre l’Assemblée et le gouvernement est au cœur des affrontements de ces dernières années.

L’impasse actuelle, écrit l’auteure, « s’inscrit dans la continuité de cette longue lutte entre les émirs et les parlements. Mais depuis que le cheikh Sabah Al-Ahmad est devenu émir en janvier 2006, les affrontements ont grandi dans une atmosphère de plus en plus lourde. L’animosité est stimulée par les niveaux élevés et croissants d’insatisfaction de la population comme des élites devant les faibles performances du gouvernement et de la famille régnante. Ironie du sort, le cheikh Sabah a accédé au pouvoir sur une vague de popularité après avoir pris en charge une transition politique difficile consécutive à la mort de son prédécesseur. Mais cette bonne volonté s’est dissipée rapidement quand il a nommé un gouvernement médiocre et qu’il a voulu accorder un monopole du pouvoir aux membres de sa branche de la famille Al-Sabah ».

Peu après son accession au trône, l’émir s’est trouvé confronté à un mouvement pacifique de contestation, animé notamment par des jeunes, qui a duré plusieurs mois, préfigurant les soulèvements arabes de 2011. Il revendiquait le découpage de l’émirat en cinq circonscriptions au lieu de vingt-cinq, ce qui devait réduire l’achat de votes et la corruption. Plusieurs élections se sont déroulées depuis qui ont donné la victoire à des forces d’opposition — tribales, islamistes (sunnites et chiites) et quelques libéraux — et l’émir a fini par se débarrasser de son premier ministre en novembre 2011. Mais, en février 2012, après une énième dissolution du Parlement, l’opposition remporte 34 sièges sur 50. Le 18 juin, l’émir suspend le Parlement et deux jours plus tard la Cour constitutionnelle décide d’annuler les élections de 2012 et de réinstaller le Parlement de 2009. Le 20 octobre, l’émir annonce qu’il changera la loi électorale, ce qui provoque les plus grandes manifestations de l’histoire de l’émirat.

Au-delà de ces arguties constitutionnelles, c’est la nature même du régime qui est en cause, avec la demande, ici comme en Jordanie ou au Maroc, d’un système démocratique dans lequel le gouvernement serait responsable devant le Parlement. Ces soubresauts inquiètent, bien sûr, les autres émirats de la région (à Bahreïn, le mouvement démocratique se poursuit depuis plus de 18 mois malgré une violente répression), notamment les Emirats arabes unis, où des dizaines de militants ont été arrêtés (le Parlement européen a adopté une résolution le 26 octobre pour condamner la répression). Et, encore plus, l’Arabie saoudite, où la contestation n’est plus limitée à la région de l’Est, à majorité chiite : elle s’exprime aussi bien sur la Toile que dans de petites manifestations pour la libération des prisonniers politiques. C’est avec plus d’inquiétude que de joie que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis voient la montée des forces islamistes, notamment des Frères musulmans, dans l’émirat comme ailleurs (lire « Les islamistes à l’épreuve du pouvoir », Le Monde diplomatique, novembre 2012).

Il se pose bien sûr, pour tous ces émirats, une question : la démocratie, mais pour qui ? Pendant très longtemps, les femmes ont été exclues du droit de vote au Koweït et il ne leur a été accordé qu’en 2005 (avec les premières députées élues en 2009).

On compte aussi 106 000 Bidouns, ainsi définis par Human Rights Watch (« Koweït : La répression de manifestations de Bidouns a fait des dizaines de blessés », 19 février 2011) : « Les Bidouns sont des personnes apatrides, essentiellement d’origine bédouine ou nomadique, qui revendiquent la nationalité koweïtienne et les droits liés à cette nationalité. Leur statut apatride est lié au fait que la majorité n’a pas brigué la nationalité koweitienne quand l’émirat, devenu un protectorat britannique en 1914, a accédé à l’indépendance en 1961. » A la suite de ces manifestations, un certain nombre a obtenu la nationalité et le droit de vote, mais la majorité reste exclue.

Enfin, il faut évidemment dire un mot de la majorité de la population, ces immigrés (1,3 million sur un total de 2,8) provenant du monde arabe ou d’Asie et qui souvent ne disposent que du droit de se taire et de se faire exploiter.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 12:36

arton2758-dabbd.jpgPendant la campagne électorale états-unienne, l’argent coule à flot. Et les grandes entreprises françaises, y compris publiques, ne sont pas les dernières à distribuer des milliers de dollars aux candidats. Avec un certain penchant pour les républicains les moins fréquentables : néoconservateurs et fondamentalistes chrétiens du tea party, dénégateurs du changement climatique, fanatiques des énergies fossiles et des armes à feu, jusqu’aux xénophobes avérés. Quand les intérêts économiques français se font complices de l’obscurantisme.

Aux États-Unis, le financement des campagnes électorales, que ce soit pour entrer à la Maison Blanche ou au Congrès, ne souffrent de quasiment aucune restriction, ni véritable obligation de transparence. Depuis deux ans, les dirigeants de sociétés cotées en bourse peuvent ainsi financer les campagnes, sans limites, via des comités d’action politique, appelés « Super PACs » (Lire notre article). De grandes entreprises françaises participent à cet afflux massif de dollars. Leur objectif premier : empêcher toute mesure significative de lutte contre le changement climatique, et toute régulation environnementale en général. Leurs financements favorisent également la frange des républicains la plus réactionnaire.

Avec des donations déclarées de 728 000 dollars, au 1er octobre 2012, auprès de candidats au Sénat et au Congrès, les entreprises françaises se placent au quatrième rang des firmes étrangères qui interviennent financièrement dans les élections. Elles sont certes moins généreuses que leurs homologues britanniques, suisses (respectivement 2,3 millions) et allemandes (près de 2 millions). Mais les sommes en jeu demeurent conséquentes, selon le relevé établi par le site états-unien opensecrets.org, animé par un centre de recherche indépendant qui scrute les financements des partis politiques états-uniens. Ces versements profitent d’abord au camp républicain : le groupe pharmaceutique Sanofi, EADS (aéronautique et défense), Areva (nucléaire), Lafarge (BTP), GDF-Suez (énergie) et le groupe Louis-Dreyfus (négoce de matières premières) ont chacun versé entre 55 000 et 192 500 dollars à des candidats, en majorité républicains [1].

GDF-Suez et Lafarge misent sur les climato-sceptiques

A regarder dans le détail, on s’aperçoit que nos champions du CAC 40 portent une attention toute particulière aux candidats climato-sceptiques, qui nient la réalité du changement climatique, et aux membres ultraconservateurs du Tea party, aussi bien hostiles à toute régulation qu’aux minorités (homosexuels, migrants, noirs…). Sur les 33 candidats que GDF-Suez a soutenu, le groupe français a ainsi versé des milliers de dollars à seize républicains clairement climato-sceptiques, ainsi qu’à six autres s’opposant à toute forme de régulation des gaz à effet de serre. Près des trois quarts des contributions directes de l’entreprise – environ 40 000 dollars – leur sont destinées. Le groupe de BTP Lafarge finance de son côté douze candidats climato-sceptiques et cinq opposés à toute régulation sur le climat. Soit 17 candidats sur les 23, auprès desquels l’entreprise a distribué 48 500 dollars de subsides.

Parmi les politiciens les plus prisés des entreprises françaises, on trouve par exemple John Shimkus, membre du Congrès pour l’Illinois. Il avait défrayé la chronique en 2009 en déclarant ne pas craindre la montée du niveau des océans parce que Dieu a promis à Noé que l’humanité ne serait plus jamais menacée par un déluge, selon la Bible... Autre chouchou de cette french connection, Ed Whitfield (Kentucky) : on le retrouve derrière toute une série de tentatives d’abrogation de mesures environnementales adoptées par les démocrates, depuis la classification des gaz à effet de serre comme polluants jusqu’aux normes de pollution de l’air par les centrales électriques. Ou encore John Barrasso, sénateur du Wyoming – financé par Sanofi et GDF-Suez – et déterminé à empêcher l’Agence de protection environnementale de faire quoi que ce soit en matière de changement climatique. Cette liste est loin d’être exhaustive.

Le Tea party, prisé par Vivendi et Sanofi

Parmi les élus républicains, figurent deux groupes de membres du Congrès spécialement mis à l’index par des associations citoyennes et écologistes à cause de leur acharnement à entraver toute forme de limitation de la pollution. Le premier est baptisé le « Five Flat Earth » (« les cinq de la Terre plate »), en référence à leur négation de toute considération scientifique environnementale. Le second est appelé le « Toxic Six » (les « six toxiques »), opposés à toute forme de lutte contre la pollution. Parmi leurs bienfaiteurs, on retrouve encore des entreprises françaises. Le républicain Dan Lungren (Californie), qui a le privilège douteux de faire partie des deux groupes, a reçu 2 000 dollars du groupe de services et restauration Sodexo.

L’assureur Axa a versé 6 000 dollars à la candidate Ann Marie Buerkle (New York), l’une des « five flat earth ». Lafarge soutient Chris Gibson (New York) des « Toxic Six », ainsi que Dan Benishek (Michigan) pour 7 500 dollars. La plus importante contribution directe de l’entreprise, qui clame pourtant son attachement à la « protection environnementale » et au « respect des communautés locales »… Membre des « five flat earth », Dan Benishek a qualifié le changement climatique de « foutaise », de « truc scientifique non prouvé », ou encore de « pure et simple machination ».

Financer le créationnisme

Et s’il n’y avait que les climato-sceptiques. Défendre le créationnisme, s’opposer à toute restriction des armes à feu, entraver les droits des homosexuels, des immigrés ou des Noirs, ne semble pas spécialement déranger les entreprises françaises. David Vitter, sénateur de Louisiane, financé par Lafarge et Louis Dreyfus, avait ainsi tenté de faire voter une subvention de 100 000 dollars à un groupe créationniste pour prêcher la « science chrétienne » dans les écoles de Louisiane. Le « Tea party », la frange la plus extrémiste des parlementaires républicains, bénéficie également de l’attention pécuniaire de Vivendi, Areva, Sanofi, GDF-Suez et du groupe Louis Dreyfus [2].

Des dizaines de milliers de dollars sont donc distribués ici et là, parmi les ultra-conservateurs. Et encore ne s’agit-il là que des sommes directement données à un candidat par des entreprises françaises. Si l’on considère les budgets d’ensemble des comités d’action politique (PACs), spécialement créés pour faire transiter les financements privés à but politique, les dépenses totales de ces entreprises hexagonales se portent à 700 000 dollars pour Axa, 644 000 pour Sanofi, 196 000 pour Vivendi ou 163 000 pour Areva.

La Société générale, fan de Mitt Romney

La Société générale et BNP-Paribas contribuent à travers les associations professionnelles et par des donations directes. Les deux banques ont par exemple déclaré à la Commission électorale fédérale (FEC) avoir distribué respectivement 218 000 et 32 000 dollars à la campagne de Mitt Romney. Le candidat républicain est, cette fois, le favori des banquiers : ceux de Goldman Sachs lui ont versé près d’un million de dollars, ceux du Crédit suisse un demi-million...

 

Les contributions de campagne des groupes français s’ajoutent à leurs dépenses de lobbying à Washington. Air Liquide, Alstom, ArcelorMittal, Areva, GDF-Suez, Lafarge ou Michelin ont chacune dépensé annuellement entre 600 000 et 1,5 million de dollars ces dernières années pour peser sur des projets de loi relatifs au secteur de l’énergie et du climat. Dans le secteur pharmaceutique, Sanofi bat tous les records hexagonaux, avec 6 à 8 millions de dollars dépensés chaque année. Vivendi, en raison de ses intérêts dans Universal, figure parmi les plus gros contributeurs historiques en terme de lobbying, avec pour objectif quasi exclusif la protection et le durcissement de ses droits de propriété intellectuelle. Le groupe a ainsi dépensé plusieurs millions de dollars en 2011 et 2012 à l’occasion du projet de loi avorté Stop Online Piracy Act (connu sous l’acronyme SOPA).

Areva, le nucléaire à tout prix

Une entreprise comme Areva illustre à merveille la continuité entre lobbying et dépenses électorales. Sans surprise, l’équipementier nucléaire concentre la majeure partie de ses dépenses de lobbying – plus d’un million de dollars déclaré par an depuis 2005 – sur les projets de loi relatifs à l’énergie et aux normes de sécurité et de pollution qui pourraient affecter la viabilité des centrales nucléaires. Les dons aux candidats effectués par Areva dans le cadre de la campagne 2012 suivent la même logique. Ils sont versés à des politiciens influents et connus pour leur soutien au nucléaire, qu’ils soient républicains (Fred Upton et Mike Simpson) ou démocrates (Steny Hoyer et James Clyburn). L’entreprise a également organisé des séminaires dans le cadre des conventions républicaines et démocrates pour assurer la promotion du nucléaire [3]. Cette stratégie d’influence, déjà contestable en elle-même, semble désormais justifier toutes les dérives et toutes les compromissions. Comment expliquer qu’une entreprise publique française finance ainsi six congressistes républicains se réclamant du Tea party ?

Les contributions déclarées par les entreprises ne sont que la pointe émergée de l’iceberg. Il existe bien des moyens de contourner les faibles règles de transparence qui régissent encore leurs dépenses politiques et électorales. C’est le cas notamment des groupes dits « c4s », acteur émergent de la campagne 2012, et dont l’immense majorité est favorable à la cause républicaine. Contrairement aux « superPACs », ils ne sont pas tenus de révéler l’identité de leurs donateurs et sponsors. C’est le cas d’un puissant réseau néoconservateur et néolibéral : l’American Legislative Exchange Council (Alec), dans lequel Sanofi et Louis Dreyfus ont joué un rôle actif aux côtés de célèbres entreprises états-uniennes.

Louis Dreyfus et les « bienfaits du dioxyde de carbone »

L’Alec s’implique activement dans toutes les causes chères à la droite extrême américaine, depuis la répression de l’immigration [4] jusqu’à la dénégation du changement climatique, en passant par la liberté de porter des armes à feu et d’en faire usage à titre préventif. Sur tous ces sujets, l’organisation élabore et promeut des « législations modèles ». L’Alec a ainsi, parmi ses multiples activités, tenté de promouvoir une « législation modèle » sur les gaz de schiste, dont le but à peine caché est d’affaiblir tout moyen de protection de la qualité de l’eau et de maintenir le secret commercial sur la nature des substances chimiques utilisées pour la fracturation hydraulique. Lors de son congrès en 2011, le programme de l’Alec proposait aussi une session sur les « bienfaits du dioxyde de carbone ».

Les grands groupes finançant l’Alec ont été ciblés par une campagne citoyenne de grande envergure, Alec Exposed [5], après que les informations fragmentaires existant sur leurs financements aient été recoupées. Pointées du doigt, des dizaines de multinationales nord-américaines, dont Coca-Cola, PepsiCo, Wal-Mart, McDonald’s, ou Kraft Foods, ont annoncé publiquement qu’elles se dissociaient de l’Alec. Côté français, Sanofi, particulièrement actif dans l’Alec, a fini par officialiser son retrait début octobre 2012. Louis Dreyfus affirme également s’être désengagé du lobby.

Tout sauf Obama

Les associations professionnelles permettent aussi aux entreprises de soutenir, indirectement, des candidats peu recommandables tout en préservant une apparence vertueuse de neutralité, évitant ainsi de se retrouver la cible de campagnes citoyennes. C’est ainsi que l’association PhRMA, représentant l’industrie pharmaceutique (présidée jusqu’il y a quelques mois par Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi), a dépensé 10 millions de dollars lors de la campagne 2010 [6], contre seulement 200 000 dollars deux ans auparavant. En 2012, le secteur de l’énergie, emmené par des groupes comme l’American Petroleum Institute (dont sont membres ArcelorMittal, Technip, Total, Schlumberger et Schneider Electric), montre sa détermination à faire battre Obama en ayant déjà dépensé plus de 150 millions de dollars début septembre, avant même que la campagne officielle ne commence [7] !

 

La principale association professionnelle, l’US Chamber of Commerce, est systématiquement montée au créneau pour s’opposer à toutes les réformes de l’administration Obama, depuis la loi Dodd-Frank sur la finance jusqu’à la réforme du système de santé. Elle s’affiche comme la représentante de l’ensemble des entreprises américaines, mais est surtout déterminée à imposer sa vision néolibérale du monde. En 2012, elle a annoncé qu’elle comptait dépenser au moins 100 millions de dollars, principalement en spots télévisés ciblant indirectement Obama et les candidats démocrates vulnérables au Congrès et au Sénat [8]. La liste des membres et des donateurs de l’US Chamber of Commerce n’est pas publique, mais, là encore, Sanofi occupe un siège dans son conseil de direction. En 2010, une enquête avait révélé que près de 900 000 dollars collectés par la Chambre provenaient d’entreprises étrangères, parmi lesquelles Axa et Sanofi.

Des intérêts économiques qui s’accommodent du racisme et de l’homophobie

Déjà, à l’occasion des élections de mi-mandat de 2010, les financements accordés par les huit plus important émetteurs de gaz à effet de serre européens – dont ArcelorMittal, Lafarge, GDF-Suez et Solvay – s’orientaient principalement vers les candidats climato-sceptiques. 35% des contributions cumulées de ces huit entreprises étaient allées à des candidats niant purement et simplement le changement climatique, et 43% supplémentaires à des candidats opposés à toute forme de régulation des gaz à effet de serre, révélait le Réseau action climat Europe. L’ONG y voyait une illustration du double jeu des entreprises concernées, qui s’affichent comme écologiquement responsables, mais ne cessent de miner tout effort de législation ambitieuse sur le climat, que ce soit en Europe ou aux États-Unis.

En 2012, au-delà même du sujet central du climat et de l’énergie, l’engagement des entreprises françaises dans la vie politique américaine semble illustrer une complicité plus profonde avec la vision de la société et du monde véhiculée par la droite extrême américaine. L’opposition farouche et quasi religieuse à toute forme de régulation publique des entreprises et à toute forme de redistribution fiscale (exprimée de manière exacerbée aux États-Unis, et plus sourde en France) semble bien valoir quelques compromissions avec l’obscurantisme, le racisme et l’homophobie.

Olivier Petitjean

Photo de une : source

Notes

[1] Les premières entreprises françaises en terme de contributions déclarées sont Sanofi (192 500 dollars, à 57% pour des républicains), EADS (168 600 $, à 61% pour des républicains) et Axa (148 500 $, à 50,3% pour des républicains). Suivent Vivendi (89 000 $, à 53% pour des démocrates), Areva (82 000 $, à 67% pour des républicains), Lafarge (65 500 $, à 68% pour des républicains), GDF-Suez (55 000 $, à 68% pour des républicains) et le groupe Louis-Dreyfus (55 000 $, à 90% pour les républicains).

[2] Vivendi en soutient huit, Areva six, Sanofi, GDF-Suez et Louis Dreyfus cinq, Axa trois, ArcelorMittal et Lafarge deux, Arkema, Sodexo, Air Liquide et Michelin un.

[3] Source : arevablog ici et .

[4] Lire cet article.

[5] Initiée par ColorOfChange, un groupe soutenant la participation politique des Noirs américains, la campagne regroupe aujourd’hui des organisations aussi diverses que Greenpeace, le Center for Media and Democracy (actif sur les questions de lobbying et de pouvoir des entreprises), ou encore Common Cause (dédiée à la promotion d’une véritable démocratie citoyenne, transparente et responsable).

[6] Source.

[7] Voir [cet article du New York Times]->http://www.nytimes.com/2012/09/14/u...].

[8] Lire ici.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:58

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:43

fausse-photo-de-prisonnier-palestinien1.jpg

http://www.le-patriote.info/index.php/reseau-citoyen/278-palestine

 

C’est lors de sa venue en France, il y a quelques mois, que l’ancien prisonnier franco-palestinien Salah Hamouri avait lancé l’idée de parrainages pour les prisonniers politiques palestiniens. Son témoignage touchant avait convaincu plus d’un. Aujourd’hui, cette idée est mise en pratique et l’association France-Palestine solidarité (AFPS) vient de lancer officiellement cette opération.

Pendant les années de captivité de Salah Hamouri, un grand mouvement de solidarité s’était levé pour aider le jeune homme, emprisonné injustement, à obtenir sa liberté. Ce dernier, dans sa prison, recevait régulièrement des lettres et des cartes de soutien qui l’ont aidé dans son combat quotidien. Lors de son passage à notre journal, le 19 avril dernier, il avait témoigné des conditions de détention difficiles, imposées par le gouvernement israélien. Pour lui, recevoir un soutien de l’extérieur permettait, surtout, de ne pas se sentir isolé.
Aujourd’hui, 4500 prisonniers politiques sont détenus dans les prisons israéliennes. Selon le témoignage de Salah Hamouri, beaucoup sont des femmes, des enfants, des personnes âgées et malades, des universitaires, des élus... Le but de l’association est d’arriver à avoir un parrain pour chaque prisonnier. Ce dernier recevra ainsi du courrier une fois par mois et cela sera une aide précieuse pour le sortir de l’isolement.

Pour l’AFPS, il s’agit d’informer et de sensibiliser l’opinion publique sur les différentes violations de lois internationales par les autorités israéliennes et les conditions de détention des prisonniers politiques. L’association entend, entre autres, dénoncer le jugement par des tribunaux militaires israéliens, sans enquête préalable et sans comparution devant un juge ; la mesure de détention administrative qui permet l’emprisonnement d’individus pendant six mois indéfiniment renouvelables, sans inculpation, sans charges et sans procès, ainsi que la torture et les mauvais traitements.
Les personnes à parrainer sont des militants politiques ayant eu une activité de résistance populaire armée ou non, des mineurs ainsi que des personnes âgées ou malades, des députés, responsables politiques et autres élus, des universitaires, écrivains, étudiants,  journalistes etc.
Pour Danielle Clairet-Truchi, membre du collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, il est important de mener ce genre d’action. Elle propose aussi,  de soutenir, de manière collective, plusieurs prisonniers.

Ce samedi 27 octobre, le collectif lance l’opération de parrainage des prisonniers politiques dans le département *..

 

Lidice BUSOT

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:40

th.jpgLe 30/10/2012 à 10:39


Le PCF a exhorté mardi le Premier ministre à "assumer d'être de gauche au lieu de multiplier les clins d'oeil au patronat", tout en pointant un "formidable rétropédalage" de Jean-Marc Ayrault sur les 35H.

"Ce matin, le Premier ministre s'est adonné à un formidable rétropédalage sur les 35 heures", écrit le Parti communiste dans un communiqué. "Dans Le Parisien d'abord, il juge que le débat sur les 35 heures doit être sans tabou, pour quelques heures plus tard sur France info, dire sa ferme opposition au retour aux 39 heures".

"Au-delà du rectificatif bienvenu de Jean-Marc Ayrault, force est de constater que la propension du gouvernement à devancer le moindre desiderata du patronat fait frémir", accusent les communistes.

"Le Premier ministre veut des débats sans tabou ? Fort bien, le Front de gauche en a plein sa besace. Taxation des méga-profits, hausse des salaires, interdiction des licenciements boursiers, développement des services publics ou planification écologique... une série de thématiques qu'il ne faut surtout pas s'interdire de mettre en débat", détaille le PCF.

"A condition bien sûr d'assumer d'être un gouvernement de gauche, au lieu de multiplier les clins d'oeil au patronat", insiste le parti, membre du Front de Gauche.

 


http://www.daily-bourse.fr/35H-39H-arreter-les-clins-d-oeil-au-patronat-demande-le-PCF-Feed-AFP121030103924.kd16gzpr.php

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:33

 

wb_3D4E2A425E3340A6AE381050850EF023.jpgLa situation financière de l’Arrco et de l’Agirc est dégradée, notamment du fait de la crise. La destruction massive d’emplois, la précarisation et la stagnation salariale conduisent à une baisse, relative ou absolue, de la masse salariale, et par voie de conséquence à une baisse des cotisations. Depuis maintenant trois ans, les régimes puisent dans leurs réserves pour équilibrer leurs comptes. Mais ces réserves ne sont pas inépuisables. Le Medef veut profiter de cette situation pour imposer des nouvelles mesures régressives, qu’il qualifie par avance de mesures « conservatoires ». Il a obtenu l’ouverture d’une négociation le 22 novembre prochain.

Comme il se refuse à la moindre augmentation des ressources, la seule possibilité qui resterait serait donc de réduire le niveau des droits en cours d’acquisition, de revaloriser les pensions à un niveau inférieur aux prix, voire de ne pas les revaloriser du tout, de durcir les conditions de la réversion (passage du taux de 60 % à 54 % et âge minimum Arrco porté de 55 à 60 ans).
Il est même évoqué la possibilité de modifier les deux conditions requises pour une retraite sans abattement : augmenter la durée de cotisation et reculer une nouvelle fois l’âge, qui passerait à 64 ans pour la génération née en 1959.

Non content d’être un des principaux responsables de la crise en cours, le patronat, Medef en tête, veut en faire payer le prix aux salariés et aux retraités. Cette volonté constante s’inscrit bien dans l’objectif d’imposer l’austérité aux salariés et aux retraités de toute l’Europe. C’est une des raisons qui motivera une participation massive à la grande journée d’action européenne du 14 novembre prochain.

Pour la CGT, il est possible de financer les régimes afin de garantir un niveau de pension pour toutes et tous. Lors des dernières négociations, celles qui s’étaient ouvertes fin 2010, il avait été montré qu’en soumettant à cotisations la participation, l’intéressement, l’abondement des PEE, l’abondement des Perco et enfin les stocks options et les actions gratuites, on obtenait une rentrée supplémentaire annuelle de plus de 2 milliards d’euros pour l’Arrco et l’Agirc, soit la moitié du déficit sur une année. Avait également été chiffrée la mise à contribution des revenus financiers des entreprises qui apportait chaque année 10 milliards d’euros supplémentaires dans les régimes, soit 2,5 fois le déficit annuel.

Ces deux dispositions ne mettraient personne sur la paille et permettrait d’envisager l’avenir plus sereinement, avec y compris des améliorations pour les droits futurs, et les jeunes générations.

Des mesures au service du plein emploi

Au-delà de la situation des retraités actuels et futurs, ces améliorations sont indispensables pour aider à la reconquête du plein emploi, notamment dans le secteur industriel, en stimulant la consommation des retraités actuels et futurs, donc la demande intérieure. Soulignons que la reconquête du plein emploi est un élément incontournable pour assurer la pérennité de notre protection sociale et donc de nos régimes de retraite.

Les salariés et les retraités, rassemblés avec leurs organisations syndicales, peuvent imposer à la partie patronale, le Medef en particulier, la mise en œuvre de dispositions favorables aux retraités actuels et futurs.

 
Arrco Agirc
Nombre de cotisants (2010) 18 millions 4 millions
Nombre de retraités (2010) 11,48 millions 2,6 millions
Pension moyenne (2010) 299,75€ 752€
Pension femmes/hommes (2010) 58% 40%
Valeur du point au 1/04/2012 1,2414€ 0,4330€
« Prix d’achat » du point au 1/04/2012 15,0528€ 5,2509€

Source : Arrco et Agirc
 Déficit des deux régimes en 2011 = 3,8 milliards d’euros.
 Cotisations sur intéressement, participation… = plus de 2 milliards d’euros par an.
 Mise à contributions revenus financiers des entreprises = 10 milliards de ressources supplémentaires par an.

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