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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 12:50

ARTICLE CENSURE A LA DEMANDE DE SON AUTEUR  Bernard Javerliat

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 12:45

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En décembre dernier, 20 militants du Parti de Gauche, en désaccord avec leur instance nationale, démissionnaient pour créer l’association « Etre de Gauche 95 ». Soutenus par d’autres comités du PG, notamment à Colombes, ces démissionnaires veulent prendre part à la campagne des régionales au sein du Front de Gauche. « Il n’est pas question de laisser d’autres personnes récolter les fruits de notre travail accompli depuis novembre 2008 » justifie Ali Romdhane. S’il n’est pas favorable pour laisser une place sur la liste valdoisienne à ces démissionnaires, Jean-Michel Ruiz indique que « toute personne qui veut s’impliquer dans la campagne pour défendre le projet du Front de Gauche est la bienvenue. »

Partis du Partis de Gauche en claquant la porte pour dénoncer « un déni de démocratie en interne », les 20 démissionnaires du comité d’Argenteuil-Bezons revendiquent quand même une place dans le Front de Gauche, constitué du PG et du PCF, pour la campagne des régionales. « Dans l'immédiat, nous ne négligeons aucun moyen pour intégrer le Front de Gauche que ce soit dans les Comités locaux ou départementaux. Cela nous revient de fait car nous avons contribué à son succès, lors des dernières élections européennes, malgré toutes les difficultés rencontrées. Par conséquent Il est hors de question de rester spectateur pendant la campagne régionale » explique « Etre de Gauche 95 » dans un communiqué.

En juin dernier, le Front de Gauche avait réalisé à Argenteuil (9,91%) et Bezons (15,44%) des scores supérieur à la moyenne départementale (5,94%) et régionale (6,32%). Les membres d’« Etre de gauche » estiment qu’ils ne sont pas étrangers à ce résultat. Impliqué dans le Parti de Gauche dès sa création en novembre 2008, Ali Romdhane ne fait pas d’une place sur la liste « un préalable » mais estime avoir son mot à dire « sur la composition de la lise du Front de Gauche mais aussi sur son programme. » Pour Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du Parti Communiste allié du PG dans cette campagne, « le bon score obtenu par le Front de Gauche aux Européennes sur Argenteuil-Bezons s’inscrit dans une dynamique nationale ».
 
Après avoir reçu le soutien de « plusieurs comités PG voire de quelques militants à titre individuel », les membres d’« Etre de gauche 95 » ne s’estiment plus comme des « exclus honteux ». En prenant cette position, ils réaffirment leur volonté de voir se « créer, à terme, un grand parti à gauche qui soit capable de présenter une sérieuse alternative à l'actuelle politique de la droite. » Un point sur lequel ils pourraient tomber d’accord avec les membres du Front de Gauche.
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 12:40

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Les sismologues insistent sur la nécessité de rebâtir selon des normes strictes.

 

(Reuters)

Un séisme aussi fort, voire plus puissant que celui qui a dévasté Port-au-Prince, menace la capitale haïtienne à tout moment, avertissent les sismologues, insistant sur la nécessité de rebâtir selon des normes strictes comme en Californie ou au Japon.
Haïti, où des répliques se font sentir depuis le séisme de magnitude 7 du 12 janvier, restera exposé pendant plusieurs semaines à un risque important de fortes secousses secondaires, un phénomène habituel après tout tremblement de terre, qui va s'estomper avec le temps.
L'Institut géologique américain (USGS) a évalué jeudi à 25% la probabilité d'une ou plusieurs répliques d'intensité 6 durant cette période.
Mais si le récent séisme a libéré une grande partie de la tension accumulée sur cette partie de la faille Enriquillo, il semble qu'une autre portion, à l'est de l'épicentre et directement adjacente à Port-au-Prince, n'ait que peu bougé, selon l'USGS.
L'institut géologique s'appuie sur des mesures préliminaires de déformation du sol faites avec des radars et des vues aériennes.
Selon l'USGS, cette partie de la faille a subi la même accumulation de tension sous l'effet du coulissement des plaques tectoniques nord-américaine et des Caraïbes, et risque à tout moment de libérer cette énergie.
"Les séismes précédents dans le monde et l'histoire sismique de Haïti nous indiquent que des tremblements de terre de grande amplitude peuvent parfois se produire (au même endroit) dans une période rapprochée", explique à l'AFP David Schwartz, un expert de l'USGS.
Citant le cas de la Turquie en 1999, où deux séismes dépassant la magnitude 7 ont eu lieu à trois mois d'intervalle, David Schwartz estime que le même scénario pourrait se répéter à Port-au-Prince. "Aucun de nous ne serait surpris", ajoute le sismologue.

Région à risques


La faille d'Enriquillo peut encore provoquer une secousse atteignant une magnitude 7,2, juge pour sa part Eric Calais, un sismologue français de l'Université Purdue, dans l'Indiana (nord des Etats-Unis).
"Les séismes dans cette région ont tendance à se répéter en séquence", relève-t-il, rappelant qu'au cours des trois derniers siècles, des tremblements de terre d'amplitude comparable ou supérieure à celui du 12 janvier ont secoué Haïti au moins à quatre reprises, dont ceux de 1751 et 1770 qui ont détruit Port-au-Prince.
"Si la région a un passé de séismes récurrents, il faut reconstruire Port-au-Prince selon des normes sismiques strictes", avertit Eric Calais. "Il y aura un surcoût mais techniquement aucun problème", souligne-t-il, notant qu'"on construit des centrales nucléaires capables de résister à des magnitudes 8".
Une évaluation approfondie du risque sismique en Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques, et dans les autres pays des Caraïbes, permettra d'améliorer les normes de construction afin de bâtir des immeubles résistant aux tremblements de terre, explique l'USGS dans son dernier bulletin.
Mais cela requiert des études géologiques approfondies des failles et du sol, qui prennent généralement plusieurs années, selon l'USGS.
Eric Calais déplore le fait que Haïti ait été jusqu'à présent négligé dans ce domaine. Seules deux équipes de géologues et sismologues, dont la sienne, sont allées en Haïti ces quinze dernières années et avaient d'ailleurs mis en garde contre le risque d'un nouveau séisme important.
Lundi, ce sismologue doit se rendre en Haïti avec une batterie d'instruments pour coordonner une mission d'étude, la première sur place depuis la catastrophe du 12 janvier.

(Nouvelobs.com, avec AFP)
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 12:32

 

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Depuis Bonifacio (Corse du Sud)

 

« La Corse est une terre d’accueil, notre ville a tout mis tout en œuvre pour accueillir dans la dignité ces pauvres gens », soulignait samedi au petit matin Jean-Charles Orsucci, le maire de Bonifacio. Stupéfaction la veille dans cette ville de Corse du Sud comptant moins de trois mille habitants en hiver : 124 clandestins, pour la plupart Kurdes venus semble-t-il de Syrie et parmi lesquels cinq femmes enceintes, une quarantaine d’enfants dont 9 nourrissons et une personne handicapée tous proprement habillés ont été débarqués sur la plage de Paraguano située dans une réserve naturelle de l’extrême sud de l’Ile de Beauté, face à la Sardaigne. Une première en Corse. M. Orsucci, les services de la Ville et les associations locales peuvent afficher tête haute : ils ont relevé le défi humanitaire en assurant l’hébergement, l’alimentation et le suivi médical. Un comportement digne de la Corse généreuse. Autre chose est l’attitude musclée des autorités de l’Etat.

Après des heures d’attente, le sous-préfet est sorti quelques instants pour tenter de calmer les journalistes maintenus fermement à l’écart. Carte de presse ou pas, on ne passait pas. Seule FR3 a été autorisée à filmer quelques images. Le préfet, ses collaborateurs en liaison directe avec Paris n’avaient « rien à dire » en s’engouffrant dans le complexe sportif mis à dispositions des clandestins et bouclé par policiers et gendarmes. Les représentantes du Secours populaire français et de l’association France-Kurdistan venues de Bastia avaient pu, sous haute surveillance, remettre des couvertures avant d’être priées de vider les lieux tandis qu’un policier intimait l’ordre à un cameraman d’arrêter de filmer.

Les autorités préfectorales souhaitaient faire vite et dans la plus grande discrétion afin de contrer toute possible mobilisation solidaire. Samedi, peu avant le lever du jour, les 124 clandestins ont pris place sans résistance dans un autocar et plusieurs minibus en direction de la base militaire de Solenzara (à 80 Kms environ de Bonifacio) où ils ont été embarqués à destination du continent.

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 00:42

KEFIE-web.JPGSOIREE DE SOLIDARITE avec le PEUPLE PALESTINIEN

JEUDI 28 JANVIER A 20 Heures

FIAP 30 rue Cabanis 75013 PARIS métro Glacière

Un an après l’offensive meurtrière d’Israël, le blocus continue, Gaza reste une prison à ciel ouvert, la colonisation se poursuit, le mur de la honte enferme le peuple palestinien en Cisjordanie, les palestiniens sont expulsés de Jérusalem Est.

La résistance du peuple palestinien se développe alors même que la répression israélienne se renforce.

Temps musical avec Kwal

Kwal est un artiste musicien d'Angers, auteur-compositeur et interprète de ses morceaux. De retour de Palestine, il réalise un album en arabe classique « Hurriya », liberté en arabe, qu’il dédie à ses amis palestiniens.

Quelles actions

pour le mouvement de solidarité ?

Débat animé par Françoise Germain Robin, avec :

Stéphane Hessel, Ambassadeur de France

Jean-Claude Lefort, Président de l’AFPS

Et les témoignages de la salle

Participation aux frais

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 13:42

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Par IsraelValley Desk
Rubrique: Economie & commerce
Publié le 22 janvier 2010

Le Monde : "Israël a de bonnes chances d’adhérer en 2010 à l’Organisation de la coopération et de développement économiques (OCDE). C’est ce qu’a dit Angel Gurria, son secrétaire général, à la suite de sa visite effectuée mardi 19 janvier, à Jérusalem. S’il y a une chose dont peut se féliciter le gouvernement de Benyamin Netanyahu, c’est la manière dont l’Etat juif a traversé la crise économique mondiale. Au printemps, Stanley Fischer, le gouverneur de la banque d’Israël, prévoyait une récession de 1,5 %. Le pays a affiché une croissance de 0,5 % quand la zone OCDE a régressé de 3,5 %. Pour 2010, la banque centrale prévoit une croissance comprise entre 3,5 % et 4 %.

Autres indicateurs encourageants : un taux de chômage de 7,7 % contre 8,2 % pour les pays de l’OCDE et un déficit public limité à 4,1 % du produit intérieur brut (PIB) Un bémol toutefois : une inflation de 3,8 %, ce qui a conduit la banque centrale israélienne à intervenir. En janvier, elle a relevé son taux d’intérêt de 1 % à 1,25 % : la troisième hausse depuis septembre.

Par ailleurs, le pays accuse certaines pesanteurs et insuffisances. L’OCDE joue un rôle majeur en matière de lutte contre la corruption, or c’est précisément là une des faiblesses de l’économie israélienne : les marchés internationaux concernant l’industrie de défense sont entachés de corruption, et le gouvernement, sous la pression de l’institution militaire, ne fait pas grand-chose pour y remédier.

Dans un rapport publié mercredi 20 janvier, l’OCDE souligne une autre faiblesse : l’aide sociale. Un peu plus de 20 % des foyers israéliens vivent en dessous du seuil de pauvreté (11 % pour la moyenne des pays de l’OCDE). La pauvreté est concentrée chez les Arabes-Israéliens qui représentent 20 % de la population, dont le taux de pauvreté atteint 50 %, ainsi que chez les juifs ultra-orthodoxes (8 % de la population), qui connaissent un taux de pauvreté de 60 %.

L’économie israélienne est donc à bien des égards déséquilibrée, et ce largement parce qu’elle est inséparable de la situation politique. Même si ce frein ne bride pas le dynamisme économique du pays, une telle situation n’est pas sans conséquences sur le niveau des investissements étrangers en Israël. Et notamment les investissements français. Selon la Banque de France, le stock des investissements directs à l’étranger (IDE) français était estimé à 1,2 milliard d’euros en 2008 – derrière la Belgique et la Suisse – contre quelque 60 milliards d’euros d’IDE étrangers.

Et ces investissements sont dirigés essentiellement vers l’immobilier résidentiel (60 %). L’industrie, les transports et le conseil représentent 8,5 % chacun et le secteur financier 7,2 %. Certes de grandes entreprises comme Dassault, Veolia, Thalès ou encore Decaux y sont implantées depuis longtemps. Mais en général, les entreprises françaises sont extrêmement frileuses pour investir en Israël. “Il existe un décalage énorme entre les relations politiques et les relations économiques entre nos deux pays”, avoue Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au commerce extérieur. En visite en Israël, au mois d’octobre 2009, elle s’était étonnée de ce paradoxe. “Il y a beaucoup à faire avec les entreprises spécialisées dans la high-tech et le green tech.”

Le pays dépense chaque année entre 5 % et 6 % de son PIB dans la recherche et développement (R&D) contre 2,1 % pour la France. La concentration d’ingénieurs (140 pour 10 000 habitants) est aussi la plus élevée au monde. Et la haute technologie a remplacé, en vingt ans, les agrumes comme première industrie nationale.

“Tant que l’on est au stade de la recherche fondamentale, les relations entre les deux pays sont parfaites mais dès qu’il s’agit d’investir, il n’y a pas grand monde”, souligne-t-on à Bercy. Hormis quelques investissements, comme dernièrement celui de Patrick Drahi, (détenteur du groupe Numericable-Completel), dans l’opérateur de téléphonie mobile Mirs, pour 170 millions de dollars, la plupart des start-up israéliennes passent sous pavillon américain ou se font coter au Nasdaq. En 2008, Israël a levé 2 milliards de dollars de capital-risque (deux tiers venant des Etats-Unis) et la plupart des géants américains, de Microsoft à Intel en passant par Google, y ont ouvert des centres de R & D.

En dehors des problèmes liés à la sécurité du pays, la peur des réactions de certains pays arabes ou de mouvements pro-palestiniens appelant au boycott serait l’une des raisons invoquées pour expliquer la modestie de ces échanges. “On ressent ce risque en effet, indique un entrepreneur français installé depuis plus de vingt ans en Israël. J’ai beaucoup de mal à faire venir des entreprises françaises. Et si certaines le souhaitent, parfois elles ne veulent pas apparaître sous leur nom.”

Laurent Zecchini et Nathalie Brafman

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 13:15

krach-de-19291-2.jpgTout est en place pour une nouvelle catastrophe économique mondiale, a estimé aujourd'hui Simon Johnson, ancien économiste en chef du Fonds monétaire international.

Aux Etats-Unis, "nous avons désormais un système financier qui repose entièrement" sur la croyance que l'Etat lui sauvera indéfiniment la mise, comme il l'a fait en septembre 2008 et dans les mois qui ont suivi, a-t-il déclaré sur la télévision CNBC.


"Toutes les grosses banques qui sont encore là pensent qu'elles sont à l'abri d'une future faillite parce que c'est ce qui s'est passé l'année dernière, et c'est ce que leur ont vendu" le secrétaire au Trésor américain Tim Geithner et Larry Summers, conseiller économique du président américain Barack Obama, a ajouté l'économiste.


"Les banques n'ont tiré aucune leçon"


"Une idée reçue veut que deux crises financière majeures ne peuvent pas se suivre de près, mais je pense que nous allons avoir la preuve du contraire", a-t-il prédit.

Pour lui, "les douze mois à venir pourraient être vraiment passionnants, les gens pourraient être très positifs pendant que nous nous préparons à une catastrophe énorme".

Selon lui , les banques n'ont tiré aucune leçon de la crise. Si l'on prend "les six plus grosses banques aux Etats-Unis, le total de leurs actifs représente plus de 60% du PIB américain. Elles ont grossi pendant la crise, dit-il, "et tous les gros sont là, prêts à prendre des risques, comme vous ou moi si nous nous sentions parfaitement protégés".


Vu la faiblesse des taux aux Etats-Unis, il y a déjà beaucoup d'opérations spéculatives sur écart de rendement consistant à emprunter de l'argent en Amérique pour l'investir dans les pays émergents, qui sont la "nouvelle frontière" pour les investissements comme pour la crise, a ajouté Simon Johnson, qui enseigne aujourd'hui au MIT, à Boston (Nord-Est).

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 13:06

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Le combat politique fait parfois la part trop belle à des oppositions personnalisées, à des rejets obsessionnels. Les nécessités de la lutte frontale enfantent alors des regroupements hétéroclites motivés par le seul désir de détruire la même cible. Sitôt l’ennemi à terre, les ennuis commencent. Et avec eux la question : que faire à présent ? Au fil des choix politiques, les équivoques qui favorisaient l’ancien cartel des opposants doivent être levées ; le désenchantement s’installe. Avant longtemps, l’adversaire détesté revient au pouvoir. Sa halte dans l’opposition ne l’a pas rendu plus aimable.

Un tel schéma s’est déjà appliqué à l’Italie de M. Silvio Berlusconi. Vaincu en 1995 par un centre-gauche à la fois pâlichon et sans projet, il triomphait à nouveau six ans plus tard. Ces temps-ci, dans la France de M. Nicolas Sarkozy aussi, les alliances de circonstance se multiplient, tantôt entre partis (écologistes, centristes, socialistes), tantôt entre personnalités (M. Dominique de Villepin côtoie le temps d’un appel antigouvernemental M. Olivier Besancenot, dont presque tout le sépare). Une seule cible, le chef de l’Etat. Bon, mais après ?

Le triptyque coalition de rencontre, proposition politique incertaine, déception programmée renvoie également à l’actualité américaine. Il y a un an, la déroute des républicains et la fin de la présidence de M. George W. Bush ont provoqué un moment de liesse. Même si une partie de l’électorat, dont le sort ne s’est pas amélioré, continue de faire confiance à M. Obama (lire « Detroit, la ville afro-américaine qui rétrécit »), cet enthousiasme paraît révolu. L’intensification de la guerre en Afghanistan désole les pacifistes, la réforme du système de santé se situe en deçà des espérances raisonnables, tout comme la politique environnementale. Le jugement « moins que bien, mais mieux que rien » se propage et génère un climat maussade. La passion politique change à nouveau de camp.

Une telle spirale de l’enlisement conforte le poids des lobbies en même temps qu’elle oblige à s’interroger sur le pouvoir réel du président des Etats-Unis. L’actuel n’est pas M. Bush, c’est entendu ; M. Romano Prodi ne fut pas M. Berlusconi non plus. Mais ce n’est pas assez pour savoir où va M. Obama et pour donner envie de le suivre. Or le pays souffre : le taux de chômage s’est envolé, des quartiers entiers sont constitués de maisons saisies par leurs créanciers. Le président ne manque pas de parler, de s’expliquer, d’essayer de convaincre ; ses discours s’enchaînent, éloquents souvent. Qu’en reste-t-il ? Il condamne, au Caire, les colonies israéliennes ; de nouvelles s’implantent, il s’y résigne. Il promet une réforme ambitieuse du système de santé ; les parlementaires l’édulcorent, il s’en satisfait.

Un jour, il annonce aux cadets de West Point qu’il envoie de nouveaux renforts en Afghanistan ; peu après, il reçoit le prix Nobel de la paix. L’exercice pourrait devenir schizophrène. Mais la cacophonie des situations trouve son remède apparent dans un nouveau flot de mots qui équilibre chaque énoncé par une suggestion contraire. Au final, prévaut presque toujours la ritournelle du « mes amis progressistes proclament ceci, mes amis républicains répliquent cela ; les premiers exigent trop, les seconds ne consentent pas assez. Moi, je choisis la voie médiane ».

M. Obama encouragea donc les cadets de West Point à « faire preuve de retenue dans l’usage de la force armée » ; il appela les jurés d’Oslo à mesurer « la nécessité de la force en raison des imperfections de l’homme et des limites de la raison ». Ces derniers durent également méditer l’exemple du président Richard Nixon, qui, en dépit des « horreurs de la Révolution culturelle », accepta de rencontrer Mao Zedong à Pékin en 1972. Sourcilleux sur la question des droits humains comme l’était l’ancien chef d’Etat républicain, cette rencontre lui coûta... Mais il se consola peu après en ordonnant le bombardement des grandes villes vietnamiennes et en favorisant au Chili le putsch du général Augusto Pinochet. De cela, toutefois, M. Obama ne dit rien aux jurés d’Oslo. Impeccablement « centriste », il préféra saluer à la fois Martin Luther King et Ronald Reagan.

Tout avait pourtant bien commencé. En novembre 2008, près de deux Américains en âge de voter sur trois (et 89,7 % des électeurs inscrits) arbitrent le scrutin présidentiel. Ils portent à la Maison Blanche un candidat atypique dont le parcours même suggère l’ampleur du changement à venir : « Je n’ai pas le pedigree habituel et je n’ai pas passé ma carrière dans les couloirs de Washington. » C’est justement pour cette raison qu’il a su mobiliser les jeunes, les Noirs, les Hispaniques, ainsi qu’une fraction inespérée (43 %) de l’électorat blanc. Recueillant un pourcentage de voix supérieur à celui de Reagan lors de son élection en 1980 (52,9 %, contre 50,7 %), M. Obama peut se prévaloir d’un « mandat ». D’ailleurs, nul ne le lui dispute. La déroute des républicains est complète. Leur philosophie libérale, résumée avec concision et pédagogie par le nouveau président — « donner davantage à ceux qui ont le plus, et escompter que leur prospérité rejaillira sur tous » —, n’est plus qu’un tas de hardes. Et les démocrates disposent d’une large majorité dans chacune des deux chambres du Congrès.

Trois mois avant son élection, M. Obama avait prévenu : « Le plus grand risque que nous pourrions prendre serait de recourir aux mêmes techniques politiques avec les mêmes joueurs, et d’en attendre un résultat différent. Dans des moments pareils, l’histoire nous enseigne que ce n’est pas de Washington que vient le changement, il arrive à Washington parce que le peuple américain se lève et l’exige. » Le militantisme de terrain devrait donc permettre de secouer les pesanteurs conservatrices de la capitale, résidence officielle de tous les lobbies du pays. Un an plus tard, alors qu’on ne perçoit nulle trace d’un mouvement populaire, on ne compte plus les projets de loi bloqués, édulcorés, amputés par les « mêmes techniques politiques et les mêmes joueurs ».

Question « pedigree », celui de l’actuel président détonnait pourtant avec ceux de ses prédécesseurs. Pour la raison visible qu’on connaît, mais aussi parce qu’il est inhabituel que le locataire de la Maison Blanche ait, dans sa jeunesse, sacrifié la possibilité de gagner énormément d’argent en pratiquant le droit à New York au désir d’aider les habitants des quartiers pauvres de Chicago. Toutefois, quand on examine le choix par M. Obama des membres de son cabinet, la nouveauté semble moins renversante. Pour une ministre du travail proche des syndicats, Mme Hilda Solis, qui promet une rupture avec les politiques antérieures, on trouve une ministre des affaires étrangères, Mme Hillary Clinton, dont les orientations diplomatiques tranchent peu avec le passé, mais aussi un ministre de la défense M. Robert Gates, carrément hérité de l’administration Bush. Ou encore un ministre des finances, M. Timothy Geithner, trop lié à Wall Street pour pouvoir (ou vouloir) le réformer, et un conseiller économique, M. Lawrence Summers, architecte des politiques de déréglementation financière ayant valu au pays de frôler l’apoplexie. Quant à la « diversité » de l’équipe, elle n’est pas d’ordre sociologique. Vingt-deux des trente-cinq premières désignations effectuées par M. Obama étaient titulaires d’un diplôme d’une université d’élite américaine ou d’un collège huppé britannique.

Depuis le début du XXe siècle, les démocrates sont particulièrement sujets à l’illusion technocratique de la compétence, du pragmatisme, du gouvernement des meilleurs (« the best and the brightest »), de l’excellence, de l’expertise qui doit imposer ses volontés à un monde politique suspecté de démagogie permanente. Une philosophie de ce genre, à laquelle, paradoxalement compte tenu de son parcours, se rattache le président des Etats-Unis (afin de ne pas être confondu avec un militant afro-américain ?), juge les mobilisations de masse, le « populisme », avec méfiance. D’emblée, M. Obama espéra donc que la fraction la plus raisonnable des républicains s’accorderait avec lui pour extraire le pays de l’ornière. Et il lui tendit la main. En vain. Il a récemment commenté cette rebuffade : « Nous avons dû prendre une série de décisions difficiles sans recevoir d’aide du parti d’opposition, lequel, malheureusement, après avoir présidé aux politiques ayant conduit à la crise, a décidé de s’en décharger sur d’autres. » Etrange formulation, mais révélatrice : elle fait l’impasse sur l’élection présidentielle de 2008, à l’issue de laquelle les républicains n’ont pas « décidé » d’abandonner les rênes du pays à d’autres ; ils ont été chassés du pouvoir par le peuple.

Ils ne le supportent pas. D’où leur violence. En juin 1951 déjà, un démocrate, Harry Truman, occupe la Maison Blanche. Sans rechigner, il se consacre au combat contre le communisme et l’Union soviétique, à la défense de l’empire et des profits de General Electric. Néanmoins, aux yeux d’une part importante de l’électorat républicain, rien à faire, c’est un traître. Le sénateur Joseph McCarthy s’exclame : « On ne comprend rien à la situation actuelle si on ne saisit pas que des hommes placés aux plus hauts échelons de l’Etat se concertent pour nous conduire au désastre. C’est une conspiration si immense qu’elle relègue au statut de poussière tout ce qui l’a précédée dans l’histoire. Une conspiration tellement infâme que, quand on l’aura dévoilée, son responsable méritera d’être à jamais maudit par tous les honnêtes gens. » Pendant quatre ans, le sénateur du Wisconsin va terrifier ce que le pays compte de progressistes, artistes ou syndicalistes, mais aussi les principaux responsables de l’Etat, militaires compris.

Nous n’en sommes pas là. Toutefois, l’air est à nouveau vicié par la paranoïa des militants de droite portée à l’incandescence par les talk-shows à la radio, l’« information » continue de Fox News, les éditoriaux du Wall Street Journal, les Eglises fondamentalistes, les rumeurs délirantes que charrie Internet. Comme dans d’autres pays, un tel tintamarre envahit l’esprit et interdit de penser à autre chose. Ainsi, des millions d’Américains passionnés par la politique sont convaincus que leur président a menti sur son état civil, que, né à l’étranger, il était inéligible. Ils jurent que sa victoire, pourtant acquise avec huit millions cinq cent mille voix d’avance, est le produit d’une fraude, d’« une conspiration si immense... ».

L’idée d’avoir pour dirigeant un homme qui a passé deux ans en Indonésie dans une école musulmane, un ancien militant de gauche, un cosmopolite, un intellectuel les révulse (1). Ils croient dur comme fer que la réforme du système de santé servira de prélude à la création de « tribunaux de la mort » chargés de sélectionner les malades qui pourront se faire soigner. Ces bataillons survoltés constituent le noyau dur du Parti républicain. Ils maintiennent sous leur férule les élus avec lesquels le bon centriste Obama escomptait négocier sa politique de relance, sa réforme de l’assurance-maladie, la réglementation de la finance.

L’inanité d’une telle espérance fut établie sans tarder. Moins d’un mois après l’entrée du nouveau président à la Maison Blanche, son plan d’augmentation des dépenses publiques n’obtient le soutien d’aucun des cent soixante-dix-sept parlementaires républicains à la Chambre des représentants. En novembre, c’est au tour de la réforme du système de santé : cette fois, un seul député d’opposition se joint à la majorité démocrate. En décembre enfin, la législation destinée à protéger les consommateurs contre les pratiques abusives des organismes de crédit est, elle aussi, adoptée par la Chambre des représentants sans le moindre suffrage républicain. Chaque fois, pourtant, les textes présentés ont été amendés avec l’espoir que le président pourra se prévaloir de son esprit d’ouverture...

Dans le cas de la finance, nul ne sait encore à quoi ressemblera la loi au bas de laquelle il apposera son paraphe. Il faut en effet que soixante des cent sénateurs imposent un vote pour que la discussion d’un projet ne se prolonge pas indéfiniment. Les républicains étant quarante, chacun d’eux, et chaque démocrate félon, peut monnayer son soutien au prix fort. L’un de ces derniers, M. Joseph Lieberman, qui avait appelé à voter pour M. John McCain en 2008, a ainsi fait obstruction à la création d’un assureur public (public option) destinée aux Américains sans couverture médicale. Les compagnies d’assurances privées comptent au nombre des principaux bailleurs de fonds du sénateur Lieberman...

Le 28 septembre 2008, alors qu’un plan de sauvetage des banques agréé par le candidat Obama allait leur allouer une aide d’urgence de 700 milliards de dollars, un parlementaire de gauche, M. Dennis Kucinich, interpella ses collègues : « Sommes-nous le Congrès des Etats-Unis ou le conseil d’administration de Goldman Sachs ? » La question demeure assez pertinente pour que le président américain ait jugé récemment utile de préciser : « Je n’ai pas fait campagne pour aider les gros bonnets de Wall Street. » Toutefois, en 2008, Goldman Sachs, Citigroup, JPMorgan, UBS et Morgan Stanley figurèrent sur la liste des vingt principaux bailleurs de fonds de sa campagne (2). Le journaliste William Greider résume la situation : « Les démocrates sont placés devant un dilemme : peuvent-ils servir l’intérêt public sans mécontenter les banquiers qui financent leurs carrières (3)  ? »

Les Etats-Unis sont-ils réformables ? On prétend que leur système se caractériserait par l’« équilibre des pouvoirs ». Il consiste en réalité en une multiplication d’échelons où règne le pouvoir du dollar. En 2008, des millions de jeunes se sont lancés dans l’arène politique en escomptant que, avec ce président, rien ne serait plus comme avant. Mais voilà, lui aussi se comporte en maquignon, achète un vote qui sinon lui ferait défaut, courtise un élu qu’il méprise. Peut-il faire autrement ? La personnalité d’un homme ne pèse jamais très lourd face à la tyrannie des structures, surtout quand l’opposition se montre hystérique et que le « mouvement populaire » se résume à des syndicats en capilotade, des militants noirs cooptés par l’exécutif et des blogueurs infatués qui croient que le militantisme s’épanouit derrière un clavier. Or, aux Etats-Unis, toute inflexion progressiste du cours des choses exige un alignement des planètes presque parfait. En revanche, pour réduire massivement les impôts des riches, Reagan n’eut même pas besoin d’une majorité de parlementaires républicains...

La biographie de M. Obama a fait naître un malentendu. D’une part, parce qu’elle a concentré sur lui tous les feux et toutes les attentes. D’autre part, parce que ce président des Etats-Unis ne ressemble plus depuis longtemps à l’adolescent radical qu’il décrit dans ses Mémoires. Celui qui assistait à des conférences socialistes et œuvrait à Harlem pour une association proche de M. Ralph Nader. Il n’a plus rien à voir non plus avec le militant afro-américain qui, « afin d’éviter d’être pris pour un traître, sélectionna ses amis avec soin. Les étudiants noirs les plus activistes. Les étudiants étrangers. Les chicanos. Les professeurs marxistes, les structuralo-féministes et les poètes punk rock. Nous fumions des cigarettes et portions des blousons de cuir. La nuit, dans les dortoirs, nous discutions du néocolonialisme, de Frantz Fanon, d’ethnocentrisme européen et de patriarcat (4). »

Pour les républicains, ce passé-là rappelle que l’homme est dangereux, étranger à la culture individualiste du pays, complaisant envers les « ennemis de la liberté » et disposé, pour commencer, à « socialiser le système de santé américain ». De leur côté, une partie des militants démocrates espèrent que leur président, qui les déçoit pour le moment, n’hésitera pas sitôt qu’il le pourra à mettre en œuvre une politique plus progressiste ; et que telle est bien sa volonté. L’appréhension des uns revigore l’espérance des autres. Néanmoins, pour paraphraser l’expression du journaliste Alexander Cockburn, la gauche, qui inspecte les entrailles des textes présentés au Congrès pour y dénicher la moindre parcelle de victoire, sait que le temps est compté : les élections législatives de novembre prochain risquent d’intervenir dans un climat économique morose.Elles vont donc probablement éclaircir les rangs des élus démocrates.

En définitive, on parle trop de M. Obama. L’homme a pris les traits d’un démiurge qu’on croit capable de dompter les forces sociales, les institutions, les intérêts. Cette personnalisation immature du pouvoir caractérise aussi la France et l’Italie, mais là le diable est niché de l’autre côté ; qu’il tombe et le pays sera sauvé... Il y a environ un demi-siècle, l’historien américain Richard Hofstadter a popularisé l’expression « style paranoïaque » pour saisir une humeur politique de ce genre. A l’époque, il pensait surtout à la droite maccarthyste et à ses succédanés immédiats, mais il prétendait aussi que son idéal type trouverait au fil des ans bien d’autres applications.

Nous y sommes. L’essor de l’individualisme, la paresse intellectuelle, la dérive hystérique des débats, le rôle délétère des médias, le déclin du marxisme aussi, ont généralisé l’illusion selon laquelle, comme l’expliquait Hofstadter en 1963, « l’ennemi n’est pas, contrairement à nous tous, soumis à la grande mécanique de l’histoire, victime de son passé, de ses désirs, de ses limites. C’est un agent libre, actif, diabolique. (...) Il fabrique les crises, déclenche les faillites bancaires, provoque la dépression, confectionne des désastres, et ensuite se délecte, puis profite de la misère qu’il a provoquée (5). » Un animateur de radio ultraconservateur, Rush Limbaugh, réplique que certains partisans de M. Obama prennent celui-ci pour le Messie. Il n’a pas tort. Mais pourquoi persiste-t-il alors, lui, à dénoncer chaque jour l’Antéchrist ?

Au fond, le « miracle » de l’élection de novembre 2008 pourrait être de nous avoir rappelé que les miracles n’existent pas. Et que le destin des Etats-Unis, comme celui des autres pays, ne se confond ni avec la personnalité d’un homme ni avec la volonté d’un président.

Serge Halimi.

(1) Lire « Stratagème de la droite américaine, mobiliser le peuple contre les intellectuels », Le Monde diplomatique, mai 2006.

(2) Selon la liste établie par le Center for Responsive Politics, cf. « Top contributors to Barack Obama », Opensecrets.org.

(3) William Greider, « The money man’s best friend », The Nation, New York, 11 novembre 2009.

(4) Barack Obama, Dreams From My Father, Crown Books, New York, 2004, p. 100.

(5) Richard Hofstadter, The Paranoid Style in American Politics, Alfred Knopf, New York, 1966, p. 32.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 12:53

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L’association Cuba Si France met en lumière la solidarité manifestée par Cuba à l’égard d’Haïti – et s’y associe – en citant les réflexions de Fidel Castro (extraits) sur le sujet  :

« Les nouvelles qui parviennent d’Haïti confirment le grand chaos qu’on était en droit d’attendre dans la situation exceptionnelle engendrée par la catastrophe.

Surprise, étonnement, commotion dans les premiers instants, désir dans les recoins les plus éloignés de la planète de prêter de l’aide sans retard… Qu’envoyer et comment le faire vers une petite île des Caraïbes depuis la Chine, l’Inde, le Vietnam et d’autres endroits situés à des dizaines de milliers de kilomètres de distance  ? L’ampleur du séisme et la pauvreté du pays génèrent dans les premiers instants des idées de besoins imaginaires, qui donnent lieu à toutes sortes de promesses possibles qu’on s’efforce ensuite de concrétiser par tous les moyens. Nous, Cubains, nous avons compris que le plus important était de sauver des vies, ce pour quoi nous sommes entraînés face, non seulement à des catastrophes de ce genre, mais aussi à d’autres désastres naturels de nature sanitaire. Des centaines de médecins cubains étaient déjà sur place, ainsi qu’un bon nombre de jeunes Haïtiens aux origines modestes, convertis en de bons professionnels de la santé, car c’est à cela que nous avons consacré notre coopération avec ce pays frère et voisin depuis de longues années. Une partie de nos compatriotes étaient toutefois en vacances, tandis que des Haïtiens se formaient ou étudiaient à Cuba.

Le tremblement de terre a dépassé tous les calculs  : les modestes demeures de pisé et de torchis – dans une ville de presque deux millions d’habitants – ne pouvaient pas 
résister. De solides bâtiments publics se sont effondrés, des îlots entiers se sont écroulés sur leurs habitants qui se trouvaient chez eux alors que la nuit tombait et qui furent ensevelis sous les ruines, vivants ou morts. Les personnes blessées qui remplissaient les rues réclamaient des secours. La force des Nations unies (Minustah), le gouvernement et la police se sont retrouvés sans direction ni commandement. Ces institutions employant des milliers de personnes se sont attelées dans les premiers moments à la tâche de savoir quelles étaient celles qui étaient en vie et où. La première chose qu’ont faite nos médecins dévoués en Haïti et les jeunes spécialistes de la santé formés à Cuba, c’est de communiquer entre eux afin de connaître leur sort et de savoir sur quoi ils pouvaient compter pour aider le peuple haïtien dans cette tragédie.

Ceux qui étaient en congé à Cuba et les médecins haïtiens qui suivaient une spécialisation dans notre pays se sont aussitôt préparés à partir. D’autres experts cubains en chirurgie qui avaient rempli des missions difficiles ont offert de les accompagner. Ainsi, en moins de vingt-quatre heures, nos médecins avaient déjà soigné des centaines de patients. Aujourd’hui, 16 janvier, à peine trois jours et demi après la tragédie, ils avaient traité plusieurs milliers de victimes…

Cette information donne une petite idée de ce que font en Haïti les personnels médicaux de Cuba et ceux d’autres pays qui travaillent avec eux, parmi les premiers à être arrivés sur place. Notre personnel est disposé à coopérer et à joindre ses forces à tous les spécialistes de la santé envoyés de partout pour sauver des vies au sein de ce peuple frère. Haïti pourrait se convertir en un exemple de ce que l’humanité peut faire pour elle-même. La possibilité et les moyens existent; c’est la volonté, toutefois, qui fait défaut.

Plus l’on mettra de temps à enterrer ou à incinérer les morts, à distribuer des aliments et d’autres produits vitaux, et plus les risques d’épidémies et de violences sociales s’aggraveront. Haïti permettra de prouver combien de temps l’esprit de coopération durera avant que ne l’emportent l’égoïsme, le chauvinisme, les intérêts mesquins et le mépris d’autres nations. Les changements climatiques menacent toute l’humanité. Le séisme de Port-au-Prince nous rappelle à tous, à peine trois semaines après, à quel point nous avons été égoïstes et suffisants à Copenhague !

Les pays observent de près tout ce qu’il se passe en Haïti. L’opinion publique mondiale et les peuples seront de plus en plus sévères et implacables dans leurs critiques. »

(*) Faire parvenir vos dons à Solidarité Haïti Cuba Si France, 94, boulevard Auguste-Blanqui, 75013 Paris.
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 01:00

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Leila Khaled Hijacker est un film documentaire de Lina Makboul, réalisé en 2005, sur la jeune Palestinienne qui avait défrayé la chronique à la fin des années 60 pour avoir détourné deux avions de ligne, au profit de la cause du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP).

Contrepoint intéressant en ces temps de conflit extrême et insupportable dans la bande de Gaza, le film de Lina Makboul, Suédoise d’origine palestinienne, brosse un portrait intelligent, mesuré et émouvant de la militante du FPLP. Leila Khaled fut et reste une icône pour tous les Palestiniens, comme pour la jeune réalisatrice, qui cependant n’hésite pas à casser le mythe, à poser des questions qui fâchent à son idole : « Vous êtes quand même une terroriste, comment pouvez-vous justifier cela? » Et plus loin : « Comment justifie-t-on que le FPLP ait entraîné des enfants à faire la guerre civile? » Elle filme Leila Khaled, l’icône glamour de la Palestine, l’ancienne beauté détourneuse d’avions, en pyjama, passant l’aspirateur en pantoufles, essayant de la gaver de brochettes en vraie mamma arabe.

Je me suis aperçue que Leila Khaled n’avait aucun regret, dit la jolie voix de la réalisatrice dans son commentaire. Est-ce que le terrorisme est toujours condamnable? Peut-être pas. Je ne vous donne pas, ici, la clef de sa réflexion, car elle la délivre un peu plus loin, et vous verrez que derrière ce qui peut apparaître comme une provocation se cache un point de vue profond et intelligent sur le conflit israélo-palestinien. Impliquée, prête à faire exploser le mythe, Lina Makboul rend visite aux pilotes des avions détournés, à une des hôtesses de l’air, aux otages. (Il est important de souligner que ces détournements d’avion n’ont fait aucune victime). La réalisatrice multiplie ainsi les points de vue, et on peut craindre qu’elle en oublie de prendre parti. Mais ce n’est pas le cas. Comme le dit l’hôtesse de l’air interviewée : C’est tout de même une grande injustice que les Palestiniens n’aient toujours pas de pays aujourd’hui.

Venons-en maintenant aux qualités esthétiques du film ; si la caméra procède à quelques mouvements un peu maladroits (zooms et dézooms mal contrôlés, hésitations de cadre…) le montage extrêmement dynamique, fort de nombreuses images d’archives, d’interviews, de moments forts partagés entre la réalisatrice qui entre volontairement dans le cadre, et son sujet, et un travail du son particulièrement intéressant, fait de Leila Khaled Hijacker un moment de pur plaisir cinématographique. On ne baille jamais devant cette histoire, pourtant complexe et chargée de faits de guerre très lourds (massacres de Deir Yassin en 1948 et de Chatila en 1982, exode des Arabes de Haïfa en 1948). Lina Makboul maltraite son icône, la montre parfois dure, cassante, trop campée sur ses positions politiques. Ce qui la rend d’autant plus émouvante, lorsqu’elle fond en larmes devant un morceau de carrelage que la réalisatrice lui a rapportée de sa maison de Haïfa. Mon rêve, dit Leila Khaled dans une de ses interviews, quand la Palestine sera libre, ce sera de dormir trois jours sous un arbre à Haïfa. Pas dans une maison. Je veux sentir la terre.
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