Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

0
parti.jpg 
thumbnail-copie-3.jpeg
4cb23c12e9-copie-1.jpg8071d6d8-f802-11df-a4d8-fa25b9579a36-copie-2.jpg 
Capture-du-2012-05-09-21-11-58.png
0
saint-communiste.jpg
00
0
soviet_propaganda.png

 vps-final.jpg

 

BDS-boycott-produits-israel.jpg

  

Recherche

lp.jpg

Léonard PELTIER 

 

arton1476.jpg

Archives

 free-the-miami-5-logo-colour.jpg

 

 rubon1-54e3a.jpgcuba-si.jpg

 

c.jpg

France  Cuba

cuba-si-3.jpg 

cuba_linda.jpg 

 

 

 

motocollant 2010 small

 

 

Thierry-copie-2.jpgHommage à

Thierry MENGUY

 


index.jpg 

une avocate

au service

du salarié

 

Maître

  Verrier Ouahmane Aicha

 

1 RESIDENCE DU PARC
  94430 Chennevières-sur-marne
 Téléphone : 01.49.62.04.45
 Fax : 01.45.76.13.17
 verrier.ouahmane@wanadoo.fr





Articles Récents

  • POUR LES FEMME D'ESPAGNE EN 2014 La nuit, la Résistance ... reprise d'un texte de 2009 Alain Girard Je hais les coups d’état, je hais la violence aveugle d’hommes de pouvoir quant ils ne sont pas de simples nervis, ceux là sont sans doute les pires. Je...
  • Obsèques d'Henri Alleg
    Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d'inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Esso...
  • Décès d'Henri Alleg
    Les communistes sont en deuil, les communistes valentonnais bien plus encore. Henri Alleg, Henri l'infatiguable du combat anticolonialiste, de celui pour un Etat palestinien, de celui pour une société à laquelle il donnait un nom: socialiste. Henri, ce...
  • METROPOLES
    METROPOLES Déclaration de l’ANECR Assemblée Nationale Affirmation des métropoles : discuter en 3 jours d’un remodelage profond de la République est un scandale ! Les amendements gouvernementaux adoptés par la commission des lois de l’Assemblée Nationale...
  • Un nouveau club politique prend racine | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr CHAUNY - Le club Nouveau siècle verra le jour en septembre. Ou plutôt son antenne régionale. Une réunion d’information s’est tenue samedi matin. Objectif : réfléchir sur la société actuelle.
  • Il n'y a plus rien Ferré
    merci tovaritchi mais l'"vènement cd'est le rassemblemnt réusii des communistes azinbt quentinnois, aussi fort que Léo www.youtube.com Une œuvre magistrale, qui présente notre temps alors qu'elle le précède. Merci Léo, tu nous a marqué à jamais et ce...
  • Alain Girard shared Le libre service de la...
    Alain Girard shared Le libre service de la solidarité's photo.
  • Le candidat rouge sera Olivier Tournay | Aisne Nouvelle
    www.aisnenouvelle.fr SAINT-QUENTIN - Le militant Olivier Tournay a profité de la Fête des libertés ce dimanche au stade Bienfait pour annoncer sa candidature aux municipales 2014.
  • Alain Girard shared Sinn Féin shop's photo.
  • Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's...
    Alain Girard shared LE MONDE DE SAN-ANTONIO's photo.

 

Découvrez la playlist valentonrouge avec Francesca Solleville

Red_Cavalry_Riding.jpg
La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
sainr-just.jpg
   

A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

KM.jpg


3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 19:30
186168469.jpg

Après l’achèvement de l’opération des troupes américaines dans la province afghane du Helmand, une autre opération est en voie de préparation à Kandahar.

Mais il est déclaré ouvertement que la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan ne prévoit pas de lutter contre la production de drogue. Les Américains craignent probablement de dresser contre eux de nombreux Afghans dont le bien-être dépend, pour beaucoup, des volumes de production de pavot à opium.

C’est ce que confirme le rapport annuel de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) selon lequel les plantations de pavot à opium en Afghanistan dépassent actuellement celles de Colombie, du Pérou et de Bolivie réunies et couvrent 193000 hectares. Par rapport à 2001, la production de drogue en Afghanistan s’est considérablement accrue pour atteindre 7500 tonnes d’opium.

L’héroïne représente un très grand danger. La production annuelle dans les laboratoires clandestins des provinces du Badakhchan, du Helmand et de Nangarhâr dépasse 800 tonnes.

L’héroïne occupe la première place en Russie en nombre de décès dus à la consommation de drogue. Selon le rapport de l’UNODC, la Russie a occupé en 2009 la première place au monde pour la quantité d’héroïne consommée: 75 à 80 tonnes par an, soit 20% de la consommation mondiale. Cela signifie que la Russie en consomme 3,5 fois plus que les États-Unis et le Canada (environ 20 tonnes) et presque deux fois plus que la Chine (45 tonnes).

Les données de l’ONU sont entièrement confirmées par les sources russes. Ainsi, en mars 2009, Viktor Ivanov, le directeur du Service fédéral de contrôle du trafic de stupéfiants (FSKN), déclarait que la Russie comptait 2 à 2,5 millions de toxicomanes, dont 500000 officiellement recensés. Selon certaines estimations, chaque année en Russie, environ 30000 personnes meurent par suite de consommation de stupéfiants et le nombre de toxicomanes s’accroît de 80000.

Il existe trois voies principales pour le passage des stupéfiants en provenance d’Afghanistan vers l’étranger. La première route (35 à 40%) passe par l’Iran, le deuxième itinéraire emprunté par les trafiquants (25 à 30%) passe par le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan. Ensuite, la drogue parvient en Fédération de Russie, pour l’essentiel, en provenance du Kazakhstan: environ 50 tonnes d’héroïne par an. Il y a également l’itinéraire aérien menant en Russie directement depuis le Pakistan et les pays d’Asie centrale, ainsi que les itinéraires maritimes et aériens en provenance des pays d’Afrique.

La troisième route (25 à 30% de la drogue) passe par le Pakistan, plus précisément via le Baloutchistan et le port de Karachi d’où les stupéfiants sont envoyés en Europe occidentale.

L’itinéraire le plus largement suivi pour le transport de la drogue est celui qui passe par le Tadjikistan où les forces de l’ordre sont très corrompues. La baisse considérable des saisies de drogue à la frontière tadjiko-afghane depuis le retrait des gardes-frontières russes du Tadjikistan en 2005 en est une confirmation.

Le Kirghizstan intensifie sa lutte contre le trafic de drogue et les représentants de la Commission de contrôle du trafic de drogue qui fonctionne auprès du président de ce pays coopèrent étroitement avec leurs collègues iraniens. Cette activité est bien justifiée car l’accroissement du trafic de stupéfiants déstabilise la situation dans la vallée du Ferghana.

Les dirigeants de l’Ouzbékistan accordent une grande attention, surtout après les événements tragiques d’Andijan de mai 2005, à la lutte contre le trafic de drogue via leur territoire dans la mesure où plusieurs organisations terroristes internationales participent à ce trafic.

C’est le Kazakhstan qui lutte de la façon la plus énergique contre le trafic de drogue. Les forces de l’ordre de cette république saisissent plus de 23 tonnes de stupéfiants par an et suppriment environ 200 filières d’acheminement.

Pour l’instant, la coopération avec les forces de l’ordre du Turkménistan n’est pas au niveau souhaité. Certes, cette voie n’est pas si largement empruntée pour transporter de grandes quantités d’opium et d’héroïne en provenance d’Afghanistan, mais elle constitue ce qu’on appelle la « zone grise », mal contrôlée par la communauté internationale.

Les dirigeants afghans qui ont remplacé les talibans ont tout de suite initié une lutte contre la production de stupéfiants. Un décret interdisant la culture du pavot à opium a été promulgué peu après la formation de l’administration temporaire de Hamid Karzaï, une agence de lutte contre le trafic de stupéfiants a été mise en place, suivie d’une campagne pour la suppression des plantations d’opium. Il avait alors été prévu que la production de stupéfiants dans le pays diminuerait de 75% avant 2008. Ces mesures se sont avérées cependant insuffisantes.

Par conséquent, le trafic de drogue afghan représente une menace réelle pour la sécurité de notre pays et celle des États d’Asie centrale. Le transit de stupéfiants ne cesse d’augmenter et prend une envergure alarmante. Les troupes des États-Unis et de l’OTAN qui se trouvent en Afghanistan refusent de lutter contre cette menace. Dans ces conditions, il devient vital de réunir toutes les ressources disponibles pour lutter contre ce fléau général. Il faut le faire dans le cadre de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC, qui regroupe la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan).

Vladimir Evseïev est secrétaire scientifique du Conseil de coordination des prévisions de l’Académie des sciences de Russie.
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 19:22

arton1107-3aeb1

Questions à Jean Daniel Levy, directeur du département politique 
et opinions au CSA.


 Quelles sont les tendances dans l’électorat  ?

JEAN-DANIEL LEVY. À la différence des scrutins précédents ou l’affrontement gauche-droite apparaissait clairement, aujourd’hui, les lecteurs ne perçoivent pas ce que chacun mettrait en œuvre si, demain, il était en responsabilité dans les régions. Deuxième aspect, il y a un regard critique sur la politique de Sarkozy, qui amène une partie de l’électorat, plutôt de droite et plutôt âgée, à s’abstenir. Enfin, il y a un regard assez fort vers la gauche. Cependant, on ne peut considérer que cela vaut accréditation et soutien de son action. C’est tout le paradoxe. La critique est persistante à l’égard de la gauche en général, et du PS en particulier, qui ne sont pas considérés comme des forces dans lesquelles on peut avoir confiance aujourd’hui.

 À gauche, quel est l’impact du Front de gauche  ?

JEAN-DANIEL LEVY.Dans ce contexte, le Front de gauche est plutôt apprécié. Le fait que c’est un front relativement uni plaît dans une période où la gauche a donné le sentiment qu’elle était, dans l’ensemble, désunie. Un autre aspect qui compte est le fait de se déclarer de gauche. Cela peut apparaître évident, mais ne va pas complètement de soi pour les gens. Le Front de gauche réactive auprès d’une partie de l’électorat le sentiment que la gauche et la droite, ce n’est pas du tout la même chose et que voter pour le Front de gauche, c’est exprimer un certain nombre de valeurs qui sont celles de la gauche. Donc on parle d’un électorat qui apparaît plutôt politisé autour de la gauche, et voulant affirmer un certain nombre de caractères identitaires de la gauche. C’est une population plus mobilisée et, dans le cadre d’une forte abstention, le Front de gauche peut réaliser un score important. C’est un électorat militant qui ne se déplace pas aux urnes par défaut.

 Comment les choses peuvent évoluer  ?

JEAN-DANIEL LEVY. La gauche progresse et le PS est perçu comme pouvant réaliser le grand chelem. Cela peut libérer un espace pour Europe Écologie et le Front de gauche si le scrutin apparaît gagné pour la gauche. Il peut y avoir la tentation des uns et des autres à vouloir mettre plus de contenu dans le moteur socialiste.

Entretien réalisé par Max Staat
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 07:58
 1256825300.jpg
Sûr que ça va aider l'UMP...          

Le chef de l'Etat pousse la majorité à faire bloc derrière Valérie Pécresse

[ 03/03/10  ]

Le chef de l'Etat a reçu hier à l'Elysée sa ministre de l'Enseignement supérieur et ses colistiers dans la région capitale. « Affaiblir Valérie, c'est m'affaiblir moi », a-t-il averti. Dans la foulée, la candidate a mis l'accent sur le projet du Grand Paris.

Valérie Pécresse, chef de file de la majorité dans la région capitale, région politiquement la plus en vue.

Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il ne s'impliquerait pas dans la bataille des régionales parce que ce n'est « pas le rôle du président de la République ». Il a changé d'avis. Hier, le chef de l'Etat a reçu pendant une heure, en présence de François Fillon, la chef de file de la majorité en Ile-de-France, Valérie Pécresse, et ses colistiers.

Les candidats et l'Elysée se sont appliqués à démentir tout recadrage en évoquant un climat « totalement serein », mais le message de Nicolas Sarkozy était sans ambiguïté après plusieurs semaines de cafouillages et de querelles internes. « Affaiblir Valérie, c'est vous affaiblir vous, c'est m'affaiblir moi. Je ne l'accepterai pas […] Il faut que chacun la soutienne comme je la soutiens […] Personne n'a été empêché de se présenter. Elle a gagné. C'est notre candidate », a-t-il martelé, appelant son auditoire à « ne pas mettre le drapeau dans la poche dès qu'il y a un mauvais sondage » . « L'heure est au rassemblement sans faille derrière la tête de liste », a traduit la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, sans cacher son irritation d'être surtout interrogée par les journalistes sur les tensions au sein de la droite.

« 1 million » d'emplois

Le chef de l'Etat ayant demandé à ses troupes d'appuyer sur l'accélérateur et de « rester concentrés » sur les problèmes des Franciliens, Valérie Pécresse a longuement défendu, lors d'une conférence de presse organisée sur la péniche qui lui sert de QG de campagne, l'un des axes majeurs de son programme : le Grand Paris. Un vaste projet d'aménagement de l'Ile-de-France, sur lequel Nicolas Sarkozy vient de donner une longue interview à « L'Architecture d'Aujourd'hui » (chaque candidat est reparti de l'Elysée, hier, avec son exemplaire de la revue). « Visionnaire », « novateur », « magnifique », « porteur d'espoir », a insisté Valérie Pécresse, affirmant que le Grand Paris « caricaturé » par la gauche « commence maintenant, pas dans vingt ans » avec « 1 million » d'emplois en ligne de mire.

« Une des plus grandes idées du XXIe siècle », s'est enflammé André Santini, tête de liste dans les Hauts-de-Seine. « Une vraie différence entre eux et nous », a renchéri Yves Jégo, son homologue en Seine-et-Marne, tandis que Roger Karoutchi accusait les socialistes d'avoir géré la région « comme des boutiquiers ».

« Petites polémiques »

Ce faisant, la majorité présidentielle tente, dans la dernière ligne droite, de retrouver une dynamique dans la région capitale, politiquement la plus en vue. Elle en a grand besoin. Le dernier sondage, réalisé par l'Ifop, attribue au PS Jean-Paul Huchon 55 % des voix au second tour contre 45 % pour Valérie Pécresse, pourtant en tête au premier. Les proches de la ministre soupçonnent depuis longtemps certains de ses colistiers (dont Roger Karoutchi, candidat malheureux lors de la primaire) de ne pas jouer le jeu.

Sur le même sujet

Dix ans de divisions au sein de la droite francilienne

Plus grave, les accusations en grande partie erronées sur le passé judiciaire d'Ali Soumaré, le candidat PS dans le Val-d'Oise, ont publiquement fait tanguer le navire UMP et mis la candidate dans l'embarras. Tandis qu'Eric Raoult avait fustigé la « campagne amateur » de son parti, la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, la qualifiait de « puante ». Hier, Roger Karoutchi a minimisé les « incidents » et « petites polémiques », assurant que « sur le fond, nous sommes unis ». De toute façon, a avoué Bruno Beschizza, tête de liste en Seine-Saint-Denis, « on n'a pas le choix… »

PIERRE-ALAIN FURBURY, Les Echos
http://www.lesechos.fr/info/france/020393391935-le-chef-de-l-etat-pousse-la-majorite-a-faire-bloc-derriere-valerie-pecresse.htm
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 07:51

Débat avec l'économiste marxiste italien Domenico MORO, le 6 mars 2010 090908-delga-moro.png

Nous avons apprécié le livre que nous diffusons en vente militante. L'auteur est en visite à Paris.

Conférence-débat :

La crise du capitalisme et Marx

Samedi 6 MARS 2010,
de 14h à 16h

École normale supérieure, Salle Dussane, 45 rue d’Ulm 75005 PARIS

Avec Domenico MORO
 
Économiste italien
auteur de La Crise du capitalisme et Marx. Abrégé du Capital rapporté au XXIe siècle, Éditions Delga

http://pcf-paris15.over-blog.com/article-debat-avec-l-economiste-marxiste-italien-domenico-moro-le-6-mars-2010-45888967.html
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 07:48

 

banque_mondiale-2.png

AUTEUR:  Renaud VIVIEN


Le budget 2010 de la République Démocratique du Congo (RDC) a été promulgué le 25 janvier dernier. S’élevant à 6,2 milliards de dollars (soit 77 fois moins que celui de la France |1| pour une population de taille équivalente), ce budget est taillé sur mesure pour satisfaire les créanciers et les investisseurs étrangers au détriment des besoins fondamentaux de la population. Alors que les dépenses sociales se limitent aux seules rémunérations du personnel de la fonction publique, le poste budgétaire attribué au remboursement de la dette figure, quant à lui, en bonne position. L’Etat congolais a prévu de consacrer cette année environ 430 millions de dollars au paiement de sa dette publique extérieure, malgré la crise économique et l’illégalité de cette dette. En effet, le peuple congolais continue de payer encore en 2010 les arriérés impayés légués par le dictateur Mobutu avec la complicité des créanciers occidentaux. En droit international, on qualifie cette dette d’ « odieuse ». Or, la doctrine juridique de la dette odieuse constitue une des exceptions au principe de continuité de l’Etat, selon lequel les gouvernements doivent honorer les engagements financiers de leurs prédécesseurs. Le gouvernement congolais pourrait donc légalement refuser de rembourser cette dette et ainsi économiser des centaines de millions de dollars par an.

Pourquoi ne le fait-il pas ? L’explication repose essentiellement sur un calcul économique fait sur le court terme : l’ « aide » internationale représente pas moins de 46,3% des recettes totales du budget 2010 et la RDC espère obtenir cette année un allègement de sa dette attendu depuis 2003 ! Face à une telle dépendance, le gouvernement congolais fait donc le choix de se plier aux injonctions de ses bailleurs de fonds, réunis au sein des Institutions financières internationales (IFI) et du Club de Paris, un groupe informel réunissant 19 riches pays créanciers dont la Belgique.

Le prix de cette docilité est très élevé : la RDC doit renoncer à sa souveraineté en s’engageant à suivre à la lettre les réformes structurelles dictées par les IFI dans le Document Stratégique de Croissance et de Réduction de la pauvreté (DSCRP). Conformément à ce programme triennal, pâle copie des plans d’ajustement structurels (PAS) imposés par le FMI et la Banque mondiale à l’ensemble des pays du Sud au lendemain de la crise de la dette de 1982, le gouvernement congolais doit impérativement améliorer « le climat des affaires ». Autrement dit, le gouvernement doit œuvrer pour le bien-être des transnationales en accélérant le bradage de ses ressources naturelles et en privatisant ses secteurs stratégiques. Cette politique de privatisation a non seulement des conséquences importantes sur le plan économique puisqu’elle entraîne automatiquement moins de recettes pour l’Etat, mais également sur le plan humain avec des dizaines de milliers d’emplois supprimés.

Et ces futurs « ex-travailleurs » congolais ne pourront pas compter sur un quelconque système de protection sociale car cela risquerait de dégrader « le climat des affaires ». En effet, la Banque mondiale encourage les Etats à éliminer la protection sociale des travailleurs au Sud mais également au Nord |2|, notamment à travers la publication de son rapport annuel Doing Business (« Faire des affaires ») où la banque établit un classement de tous les pays en fonction de leur facilité à y « faire des affaires ». Plus la législation d’un pays facilite les licenciements et mieux il est côté ! A titre d’exemple, le Rwanda enregistre en 2009 la plus importante progression car les employeurs ne sont plus tenus de procéder à des consultations préalables avec les représentants des salariés (concernant les restructurations) ni d’en aviser l’inspection du travail. A l’inverse, le Portugal est déclassé pour avoir rallongé de deux semaines la période de préavis de licenciement.

Il n’est donc pas étonnant de retrouver la Banque mondiale aux avant postes dans l’opération « départs volontaires » en RDC. Entre 2003 et 2004, ce plan de licenciement illégal a frappé 10 655 travailleurs de la Gécamines (l’entreprise publique minière située dans la province du Katanga), qui n’étaient plus payés depuis plusieurs mois. C’est dans ce contexte que la Banque mondiale est intervenue en finançant ces licenciements, sur demande du gouvernement congolais, mais en prenant le soin d’imposer au préalable ses conditions illégales : la banque a plafonné le montant des indemnités selon une forme «  pour solde de tout compte  » et un mode de calcul qui violent le droit du travail congolais et les normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Alors que l’enveloppe sollicitée par la direction de la Gécamines était de 120 millions de dollars contre 240 millions réclamés par les travailleurs, le consultant chargé par la Banque mondiale de calculer le montant de l’indemnisation, propose seulement un forfait « pour solde de tout compte » de 43 millions de dollars !

Aujourd’hui, les ex-employés de la Gécamines n’ont toujours pas reçu les indemnités prévues par le droit et la Banque mondiale continue de faire peser toute la responsabilité sur le gouvernement et la Gécamines. Les 10 655 victimes ne se laissent pas faire et se sont rapidement organisés en créant le Collectif des ex-agents de la Gécamines. Plusieurs d’entre eux réclament des comptes à la Banque mondiale et ont saisi son Panel d’Inspection, qui est chargé d’enquêter sur les violations qu’elle aurait commises dans les projets où elle est impliquée. Bien que ce dernier ait déclaré leur requête recevable, ses rapports n’ont aucune force contraignante sur la direction de la banque. Seul un jugement rendu par un tribunal ordinaire pourrait contraindre la banque à réparer les dommages causé aux populations. Un procès contre la Banque mondiale pour de telles violations constituerait un précédent. La banque ne peut être au-dessus des lois d’autant qu’elle ne bénéfice pas de l’immunité de juridiction. Selon ses propres statuts, elle peut être poursuivie en justice dans tous les pays où elle dispose d’une représentation.

Les travailleurs congolais sont victimes de la même logique capitaliste que celle qui prévaut au Nord où les droits du et au travail sont bafoués. La solidarité internationale doit donc se renforcer contre les politiques anti-sociales des IFI et pour l’annulation totale et sans condition de la dette du Sud.

Notes

|1| http://www.legifrance.gouv.fr/affic...

|2| Eric Toussaint, Un coup d’œil dans le rétroviseur : L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, éditions Le cerisier, 2010


Source : l'auteur

Article original publié le le 23 février dans le quotidien français L’Humanité, le 24 février dans le quotidien congolais Le Potentiel et le 26 février dans le quotidien belge La Libre Belgique.


Sur l’auteur

Tlaxcala est le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cet article est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10082&lg=fr
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 07:46
auteur_18.jpg

AUTEUR:  Gilad ATZMON جيلاد أتزمون گيلاد آتزمون

Traduit par  Marcel Charbonnier



Alors qu’en Angleterre, en France, aux USA et en Argentine le Mossad bénéficie du soutien de milliers d’agents dormants locaux, les Sayanim (des juifs bien trop heureux de trahir leurs voisins afin de servir leur État juif bien-aimé), le Mossad, lorsqu’il opère dans des pays arabes, est contraint de shléper [yid. : infiltrer, NdT] ses nombreux assassins et leurs assistants en recourant à diverses méthodes frauduleuses.

L’on est tout de même fondé à se demander pour quelle raison il faut rien moins de 26 agents du Mossad pour mener à bien un seul assassinat d’un combattant palestinien pour la liberté désarmé au moyen d’un oreiller *. Je vais m’attacher ici à apporter quelque éclairage à cette question stupéfiante.

Le Mossad, ça n’est pas n’importe quelle agence de renseignement gérée par des gentils chiants comme la pluie. De fait, il est géré par des Élus, et sa raison d’être est de servir les intérêts de l’État juif et du projet national juif. Ces derniers jours, nous avons appris que plus de deux dizaines d’agents du Mossad ont été identifiés – pour l’instant – par la police de Dubaï. L’on se serait attendu à ce qu’un groupe aussi varié et étendu d’assassins juifs opérant dans un pays arabe hostile, un rabbin combattant au moins eût été requis, ne serait-ce qu’afin de respecter les lois de la cacheroute, de maintenir une ligne téléphonique fonctionnant 24/24 avec Dieu et de pérenniser un esprit juif vindicatif.

Autant il est bien connu que la nourriture, à Dubaï, est fabuleuse, autant les marchands de delicatessen [charcuteries, NdT] cachères y sont rares, en centre-ville. Par conséquent, nous avons besoin, aussi, d’un expert juif formé à cette fin, qui achèterait le poisson en vue de la préparation de la gefilte [carpe farcie, NdE], ainsi que les poulets, pour le bouillon. Nous aurions besoin d’au minium un chef connaissant la façon dont on transforme des poulets et de l’eau en Pouvoir Juif (le consommé de poulet). Vous devez vous souvenir du fait que, d’un point de vue juif, la nourriture est essentielle. A la différence des animaux, qui ne tuent que lorsqu’ils ont besoin de manger ou lorsqu’ils ont détecté un danger imminent, l’Israélien tue pour des « motifs futurs » (démocratie, pluralisme, guerre « contre la terreur », etc.), et tuer pour des « motifs futurs », il préfère le faire en ayant le ventre bien plein.

Entre préoccupations culinaires et réglementation propres au régime cachère, voilà trois membres de notre équipe d’ores et déjà affectés. Reste que vingt-trois assassins en puissance sont plus que suffisants pour un unique assassinat. Mais il y a d’autres éléments à prendre en considération. Gardant présent à l’esprit le fait que les révélations récentes au sujet de l’instabilité mentale de certains des membres du Mossad, il est plus que probable qu’un psychiatre, un analyste freudien, un infirmer psychiatrique et une infirmière aient été requis afin de porter assistance aux héros juifs mortels « avant et après ». Mais cela porte, de fait, notre petite équipe à à-peine dix-neuf assassins en puissance.

Comme nous l’apprennent les journaux, six des agents du Mossad étaient des femmes. Cela pourrait signifier que nous avons besoin, aussi, d’expertes esthéticiennes. Une coiffeuse spécialisée dans « les situations qui décoiffent ». Nous avons sans doute besoin, aussi, d’une consultante en cosmétiques juifs, qui connaisse, de plus, la manucure et la pédicure. Qui soit capable de transformer l’ongle d’une beauté juive en un mortel poignard sioniste (juste au cas où une panne technique d’oreiller se produirait). Nous avons besoin aussi d’un spécialiste ès-moumoutes, qui sache transformer un garçon de Tel-Aviv en dandy d’Essex. Ces « spécialistes ès-beauté J. » ramènent notre équipe à dix-sept assassins.

Mais nous n’avons pas encore fini, comme nous l’apprennent les journaux. Nos assassins Mossad étaient très amateurs de tennis. Manifestement, ils ne pouvaient se fier, en la matière, en un consultant arabe ou jihadiste : ils devaient donc emmener avec eux le leur propre. Ils avaient sans doute besoin d’un arbitre de tennis israélien cachère et de quelques colons athlétiques courant après leurs balles. Supposons que nous ayons besoin de deux ou trois lanceurs de balles et d’un arbitre, cela réduirait notre équipe d’assassins potentiels à quatorze membres, l’un dans l’autre.

A en croire The Times, l’Holocauste joue un rôle central dans la philosophie du Mossad. « Nous devons être forts, user de notre intelligence et nous défendre afin que l’Holocauste ne se répète jamais », dit ainsi Meir Dagan, le chef actuel du Mossad. Or il se trouve que le Mossad est en train d’assassiner au nom du passé juif. Il est plus qu’évident que le Mossad a schlépé, infiltré à Dubaï certains de ses meilleurs prêtres de l’Holocauste, ceux qui rappellent eux espions pourquoi il faut qu’ils tuent et pourquoi ils doivent s’exclure de la famille humaine. Considérant le récit holocaustique basé sur le chiffre six, l’on peut raisonnablement supposer que le Mossad a envoyé à Dubaï au minimum six mentors ès-Holocauste : un pour chaque million.

Toutefois, comme nous le savons, l’holocauste nazi n’est qu’un épisode de plus dans une liste innombrable d’autres judéocides. « Ne jamais oublier de ne jamais pardonner » est, apparemment, la devise sous laquelle sera placé l’avenir juif. L’un dans l’autre, nous pouvons estimer qu’il convient d’inclure neuf ou dix prêtres juifs du Judéocide afin d’inclure les pogromes est-européens du dix-neuvième siècle, l’Inquisition, Amalek e tutti quanti. Voilà qui devrait réduire notre liste d’agents d’élimination à tout juste cinq.

Reste qu’autant les juifs nationalistes et leurs chefs spirituels jurent de « ne jamais oublier » et de « toujours se rappeler », il y a des choses qu’ils insistent véritablement à négliger, à balayer sous le tapis ou à négliger. Ainsi, par exemple, ils semblent incapables de comprendre la véritable signification de la Mission d’Investigation sur le Confit à Gaza, dont les conclusions sont connues sous l’intitulé de rapport Goldstone. Ils insistent à rejeter la lecture que Shlomo Sand fait de leur histoire, n’y voyant qu’un ramassis de contes phantasmatiques totalement imaginaires, bien près de verser dans le mensonge absolu. Ils s’ingénient à fermer les yeux sur le fait que les envoyés de l’AIPAC, l’AJC, l’Anti-Defamation League, le LFI et le CFI sont tous en train de pratiquer, chez nous, un lobbying abject en faveur d’une idéologie raciste expansionniste, le sionisme.

Avec un ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, couché sur la liste des auteurs de propagande israélienne (Hasbara), et avec des sionistes prêchant des guerres interventionnistes dans tous nos médias, avec un Bernie Madoff nous faisant des cours sur Ponzi et un Alan Greenspan  qui nous a amené le plus grave effondrement financier que nous ayons jamais connu, nous avons grandement besoin de quelques spécialistes juifs qui soient à même d’endoctriner des agents du Mossad afin de les rendre totalement aveugles et complètement amnésiques. J’imagine aisément qu’avec des gens comme Wolfowitz, Miliband, Goldstone, Abe Foxman, Greenspan, Madoff, Olmert, Livni, Sharon, Peres et d’autres, bien trop nombreux, nous avons besoin de bien plus de cinq malheureux experts pour convaincre l’équipe de tueurs du Mossad que la cause juive est entièrement cachère.

Que voit-on ? Nous avons déjà dénombré vingt-six assistants absolument indispensables pour assassiner, et encore, nous n’avons pas mentionné le moindre opérateur-oreiller du Mossad. Ainsi, il faut bien plus que vingt-six agents du Mossad pour assassiner un seul Palestinien désarmé : CQFD. J’imagine que ces prochains jours, la police de Dubaï va nous gratifier de beaucoup d’autres photos d’Israéliens déguisés.

Force m’est de reconnaître qu’avec Israël, la vie est toujours pleine de surprises. Que ferons-nous pour rigoler, quand il ne sera plus là (ce qui ne saurait tarder) ?

[* Trouvez-vous votre oreiller juif en cliquant ici].

 


Source : l'auteur-Why it takes so many Mossad agents to kill a Palestinian with a Pillow?

Article original publié le 1/3/2010

Sur l’auteur

Gilad Atzmon est un auteur associé à Tlaxcala, le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10084&lg=fr



Repost 0
Published by valenton rouge - dans Palestine libre
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 07:42

une-karachi.jpg

 

La guerre d’Afghanistan plonge l’État pakistanais dans l’instabilité et met à nu sa fragilité. Le Pakistan survivra-t-il à l’épreuve de la guerre d’Afghanistan  ? Si la question peut se poser, c’est que pour l’essentiel la crise actuelle n’est pas conjoncturelle. Les fondements mêmes de l’État pakistanais, créé en 1947, s’avèrent inconsistants.

Pour exiger la partition de l’empire britannique des Indes, au moment de l’accession à l’indépendance, les promoteurs du Pakistan ont invoqué la théorie des «  deux nations  », identifiées à deux religions  : islam et hindouisme. La partition a eu lieu au prix de terribles massacres et de gigantesques déplacements de populations. Le nouvel État indien a refusé la logique religieuse, se définissant laïque et continuant à abriter une importante minorité musulmane. À l’inverse, l’État pakistanais – construction géographique artificielle – a recherché dans l’identité religieuse le ciment de son unité. Ce projet a radicalement échoué.

Premier échec historique  : la guerre de 1971. Le Pakistan des origines était composé de deux parties séparées par toute la largeur de l’Inde. L’État était sous le contrôle des élites penjâbis à l’ouest qui ont refusé tout partage du pouvoir, provoquant la révolte des bengalis à l’est. Le pays s’est brisé dans un sanglant conflit, donnant naissance au Pakistan actuel et au Bengladesh.

Deuxième échec historique  : les conséquences de l’islamisation. De musulman, l’État pakistanais est progressivement devenu islamiste, les lois étant soumises aux exigences des autorités religieuses, de la sharia. Les minorités, notamment chrétiennes, vivent dans une grande insécurité, et les laïques subissent des pressions croissantes.

Au sein même de la référence musulmane, l’islamisation a ouvert une véritable guerre de religion opposant des sectes armées sunnites et chiites, nourrissant la montée de l’intolérance fondamentaliste, le tout conforté par l’Arabie saoudite et le wahhabisme.

Troisième échec historique  : l’appel à l’unité des musulmans n’a pas amoindri les tensions nationales et régionales. Le Pakistan est un puzzle où les élites penjâbis occupent une position de force (administration, armée). Aucune fraction des classes dominantes n’a présenté de projet fédéral commun au Nord-Ouest pachtoun, au Baloutchistan, au Sind, au Pendjab… Le pays reste une poudrière.

Quatrième échec historique  : la guerre d’Afghanistan. Pendant plusieurs décennies, la question irrésolue du Cachemire aidant, l’Inde a joué le rôle d’ennemi héréditaire. Aujourd’hui, la frontière «  chaude  » se trouve à l’ouest et oppose d’anciens alliés (les talibans sont une création des services spéciaux pakistanais). À nouveau, musulmans contre musulmans. Autant le conflit avec l’Inde offrait une légitimité nationaliste à l’État pakistanais, autant la guerre afghane le mine. L’identification «  nation  » et «  religion  » a été un facteur de division et non d’unification.

Ainsi, l’État pakistanais apparaît aujourd’hui comme un maillon faible alors qu’il occupe une place décisive dans des tensions géopolitiques qui vont de l’Asie centrale au Moyen-Orient et à l’Asie du Sud. Washington s’en inquiète. Cependant, l’impérialisme états-unien, par son intervention en Afghanistan et son rapprochement avec l’Inde, contribue lui-même à déstabiliser le Pakistan.

Dans une partie du monde marquée par le face-à-face nucléaire indo-pakistanais, les États-Unis jouent le rôle de l’apprenti-sorcier.

Pierre Rousset

http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/pakistan-la-faillite-historique-de
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Monde
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 07:39

_090125-hortefeux-besson.jpg

 

Le ministre de l'Immigration, Eric Besson a perdu le procès qu'il avait intenté au site internet Bakchich Info, qui avait écrit qu'il comptait se convertir à l'islam pour épouser une jeune Tunisienne, selon une ordonnance de référé consultée lundi par l'AFP.

Le 8 février, dans un article intitulé «Besson trébuche dans le tapis de la prière», Bakchich avait écrit que Besson, «tombé raide amoureux, cet été d'une jeune étudiante tunisienne», avait «promis à la belle-famille de se convertir à l'islam», «avant les noces en juin prochain».

Eric Besson demandait un euro de dommages et intérêts

Le lendemain, le ministre avait démenti une telle conversion, se disant «très attaché au caractère laïque de notre République». Il avait alors engagé une action devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris, au titre de l'atteinte à l'intimité de la vie privée. Il réclamait un euro de dommages et intérêts. Dans une ordonnance rendue vendredi, le juge Alain Bourla a débouté l'ancien socialiste. Il a d'abord estimé que Bakchich n'avait pas été valablement assigné. Les poursuites contre le site lui-même ont donc été déclarées nulles.

Si l'assignation du directeur de publication, Xavier Monnier, est elle régulière, le tribunal a considéré qu'il n'était pas compétent. Il a estimé que seul un juge du fond a le pouvoir d'apprécier si les propos poursuivis sont ou non attentatoires à l'intimité de la vie privée.








Tous les articles de la rubrique Leparisien.fr
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
commenter cet article
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 07:35
worry.jpg

Face à la vague de suicides chez France Télécom, et en perspective de la réforme des retraites, le débat sur la pénibilité au travail s’impose aujourd’hui.

Mais de quelles pénibilités s’agit-il ? Et les femmes sont-elles touchées par des conditions de travail spécifiques ? Gestes répétitifs, contraintes psychologiques... dans les secteurs où elles se concentrent, les contraintes restent trop souvent ignorées.

 

« À domicile, je fais beaucoup de manutention. Il faut lever les patients, sans aide ni matériel adapté. Une maison ne permet pas un tel équipement. Or, je suis seule et, parfois, les malades sont lourds. D’ailleurs, quand mon patient de 90 kg tombe, j’appelle les pompiers ». Christiane(1), 40 ans, est infirmière libérale depuis trois ans. Avant, elle travaillait en clinique, elle imaginait que le travail à domicile serait moins pénible. Aujourd’hui, elle accumule pourtant les cervicalgies, les douleurs lombaires et dans les épaules. « J’ai des agacements dans les jambes quand j’essaie de m’endormir. Dès que je me couche, j’ai mal partout », poursuit l’infirmière. « Je me lève tôt, je finis tard. J’ai trop de charges et pas assez d’épaules. Je dépasse mes limites physiques et psychologiques ». Les métiers exercés essentiellement par des femmes sont réputés moins fatigants physiquement. Le cas de Christiane est-il unique alors ?

 

En 2005, 6,9% des personnes interrogées pour l’enquête "Conditions de travail" de la Dares(2) ont déclaré un accident du travail : 4,7% des femmes, pour 8,8% des hommes. Les salariées subissent également moins souvent que les hommes certaines nuisances : bruit nocif, nuisances thermiques, travail sur outils vibrants... Est-ce à dire que les femmes sont moins exposées aux risques dans leur travail?

Pas vraiment. Les troubles musculo-squelettiques, qui constituent aujourd’hui la principale cause de maladies professionnelles, concernent principalement la gent féminine, avec 58% des cas de troubles musculo-squelettiques reconnus en maladies professionnelles en 2003.

Toutefois, les troubles les plus rapportés par les femmes sont d’un autre ordre : les pathologies psychiatriques représentent près d’un tiers des problèmes de santé au travail notifiés chez les femmes, selon le Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles.

 

Des gestes précis et répétitifs

« Les hommes sont davantage sollicités pour des efforts brefs et intenses et les femmes pour des tâches qui nécessitent précision, rapidité, et concentration », explique Marie-Josèphe Saurel-Cubizolles, épidémiologiste. Même quand ils exercent le même métier, dans la même usine. Ainsi, pour le découpage de viande, les hommes découpent les carcasses à la tronçonneuse et portent plus souvent des charges, tandis que les femmes découpent plutôt les filets de poulet au couteau : près de la moitié d’entre elles effectuent des gestes répétitifs en moins d’une minute, contre un quart des hommes, relève Nicole Guignon, de la Dares, dans son article « Risques professionnels : les femmes sont-elles à l’abri ? ».

 

Une pénibilité physique invisible

Mais les femmes ont une autre spécialité et, là, les secteurs concernés leur sont totalement dédiés. En 2005, 86% des emplois féminins se trouvaient ainsi dans le tertiaire, majoritairement dans la santé, l’éducation et l’action sociale, mais également dans les services aux particuliers ou aux entreprises et, dans une moindre mesure, dans le commerce et les administrations.

Dans ces métiers, les tâches peuvent être physiquement pénibles car il faut porter des malades, travailler penché pour faire le ménage, transporter des caisses et des palettes dans le commerce... Pourtant, elles ne sont pas forcément considérées comme telles, car elles n’entrent pas dans la définition habituelle de la pénibilité, qui vient du monde industriel. Longtemps les tâches des infirmières n’ont par exemple pas été perçues comme risquées. Et il a fallu attendre les grèves de 1989 pour que les infirmières elles-mêmes déclarent majoritairement porter des « charges lourdes », dans les enquêtes sur les conditions de travail, comme l’a relevé le sociologue Michel Gollac. De même, les expositions à certains produits chimiques nocifs dans la coiffure, le nettoyage, la manucure, ou dans certains établissements de santé, et qui concernent majoritairement des femmes, ont jusqu’à présent été peu étudiées.

 

Des contraintes psychosociales fortes

En outre, dans ces métiers dits « féminins », les contraintes psychosociales sont particulièrement prégnantes. Ce sont des activités qui limitent l’autonomie dans le travail, qui nécessitent d’être en contact avec le public, souvent toute la journée, et qui contraignent à des horaires difficilement compatibles avec les obligations familiales. Enfin, ces métiers sont souvent solitaires, loin de tout collectif, et considérés comme « naturels » pour les femmes : il s’agit des métiers qui ne nécessitent, apparemment, qu’attention, gestion des émotions et empathie. D’où le manque de prise en compte du stress, de la souffrance psychologique, des difficultés qu’il peut y avoir à accompagner des personnes dépendantes à domicile par exemple. Et la quasi-absence de prévention des risques en la matière.

 

 

(1) Son prénom a été modifié à sa demande.

(2) Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques, la Dares assure, en liaison avec l'INSEE, la production de statistiques sur le marché du travail.

 

http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/34-civilisation-categorie/249-penibilite-invisible-du-travail-feminin

 

Repost 0
Published by valenton rouge - dans France
commenter cet article
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 22:34

images-copie-1.jpg

 1 - Mobiliserez-vous votre Conseil régional pour appeler à la fin du blocus de la bande de Gaza et au démantèlement des colonies? Envisagerez-vous une mission d'élus dans les territoires palestiniens?

 

Vous avez raison de souligner que les assemblées régionales doivent pouvoir se prononcer sur des questions de politique internationale. La réforme des collectivités territoriales en cours de discussion risque, cependant, de rendre cela impossible si la clause de compétence générale dont bénéficient aujourd'hui ces collectivités est supprimée par une délimitation restrictive de leurs compétences. Comme je m’oppose à l’ensemble de la réforme, je m’oppose à cette disposition qui ne peut aboutir qu'à une mise en cause et une régression des pouvoirs démocratiques des collectivités locales. Celles-ci doivent pourvoir décider de leurs politiques et donc, si elles le souhaitent, assumer une compétence internationale, avoir des relations internationales, une capacité d'initiative, un budget, une politique de solidarité diversifiée...

 

Dans cet esprit, j'agirai pour que le Conseil régional élu appelle à la levée inconditionnelle et immédiate du blocus inhumain et illégitime de Gaza. Il s'agit, en effet, d'une punition collective inacceptable sur le plan éthique comme sur les plans juridique et politique.

 

Des missions d'élus devront se rendre dans les territoires palestiniens occupés et en Israël. Nombre d'élus communistes et membres du Front de Gauche ont effectué de tels voyages qui sont toujours un enrichissement mais aussi, et surtout, un acte de solidarité et un moyen nécessaire pour pouvoir mieux s'exprimer, en France, sur les réalités vécues par le peuple palestinien, sur les attentes de ce peuple, sur ce qu'il convient de faire pour renforcer la solidarité et agir pour une paix juste.

 

 

2 - Engagerez-vous des projets de coopération avec une collectivité palestinienne?

 

Oui, je suis tout à fait favorable à des projets de coopération décentralisée avec une collectivité territoriale palestinienne ou bien avec un camp palestinien. C'est une forme de solidarité concrète très utile. C'est en même temps l'expression d'un choix politique associé aux conditions d'une paix juste et durable. La paix ne peut se construire, en effet, sans la reconnaissance de la Palestine et des Palestiniens comme partenaires des états, des gouvernements, des institutions internationales, des collectivités territoriales... de toutes les autorités légitimes. Il faut multiplier les dialogues directs, les échanges et les coopérations.

 

 

 

3 - Empêcherez-vous votre région ou des entreprises de votre région de collaborer avec une entreprise israélienne implantée illégalement dans les territoires palestiniens occupés? Envisagerez-vous de ne pas recourir à ce genre d'entreprises, de rompre ou de ne pas renouveler leur contrat le cas échéant?

 

La colonisation constitue, depuis des dizaines d'années, l'objectif essentiel et permanent des dirigeants israéliens. C'est une des causes premières de l'effondrement du processus de paix. C'est l'obstacle le plus important à un règlement politique de la question de Palestine. L'édification d'un État palestinien souverain, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale (entre autres conditions sine qua non) suppose non seulement un arrêt de la colonisation, mais un démantèlement des colonies de Cisjordanie, du mur et du système des routes de contournement. C'est un enjeu décisif. Cette exigence n'exclut pas des accords sur des échanges limités de territoires... mais il faut être clair, il ne peut y avoir d' État palestinien indépendant, conformément aux résolutions des Nations Unies, sans une mise en cause du processus de colonisation et une rétrocession aux Palestiniens des territoires aujourd'hui colonisés et occupés.

 

La position du Premier ministre B. Netanyahou et d'autres dirigeants israéliens qui consiste à dire qu'un accord serait possible si Israël conserve les grands blocs de colonies ainsi que toute la ville de Jérusalem et la Vallée du Jourdain... est donc totalement illégale et inacceptable sur les plans du droit et de la logique politique. C'est la poursuite de la dépossession des Palestiniens.

 

Ces faits doivent être rappelés afin de souligner qu'une solution juste et durable ne peut pas être le fruit d'un «compromis» territorial. Une solution véritable doit ressortir de l'application du droit et des résolutions de l'ONU, donc du refus des faits accomplis illégaux de la colonisation.

 

C'est cela qui légitime pleinement l'exigence du boycott et des désinvestissements devant frapper les entreprises implantées dans les territoires occupés ou colonisés. Toute région française concernée doit refuser une collaboration entre entreprises françaises et entreprises israéliennes exerçant illégalement leur activité en territoires occupés ou colonisés.

 

D'une façon générale, le boycott et les désinvestissements doivent être entièrement dirigés contre la colonisation. C'est le sens de la campagne récemment lancée en France et sur le plan international. J'interviendrai chaque fois que nécessaire dans ce sens, en dépit des menaces inadmissibles, proférées par le gouvernement français qui présente la campagne de boycott de façon mensongère. Les contrats non conformes à ces principes d'action et au droit devront être traités comme illégaux, donc faire l'objet d'une rupture ou d'un non renouvellement.

 

Il faut indiquer enfin que les Conseillers régionaux ont aussi la possibilité de s'exprimer afin de souligner que d'autres moyens existent pour obtenir, par Israël, l'application du droit. Il s'agit en particulier des sanctions. Il est important de rappeler, par exemple, le vote du Parlement européen, intervenu en avril 2002, pour une suspension, par les États membres de l'Union européenne, de l'accord UE/Israël tant qu'Israël ne respecte pas ses obligations en termes de droits humains.

 

Tout ceci rappelle qu'Israël ne peut rester éternellement en dehors de la légalité internationale. Les boycotts, désinvestissements et sanctions ne relèvent ni du simple droit commercial, ni de la liberté économique -comme certains cherchent à en accréditer l'idée- mais des principes de la Charte des Nations Unies et du droit à l'auto-détermination d'un peuple, le peuple palestinien. La France, comme État (membre permanent du Conseil de Sécurité), ses institutions et ses collectivités territoriales ne peuvent échapper à l'exigence du respect du droit.
Repost 0
Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
commenter cet article