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 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 07:35

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ENQUETE

La banque est accusée d’avoir spéculé sur la faillite de la Grèce tout en conseillant Athènes depuis des années.


Par GRÉGOIRE BISEAU, JEAN QUATREMER BRUXELLES (UE), de notre correspondant

 

Et si Michael Moore, et son film Capitalism : a Love Story, était bien en deçà de la réalité ? Et si le fleuron des «banksters», le surnom que Main street, l’homme de la rue, donne depuis la crise aux banquiers de Wall Street, était au cœur d’une affaire de subprimes étatique en Europe ? Goldman Sachs, la banque la plus puissante du monde, a spéculé sur le dos de la Grèce tout en se faisant rémunérer par Athènes pour l’aider à gérer sa dette. Voilà l’accusation qui trotte dans la tête de tous les banquiers européens. Et même au-delà. Fait rarissime, les politiques sont montés au créneau pour mettre en doute l’intégrité de la pieuvre Goldman Sachs. Sans jamais la nommer, la chancelière allemande Angela Merkel a dégainé la première mercredi. Elle juge «scandaleux» que certaines banques aient pu aider à maquiller le déficit budgétaire de la Grèce et provoquer ainsi une crise de toute la zone euro. Le lendemain, c’est au tour de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde de se demander si «The Firm», comme on la surnomme, avait aidé la Grèce à maquiller la réalité de sa dette. «C’est une question à laquelle on doit avoir la réponse», a-t-elle dit sur France Inter. Ce n’est pas la seule. La banque américaine aux 13,3 milliards de dollars de bénéfice en 2009 est de tous les conflits d’intérêts potentiels dans cette crise grecque. A la fois conseiller et spéculateur. Bref le pire visage de la finance mondialisée…

Destination Athènes

Nous sommes début novembre 2009. Le nouveau gouvernement socialiste de George Papandreou s’arrache les cheveux. Comment convaincre les marchés et Bruxelles qu’il pourra bien tenir son programme d’austérité pour réduire une dette abyssale (112 %du PIB) ? La situation semble intenable. C’est à cette date, raconte le New York Times, qu’une délégation de banquiers de Goldman Sachs emmenée par leur numéro 2, Gary Cohn, débarque à Athènes. Nos chers banquiers ont pris rendez-vous pour présenter leur dernière petite merveille : «Un instrument financier permettant de remettre à un avenir très lointain le coût de système de santé du pays.» Et donc permettre à Athènes de se redonner un peu d’air. Goldman Sachs se sent ici un peu chez elle. Gary Cohn aurait rencontré au moins à deux reprises le Premier ministre grec. Cette proximité n’étonne personne. «Cela fait partie de la culture de la finance américaine et particulièrement de Goldman Sachs d’entretenir un contact direct avec les chefs d’Etat ou leur ministre des finances», raconte un banquier européen. L’ex-institution d’Henry Paulson, le secrétaire d’Etat au Trésor de George Bush, connaît très bien toutes les subtilités de la dette grecque. Il en fait une spécialité. «Goldman ne s’intéresse pas au marché de la dette des grands pays comme la France ou l’Allemagne, il préfère celle des petits, comme la Grèce ou le Portugal, car elle est plus volatile et donc plus spéculative, assure un responsable de la dette d’un pays européen. C’est beaucoup plus facile de se faire de l’argent vite». Et plus discrètement.

Déjà, entre 2001 et 2004, Goldman Sachs se retrouve à la manœuvre pour aider les Grecs à camoufler leur dette. Comment ? De deux façons distinctes. D’abord, grâce à des swaps de change. Des swaps, késako ? Quand un pays vend sa dette au marché, il a la possibilité d’émettre des obligations en euros ou libellées dans une autre monnaie. Pour se couvrir contre le risque de change, le gouvernement en question a recours à des instruments financiers (les fameux swaps). Jusque-là, rien que de très normal. Plusieurs pays ont utilisé ce type de technique, assez basique. Là où l’affaire se complique, et peut se révéler, pour le coup, illégale aux yeux de la Commission européenne, c’est que le gouvernement et sa banque conseil peuvent décider de changer en cours de route la parité du taux de change de leur couverture. Sans en avertir personne. Et donc d’améliorer - artificiellement - la valeur de leur dette. L’autre astuce, c’est d’anticiper des recettes futures. C’est ce qu’aurait recommandé Goldman Sachs au gouvernement conservateur de l’époque en «anticipant notamment le versement des redevances d’aéroport, pour lui permettre de faire baisser sa dette d’un montant de 0,5 % point de PIB», selon un très bon connaisseur du dossier. La banque aurait touché, selon la presse américaine, entre 200 et 300 millions d’euros pour cette consultation.

Rumeurs de faillite

Toute cette tambouille était-elle illégale aux yeux d’Eurostat, qui fixe la règle du jeu en matière d’endettement public ? Pas sûr. Il semble que la Commission et les Etats membres savaient parfaitement ce qui se tramait à Rome et à Athènes. Mais voilà, les règles ont changé. «Depuis 2004, on ne peut plus réduire ainsi son déficit et sa dette», explique un porte-parole de la Commission. Toujours est-il que le sujet est aujourd’hui explosif et la réputation de Goldman Sachs passablement sulfureuse pour que Eurostat décide il y a peu de diligenter une enquête en profondeur sur cette période. Pour savoir si la banque a, oui ou non, franchi la ligne jaune.

La fin de l’année 2009 vire au scénario catastrophe pour la Grèce. Les agences de notation, Fitch la première, dégradent, la signature de sa dette, à BBB +. Ce qui équivaut à un bonnet d’âne. Les marchés commencent à douter de la solidité et de la crédibilité du plan d’Athènes. L’euro décroche. Les taux d’intérêt payés par la Grèce s’envolent. Le scénario d’une faillite circule dans les salles de marché. Les traders adorent se faire peur. Goldman Sachs va bien les aider. Le lundi 25 janvier, la Grèce a rendez-vous avec le marché. Elle veut émettre pour 3 milliards d’euros d’emprunt. Une dette est un produit financier comme un autre. Un bout de papier, avec un prix (son taux de rémunération) et une échéance (la date de remboursement). Après, il vit sa vie, sur un marché, son prix évoluant au gré de l’offre et de la demande des investisseurs.

Pour aller démarcher les clients, Athènes fait appelle à une poignée de banques d’affaires. Dont, une nouvelle fois, Goldman Sachs. Leur mission ? Rassurer les acheteurs potentiels (compagnies d’assurance, fonds de pension, mais aussi hedge funds…) sur la qualité du «papier» grec. L’opération s’avère un gros succès : 25 milliards d’euros de demande, pour 8 milliards d’euros finalement émis. Tous les joueurs de la finance veulent de la dette grecque. Pour une raison simple : elle est rémunérée à un taux défiant toute concurrence : autour de 6 %.

Information bidon

C’est l’accalmie… Enfin, pendant vingt-quatre heures. Le mercredi 27 janvier, le Financial Times, la bible des opérateurs de marché, affirme que la Chine a refusé d’acheter 25 milliards d’euros d’emprunt grec, apporté en exclusivité par l’intermédiaire de… Goldman Sachs. C’est Gary Cohn, en personne, écrit le FT, qui aurait proposé le deal au Premier ministre grec. La nouvelle sème la panique. Pour les traders, Athènes est proche du gouffre puisqu’il est obligée de solliciter la Chine en direct. Athènes dément illico. Mais les investisseurs exigent immédiatement une prime de risque encore plus élevée. C’est d’autant plus étrange que tous les professionnels ont vite compris que cette information était bidon. «Aucun pays n’achète 25 milliards d’euros de dette d’un seul coup. On a tous rigolé quand on a lu ça», se souvient un banquier français. Un professionnel décrypte : «Je ne peux pas imaginer que le Financial Times n’a pas vérifié une information aussi importante auprès de Goldman Sachs. Ce qui signifie que la banque avait un intérêt à ce que ce genre de rumeur se propage même si elle est fausse.» Et pour quelle raison ? Pour faire du cash. Car quand on s’appelle Goldman Sachs, il semble qu’on ne se contente pas de toucher, d’une main droite, des commissions pour son rôle de banquier conseil auprès du gouvernement grec. Mais qu’on spécule aussi avec la main gauche contre… la Grèce.

MArché opaque

La banque reconnaît une seule chose : en même temps qu’elle conseillait le gouvernement grec, elle recommandait à ses clients (principalement des hedge funds) d’acheter du CDS (Credit default swap) grec. Qu’est ce qu’un CDS ? Un produit financier, une sorte d’assurance destinée à se prémunir contre la potentielle défaillance d’un Etat. Un bout de papier qui peut se révéler un titre hautement spéculatif. En clair, si Goldman Sachs conseille d’acheter du CDS, cela veut dire qu’elle anticipe une hausse du prix dudit CDS. Et donc qu’il y a un risque sur la Grèce. Pas très élégant, pour la première banque conseil d’Athènes. Le plus grave, c’est que Goldman Sachs est, à cette époque, un des très gros acteurs qui spéculent sur le marché du CDS contre la Grèce. En cheville avec le hedge fund américain Paulson. Celui-là même qui s’était enrichi lors de la crise des subprimes. «C’est une règle éthique de notre métier, assure un banquier européen, on ne peut pas à la fois être rémunéré pour aider un gouvernement et spéculer sur les CDS de la dette du pays. Et pourtant il semble bien que Goldman Sachs le fait.»

Le hic c’est qu’il est impossible de le prouver. Car le marché du CDS est totalement opaque et non réglementé. Et quand on pose la question à un porte-parole de Goldman Sachs, c’est toujours la même réponse : «no comment.» Une chose est sûre : la fausse information du FT a fait les affaires de la banque, en créant un climat propice à la spéculation. Selon le bon vieil adage «on achète à la rumeur et on vend aux faits», Goldman Sachs a spéculé contre l’euro. D’après les autorités américaines, entre le 26 janvier et le 2 février, des fonds spéculatifs et des banques d’investissements (dont Goldman Sachs) ont vendu massivement des euros contre des dollars. Ils ont liquidé 43 741 contrats en euros, soit environ 5,5 milliards d’euros, c’est-à-dire autant de contrats qu’en septembre 2008, au plus fort de la crise. Bref, la banque américaine aurait gagné sur tous les tableaux.

tentation du complot

Malgré nos demandes répétées auprès de la banque, il a été impossible d’avoir des réponses précises à nos questions. Même la plus banale. Un organigramme des opérations de Goldman Sachs en Europe ? «Il n’existe pas». Une vraie boîte noire aux procédures de fer. D’autres personnalités parlent pour elle. Mais masquée. Ainsi, le 15 février, en pleine tempête contre la Grèce, Otmar Issing (lire ci dessous), ancien « chief economist » de la Banque centrale européenne, signe une tribune dans le Financial Times (encore lui). Il estime que les partenaires de la Grèce ne doivent pas voler à son secours. Cet honorable banquier central, ancien de la Bundesbank, signe son papier comme ancien de la BCE et président du Centre for Financial Studies. Il oublie délicatement de préciser qu’il est aussi conseiller international de… Goldman Sachs. Une nouvelle illustration du double jeu de la banque.

Faut-il alors céder à la tentation du «complot» anglo-saxon, piloté en majeure partie par Goldman Sachs, contre la zone euro ? Pas au sens où il s’agirait d’une attaque coordonnée et planifiée. Comme on le dit au sein du gouvernement français : «Ils font de l’argent, rien de personnel là-dedans.» Cela étant, «beaucoup d’économistes et d’opérateurs de marchés anglo-saxons sont ravis de ce qui arrive, analyse un haut fonctionnaire français, ils ont un sentiment de revanche : après l’effondrement du modèle libéral américain, les problèmes de la zone euro sont une divine surprise.» Et évidemment pour les profits et les bonus des banquiers de Goldman Sachs.
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 07:32

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Un peu partout dans le monde, les chiffres officiels du chômage ne rendent pas vraiment compte de sa réalité sociale, tant sont nombreux (et variables selon les pays) les moyens de maintenir les statistiques sous contrôle. Même en s’en tenant aux données rendues publiques, la situation est extrêmement préoccupante aux Etats-Unis et en Europe où le nombre de sans emploi ne cesse d’augmenter. En 2009, 4,6 millions de postes de travail ont été détruits outre-Atlantique où les chômeurs représentent 10 % de la population active. Exactement le même pourcentage que dans la zone euro où cette moyenne cache cependant des différences importantes entre pays : 19,4 % en Espagne, 10 % en France, 8,3 % en Italie, etc.

Pour sortir de la crise, les gouvernements ne cessent d’invoquer le « retour à la croissance ». Ils se cramponnent à cet indicateur, comme à une bouée de sauvetage, pour dissimuler celui du niveau de l’emploi, pourtant bien plus important pour la cohésion des sociétés. En fait, ils se trouvent devant trois impasses dont ils ne savent pas comment se sortir.

La première est la conséquence de la fin des plans de relance, programmée à court ou moyen terme. Maintenant que, grâce à l’argent des contribuables, le système financier semble sauvé, et que les banquiers se distribuent à nouveau massivement des bonus, il va falloir décider de la poursuite ou non des injections de capitaux publics dans l’économie. Au sein de l’Union européenne (UE), les gouvernements sont mis sous pression par la Commission de Bruxelles et la Banque centrale européenne pour revenir rapidement aux critères de Maastricht (3 % maximum de déficits publics). Si cette voie est suivie, elle aura pour effet mécanique de provoquer une nouvelle chute de l’emploi, tout particulièrement dans des secteurs (comme l’automobile) actuellement maintenus sous perfusion par des subventions directes ou indirectes.

C’est dans la facture à payer pour rééquilibrer les comptes publics que réside la deuxième impasse. Pour la partie « recettes », il faut s’attendre à une hausse des impôts - dont l’expérience montre qu’elle épargnera les privilégiés -, donc à une baisse de la consommation populaire empêchant la création d’emplois. Pour la partie « dépenses », les coupes claires annoncées dans les budgets sociaux et la compression du nombre de fonctionnaires conduiront au même résultat. Les fondements du système capitaliste auront peut-être été sauvés, mais au prix de l’appauvrissement de la majorité des citoyens.

Troisième impasse en forme de contradiction : les gouvernements raisonnent en termes de « croissance » à l’ancienne, alors que, par ailleurs, ils prennent des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (20 % à l’horizon 2020 pour l’UE) qui devraient entraîner de profondes mutations de l’appareil productif. Il est beaucoup question, dans le discours politique, de « croissance verte », sans que l’on sache ce que cela signifie concrètement. A supposer que cette expression ait un sens, la transition d’un mode de production à un autre sera douloureuse. De plus, en extrapolant les tendances actuelles, on peut parfaitement envisager une croissance de la production sans croissance de l’emploi.

Les gouvernements et les classes dirigeantes parient sur un retour rapide au « business as usual » en s’efforçant d’endiguer les conséquences de l’oppression sociale engendrée par un système en faillite. L’idée qu’il faut remettre en question les bases mêmes de ce système ne les effleure pas. Quel prix faudra-t-il payer pour qu’advienne cette déchirante prise de conscience ?

Voir en ligne : Mémoires des luttes

P.-S.

Bernard Cassen est Secrétaire général de Mémoire des luttes, président d’honneur d’Attac

http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/les-mirages-du-retour-a-la
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 22:55
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bonsoir

je suis surpris qu'une élève soit ainsi la victime de la vindicte d'un enseignant qui est sorti de son rôle. Que ce dernier juge utile d'exprimer une opinion toute personnelle en plein cours est déjà assez choquant dès lors qu'il s'agit d'un sujet d'actualité, mais que de plus allumant la mêche il refuse de se prêter au dialogue et à accepter la contradiction en dit lourd sur le climat soutenu et encouragé par votre décision d'exclusion de cette élève.

Il est étonnant qu'un enseignant puisse avoir sa propre pédagogie qui de fait ne se révèle qu'un engagement politique signifié et infligé publiquement à des élèves interdits de parole.

Puisque cet enseignant tient tant à évoquer son positionnement politique et que vous jugez utile de le soutenir vous pourriez par ailleurs organiser dans la cour une parade de Tsahal du meilleur effet et même procéder au jeté de bombes au phosphore, les enfants de Gaza ont adoré.

Voyez-vous je suis un charlot, mes amis des charlatans mais je les préfère aux chars tout court et  en tant que citoyen, accessoirement contribuable et défenseur de l"enseignement public et plus grave sans doute, militant et président d'une association de solidarité envers le peuple Palestinien je vous demande d'annuler purement et simplement la sanction infligée à une élève qui, de fait, ne demandait que l'application des résolutions  de l'ONU, organisme dans lequel siège la France et de fait son gouvernement dont le  ministre de l' Education Nationale.

Je vous prie, par ailleurs, de bien vouloir me confirmer par retour, les propos tenus par votre "collègue" quand aux défenseurs des droits de l'homme en Palestine car vous comprendrez que de tels propos publics ne sauraient demeurer sans droit de réponse pour le moins.

Je vous prie d'agréer Monsieur , mes salutations distinguées.

Alain Girard
Président de Valenton Palestine Solidarité
http://avps.over-blog.com/

ps:
Par simple curiosité, si cette élève avait porté non un tee-shirt mais un tatouage, je n'ose imaginer la sanction alors choisie: l'amputation peut-être ?
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 22:51
Par Fabien Fournier Posté le 20/02/2010 

Une élève de 16 ans de Villefranche-sur-Saône va être temporairement exclue de son collège pour avoir arboré un tee-shirt portant l’inscription « Palestine libre ». Un collectif se mobilise contre cette décision.


Faut-il interdire les inscriptions « Tibet libre » ou les effigies de Che Guevara à l’école ? Elève du collège Claude-Bernard à Villefranche-sur-Saône, Zeyneb ne s’attendait sans doute pas à être renvoyée à cause d’un tee-shirt qu’elle porte depuis deux ans et qui comporte la mention « Palestine Libre ».

« C’est un message de paix »

Tout commence le 28 janvier par un cours d’histoire-géo sur la Russie. L’enseignant fait une digression sur Israël dont il soutient l’extension. « Choquée, même révoltée » par ce parti pris, cette élève de 16 ans lève la main pour prendre la parole. Le prof la lui refuse. Zeyneb est militante de la cause palestinienne : il lui arrive d’accompagner sa mère Amel à des réunions du collectif caladois pour le peuple palestinien.

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Frustrée, la jeune fille se présente le lendemain en cours avec ce tee-shirt. Une façon habile d’exprimer un point de vue qui ne semble pas audible en salle de classe. « C’est un message de paix », soulignent mère et fille. Mais le prof, réputé caractériel, en fait une toute lecture, enrage et lui ordonne de cacher ce vêtement.

La collégienne fond en larmes, quitte la pièce et le collège pour rejoindre sa mère qui travaille à côté. Pendant ce temps, ne souffrant d’aucune contestation, l’enseignant aurait taxé les défenseurs de la Palestine de « charlots » et de « charlatans ». Quid de la neutralité du service public et de l’obligation de réserve des fonctionnaires ?

"Il a sa pédagogie à lui"

C’est pourtant Zeyneb qui sera convoquée le 11 février, face au proviseur et à la principale adjointe. Elle est coupable d’actes de « prosélytisme » mais est sanctionnée pour « départ d’un cours sans autorisation avec refus d’obéissance ». L’élève prétend que c’est l’enseignant qui lui a demandé de quitter la salle si elle n’obtempérait pas. Au final, elle sera exclue trois jours, les 2, 3 et 4 mars prochain. L’impétueux enseignant est défendu par sa hiérarchie qui considère simplement qu’il a « sa pédagogie à lui ».

« C’est pourtant bien lui qui aurait mérité une sanction plus que l’élève, estime Jacques-Louis Kreiss, membre du collectif. Nous avons vécu ces faits comme une injustice profonde ». Ils en appellent à écrire au proviseur du collège (claudeb69@gmail.com avec copie à : ccpp69400@yahoo. fr). « Il doit revenir sur sa décision », exhorte le collectif. Hier, l’inspection académique a décidé de rouvrir le dossier.


http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Education/Exclue-3-jours-pour-avoir-soutenu-la-Palestine-libre
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 14:50
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Une petite affaire vient empoisonner le climat des élections régionales en Bretagne. Samedi dernier, lors d’une distribution de tracts à Rennes, une altercation a opposé la tête de liste UMP Bernadette Malgorn, ancienne préfète, à un professeur de philosophie et militant PS, Houssein Ibrahim Houmed, inscrit sur la liste du parti dans la région.

Selon ce dernier, la candidate UMP serait venue le saluer, avant de lui demander… s’il était français et “s’il avait sa carte d’identité” sur lui pour le prouver. Une version confirmée par Annabelle Marie, secrétaire de la section PS de Rennes-centre.

L’information a été relayée jeudi 18 février par le PS, en une de son site national. Mais, durant le week-end, pluisieurs récits mettent en doute celui d’Houssein Ibrahim Houmed. Ouest-France cite Bernadette Malgorn : “Ce monsieur m’a apostrophé en me lançant : ‘Des gens comme vous ne veulent pas que je vote.’.” Elle lui aurait alors répondu qu’il suffisait d’avoir sa carte d’identité pour voter. Le militant PS se serait alors “lancé dans un monologue” sur le racisme et la discrimination, jusqu’à ce que, de guerre lasse, la candidate UMP ne tourne les talons. Le récit du PS serait donc faux.

Malgorn prête à “engager des poursuites”

Pour Bernadette Malgorn, il s’agit d’un “coup monté”. “Ils souhaitent me prêter une attitude agressive et discriminatoire, ce qui est faux. Apparemment, le fait que je sois candidate et propose une alternative leur pose problème, il n’y a plus de débat républicain”, explique-t-elle à L’Express.fr. Dans Le Télégramme de Brest, l’ex-préfète en rajoute une couche. Elle dit avoir été prévenue de cette manipulation par le biais d’un “des proches de ce candidat socialiste, qui nous a appelés pour dire qu’il ne voulait pas participer à un tel coup monté”.

Et de menacer : “Je pensais que cela en resterait là, mais puisque certains, au PS, semblent avoir de drôles de méthodes, je suis prête à fournir l’enregistrement de cette conversation qui apporte la preuve formelle que tout ceci n’est qu’une manipulation. Si le PS ne retire pas ces propos de son site, je me réserve le droit d’engager des poursuites.”

L’article que le PS avait consacré à l’affaire a été retiré de son site, de même que le témoignage sonore d’Houssein Ibrahim Houmed. Sur Le Post.fr, Emile Josselin, responsable des contenus Web sur le site des socialistes, explique que c’est au nom de Jean-Yves Le Drian, tête de liste PS en Bretagne, que ce retrait a eu lieu. Ce dernier a expliqué à la presse qu’il ne s’exprimerait pas sur cette affaire.

Samuel Laurent

http://regionales.blog.lemonde.fr/2010/02/22/bretagne-la-candidate-ump-victime-dune-manipulation-des-socialistes/#xtor=RSS-32280322#xtor=RSS-3208
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 13:52

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Le ton monte dans la campagne des régionales en Ile-de-France. L’UMP accuse un candidat PS du Val d’Oise d’être un "délinquant multirécidiviste" et un "repris de justice". Ali Soumaré, secrétaire de la section PS de Villiers-le-Bel a contre-attaqué en portant plainte pour diffamation. Jean-Paul Huchon a interpelé Valérie Pécresse sur la question et certains à l’UMP même se montrent gênés.

A 29 ans, Ali Soumaré n’en n’est pas à sa première couleuvre en politique. Et celle-ci est de taille. Vendredi dernier, le maire UMP de Franconville, Francis Delattre, a demandé son retrait des listes régionales socialistes dans le département en le qualifiant de “délinquant multirécidiviste chevronné” et de “repris de justice” : “cette candidature ne peut être exemplaire et elle est outrageante pour la démocratie”.
Le même Francis Delattre avait attaqué Ali Soumaré, d’origine malienne, en lâchant cette petite phrase qui avait donné le ton : “Au début, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel”.

Cette fois, la machine de guerre de l’UMP a embrayé. Axel Poniatowski, tête de liste dans le Val d’Oise s’est déclaré “outré”. Et il a enfoncé le clou, attaquant Jean-Paul Huchon, le président socialiste de la région Ile-de-France : “Cette démarche outrageante n’est pas sans rappeler la situation peu glorieuse du candidat Jean-Paul Huchon, condamné à six mois de prison avec sursis et à 60.000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêt au bénéfice de sa femme”. Et de rappeler les démêlés judiciaires d’autres candidats PS de la région, oubliant, en vieux routier de la politique, ceux de son propre camp.

Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre est venu à la rescousse, en affirmant que les accusations lancées étaient fondées sur “des documents très précis” . “Il suffit d’aller sur internet” ou “au greffe du tribunal” pour vérifier ces informations, a-t-il affirmé sur RTL, mais sans préciser sur quel site ces documents étaient consultables.
Mais à l’UMP, tous ne suivent pas le mouvement. Chantal Jouanno, la tête de liste pour Paris a déclaré qu’elle “[n’aimait] pas beaucoup” la campagne, déplorant l’agressivité de part et d’autre et prenant la défense d’Ali Soumaré. Le directeur de la campagne régionale pour l’UMP, Franck Riester, député de Seine-et-Marne, avait également rappelé à l’ordre Francis Delattre pour ses premières déclarations.

PLAINTE POUR DIFFAMATION

Face à ces accusations, Ali Soumaré va porter plainte pour diffamation, via son avocat, Me Mignard, qui défend également les familles des deux adolescents morts à Villiers-le-Bel. Au PS, certains s’interrogent d’ailleurs sur les liens entre les derniers développements de ce dossier et ces accusations qui sortent soudain. Anne Hidalgo, tête de liste à Paris, et l’eurodéputé Harlem Désir lui ont déjà apporté leur soutien.


 
   

Lors d’un débat hier soir avec Valérie Pécresse, la patronne de la liste francilienne de l’UMP, Jean-Paul Huchon a qualifié de “campagne de caniveau” ces accusations. Valérie Pécresse s’est montrée prudente : “Soit ces condamnations sont vraies et à ce moment-là, c’est choquant. Mais je ne le sais pas”, a-t-elle répondu.

Mais cette prudence est aussi pratiquée par certains au PS. François Hollande, l’ex-premier secrétaire, a déploré ces accusations “sans preuves”, tout en admettant que si elles étaient fondées “il y aurait des suites à donner” . Et Ali Soumaré n’a pas oublié que certains de ses petits camarades du PS avaient déjà, en toute “amitié”, sous-entendu que son casier judiciaire n’était pas vierge. Des accusations qui, à l’époque, étaient retombées d’elles-mêmes.

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 13:45
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Le président américain Barack Obama a l’intention de recevoir le dalaï-lama à la Maison-Blanche au cours du mois de février. Les Chinois ne veulent pas en entendre parler. Ils considèrent le dalaï-lama comme un séparatiste. Est-ce le cas ? Le dalaï-lama dit quand même qu’il ne désire pas l’indépendance du Tibet, mais tout simplement davantage d’autonomie, non ? Les Chinois sont-ils donc obstinés à ce point ?

 

Les États-Unis et l’Europe insistent souvent auprès du gouvernement chinois pour qu’il négocie avec le dalaï-lama à propos du retour de ce dernier au Tibet et d’une « réelle autonomie » pour le peuple tibétain. Depuis les années 1970 déjà, des négociations sont en cours entre Beijing et des représentants du dalaï-lama. Les dernières discussions ont eu lieu en janvier de cette année. Une fois de plus, elles tournaient autour du Mémorandum que le dalaï-lama avait fait connaître en novembre 2008. Pour le dalaï-lama, ce programme constitue la base des négociations.


Résumons les exigences de ce Mémorandum :

1. Les frontières provinciales chinoises doivent être modifiées de sorte que puisse se constituer un Grand Tibet correspondant au royaume tibétain du 8e siècle.

2. Pour protéger la culture tibétaine, on doit instaurer dans la région du Tibet un arrêt de l’immigration des autres groupes de population chinois. Les non-Tibétains, qui y habitent depuis des générations, constituent une menace pour la culture autonome.

3. Le Grand Tibet doit avoir sa propre législation, sans ingérence du gouvernement central chinois.

4. Le caractère unique de la culture et de l’identité tibétaines ne peut prospérer que sous une administration tibétaine.

5. L’enseignement de l’État dans le Grand Tibet sera remplacé par un enseignement religieux bouddhiste.

6. La première langue dans le Grand Tibet doit être le tibétain.

7. La propriété de la terre appartient à la nationalité tibétaine, qui doit pouvoir en disposer librement (la louer, la vendre).

8. La Grand Tibet doit devenir autosuffisant le plus rapidement possible ; les subsides de l’État central chinois doivent cesser afin de pouvoir garantir une réelle autonomie.

9. Le Tibet est devenu une catastrophe écologique. Les pâturages et les bois disparaissent. Jadis, les Tibétains ont toujours vécu en harmonie avec la nature. Il faut qu’il en soit ainsi à nouveau.

10. Toutes les forces de l’ordre doivent être constituées de Tibétains ethniques. (Il n’est pas spécifié s’il s’agit de la police ET de l’armée mais, dans d’autres textes, il est stipulé que l’armée nationale chinoise doit disparaître du Grand Tibet.)

11. Le gouvernement régional du Tibet doit pouvoir participer en toute indépendance à toutes les organisations internationales, sans pour cela avoir un siège aux Nations unies.


La réponse chinoise à ces 11 exigences :

1. Après la 8e siècle, la Grand Tibet n’a jamais été une entité politique. Les actuelles frontières provinciales n’ont plus bougé depuis le 18e siècle. Le territoire que réclame le dalaï-lama est deux fois plus grand que la province du Tibet et il représente un quart du territoire de la Chine. Dans le territoire revendiqué pour l’extension, divers peuples cohabitent pacifiquement. La culture tibétaine n’y est pas la seule.

2. La Chine est un État multiethnique, où il existe une protection des caractéristiques propres des minorités. Dans de nombreuses régions, il y a un mélange de minorités. Fermer les frontières internes et expulser les non-Tibétains, c’est de l’épuration ethnique.

3. Une législation spécifique existe déjà pour le Tibet, mais elle a été édictée en concertation avec le gouvernement central. L’unité du pays est une garantie pour l’autonomie tibétaine. Si l’unité du pays n’est pas garantie, il faut alors parler d’indépendance. Dans ce cas, le Tibet tomberait bien vite aux mains d’une grande puissance et il ne resterait plus rien de cette autonomie.

4. Septante pour cent des cadres politiques et des fonctionnaires au Tibet sont déjà des Tibétains, aujourd’hui. Le gouverneur et le président du Parlement régional sont des Tibétains. Trois des quatre postes les plus élevés du parti au Tibet sont aux mains des Tibétains.

5. Faire reposer l’enseignement sur le bouddhisme est en contradiction avec la constitution chinoise, qui prévoit un réseau d’enseignement unique et non religieux.

6. Dans l’intérêt de l’unité de la Chine, le Tibet a été décrété par loi zone bilingue : le tibétain et le chinois. Dans la proposition du dalaï-lama, le chinois n’est plus cité comme seconde langue possible. C’est une incitation à la lutte linguistique. Quid des millions de personnes vivant dans la région revendiquée pour l’extension du Grand Tibet et qui parlent une autre langue que le tibétain ?

7. Selon la Constitution chinoise, tous les terrains sont propriété de l’État central, ils ne sont en aucun cas des propriétés privées et ne constituent certainement pas une question ethnique.

8. Les subsides de l’État central au Tibet constituent 90 pour cent du budget régional et passent dans l’infrastructure, l’écologie, l’enseignement, le logement, les soins de santé et la lutte contre la pauvreté. L’économie tibétaine est encore en grande partie une économie de survie. Sans aide extérieure, le Tibet ne pourrait sortir de son état de sous-développement.

9. En raison de la croissance économique et sociale, de meilleures conditions de vie et d’une qualité plus élevée des soins de santé, le nombre de Tibétains au Tibet a presque triplé. Il en va de même pour le cheptel. Celui-ci exerce une pression sur les zones herbeuses vulnérables. En raison du changement climatique, le Tibet devient aussi plus chaud et plus sec. Des sommes énormes sont nécessaires pour lutter contre la désertification. Qui va les fournir ?

10. L’armée chinoise est en mesure de défendre la totalité du territoire. Le Tibet y compris. Le corps de la police, au Tibet, est déjà tibétain.

11. Les représentants tibétains peuvent avoir une place au sein des délégations chinoises, lors des rencontres internationales, dans l’intérêt de l’unité du pays.

12. La Chine demande aussi au dalaï-lama de ne pas accorder de soutien aux activités séparatistes ni d’approuver la violence au Tibet même ou contre les ambassades de la Chine à l’étranger. Jusqu’à ce jour, le dalaï-lama n’a pas acquiescé à cette demande.



Le dalaï-lama et son administration en Inde accusent le gouvernement chinois de ne pas vouloir abonder sérieusement dans le sens des exigences formulées. Le gouvernement chinois de son côté qualifie ces exigences de forme déguisée d’indépendance. Il ajoute que le dalaï-lama, à ce propos, reçoit le soutien d’une « grande puissance », sans toutefois citer nommément les États-Unis. Le gouvernement dit toutefois explicitement que « l’an dernier, le Congrès de cette grande puissance a donné 16,7 millions de dollars de soutien financier au dalaï-lama et à son entourage ». La dernière tournée de négociations de janvier 2010 n’a pas rapproché les deux camps d’un pouce.

 

Placer la Chine sous un éclairage défavorable


L’attitude des États-Unis envers le dalaï-lama et la question du Tibet est restée assez constante depuis 1949. Avant cette date, les États-Unis reconnaissaient l’intégrité territoriale de la Chine. Tibet y compris. Officiellement, c’est toujours le cas aujourd’hui, mais cela n’empêche nullement les États-Unis d’utiliser régulièrement la question du Tibet pour épingler la Chine. En avril 1949, le ministère américain des Affaires étrangères en expliquait ainsi le pourquoi : « La reconnaissance du Tibet en tant que pays indépendant n’est pas pour nous la véritable question. Ce dont il retourne, c’est de notre attitude vis-à-vis de la Chine. S’il y avait un gouvernement tibétain en exil, la politique tout indiquée des États-Unis serait de le soutenir sans reconnaître le Tibet en tant que pays indépendant. » C’est aussi ce qui s’est passé dans la réalité : le dalaï-lama a finalement pris le chemin de l’exil, on en a fait un martyre de toutes pièces, on a ainsi trouvé une sorte de bâton pour frapper la Chine aux moments où cela sert bien les intérêts américains.


Dans les années 1950 et 1960, les États-Unis ont formé, entraîné, organisé et financé la résistance armée des séparatistes tibétains. Avec l’aide du dalaï-lama et de son administration. À partir des années 1970, les États-Unis développent et financent un réseau de groupes d’appui en faveur de l’indépendance du Tibet. Motif : continuer insuffler une nouvelle vie à la propagande contre la Chine et placer la Chine sous un éclairage défavorable. Les gens qui donnent le ton, ici, c’est la Campagne international pour le Tibet avec, comme président exécutif Lodi Gyari, un religieux, représentant du dalaï-lama aux États-Unis.


Les dernières décennies, le dalaï-lama a été plusieurs fois l’invité des présidents américains. Obama entend bien remettre ça lui aussi. La Chine proteste contre la chose parce que Beijing considère le dalaï-lama comme un séparatiste. Beijing veut bien discuter avec l’homme, mais les autorités chinoises considèrent un accueil par un État étranger comme une ingérence dans leurs affaires intérieures.


Source: Infochina 

Blog de l'auteur: infortibet.skynetblogs.be

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 13:37
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Il y a peu, des journalistes économiques ont vu « les premiers signes de rétablissement ». Mais, les bourses dégringolent à nouveau. Et ensuite ?

 

 

INTERVIEW: RUBEN RAMBOER

Fin 2008, on pensait la crise actuelle comparable à celle des années 30. Depuis peu, on parle de « vive relance économique ». Et, aujourd’hui, les économistes parlent de « double creux de vague », d’une nouvelle récession à cause des dettes des États. Qu’en est-il ?

Le capitalisme a perdu le nord. En septembre 2008, éclatement de la crise des banques et du crédit, tout le système financier s’effondre. Comme en 1929, c’était le signal de départ d’une crise profonde et sans doute longue de l’économie réelle. Fin 2009, les économistes et hommes politiques annonçent une reprise :nous, nous pensions qu’elle serait de courte durée. Aujourd’hui,c’est évident; l’État a guéri le système financier et, maintenant, c’est lui qui est gravement malade. Les marchés financiers doutent que les États puissent rembourser leurs dettes et les obligent à des efforts budgétaires extrêmes qui à leur tour hypothèquent la croissance. Ils ont aussi entamé une vague de spéculation contre quelques pays comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal pour les forcer à faire des efforts budgétaires et l’Union européenne (UE), elle aussi, impose des économies pour sauver l’euro. Au total, cette grosse vague d’économies va à son tour hypothéquer la fragile reprise. Et cette crainte du « deuxième creux de la vague » deviendra peut-être réalité.


Pourquoi une crise économique a-t-elle suivi une crise financière ?

En fait, c’est l’inverse.


Comment ça ?

La cause est à chercher dans la sphère de la production. À la base de toute crise, il y a un problème de surproduction. Le capitalisme, veut toujours s’accaparer les parts de marché des concurrents en produisant à meilleur marché. Ce n’est possible qu’en comprimant les coûts de production ou avec moins de main-d’œuvre, plus de machines. Inévitablement, on coupe dans le pouvoir d’achat. Ainsi naît une contradiction entre une capacité de production en hausse et un pouvoir d’achat en baisse à l’échelle mondiale. On crée une surproduction.

Pendant un temps, le crédit et la spéculation peuvent créer une demande artificielle et camoufler la crise dans la sphère de production. Mais quand le fossé entre le rêve et réalité devient trop large, les bulles financières explosent. Ceux qui prétendent qu’il ne s’agit que d’une crise financière ne vont pas au cœur du problème. Si on considère cela à plus long terme, nous voyons qu’il y a eu surcapacité et surproduction depuis la crise économique des années 1970. Et, par conséquent, le capital entame maintenant une grande « période d’assainissement », avec une destruction massive de capacité.


À partir de la fin 2009, on croyait que l’économie sortait du gouffre. La croissance économique est même redevenue positive ?

On a fait beaucoup de bruit autour de la résurrection, mais c’est surtout du blabla visant à restaurer la confiance.

Il y a eu une légère reprise en raison des plans de relance. Partout dans le monde, les gouvernements ont injecté de l’argent dans l’économie pour stimuler la demande : 800 milliards aux États-Unis, 500 milliards en Chine, 200 milliards dans l’Union européenne. Le plan allemand des vieux fers, par exemple, a stimulé la demande d’automobiles.

Mais la plupart de ces plans arrivent à leur fin et cela n’a rien d’une vraie résurrection. Celle-ci doit venir d’une réelle augmentation de la demande de marchandises et de services. Et cette demande n’existe pas. Le chômage augmente très rapidement et le pouvoir d’achat baisse. Les paiements en souffrance augmentent. Les gens sont inquiets pour l’avenir et ils économisent.


Qu’est-ce qui rend cette crise si exceptionnelle ?

Le capitalisme fonce dans une impasse et il ne trouve pas d’issue. Dans aucun secteur, il ne pointe une réelle restauration de la demande.Le secteur industriel est dans l’impasse : pas de nouveaux investissements, mais des restructurations et des licenciements, ce qui fait encore baisse le pouvoir d’achat de la population. Pendant un temps, la crise a été compensée grâce à l’emplâtre du chômage économique, mais, maintenant, nous en sommes vraiment à la phase de l’amputation. Dans le monde entier, on voit les grands monopoles utiliser la crise pour « assainir ». Le superflu doit disparaître pour pouvoir repartir avec un appareil dégraissé mais rentable. Les licenciements tombent non seulement dans les entreprises déficitaires, mais aussi dans les bénéficiaires, comme AB InBev ou encore DHL à l’aéroport. Entre faillites et reprises, les plus faibles disparaissent et les plus forts se renforcent.

Le secteur du crédit lèche ses plaies et veut accroître encore ses bénéfices. Les difficultés d’une partie de l’industrie menacent à leur tour les banques car les entreprises en faillite ne remboursent pas leurs dettes. De ce fait, les banques sont très avares dans leur crédit à l’industrie. Et, vu les dettes des gouvernements, on ne doit pas s’attendre à plus de largesse de ce côté-là.


Le capitalisme cherche de nouveaux débouchés pour croître à nouveau. L’économie verte ne peut-elle devenir le moteur d’une reprise réelle de la demande ?

C’est le deus ex machina actuellement : l’économie verte comme solution à la crise écologique et économique. À peu près tous les partis politiques, ainsi que les institutions internationales comme les Nations unies, se passionnent pour le Green Deal : donner un coup de pouce au capital afin qu’il produise durable et vert et, du coup, l’économie déniche une nouvelle locomotive. Mais c’est loin d’être aussi simple que ça.


Pourquoi pas ?

Personne ne niera que le passage à une économie durable et pauvre en carbone comporte un bouleversement phénoménal du mode de production. Pour réduire les émissions de CO2 de 30 à 40 % en 2020 et de 95 % en 2050, une réorientation gigantesque de l’économie est nécessaire. Ce sont des perspectives pour une relance, mais il ne faut rien exagérer.

Jusqu’à présent, l’emploi dans l’industrie verte est limité. L’éco-industrie et les éco-services représentent 2,2 % du PIB des 25 pays de l’Union européenne (UE). Les emplois verts sont souvent simplement le remplacement d’emplois disparus dans d’autres secteurs. Le syndicat européen a fait une étude et prévoit, par l’éco-industrie, une croissance de l’emploi de 1 à 2 %.


L’écologique, ça rapporte ?

Jouets, shampooing, panneaux solaires… Ce que produit le capitaliste et comment il le produit dépend des possibilités de profit. Le capitaliste se fout des problèmes climatiques de l’avenir. Ce qui l’intéresse, c’est le profit maintenant. Bien sûr, certains se rendent compte qu’en prenant des risques, ils s’accapareront peut-être le marché demain. Ainsi, on assiste à un certain rush du capital vers les « niches » du capitalisme vert : éoliennes, cellules solaires, voiture électrique, instruments en vue d’économiser l’énergie.

Mais sur le plan écologique, on reste loin en dessous des possibilités et besoins, car la chasse au profit est parfois un stimulant, mais peut aussi être un frein. Les inventions technologiques sont aux mains de monopoles privés et les brevets, cachés aux concurrents. La question n’est donc abordée de façon globale et efficace. Si le capital lorgne en direction de nouvelles sources d’énergie, il ne choisit pas la plus respectueuse de l’environnement, mais la plus rentable. Aujourd’hui, on reactive des centrales au charbon, vraiment très polluantes, avec la promesse que le CO2 sera stocké dans le sous-sol. Autre exemple, l’exploitation d’énormes gisements de sable bitumeux au Canada, lesquels constituent une très lourde surcharge pour l’environnement.

L’économie verte durable est très risquée pour le capital privé et, sans soutien de l’État, moins rentable que l’économie polluante. Si on ne compte que sur le capital privé pour effectuer le passage, ce passage ne se fera alors qu’au compte-gouttes.


L’État ne doit-il pas encourager d’urgence l’économie verte ?

Dans le monde entier, c’est ce que l’État essaie de faire. La stratégie 2020 de l’UE et des plans fédéraux et régionaux belges aussi. Sous la menace des catastrophes climatiques, de grosses montants des impôts seront transférés vers le capital privé. Une approche erronée car les émissions de CO2 réclame une approche globale et planifiée et ne doit donc surtout pas être géré par les lois du marché et du profit.

D’après les Nations unies, c’est en Chine qu’on trouve l’approche la plus cohérente des problèmes environnementaux. L’emprise de l’État socialiste sur les investissements verts n’y est pas étrangère. Ici, le capital décide presque seul des investissements. Les entreprises ne font du vert que lorsque ça rapporte gros et qu’elles en ont envie. Et encore, elles le font alors l’une à côté de l’autre au lieu de le faire de concert. On peut difficilement parler de cohésion.


Environnement et emploi ne vont pas toujours main dans la main. Des normes environnementales ne sont-elles pas un danger pour le secteur pétrochimique en Flandre et la sidérurgie en Wallonie ?

Lors du sommet de Copenhague, les patrons du secteur pétrochimique flamand ont sorti un manifeste disant que des normes sévères seraient une ruine pour la chimie, le port et l’économie flamande. Ils font du lobbying pour maintenir les normes des émissions le plus bas possible et avoir des réglementations les plus souples. Souvent, ils agitent la menaces de l’emploi. Mais les deux peuvent aller de pair. Une économie pauvre en carbone est parfaitement possible sur le plan technologique. Ce n’est pas un problème technique mais un problème de société. Si on laisse la reconversion au privé, cela ira de pair avec des licenciements, des fermetures et des délocalisations vers des régions où les entreprises pourront encore polluer.

Dans une approche dirigée par l’État, chaque secteur devrait fournir sa quote-part nécessaire. Progressivement, on pourrait évoluer vers une économie durable. Dans ce cas, il faudra bien la planifier et investir dans des entreprises publiques, dans l’éco-secteur et l’énergie. Au lieu de cela, on s’imagine avoir découvert l’œuf de Colomb : le commerce de CO2.


Concernant le climat, on voit aussi le marché comme LA solution ?

Ce commerce des droits d’émission est l’ultime preuve qu’on refile le problème climatique aux mains du marché. Comment cela fonctionne-t-il ? Les États reçoivent des droits d’émission qu’ils ventilent entre leurs industries les plus polluantes. Une aciérie qui a plus rejet qu’elle n’en a le droit peut faire deux choses : assainir ou acheter des droits d’émission auprès d’entreprises qui se situent sous la norme des rejets. Ainsi naît un marché des droits d’émission de CO2, dont le prix est déterminé par l’offre et la demande sur le marché. Pour l’instant, ce prix est très bas car la crise et la production plus faible créent un excédent de droits sur le marché. Les industries très polluantes accèdent ainsi aux droits à très bas prix et peuvent donc continuer à cracher leur CO2 en toute quiétude. C’est bel et bien un frein à une réduction planifiée des rejets.

Ce commerce déplace également le problème car il y s’étend aux pays en voie de développement. On peut aider à limiter les émissions là-bas – ce qui coûte moins – et recevoir en échange des droits d’émission. Et je ne parle pas des phénomènes pervers propres à de nombreux marchés. Et tout cela au détriment d’un problème grave : le réchauffement climatique.


De quels phénomènes pervers voulez-vous parler ?

La spéculation, par exemple. Le commerce des certificats carbone se mue en nouveau marché financier. Les certificats carbone sont comme des actions sur lesquelles on peut spéculer. Certains disent que ça va devenir la nouvelle bulle de savon, que ces certificats vont devenir les nouveaux crédits camelote. Le marché du carbone s’élevait à 125 milliards de dollars en 2008 et l’on prévoierait 3 000 milliards de dollars d’ici 2020.


Les marxistes pensent que le capitalisme est en train de sombrer suite à ses propres contradictions. Toutes ces crises sont-elles un signe fatidique ?

Attention, le capitalisme ne va pas s’effondrer tout seul ! La crise va laisser de lourdes traces et une période de grande incertitude nous attend car les différentes crises se renforcent l’une l’autre : financière, économique, climatique, énergétique, démographique. Ce n’est pas parce qu’il y a crise qu’il ne pourra plus y avoir de périodes de reprise. Le capitalisme cherche toujours des issues, même si, pour cela, des guerres sont nécessaires.

Les rapports de force dans le monde ont changé. La suprématie des États-Unis en a pris un coup, le dollar titube, il y a une redistribution du pouvoir à l’échelle mondiale. Nous l’avons également vu nettement au sommet de Copenhague où la Chine, l’Amérique latine et l’Afrique se sont rebiffées et ne se sont pas soumises à l’agenda de l’Occident. L’évolution de ce changement contribue également à déterminer l’issue de la crise.

C’est la force des travailleurs qui détermine l’avenir de ce système. Un signe d’espoir, en ce sens, c’est que la prise de conscience que ce système doit disparaître et faire place à une économie planifiée. Car, où que l’on se tourne, on voit clairement maintenant les ravages de la chasse au profit, le noyau même du capitalisme.



 

2nde interview

« La baisse des prix montre l’ampleur de la crise »
 
Les gens sont inquiets pour leur emploi. En Belgique, en janvier, plus de 200 000 personnes sont en chômage économique. Cela représente un triplement des chiffres en quelques mois.

La crise économique que nous connaissons est-elle plus grave que celle de 1929 ? Va-t-elle passer en 2009 ? Qu’en est-il ? Petite déprime ou grande dépression ?

Si Leterme a dit qu’il s’agissait de la crise la plus grave depuis un siècle, qui sommes-nous pour le contredire ? Il s’agit en effet d’une crise très sérieuse et selon moi, nous n’en sommes qu’au début.


Pourtant, Bruno Colmant, directeur de la Bourse de Bruxelles a déclaré que « la Bourse ne s’effondre jamais deux années de suite et que par conséquent nous connaîtrons un regain de croissance. »

Eh bien, il essaie seulement de leurrer les gens. On compare souvent la crise actuelle à celle des années 30. À l’époque, la Bourse venait d’atteindre le niveau qu’elle avait atteint vingt ans plus tôt, c’est-à-dire après la guerre mondiale et une longue dépression. Le président du Fonds Monétaire International (FMI), le Français Dominique Strauss-Kahn, a également déclaré que 2009 pourrait être pire que 2008. 
    La tempête qui s’est abattue sur le monde financier est loin d’être terminée. En septembre 2008, nous avons connu la première vague. Les États se sont portés au secours des banques à coup de milliards d’euros et de dollars pour éviter que l’ensemble du système financier international ne s’effondre. En fait, c’était simplement postposer le problème car tôt ou tard, il faudra bien que quelqu’un paie. 
    Il est très probable que nous connaissions un second crash financier puisque la majeure partie des crédits douteux sur lesquels la Bourse s’est enlisée sont toujours dans les sociétés d’investissements, les fonds à effet de levier et les fonds d’épargne-pension et qu’ils réagiront avec un décalage par rapport au secteur bancaire. Certains prédisent ce nouveau crash pour février ou mars. Mais le plus important c’est que cette fois la crise touchera également l’économie réelle.


C’est donc loin d’être fini…

Tout indique que nous ne sommes qu’au début d’une spirale descendante qui est, pour l’instant, impossible à arrêter. Le point le plus bas de la crise de surproduction (voir explication) approche. 
    Pour la première fois depuis les années 30, on s’attend dans les économies occidentales à une chute du produit intérieur brut (PIB, la valeur totale des biens et services produits dans un pays, ndlr). On peut le voir à la surproduction et à l’effondrement de la demande qui touchent un nombre de secteurs de plus en plus grand. 
    Dans le secteur automobile, par exemple, les trois géants américains Ford, Chrysler et General Motors sont au plus mal. C’est l’État qui les maintient debout. Aujourd’hui, certaines marques automobiles offrent même à l’achat d’une grosse voiture un second véhicule gratuit. Preuve flagrante de la surproduction et de la forte diminution de la demande.
    On peut également le voir à la montée du chômage. En Belgique, au mois de janvier, plus de 200 000 personnes se sont retrouvées au chômage économique. Toutes les régions et tous les secteurs sont touchés, c’est un phénomène que l’on n’avait plus connu depuis longtemps.
    On note en outre une forte chute des prix de l’immobilier, des matières premières, de l’essence et de quelques produits alimentaires.

Cette diminution des prix n’est-elle pas une bonne chose pour le pouvoir d’achat et un signe de reprise économique ?

Cela prouve surtout combien cette crise est profonde. Lorsque l’économie tourne bien, c’est la surchauffe et les prix grimpent. Lorsque l’économie tourne mal, c’est l’inverse. La demande dégringole et les entreprises tentent d’écouler leurs produits en diminuant leurs prix. Cela s’est aussi produit dans les années 30. Les baisses de prix sont un soulagement temporaire pour certaines personnes mais cela ne signifie aucunement que les problèmes sont résolus puisque le chômage augmente. Le problème du pouvoir d’achat subsiste donc.

On dit souvent que les employeurs utilisent la crise comme prétexte pour procéder à des restructurations ou des licenciements collectifs prévus depuis longtemps.

C’est vrai. Le patronat profite de toute situation pour en tirer des avantages. Lors des négociations de l’accord interprofessionnel (AIP) on a pu voir que la crise a servi de prétexte pour modérer la lutte pour l’augmentation du pouvoir d’achat et limiter les exigences salariales. A la KBC, on a dit au personnel : « Si nous vous offrons la sécurité d’emploi, il vous faudra renoncer à tous les avantages extralégaux qui vous ont été octroyés au cours des années précédentes. » La crise devient donc un moyen de chantage pour attaquer les acquis des travailleurs. Dans pareil contexte, la prudence est de mise, nous ne pouvons laisser les patrons mettre tout sur le dos de la crise. La question qui se pose est de savoir qui va payer la crise. Ce qui est certain c’est que le patronat ne reculera devant rien pour faire payer cette crise aux travailleurs.

Source: Solidaire
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 13:30

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Une mesure exceptionnelle prise par le Président Rafael Correa en solidarité avec Haïti après le tremblement de terre

 

mercredi 10 février 2010,

Radio Kiskeya


Le gouvernement équatorien s’apprête à régulariser la situation de quelque 500 sans-papiers haïtiens, en vertu de "l’aministie migratoire" décrétée par le Président Rafael Correa en faveur des compatriotes vivant dans la clandestinité en territoire équatorien, au lendemain du tremblement de terre qui a cruellement frappé Haïti le 12 janvier dernier.

Selon la presse locale, le vice-ministre des affaires consulaires, Leonardo Carriòn, a confirmé l’adoption d’une "procédure extraordinaire" en vue d’accorder un statut aux haïtiens établis illégalement en Equateur.

La période de régularisation court jusqu’au 30 juin.

"Il s’agit d’une procédure simple qui va être annoncée publiquement mercredi prochain parce qu’actuellement nous sommes en train de finaliser tous les détails avant d’informer la communauté", a fait savoir M. Carriòn. Il précise que toutes les personnes de nationalité haïtienne arrivées sur le sol équatorien avant le 31 janvier pourront obtenir un "visa non immigrant valide pour cinq ans".

L’aministie migratoire permettra également le regroupement des familles avec des facilités de voyage prévues pour les pères, mères, enfants et conjoints des bénéficiaires de cette mesure humanitaire.

Le Président Rafael Correa avait annoncé mardi en présence de son homologue haïtien, René Préval, l’entrée en vigueur de l’aministie à l’issue d’une réunion extraordinaire de l’Union des nations sud-américaines tenue à Quito sur la situation en Haïti.

Un fonds de 300 millions de dollars destiné à couvrir les besoins humanitaires et à contribuer à la reconstruction du pays a été créé. spp/Radio Kiskeya

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 13:26
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Le parti communiste révolutionnaire de Côte d'Ivoire (Pcrci) a exprimé, hier, son soutien aux mouvements de protestation enclenchés par l'opposition. Il a invité celle-ci à accentuer la pression sur le pouvoir. A l'occasion de la conférence de presse qu'il a animée au siège du parti sis à Williamsville, son secrétaire général, Achy Ekissi, a soutenu que la Côte d'Ivoire ne pourra sortir de la crise que grâce à des « mouvements populaires ». « La seule issue qui peut garantir le bien-être des masses populaires, déboucher sur des élections démocratiques et souveraines, c'est la révolution, c'est le triomphe d'un pouvoir populaire », a argumenté Achy. Les communistes ont dénoncé la dissolution de la commission électorale et du gouvernement. Y voyant une volonté de Laurent Gbagbo de récupérer le processus en vue d'organiser la fraude. Selon Achy, l'article 48 sur lequel s'appuie la décision du président de la République a été « abusivement utilisé ». Et d'ajouter : « L'utilisation par les pouvoirs passés d'articles, ancêtres de l'abominable article 48, est autant condamnable et ne saurait justifier les décisions antidémocratiques actuelles de Laurent Gbagbo ». C'est pourquoi, le Pcrci demande « l'abrogation de la Constitution antidémocratique en vigueur et l'adoption d'une nouvelle Constitution».

Bamba K Inza

http://news.abidjan.net/h/357419.html?n=357419
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Published by valenton rouge - dans Monde
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