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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 13:01

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http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/784221/Le_parquet_oppose_a_la_demande_de_liberation_de_Georges_Ibrahim_Abdallah.html


Le parquet a requis devant le tribunal d'application des peines le rejet de la demande de libération conditionnelle du Libanais Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré depuis 28 ans pour complicité d'assassinat de deux diplomates, a-t-on appris de source judiciaire.


La décision a été mise en délibéré au 21 novembre.

La juridiction parisienne, seule dans le pays à statuer sur la détention dans les dossiers de terrorisme, a examiné à huis clos la demande déposée il y a quelques mois et entendu par visioconférence le détenu et son avocat Me Jacques Vergès depuis la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

Engagé auprès du mouvement palestinien radical FPLP (Front populaire de Libération de la Palestine), Georges Ibrahim Abdallah, 61 ans, avait été arrêté le 24 octobre 1984 et condamné à perpétuité en 1987 pour complicité dans les assassinats en 1982 à Paris de deux diplomates, l'Américain Charles Robert Day et l'Israélien Yacov Barsimantov.

L'acceptation de sa demande de remise en liberté supposerait au moins des garanties suffisantes d'absence de réitération des faits et un projet de réinsertion précis, conditions qui n'avaient pas été jugées remplies jusqu'ici.

Libérable depuis 1999, le Libanais a déjà vu sept de ses précédentes demandes rejetées, selon son comité de soutien. Entre 70 et 80 sympathisants ont manifesté mardi devant la prison de Lannemezan pendant l'audience aux cris de "libérez Georges Abdallah !".

"Le gouvernement libanais est prêt à le recevoir, on nous dit c'est dangereux, mais le Liban est souverain que je sache", a fait valoir Me Vergès, joint par l'AFP.

Selon son comité de soutien, la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté consultée dans ce type de procédure a rendu un avis défavorable à la demande de libération conditionnelle, transmis au tribunal.

Politiquement, son comité de soutien notait toutefois un "changement de ton" récent des autorités sur la question d'une possible libération de Georges Ibrahim Abdallah, en faveur de laquelle s'est publiquement prononcé l'ancien patron de la DST (contre-espionnage intérieur) Yves Bonnet.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 12:53
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http://french.ruvr.ru/2012_10_23/92150552/

Des élections législatives en Ukraine se dérouleront le dimanche 28 octobre. Selon les données des sociologues, six formations politiques ont des chances de franchir la barre des 5 %. La radio  La Voix de la Russie expose leurs programmes et leurs promesses.

« Rendre le pays au peuple », tel est le mot d’ordre du Parti communiste d’Ukraine pour ces élections. On explique au siège des « rouges » qu’il est question de renforcer le contrôle exercé par les simples citoyens sur les représentants du pouvoir. Et cela à tous les niveaux – du petit fonctionnaire de province au député de la Rada suprême. Une bonne partie du programme des communistes est consacrée aux questions économiques. Selon le Parti communiste, l’Etat doit soutenir plus activement les secteurs stratégiques de l’économie nationale : métallurgie, énergie, transports. Les « rouges » ukrainiens n’ont pas oublié les promesses standard des partis de gauche – contrôler les tarifs des services publics, les prix des denrées alimentaires et des articles de première nécessité. L’économie est étroitement liée à la partie de leur programme consacrée à la politique extérieure. Voici ce que dit  Alexandre Golouble, membre du présidium du Comité central du Parti communiste d’Ukraine :

« Actuellement, nous sommes l’unique parti parlementaire à formuler clairement qu’au lieu de rêver de l’Europe, l’Ukraine doit engager des pourparlers sur son adhésion à l’Union douanière et son entrée dans l’espace Eurasiatique. Nous comprenons parfaitement que dans cette sphère nous avons plus de choses en commun avec la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, qu’avec les pays de l’UE. D’ailleurs, les marchés d’écoulement de nos produits sont situés, en premier lieu, dans l’espace de la CEI ».

Aux antipodes du Parti communiste, se trouve le parti nationaliste Liberté. Si les communistes prônent le rapprochement avec la Russie, les leaders de Liberté s'expriment devant les journalistes russes uniquement en ukrainien. Les promesses électorales revêtent un caractère approprié. Evoquant le programme de Liberté, le vice-président du parti Andreï Mokhnyk critique surtout le pouvoir en place avant de formuler des propositions concrètes. Le principal motif idéologique du parti Liberté est le suivant :

« Liberté est une force politique nationaliste. La force réside dans l’idéologie. Notre programme est celui de la défense (des intérêts) des Ukrainiens. Nous avons formulé l’essentiel pour les élections : « Le pouvoir, la propriété et la dignité des Ukrainiens. Sur la terre donnée par Dieu ».

Selon les données de certains services sociologiques, le parti Liberté n'entrera pas au parlement national. Toutefois, les résultats de la majorité des sondages indiquent que ce parti parviendra quand même à rassembler les 5-6 % des voix requis. Quant aux communistes, d’après les sociologues, ils sont crédités de 10 à 13 % des intentions de vote en Ukraine. T

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 12:33
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Les « états généraux » de la démocratie territoriale, réunis les 4 et 5 octobre 2012 au Sénat, se sont achevés sur l’annonce d’un nouveau projet de loi de décentralisation. Que restera-t-il de la réforme territoriale du 16 décembre 2010 ? Retour sur une loi emblématique mais contestée du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Dossier : Réforme territoriale : un état des lieux

Aucun observateur ne s’aventurerait à qualifier la réforme territoriale du 16 décembre 2010 d’Acte III de la décentralisation. Le projet présidentiel de Nicolas Sarkozy sur la remise à plat de l’organisation administrative du territoire était moins un discours sur l’adaptation des territoires et des institutions aux évolutions en cours, qu’une « dénonciation » du millefeuille territorial français jugé illisible, du trop grand nombre d’élus locaux (plus de 500 000) et de la gabegie des collectivités territoriales jugée coûteuse pour le contribuable. Le souci de rationaliser l’existant et non d’approfondir la décentralisation est à l’origine de l’adoption du volet territorial de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), vaste réforme de « modernisation » de l’État initiée le 10 juillet 2007 par le Premier ministre François Fillon. Réponse managériale à la crise des finances publiques, la RGPP est vite passée d’une révision des politiques publiques à une révision structurelle des appareils administratifs chargés de mettre en œuvre ces politiques.

Afin de « s’attaquer » aux structures territoriales existantes, le Comité Balladur, installé par un décret présidentiel du 22 octobre 2008, avait pour mission d’« étudier les mesures propres à simplifier les structures des collectivités locales, à clarifier la répartition de leurs compétences et à permettre une meilleure allocation de leurs moyens financiers, et de formuler toute autre recommandation qu’il jugera utile ». Son rapport, publié en mars 2009, a alimenté en partie la loi du 16 décembre 2010. Celle-ci ouvre la voie à une réforme visant non seulement à réformer les collectivités territoriales, mais également à s’attaquer aux cadres territoriaux légués par la Révolution (communes et départements) pour leur préférer une nouvelle organisation fondée sur l’intercommunalité et la région. Il convient ici de retracer le cheminement de la réforme de 2010, aujourd’hui remise en cause par l’alternance présidentielle, afin de mieux mesurer l’écart qui sépare le projet initial du texte adopté et de sa mise en œuvre. Il faut ainsi distinguer le volet le plus conflictuel de la réforme, la création des conseils territoriaux, de son volet le plus consensuel, l’intercommunalité.

Les conseils territoriaux : une réforme mort-née

La création des conseillers territoriaux, innovation majeure de la réforme de 2010, consistait à organiser la fusion des élus – conseillers généraux et régionaux – à défaut d’organiser la fusion des institutions (conseils généraux et régionaux). Cette disposition n’avait rien d’inédit au regard du précédent calédonien. La loi du 23 août 1985 sur l’évolution de la Nouvelle-Calédonie avait ainsi conservé deux niveaux de collectivités, les régions et le territoire de la Nouvelle-Calédonie, tout en confiant leur administration à un élu unique chargé, selon le Conseil constitutionnel, « d’une double fonction territoriale et régionale » (Chavrier 2009). S’inspirant de ce modèle, la réforme de 2010 maintenait deux collectivités territoriales, dotées chacune d’un conseil, mais composé de conseillers élus au scrutin uninominal et exerçant à la fois une fonction départementale et régionale. Exprimant sa préférence pour des scrutins de listes départementales, le Comité Balladur avait de son côté envisagé que seuls les premiers de la liste puissent siéger au conseil régional à l’instar du mode d’élection des élus des arrondissements de Paris, Lyon et Marseille.

L’examen des motifs du projet de création des conseils territoriaux a mis au centre la question des économies budgétaires gagées sur la réduction des dépenses de campagne (estimées à 120 millions d’euros) et celles sur les indemnités des élus locaux (estimées à près de 70 millions d’euros par an), ainsi que sur la mutualisation de certains services communs aux deux collectivités. Si les économies promises restaient incertaines, la réforme présageait une meilleure complémentarité et articulation des compétences, associant une vision de proximité dévolue aux départements et une vision prospective et stratégique confiée aux régions. Le nouvel encadrement des compétences était fondé sur un principe de spécialisation des conseils territoriaux qui rompait avec la tradition décentralisatrice française faisant de la clause générale de compétences l’un des éléments de caractérisation des collectivités territoriales. Selon l’article 75 de la loi du 16 décembre 2010, cette spécialisation devait prendre appui sur l’élaboration, en 2014, de schémas « d’organisation des compétences et de mutualisation des services ».

Cette complémentarité du binôme département–région a suscité bien des réserves (en particulier de l’Association des départements de France et de l’Association des régions de France, toutes deux à présidence socialiste). Alors que les communes et intercommunalités forment un même bloc local par la nature de leurs compétences, le département et la région ont des vocations assez nettement distinctes, comme le rappelait une mission sénatoriale présidée par Yves Krattinger et Jacqueline Gourault [1]. Le croisement des compétences de ces deux niveaux de collectivités ne concerne, en définitive, que 20 % des dépenses des régions et rien n’indique que la complémentarité recherchée se fasse au profit de ces dernières. Sans mener de combat homérique pour la suppression des départements, si souvent réclamée par des élus et experts [2], la réforme devait initialement aménager un système « transitoire » faisant des départements « des composantes des régions », prélude à leur « évaporation » selon l’expression du Comité Balladur. L’adossement du mode de scrutin des conseillers territoriaux sur le modèle cantonal semblait néanmoins hypothéquer un tel scénario. Si, à long terme, l’hypothèse d’une « digestion » des départements par les régions ne semble toujours pas totalement exclue, la suppression du conseil territorial a été, elle, annoncée officiellement, lors des états généraux de la démocratie territoriale, par le président de la République le 5 octobre 2012.

Achever et renforcer le maillage intercommunal français

Plus consensuel que la création des conseils territoriaux, la réforme poursuivait aussi l’objectif d’atteindre une « France 100 % intercommunale » d’ici fin 2013 [3]. À cette fin, l’insertion des communes au sein de groupements intercommunaux, auparavant facultative et volontaire, s’est muée en figure imposée, faisant de la communauté une réalité co-extensive de la commune (Portier 2010). Une relance des schémas départementaux de la coopération intercommunale (SDCI), supprimés en 1999, est décidée par le législateur. La première génération des SDCI avait révélé une certaine frilosité du côté de l’État : les propositions préfectorales reprenaient le plus souvent à leur compte les propositions émanant des élus locaux. La « nouvelle génération » de schémas prévoyait d’asseoir davantage la vision de l’État dans chaque département et de répondre à la critique récurrente sur le caractère sous-dimensionné des intercommunalités, qu’il s’agisse de la taille institutionnelle (trop peu de communes réunies), spatiale (se confondant dans nombre de cas avec le canton) ou démographique (en 2009, 35 % des établissements publics de coopération intercommunale – EPCI – comprenaient moins de 5 000 habitants [4]).

Dans un pays cédant facilement à la célébration du village et à la haine de la ville (Baubérot et Bourillon 2009), la réforme de 2010 proposait d’accompagner le fait urbain avec la création d’une nouvelle collectivité, la Métropole, suggérée dans le rapport Balladur. Le constat d’un « déficit urbain » répond autant aux considérations sur les insuffisances actuelles de l’intercommunalité française (incohérence du périmètre, caractère trop peu intégrateur, déficit démocratique) qu’aux pressions exogènes (mondialisation, européanisation). Il s’agissait d’accompagner sur le plan du droit un phénomène de métropolisation porté par les dynamiques économiques contemporaines et une économie de flux échappant aux limites territoriales (Négrier 2012). Dans une perspective quasi utopique de remodelage du territoire, le Comité Balladur proposait une sorte d’inversion juridique faisant de la Métropole une super-commune, dotée de la clause générale de compétences, au détriment des municipalités qui en devenaient de simples composantes. La Métropole se voyait également renforcée par le haut grâce au transfert des compétences départementales sur son territoire sur le modèle du statut de la ville de Paris, à la fois municipalité et conseil général. Nous pouvons aussi mentionner, en marge de la réforme de 2010, le cas exceptionnel du Grand Paris, mais dont seul le volet « aménagement » semble avoir survécu, le volet « gouvernance » étant passé à la trappe devant les réticences des élus franciliens.

Une réforme édulcorée

Le Parlement, et en particulier le Sénat, s’est livré à une déconstruction minutieuse du programme du Comité Balladur. La Métropole se retrouve ainsi déclassée juridiquement pour redevenir un simple établissement public, une sorte de communauté urbaine améliorée. Le combat engagé par les élus locaux contre le risque de vassalisation des communes membres, selon le mot de Jacques Pélissard, député-maire UMP de Lons-le-Saunier et président de l’Association des maires de France, a eu raison du projet. Par ailleurs, les transferts de compétences départementales et régionales ne se font plus que sur une seule base conventionnelle (volonté des deux parties), à l’exception de quelques compétences pour lesquelles un exercice de plein droit par la Métropole est prévu en lieu et place du département (pour les transports scolaires et la voirie) et de la région (pour les compétences relatives aux zones d’activités et à la promotion à l’étranger du territoire et de ses activités économiques). Cette déconstruction rend plus secondaire la question du seuil démographique requis pour bénéficier du statut de Métropole, établi à 500 000 habitants.

Si l’avenir des Métropoles apparaît très incertain, celui des nouveaux « pôles métropolitains » pourrait, en revanche, bousculer davantage les cadres territoriaux hérités. Ces syndicats mixtes, formés des seuls EPCI à fiscalité propre, ont vocation à exercer des prérogatives métropolitaines « en matière de développement économique, de promotion de l’innovation, de la recherche, de l’enseignement supérieur et de la culture ». Les nombreux projets de pôles métropolitains recensés pourraient, à terme, représenter une menace supplémentaire quant à l’hypothèse, maintes fois repoussées, du renforcement régional.

En matière jurisprudentielle, ensuite, le Conseil constitutionnel avait déjà atténué la portée du projet de spécialisation des conseils territoriaux en donnant une base constitutionnelle à la clause générale de compétence (rattachée au principe de libre administration, article 72, alinéa 1). La loi du 16 décembre 2010 permet ainsi au conseil général ou au conseil régional de se saisir « par délibération spécialement motivée » de « tout objet d’intérêt départemental ou régional pour lequel la loi n’a donné compétence à aucune autre personne publique » [5]. Cette décision réhabilite la définition traditionnelle de la clause générale de compétence (Marcou 2011). Et à peine plus d’un mois après la promulgation de la loi, un rapport de la mission sénatoriale aux collectivités appelait, quant à lui, à un aménagement du principe de spécialisation des compétences des départements et des régions, et envisageait des possibilités plus grandes de partage des compétences. La clarification attendue des compétences et des financements associés semble ainsi avoir été manquée (Pissaloux et Supplisson 2011).

La réforme des collectivités territoriales voulue par l’ancien président de la République a vu ses ambitions initiales de remodeler la carte intercommunale se dégonfler. En matière de décentralisation, les réformes deviennent souvent ce qu’en font les élus locaux. Quand elles n’ont pas été préalablement conçues au sein même des lobbys territoriaux, elles sont en tout état de cause appliquées en fonction de stratégies locales de négociation et de compromis (Marcou 2012). Le discours volontariste de l’État sur le remodelage intercommunal s’est heurté aux résistances politiques des élus dans la plupart des départements, à l’image de l’Ille-et-Vilaine. Alors que dans ce département une première esquisse préfectorale (certes irréaliste) envisageait d’abaisser le nombre d’EPCI de 29 à 17, le chiffre est progressivement remonté à 27 sous la pression d’élus locaux réfractaires, notamment ceux des EPCI limitrophes de Rennes Métropole, qui rejetaient l’hypothèse d’une « absorption » dans le Grand Rennes.

Indépendamment des résultats des états généraux de la démocratie territoriale initiés par le Sénat, la réforme territoriale oscille entre certitudes, esquisses et interrogations. La certitude tient à la suppression des conseils territoriaux d’ici fin 2012, mais le gouvernement n’a, en revanche, pas renoncé à opérer une clarification des compétences entre collectivités (des contrats de gouvernance territoriale sont évoqués). Son problème tient au grand écart entre sa promesse de renforcer l’échelon régional et son souci de rassurer les départements [6]. Sur le volet intercommunal, enfin, la continuité l’emporte dans l’ensemble et le débat reste ouvert sur l’opportunité d’introduire une élection séparée et au suffrage universel direct des Métropoles. Les résistances politiques, que devrait susciter un tel scrutin au moment où le cumul des mandats est remis en cause, pourraient rapidement avoir raison d’une telle hypothèse.

Bibliographie

  • Baubérot, Arnaud et Bourillon, Florence (dir.). 2009. Urbaphobie. La détestation de la ville, Pompignac : Éditions Bière.
  • Chavrier, Géraldine. 2009. « Conseillers territoriaux : questions sur la constitutionnalité d’une création inspirée par la Nouvelle-Calédonie », Actualité juridique droit administratif, n° 43, 2009, p. 2380-2384.
  • Marcou, Gérard. 2012. « Changements et permanences dans le système français d’administration territoriale », Revue française d’administration publique, n° 141, p. 5-17.
  • Marcou, Gérard. 2011. « La clause générale de compétence », in Pasquier, Guigner et Cole (dir.), Dictionnaire des politiques territoriales, Paris : Presses de Sciences Po, p. 57-62.
  • Négrier, Emmanuel. 2012. « Métropolisation et réforme territoriale », Revue française d’administration publique, n° 141, p. 73-86.
  • Pissaloux, Didier et Supplisson, Jean-Luc. 2011. « La réforme inachevée des collectivités territoriales », Revue française d’administration publique, n° 137-138, p. 229-237.
  • Portier, Nicolas. 2010. « L’intercommunalité au tournant », in Némery (dir.), Quelle nouvelle réforme pour les collectivités territoriales françaises ?, Paris : L’Harmattan, p. 119-131.

Notes

[1] Yves Krattinger et Jacqueline Gourault, Rapport d’information au nom de la mission temporaire sur l’organisation et l’évolution des collectivités territoriales, Sénat, session ordinaire, 2008-2009, n° 471.

[2] Rappelons que la suppression des départements figurait en janvier 2008 au rang des propositions de la Commission Attali pour la libération de la croissance française et que Nicolas Sarkozy avait pris soin de s’en démarquer sur ce point.

[3] Au 1er janvier 2009, selon l’Insee, 93 % des communes étaient membres d’une communauté.

[4] Portrait des intercommunalités rurales réalisé fin 2009 par l’Observatoire de l’Assemblée des communautés de France (AdCF).

[5] Décision du Conseil constitutionnel, n° 2010-618 DC, 9 décembre 2010.

[6] Il semble, à ce titre, acquis que les conseils régionaux soient à l’avenir désignés responsables de la gestion des fonds européens à la place de l’État.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 12:28

services-secrets-barbouzeries-pirates-dst-dgse-11.jpgRencontre Emmanuel Fansten, auteur du livre Les nouveaux barbouzes. Le monde opaque du renseignement privé, des barbouzeries, surgit parfois à la faveur d'affaires judiciaires. Les protagonistes sont alors des grands flics, des anciens des services secrets, des dirigeants du CAC40, parfois des pirates informatiques.

 

C’est l’histoire d’un triangle, de trois personnages incarnant trois univers bien réels. Les officines d’abord. Elles sont au cœur du livre que signe Emmanuel Fansten, Les nouveaux barbouzes (Robert Laffont). S’y retrouvent des anciens des services spéciaux, des grands flics et des pirates informatiques, hackers du côté obscur surnommés les “black hats”.

Les nouveaux barbouzes

Dans cette enquête-polar, le journaliste Emmanuel Fansten plonge dans le monde du renseignement privé, le monde des barbouzes. Le secteur, officiellement labellisé “intelligence économique” s’est développé à partir des années 1990 en France. Les anciens des services secrets croisent les grands flics corrompus et de hauts fonctionnaires en activité. Lorsqu’elles sortent, les affaires d’espionnage (Renault, Canal Plus, EDF, Vivendi…) conduisent parfois au sommet de l’État. Les bonnes feuilles ont été publiées sur Slate.

Deuxième composante du triangle : les services de sécurité intérieur français, principalement la Direction de surveillance du territoire (DST) devenue en 2008 la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Enfin, les grandes entreprises du CAC40 par l’intermédiaire de leur service de sécurité.

Ce système opaque n’est porté à la connaissance du grand public qu’à la faveur d’affaires judiciaires. Des affaires pelotes jamais entièrement remontées. Dans l’une des affaires racontées par Emmanuel Fansten, les protagonistes s’appellent Greenpeace et EDF, Vivendi, la Direction des chantiers navals (DCN), Karachi.

Tous gravitant autour d’un pirate informatique.

Dans votre livre, vous consacrez un chapitre à Alain Quiros, pirate informatique passé des petites missions de dépannage à des affaires d’État, l’affaire Karachi en l’espèce. Quelle a été sa trajectoire ?

Alain Quiros est au croisement de plusieurs affaires importantes. Je l’ai rencontré lors du procès EDF1. Il apparaît aussi dans une affaire concernant un laboratoire sollicité par le Tour de France (le LNDD), et l’affaire Vivendi…

Au départ, Alain Quiros n’a aucun lien avec le milieu du renseignement. Il voulait devenir pompier, rien ne le destinait à devenir apprenti barbouze. Il est arrivé par hasard dans le secteur de l’intelligence économique, un secteur fourre-tout qui va de la sécurité au renseignement, sans être vraiment contrôlé. Alain Quiros a commencé par la sécurité physique de certains sites à la Défense, avant de travailler pour le petit cabinet d’intelligence économique d’Alain Richard. À l’époque, il partageait ses locaux avec une figure du secteur : Philippe Legorjus, un ancien du GIGN qui a quitté ses fonctions après le fiasco de la grotte d’Ouvéa.

Le pirate informatique Alain Quiros est fasciné par ce monde du renseignement auquel il n’appartient pas. Un peu par hasard, par l’intermédiaire de Philippe Legorjus, il rencontre Thierry Lohro dans une soirée à Nantes.

Thierry Lorho, un ancien du “service Y”, le service opérations de la DGSE ?

Oui, Lorho est passé par la DGSE et n’hésite pas à le mettre en valeur notamment auprès de jeunes comme Quiros. Thierry Lorho a une petite société, Kargus Consultant, qui travaille beaucoup sur les opérations informatiques. Sur le papier, uniquement via des sources ouvertes, les forums, les blogs etc. Thierry Lorho comprend très vite le potentiel d’Alain Quiros en terme de piratage.

Au début, il lui demande des petits services, sécuriser sa boite email, espionner le mari d’une amie… Un jour, il lui demande de pénétrer l’ordinateur d’une personne présentée comme un ancien salarié. Au fil du temps, Alain Quiros devient l’un de ses principaux sous-traitants.

Alain Quiros est donc un exécutant ? Était-il conscient de ce qu’il faisait ?

Au procès, il est apparu très clairement comme la victime du système, lâché par les donneurs d’ordre. Il gagne de l’argent pour chaque opération, environ 1 000 euros. Il ne mesure pas les risques qu’il encourt. C’est un informaticien pur ! Il cherche la prouesse technique, la performance.

Tout bascule quand il est mis sur le dossier EDF. Thierry Lorho organise sa rencontre à la terrasse d’une brasserie en plein Paris avec le numéro deux de la sécurité d’EDF, Pierre François, un ancien flic.

Un nom sort : Yannick Jadot, le directeur des opérations de Greenpeace. Alain Quiros accepte de pirater son ordinateur. Il a besoin d’une adresse mail, envoie un cheval de Troie en pièce jointe et cherche ensuite dans le disque dur de la cible grâce à une liste de mots-clés fournies par le demandeur.

C’est le premier basculement. Ensuite, une autre personne, le plus mystérieux de l’histoire intervient : Jean-François Dominguez, un ancien légionnaire.

Lui débarque un peu plus tard, après l’affaire d’EDF. Il va voir Lorho pour trouver un pirate informatique qui sera Alain Quiros. Lorho est le seul à connaître tous les protagonistes. Jean-François Dominguez veut des informations sur l’avocat des petits porteurs de Vivendi, Maître Frederik-Karel Canoy. Il donne à Quiros des instructions très précises dans une enveloppe kraft à la terrasse d’un café. Tout fonctionne.

Vient plus tard l’affaire du laboratoire du Tour de France (LNDD) qui donne vraiment l’impression d’avoir affaire à des amateurs alors que les enjeux sont énormes. Comme très souvent dans l’espionnage industriel, il n’y a aucun contrôle en amont. Les affaires n’éclatent que s’il y a un dérapage. Et le dérapage arrive avec cette affaire. L’avocat de Floyd Landis qui avait commandé ces documents les a publiés sur son blog. L’affaire la plus anecdotique, même si elle est grave, a permis aux enquêteurs de remonter le fil : EDF, Greenpeace, Karachi2.

Malgré les procédures judiciaires, plusieurs énigmes demeurent : pour qui travaillait Dominguez ? Quelles étaient les relations de Pierre François avec la DST ?

Au cours de l’instruction, Dominguez et Lorho se sont rencontrés pour se mettre d’accord, mais le juge l’a su. Chacun a choisi une ligne de défense différente : Lorho en balançant EDF pour se dédouaner sur le reste ; Dominguez en refusant de parler. L’avocat espionné, Maître Frederik-Karel Canoy, a suggéré que Vivendi était le commanditaire. Rien ne permet de l’affirmer, mais qui d’autre aurait intérêt à se renseigner sur la bête noire de l’entreprise, l’avocat des petits porteurs ? À l’époque, la principale société d’intelligence économique, Atlantic Intelligence dirigée par Philippe Legorjus, comptait Vivendi parmi ses clients.

Aujourd’hui le procès d’EDF est passé, l’entreprise a été condamnée en tant que personne morale, fait rarissime et très symbolique dans ces affaires.

Sans faire toute la lumière sur les liens avec la DST…

Pierre François est non seulement le numéro deux de la sécurité d’EDF, mais aussi le correspondant de la DST dans son entreprise avec qui il est en contact régulier. Ces contacts sont fréquents, c’est la zone grise du renseignement. Depuis l’affaire du Rainbow Warrior qui a été un vrai traumatisme, les services préfèrent garder leur distance ou donner un feu orange, en tout cas ne pas trop se mêler de ce genre d’affaire.

Dans sa plaidoirie, l’avocat d’EDF, Alexis Gublin, a chargé la DCRI en allant jusqu’à laisser entendre que l’entreprise aurait pu être victime d’une opération scabreuse. Cette plaidoirie a été très mal vécue à la DCRI. Thierry Lorho lui-même avait un agent traitant qui a confirmé leurs rencontres fréquentes. Lorho pouvait potentiellement lui apporter des informations sur des affaires en cours. C’est l’archétype de l’ancien des services reconverti dans le privé tout en conservant des contacts avec la maison. Il joue les électrons libres. Difficile d’imaginer que la DST puis la DCRI, n’aient pas été au courant des magouilles de Thierry Lorho !

C’est un triangle avec la DCRI, Thierry Lorho et Pierre François, donc entre l’État, les officines et les services de sécurité des grandes entreprises.

D’autres pirates travaillaient-ils pour Thierry Lorho ?

Certains le prétendent, mais rien ne permet de l’affirmer.

D’autres entreprises de sécurité, Géos, Risk&Co ou autres, font-elles appel aux compétences de pirates informatiques ?

Des sociétés spécialisées dans le renseignement informatique existent et font appel à des pirates pour cartographier les réseaux etc. Rien d’illégal. Parfois, ils franchissent la ligne jaune. La frontière est ténue. Pirater un ordinateur est la manière la plus rapide et la plus certaine d’obtenir des informations. Certains hackers sont devenus des mercenaires du renseignement. Le cas de Quiros est typique : les mercenaires sont dans des situations précaires, quand ils se font choper, l’entreprise se dédouane. Ce sont deux univers très différents qui se rencontrent. Alain Quiros est la partie immergée d’un système très vaste.

  1. L’entreprise a été condamnée pour avoir fait espionner un dirigeant de Greenpeace, ndlr []
  2. Quiros a été chargé d’espionner le dirigeant de la société Heine par laquelle aurait transité des commissions liées à des contrats avec le Pakistan, ndlr []

http://owni.fr/2012/10/23/ces-hackers-devenus-mercenaires/

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 12:26

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 11:51

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Par manque d’argent, les épandages anti-moustiques ont été réduits en Grèce. Résultat: la malaria est de retour. Elle se transmet à l’intérieur des frontières.

 

 

 

La cure d’austérité a des effets inattendus en Grèce. La réduction des dépenses publiques contraint les autorités locales à réduire drastiquement les campagnes d’épandage permettant de combattre les moustiques et les maladies qu’ils transmettent.

Résultat, selon plusieurs médias anglo-saxons, la malaria est de retour dans la patrie d’Hippocrate.


Bientôt à Athènes?

Les autorités sanitaires ont lancé des alertes aux voyageurs qui se rendent dans les sept régions du Sud du pays touchées. Elles craignent aussi qu’Athènes ne soit bientôt concernée.

Si des cas de malaria sont signalés chez des personnes l’ayant contractée ailleurs, la Grèce enregistre cette année ses premiers cas de malaria indigène. Une première depuis l’éradication de la maladie dans le pays en 1974.


Pilules antimalaria

La semaine dernière, les autorités américaines ont même demandé à leurs concitoyens se rendant dans la région d’Evrotas, la plus frappée, de se munir d’une prophylaxie adéquate.

«Pour un pays européen, laisser ce type de situation se développer et ne pas la contrôler est une grosse source d’inquiétude», estime Apostolos Veizis, un responsable de MSF sur place. (Newsnet)

Créé: 23.10.2012, 16h52

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 12:40

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PP   DROITE

 

PSOE  SOCIAUX DEMOCRATES

 

AGE  GAUCHE DONT COMMUNISTES

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 12:37

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http://next.liberation.fr/cinema/2012/10/18/koji-wakamatsu-dernier-soufre_854268

 

 

Décès . Le cinéaste japonais subversif est mort hier, laissant derrière lui une centaine de films.

Les chauffeurs de taxi à Tokyo portent des gants blancs et leurs véhicules roulent dans un silence de carrosse pneumatique. C’est l’un d’eux qui a renversé, mercredi soir, le cinéaste rebelle, écorché et agressif, Koji Wakamatsu dans le quartier qui ne dort jamais de Shinjuku. Hospitalisé, il est finalement décédé à 76 ans, laissant derrière lui 105 films particulièrement corrosifs, dont les titres sont à eux seuls des incantations contre la prudence et les bonnes mœurs : Désir obscène, viol sauvage ; Slip fendu : adolescents en pleine puberté ; Morceau cubique humide ; Histoire de la violence de l’underground japonais : le sang de l’homme étrange ; Va, va, deux fois vierge ; Quand l’embryon part braconner…

Machiste. Né en 1936, Wakamatsu est renvoyé de la première année de lycée agricole. Il a 18 ans, devient l’homme à tout faire d’un clan yakusa à Tokyo et finit en taule. Six mois à l’ombre qui lui inculquent une rage inextinguible contre les flics, la société, l’autorité : «Une énorme colère m’a poussé à me lancer dans le cinéma. Aujourd’hui encore, la colère est le moteur de toutes mes activités.» Il fait alors des petits boulots à la télé et c’est un soir, arrosé au saké, qu’un producteur lui propose de réaliser un film érotique : «Il voulait des filles nues, filmées de dos [on est en 1966, ndlr]. Pour le reste, je pouvais faire ce que je voulais, même un film politique.» Le genre en vogue du pinku eiga, où le sexe, les rituels SM et les histoires de viols sont le tout-venant du studio Nikkatsu, va comme un gant à Wakamatsu, qui trouve le bon vecteur à la fois pour diffuser une réflexion de fond sur la violence machiste et un cadre formel pour se livrer aux expérimentations les plus folles.

En 1970, attiré par les mouvements contestataires, en particulier la Fraction armée rouge, Wakamatsu part à la rencontre du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine) de Georges Habache. Il revient au Japon et signe l’Extase des anges (1972) : les couples y baisent en récitant des slogans révolutionnaires.

Il prend conscience à ce moment-là de la dévorante soif de mort qui anime les groupes d’extrême gauche, ou comment les combats pour la fraternité se renversent en luttes fratricides. Il y reviendra tardivement dans la fresque United Red Army, en 2008, soit trois heures pour relater douze ans de contestations anti-impérialistes au Japon, entre les premières manifs d’étudiants de juin 1960 - contre le traité de sécurité nippo-américain - jusqu’à l’épisode sanglant de la prise d’otage du chalet d’Asama, en 1972 : un événement déclenché par le jusqu’au-boutisme autodestructeur de l’Armée rouge japonaise, retransmis en direct pendant une dizaine de jours à la télévision.

Maîtrise. Les intellectuels de la génération 68 ont remercié le cinéaste pour ce coup de sonde rétrospectif : «C’est comme si tu nous arrachais la peau, les croûtes. Mais c’est un bien.»

Interdit d’entrée en URSS et en Chine, indésirable aux Etats-Unis, Wakamatsu est resté longtemps le vrai voyou du cinéma nippon, l’homme non réconcilié empruntant pêle-mêle à Sade, à Godard, à l’énergie du punk, tout en gardant visuellement une maîtrise graphique exceptionnelle. «Agit-prop, dissertations visuelles, obsessions érotiques, incantations endeuillées, réflexions sur l’histoire, larmes en celluloïd, provocations hilares, disputes philosophiques…» : c’est ainsi que la théoricienne du cinéma Nicole Brenez égrenait le cas Wakamatsu en 2010 dans Libération, à l’occasion d’un hommage à Paris.

Son dernier film, The Millennial Rapture, avait été présenté au festival de Venise en septembre. «J’ai signé mon premier film il y a quarante-sept ans. Si je devais recommencer ma carrière aujourd’hui, je serais encore plus transgressif que je ne l’étais», disait-il encore en 2010.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 12:27

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http://www.bastamag.net/article2722.html

 

 

La Cour de cassation italienne vient de reconnaître comme maladie professionnelle une tumeur au cerveau liée à l’usage intensif d’un téléphone portable. La Cour avait été saisie par un cadre supérieur, victime d’une tumeur cérébrale. Celle-ci aurait été provoquée par l’utilisation intensive d’un téléphone cellulaire dans le cadre de son travail, 30 heures par semaine pendant 12 ans, a conclu la justice italienne. L’organisme d’assurance sociale dont le salarié dépend devra lui verser une pension d’invalidité.


Ce jugement fait suite à une décision de la Cour d’appel de Brescia. Les juges de la Cour de cassation ont estimé que les références scientifiques présentées lors du premier procès étaient valides. A l’inverse, les résultats des études scientifiques financées par des entreprises ont été écartés, pour cause de conflits d’intérêt. Le justice italienne a estimé que leurs conclusions minimisaient l’impact de la téléphonie mobile sur la santé.


Cette reconnaissance d’une maladie professionnelle lié aux ondes de téléphonie mobile n’est pas la première :« Une class action (recours collectif) aux États-Unis a tenté de faire reconnaître fin 2001 la négligence et la responsabilité de l’industrie du téléphone portable pour des cas de tumeurs au cerveau apparus chez des employés de Motorola », explique l’euro-députée Michèle Rivasi (EELV), fondatrice du Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM). « Il aura fallu attendre 2006 pour que le système judiciaire américain établisse que la tumeur au cerveau d’une employée – Shareza Price – était une conséquence directe de l’utilisation du téléphone portable ».


En France, une proposition de loi sur la réduction de l’exposition des personnes aux champs électromagnétiques, rédigée par la députée Laurence Abeille (EELV), devrait être discutée dans les prochaines semaines. Depuis 2011, les ondes émises par les téléphones cellulaires sont considérés comme « peut-être cancérogènes » par l’Organisation mondiale de la santé (voir le communiqué de l’OMS).


Voir le jugement de la Cour de cassation (en italien).

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:19

fidel-6-22oct.jpgIL a suffi d'un message aux diplômés de première année de l'Institut des Sciences médicales « Victoria de Giron » pour que le poulailler de la propagande impérialiste se déchaîne, et que les agences de presse se lancent derrière le mensonge, avec voracité. Mais ce n’est pas tout, dans leurs dépêches, elles ont ajouté sur le patient les stupidités les plus insolites.

 


Même si beaucoup de gens dans le monde sont trompées par les organes d'information, presque tous aux mains des privilégiés et des riches, qui publient ce genre de bêtises, les peuples croient de moins en moins à ces mensonges. Personne n'aime être trompé, même le menteur le plus incorrigible attend qu'on lui dise la vérité. Tout le monde a cru, en avril 1961, les nouvelles publiées par les agences de presse affirmant que les envahisseurs mercenaires de Giron ou de la Baie des Cochons, comme on veut bien l’appeler, arrivaient à La Havane, alors qu’en réalité, un petit nombre d’entre eux tentaient vainement de rejoindre en canot les navires de guerre yankees qui les escortaient.  

Les peuples apprennent les leçons, et la résistance grandit face aux crises du capitalisme, qui se répètent de plus en plus fréquemment ; aucun mensonge, aucune répression, pas même les nouvelles armes ne pourront empêcher l’effondrement d'un système de production toujours plus inégal et injuste.

 

Il y a quelques jours, peu avant le 50° anniversaire de la « Crise d'Octobre », les agences ont signalé trois coupables : Kennedy, fraîchement arrivé à la tête de l'empire, Khrouchtchev et Castro. Cuba n'a rien eu à voir avec l'arme nucléaire, ni avec le massacre inutile d'Hiroshima et de Nagasaki perpétré par le président des États-Unis Harry S. Truman, instaurant la tyrannie des armes nucléaires. Cuba défendait son droit à l'indépendance et à la justice sociale.

Lorsque nous avons accepté l'aide soviétique en armes, en pétrole, en aliments et en autres ressources, ce fut pour nous défendre contre les plans yankees d’invasion de notre Patrie, soumise à une guerre sale et sanglante que ce pays capitaliste nous a imposée dès les premiers mois et qui s’est soldée par des milliers de vies et de mutilés cubains.

Lorsque Khrouchtchev nous a proposé, au nom de la solidarité, d'installer des projectiles de moyenne portée semblables à ceux que les États-Unis avaient en Turquie – encore plus proches de l'URSS que Cuba des États-Unis –, Cuba n'a pas hésité à accepter un tel risque. Notre conduite a été moralement irréprochable. Jamais nous ne présenterons d'excuses à quiconque pour ce que nous avons fait. Une chose est sûre, c'est qu'un demi-siècle s'est écoulé et nous sommes toujours là, la tête haute.

J'aime écrire et j'écris ; j'aime étudier et j'étudie. Il y a beaucoup de tâches dans le domaine du savoir. Jamais les sciences, par exemple, n'ont avancé à une vitesse aussi vertigineuse.

J'ai cessé de publier des Réflexions parce que ce n'est certainement pas mon rôle de remplir les pages de notre presse, qui se consacre à d'autres tâches dans l’intérêt de notre pays.

Oiseaux de mauvais augure ! J’ai même oublié ce qu'est un mal de tête. Pour prouver à quel point ils sont menteurs, je vous offre les photos qui accompagnent cet article.

 

Fidel Castro Ruz 
Le 21 octobre 2012 
10h12

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