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 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 13:23

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PARIS — La tête de liste du Front de Gauche (FG) en Ile-de-France, Pierre Laurent, a détaillé mardi ses "10 priorités pour la région", estimant que son programme est "parfaitement applicable par une majorité de gauche", excluant une union avec le Modem.

C'est un "vrai projet" mené par une "gauche combative" qui "s'engage avec audace" pour "le développement d'une région et d'une métropole solidaires", a déclaré M. Laurent lors d'une conférence de presse.

Le FG - Parti communiste français (PCF), Parti de Gauche (PG), Gauche unitaire - a rappelé qu'il ne serait pas question de participer à un exécutif où le MoDem serait présent. Pour le Parti socialiste, au soir du premier tour, "il y aura un choix à faire: ce sera le MoDem ou nous", a martelé le chef de file FG à Paris Eric Coquerel (PG), alors que les listes d'Alain Dolium (MoDem) et Pierre Laurent sont à égalité à 5% des intentions de vote en Ile-de-France (sondage Opinionway-Fiducial).

Le Front tire un "bilan absolument pas négatif" de la majorité sortante à laquelle le PCF a participé, mais reconnaît des "échecs" car "trop souvent sa gestion a accompagné les décisions d'un système économique inique, sans vraiment entrer en résistance pour les mettre en échec".

Parmi les 10 priorités du Front de gauche et sa liste, "100% mouvement social", figurent les transports, avec un "Pass UniGo" à tarif unique, la gratuité pour de nouvelles catégories de chômeurs, les précaires et les jeunes.

Le FG a l'ambition de tripler les moyens consacrés au logement "avec l'objectif de 100.000 nouveaux logements écologiques par an, dont 50.000 logements sociaux". Les aides régionales aux communes seront suspendues en cas de non respect de la loi SRU (20% de logements sociaux).

M. Laurent compte aussi "développer un fonds régional pour l'emploi et la formation" et promouvoir l'école publique par l'arrêt des subventions attribuées aux établissements privés.

Concernant la santé, il demande un "moratoire des actuelles restructurations hospitalières" et des assises de la santé en IdF.

Le FG compte mettre en place un plan de renforcement de l'accueil de la petite enfance qui pourrait créer, "à terme, 15.000 emplois".

Il souhaite également un "plan d'urgence pour rattraper le retard d'implantation des services publics dans les quartiers populaires", le doublement du budget régional de la culture et l'augmentation des fonds alloués aux projet de coopération et de solidarité internationale.

Côté financement, le FG propose un engagement plus important de l'Etat, un grand emprunt régional et une "responsabilité renforcée" des entreprises.
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 13:20

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Plus de 87 % des militants du Parti communiste du pays de Morlaix soutiennent le Front breton de gauche aux Régionales.

Les militants communistes du pays de Morlaix étaient réunis vendredi, afin de décider de leur position face à « la situation inédite » que constitue la présence de candidats communistes sur deux listes lors des prochaines élections régionales.

Cette situation est la conséquence de la décision prise, « dans des conditions très fortement contestées dans différentes sections », souligne la section morlaisienne, de la présence de communistes dès le premier tour sur la liste du Parti socialiste (4 sur 27 dans le Finistère). « Ce choix tourne le dos à l'orientation de prolonger et d'élargir la stratégie du Front de Gauche initiée lors des élections européennes, décidée à près de 80 % par la direction nationale du PCF », notent les communistes morlaisiens.

C'est ce qui a conduit des militants communistes, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire, la FASE, les Alternatifs, République et Socialisme, le M'PEP et le Mouvement Rouge et Vert 35 à constituer une liste du Front breton de gauche. Cette liste est conduite par Gérard Perron, maire d'Hennebont, au niveau régional, et par Véronique Blanchet, maire adjoint de Pont-l'Abbé, dans le Finistère. « L'union de toutes les forces de Gauche et écologiques, à l'exclusion du Modem évidemment, se faisant au second tour pour empêcher la droite de reconquérir la région », annonce la section du pays de Morlaix.

Après un long débat, les militants de la section du pays de Morlaix ont décidé à 87,5 % de soutenir la liste du Front breton de gauche, 4,17 % pour la présence sur la liste PS et 8,33 % s'abstenant. « La section fera donc campagne pour la liste du Front breton de gauche. Chaque militant étant libre de son engagement », précise Alain David, au nom de la section locale.
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 13:12
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(Libre antenne 15/02/2010)

S’il y a bien un dirigeant a su exprimer son sens aigu des rapports de force par des images percutantes, restées dans la mémoire collective, c’est Mao Tsé-toung. Nous empruntons ici, une de ses célèbres citations pour annoncer notre propos : « la politique est une guerre sans effusion de sang, et la guerre une politique avec effusion de sang ». Les guerres enregistrées sur le continent africain sont devenues une politique des pays occidentaux pour profiter des richesses du continent. Cette façon de faire semble officielle tant elle est représentative de la position commune des occidentaux. Nous avons jusqu’ici dans nos productions, essayé de rendre compte de la complexité du « réel africain », pour parler ainsi. Cela n’a jamais été simple car il arrive qu’il faille dépouiller nos absolus les uns après les autres afin de fournir une réflexion féconde. C’est avec cette même rigueur dans l’établissement des faits et l’objectivité de l’analyse, que nous traitons cet autre thème, non moins important, des guerres mercantilistes en Afrique. Un tel sujet, pour le décrypter, mérite qu’on définisse au préalable quelques concepts fondamentaux, comme le mercantilisme et les guerres mercantilistes. En premier lieu, tel sera notre préoccupation. Une fois le lecteur éclairé sur ces mots clés, il s’agira dans un second lieu, de montrer avec quelques illustrations, comment les pays occidentaux fabriquent des guerres pour piller le continent africain, déjà fragilisé depuis le partage de Berlin, en 1885. Une fois les faits établis, l’analyse faite, il restera dans un troisième lieu, de tirer les leçons de ces sales guerres imposées au continent.

Une approche définitionnelle des guerres mercantilistes

Le mercantilisme est une conception de l'économie qui prévaut entre le 16e siècle et le milieu du 18e siècle en Europe. La pensée mercantiliste couvre trois siècles, au cours desquelles la référence philosophique sera Machiavel, relayé ensuite par Morus et Campanella. A cette époque, les questions économiques se distinguent très mal des questions financières. Les penseurs mercantilistes prônent le développement économique par l'enrichissement des nations au moyen du commerce extérieur qui permet de dégager un excédent de la balance commerciale grâce à l'investissement dans des activités économiques à rendement croissant, comme l'avait identifié l'économiste italien Antonio Serra dès 1613.

Globalement, l’objet de la pensée mercantiliste reste la conquête et le maintien du pouvoir. Il revient donc à l’Etat de jouer un rôle primordial dans le développement de la richesse nationale, en adoptant des politiques multiples car la doctrine est loin d’être homogène. Elle s’identifie d’abor au bullionisme en Espagne et en Italie, pour se confondre ensuite avec l’industrialisation étatique en France, pour se terminer enfin, financière et monétaire en Grande-Bretagne. Le mercantilisme français ou le colbertisme, du nom de Jean-Baptiste Colbert, contrôleur général des finances de Louis XIV, lui, est plus tourné vers l’industrialisation. Le colbertisme peut se résumer en une simple phrase : tout par et pour la métropole. Une des principales caractéristiques du colbertisme est le développement extrêmement contrôlé des colonies entièrement dépendantes de la métropole. Il s’ensuit qu’une « guerre mercantiliste » est une politique sanglante menée, le plus souvent par les occidentaux, pour enrichir leurs pays, leurs peuples. En clair, ce sont donc des guerres créées artificiellement pour piller les ressources minières, pétrolières des pays pauvres, en général et du continent africain en particulier.

L’Afrique, la terre des guerres d’intérêts

Les médias occidentaux ont tendance à dépeindre l’Afrique et ses guerres en fonction des tribus et des conflits entre les groupes ethniques différents. Et pourtant, la quasi-totalité des guerres du continent est l’œuvre de certaines multinationales, le plus souvent soutenues par leurs pays. Il est plus facile d’accéder aux ressources d’un pays quand son économie est déstabilisée, c’est l’unique méthode que les occidentaux ont utilisé jusqu’à présent en Afrique. Si le développement de l’Afrique tarde à décoller, c’est justement à cause de ce cercle vicieux. Montchrétien affirmait : « Nul ne gagne si un autre perd ».

Selon le professeur Ibrahima Boiro, directeur du Centre d'études et de recherche en environnement (CERE) de l'université de Conakry, la Guinée possède 500 tonnes de réserves en or et 30 millions de carats de diamant, alors que "les populations locales continuent de croupir dans la misère". La Guinée possède également de la bauxite, dont elle est le deuxième exportateur mondial derrière l’Australie, ce pays reste pourtant l'un des plus pauvres du continent.

Si Sékou Touré s'était brouillé avec De Gaulle lors de l'indépendance dans les années 1960, Giscard d'Estaing renoua les relations diplomatiques et surtout économiques avec le dictateur guinéen jusqu'à sa mort en 1984. Les attitudes machiavéliques de Sékou Touré, ne gênaient nullement la France ni les profits des trusts français, comme ceux de Péchiney qui à l'époque exploitait la bauxite. La même France a soutenu Lansana Conté, qui exerça un pouvoir sans partage de 1984 à 2008.

Les différents gouvernements français n'ont eu de cesse de protéger les intérêts des multinationales présentes dans le pays, dans le secteur pétrolier et gazier (Total), le secteur bancaire (BNP Paribas, Société Générale), les transports, la construction (Vinci), la gestion aéroportuaire (Adp), les télécommunications (Orange), sans oublier le groupe Bolloré.



Que dire du Niger ? Le 5 janvier dernier 2009, Areva obtenait du Niger le droit d'exploiter la mine géante d'Imouraren, non loin d'Arlit après un accord négocié durant des mois. Pour la signature de ces accords, il suffit pour les occidentaux, lorsqu’il s’agit des pays africains, de créer une rébellion et jouer le médiateur. De la sorte, on affaiblit le gouvernement pour l’obliger à signer un contrat au rabais. La guérilla touareg, réclamant une répartition plus juste des revenus du secteur minier, qui a repris les armes en 2007, avant la signature de ce contrat, reste suspecte. On retiendra que le Niger pourra vendre sur le marché international quelques 900 tonnes d'uranate. Par ailleurs, les prix vont être désormais libellés en dollars US et non plus en CFA. L'augmentation du prix qui fait monter à 65000 FCFA le kilogramme d'uranium, engendrera des retombées financières de 87 milliards en 2008 et 100 milliards en 2009. Toujours est-il que le Niger est l'un des plus pauvres de la planète, en dépit de son rang de deuxième producteur d'uranium au monde derrière le Canada.

On se souvient du cas angolais où la guerre la plus longue a pris officiellement fin le 4 avril 2002 quand les deux belligérants dans la guerre civile en Angola ont signé un traité de paix pour mettre fin à un conflit de 27 ans qui a commencé lors de l'accession à l'indépendance du pays en 1975.

La bataille pour Huambo, entre les forces du parti au pouvoir, le MPLA (Mouvement Populaire pour la Libération de l'Angola - appuyé par l'Union soviétique et Cuba) et les rebelles de l'UNITA (Union Nationale pour l'Indépendance Totale de l'Angola - soutenu par les États-Unis et l'Afrique du Sud) a été une des plus féroces de la longue guerre. Cette guerre qui a dévasté le pays et qui a tué un demi-million de personnes, peut être présentée comme le résultat malheureux de la rivalité causée par la guerre froide entre deux superpuissances ou comme l'expression de problèmes inhérents à l'Afrique. Et tout ceci, à cause du pétrole angolais. L’or noir représente 60 % du produit intérieur brut, 90 % des recettes d’exportations et 83 % de celles de l’Etat.

La guérilla qui déchire l’est du Congo se déroule au Kivu. Pour mettre la main sur les minerais précieux de cette province, il est aujourd’hui avéré que des entreprises occidentales ont bel et bien participé au financement des groupes armés.
« On connaît très bien les sociétés qui profitent du pillage du Kivu, en particulier du coltan, l’un des minerais les plus recherchés….« Il y a un embargo moral sur le commerce du coltan au Congo dont on sait pertinemment qu’il est pillé et transite par le Rwanda, le pays entrepôt. Puis la production est envoyée au Kazakhstan, en Thaïlande et au Japon. Ensuite, ces pays renvoient le coltan vers des raffineurs occidentaux, comme l'américain Cabot Corporation et l'allemand HC Starck qui raffinent 80% de la production mondiale de coltan. Or, le PDG de Cabot corporation, Samuel Bodman, était le vice secrétaire au commerce de George W. Bush jusqu’en 2003 ! Autant dire que le soutien des Etats-Unis au Rwanda n’est pas totalement désintéressé », explique Alain Bischoff, consultant pour l’Afrique Centrale et auteur d'une étude géopolitique sur le Congo de 1997 à 2007.



La Somalie avait tout pour réussir : une situation géographique avantageuse, du pétrole, des minerais et, fait plutôt rare en Afrique, une seule religion et une seule langue pour tout le territoire. La Somalie aurait pu être une grande puissance de la région. Mais la réalité est toute différente : famine, guerres, pillages, pirates, attentats… Comment ce pays a-t-il sombré? Pourquoi n’y a-t-il pas de gouvernement somalien depuis presque vingt ans? Quels scandales se cachent derrière ces pirates qui détournent les navires? Les puissances impérialistes ont appliqué en Somalie une théorie du chaos.

Les profiteurs de ces guerres mercantilistes

Il ne faut pas chercher pendant longtemps, pour trouver les bénéficiaires des guerres mercantilistes en Afrique. Le premier est l’ancienne puissance coloniale, celle à qui on a remis la tutelle du pays africain lors de son dépeçage à Berlin, en 1885. Les deux autres sont constitués de multinationales de la puissance coloniale et de l’élite corrompue des pays africains. Cette élite que Celso Furtado a appelé, « bourgeoisie compradore », c’est-à-dire, cette élite nationale qui gère les intérêts économiques de l'étranger et/ou qui tire son pouvoir de ses liens avec le capital étranger. Finalement, on voit très aisément que les pays africains sont gérés par une sorte de triumvirat. Les élites africaines, trouvent ainsi leur compte dans la reproduction aggravée de la dépendance/domination et dans le statut rentier des États africains. Car c’est pour le contrôle de cette rente versée même en temps de guerre et la conservation de certaines positions privilégiées impérialistes que sont organisées des élections frauduleuses et les nouveaux coups d’État militaires (Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Niger) et que sont menées des guerres dites identitaires (ethniques, religieuses...) entre fractions néocoloniales locales (Angola, Congo, Côte d’Ivoire, Niger, Soudan) . Ces élites, qui au-delà du statut de rentiers, s’associent aux firmes multinationales, en établissant parfois des fiefs de pillage et d’exportation des ressources minières par des seigneurs de guerre, gouvernementaux et rebelles. Les occidentaux ont compris que la guerre rapporte plus d'argent que la paix, c'est pour cela que toute la littérature de leur part sur la paix n'est que pure escroquerie intellectuelle, puisque l'argent est au centre de leur existence. Il est temps de jeter un véritable pavé dans la mare de ce terrifiant consensus.









L’indépendance de l’Afrique passe par la réappropriation de ses ressources

Nous venons de montrer par des exemples concrets que les intérêts occidentaux grippent le processus de démocratisation et de développement du continent africain. Les exemples sont nombreux en Afrique où l'instabilité est créée et entretenue par l'Occident, avec la complicité des dirigeants, pour maintenir le continent dans son giron. Il y a même une certaine jouissance, une dose d’appétence, des occidentaux, à voir le peuple noir dans la souffrance. Mais une fois qu’on a dit cela, on dira que le diagnostic est bon. Toutefois, l’œuvre sera incomplète si des pistes de solution ne sont pas données. Comment donc sortir de l’ornière dans laquelle se trouve le continent africain ? Épineuse et brulante question, car c’est bien là que peinent les africains. Jamais la liberté n’est venue de l’oppresseur, elle est insufflée tel un ouragan par l’opprimé. D’ailleurs, les occidentaux, eux-mêmes, savent que la misère est le terreau du terrorisme et que les multinationales qui dépècent le continent africain ne rendent pas service, à terme, à leurs pays. Me dira-ton que le capitalisme marche avec une moralité à rebours ! L’initiative doit donc venir des africains et non des occidentaux. L’Afrique change, les africains doivent l’être également. La mutabilité de la conscience noire en général et en particulier africaine en particulier, reste à peine discernable dans la conscience occidentale. Et pourtant, l’Afrique est un continent en mouvement. Point n’est besoin d’être un féru de politique internationale, pour le savoir.

Les africains doivent se battre sans état d’âme, pour faire profiter à leurs populations, les fabuleuses richesses pillées par les multinationales occidentales. Et dans cette lutte, aucun sujet ne sera plus galvaudé dans cette quête de la liberté. En vérité, l’homme naît avec toute l’ambivalence qui le caractérise et c’est la vie qu’il rencontre qui oriente, canalise, et détermine ses choix, non pas une fois pour toute, mais jour après jour. C’est ce que semble dire Mao Tsé-toung, en ces termes : L'existence sociale des hommes détermine leur pensée…… et la vérité doit s'inspirer de la pratique. C'est par la pratique que l'on conçoit la vérité. Il faut corriger la vérité d'après la pratique.



Mais dans ce combat, nous devons combattre non seulement les pilleurs occidentaux mais également nos propres frères (présidents, gouvernements, hauts fonctionnaires) qui s’enrichissent illicitement avec l’argent du contribuable. Ces derniers sont les premiers « démons » à terrasser avant de s’attaquer à ceux de l’extérieur.



Dieu bénisse notre lutte !

Séraphin PRAO

Dr en économie monétaire

Président du MLAN

http://www.africatime.com/rwanda/nouvelle.asp?no_nouvelle=509028&no_categorie=
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 12:59
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Emmené par des militaires, le président du Niger, Mamadou Tandja a été l’objet d’une tentative de coup d’Etat. A l’issue du Conseil des Ministres, des militaires de la garde présidentielle se sont emparés de lui et de plusieurs personnalités.
Ce dénouement violent est le point culminant d’une crise de longue durée : alors qu’il avait déjà accompli deux mandats, le président Mamadou Tandja, un militaire au pouvoir depuis dix ans et qui aurait du se retirer en décembre 2009, avait organisé en août 2009 un referendum constitutionnel l’autorisant à demeurer à la tête du pays durant trois nouvelles années au moins, au grand dam de l’opposition qui dénonça un «coup d’Etat institutionnel ». Une partie de l’armée désapprouvait également cette prolongation du mandat.
En fait, c’est depuis 1974 que Mamadou Tandja, né en 1938, se trouve aux premiers rangs de la politique : en avril 1974, il participe au renversement du président Hamani Diori sur fond de sécheresse et de famine, et soutient le régime du général Seyni Kountché, qui apporte une certaine stabilité au pays.
Après avoir été ministre de l’Intérieur, où il est confronté à la rébellion des Touaregs, Mamadou Tandja accède à la présidence en 1999 et il est réélu avec 65% des voix en 2004.
Tout au long de ses années de pouvoir, Mamadou Tandja aura été confronté à deux questions intimement liées : l’exploitation de l’uranium et la révolte des Touaregs.
L’uranium, dont le Niger est le troisième producteur mondial, avec 3.300 tonnes par an, représente à la fois une richesse potentielle et un malheur immédiat. Alors que le Niger figure à la 174eme place sur la liste des 177 pays les plus pauvres du monde, l’exploitation de l’uranium fut longtemps le monopole du groupe nucléaire français Areva. Cette société est régulièrement critiquée pour avoir contaminé les nappes phréatiques, entreposé à l’air libre des déchets radioactifs ou les avoir utilisés pour construire des routes. Cette destruction du milieu a porté atteinte aux activités traditionnelles des Touaregs, l’élevage et le commerce du sel. De plus, c’est en vain que les Touaregs exigent le transfert, au bénéfice de leur région, de 50% des recettes minières.
Lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur, Mamadou Tandja réprima d’une main de fer la révolte des Touaregs, à l’époque soutenue par la Libye. Devenu président, il fut confronté à une résurgence de la rébellion, le Mouvement des Nigériens pour la Justice et, en 2007, il expulsa deux dirigeants d’Areva, les accusant de collusion avec les Touaregs dans le but d’affaiblir son régime. C’est que Niamey, désireuse de diversifier ses relations économiques, avait accordé 122 licences d’exploration, à la Compagnie chinoise China Nuclear International Uranium Corporation (CNCC) et à des groupes canadiens, américains, australiens, sud africains. En janvier 2009 cependant, Areva avait remporté le contrat d’exploitation de la gigantesque mine d’Imouraren, qui pourrait produire 5000 tonnes d’uranium par an.

http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2010/02/18/niger-un-coup-detat-sur-fond-de-radioactivite/
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 12:52

 

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Les espoirs soulevés par la nouvelle approche de l´administration Obama à l´égard des musulmans ont cédé la place à la frustration en raison de l´enlisement du processus de paix au Proche-Orient, ont estimé hier des participants au Forum Islam/États-Unis. «L´optimisme et l´espoir» provoqués par ce discours au Proche-Orient, prononcé au Caire, ont «commencé à s´amenuiser», a estimé l´universitaire américain d´origine arabe Shibley Telhami, lors d´une table ronde organisée dans le cadre de ce forum à Doha.
On sait que les États-Unis accueillent un grand nombre de religions. Le premier article d´amendement de la Constitution des États-Unis déclare: «Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l´établissement ou interdise le libre exercice d´une religion.» Ce langage juridique affirme deux vérités profondes inscrites dans les principes fondamentaux de la nation américaine: d´abord, que l´État n´établit ni ne favorise ni n´approuve aucune religion particulière; ensuite, que tout citoyen est libre de pratiquer la religion de son choix. On compte, est-il décrit dans l´Encyclopédie Wikipédia 1 209 mosquées aux États-Unis, dont plus de la moitié ont été créées au cours des vingt-cinq dernières années. Les Américains musulmans ont leur chaîne de télévision (Bridges TV), fondée en 2004 à Buffalo, dans l´État de New York. Depuis les attentats du World Trade Center en 2001, certains Américains musulmans se sentent mis au ban de la société.

Petit rappel de l’Islam aux Etats-Unis
Cependant, il faut bien en convenir, la liberté du culte est un exemple. Ainsi l´on constate ces dernières années qu´un nouvel Islam est en train de se mettre en place depuis quelques années. Ainsi, pour la première fois, un prêche est fait par une femme à New York. Ecoutons Malika Zegdal, chercheuse: «Pour la première fois à New York vendredi, une prière mixte va être dirigée par une femme musulmane. Amina Wadud, cette musulmane américaine qui fait scandale en prêchant à New York. Elle a été la première femme à diriger le sermon introductif (khutbah) dans une mosquée, en l´occurrence la mosquée du Cap, en Afrique du Sud (Claremont Mosque), en avril 1994. Elle a aussi soulevé une controverse aux États-Unis en dirigeant la prière du vendredi (la salat) de plus de cent musulman-e-s le 18 mars 2005, rompant la tradition selon laquelle les imams, dirigeant les prières, devaient nécessairement être masculins. Elle est spécialiste de la question de la femme dans le Coran et veut relire la religion musulmane de l´intérieur. Elle remet en cause l´Islam patriarcal, se dit totalement opposée à la lapidation et à la polygamie. Contre l´interprétation littérale, elle justifie cette position en affirmant que le Coran est un texte historique et qu´elle vit l´esprit de l´Islam dans l´histoire. Si elle prône l´égalité absolue entre hommes et femmes, sa démarche est très individualiste, elle ne prétend parler qu´en son nom. Elle appartient au nouvel Islam réformé qui est en train de naître aux Etats-Unis depuis deux ou trois ans et qui n´a d´équivalent nulle part ailleurs. Cet Islam américain réformiste se trouve partout aux Etats-Unis, mais c´est un courant très éclaté en multiples groupes, qui communiquent et débattent grâce à de nombreux sites Web. Ses représentants sont des jeunes de la nouvelle génération, nés aux Etats-Unis, élevés dans la religion mais qui refusent de la pratiquer comme leurs parents. Parmi eux, on trouve des étudiants, des journalistes, des femmes qui ne portent pas le voile mais se définissent comme très pieuses, d´autres qui portent le hidjab. Et aussi des Noirs américains, car ce mouvement tente de dépasser le clivage qui reste fort entre "Black Muslims" (40% des 5 à 6 millions de musulmans qui vivent sur le sol américain) et musulmans d´origine indo-pakistanaise ou arabe.»(1)
On se souvient de la polémique sur la religion d´Obama. Obama n´a cessé de proclamer sa foi chrétienne haut et fort à la moindre occasion...Il n´arrête pas ce faisant de prendre ses distances avec l´Islam. Daniel Pipes tente de nous convaincre qu´Obama est un crypto-musulman qui n´assume pas. Avec un zèle de bénédictin, il est allé dans les coins et les recoins de toutes les mémoires «à charge». Ecoutons-le: «Obama affirmait ainsi en décembre 2007 "j´ai toujours été un Chrétien" et il a résolument nié avoir jamais été un Musulman. Le seul lien que j´aie eu avec l´Islam est le fait que mon grand-père paternel venait de ce pays (Kenya). Mais je n´ai jamais pratiqué l´Islam.» (...) «Toujours» et «jamais» ne laissent que peu de place aux tergiversations. (...) Dans son autobiographie, Dreams of My Father (Rêves de mon père), Obama raconte qu´il a eu des problèmes pour avoir fait des grimaces pendant des cours coraniques, révélant ainsi qu´il était bien un Musulman (2)
Pourtant un vent d´espoir avait soufflé au Caire et à Istanbul, à l´occasion des deux discours en direction du monde musulman. Pour rappel: «Régler le conflit israélo-palestinien et respecter l´Islam» voilà les temps forts de son discours fondateur du Caire, Barack Hussein Obama a jeté les bases de ce qui sera l´un des plus grands défis de sa présidence: la réconciliation de l´Amérique avec le monde arabo-musulman. (...) Le discours du 4 juin 2009 au Caire peut sans doute être qualifié d´historique. Jamais un chef d´État chrétien ne s´était adressé au monde musulman avec autant d´honnêteté et, pour tout dire, de courage. Jamais un président américain ne fut autant applaudi en terre d´Islam et jamais auparavant il ne s´était autant approché de ce point d´équilibre que l´on pensait impossible à atteindre: un ami pour deux peuples, les Juifs et les Arabes. Lors de sa tournée européenne, Barack Obama a réalisé un sans-faute. (...) Les discours d´Obama - notamment celui qu´il a prononcé le 6 avril dans l´enceinte du Parlement turc et qui lui a valu une standing ovation (...) À Sarkozy et Merkel, Obama a parlé ainsi: «Permettez-moi de le dire clairement: les États-Unis soutiennent fermement la demande d´adhésion de la Turquie à l´Union européenne...» «Je veux aussi dire clairement que les relations de l´Amérique avec le monde musulman ne peuvent - et ne pourront - pas se réduire à l´opposition au terrorisme. Nous recherchons un engagement plus large fondé sur l´intérêt et le respect mutuels. Nous allons écouter attentivement, dissiper les malentendus, et chercher des terrains d´entente. Nous nous montrerons respectueux, même lorsque nous serons en désaccord. Nous témoignerons notre profonde reconnaissance à l´Islam pour son apport au monde à travers les siècles - y compris dans mon propre pays. Les Etats-Unis ont été enrichis par les Américains musulmans. Beaucoup parmi les autres Américains comptent des musulmans parmi leurs proches ou bien ont vécu dans des pays à majorité musulmane. Je le sais bien puisque je suis l´un d´eux.»(3)
On le voit, les musulmans, impuissants et ne maitrisant aucun des grands problèmes du monde actuel ni sur le plan technologique, encore moins sur le plan moral, se sont accrochés au verbe d´Obama et à ce titre, les discours du Caire et d´Istanbul en direction des musulmans, étaient perçus comme un signe d´une réelle considération. Ce fut le désenchantement. Le 4 juin 2009 rapporte l´Orient le Jour, Barack Obama avait appelé, lors de ce discours historique, à un «nouveau départ» dans la relation entre les États-Unis et le monde musulman, rompant avec la politique de son prédécesseur George W.Bush. Selon M.Telhami, «la frustration à l´égard de l´administration Obama dans le monde arabe» au cours des derniers mois est notamment liée à l´absence de progrès dans la résolution du conflit israélo-palestinien. «L´élection de Barack Obama a eu un impact positif énorme» dans le monde arabe, a pour sa part estimé l´universitaire et ancien diplomate égyptien, Nabil Fahmy, au cours de la table ronde. Mais «les positions adoptées depuis le discours du Caire ont été décevantes», a-t-il ajouté, évoquant notamment le fait que l´administration américaine a «fait marche arrière sur la question des implantations juives dans les territoires palestiniens».(4)

Beaucoup reste à faire
«Huit mois seulement ont passé depuis (l´annonce) du Caire et beaucoup reste à faire. Mais je pense que nous avons jeté les bases en vue de traduire les engagements dans les faits», a dit le président américain dans son message. Mais pour l´activiste égyptien et défenseur des droits de l´homme Saâdeddine Ibrahim, «il y a eu une grande déception dans le monde arabe» vis-à-vis du président Obama. «Les gens s´attendaient à une action qui suivrait le discours d´Obama» et «surtout à ce que le président américain fasse pression sur les Israéliens, ce qu´il n´a pas fait», a-t-il poursuivi. M.Mitchell a achevé fin janvier une série de rencontres avec les Israéliens et les Palestiniens au cours desquelles il a présenté une nouvelle initiative pour les rapprocher. (...) Ces pourparlers indirects «sont une régression, après 20 ans de négociations directes», s´est écrié au cours de la table ronde le négociateur palestinien Saëb Erakat, «Nous demandons au président Obama de nous répondre: pourquoi les États-Unis ne peuvent-ils pas reconnaître un État palestinien dans les frontières de 1967, comme vous l´avez mentionné lors de votre discours au Caire?» Que s´est il passé en Occident pour que la perception de l´Islam soit à ce point mauvaise? Que l´islamophobie gagne du terrain? Que tous les conflits actuels concernent à des degrés divers l´Islam? Les Etats-Unis ne sont pas en reste: le vent a tourné aussi en Europe: les rares considérations que suscitaient le monde arabe et plus généralement l´Islam, font de plus en plus face en Europe à une coalition judéo-chrétienne affirmée qui donne naturellement lieu à une islamophobie assumée. A titre d´exemple, et sans vouloir faire le catalogue de tous les cas avérés d´islamophobie en Europe, on constate depuis quelques semaines, qu´un débat contradictoire agite la communauté musulmane de France: et si l´islamophobie s´expliquait aussi par les attitudes et les comportements irresponsables de certains croyants? Pour Claude Weill, la polémique lancée par le ministre de l´Agriculture n´est qu´un énième relent du débat sur l´identité nationale, où la désignation d´un «péril communautariste "cache un" prétendu péril arabo musulman». Il est de bon ton de dire que le débat sur l´identité nationale a fait pschitt: Malheureusement, je ne le crois pas. Le mal est fait. Ce vaste défoulement collectif organisé sous l´égide du ministère de l´Immigration a produit son venin, qui ne cesse de diffuser au sein de la société française. Toutes sortes de préjugés malsains, d´idées nauséabondes, de réflexes xénophobes qui, jusqu´alors, n´osaient pas s´afficher ouvertement (sauf dans la bouche de celui qui se vantait justement de «dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas»), ont désormais droit de cité. (...) En l´espace de quelques semaines, nous avons eu droit successivement à l´importation en France du débat helvéto-helvétique, inspiré par l´extrême-droite suisse, sur la construction des minarets. Puis au grand psy-show national sur la «burqa» (mot choisi à dessein pour épouvanter les bonnes gens: la burqa, voile intégral grillagé d´origine afghane est à ma connaissance à peu près inconnu en France). Ensuite à un magnifique emballement politico-médiatique autour de la candidate NPA du Vaucluse, accompagné d´une ahurissante plainte en justice (!) (...) Et aujourd´hui, c´est le pompon, voilà que le ministre de l´Agriculture dénonce - au nom des principes de la République, bien sûr! - la décision de la chaîne Quick de retirer la viande de porc de quelques établissements. Comme s´il n´existait pas déjà des centaines de restaurants et d´épiceries halal ou casher. (...) Pas besoin d´avoir l´ouïe très fine pour entendre ce qui se cache sous tous ces grands mots: l´invocation des principes républicains n´est bien souvent que l´alibi de l´islamophobie. Et l´islamophobie, parfois, le camouflage sémantique d´un pur et simple racisme qui n´ose pas - pas encore? - s´avouer. Ainsi que l´écrivait récemment mon maître et ami le professeur Alfred Grosser, amusez-vous à remplacer «musulman» par «juif» dans tout ce qui se dit et s´écrit aujourd´hui sur l´Islam, et vous verrez quel effet cela produit....(5)
Comment peut-on comprendre que les Etats-Unis sont en guerre dans deux pays musulmans et dans le même temps, ils envoient un émissaire pour assister aux travaux de l´Organisation de la Conférence islamique? Est-ce pour la contrôler ou est- ce sincère? Barack Obama a annoncé la nomination d´un représentant spécial auprès de l´OCI qui compte 56 pays à majorité musulmane. Il a présenté l´intéressé, Rashad Hussain, comme un avocat brillant «et un membre» proche et fiable «de son entourage à la Maison- Blanche. Dans son message, Barack Obama a pris soin des détails. Il commence par un "Salam Aleikoum" et précise que son émissaire à l´OCI, Rashad Hussain, avocat et l´un de ses proches collaborateurs à la Maison-Blanche, est un "Hafiz" du Coran, terme arabe désignant ceux qui ont appris par coeur le texte saint. Dans son message vidéo, le président Obama déclare: "Depuis le discours, l´administration américaine a fait un" effort durable pour écouter» et il a dit espérer «continuer le dialogue» lors de sa visite le mois prochain en Indonésie, le pays musulman le plus peuplé du monde. «Nous avons l´occasion sans précédent, dans le cadre tracé au Caire, d´établir une relation globale avec le monde musulman», a déclaré pour sa part, Hussain à Reuters à Doha. La nomination a été unanimement saluée dans le monde arabe qui s´inquiète de plus en plus de la poussée islamophobe que connaît l’Occident...(6)
En conclusion, on peut penser qu´Obama a «tué» le musulman qui est en lui. Tout est alors bon pour se distancier de son cauchemar que constitue l´Islam et tous les discours aussi veloutés soient-ils n´y feront rien. Les Musulmans devront prouver qu´ils peuvent être des exemples par le travail et la compétence et non par le farniente et l´étouffement des libertés, conditions sine qua none de la création intellectuelle. Faire les yeux doux aux puissants de ce monde n´aboutira à rien sinon au désespoir des masses. Un proverbe africain résume assez bien la position des pays arabes: «Celui qui nourrit le mieux le crocodile a pour seul espoir d´être le dernier à être dévoré.» Ainsi va le monde.

(*) Ecole nationale polytechnique
(*) enp-edu.dz


1.Judith Rueff: Entretien avec Malika Zeghal aux Etats-Unis, la naissance d´un nouvel Islam. liberation. fr, mars 2005
2.Daniel Pipes: L’enfance musulmane de Barack Obama http://fr.danielpipes.org/article/5545
3.François Soudan: Le jour où Barack est redevenu Hussein. Jeune Afrique 08/06/2009
4.Huit mois après le discours d´Obama; la frustration. L´Orient- Le Jour 15/02/2010
5.Claude Weill: Viande Halal chez Quick: "Le venin" Nouvel Obs Oumma.com1902 2010
6.T.Chanda Rashad Hussein, ambassadeur auprès des musulmans. Jeune Afrique, 18/02/2010

Pr Chems Eddine CHITOUR (*)

http://www.lexpressiondz.com/article/8/2010-02-22/73354.html
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 12:42

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Après le chorus d’éloges éhontés qui suivit l’élection d’Obama en France, certains sont redescendus sur Terre. Mais jusqu’où ira le désillusion ?

Se rappelle-t-on la manière dont l’élection d’Obama fut accueillie comme le retour du Messie sur Terre et particulièrement en France. Il était noir, il était sexy, il était progressiste, il allait créer la sécu aux E-U et arrêter les guerres et les massacres. C’était tout juste si le Sahara allait pas reverdir. Le 9 novembre 2008, en pleine "Obamania", je m’étais fendu sur Agoravox de ce petit commentaire à l’usage des illuminés. L’auteur de l’article écrivait ceci : "Y a-t-il une intelligence historique des peuples ? Aucun historien ne le démontrera scientifiquement. Mais lorsque tout s’écroule devant nos yeux, l’arrivée de Barack Obama à la tête de la première puissance mondiale laisse entrevoir que hasard et nécessité sont enfouis dans les moteurs qui font avancer les peuples." Je lui avais donc répondu ce qui suit :   " Vous surestimez les capacités d’un peuple soumis à une propagande incessante.Les américains n’ont pas compris grand chose en élisant Obama, ils ont juste acheté un produit sexy, qu’on leur a vendu grâce à la campagne de publicité la plus gigantesque de l’histoire. De même que TF1 et autres ont vendu aux ouvriers français le produit Sarkozy, grâce au fameux slogan aussi désopilant qu’abêtissant : "travailler plus pour gagner plus !" Comme vous le soulignez, les américains étaient déjà habitués à voir des noirs aux plus hautes fonctions (Powell et Rice) et tout aussi capables qu’un blanc de mentir éhontément et sans relâche. Obama n’est que l’incarnation la plus actualisée et aveuglante pour permettre aux élites de masquer la seule distinction qui vaille dans une société et qui ne nécessite pas de faire référence à la question raciale : les dominants contre les dominés, les israéliens contre les palestiniens, les smicards et les rmistes contre le CAC40, les américains "subprimés" contre Goldman, JPMorgan et consorts. D’ailleurs vous oubliez de mentionner que l’un des principaux sponsors de Obama ce furent les grandes firmes de Wall Street. Nous verrons comment il réagira par rapport au fait qu’une bonne partie du plan Paulson est en train de partir en primes annuelles pour les super-cadres incompétents et hallucinés des banques en faillite. C’est bien connu qu’on ne mord généralement pas la main de celui qui vous nourrit.
Joffrin intime aux lecteurs de Libé d’accueillir béatement le nouveau président : manque de bol, il connaît de moins en moins bien son public (après les diatribes anti-chavez et l’affaire Siné), dont une bonne partie ne souhaite pas être dupe. Tout cela rappelle le "Nous sommes tous américains" du Monde, ce même journal qui appellera, par la plume de Bruckstein entre autres, à la guerre en Irak. On a aussi beaucoup entendu critiquer la France, incapable de foutre, elle, un président noir à son pouvoir. Là encore, cela rappelle beaucoup d’éditorialistes qui fustigeaient la France rétrograde, incapable de suivre le modèle américain des retraites en fonds de pension (avec les conséquences que l’on sait à présent). Ou même le concept de "France Rance" par Sollers au moment de la guerre en Irak de 2003, où le plumitif regrettait que son pays ne fasse pas montre, comme les E-U, d’un peu plus de "virilité" : un million de morts, c’est pour Sollers la seule façon qu’a un pays de ne pas passer pour une tapette.
Pour conclure : méfions-nous du produit sexy et soi-disant multiculturaliste qu’on essaye de nous vendre à tout crin : c’est de la camelote."   La démonstration de l’auteur n’était d’ailleurs pas totalement fausse : le peuple américain voulait réellement croire qu’Obama serait le sauveur. Sans se rendre compte qu’il faisait tout autant partie que les autres de l’oligarchie étasunienne. Et qu’après le fiasco Bush (fiasco en apparence car pour les élites, Bush avait parfaitement rempli sa mission), il convenait d’apaiser le peuple avec ce que toutes les apparences donnaient comme un anti-Bush. Le problème c’est qu’il ne s’agissait justement que d’apparences. Dans le fond rien n’avait changé, Obama plaçait d’anciens dirigeants de Goldman Sachs aux plus hauts postes du Trésor (imaginez, c’est comme si en France on avait mis à la tête de notre ministère de la santé une femme qui aurait été douze années au service de l’industrie pharmaceutique...), il poursuivait les guerres néo-cons et même les intensifiait, sa réforme de l’assurance maladie était un fiasco complet (on se demande d’ailleurs s’il n’a pas tout fait pour), les banques de Wall Street mettaient en place une nouvelle bulle financière et explosaient les records de bonus (jusqu’au prochain sauvetage, si c’est encore possible). Bref la première année d’Obama fut un désastre à tous les points de vue (sauf celui des nantis).   Mais Obama peut faire encore mieux que son prédécesseur. Comment en effet ne pas voir que petit à petit se constitue autour du Vénézuela une véritable toile d’araignée, qui n’attend que le moment où le président bolivarien fera l’erreur fatale (ou plutôt le moment où aura été mis en place un prétexte fallacieux pour envahir le pays, avec l’aide de la bonne droite collabo-putschiste du Vénézuela, et l’essentiel de la sphère médiatique internationale) ? On imagine déjà ce que dira Obama pour justifier l’invasion. "Le Venezuela est un pays frère, que nous nous devons d’aider dans cette période difficile. Il est également impossible pour l’économie américaine de supporter que son principal fournisseur en pétrole sombre dans le chaos." Hop ! Pliez la baraque ! Adieu Chavez ! Vive le FMI, les multinationales et les patrons collabos ! Les pauvres peuvent de nouveau crever la gueule ouverte. Fantasme "anti-américaniste primaire"(sic) ? Sept bases militaires étasuniennes viennent d’être installées dans l’état-caniche voisin, la Colombie. Elles s’ajoutent aux deux bases panaméennes Punta Coca et Bahia Piña, aux divers "Postes d’opération avancés" dont deux installés tout près des côtes vénézueliennes, sur les îles néerlandaises d’Aruba et de Curaçao (cf. l’article de Maurice Lemoine, "Basus belli" dans le Monde Diplo de février). La IVe flotte américaine a été réactivée et rode dans les parages. Sans compter les récents renforts installés à Haïti sous couvert d’aide humanitaire (qui franchement peut croire cette baliverne, de la part de l’état le plus dangereux et machiavélique depuis près de soixante ans ?). La seule question n’est donc pas de savoir si cela va avoir lieu (tout est déjà en place) mais quand ? Et la grande inconnue reste le Brésil. Mais d’ici là, peut-être qu’un bon gouvernement de droite comme les aiment Libé ou Le Monde aura remplacé Lula. Alors, plus rien n’arrêtera ce bon Obama dans sa quête pour la liberté et la démocratie au Vénézuela.

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-bon-obama-comment-les-us-se-70369
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 08:13
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L’équipe d’Hélène Mandroux, candidate de la direction nationale du PS aux élections régionales en Languedoc-Roussillon, a saisi la commission nationale des sondages après une enquête Opinionway pour le Figaro la créditant de 6 % des voix au premier tour. Selon elle, l’enquêteur aurait présenté Georges Frêche comme « candidat socialiste, communiste et divers gauche ». Sans compter que les sondés ne seraient pas inscrits sur les listes électorales de Languedoc-Roussillon, mais… de Poitou-Charentes 
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 07:44

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Construire la convergence des luttes pour dégager la perspective politique

 

RENCONTRE PUBLIQUE—25 février 2010

à 18h30, au Patronage laïque, 72 avenue Félix Faure, Métro Boucicaut, bus 62 (arrêt Félix Faure)

 

Avec  notamment Sylvie Bayle, dirigeante syndicale des postaux de Paris,

Gérard Cristina, responsable syndical au dépôt RATP de Croix-Nivert.

Le débat sera présenté par Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national du PCF.

 

Au nom de la « crise », le pouvoir a accéléré en 2009 sa politique de casse sociale et de cadeaux au patronat. Pour quels résultats ?

Le groupe pharmaceutique Sanofi-Aventis annonce un profit record de 7,8 milliards d’euros dont 1 milliard grâce au vaccin antigrippal. Cela représente 15 fois le soi-disant « déficit » des hôpitaux publics. Et cela n’empêche pas Sanofi de supprimer 3000 emplois en France.

Grâce à la « prime à la casse », aux 6,5 milliards d’aide de l’Etat, les groupes automobiles « français » ont vu leurs ventes progresser en France de 12% mais ils ont diminué leur production de 15% dans notre pays! On annonce de nouveau 50.000 suppressions d’emplois chez les sous-traitants en 2010.

Quant aux banques, largement renflouées par l’argent public, elles enregistrent à nouveau des milliards d’euros de bénéfices. Elles détournent toujours plus les prêts et l’épargne du financement de la production (ou du logement) mais se tournent plus que jamais vers les marchés financiers. Maintenant, elles prêtent au prix fort à l’Etat : un comble !

Après la « crise », la « dette » que le pouvoir a fabriquée lui-même est le nouveau prétexte et instrument pour aggraver encore sa politique, faire payer les salariés, les retraités, les jeunes. Services publics, santé, éducation,… : l’Etat est devenu le premier licencieur du pays.

Non, la Grèce n’est pas le « mauvais élève » de l’UE ! Au nom de la dette et au moyen de l’euro, la politique du gouvernement grec, de baisse des salaires, de casse des retraites etc. est le modèle achevé de ce que les Sarkozy, Merkel et autre Zapatero veulent faire dans leur propre pays.

Cette politique de recul social et économique, c’est la crise elle-même. Le capitalisme, c’est la crise et vice versa.

Cette politique et ses effets suscitent un très large rejet des salariés, retraités, des jeunes. Par millions, ils se sont exprimés, par exemple, contre la privatisation de La Poste, ou sont descendus dans la rue en mars 2009. Les résistances, les luttes se multiplient dans le pays contre le saccage des usines, le bradage des services publics, la remise en cause des droits sociaux. Poste, Hôpital, RATP, France Télévisions mais aussi commerces et banques : les salariés du 15ème prennent part à ces luttes.

Mais nationalement, le mouvement social bute sur quelque chose. La perspective politique est bloquée par le schéma institutionnel de l’alternance, maintenant en 2012. Tous contre Sarkozy, oui ! Et nous les premiers mais quelle alternative quand la « gauche », Aubry et Hollande, approuvent les aides aux banques ou le report de l’âge de la retraite.

Force est aussi de constater, par ailleurs, que la recherche de l’unité des organisations syndicales n’a pas permis le rassemblement pour faire reculer le gouvernement.

De grandes batailles sociales et politiques sont annoncées pour 2010, notamment face à la nouvelle attaque contre le système solidaire de retraite. Il est nécessaire de tirer les enseignements des luttes inachevées de 2009, (même de 2003 - retraites).

Pour nous communistes, l’alternative politique aujourd’hui ne peut partir que des luttes, d’une première victoire mettant en échec le pouvoir. A cette fin, nous apportons des analyses pour contrer la propagande du gouvernement (retraite, école, hôpital, logement…) et des propositions politiques de rupture, comme la nationalisation démocratique des banques.

Nous vous invitons à venir débattre de cette situation avec des militants communistes, des responsables syndicaux, de La Poste, de l’AP-HP, de la RATP… dont :

Sylvie Bayle, dirigeante syndicale des postaux de Paris

Gérard Cristina, responsable syndical au dépôt RATP de Croix-Nivert

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 20:52
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Dominique Vidal.


  Sur le racisme et l’antisémitisme, Michèle Alliot-Marie, comme d’ailleurs le chef du gouvernement, profèrent des mensonges aussi grossiers que diffamatoires, qui mériteraient sans doute d’être poursuivis.

Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie est aussi ministre d’Etat. C’est dire qu’elle occupe une place éminente dans le second gouvernement de François Fillon. Elle manque pourtant singulièrement de cohérence.

Le 18 février dernier, participant au dîner de l’antenne bordelaise du Conseil de représentatif des institutions juives, elle déclare, dans le cadre de « son » combat contre l’antisémitisme : « Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet  [1]. »

Pourtant, le 25 mai 2009, interrogée sur boycott par le député UMP Eric Raoult, elle répondait depuis le banc des ministres, à l’Assemblée nationale : « Monsieur le député, il est vrai que, depuis le début du conflit israélo-palestinien au mois de décembre 2008, plusieurs associations de défense de la cause palestinienne sont intervenues dans des grandes surfaces en appelant au boycott des produits en provenance d’Israël ou de pays supposés apporter une aide à ce pays (…). Ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher. Ils sont signalés par des étiquettes qui leur sont apposées, quand il s’agit de fruits ou de légumes, ou par des tracts distribués aux clients. Les forces de l’ordre, chaque fois qu’elles sont appelées, interviennent, notamment pour éviter des violences ou des heurts. Il est évident que, si des plaintes précises étaient déposées ou si des infractions pénales étaient constituées, des poursuites auraient lieu. Mais, à ce jour, je dois vous préciser qu’aucune plainte n’a été déposée, ni par des grandes surfaces, ni par des associations  [2]. »

En neuf mois, MAM a donc accouché d’une nouvelle théorie, fondement d’une campagne répressive. Pourquoi ? Aucune des associations engagées dans la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction ne « cible » les produits ou boutiques ou restaurants casher. Aujourd’hui comme hier, rien ne nous est plus étranger que le racisme et l’antisémitisme. Disons-le franchement : sur ces deux points, Michèle Alliot-Marie, comme d’ailleurs le chef du gouvernement, profèrent des mensonges aussi grossiers que diffamatoires, qui mériterait sans doute d’être poursuivis.

Le secret du revirement de notre girouette nationale, Daniel Shek, l’ambassadeur d’Israël en France, l’a révélé récemment : « Nous encourageons des organisations à porter plainte contre les organisateurs du boycott. Nous conduisons des activités politiques à l’ambassade en liaison directe avec des ministres, des organisations, des étudiants et des consommateurs, qui se réveillent  [3] ». Non seulement cette ingérence ouverte dans les affaires intérieures de notre pays n’a fait l’objet d’aucune protestation des autorités françaises, mais aucun démenti ne lui a été apporté. Quels sont donc ces ministres avec lesquels le représentant d’Israël se targue de comploter ? Qui fait donc partie de ce que le général de Gaulle appelait férocement « le parti de l’étranger » ?

Que nos dirigeants le sachent en tout cas : la répression que le pouvoir entend déployer contre les militants de la solidarité avec le peuple palestinien ne parviendra ni à les discréditer, ni à les intimider. Au contraire, ils amplifieront une campagne BDS large et rassembleuse en veillant à ne pas tomber dans les pièges qui leur sont tendus. Alliot-Marie veut punir, avec une loi datant de 1881, celles et ceux qui exigent l’application du droit international bafoué quotidiennement au Proche-Orient. Nous voulons, nous, que cesse l’impunité dont bénéficient les dirigeants israéliens. C’est à tort qu’elle pense vaincre avec la force répressive de l’Etat : nous retournerons l’arsenal juridique à nos fins, car nous avons pour nous le droit et la justice.

[1] www.crif.org/?page=articles_display...

[2] www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2...

[3] The Marker, Tel-Aviv, 27 janvier 2010.
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 17:36

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Election régionale 14 mars 2010 

Colère et Espoir

 Liste de rassemblement à l’initiative des Communistes ouverte au mouvement social

Conduite par Maxime GREMETZ

CONVERGENCES DANS LES LUTTES ET DANS LES ELECTIONS

POUR UNE AUTRE POLITIQUE!

Par millions, les salariés résistent et se battent contre la politique du pouvoir au service du patronat, ces luttes ouvrent de nouvelles perspectives politiques

Dans des secteurs cruciaux pour le pays, les luttes pointent et accusent directement la politique du gouvernement SARKOZY et de l'UMP de X BERTRAND, leur choix de livrer toujours plus notre pays à l’appétit de la finance mondiale.

D’un côté, ils organisent la faillite de l’Etat, de la Sécurité sociale, des services publics à coup de dizaines de milliards de cadeaux au patronat et au plus riches. De l’autre côté ils endettent la nation de 150 milliards d’euros (budget 2010) et l’enchaînent aux marchés financiers.

Pour le plus grand nombre des salariés, des retraités, cette politique est synonyme de nouveaux sacrifices : 50.000 chômeurs de plus par mois depuis le début de l’année, des salaires réels en baisse, un accès toujours plus difficile et plus cher aux services publics, l’angoisse pour l’avenir.

Notre région est lourdement touchée par cette politique. Le bassin de l'emploi de Saint-Quentin avec 14,8% de chômeurs est au 5ème rang sur 348 bassins d'emploi. Triste record !

Les mêmes qui cassent chaque jour les acquis sociaux et démocratiques nationaux essaient de détourner l'attention en agitant le fantasme de « l’identité nationale » menacée. La vie politique se concentre lamentablement sur des rivalités de personnes, à gauche comme à droite, et sur des combinaisons politiciennes pour les élections de 2012 en passant par les régionales.

D'autre part, nous réaffirmons qu'aucune rupture politique n'est possible en restant à la remorque du Parti Socialiste dans les institutions, nationalement comme régionalement.

Ce constat, confirmé par la ratification du Traité de Lisbonne en 2008 du Parti Socialiste mélant ses voix à celles de l'UMP, demeure. Ses orientations ne portent pas de rupture sur le fond avec la politique au service du patronat et du Capital. Son absence d’opposition (plan d’aide aux banques, loi Bachelot, loi LRU…) ou son opposition tronquée(acceptation des directives européennes sur la concurrence “libre et non faussée” entrainant par exemple la privatisation d'EDF ou bientôt de la Poste) aux contre-réformes les plus graves du gouvernement le montrent.

Autre constat: les vingt régions de «gauche» n’ont pas constitué depuis 2004 un point d’appui pour s’opposer à la politique du pouvoir, ni au plan national, ni même au plan régional. Au contraire, globalement, elles ont accompagné, dans leurs domaines de compétence la marchandisation des transports, la «régionalisation» des personnels techniques des lycées,la mise en place de la TIPP.

 L'accord régional de 2004 conclu lors de la fusion des listes de PS - PCF en Picardie comme ailleurs n'a pas été respecté.

Pour nous communistes, c’est clair : C’est dans les luttes, dans leurs convergences que se situent la perspective politique immédiate de rupture avec la politique qui ruine le pays.

Salariés,usagers, citoyens:Rassemblons-nous !

Utilisons ces élections régionales pour ouvrir une nouvelle perspective, avec un projet audacieux pour la Picardie en rupture complète avec la politique au service du Capital.

Si tous ensemble nous le décidons et agissons, nous pouvons gagner !

Lutte,Colère et Espoir,

C’est l’esprit du rassemblement que nous voulons créer à

l’occasion de la bataille des régionales,pour les Picards.
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Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
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