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Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 23:44
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 23:22

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 23:13
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 21:01

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Le capitalisme est en crise. Il pourrait même s’agir d’une des plus graves crises de l’histoire moderne. Et pourtant, à suivre l’actualité au jour le jour, l’opinion publique peut avoir le sentiment que cette crise est déjà derrière nous. Or, le pire est sans doute encore à venir, malgré les propos rassurants tenus et les aménagements envisagés.

En effet, la réactivation annoncée de l’intervention étatique a notamment pour objet la négation de la nature de biens publics à la fois gratuits et libres de composantes fondamentales du patrimoine commun de l’humanité, comme le savoir, l’éducation ou les infrastructures sociales et des ressources naturelles.

Ce livre nous propose un voyage dans les « entrailles du monstre », car c’est la dynamique même du capitalisme qu’il faut examiner et mettre à nu pour engager la grande transformation dont l’humanité et la planète ont besoin.

L’appel à la contre-offensive est lancé dans la théorie comme dans la pratique.

Les limites des politiques économiques menées par les gauches au pouvoir sont mises en évidence à partir de l’étude de quatre expériences : celles de Barack Obama aux États-Unis, de François Mitterrand en France (1981-1986), de Lula au Brésil et de Hugo Chávez au Venezuela.

C’est évidemment vers l’Amérique latine que les yeux se tournent. Les efforts de transformations sociales et de régionalisation mises au service des peuples font la démonstration qu’il est possible de passer de la défensive à l’offensive et d’ouvrir à nouveau les débats sur les alternatives anticapitalistes et les processus de transition socialiste.

L’auteur

Rémy Herrera est économiste, chercheur au CNRS, enseignant à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est l’un des coordinateurs du Forum mondial des Alternatives. Il est associé à l’Union of Radical Political Economist (New York), la Chubu University (Nagoya), la Société latino-américaine d’économie politique (São Paulo), l’Association des économistes de Cuba (La Havane), ainsi qu’au Forum du Tiers Monde (Dakar). Il travaille aussi avec le Centre Europe-Tiers Monde (Genève) auprès du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

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Dépenses publiques et croissance économique
Pour sortir de la science(-fiction) néo-classique

Cet ouvrage est consacré à l’étude du rôle de l’État dans la croissance économique.

Il passe d’abord en revue les travaux néo-classiques relatifs aux effets des dépenses de recherche-et-développement, d’éducation et d’infrastructures, ainsi que les problèmes qui les caractérisent. Des essais originaux sont ensuite proposés sur le sujet, en mobilisant certains des outils les plus complexes utilisés par le courant dominant : économétrie de panel, séries temporelles, modélisation en croissance endogène. Les limites de chacun de ces exercices, effectués à l’intérieur du mainstream, sont systématiquement soulignées. La démarche méthodologique est étendue à l’impact des dépenses militaires, appréhendées notamment à l’interface de la théorie de la croissance et de la théorie des jeux. Là encore sont pointées les défectuosités de l’orthodoxie, multiples et sérieuses, au niveau à la fois théorique et empirique.

Finalement, la critique de l’économie néo-classique est radicalisée par une déconstruction de la théorie de la croissance endogène, dévoilant ses incohérences internes et ses fonctions idéologiques. Ce livre veut aider les économistes conscients de la nécessité de sortir de la science(-fiction) néo-classique à identifier les faiblesses de cette dernière, à dénoncer ses liaisons avec le néo-libéralisme et à trouver les voies d’entrée en résistance hétérodoxe afin de contribuer à la transformation du monde actuel.

Rémy HERRERA

Ed. L’Harmattan, Paris

ISBN : 978-2-296-11165-3

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Un-autre-capitalisme-n-est-pas-possible.html
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 20:03
Laissons aux marchands, aux politiciens de tous polis tenter d'en faire une icône eux qui l'ont tellement censuré.
Je n'ai pas envie de parler de Jean Ferrat, pas maintenant, je suis bouleversé.
Soyons et soyez  ainsi, c'était notre barde.

AG94
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 15:26
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Annie Arroyo
/ Kubako Etxea Pays Basque/Bas Adour Comité de Défense des Droits de l'Homme au Pays Basque

Votre Excellence, Je viens de prendre connaissance, avec beaucoup d'intérêt, des conversations qui se sont tenues entre les gouvernements espagnol et vénézuélien. Que José-Luis Zapatero et son ministre Angel Moratinos demandent «des éclaircissements» au gouvernement du Venezuela suite à l'affirmation d'un juge espagnol qui accusait Caracas «d'entretenir des liens avec l'organisation indépendantiste basque ETA» ne me surprend pas. Dès que le mot «ETA» est prononcé, le chef du gouvernement espagnol monte au créneau, de façon à ce que Mariano Rajoy, responsable du Partido Popular de droite, ne puisse le soupçonner de faiblesse envers les Basques. Il faut dire que l'un et l'autre confondent allègrement «Basque» et «ETA». Tout ce qui est ETA est basque (il est vrai qu'il y a peu de Suisses, de Japonais ou de Canadiens impliqués...), donc tout ce qui est basque est ETA. Un peu simpliste. Mais ils n'en sont pas à une stupidité près.

Voici maintenant qu'ils affirment que cette ETA (...) et les FARC ont partie liée. Cette même ETA dont ils annoncent en permanence qu'elle est moribonde suite aux innombrables et incessantes arrestations de soi-disant «chefs» du mouvement... C'est impressionnant de constater le nombre de «chefs» dans cette structure, il n'y en a autant dans aucune autre, et nulle part ailleurs les militants ne connaissent des promotions aussi fulgurantes ! Ainsi donc, cette force armée d'une association qui recrute ses membres parmi les trois millions d'habitants du pays, qui est traquée, décapitée tous les quatre matins, ne trouvant pas de cibles sur place se serait investie dans le «monitoring» des FARC en vue d'assassiner des personnalités colombiennes, là-bas, outre Atlantique...

Je n'ai jamais étudié l'art de la politique. Mais je connais la sagesse des petites gens qui dit : «Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage». Pas besoin d'être un politicien de haute volée pour voir ce qui se trame contre le Venezuela d'Hugo Chávez. Cela s'inscrit dans la politique orchestrée par les Etats-Unis. Et cette affaire intervient alors que l'Espagne a pour six mois la présidence de l'Union Européenne ! Le hasard, dîtes-vous?

Voilà qui me rappelle que les USA ont mis Cuba sur la fameuse liste des 14 pays terroristes parce qu'elle «hébergerait des Basques de l'ETA»... Oubliant que les Basques en question y sont à la demande de l'Espagne, et en violation du devoir de non-ingérence dans les affaires intérieures d'un état souverain.

Je crains fort que les quelques patriotes basques auxquels le gouvernement vénézuélien a généreusement accordé asile il y a quelques années, ne soient les premières victimes de manoeuvres dans lesquelles ils ne sont que des pions. Je sais que le Venezuela doit se protéger, je sais ce qu'est la raison d'état. Mais...

(...) Veuillez agréer, Monsieur l'Ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela, mes salutations respectueuses, amicales et fraternelles.

http://www.lejpb.com/paperezkoa/20100311/187548/fr/Lettre-a-l%E2%80%99ambassadeur-du-Venezuela
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 12:34

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Ces derniers jours nous avons pu entendre tout et principalement les arguments de la classe dominante quant à la situation économique et sociale en Grèce.

Etat en faillite, impuissance à gérer une crise sans précédent, crise aux origines mystérieuses et par là même incontrôlable.

L'argument de la faillite de l'état grec est un leurre destiné à imposer au peuple grec une cure d'austérité sans précédent et nous devons noter la similitude des arguments employés, identiques à ceux de F Fillon qui, juste avant de voler au secours des banquiers, assurait que l'état français se trouvait au bord du gouffre financier.

 

La réalité grecque est bien évidemment différente dés lors il y a des signes qui ne trompent pas : le CDS de la Grèce, - Credit Default Swap, c’est-à-dire l’assurance que les banques contractent pour se prémunir contre un défaut de paiement du pays – a atteint des sommets inconnus jusqu’alors : 428 points de base selon Libération, près de deux fois celui du Liban et trois fois celui du Maroc. En clair, les marchés estiment le risque de faillite plus important en Grèce que dans des pays en développement.

  Pourtant, les chiffres sont têtus : le déficit public grec (12% du PIB) ne se distingue guère des 11% des Etats-Unis et de l’Espagne. Il est comparable au chiffre du Royaume-Uni (plus de 12%), et reste bien inférieur aux 14% irlandais. Côté dette, le chiffre grec de 123% du PIB reste dans les normes de l’Italie (127%) et loin des chiffres du Japon (197%). Que la Grèce truque ses chiffres ? La belle affaire. Elle le fait depuis des décennies, sous la bienveillante myopie de la Commission européenne, et avec le soutien actif des mêmes banques anglo-saxonnes qui l’attaquent sur les marchés, via sa dette et via l’euro.

   Qui sont les donneurs de leçon de la Grèce, au fait ?

La banque d’affaires Goldman Sachs, d’abord. Oui, cette même Goldman Sachs qui avec la complicité de l'état et du patronat grecs ont maquillés les chiffres, histoire que cette dette ne soit pas prise en comptes dans les chiffres officiels. Autre redresseurs de torts : les agences de notations Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch, ces formidables extralucides qui notaient « A » la banque Lehman Brothers quelques jours avant sa faillite.

  Soyons sérieux : la Grèce va mal, mais rien ne justifiait une attaque spéculative de cette ampleur. Le pays ne fera pas faillite, pas plus que les autres Etats visés par la théorie du « à qui le tour » - Portugal, Espagne, Irlande, Lesotho ou Swaziland. A qui profitent ces rumeurs de faillite ?  Aux banques et aux hedge funds avides de refourguer au prix fort les CDS de leur portefeuille, ou d’augmenter les taux d’intérêt des dettes des Etats. L’un d’eux a du CDS portugais dans son portefeuille? Une brève vaguement téléguidée sur le Portugal dans le Wall Street Journal et , le CDS s’envole, et les profits du hedge fund avec. Magique.

La bonne nouvelle de l’histoire pour nos amis financiers:

lassés de cogner la seule Grèce, ils se sont aussi attaqués à l’euro. Et qu’ils ont réussi à le toucher : la monnaie européenne a perdu près de vingt centimes face au dollar. En gros, la crise grecque a réussi à engager le meilleur plan de relance dont l’industrie européenne ait pu rêver : comme elle produit en euros et facture en dollars, chaque centime de recul de l’euro entre directement dans la case bénéfice des entreprises.

Chez EADS par exemple, 10 centimes perdus par l’euro équivalent à 1 milliard d'euros de résultat opérationnel en plus. Selon les prévisions des économistes, une chute de 10 % de la monnaie unique face au dollar doperait de 0,2 à 0,3 point le PIB de la zone euro en un an.

  A l’inverse, la production des sites délocalisés en zone dollar ont leurs profits rapatriés en euros : ils sont mécaniquement touchés par la baisse de ce dernier. Plus j’ai de sites en zones de dollars, plus mes profits sont dégonflés. Les industries européennes, et notamment les PME, cassent l'emploi pour compenser la baisse du dollar. Chaque centime de baisse, c’est de la perte, donc du plan social, le salarié étant perpétuellement condamné à être la variable d'ajustement.

Derrière la barbarie des mots de l'économie nous voyons se profiler un nouveau krach boursier avec à la clé de nouvelles faillites, non d'états mais bien de banques privées engagées dans la spéculation avec une nouvelle fois l'intervention des états aux services des intérêts du privé. l'état paie, le privé encaisse et se gave.



Le soutien apporté par N Sarkozy, A Merkel en dit long sur la politique sociale et économique qu'entend mener le parti socialiste récemment ramené aux affaires en Grèce, le capital devant faire passer la facture, ses représentants ont préféré jouer la carte d'un parti qui contrôle une partie du mouvement syndical et qui, idéologiquement tend de par sa nature, à engager le monde du travail sur la voie de la collaboration de classe, du compromis à la compromission.

Baisse des salaires de la fonction publique, casse des effectifs de la fonction publique, massacre des droits à la retraite, sacrifice de l'emploi, des chômeurs et de leur indemnisation, sacrifice de l'éducation nationale....C'est en Grèce mais cela ne vous rappelle t'il pas notre quotidien ?



Chaque jour le socialiste DSK téléphone au socialiste Papandréou et suggère le recours aux bons offices du Fond Monétaire International, ce fond qui saigne l'Afrique, qui dévaste Haiti et conforte la classe dominante des pays assistés dans la répression des mouvements populaires et dans le développement d'une corruption sans égale.



Le Portugal, l'Espagne voient également des politiques d'austérité renforcées et c'est en Espagne que la social démocratie tente d'imposer l'âge de départ à la retraite à....67 ans, ce que la droite n'a su imposer, les partis socialistes locaux se voient chargés de le tenter, en loyaux gérants du capitalisme.

Ces politiques sociales et économiques n'ont rien de neuf, elles reproduisent fidèlement les recettes d'un capitalisme aux abois, son principal ingrédient: faire payer la crise à celles et ceux qui la subissent de plein fouet.

Ces politiques sociales et économiques, deux mots tournés en dérision dès lors qu'ils sont éructés par un Sarkosy, une Parisot, trouvent leurs racines dans la crise d'un capitalisme mondialisé, dans l'application d' accords européens qui privent les nations de leurs indépendances, de leurs capacités et libertés d'action, les critères de Maastricht, de Barcelone plombent toute possibilité même de sortie de crise, ils enfoncent l'Europe et ses peuples et déstructurent les sociétés, c'est un recul de civilisation sans précédent.



Ne nous y trompons pas, l'offensive de la bourgeoisie monopoliste est mondiale, elle revêt ses particularités sur chaque portion de la planète mais derrière se profile sa crise structurelle, c'est à dire, si j'ose la comparaison: avoir un chalet de bois envahi par les termites, une crise sans issue autre qu'un changement de société, autre qu'un passage au nouveau développement de la société humaine par l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme, une société socialiste.



Les liens sont donc établis, Madrid, Athènes, Berlin, Washington, Paris, Ile de france, Val de Marne ,Valenton, le monde du travail, les populations se trouvent confrontés à une nouvelle offensive du capital débridé et dépassé par l'ampleur de sa propre crise.

Les remèdes préconisés et dont les contenus sont partagés tant par la droite que par la social démocratie, à quelques nuances près constituent des cataplasmes sur une jambe de bois, faux remèdes déjà expérimentés par tous les gouvernements qui se sont succédés aux affaires depuis des lustres.



De fait ces politiques rétrogrades pour être appliquées et gagnantes imposent que tous les rouages de la société soient sous leur contrôle, que la vie démocratique, les droits humains soient réduits à leurs plus simples expressions.

Le contrôle de la vie démocratique c'est pour la classe dominante réduire tout débat à ce préalable: sa pensée unique, celle qui instille l'idée qu'il n'y a pas d'autres possibles, d'autres voies pour construire un futur.

C'est la mainmise sur les conquêtes démocratiques, de la commune à la nation en passant par le département et la région. C'est une Assemblée Nationale réduite à une chambre d'enregistrement, un Sénat dont la République pourrait bien se passer, des régions majoritairement acquises à la gauche qui se contentent d'une « bonne gestion » des affaires courantes, sans ambition autre que de répondre au dickat du capitalisme financiarisé.

Il s'agit des institutions républicaines captives des intérêts de la classe la moins nombreuse mais dominante: la bourgeoisie monopoliste.

Il s'agit pour cette bourgeoisie de tenir de bout en bout la chaîne qui permette de faire passer ses projets, tel celui du Grand Paris, celui d'une région tendue vers le tout financier faisant abstraction du développement du territoire au profit de toute la population, rejetant toute notion même d'industrialisation dont les avancées techniques permettent qu'elle soit propre, c'est le tout routier au détriment de la sécurité routière, de la fluidité routière, c'est des heures d'engorgement et de transports publics dont 63% des franciliens reconnaissent le mal vivre des transports...

La commune est de fait, de par l'histoire de notre nation, le lieu d'excellence de la démocratie vivante, elle constitue un ensemble cohérent avec le département, les deux peuvent constituer les lieux de résistance et de conquêtes extraordinaires pour le monde du travail et la population et Sarkoparisot ne s'y trompent pas, ils frappent là où ça fait mal, là où ils peuvent disloquer toute cohésion de luttes et de convergences politiques à travers ces luttes.

Casser les communes c'est briser le maillon fort du peuple de France, c'est en asphyxiant ces dernières, notamment par la suppression de la taxe professionnelle que le patronat et la droite tentent de conquérir et ou d'affaiblir toute idée même de « commun ».



Casser les communes n'y suffit pas, il veulent en finir avec le programme du Conseil National de la résistance, en finir avec notre fonction publique, le statut de cette dernière, l'affaiblir et l'aligner sur les critères du privé et le tout profit pour la rendre détestable aux yeux du citoyen, il suffit en cela de contempler les guichets vides de la Poste, désormais Société Anonyme comme si notre facteur n'était pas justement et en rien anonyme tant il contribue au lien social dans notre ville.

Anonyme notre fonction publique qui ces derniers jours prouve son efficacité face à des politiciens qui ont laissé faire et parfois encouragé le n'importe quoi sur le littoral avec à la clé des morts par dizaines quand à Cuba, pays du tiers monde, un ouragan ne fait que des dégâts matériels certes impressionnants mais où les vies sont, avant tout, préservées. Ces fonctionnaires qui grimpent aux pylônes, qui déblaient, qui secourent, qui réconfortent, qui soignent méritent toute notre attention, ils sont garants du maintien de tout un pan de la cohésion nationale, ils sont porteurs là également d'un pan de notre identité nationale.



Voilà pourquoi les élections de dimanche sont un marqueur du rapport de force politique dans le pays, dans notre région, dans notre commune.

Il s'agit dimanche de et que personne ne s'y trompe, battre Sarkosy puisqu'il est le candidat fantôme en Ile de France avançant masqué derrière une Pecresse engluée dans le bilan de l'Ump, il s'agit également et avant tout de porter une alternative politique à celle du patronat et de la droite, il s'agit de poser les fondations d'une réelle et authentique politique de résistances, de conquêtes, de rupture avec le capital au niveau de la région.

Il s'agit de savoir ce que nous voulons, où nous allons, avec qui et comment et en la matière nous savons que le rôle historique d'un parti communiste, je dis bien historique ne saurait être « dépassé » et je reviens en quelques mots sur la Grèce et au Portugal: 15000 manifestants rien qu'à Athènes à l'appel du KKE contre l'austérité, cela en ferait 100 000 à Paris en comparaison, et nos camarades portugais à l'offensive chez eux, cela démontre que des communistes combattifs, rassemblés, dotés de dirigeants qui en veulent ceux là deviennent incontournables et l'ennemi ne s'y trompe pas.



Donc dimanche donner du poids et de la voix au Front de Gauche c'est glisser un coin dans le consensus qui est établi entre le parti socialiste et l'Ump et leur trait d'union: le Modem.

Certes nous n'échapperons pas au débat du contenu, de l'avenir, des risque de ce Front de Gauche, cependant il est un temps pour le débat de fond, il est un temps de l'urgence et de l'action, tant un communiste qui reste dans l'expectative est un communiste désarmé et qui désarme.

MAJORITAIREMENT les communistes ont choisi la stratégie du Front de gauche dont nul n'ignore que le Parti Communiste Français en est l'essence, la direction et le moteur et bien sûr ne soyons pas aveugles nous n'ignorons pas que toutes les manoeuvres et calculs soient possibles mais là encore qui peut mieux que les militants communistes, amener le contenu de classe, animer les luttes et de cette manière répondre aux attentes majoritaires du peuple de France et à son rassemblement.

Qui mieux que le militant communiste peut mener la bataille face aux bailleurs pour obtenir des remboursements de charges, qui mieux que les militants communistes pour agir au quotidien sur les questions scolaires, qui mieux que les les militants communistes pour s'opposer aux expulsions locatives, qui mieux que les communistes pour impulser la vie syndicale, la vie associative et sportive, qui mieux que le militant communiste avec son parti, son projet de société, son expérience pour éclairer les enjeux et les réponses.

Le front de Gauche est ce que nous en faisons, en ferons, un rassemblement hétéroclite de sigles où une force politique non pas au service du ambition personnelle comme l'avance Mélenchon mais la force politique du peuple de France dont le Front serait le porteur, une force à laquelle notre parti apporterait sans se diluer, serait à l'avant-garde, le front populaire des luttes.



Nous sommes dans les dernières heures de la campagne des Régionales, il nous reste ces heures là pour convaincre et rassembler autour de notre projet de société, autour de nos propositions pour une Ile de France gérée par une gauche qui ose, une gauche qui affronte le patronat, la droite et ses projets de recul de société.

Ces quelques heures peuvent faire la différence entre un parti communiste affaibli ou un parti communiste qui ait retrouvé sa raison d'être. Ne nous y trompons pas, un mauvais score du Front de Gauche et la facture sera pour notre parti et cela peut nous irriter mais gardons à l'esprit que sans le parti communiste français il n'est pas de Front de Gauche il apparait légitime qu'il soit en grande partie comptable du résultat et soyons certains qu'il en sera ainsi.

Robert Hue, cet ancien fossoyeur du parti s'est rendu à Lens dans le Pas de Calais et aux côtés de Percheron tête de liste du Parti Socialiste il a reconnu que son but était d'empêcher la liste Front de Gauche menée par A Bocquet n'atteigne les 10% et ce à la demande dudit Percheron.

Nous avons là l'illustration même de la peur de la social démocratie devant un score du Front de Gauche à 2 chiffres, peur de devoir en tenir compte dans la gestion future de la région Nord-Pas de Calais et cela est vrai en Auvergne, dans le Limousin, en Ile de France, partout.

Que le projet porté par le Front de Gauche en effraie chez ceux là doit nous encourager à accrocher chaque voix, à gagner chaque vote.

Il est trop tôt pour décider d'un avenir du Front de Gauche puisque les urnes n'ont pas parlé et celles et ceux qui en sont à spéculer sur l'élection présidentielle seraient bien inspirés de respecter les échéances démocratiques de notre congrès à venir.

 

Dimanche, pour une fois je fais comme mon patron: je vote !



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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 11:15

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Souvenez-vous : à l’automne 2008, la crise financière frappe de plein fouet l’industrie automobile. Renault, en difficulté, en appelle à l’aide de l’Etat, gèle ses recrutements, met en œuvre un plan de départ pour 4 000 salariés, notamment à l’usine de Sandouville, étend les mesures de chômage partiel. Ouvriers et ingénieurs doivent montrer l’exemple. Celui-ci est loin d’être partagé par ceux qui leur ont appliqué une sévère rigueur. En l’occurrence les sept membres de son comité exécutif qui managent l’entreprise aux côtés du PDG Carlos Ghosn.

Ceux-ci se voient accorder une augmentation de 16,6% entre 2008 et 2009 [1]. Leur salaire fixe est passé de 2,4 à 2,8 millions d’euros. Soit un salaire annuel moyen de 400 000 euros contre 342 000 euros en 2008. Belle contribution à l’effort collectif de redressement ! « Les mêmes qui nous ont prôné rigueur et gel des salaires se sont octroyés un plan de promotion inversement proportionnel à celui des ouvriers, des employés, des techniciens, ingénieurs et cadres », proteste la CGT, dans un communiqué du 10 mars. « Est-cela l’équité et la justice ? » Le syndicat rappelle que les 2 800 « top managers » du groupe recevront également une prime de 10 000 euros en moyenne.

Sans oublier les jetons de présence que perçoit le Conseil d’administration, où siègent entre autres Thierry Desmaret, l’ancien DG de Total, ou Franck Riboud, PDG de Danone. Ces jetons passent de 557 475 euros en 2008 à 571 336 euros en 2009. Il n’y a pas de petits profits au royaume de la cupidité.

Notes

[1] Selon les comptes consolidés 2009, page 77, rubrique « Rémunération du Comité exécutif », téléchargeable sur le site du groupe.

http://www.bastamag.net/article936.html
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 11:12

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Regret que Marianne2 n’ait pas retenu le titre original proposé par Emmanuel Lévy : « La Bourse à la corbeille ! »…

Emmanuel Lévy : Dans un long papier paru dans le Monde Diplomatique vous préconisez la fermeture de la Bourse. Est-ce vos options politiques de dangereux gauchiste désireux de couper des têtes, ou vos motivations s’inspirent-elles d’une argumentation compatible avec un monde capitaliste ?

Les idéologues libéraux, qui ont l’amnésie intéressée, voudraient faire oublier cette période du fordisme dans laquelle la finance a été cadenassée, la Bourse inexistante… et la croissance étincelante. Or que je sache, le fordisme, ça n’était pas le Gosplan ni les soviets mais bien le capitalisme. Mais la vraie réponse à cette question est ailleurs. Elle consiste à dire que, dans la logique même des entreprises d’aujourd’hui, la Bourse est une aberration : 1) les entreprises vont moins s’approvisionner en capital à la Bourse qu’elles n’y vont s’en faire dépouiller, puisque ce que les actionnaires leur extorquent (en dividendes et en rachat d’actions) finit par l’emporter sur ce qu’ils leur apportent, de sorte que ce n’est plus la Bourse qui finance les entreprises mais les entreprises qui financent la Bourse ! ; 2) la contrainte actionnariale censure une part de plus en plus importante de l’investissement en écartant les projets jugés insuffisamment rentables (et l’« insuffisance » commence à 10 % voire 15 %...), par conséquent la Bourse est un frein au développement économique ; 3) les entreprises sont soumises par l’actionnaire à des contraintes de gestion (modes managériales successives, court-termisme…) incompatibles avec la conduite de moyen-long terme de projets industriels ; 4) et le comble du paradoxe est atteint lorsque les actionnaires finalement découragent eux-mêmes le financement par action puisque les nouvelles émissions ont des propriétés dilutives…

Mais la Bourse s’est imposée dans le paysage, tout comme la météo ?

C’est là typiquement le genre d’énoncé qui offre un concentré pur de l’idéologie néolibérale : la naturalisation des faits sociaux. Alain Minc n’est pas capable de bâtir un « argument » économique sans invoquer la loi de la pesanteur. Or la Bourse est une forme institutionnelle, elle n’est pas sortie du cul d’une poule ni tombée du ciel. Elle a été faite de main d’homme. Par conséquent elle peut être défaite s’il apparaît qu’on y a plus d’avantages que d’inconvénients — ce qui me semble notoirement le cas. Il y a eu un moment où on s’est dit que l’institution « monarchie de droit divin » était pénible. Elle a fini dans le même panier que la tête du roi et depuis ça va mieux. On pourrait dire cependant que c’est bien la loi de la pesanteur qui a fait tomber le couteau de la guillotine… Mutatis mutandis bien sûr — on n’est pas des sauvages — il se pourrait, vu sous cet angle, que MM. Minc & Co découvrent un jour un aspect de la loi de la pesanteur qui ne leur était pas apparu.

La Bourse de Paris n’est-elle pas déjà fermée ? Le palais Brongniart n’est-il pas depuis longtemps transformé en mini palais des Congrès ?

C’est la seule chose vraiment regrettable puisque ça rend plus difficile sa destruction physique, dont les bonnes propriétés symboliques et carnavalesques ne devraient pas être méconnues. Au moins mai 68 avait eu la possibilité de mettre le feu au palais Brongniart… Mais vous-même feignez l’innocence et savez bien que la Bourse existe, simplement sous la forme moins spectaculaire de très gros serveurs informatiques bien planqués quelque part — où d’ailleurs ? Question intéressante, n’est-il pas ?

Les évolutions techniques en matière de finance que vous évoquez (je pense que cela sera le cas…) ont-elles profondément modifié le rapport de force entre la finance et l’économie productive ?

C’est bien peu de le dire. Et c’est précisément parce que ce rapport de force s’est renversé du tout au tout qu’il est urgent de remettre des limites au capital actionnarial qui n’en connaît aucune et, de lui-même, ne s’en imposera aucune. C’est pourquoi les appels à la modération qui ont pour nom « moralisation du capitalisme » sont d’une indigence qui partage entre le rire et les larmes. L’emprise acquise sur les firmes par le capital actionnarial au travers de la configuration présente du capitalisme est un fléau qu’on ne réduira que par les mêmes moyens qui l’ont imposé : une transformation radicale de structures. Des contraintes de gestion aberrantes et des effets d’anti-financement résument ce fléau qui naît bien moins de la dépendance financière des entreprises aux apporteurs de capitaux (les capitaux, les « apporteurs » les leurs prennent !) que du contrôle des équipes dirigeantes par le cours de Bourse : si les actionnaires sont mécontents, des ventes font baisser le cours, l’entreprise devient opéable… et le patron éjectable. L’histoire récente du capitalisme est (en partie) l’histoire d’une lutte de puissance entre deux fractions du capital : le capital financier et le capital industriel, le premier ayant reçu de la modification des structures un pouvoir inédit qui lui a permis de déposséder le second de son ancienne souveraineté. Et de lui imposer tout et n’importe quoi. Et à la fin le capital industriel passe le mistigri au salariat…

Les promesses faites par la finance, en réalité celles issues de la libéralisation des marchés, avec à la clé plus de croissance, plus de richesse, n’ont-elles donc pas été tenues ? Après tout, sans la Bourse, pas de Google, non plus de Microsoft ?

C’est vous qui le dites et il faudrait un ou deux arguments pour le soutenir. Que des Google ou des Microsoft soient apparus pendant la période de déréglementation financière ne prouve nullement que celle-ci soit la cause sine qua non de ceux-là. La seule chose dont on soit certain est que, sans Bourse, pas de Bill Gates et de Larry Page multi-milliardaires… On ne peut pas dire que ce soit un avantage économique indéniable. Il est vrai cependant que le financement des start-ups technologiques est l’argument de dernier recours pour justifier la finance actionnariale mais au travers de ce compartiment très spécial et en fait très étroit de l’amorçage et du venture capital. La perspective de l’introduction en Bourse y est présentée comme stratégique précisément du fait que le financement de l’innovation radicale est hautement incertain, finit mal neuf fois sur dix, et qu’il faut décrocher le pompon sur la dixième pour rattraper les neuf autres. Mais une telle économie de la péréquation est très concevable hors de la Bourse et on pourrait parfaitement l’imaginer opérée au travers d’instruments de dette un peu sophistiqués à base de taux d’intérêt variables indexés sur les profits des start-ups par exemple. Rien dans leur financement ne justifie incontestablement de maintenir un passage par la Bourse, à part le désir de l’enrichissement hors de proportion de créateurs d’entreprise et de business angels mus au moins autant par le projet de faire fortune que par celui de créer quelque chose.

Pour ce qui est de la contribution de la finance à la croissance, je vous suggère de comparer le taux de croissance moyen des trente glorieuses, donc sans finance dérégulée et avec une Bourse croupion (5% l’an en moyenne), et celui de la période de hourrah-dérégulation depuis deux décennies. L’affaire est vite vue. Et ceci n’est nullement un plaidoyer passéiste mais simplement l’idée — logique — qu’un contre-exemple suffit à ruiner une généralité. Dont nous ne devrions donc plus être prisonniers.

La fermeture de la Bourse peut elle s’envisager dans un seul pays ?

Pour le coup oui ! Ce sont toutes les mesures « intermédiaires » qui font hurler au péril de la fuite des capitaux. Mais en fermant la Bourse, c’est nous qui mettons les capitaux à la porte ! Et pour autant ceci ne signifie nullement une économie privée de fonds propres. L’idéologie actionnariale a fini par faire oublier que les capitaux propres, ce sont les entreprises qui les sécrètent par leurs profits… dont elles vont se faire dépouiller à la Bourse. L’autofinancement, le crédit bancaire et éventuellement des marchés obligataires constituent un mode de financement tout à fait viable de l’économie.

Une fois la bourse fermée, ou iraient les cerveaux bien formés que les super rémunérations issues de la finances attirent dans les salles de marché ?

De deux choses l’une, ou bien ils foutraient le camp et iraient exercer leurs nuisances ailleurs, ou ils mettraient leurs supposées intelligences au service d’activité socialement plus utiles et dans les deux cas on ne s’en porterait que mieux. Il est grand temps de se désintoxiquer de l’idéologie des « compétents », dont l’incompétence est pourtant spectaculairement démontrée jour après jour, mais dont il faudrait néanmoins satisfaire toutes les exigences sous la menace de les voir partir. La question des bonus et des rémunérations est entièrement captive de cette grande illusion. Je dis que le départ des « meilleurs » traders est une bénédiction : 1) ne resteront que les moins finauds auxquels il faudra ne confier que les produits les moins sophistiqués… donc les moins risqués ; 2) si le problème économique posé par les bonus ne doit pas être sur-estimé, le problème politique de justice sociale et d’inégalités obscènes est lui de première importance, c’est pourquoi, non pas limiter mais interdire les bonus, et éventuellement faire fuir les traders, est une solution à envisager très sérieusement car ces extravagantes rémunérations ont le caractère d’un trouble à l’ordre public ; 3) la finance est un pôle d’attraction qui a profondément distordu l’allocation du capital humain dans la division du travail en captant des esprits qui seraient infiniment mieux employés ailleurs. Quant aux « compétents » non traders, s’ils savaient… Il y en a quinze derrière eux qui feraient le travail aussi bien qu’eux.

En fait, ce n’est pas vraiment la fermeture de la Bourse que vous prônez, mais une sorte de ralentissement de son cours, que vous décrivez comme infernal. En quoi, la fin de la cotation permanente, c’est à dire en continu des titres est-elle apte à redistribuer les cartes ?

Mais si mon bon monsieur, c’est bel et bien la fermeture de la Bourse que je prône ! Je concède que c’est un peu rude à avaler… Cependant pour les petits estomacs, j’ai une sorte de formule à la carte, avec un étagement de recettes anti-actionnariales rangées dans l’ordre de l’épicé croissant. En amuse-bouche, je propose, en effet, de commencer par une formule de « ralentissement » en abolissant la cotation en continu, remplacée par un fixing mensuel (ou plurimestriel). Puis on entre dans le roboratif avec le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin) qui est un impôt non pas sur les profits d’entreprise (comme on le lit parfois) mais sur la rentabilité actionnariale, et qui plus est un impôt de plafonnement : c’est-à-dire qui prend tout au-delà d’un certain seuil maximal autorisé de rentabilité, le but de la manœuvre étant de cisailler les incitations actionnariales à pressurer toujours davantage les entreprises puisque tout ce qu’elles leur feront cracher en plus pour les actionnaires leur sera confisqué. Le plat de résistance bien sûr, c’est la fermeture de la Bourse elle-même. Chacun puisera là dedans selon son appétit politique et la conjoncture du moment.

Pensez-vous que les partis de gauche de gouvernement soient capables d’intégrer vos arguments ?

Les partis de gauche de gouvernement mangent des graines et font à peine cuicui.

Voir en ligne : Cet entretien sur Marianne2
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 20:52
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Dès l’annonce de l’arrivée d’un nouveau né, nombre de familles sont confrontées à l’angoisse de trouver une place disponible en crèche.

Ce mode de garde collectif d’un prix accessible pour le plus grand nombre est synonyme de qualité, de sécurité.

Le nombre de place est toutefois insuffisant.

Pour certains parents, notamment les mères isolées, ce problème peut remettre en cause un emploi.

Alors que les besoins sont immenses, le gouvernement tourne le dos au demandes des familles.

Il menace dans un nouveau décret de réduire la qualité des normes d’accueil des établissements pour jeunes enfants, en abaissant la qualification des personnels, en augmentant la possibilité d’inscription en sur nombre .

Il diminue dans le cadre des contrats enfance l’aide attribuée par les Caf aux collectivités pour le fonctionnement des crèches.

Il supprime des milliers de postes d’enseignants dans les maternelles et entend les remplacer par des jardins d’éveil payant pour les familles et à charge des collectivités territoriale pour le solde .

Dans le cadre de la transposition de la directive service de l’Union européenne il se prépare à systématiser la concurrence avec le secteur privé . Pourtant ces activités sont subventionnées à près de 80% par des fonds public .

Le Conseil général du Val-de-Marne a fait de ce département l’un des premiers de France pour l’accueil de la petite enfance et son accompagnement. Mais il ne peut à lui seul satisfaire à l’immense demande, en deux mandatures il aura subventionné la création de 2500 places de crèches nouvelles alors que madame Morano en annonce seulement 30 000 pour toute le France.

L’accueil de la petite enfance est une question de société fondamentale . Il doit être assurée en nombre et qualité, dans le cadre d’un service public national regroupant l’ensemble des acteurs et partenaires .

Dans le même temps il faut stopper la dégradation de l’existant . Des professionnel, des parents, des associations et syndicats, des élus ont décidés d’alerter l’opinion publique et d’agir .

Je suis solidaire de leur mouvement et serai à leur côté dans la rue le 11 mars .

 

Christian Favier,

Président du Conseil général

du Val-de-Marne

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