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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 21:17

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Les chiffres d’une expulsion

166 685€

 

C’est la somme astronomique dépensée par l’administration française pour tenter d’expulser Guilherme Hauka-Azanga, père de famille lyonnais, vers l’Angola. Malgré quatre tentatives de retour forcé et le déploiement de moyens considérables, Guilherme a réussi à rester en France. Il vit aujourd’hui caché à Lyon.

 

Enfermement 107 835 €

 

Après le refus de sa première expulsion en janvier, Guilherme purge une peine de 47 jours à la prison de Corbas. Un détenu coûtant 65 euros chaque jour à l’État, le montant de cette peine s’élève à 3 055 euros. Guilherme a aussi séjourné 31 jours en centre de rétention. Le ministère évalue le coût moyen par retenu à « 3 380 euros par nuitée » (Journal offi ciel du 23 mars 2010). La rétention de Guilherme a donc coûté 104 780 euros.

 

Billets d’avion 15 050 €

 

À trois reprises, l’État a réservé une place pour Luanda, la capitale de l’Angola, dans un vol commercial. Coût d’un aller-simple sur Air France : 4 840 euros. Le 18 mars, Guilherme échappe à sa troisième tentative d’expulsion, via Francfort, après s’être recouvert d’excréments. Prix d’un aller-retour pour Francfort sur Air France : 350 euros.

 

Location d’avions et d’hélicoptères 43 800 €

 

Ne pouvant expulser Guilherme sur des vols commerciaux, l’administration utilise des avions offi ciels : le 7 avril, il est transféré vers Paris dans un avion ministériel. Coût estimé : 10 000 euros. Au-dessus de l’aéroport, trois hélicoptères appuient la forte présence de CRS. Coût estimé  : 13 800 euros. Le lendemain, c’est à bord d’un jet privé que Guilherme est envoyé vers Lisbonne, où l’avion ne sera fi nalement pas autorisé à atterrir.

 

Divers

 

Ce calcul ne prend pas en compte les CRS, gendarmes et agents de la police aux frontières fortement mobilisés dans ces tentatives d’expulsion, ni les frais de justice, avec une comparution immédiate en janvier et un passage devant le juge des libertés en mars, diffi cilement quantifiables.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 21:06

 

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Pour ceux qui en douteraient, le retour de la France dans le Commandement intégré de l’OTAN n’est pas gratuit.  Au-delà des obligations d’"entraide" vis-à-vis des pays membres, c’est en millions d’Euros que se chiffre ce retour décidé unilatéralement par Nicolas Sarkozy.  Le journaliste français Gille Bonafi nous éclaire sur les implications financières de la nouvelle stratégie de l’Elysée.

 

 

 


 

par Gilles Bonafi paru le 22 mars sur son AgoraVox

Quel est le coût du retour de la France au sein du commandement intégré de l’Otan ? Quel est le coût de la guerre en Afghanistan ?

En ce qui concerne cette dernière, il ne faut pas perdre de vue l’excellente analyse du CF2R, le centre de recherche sur le renseignement français qui n’hésite pas à comparer la guerre en Afghanistan au Vietnam. La note n°189 du 5 octobre 2009 intitulée « CF2R – Afghanistan : des airs de conflit indochinois se termine par une conclusion explosive : « Mais ce retrait en annonce un deuxième qui sera moins glorieux : le départ de toutes les forces étrangères du pays car les opinions publiques ne pourront tolérer longtemps les pertes occasionnées et le coût que cette guerre représente, sans espoir de voir poindre l’ombre d’une solution. »

Le silence des médias sur ces 2 sujets est total, voici donc une petite remise à niveau qui méritait d’être faite. Pour cela, rien ne vaut les rapports législatifs du Sénat, des informations totalement fiables donc.

Voici un extrait du Projet de loi de finances pour 2010 : Défense – Préparation et emploi des forces.

« 2. Les forces servant en opérations extérieures : des dépenses partiellement budgétisées
Il convient toutefois de garder à l’esprit les risques de dérapages liés à l’opération en Afghanistan. En 2009, le montant total du coût des opérations en Afghanistan est estimé à 330 millions d’euros (+ 40 %), ce qui représente 39 % du coût de l’ensemble des opérations menées par les forces françaises.
Compte tenu de la hausse des effectifs présents (3 247 militaires en moyenne), le coût en frais de personnel est désormais évalué à 120 millions d’euros. Les frais de fonctionnement s’élèvent à 55 millions d’euros, le transport stratégique à 45 millions d’euros, le maintien en condition opérationnelle des matériels à 52 millions d’euros.

Comme a pu le constater la mission de votre commission effectuée en Afghanistan en septembre dernier, ce coût élevé résulte non seulement de l’éloignement du théâtre afghan, atteignable depuis la France par voie aérienne seulement, mais également lié à des équipements personnels spécifiques et plus coûteux (gilets pare-balles de dernière génération, bottes de montagne spécifiques…) et au maintien en condition opérationnelle des matériels malmenés sur les pistes de montagne, beaucoup plus onéreux qu’ailleurs.
En 2010 comme en 2009, conformément à la loi de programmation militaire, le financement résiduel des OPEX ne reposera pas sur les crédits d’équipement de la Défense mais sur la réserve de précaution interministérielle.

3. Le retour de la France au sein du commandement intégré de l’Otan : un coût non anticipé
Le retour de la France au sein du commandement intégré de l’Otan, nécessitera l’envoi à l’étranger de plusieurs centaines d’officiers et de sous-officiers chargés de représenter la France au sein des instances de l’organisation.

Avant même sa pleine réintégration, la France était déjà présente dans les structures de l’Otan avec un effectif de 161 militaires soutenus par 81 agents. La décision d’une pleine réintégration de notre pays dans les structures de l’alliance devrait porter notre présence à environ 1 200 personnes dans les différents états-majors et organismes de l’Otan, dont 1 100 dans la seule structure de commandement. La montée en puissance des effectifs s’étalera jusqu’à l’été 2012. Les militaires français seront alors présents sur les 25 sites répartis dans 13 pays.
Votre rapporteur se félicite, à cet égard, de la nomination du général Stéphane Abrial à l’un des deux commandements suprême de l’OTAN.

La pleine participation à l’ensemble des budgets (fonctionnement et investissement) est évaluée en année pleine à 30 millions d’euros par an. Le coût de l’augmentation du nombre d’agents servant à l’étranger dans les structures de l’OTAN et les soutiens associés est évalué à 69 millions d’euros.
Selon l’état-major des armées, l’ensemble de ces surcoûts est estimé, sur la période 2010-2015, à environ 650 millions d’euros. Au total, en 2009, le coût de la réintégration par la France du commandement intégré de l’OTAN s’élèvera à 30 millions d’euros. En 2010, il atteindra 60 millions d’euros supplémentaires. Puis, en année pleine, ce surcoût dépassera largement 100 millions d’euros annuels.
Or le coût budgétaire de cette réintégration n’a, d’après les auditions effectuées par votre rapporteur, pas été prévu par la loi de programmation militaire. »

 

Source Sénat : http://www.senat.fr/rap/a09-102-6/a09-102-67.html

 

 

http://www.reopen911.info/News/2010/04/09/france-otan-afghanistan-plus-de-430-millions-d%E2%80%99euros-par-an/

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 20:35

 

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Athènes, début février 2010. Partout dans cette ville de plus de 3 millions d’habitants qui explose littéralement, on rencontre des gens aimables, ouverts, communicatifs et travailleurs. Sont-ils responsables de ce que l’Union européenne cloue leur pays au pilori? Est-ce leur faute si depuis quelques se­maines, leur pays fait la une des journaux de ma­nière si négative? Ou les vrais respon­sables se trouvent-ils ailleurs?

 


Le 11 février, le président du groupe socialiste du Parlement européen Martin Schulz a, au cours d’une interview au Deutsch­landfunk, déclaré ceci: «Vous avez mentionné les agences de notation qui, semble-t-il, ont abaissé la note de solvabilité de la Grèce. Je voudrais bien parler ce matin avec les chefs d’Etat et de gouvernement [ils se sont réunis le 11 février pour s’entretenir de la crise financière de la Grèce] pour savoir qui sont ces agences de notation et quel intérêt elles ont à déclarer que les mesures sont inefficaces, qu’il faut augmenter le taux d’intérêt des prêts qui seront accordés un jour ou l’autre soit par des pays soit par des banques privées. Quelqu’un va les recevoir, ces intérêts, mais qui? Qui a intérêt à ce qu’on augmente les taux? Les agences de notation. Mais qui sont-elles? C’est une de ces petites questions que je pose en passant car on n’en débat jamais.»

La faute incombe-t-elle aux spéculateurs sur les monnaies?

Rudolf Hickel, spécialiste de gauche des questions financières, a exprimé ses craintes en déclarant le 11 février au Spiegel Online: «Une faillite de la Grèce pourrait causer la ruine de tout le système de l’euro». Selon le média allemand, toute l’agitation à propos de la Grèce a été provoquée volontairement par ceux qui spéculent sur les monnaies, «car les bénéficiaires d’une éventuelle faillite de l’Etat sont avant tout ceux qui spéculent en Bourse sur les monnaies. Selon Hickel, «plus le pays est petit, plus il est livré brutalement aux spéculateurs. […] Après la Grèce, l’Espagne et l’Italie seront dans la ligne de mire des spéculateurs.»

Le capital financier agit de son propre chef

Pour le chef des socialistes européens, c’est un dilemme: d’une part, ils s’accrochent de toutes leurs forces à l’UE et à l’euro pour leurs projets de gouvernement mondial. D’autre part, le capital financier – les res­ponsables socialistes sont toujours à son service – agit de son propre chef et on ne sait jamais avec certitude pour ou contre quoi il se décide dans tel ou tel cas. Actuellement, pas tellement pour l’euro, mais plutôt pour le dollar? On dit que les Etats-Unis vont, cette année, lancer pour 2,5 billions d’emprunts d’Etat. C’est énormément d’argent et la concurrence augmente sur les marchés financiers. En tout cas, cela donne un coup de fouet aux affaires. Hickel dit simplement: «Les spéculateurs ne visent pas un cours particulier de l’euro qui reflèterait adéquatement l’activité économique. Ils tirent beaucoup plus de profits d’un cours extrêmement instable.» Selon la Neue Zürcher Zeitung du 11 février, la Bourse des marchés à terme de Chicago, qui est déterminante pour le négoce des dérivés monétaires, parie actuellement plus que jamais contre l’euro.

On fait des affaires avec les intérêts

On fait aussi des affaires avec les intérêts. En avril et mai 2010 seulement, des emprunts de l’Etat grec à hauteur d’environ 40 milliards arrivent à échéance qui devront être remboursés au moyen de nouveaux emprunts, de nouveaux crédits, cependant plus à 3% mais à 6% environ. Les prêteurs appellent cela «prime de risque» à cause de la dette publique grecque. A vrai dire, ils doublent ainsi leurs profits car jusqu’ici, la Grèce a toujours payé.

Il paraît que cette année, un total de 2,2 billions d’emprunts d’Etat arrivent à échéance dans le zone euro. Une grande partie devra être financée en recourant aux marchés financiers. Si le monde de la finance réussissait ici aussi – au Portugal, en Italie et en Espagne et également en France et en Belgique, peut-être même en Allemagne – à faire grimper les taux d’intérêt, avec l’aide des agences de notation? 1% de plus, cela représente déjà 22 milliards d’euros. Ce serait une affaire formidable … en tout cas aussi longtemps que les peuples et les Etats participeront à ce jeu sinistre.

Et qu’est-ce qui se passerait si l’euro ne pouvait plus être soutenu, si l’UE s’effondrait et si par exemple la Grèce ne remboursait plus ses dettes qu’à des conditions équitables?

L’Allemagne a profité de l’euro … au détriment d’autres pays

L’Allemagne avant tout perdrait énormément de sa puissance. Son industrie exportatrice tout particulièrement a profité considérablement jusqu’ici de l’UE et de l’introduction de l’euro. Actuellement, les exportations représentent environ 50% du PIB.

Le journal junge Welt titrait même, le 9 février: «Faillite made in Germany. La me­nace d’effondrement des finances publiques d’Etats d’Europe du Sud est la consé­quence directe de la politique agressive de l’Allemagne en matière de commerce extérieur». Dans l’article, on pouvait lire ceci: «Depuis des décennies, Berlin mène une politique économique agressive fondée sur les exportations. […] Le plus grand débouché pour le capital allemand, c’est l’UE. […] La monnaie commune européenne a privé les pays de la zone euro exposés à cette offensive exportatrice allemande de la possibilité de rétablir la compétitivité de leur économie en procédant à une dévaluation de leur monnaie. L’énorme déséquilibre économique qui en est résulté se manifeste de manière éclatante à travers la Grèce, cette candidate à la faillite qui, en 2008, a importé des marchandises alle­mandes pour 8,3 milliards d’euros alors que ses exportations ne s’élevaient qu’à 1,9 milliard d’euros.

Pour l’auteur de l’article, une cause importante du «succès» allemand réside dans une «stratégie d’appauvrissement du marché intérieur: Entre 2002 et 2008, les salaires bruts ont augmenté en moyenne de 15,2% en Allemagne, mais de 31,9% dans l’ensemble des pays de l’UE.»

L’euro conduit à un contrôle total des Etats de l’UE

La grande industrie allemande «a besoin» de pays comme la Grèce, mais à la longue, cela ne fonctionne que si la politique alle­mande peut contrôler de plus en plus ces pays. Et c’est à cela que sert l’actuelle politique de la carotte et du bâton: le bâton des restrictions pour la population, celui du contrôle par des commissaires européens pour le gouvernement. Le nouveau président de l’UE Hermann van Rompuy a déclaré après le sommet de Bruxelles: «Nous demandons au gouvernement grec d’appliquer toutes ces mesures de manière rigoureuse et déterminée.» Mais la carotte a également été présentée lors de la réunion du 11 février des chefs d’Etat et de gouvernement: «Nous n’abandonnerons pas la Grèce», a déclaré la Chancelière allemande Angela Merkel (communiqué officiel).

Cela veut dire que l’Allemagne fait savoir qu’en cas d’insolvabilité de la Grèce, elle est prête à l’aider financièrement … afin de soutenir l’euro et mais sans doute pas par solidarité.

Et quel en est le prix? L’inflation? Encore plus de sacrifices pour le contribuable allemand, et avant tout au détriment des travailleurs? Daniel Gros, directeur du Centre for European Policy Studies (CEPS) de Bruxelles, a fait savoir au manager magazin allemand en quoi consistait la «maîtrise de la crise» dans des pays comme la Grèce: «Il s’agit précisément de baisse des salaires dans le secteur privé. C’est pour moi l’essentiel.» Et il ne pensait pas seulement à la Grèce.

Les leaders socialistes européens vont louer cela comme étant un acte de solidarité. Les chefs de gouvernement socialistes des Etats européens, à la veille de la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement, avaient demandé une «aide» d’urgence pour la Grèce (et les autres pays du sud de l’Europe dont il était question à la une des journaux). En effet notons-le bien: les socialistes européens veulent aussi l’UE et l’euro.

Le gouvernement allemand aspire-t-il à un statut de puissance mondiale?

Revenons encore une fois à l’Allemagne. Les Services secrets privés américains Stratfor Global Intelligence ont publié le 8 février une analyse intéressante sur le rôle de l’Allemagne en Europe et dans le monde («Germany’s Choice»). Pendant des décennies, l’Allemagne a été le trésorier (coupable) de l’Europe sans y jouir d’un poids politique réel, mais maintenant, elle n’est plus un «observateur passif muni d’un carnet de chèques». Merkel est la première Chancelière qui gouverne «libérée du poids des péchés passés». Elle n’est plus disposée à payer pour l’Europe «au détriment des intérêts allemands».

Mais elle paiera malgré cela, ou plutôt à cause de cela, pour la Grèce. Il serait certes «intelligent» que l’Allemagne cesse de payer et que l’UE et l’euro s’effondrent, mais sans l’UE et l’euro, l’Allemagne ne pourrait plus prétendre au statut de puissance mondiale. (A vrai dire, la population n’y tient pas.) Cependant, le gouvernement Merkel y tient et le prix que les autres Etats de l’UE doivent payer pour cela est le contrôle absolu de l’Allemagne sur la Banque centrale européenne et par là même sur les budgets de tous les pays de la zone euro.

Mais ne voyons-nous pas se profiler ici une mégalomanie qui s’était déjà mani­festée jadis en Allemagne? Qu’est-ce qui rend le gouvernement allemand si certain qu’il ne pourra pas se trouver bientôt au bord de la faillite? Où existe-t-il des plans sinistres de la droite et des Verts en vue d’un renouveau «allemand vert» qui ne recule devant rien?

Mais revenons à la Grèce. Lors des manifestations contre le plan de rigueur imposé par l’UE au nouveau gouvernement, on pouvait lire ou entendre des slogans comme «Nous n’accepterons pas le chômage et la pauvreté pour permettre au capital monopoliste de faire de gros profits» ou: «Nous ne payerons pas un centime pour la ploutocratie». Le secrétaire général du syndicat grec des fonctionnaires Adedy a déclaré: «Ils ont promis que les riches paieraient mais au lieu de cela, ils se servent chez les pauvres. C’est cette politique que nous combattons, pas la tentative de surmonter la crise.»

Les Grecs en ont assez de l’UE

La Grèce a-t-elle une chance de s’en tirer au sein de l’UE et de la zone euro? Guère! Un article paru dans la Neue Zürcher Zeitung du 12 février et intitulé «La zone euro, zone de conflits» a une fois encore rappelé un défaut fondamental de l’euro: Contre toute raison économique, l’introduction de l’euro devait permettre de créer un super-Etat européen. L’euro devait contraindre les Etats à harmoniser de plus en plus leurs politiques. Mais c’était chimérique dès le début: «Les tensions au sein de l’union monétaire européenne sont plus ou moins le résultat du fait que les politiques ont toujours vu dans l’union monétaire un instrument destiné à accélérer et à imposer l’intégration politique de l’Europe. On a fait un usage abusif de l’institution moné­taire afin de viser des objectifs situés au-delà de la politique monétaire, ce qui représente un danger pour la stabilité de la monnaie et pour l’économie.»

Il est possible que si la Grèce sortait de l’UE, elle subirait dans un premier temps un certain nombre d’inconvénients écono­miques et autres, mais si elle reste dans l’UE, les inconvénients se multiplieront considérablement. Les Athéniens disent qu’ils en ont assez de l’UE, et c’est normal. Ne se fier qu’à ses propres forces et jouir de la liberté est plus digne que mener de plus en plus une vie d’esclaves.

Karl Muller, pour Horizons et Débats


 

http://www.mecanopolis.org/?p=14041

 

Sur le même sujet, lire également Goldman Sachs, pieuvre et vampire de la finance mondialisée ainsi que La reconfiguration de l’Union européenne est en marche

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 20:32

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 11:30

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C'est dans une certaine morosité que le peuple israélien s'apprête à commémorer sa fête nationale, le 14 mai. Cette date marque la proclamation de l'Etat d'Israël par David Ben Gourion en 1948, mais elle marque également le début de la « Nakba », l'expulsion de quelque 800 000 Palestiniens de leurs terres, créant ainsi le problème des réfugiés qui, après soixante-deux ans, reste entier.

Une fête nationale -dans tout le pays- est souvent l'occasion pour le peuple d'exprimer sa fierté, de sortir du placard ses symboles nationaux, de manifester son attachement à la patrie. Que le phénomène soit ou non souhaitable, une fête nationale, ça sert à ça.

En Israël, qu'en est-il ? Dans la culture juive, le Talmud nous enseigne que le monde repose sur trois piliers : la vérité, l'équité et la paix. Mais dans « Etat hébreu », une blague juive veut que la société israélienne repose sur trois autres piliers : le mensonge, la corruption et l'armée.

Les nombreux soupçons qui pèsent sur Olmert

Le 15 avril 2010, l'ancien Premier ministre Ehud Olmert (du parti de centre droit Kadima, fondé par Ariel Sharon) a démenti devant la presse les lourdes accusations qui pèsent contre lui dans le plus vaste scandale immobilier dans l'histoire du pays.

Olmert est en effet soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin de 700 000 euros en espèces de la part d'entreprises privées pour avoir facilité la construction du complexe « Holyland » (« Terre Sainte », sic) lorsqu'il était maire de Jérusalem entre 1993 et 2003.

Qui plus est, cet ensemble immobilier de luxe a été édifié en infraction aux normes en vigueur : hauteur des constructions, plans d'occupation des sols…

La veille, celui qui a succédé à Olmert à la mairie de Jérusalem, Uri Lupolianski (Yahadut Hatorah, coalition de partis religieux ashkénazes), a été arrêté dans le cadre de cette même enquête. Quant à Ehud Olmert, mis en examen dans l'affaire « Rishon Tours », accusé de s'être fait rembourser plusieurs fois le prix de billets d'avion pour lui-même et pour les membres de sa famille, il se trouve déjà devant les tribunaux.

Sans parler des autres inculpations qui pèsent sur lui : financement illégal de sa campagne électorale de 2006, abus de confiance, truquage des marchés publics et népotisme. Celui qui fut chef du gouvernement pendant dix ans fait donc couler beaucoup d'encre dans la presse israélienne, mais plus seulement dans les pages politiques. Son nom est désormais omniprésent dans la chronique judiciaire !

Fraude, blanchiment d'argent, harcèlement sexuel…

Une exception ? Malheureusement non. En août 2009, la police israélienne a recommandé la mise en examen d'Avigdor Lieberman, l'actuel ministre des Affaires étrangères (du parti Israël Beiténou, extrême droite). Ce politicien raciste, devant lequel Jean-Marie Le Pen ferait figure de modéré, a été accusé de corruption active, fraude, blanchiment d'argent sale, subornation de témoins et obstruction de la justice.

Sans jamais avoir été condamné par le tribunal compétent, ce personnage controversé est toujours en poste comme chef de la diplomatie israélienne. Pour l'image internationale d'un pays qui se veut démocratique, on aurait pu mieux faire.

Quant à Haïm Ramon, ancien ministre de la Justice (Kadima), il a été condamné par le tribunal de grande instance de Tel-Aviv non pas pour un délit lié à la corruption mais toutefois assez grave sur le plan moral : le harcèlement sexuel.

L'ancien Président d'Israël, Moshé Katsav (Likoud, parti de droite actuellement au pouvoir), a également été accusé de harcèlement sexuel en 2007. Il a préféré démissionner, laissant la place à Shimon Pérès, plutôt que d'être destitué et condamné en justice. Katsav a indemnisé sa victime dans un règlement hors cour.

Si la Présidence du pays n'est qu'un poste honorifique, celui qui préside l'Etat n'en est pas moins censé incarner une certaine autorité morale auprès de ses concitoyens. On est loin du compte.

Pays les moins corrompus : Israël passe de la 22e à la 34e place

En 2006, selon Transparency International (une ONG qui enquête sur les affaires de corruption), Israël a dégringolé de la 22e place à la 34e place des pays « les moins corrompus ». Pas de quoi être fier, quand on sait que le gouvernement israélien ne se gêne pas pour critiquer la corruption de l'Autorité palestinienne. Il ferait mieux de balayer devant sa porte. C'est ce qu'estime le Mouvement pour la probité du gouvernement, une nouvelle ONG israélienne.

Outre les élus, ni les cadres du parti au pouvoir, ni les hauts fonctionnaires n'échappent à la chronique judiciaire. Citons-en un seul : Tzahi Hangebi, accusé d'abus de confiance et de corruption électorale. Un nom parmi d'autres dans ce cas de figure : la liste est longue.

Quant aux voyages à l'étranger des hauts responsables politiques et militaires, ils sont désormais sous haute surveillance. Aucun déplacement n'est avalisé sans consultation préalable des conseillers juridiques du pouvoir.

Ainsi, l'actuel Premier ministre, Benyamin Nétanyahou (Likoud), a-t-il annulé son déplacement aux Etats-Unis le 14 avril pour le sommet sur la sécurité nucléaire. Après avoir été humilié par l'accueil glacial que Barak Obama lui avait réservé à Washington le mois précédent, Nétanyahou se sentait sur la sellette dans le dossier nucléaire, car Israël n'a jamais admis qu'il possédait l'arme atomique, un secret de Polichinelle pourtant.

Une élite politique et militaire quasiment « assignée à résidence »

En décembre 2009, Tzipi Livni (Kadima), ancienne ministre, était obligée d'annuler un déplacement à Londres pour éviter d'être interpellée par la police britannique. Un mandat d'arrêt avait été délivré contre elle par un tribunal anglais, à titre de compétence universelle en matière de crimes de guerre.

Des juges de Sa Gracieuse Majesté l'avaient épinglée pour son rôle dans le massacre de 1 400 Palestiniens dans la Bande de Gaza en janvier 2009 : déclenchement de l'opération « Plomb durci » alors que Livni était ministre des Affaires étrangères et candidate pour le poste de Premier ministre dans la campagne des législatives qui se profilait à l'horizon électoral.

Déjà en septembre 2009, des avocats palestiniens avaient demandé aux tribunaux britanniques d'émettre un mandat d'arrêt contre Ehud Barak, actuel ministre de la Défense (Travailliste), pour les mêmes motifs.

Cet incident judiciaire et diplomatique avait été immédiatement suivi par un camouflet infligé au général Moshé Ya'alon (Likoud), vice-Premier ministre et ancien chef de l'état-major. Celui-ci avait dû renoncer à un voyage au Royaume-Uni (ancienne puissance coloniale en Palestine) pour avoir ordonné, en 2002, le bombardement d'un immeuble à Gaza dans lequel 14 civils avaient perdu la vie.

Ces incidents embarrassants pour Tel-Aviv rappellent le mandat d'arrestation émis en Belgique contre l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, toujours à titre de compétence universelle en matière de crimes de guerre.

Les dirigeants israéliens peuvent également considérer l'Espagne comme un pays à éviter : des officiers haut gradés de l'armée israélienne furent cités en 2008 par des avocats à Madrid suite à une plainte déposée avec le concours du PCHR (Centre palestinien pour les droits humains).

Qui plus est, le rapport Goldstone -rédigé sous la direction de ce juriste sud-africain mandaté par l'ONU pour enquêter sur les violations du droit international à Gaza- a sérieusement écorché les dirigeants israéliens.

Avec une élite politique et militaire quasiment « assignée à résidence » à l'intérieur des frontières israéliennes -sous peine d'une arrestation humiliante- que vaut aujourd'hui l'image d'Israël, pays qui se targue d'être « la seule démocratie au Moyen-Orient » ?

Mercenariat et trafic d'armes

Moshé Ya'alon n'est pas l'unique militaire à être traqué par la justice hors des frontières d'Israël. En avril 2007, Interpol a émis un mandat d'arrêt international contre trois officiers israéliens, Yaïr Klein, Melnik Ferry et Tzedaka Abraham. Ils sont accusés d'avoir entraîné les milices paramilitaires d'extrême droite en Colombie et d'avoir travaillé dans les années 1990 pour les hommes de Pablo Escobar, narcotrafiquant colombien qui purge actuellement une peine de prison à perpétuité.

Quant à Yaïr Klein, il avait auparavant servi comme mercenaire en Sierra Leone, au Liberia et au Panama. Voilà une autre activité « internationaliste » chère à une partie de la caste militaire israélienne : le mercenariat.

De la corruption à la guerre, il n'y a qu'un pas. Comble de l'ironie, face au discours sécuritaire ambiant en Israël, le pays fut ébranlé en 2007 par une révélation qui a laissé pantois bon nombre d'Israéliens. 35 soldats furent inculpés pour avoir volé du matériel militaire dans les casernes. Dans quel but ? Pour les revendre… aux combattants palestiniens et au Hezbollah libanais !

Certains rapports des renseignements militaires israéliens ont évoqué 2 345 pièces d'artillerie, 15 roquettes antichars et des dizaines de milliers de munitions volatilisées, dont 24 000 balles pour la seule année 2006.

Des journalistes, citant des sources officielles israéliennes, ont révélé ces faits déjà connus de bon nombre d'Israéliens (la conscription étant obligatoire) mais sujet tabou, que peu de gens voulaient avouer au grand jour.

Les trafiquants, des réservistes pris entre des officiers peu regardants et le chômage qui les guette à la fin de leur service militaire, n'ont pas trouvé mieux pour assurer leurs revenus qu'un lucratif trafic d'armes, même si ces dernières doivent se retourner contre eux sur le terrain des opérations militaires dans des affrontements avec la résistance palestinienne.

Les conditions d'une paix durable

Chômage, précarité, violence, contrebande du matériel militaire, le tout dans une société rongée jusqu'à l'os par la corruption généralisée, telle est l'ambiance en Israël à la veille de la « fête nationale ».

Les Israéliens, pourront-ils un jour être fiers de leur pays ? Sans doute. A condition que ce pays renonce à l'occupation, rapatrie les colons, démantèle le Mur de la honte, reconnaisse le droit au retour des réfugiés et s'assure que chaque citoyen juif parle aussi bien l'arabe que ses citoyens palestiniens parlent l'hébreu.

Israël doit faire amende honorable pour toutes les horreurs du passé en demandant solennellement pardon à ses victimes et à leurs familles.

Quant aux 11 000 prisonniers politiques palestiniens qui peuplent des geôles d'Israël, ils doivent bénéficier d'une amnistie générale et laisser leur place derrière les barreaux à une bonne partie de la classe politique, de la hiérarchie militaire et de l'élite corrompue actuellement au pouvoir.

Ce n'est peut-être pas demain la veille, mais seul un scénario de ce genre sera à même d'apporter les conditions d'une véritable paix juste dans la région. Ça prendra le temps que ça prendra, mais dans la mesure où tout changement profond commence par un premier pas modeste, autant commencer tout de suite. Ce ne serait pas trop tôt.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 07:05

 

crise_capitalistes_unis_web.jpg

 

La crise financière grecque met à mal l’Europe politique. Les déclarations de l’Allemagne vis-à-vis de

la Grèce ont fait voler en éclat les déclarations oecuméniques entonnées depuis des décennies par les

dirigeants européens concernant la solidarité entre Etats européens. Pour aider financièrement la

Grèce un compromis fut laborieusement élaboré qui fait intervenir le FMI, les membres de l’UE ne

voulant pas être seuls à partager la dette de l’Etat grec. La révision à la hausse du trou budgétaire

grec fait naitre l’inquiétude d’une contagion non seulement en Europe, mais aussi au reste de la

planète dans les pays affichant des déficits budgétaires tout aussi abyssaux que ceux de la Grèce. La

dette des Etats est devenue telle que son apurement génère entre eux des affrontements qui

prennent le pas sur la gestion concertée qui a prévalu jusqu’à maintenant. L’importance de la dette

des Etats combinée à leur crise de financement, amplifie les tendances centrifuges au sein de l’UE.

Ne sommes nous pas entrés dans un processus de remise en cause de l’organisation politique initiée

par le traité de Rome ?

La désindustrialisation, le chômage, le sous emploi, les sous rémunérations, les transferts massifs des

financements socialisés vers le capital limitent des ressources des Etats et les amènent à recourir à

l’endettement pour couvrir leurs énormes besoins de financement. L’union économique et

monétaire en libérant totalement les mouvements de capitaux dans la zone euro a amplifié la

dérégulation des économies des pays de l’UE. Sortir de la spirale de la dette implique des solutions

d’une tout autre nature que la modification des critères de financement de la BCE préconisée par le

PCF. Ce dernier doit singulièrement hausser son niveau d’analyse s’il ne veut pas être contraint de

courir après les évènements.

L’objectif de ce texte est d’aider à la réflexion autour de 2 idées.

1°) Il faut en finir avec la liberté de circulation des capitaux.

La mondialisation capitaliste repose sur la mise en concurrence de la force de travail et sur les

commodités que les capitalistes trouvent dans les pays aux contraintes étatiques moindres par

l’intermédiaire des profits qu’elles espèrent en tirer en délocalisant relocalisant en étant indifférents

aux destructions économiques et aux drames humains engendrés. Elle s’accompagne de l’ouverture

de nouveaux champs de profits dans des activités réservées jusqu’ici à l’Etat. La plus grande mobilité

du capital financier confère à la mondialisation capitaliste sa nature financière dominante. La

mondialisation capitaliste c’est avant tout la surexploitation des salariés du monde entier.

Dans l’UE, le passage à la monnaie unique, a fait de l’euro l’outil parfait de l’accumulation du capital

par sa liberté absolue de mouvement et ses taux d’intérêt élevés. Si la monnaie unique a effacé

l’instabilité découlant des différences de taux change et de taux d’intérêt entre devises, elle n’en a

pas fait pour autant disparaitre l’origine, à savoir la différence de puissance économique entre pays

émettant ces devises. La liberté absolue de mouvement du capital dans la zone euro n’a fait que

renforcer le poids du pays dont les entreprises sont les plus performantes. Avec ses excédents

commerciaux, l’Allemagne parle de plus en plus fort au sein de l’Eurogroup. La progression de ses

exportations fait croitre son PIB de 0,5% par an. Si le commerce extérieur représente 51% du PIB de

l’Allemagne, il n’en représente que 30% du PIB français. De plus 2/3 des exportations françaises sont

au sein de la zone euro. Cette insuffisance de compétitivité des entreprises françaises est

sanctionnée par un déficit commercial qui depuis 2001 se traduit par perte de 0,6% de croissance/an.

(La progression des exportations françaises est systématiquement inférieure à celle du commerce

international).

En tant que monnaie unique de plusieurs Etats, l’euro ne pouvait être conçu que comme monnaie

d’attraction des capitaux. D’où ses taux d’intérêts élevés qui ont détourné les capitaux vers les

placements financiers et qui ont amplifié le poids de la dette des pays européens. Cette titrisation a

2

enfoncé les pays dont les économies sont les moins performantes. La monnaie unique écrase la

croissance économique qui permettrait aux Etats de payer leurs dettes.

Pour bien comprendre la phase actuelle, il est essentiel de comprendre que la monnaie est avant

tout un rapport social. En tant que rapport social la monnaie est la composante ultime du rapport

capitaliste. L’euro en tant que monnaie déconnectée des Etats consacre la domination politique du

capital sur le travail. L’euro est la devise des bourgeoisies européennes sûres d’elles mêmes, de leur

puissance, débarrassées de l’Union Soviétique et des Partis communistes en crise. L’euro est la

devise des forces du capital qui ne veulent pas de limitation à leurs privilèges. La monnaie unique

met les salariés des pays de l’UE directement en concurrence face aux capitalistes prédateurs.

Le passage à la monnaie unique marque la transition entre le capitalisme monopoliste d’Etat (CME)

et le capitalisme monopoliste financier mondialisé (CMFM). Le CME a dans le cadre national réalisé

une connexion intime entre l’Etat et les grands groupes afin de stimuler la rentabilité du capital. Dans

le cadre du CMFM, l’Etat intervient toujours au bénéfice des grands groupes mais sur le fondement

d’un rôle explicitement subordonné aux intérêts privés. L’Etat se transforme en serviteur évident des

capitaux mondialisés dont il demeure le représentant politique national. La différence avec la

période précédente réside dans le fait qu’il y a eu recouvrement dans le cadre du CME de l’intérêt

national et des intérêts privés. La perte de rentabilité du capital dans le cadre national a rendu

prédominant les intérêts privés, dont la prédominance est absolue le cadre de la mondialisation.

L’euro est la concrétisation du rapport social monétaire en faveur des intérêts privés capitalistes. Le

rapport des forces est tellement en faveur des forces du capital que la dimension privée a absorbé la

dimension collective, cette dernière lui étant entièrement subordonnée. Les deux dimensions sont

incarnées dans l’entité abstraite que l’on appelle « le marché ». Dans le cadre du CMFM, les Etats qui

défendent les intérêts des entreprises mondialisées laissent aux marchés financiers le soin de

socialiser leurs intérêts.

La forte perte de rentabilité du capital du milieu des années 1970 a amené les grands groupes à

rechercher des zones de profit hors du cadre national. Cette internationalisation du capital s’est

accompagnée d’un progressif relâchement du contrôle des Etats sur les mouvements de capitaux

aboutissant avec l’Union Economique et Monétaire à leur libéralisation totale. La baisse de

rentabilité du capital productif eut pour corolaire le développement des marchés financiers. Le

capital pour se rentabiliser doit tourner, le capital financier se déplaçant beaucoup plus vite que les

machines, a imposé ses critères au capital productif. Sortir du profit des circuits financiers étant plus

rapide que de le sortir de la production, l’accumulation du capital financier va prendre une ampleur

bien plus considérable que l’accumulation du capital productif. Ce différentiel de l’accumulation est à

l’origine des crises financières. Plus le capital s’accumule plus il réclame de rentabilité, plus il doit

tourner, la loi d’airain du capital est la source d’une instabilité permanente. Cette instabilité était

limitée dans le cadre du CME par les lois sociales de l’espace national. La mondialisation capitaliste

en étendant la concurrence à l’ensemble de la planète a exercé une forte pression à la baisse des

salaires et de l’ensemble des dépenses sociales. Cette pression s’est exercée d’autant plus durement

que la dérégulation financière libérait l’appétit prédateur du capital. Le développement des marchés

boursiers seuls régulateurs de la mondialisation capitaliste a fait apparaitre un montant de capital de

titres s’ajoutant au capital réel qui engendre une pression permanente à la suraccumulation du

capital qui pousse à la hausse des titres qui nourrit la bulle spéculative. La suppression progressive

puis totale du contrôle des mouvements de capitaux a fait des crises financières les éléments de la

régulation économique.

Cette domination absolue des intérêts privés confondus avec les intérêts nationaux est à l’origine de

l’endettement des Etats. Le niveau de la dette génère des contradictions entre Etats qui sont

appelées à s’exacerber, les pays excédentaires trouvant insupportable de financer les déficits

structurels des pays économiquement peu performants.

3

Ce monde de la dérégulation est celui de la barbarie. Les entreprises se livrent une guerre féroce sur

le dos de leurs salariés pour l’appropriation des marchés, les Etats reportant leur dette sur leur

population.

Comment arrêter la barbarie ?

La dérégulation du mouvement du capital étant à l’origine de la déstabilisation mondiale, il faut en

finir avec sa liberté de mouvement. Pour ce faire, il faut réintroduire le contrôle des changes dans le

cadre historique pertinent qui est le cadre national. Ce contrôle doit être effectué par les banques

centrales nationales sous l’autorité de leurs gouvernements respectifs. Ce qui implique de revenir

aux devises nationales. Les devises nationales ne font pas partie du passé. Les nations continueront

et pour longtemps d’être les acteurs du monde. La mondialisation capitaliste ne signifie nullement

leur disparition. Combattre la mondialisation capitaliste ne consiste pas à restreindre le

développement de chaque pays dans le stricte cadre de ses frontières. Les nations échangent entre

elles des biens des services, des capitaux. Les gains de productivité sont devenus tels que même dans

le cadre du plein emploi et de salaires réévalués, le marché intérieur est vite saturé. Les Etats ne

peuvent plus gérer seuls, comme bon leur semble, bon nombre de problèmes (agriculture, pêche,

transports aériens, maritimes, ferroviaires, production et distribution d’énergie, normes,

environnement,…), ils n’ont pas l’ensemble des compétences leur permettant de mener à bien seuls

des projets technologiques complexes. Ce qui implique des gestions concertées permanentes et donc

intégrées. Concernant la monnaie, le volume et la diversité des échanges entre pays imposent une

monnaie commune. Cette monnaie présente l’avantage pour chaque Etat membre de continuer à

mener une politique économique et monétaire adaptée à leur économie conjoncturelle nationale. En

effet, un Etat ne peut maitriser sa politique économique sans maitriser sa monnaie. L’euro de par sa

nature s’oppose à toute politique économique nationale.

Le PCF propose de modifier les critères de la BCE afin d’utiliser l’euro pour la croissance. Il ne dit pas

comment faire pression sur les critères de la BCE, sans doute en votant Front de gauche !! Mais, pour

que l’euro soit une monnaie économique, encore faut il qu’il soit la devise d’un Etat. L’Europe

politique n’est pas un état fédéral mais une association d’Etats nationaux. Le PCF dans son

opportunisme serait il devenu aussi fédéraliste que le défunt Lecanuet ? L’approche du PCF est une

approche essentiellement monétariste. On modifie les critères de la BCE, on utilise les fonds

régionaux sur des critères d’efficacité sociale et comme par miracle les entreprises changent de

stratégie ! Ce n’est pas par des solutions monétaristes venues d’en haut que la BCE imposera

d’autres choix au capital. Cela est à mettre au même niveau que la monnaie commune mondiale

objectif inaccessible à court moyen et long terme qui relève du romantisme bureaucratique et qui

présente l’avantage d’éviter de réfléchir de manière théorique et approfondie aux exigences

immédiates de l’action relative à l’euro. Le PCF oublie qu’il n’y a pas qu’une seule place financière

européenne, mais autant que d’Etats nationaux qui se livrent entre elles une compétition acharnée

dans la captation des capitaux. Le PCF fait semblant de La monnaie unique ne peut être autre chose

que la monnaie de liberté de mouvement du capital et de captation de capitaux

Le retour aux monnaies nationales ne peut être considéré comme un retour en arrière. La monnaie

unique a masqué certaines contradictions, mais en généré d’autres qui amplifient les rapports de

puissance (dominants/dominés) au sein de l’UE. Il faut revenir à un système monétaire reposant sur

des Etats régulateurs. Dans le cadre d’une monnaie commune, la BCE doit veiller au rééquilibrage des

échanges afin d’éviter le recours aux règles déflationnistes classiques (déflation salariale).

Il faut arrêter de faire payer aux Etats qui leur reportent sur leur population, la liberté de mouvement

du capital financier et industriel. Il ne peut y avoir de maitrise de la politique industrielle sans

maitrise par l’Etat national des mouvements de capitaux. C’est la condition sine qua non pour

accroitre la production nationale et réduire les différences de compétitivité entre économies qui est

à l’origine des mouvements spéculatifs sur les monnaies, le retour au contrôle des changes limitant le

pouvoir des financiers spéculateurs.

4

2°) La lutte contre le capital mondialisé doit en premier lieu reposer sur une base nationale.

Plus haut dans le texte il est affirmé que « les nations continuent d’être pour longtemps les acteurs

du monde » car elles assurent la cohérence d’un espace économique et d’un espace politique face

une mondialisation capitaliste dont le processus spatial est sans forme. Les nations sont devenues les

résultantes et non les éléments actifs de la mondialisation, les Etats fonctionnant comme les servants

directs du capital mondialisé. Les fonctions de l’Etat social se sont réduites au fur et à mesure que la

classe ouvrière qui en avait été porteuse perdait de son influence. (L’analyse des raisons de cette

perte d’influence sort du cadre de cet article).

La dérégulation qui a accompagné la liberté de mouvement du capital s’est traduite par une

intensification de l’exploitation des salariés et par une remise en cause de leur droit qui les laisse

désarmés face aux délocalisations. Dans sa lutte contre le capital, le salariat doit reprendre la main. Il

ne peut le faire que dans le seul cadre identitaire historique qui est celui de la nation. C’est dans le

cadre national que le salariat par ses luttes a arraché au capital ses conquêtes sociales qui ont

humanisé la société. Ce cadre doit servir d’appui aux luttes pour contraindre les gouvernements

nationaux à adopter dans les diverses instances internationales des positions conformes aux intérêts

de leur peuple. Cette approche est à l’opposé de celle d’Attac et de l’alter mondialisme qui sous

prétexte de combattre la mondialisation « libérale » et non la mondialisation capitaliste ont déserté

le terrain national pour s’investir dans des forums européens et mondiaux dont le bilan est nul. Il est

vrai que la mouvance altermondialiste n’a jamais ambitionné de changer le cours de l’histoire.

La nation est un processus construit dans l’histoire dont l’évolution n’est pas achevée. Cette

évolution repose sur la lutte des classes. L’enjeu de l’affrontement entre le salariat et le capital en ce

début de 21e siècle consiste pour le salariat à contester au patronat et à l’Etat capitaliste leurs

critères de gestion. Cette question est centrale dans l’affrontement de classe. La compétence de

gestion ne doit pas être du seul ressort des élites bourgeoises. C’est le rôle d’un parti révolutionnaire

et du syndicalisme de lutte de former le salariat à ces questions. Cette approche est aux antipodes de

la démarche purement électoraliste du front de gauche et d’alliance sans principe du syndicalisme

rassemblé.



Gilles Mercier

Travailleur scientifique

Syndiqué CGT

Cet essai est la suite de la tribune libre parue dans l’Humanité du 5 décembre 2008 intitulé Monnaie

unique ou monnaie commune. (http://www.humanite.fr/2008-12-05_Tribune-libre_Monnaieunique-

ou-monnaie-commune)

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 19:51

OBAMA-SHOE.jpg

 

Il faut bien appeler les choses par leur nom. Ceux qui conservent un grain de bon sens peuvent constater sans de gros efforts combien le réalisme s’éteint dans le monde actuel.

Quand le président des Etats-Unis, Barack Obama, fut nommé Prix Nobel de la paix, Michael Moore lui lança : « Eh bien, gagnez-le donc maintenant ! » Ce commentaire vif et ingénieux plut à bien des gens, quoique beaucoup n’aient rien vu d’autre dans la décision du Comité norvégien que démagogie et exaltation de la politicaillerie apparemment inoffensive du nouveau président, un Afro-étasunien, bon orateur et politicien intelligent à la tête d’un puissant Empire plongé dans une profonde crise économique.

Le Sommet mondial de Copenhague était sur le point de s’ouvrir, et Obama fit sourdre l’espoir d’un accord obligatoire aux termes duquel les USA se joindraient enfin au consensus mondial pour éviter la catastrophe écologique qui menace l’espèce humaine. Mais ce qu’il s’y passa fut décevant, et l’opinion publique internationale se rendit compte qu’elle avait été douloureusement bernée.

A la récente Conférence mondiale des peuples sur les changements climatiques et les droits de la Terre nourricière, qui vient de se tenir en Bolivie, les vieilles nationalités indigènes, envahies et virtuellement détruites par les conquistadors européens qui, en quête d’or et de richesses faciles, leur imposèrent des siècles durant leurs cultures égoïstes et incompatibles avec les intérêts les plus sacrés de l’humanité, ont donné des réponses pleines de sagesse.

Deux nouvelles parues hier expriment la philosophie de l’Empire qui prétend toutefois nous faire croire à sa nature « démocratique », « pacifique », « désintéressée » et « honnête ». Il suffit de lire les deux dépêches en provenance de la capitale des Etats-Unis :

« WASHINGTON. 23 avril 2010. Le président des Etats-Unis, Barack Obama, évalue la possibilité de déployer un arsenal de missiles à ogives classiques, non nucléaires, mais capables d’atteindre des cibles n’importe où dans le monde en une heure environ et dotés d’une capacité explosive extrêmement puissante.

« Même si la nouvelle superbombe, installée sur des missiles du type Minuteman, n’a pas d’ogives atomiques, sa capacité destructive en sera l’équivalent, comme le confirme le fait que son déploiement est prévu dans l’accord START 2 récemment signé avec la Russie.

« Les autorités russes, après avoir réclamé, sont parvenues à faire figurer dans cet accord que les USA éliminent un de leurs missiles à tête nucléaire pour chacun de ces nouveaux missiles.

« Selon les informations du New York Times et de la chaîne de télévision CBS, la nouvelle bombe, baptisée PGS (Prompt Global Strike) devra être capable de tuer le leader d’Al-Qaeda, Osama bin Laden, dans une grotte afghane, de détruire un missile nord-coréen en pleine préparation ou d’attaquer un silo nucléaire iranien, "tout ceci sans dépasser le seuil atomique".

« L’administration Obama juge intéressant cet avantage de disposer comme option militaire d’une arme non atomique mais ayant les mêmes effets d’impact localisé.

« Le projet avait été lancé au départ par le prédécesseur d’Obama, le républicain George W. Bush, mais bloqué à la suite des protestations de Moscou. Etant donné que les Minutemen transportent aussi des ogives nucléaires, affirmèrent les autorités moscovites, il est impossible de savoir si le lancement d’une PGS n’est pas le début d’une attaque atomique.

« Mais l’administration Obama estime pouvoir donner à la Russie ou à la Chine les garanties requises pour éviter des malentendus. Les silos des missiles de la nouvelle arme seront montés en des sites éloignés des dépôts d’ogives nucléaires et pourront être inspectés périodiquement par des experts de Moscou et de Pékin.

« La superbombe pourrait être larguée par un missile Minuteman capable de voler à travers l’atmosphère à la vitesse du son et d’emporter mille livres d’explosifs. Des équipements ultrasophistiqués permettront au missile de décrocher la bombe et de la laisser tomber sur les cibles choisies avec une précision extrême.

« La responsabilité du projet PGS – aux coûts estimés de 250 millions de dollars rien que dans la première année d’expérimentation – a été confiée au général Kevin Chilton, à la tête de l’arsenal nucléaire étasunien, qui a expliqué que la PGS comblera un vide dans la gamme de choix à la disposition du Pentagone.

« "Nous pouvons frapper actuellement par des armes non nucléaires n’importe quel endroit du monde, mais en un laps de temps d’au moins quatre heures", a affirmé le général. "Pour une action plus rapide – a-t-il avoué – nous ne disposons que des options nucléaires".

« Avec cette nouvelle bombe, les USA pourront agir vite à l’avenir par des moyens classiques aussi bien contre un groupe terroriste que contre un pays ennemi, en un laps de temps bien plus bref et sans éveiller la colère internationale que causerait l’usage d’armes atomiques.

« Il est prévu de commencer les premiers tests en 2014 et d’équiper l’arsenal étasunien de cette bombe en 2017. Obama ne sera plus au pouvoir, mais la superbombe peut être le legs non nucléaire de ce président qui a déjà gagné le Prix Nobel de la paix. »

« WASHINGTON. 22 avril 2010. Un engin spatial sans pilote des forces de l’air étasuniennes a décollé ce jeudi de Floride dans le plus grand mystère quant aux objectifs de sa mission militaire.

« L’engin spatial robotisé, ou X-37B, a été lancé du cap Canaveral sur une fusée Atlas V à 19 h 52 heure locale (23 h 52 GMT), selon une vidéo distribuée par l’armée.

« "Le lancement est imminent", a dit à l’AFP Angie Blair, major des forces de l’air.

« Semblable à un transbordeur spatial en miniature, l’avion mesure 8,9 m de long et 4,5 m d’envergure.

« La fabrication de ce véhicule spatial réutilisable a pris des années, et l’armée n’a offert que de vagues explications sur son objectif ou sur son rôle dans l’arsenal militaire.

« Le véhicule est conçu pour "fournir l’environnement d’un laboratoire en orbite" afin de tester de nouvelles technologies et de nouveaux composants, avant que ces technologies ne soient confiées à des programmes de satellites en service", ont affirmé les forces de l’air dans un communiqué récent.

« Des fonctionnaires ont informé que le X-37B atterrirait sur la base aérienne Vandenberg, en Californie, mais n’ont rien dit au sujet de la durée de sa mission inaugurale.

« "A vrai dire, nous ne savons pas quand il reviendra", a dit aux journalistes cette semaine Gary Payton, second sous-secrétaire aux programmes spéciaux des forces de l’air.

« Selon Payton, l’engin pourrait rester dans l’espace jusqu’à neuf mois.

« Cet avion, fabriqué par Boeing, était à ses débuts, en 1999, un projet de l’Agence spatiale étasunienne (NASA) où il a été transféré aux forces de l’air qui prévoient d’en lancer un deuxième en 2011. »

Faut-il en dire plus ?

Ils se heurtent toutefois à un obstacle colossal : les changements climatiques désormais impossibles à endiguer. On parle de l’élévation inévitable de la température de plus de deux degrés. Les conséquences en seront catastrophiques. La population mondiale augmentera de deux milliards d’habitants en quarante ans seulement, pour atteindre alors neuf milliards. Des quais, des hôtels, des stations balnéaires, des voies de communication, des usines et des installations proches des ports se retrouveront sous les eaux en moins de temps que la génération d’un pays développé et riche qui refuse égoïstement aujourd’hui de faire le moindre sacrifice pour préserver la survie de l’espèce humaine pourra jouir de la moitié de son existence. Les terres arables et l’eau potable diminueront considérablement. Les mers se pollueront ; de nombreuses espèces marines cesseront d’être comestibles et d’autres disparaîtront. Ce n’est pas la logique qui le dit, mais les recherches scientifiques.

L’être humain était parvenu, grâce à la génétique naturelle et au transfert de variétés d’un continent à l’autre, à accroître la production par hectares d’aliments et d’autres produits utiles à l’homme et qui soulagèrent un temps la rareté d’aliments comme le maïs, la pomme de terre, le blé, les fibres et d’autres produits nécessaires. Plus tard, la manipulation génétique et l’usage d’engrais chimiques ont contribué aussi à la satisfaction de besoins vitaux, mais ces recours arrivent désormais au bout de leurs possibilités dans la production d’aliments sains et aptes à la consommation. Par ailleurs, les ressources en hydrocarbures que la Nature a mis quatre cent millions d’années à constituer sont en train de s’épuiser en à peine deux siècles. De même, des ressources minérales vitales et non renouvelables dont a besoin l’économie s’épuisent. De son côté, la science a créé la capacité de détruire plusieurs fois la planète en quelques heures. La pire contradiction de notre époque est justement la capacité de l’espèce à s’autodétruire et son incapacité à se gouverner.

L’être humain a pu élever ses possibilités de vie à des limites qui dépassent sa propre capacité de survie. Dans cette bataille, elle consomme à toute allure les matières premières qui sont à sa portée. La science a permis de transformer la matière en énergie, comme dans la réaction nucléaire, au prix d’investissements énormes, mais on n’envisage même pas qu’il soit possible de transformer l’énergie en matière. Le coût infini des investissements réalisés dans les recherches pertinentes prouve qu’il est impossible de parvenir en quelques dizaines d’années à faire ce que l’Univers a mis des dizaines de milliards d’années à créer. Faudra-t-il que l’enfant prodige, Barack Obama, nous l’explique ? La science a fait des progrès extraordinaires, mais l’ignorance et la pauvreté progressent aussi. Quelqu’un peut-il prouver le contraire ?

 

Fidel Castro Ruz
Le 25 avril 2010

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 19:40

 

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