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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 10:55

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http://luciensampaix.free.fr/  le site à voir

 

Alexandre Couban historien, 
président de Mémoires d’humanité

Secrétaire général de l’Humanité fusillé par les nazis, il fut de toutes les luttes pour
la justice sociale et la liberté. Un hommage 
lui a été rendu le 12 décembre dernier à la mairie du 10e arrondissement de Paris.

Évoquer la figure de Lucien Sampaix, ancien journaliste à l’Humanité fusillé le 15 décembre 1941 à Caen à l’âge de quarante-deux ans, oblige à rappeler – en guise d’introduction – combien sont nombreux les employés de l’Humanité à avoir « payé » pour leur engagement. Commençons par Jean Jaurès, assassiné à la veille de la Première Guerre mondiale, rappelons-nous de Daniel Féry, mort le 9 février 1962 à la station de métro Charonne pour avoir manifesté contre la guerre d’Algérie. Cinquième enfant d’une famille qui en compte sept, Lucien Sampaix est né le 13 mai 1899 à Sedan (Ardennes). Sa mère travaille comme femme de ménage. Son père est ouvrier dans une filature. Syndiqué, il compte parmi les rares lecteurs de l’Humanité du département. En 1911, Lucien Sampaix est apprenti dans une usine de la métallurgie. Trois ans plus tard, la Première Guerre mondiale éclate. À l’image de neuf autres départements du nord et de l’est de la France, les Ardennes sont occupées par l’armée allemande, provoquant l’exode de plus d’un million de personnes. Lucien Sampaix se réfugie d’abord dans la Marne, puis il part pour Rouen où il travaille dans une brasserie. Quelques mois avant la fin du conflit, il est incorporé dans un service infirmier à Metz. Démobilisé, Lucien Sampaix retourne à Sedan en 1921. Embauché comme ajusteur-mécanicien, il se syndique puis adhère au Parti communiste. Rapidement, il cumule plusieurs responsabilités. Il devient secrétaire du syndicat local des métaux et secrétaire du rayon communiste de Sedan. En 1925, Lucien Sampaix manifeste son opposition à la guerre du Rif (Maroc) qui oppose les rebelles marocains emmenés par Abdelkrim aux troupes espagnoles puis françaises à la tête desquelles Franco et Pétain s’illustreront. Par ailleurs, il anime de nombreuses réunions, organise de multiples grèves et collabore activement au journal communiste régional. Progressivement, il incarne le communisme dans les Ardennes. À tel point que dans les colonnes du périodique socialiste local, on ne parle plus des communistes mais des « Sampaix »  ! Conséquence de son militantisme, Lucien Sampaix est régulièrement licencié. En retour, il est promu secrétaire de la région Nord-Est (Aisne, Marne, Ardennes). Quelques mois après sa nomination, un bilan positif de son action est dressé. En l’espace d’un an, le nombre d’adhérents est multiplié par cinq et le tirage du journal régional augmente de 40 %. On loue également sa grande disponibilité. Mais tout le monde a conscience que la situation est précaire. Condamné à six mois de prison pour « provocation de militaires à la désobéissance », il est susceptible à tout moment d’être emprisonné. Arrêté à la fin de l’année 1931, Lucien Sampaix est incarcéré pendant neuf mois et ne recouvre la liberté qu’à la faveur de l’amnistie présidentielle qui suit l’élection de mai 1932. Ultime manifestation de sa présence dans les Ardennes, Lucien Sampaix – emprisonné – est candidat aux élections législatives en 1932 et obtient 16,43 % des suffrages exprimés, score plus qu’honorable au regard du résultat national du Parti communiste (8,4 %). En août 1932, Lucien Sampaix rejoint la rédaction de l’Humanité et intègre la rubrique des informations. Ce recrutement s’inscrit dans la volonté de promouvoir des journalistes d’origine ouvrière. Chargé de suivre l’actualité politique, Lucien Sampaix s’intéresse rapidement à l’activité de l’extrême droite. Il signe un premier reportage sur le sujet au printemps 1935. En parallèle, il est candidat aux législatives de 1936 dans le 10e arrondissement de Paris. Devancé par le candidat radical-socialiste, il se désiste au second tour. Par douze voix d’avance, la gauche l’emporte. En France, le Front populaire triomphe. Pour la première fois, un socialiste – Léon Blum – préside le gouvernement. Au lendemain de la victoire du Front populaire, Lucien Sampaix est nommé secrétaire général de l’Humanité à l’occasion d’un vaste remaniement de la direction. Indépendamment, il continue son travail de journaliste, s’employant à dénoncer l’activité des organisations d’extrême droite « aux ordres du grand patronat et des ennemis du pays ». Poursuivi pour avoir enfreint la loi dans l’un de ces articles, il est acquitté le 28 juillet 1939. Un mois plus tard, l’Allemagne et l’URSS signent un pacte de non-agression. Immédiatement, la presse communiste est suspendue puis interdite. La France entre en guerre. Mobilisé, Lucien Sampaix est affecté dans une usine, mais le directeur refuse de le prendre. Le 26 septembre 1939, le Parti communiste est interdit. Entre-temps, Moscou et Berlin se sont partagé la Pologne. Hors-la-loi, Lucien Sampaix participe à l’édition clandestine de l’Humanité jusqu’à son arrestation en décembre 1939. Le 25 décembre 1940, il s’évade et se réfugie à Paris chez un ancien ouvrier de l’imprimerie de l’Humanité. Trois mois plus tard, il est arrêté à la suite d’une perquisition opérée chez le militant qui l’héberge. Fin août 1941, Lucien Sampaix est traduit devant la section spéciale auprès de la cour d’appel de Paris. Contre toute attente, il n’est pas condamné à mort, mais aux travaux forcés à perpétuité. Mi-septembre 1941, il est transféré à la prison centrale de Beaulieu. Le 15 décembre 1941, Lucien Sampaix est fusillé à Caen. Au total, quatre-vingt-quinze otages sont exécutés ce jour-là par les Allemands, dont Gabriel Péri au Mont-Valérien.

À la Libération, de nombreux hommages leur seront conjointement rendus.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 20:00

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:23

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Puisque aucune entente sérieuse sur le climat n'a eu lieu à Copenhague, on ne pouvait espérer parvenir à une entente sur la réduction des armes nucléaires de la Russie et des Etats-Unis. Les présidents Barack Obama et Dmitri Medvedev se sont rencontrés le 18 décembre en marge du sommet, après quoi ils ont déclaré qu'"il restait à mettre au point des détails d'ordre technique".

On le dit ordinairement lorsque des difficultés sérieuses apparaissent sur la conclusion d'un accord. Il s'agit en l'occurrence du régime de vérification. Il est vain d'attendre la signature tant désirée du traité ni à Copenhague, ni à la fin de cette année: les négociateurs sont déjà partis en vacances de Noël et ils ne se rencontreront pas avant la mi-janvier. Les ententes présidentielles de principe ne peuvent intervenir finalement que l'année prochaine. Mais la date butoir n’est pas claire.

Certes, la signature du Traité  START n'est pas un but en soi et encore moins une solution à tous les problèmes nucléaires actuels, malgré les déclarations grandiloquentes de la presse et des services de publicité des gouvernements des Etats-Unis et de la Russie. Ce document est à bien des égards symbolique. En premier lieu pour les présidents: pour Dmitri Medvedev, car c'est son premier traité important sur le désarmement, et à fortiori pour le lauréat du Prix Nobel. Ayant le Traité START dans sa poche, il pourra répondre à la question de savoir comment il "justifie l'avance donnée par le comité Nobel". D'ailleurs, il est temps que le "redémarrage" américano-russe sorte du point mort: le nouveau Traité START serait le signe qu'on est enfin parvenu au fameux bouton de "redémarrage".

Il est clair que ce traité  sera signé tôt ou tard, probablement l'année prochaine. Mais il ne s'agit pas que du Traité START. Ce n'est qu'un nouveau début pour une étape nucléaire qui doit avoir une suite.

Tout d'abord, cette réduction des arsenaux nucléaires n'est pas du tout la plus radicale dans l'histoire. A en croire à ce qui a été concerté de principe, les Etats-Unis et la Russie doivent réduire le nombre d'ogives nucléaires stratégiques à peu près 1600. Le nombre de vecteurs diminuera jusqu'à 700-750. Les Etats-Unis et la Russie sont parvenus à un compromis, car Washington ne voulait pas abaisser le seuil au-dessous de 1000 vecteurs et la Russie ne voulait pas qu'il soit supérieur à 500. Elle a pour cela des raisons valables. Le vieillissement naturel des missiles oblige le département russe de défense, même sans traité, à retirer du service des sous-marins, des bombardiers et des missiles. Le fait est que d'ici 2017 - le nouveau Traité START est prévu pour cette période - nous aurons, au mieux, un peu plus de 500 moyens de véhiculation. Et même moins, si le complexe militaro-industriel n'oublie pas tout le reste et ne commence pas à construire d'urgence de nouveaux missiles. Mais on peut en douter. Par conséquent, quoi qu'il en soit, nous "dépasserons" les normes de la réduction des vecteurs.

Il faut l'avouer, Barack Obama est allé au-devant de la Russie en ce sens. Les Etats-Unis ont accepté de prendre en compte également les bombardiers B-52 en tant que vecteurs nucléaires stratégiques, qu'ils portent des bombes nucléaires ou non, et nos missiles mobiles Topol-M pourront maintenant être déplacés sans entrave sur tout notre vaste territoire, ce qui n'était pas prévu dans le Traité START-1.

Les Etats-Unis détiennent aujourd'hui 1195 vecteurs et 5573 ogives; la Russie, 811 vecteurs et 3906 ogives. George Bush fils et Vladimir Poutine avaient signé en 2002, à Moscou, le Traité sur la réduction des potentiels nucléaires stratégiques. Rappelons que, conformément à ce traité (toujours en vigueur), les Etats-Unis et la Russie s'étaient engagés à réduire leurs ogives nucléaires à 220-1700 vers 2012. Selon le nouveau Traité START, après sa mise en vigueur, le nombre d'ogives doit être réduit dans sept ans à environ 1600-1675. Même si le traité est signé au début de l'année prochaine, nous ne devrons réduire que 25 ogives vers 2017. Autrement dit, d'ici 2017, nous serons au même niveau que ce qui devait être enregistré en 2012 conformément au traité signé par George Bush fils qui, du point de vue général, y compris américain, avait mené les relations américano-russes au plus bas.

Le travail intense sur le traité  sous Obama et Medvedev a, au moins, réanimé le processus de désarmement qui, sous George Bush fils était, par sa veulerie, sur le point d'entrer dans le coma. La question est de savoir dans quelle direction iront ensuite Moscou et Washington et jusqu’à quel point les compromis sur  START sont liés aux "services" rendus sur la question iranienne (les Etats-Unis veulent que la Russie rejoigne le front des sanctions contre les ambitions nucléaires de Téhéran) et de l'Afghanistan (le "corridor russe" pour les troupes de la coalition qui lutte contre les talibans).

A en juger par les journaux américains, Barack Obama est prêt à accepter, après la conclusion du nouveau traité, l'"inventaire" du potentiel récupérable (ogives retirés du service et stockés). Washington est également prêt à un dialogue sur la réduction des armes nucléaires tactiques (les bombardiers) et des armes à portée moyenne. Ce sujet avait déjà été abordé par Mikhaïl Gorbatchev en 1986 lors de sa rencontre avec Ronald Reagan à Reykjavik.
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:17

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De Marina LAPENKOVA (AFP)

MOSCOU — Les communistes et autres nostalgiques de l'URSS célèbraient lundi le 130e anniversaire de la naissance du dictateur soviétique Joseph Staline, responsable de la mort de millions de Soviétiques, mais toujours admiré en Russie.

"Ce qu'a fait Staline, notamment en tant que chef militaire suprême, l'a rendu immortel à tout jamais", a dit le chef du Parti communiste (PC) Guennadi Ziouganov, après avoir déposé des fleurs sur la tombe du Petit père des peuples, située sur la Place Rouge, derrière le mausolée de Lénine.

Près de 1.500 personnes ont participé à la cérémonie, selon la radio Echo de Moscou.

"C'est une cérémonie pour un bourreau (...) des peuples de l'URSS, une fête sur le sang des victimes", s'est de son côté indigné le leader du parti réformateur Iabloko, Sergueï Mitrokhine. "La propagande du stalinisme doit être interdite", estime-t-il dans une lettre ouverte publiée lundi.

Staline reste révéré en Russie pour son rôle dans la victoire des Alliés durant la Deuxième guerre mondiale, sa responsabilité dans la déportation et la mort de millions de Soviétiques ne faisant en revanche guère débat, notamment au sommet de l'Etat.

Une majorité de Russes (54%) admire aujourd'hui le leadership de Staline, et 8% sont d'un avis contraire. 58% des sondés affirment toutefois que la Russie d'aujourd'hui n'a plus besoin d'un dirigeant comme Staline.

"Des hommes politiques cyniques manipulent des vieillards et des gens qui confondent l'époque romantique de leur jeunesse avec le régime de l'époque", a déclaré lundi le représentant pour les droits de l'Homme auprès du Kremlin, Vladimir Loukine.

Fin octobre, le président russe Dmitri Medvedev avait déclaré qu'aucune raison d'Etat ne pouvait justifier les millions de victimes des purges staliniennes, dans une rare condamnation du dictateur soviétique.

"Bourreau ou Petit père des peuples?", interrogeait lundi la chaîne de télévision indépendante RenTV, avant de s'étonner que "de plus en plus de Russes lui pardonnent aujourd'hui plusieurs millions de victimes".

"Staline est un homme politique éminent, incomparable à ceux d'aujourd'hui", estime Dmitri Petrov, ingénieur de 50 ans venu rendre hommage à Staline à Saint-Pétersbourg dans la maison où le futur dirigeant avait vécu en 1917.

"On ne peut changer les choses qu'avec des méthodes dures. Et les changements ne peuvent pas arranger tout le monde", a-t-il expliqué à l'AFP.

Par ailleurs, une exposition "Staline: mythes et réalité" -- avec des photos, portraits et documents parfois inédits -- s'est ouverte lundi à Moscou.

"L'intérêt que portent les Russes à Staline est immense, parce que le leadership actuel n'a pu proposer aucune idée nationale et a conduit le pays dans l'impasse", estime son directeur Iouri Izioumov.

Le ministère de la Culture n'ayant pas donné son accord à une telle exposition, M. Izioumov, "membre du PC depuis 1960", l'a organisée grâce à des "donateurs", a-t-il dit à l'AFP.

Plusieurs centaines de partisans de Staline, originaire de Géorgie, se sont par ailleurs rassemblés lundi dans sa ville natale, à Gori (Géorgie).

Brandissant des drapeaux soviétiques, ils sont sortis de la maison natale du futur généralissime -- aujourd'hui un musée -- pour marcher vers la place centrale de la ville et déposer des gerbes devant le monument qui lui est dédié.

Parmi eux, le petit-fils de Staline, Evgueni Djougachvili, a dénoncé les attaques contre son aïeul, parfois présenté comme le pire dictateur du 20e siècle. "C'est terrible que certains mettent Staline et Hitler sur le même rang. Staline a été un libérateur, face à Hitler, agresseur et colonisateur des peuples", a-t-il dit à l'AFP.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:08

vladimir-pozner-annees-1950.1186502817.JPGIl faut parfois savoir dire merci à la crise ! Pour les grands textes qu'elle nous incite à lire ou à relire - à commencer par ceux de Marx. Pour ces classiques qu'elle nous invite à redécouvrir, comme la lumineuse leçon d'"anatomie d'une catastrophe financière" professée dans les années 1950 par l'économiste John Kenneth Galbraith et récemment rééditée (La Crise économique de 1929, Payot). Et puis pour ces pépites oubliées qui resurgissent ici et là, à l'instar des chroniques de Paul Claudel, qui était aux premières loges lors du krach de Wall Street comme ambassadeur de France aux Etats-Unis (La Crise. Amérique 1927-1932, Métailié, "Le Monde des livres" du 27 novembre).

 

C'est à cette dernière catégorie qu'appartient Les Etats-Désunis, de Vladimir Pozner (1905-1992). Né à Paris, ce fils d'immigrés russes a 33 ans quand paraît ce texte. C'est alors un jeune intellectuel dans le vent, qui a séjourné à Petrograd pendant la révolution de 1917, rencontré Gorki, Maïakovski et Akhmatova, traduit Tolstoï et Dostoïevski en français, et déjà publié trois ouvrages remarqués : Panorama de la littérature russe (1929), Tolstoï est mort (1935), un roman-documentaire sur les derniers jours de l'écrivain, et Le Mors aux dents (1937), l'odyssée extravagante d'un baron balte engagé dans une lutte à mort contre les bolcheviks.

Mêlant "choses vues", extraits de journaux et comptes rendus d'entretiens réalisés par l'auteur lors de son séjour outre-Atlantique en 1936, Les Etats-Désunis est un formidable (et très littéraire) portrait de l'Amérique au temps de la Grande Dépression. C'est une sorte de grand reportage, qui fait traverser le pays au lecteur, avec de longues plongées dans les quartiers les plus sordides de New York, des bas-fonds d'Harlem peuplés de petites frappes, de prostituées et de prédicateurs illuminés, à la misérable Bowery Street, au sud de Manhattan, où le froid, en hiver, tuait les pauvres à la chaîne.

Militant communiste, particulièrement sensible aux injustices sociales et aux inégalités raciales, Vladimir Pozner fait surtout preuve, dans ces pages captivantes, d'une lucidité redoutable : quand il annonce le caractère inévitable d'une guerre mondiale ; quand il prophétise, avec dix ans d'avance, la folie maccarthyste ; et surtout quand il salue la pertinence de ce jugement que lui a confié l'écrivain Theodore Dreiser : "La finance est la seule force qui dirige le monde. (...) C'est comme un cancer qui tue des millions d'êtres. Nous essayons d'en découvrir le microbe, de le combattre, mais, en attendant, le cancer tue."

 


LES ETATS-DÉSUNIS de Vladimir Pozner. Suivi d'un entretien avec Noam Chomsky, postface de Jean-Pierre Faye. Lux Editeur, 354 p., 20 €.
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:01

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Ziad Medoukh

 

 

C’était un samedi

Au début de l’hiver à Gaza

Une journée terrible

Le début de l’agression militaire

Le lancement du carnage

De l’opération militaire dite plomb durci.

 

 

Toute la poésie colorée ne pourrait

Décrire ce samedi de choc

Et tous les mots bien choisis

Ne pourraient parler

De ce samedi sinistre

Pour Gaza, la Palestine et l’humanité.

 

 

C’était le dernier samedi de l’année

Les fêtes commençaient

Les enfants attendaient leurs cadeaux

Ce fut le jour choisi

Par la puissance occupante

Pour donner son cadeaux à Gaza

Le cadeau de la mort

 

 

C’était le dernier samedi de décembre

Les élèves étaient dans leurs écoles

Les étudiants dans leurs universités

Des pères cherchaient un travail

Les mères faisaient les courses

Et soudain…. le fracas des bombes !  

 

 

C’était le 27 décembre 2008

Gaza à feu et à sang

Des corps déchiquetés sur le sol

Des maisons fracassées

Des écoles…..

L’horreur sans nom

Dans la prison appelée Gaza.

 

 

C’était un samedi terrible

Les jardins de Gaza devenaient cimetières

Les maisons écroulées, tombeaux

Frénésie de destructions dans toute la bande de Gaza.

C’était le début de l’offensive militaire

C’était le début des massacres

C’était le début des pilonnages sans trêve

Gaza se souvient de ce samedi noir.

 

 

 

Ce samedi inoubliable

Devant le silence complice des gouvernements

Du monde dit libre

L’armée puissante de l’occupation

Se livre au carnage d’une population civile sans défense

Enfermée, sous blocus

Une population innocente sous terreur

Mais fière, courageuse, soudée et confiante.

Une population courageuse, une population déterminée.

Une population résistante.

 

 

C’était un samedi de cauchemar

Un samedi horrible

Un samedi hors normes

Des centaines de morts

Enfants, femmes , personne âgées…

Des milliers de blessés

Les infrastructures de la vie  civile détruites

Terreur , impossibilité de fuir

Et personne pour les arrêter !

 

 

Gaza se souvient de ce samedi

Un an après

Un an déjà

Un an depuis ce samedi noir…

Certes, Gaza se souvient…

Mais Gaza surtout,

Leçon de vie et d’espoir

Gaza est déterminée à vivre

A croire en la justice

Et à la liberté et la paix à venir

Gaza veut y croire

Gaza lutte

Et continue de résister

Dans une grande Palestine d’avenir.
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 17:05
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La proposition de Pierre Laurent, coordinateur national du PCF, pour conduire la liste du Front de gauche en Île-de-France, vient d’être confirmée par les communistes de la région. Il évoque les grands enjeux de la campagne qui démarre.

Le Parti communiste français et le Front 
de gauche sont-ils entrés en 
campagne  ?


Pierre Laurent. Oui. La dynamique de rassemblement est au rendez-vous, avec un élargissement notable, au-delà du Front de gauche, à de nouvelles organisations comme République et socialisme, les Alternatifs, la Fédération pour une alternative sociale et écologique, le M’PEP, des militants de quartiers populaires, et, en Île-de-France, Alternative citoyenne. Et surtout, notre appel aux acteurs des mouvements sociaux est entendu sur le terrain, avec la participation de signataires de l’Appel des appels, de syndicalistes des services publics, de militants de RESF, etc.


Europe Écologie prétend aussi incarner une nouvelle offre politique en rassemblant 
des personnalités 
de la société civile et 
du mouvement associatif. 
Qu’est-ce qui distingue ces listes du Front de gauche  ?


Pierre Laurent. Notre construction se fait sur des contenus et des objectifs clairs de reconquête à gauche. L’échec du sommet de Copenhague montre qu’il est impossible de s’attaquer aux défis écologiques sans s’attaquer à l’égoïsme des logiques capitalistes. Dans les régions aussi, nous ne pourrons répondre à l’urgence écologique sans agir pour la remise en cause des choix dominants actuels, pour la reconquête des services publics, sans promouvoir le développement humain contre la finance. La cohérence de nos propositions et l’engagement des acteurs sociaux sur nos listes peuvent faire la différence.


Dans certaines régions, les communistes ont décidé de reconduire des listes d’union avec le PS dès le premier tour. Comment le PCF va-t-il animer cette campagne avec des stratégies différentes  ?

Pierre Laurent.

Dans cinq régions sur vingt-deux, les communistes ont jugé que le rapport des forces politiques ne permettait pas la construction de listes de Front de gauche au premier tour. Il faut respecter ce choix, comme il le sera dans les dix-sept régions en Front de gauche. Les communistes porteront partout les mêmes objectifs de transformation. Simplement, ils le feront dans des conditions différentes dans certaines régions.


Lors du débat sur votre candidature en Île-de-France, votre manque 
de notoriété a été perçu comme un inconvénient 
pour réaliser un bon score. 
Partagez-vous cette idée  ?


Pierre Laurent. Les communistes ont jugé que le renouvellement pouvait être aussi un atout. Un militant a dit, lors du débat sur les candidatures, que la « vraie star » de la campagne serait le Front de gauche. Nous ne construisons pas les listes autour d’une seule personne  : le collectif et la diversité vont être les forces de notre campagne. L’important est que les candidatures soient totalement au service du rassemblement. Je m’engagerai à fond dans cet esprit, avec, bien entendu, à mes côtés, l’expérience et la notoriété d’élus reconnus.


Le message ne risque-
t-il pas d’être brouillé par le choix de personnalités communistes de se présenter sur les listes du PS ou d’Europe Écologie  ?


Pierre Laurent  : La démarche de rassemblement que nous animons sera bien plus forte que ces quelques annonces individuelles isolées. Si les communistes viennent de confirmer la proposition, à 86 % des votants, que je conduise les listes du Front de gauche en Île-de-France, c’est pour que je mette en œuvre sans attendre cette démarche que je porte dans mon parti et que nous pouvons transformer dans cette campagne en véritable dynamique populaire.

Pensez-vous parvenir rapidement à un accord national sur les têtes de listes régionales et départementales avec vos partenaires du Front de gauche  ?

Pierre Laurent. C’est une certitude. Les discussions sont partout en très bonne voie. Le 10 janvier, au palais des congrès de Paris, avec plusieurs milliers de personnes, nous ferons une entrée fracassante en campagne. Nous allons montrer que nous n’avons pas perdu notre temps en construisant notre démarche et nos listes de rassemblement. En Île-de-France, où je devrais conduire la liste, toute la diversité sociale et politique va trouver sa place, et le PCF aura la tête de liste dans trois départements sur huit.


Quel sera votre axe majeur de campagne en Île-de-France  ?


Pierre Laurent. Outre la reconquête des services publics, nos propositions pour réorienter l’utilisation de l’argent et l’enjeu démocratique face au laminage programmé des collectivités qui seront, partout en France, des thèmes majeurs de notre campagne, nous voulons faire du développement des quartiers populaires une question centrale en Île-de-France. Alors que la droite mène un débat minable sur l’identité nationale qui stigmatise leurs populations et qu’elle veut accentuer la concentration des richesses dans quelques pôles, il faut renverser la logique dans la région en pariant sur la richesse de ces quartiers. Ce n’est pas seulement une logique de compensation  : il faut bien sûr réparer les inégalités, mais nous voulons une région qui ait l’audace d’un nouveau type de développement réellement solidaire.


Le Front de gauche se présente avec la volonté de former des majorités en se rassemblant avec les autres listes de gauche au second tour, mais le PS et Europe Écologie envisagent aussi de s’allier au Modem. N’est-ce pas problématique  ?


Pierre Laurent. Ce serait une faute pour la gauche que de lorgner vers une partie de la droite, à un moment où la politique de cette dernière est de plus en plus contestée. Aujourd’hui, la gauche est dans le peuple. Tout l’enjeu est de donner de la force à cette gauche populaire. Si les listes du Front de gauche réussissent ce pari, non seulement la gauche pourra gagner les régions, mais elle le fera sur une dynamique d’espoir qui marginalisera les partisans des alliances avec le Modem.


Entretien réalisé par Sébastien Crépel

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 17:00
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Des milliers de volontaires sont attendus à Gaza (Palestine), pour le Nouvel An, pour marcher contre le blocus israélien. Marche à laquelle deux Trégorroises ont bien l'intention de participer.


Le Nouvel An, elles ne le passeront pas auprès de leurs proches et amis. Mais à Gaza espèrent-elles. Oui, à Gaza. Adhérentes de l'association France-Palestine Solidarité Trégor, Françoise Émerard et Danielle Le Razavet ont répondu à l'appel lancé par une coalition internationale, née il y a plusieurs mois aux États-Unis. Le 26décembre, la Perrosienne et la Lannionnaise décolleront de Paris avec la ferme intention de pénétrer dans la bande de Gaza pour participer à la Marche de la liberté, ou Gaza Freedom March, prévue le 1er janvier 2010. Ce rassemblement international, organisé en soutien au peuple palestinien, vise «à exiger la levée du blocus israélien, illégal et inhumain», souligne Jean-Dominique Robin, président de France-Palestine Solidarité Trégor.

«Une prison à ciel ouvert»

Environ 1.500 volontaires internationaux sont attendus, dont pas moins de 300 Français. Mis en place en janvier2006, le blocus israélien s'est considérablement durci depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas, en 2007. «Tout a complètement été détruit là-bas et l'aide humanitaire passe au compte-gouttes...», déplore Jean-Dominique Robin. Une situation qui agace nos deux Trégorroises. «C'est injuste et scandaleux!», lâche Françoise. Pour Gaza, elle se prépare au pire. Car déjà en 2005, lors d'un premier voyage, en Cisjordanie cette fois-là, les deux femmes avaient été marquées «par l'état de solitude de personnes se sentant abandonnées par la communauté internationale», se souvient Danielle. «Les gens nous disaient: Dites à d'autres de venir nous voir comme vous! Ici, vous savez, on est dans une prison à ciel ouvert», témoigne Françoise. À Gaza, les deux Trégorroises seront confrontées à, sans doute, encore plus dur.

Le sucre interdit de séjour

«Sur un million de Gazaouis, il y a environ 300.000 sans abris. 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté», rapporte Jean-DominiqueRobin. «On leur laissera la tente dans laquelle on compte dormir là-bas», ont déjà prévu Danielle et Françoise. Plus des denrées et autres objets, si elles peuvent les faire passer. «Le sucre est interdit, par exemple, car les autorités israéliennes craignent que ça serve à faire une bombe. Même chose pour les tuyaux, de crainte qu'ils ne deviennent des lance-roquettes...». C'est par la frontière égyptienne que Françoise, Danielle et des centaines de volontaires internationaux essayeront de pénétrer dans la bande de Gaza, côté sud, via la porte de Rafah. «On n'est pas sûres que tout le monde puisse rentrer...». Françoise et Danielle croisent les doigts. Au nord, via le check-point d'Érez, des Israéliens tenteront, eux aussi, de rallier Gaza, pour la grande marche du 1er janvier 2010. Car, «beaucoup d'Israéliens ne goûtent pas la politique menée par leur pays», signale Jean-Dominique Robin.

 

Arnaud Le Hir

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 10:01

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L’ensemble de la classe politique européenne a désapprouvé la décision de la Cour constitutionnelle de Turquie de dissoudre le parti pro-kurde DTP. Cette décision ne suscite, en revanche, aucune protestation de la part de la classe politique turque, à quelques nuances près. Le Congrès pour une Société démocratique (DTK), réuni d’urgence à Diyarbakir, a approuvé la décision des députés DTP de démissionner de leur mandat en signe de protestation. Le DTP, dissout, est remplacé par le Parti de la Paix et de la Démocratie (BDP).

Le "Congrès pour une Société démocratique" (DTK), une assemblée qui rassemble tous les élus issus des rangs du Parti pour une Société démocratique, le DTP, c’est-à-dire les 21 députés, les maires, les conseillers municipaux et provinciaux qui gèrent une dizaine de provinces et une centaine de communes, dont la ville métropolitaine de Diyarbakir, a approuvé, lors d’une réunion extraordinaire, la décision des députés de démissionner de leur mandat et de se mettre "à la disposition du peuple kurde". Marginalisés dans une assemblée hostile, avec la suppression ipso facto de leur groupe parlementaire, ils se refusent en effet de servir de caution ou d’alibi à quiconque après la décision de la Cour constitutionnelle de dissoudre leur parti et d’interdire l’exercice de toutes responsabilités politiques à 37 des leurs, dont des personnalités particulièrement emblématiques comme le Président du parti, Ahmet Türk, ou Leyla Zana, la "bête noire" de la "Grande Assemblée de Turquie" (parlement turc).

Il est à noter, en effet, que la décision a été rapidement prise à l’unanimité par les onze juges de la Cour constitutionnelle dont le président, Hasim Kilic, est un proche du parti au pouvoir, et qu’elle n’a fait l’objet d’aucune désapprobation, à quelques nuances près, de la part de la classe politique turque.

Les élus et les militants kurdes, dont la combativité n’est en rien entamée, avaient depuis plusieurs mois anticipé la manœuvre et déposé les statuts d’une nouvelle formation politique : le Parti de la Paix et de la Démocratie (BDP) remplace le Parti pour une Société démocratique. Le DTP est dissout ? Le BDP est déjà en place.

Les réactions connues de la classe politique française et européennes sont quasi unanimes pour désapprouver la dissolution du DTP.

Commission européenne
La Commission européenne désapprouve la décision de la Cour constitutionnelle tout en "regrettant que le DTP ait refusé de façon continue à s’écarter de façon claire du PKK et de condamner le terrorisme".

Union européenne
"La dissolution d’un parti politique est une mesure exceptionnelle qui doit être décidée avec précaution", indique, pour sa part l’Union européenne, par la voix du porte-parole de la présidence suédoise qui se déclare "préoccupée" par la décision de la Turquie et qui l’appelle "à prendre des mesures constitutionnelles pour mettre sa législation sur les partis politiques en conformité avec les règles européennes".

Commission de Venise
Gianni Buquicchio, fondateur de la Commission de Venise (organe consultatif du Conseil de l’Europe sur les questions constitutionnelles) a exprimé une position ferme considérant que la décision de fermeture de la Cour constitutionnelle n’était pas acceptable.

Quai d’Orsay
La France exprime son "attachement au pluralisme" et à "l’importance du débat démocratique dans un cadre parlementaire" a indiqué le Quai d’Orsay qui "appelle la Turquie à poursuivre l’ouverture démocratique".

Parti Socialiste Européen
"La décision de la Cour Constitutionnelle jette un véritable trouble, a déclaré Poul Nyrup Rasmussen, président de Parti Socialiste Européen (PES), et je crains que cette interdiction qui compromet la possibilité de trouver une issue politique à la question kurde, déclenche des violentes réactions de la part de ceux qui militent en faveur des Kurdes. La Turquie, en interdisant ce parti d’opposition, opère un retour en arrière dans le processus démocratique, ce qui constituera sans aucun doute un obstacle majeur dans la négociation pour l’accession de la Turquie à l’Union européenne que le PES soutient par ailleurs. La démocratie et le respect des droits des minorités ne peuvent être assurés que par le dialogue et par des moyens non violents : le DTP avait un rôle clé dans ce processus".

Démocrates et Libéraux (ADLE)
"La décision de la Cour constitutionnelle représente un pas en arrière pour la résolution pacifique du conflit kurde", a déclaré le 1er vice-président du groupe parlementaire européen des démocrates et les libéraux (ADLE) qui réclame un débat parlementaire lors de la séance plénière de janvier sur la question "du pluralisme démocratique et sur l’état actuel du dialogue politique interne".

Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL)
"La Turquie se débarrasse d’un partenaire de négociation légitime du côté kurde. Une solution pacifique au conflit kurde s’évapore à nouveau", a expliqué Lothar Bisky, président du GUE/NGL (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique) ; " L’interdiction d’un parti démocratique, des jugements arbitraires et la répression de l’identité kurde écartent la Turquie de l’Union européenne, au lieu de la rapprocher".

Parti communiste français
"Ce parti (le DTP) dispose en effet d’une véritable légitimité populaire avec 21 députés. Sa dissolution et le bannissement d’un nombre important de ses cadres constituent un acte de répression judiciaire incompréhensible, provocateur et politiquement condamnable, peu conforme aux critères officiels d’adhésion à l’Union européenne", écrit le parti communiste français, dans sa ferme protestation et son message de solidarité avec "le peuple kurde et avec toutes les forces progressistes de Turquie".

Parti socialiste français
"Le DTP, membre de l’Internationale socialiste, note le parti socialiste français, est un grand parti représenté à l’Assemblée nationale turque. Son absence de la vie politique en Turquie ne fait qu’aggraver la situation et renforcer les extrémistes". Le Parti socialiste espère qu’une solution juste puisse être rapidement trouvée pour ne pas exclure de la vie démocratique, à travers la dissolution du DTP, "plusieurs millions de citoyens qui ont voté pour plusieurs dizaines de députés et de maires appartenant à ce parti".

Verts/ALE
"La décision de la Cour Constitutionnelle d’exclure du jeu politique le parti d’opposition DTP sabote l’ouverture démocratique en Turquie" déclare Hélène Flautre, Présidente de la délégation des relations des Verts/ALE avec la Turquie. Elle appelle également le gouvernement à lancer au plus vite les réformes nécessaires à une modification de la législation turque.

UDB

Gouvernement du Kurdistan irakien
Le gouvernement autonome du Kurdistan irakien qui a exprimé sa "colère" et espère que le verdict de la Cour constitutionnelle ne bloquera pas l’ouverture engagée par Ankara. L’AFP note également que « quelques centaines de personnes ont manifesté (n.d.l.r. au Kurdistan irakien) contre cette interdiction en brandissant des drapeaux du PKK ».

André Métayer

Source/auteur : Amitiés kurdes de Bretagne

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 09:38

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De nombreux témoignages, souvent en provenance d’anciens compagnons de Charles Taylor, mettent en cause Blaise Compaoré dans l’assassinat de Thomas Sankara, avec la complicité d’Houphouët Boigny, mais aussi de la France, de la CIA et d’autres personnalités africaines.

En avril 2006, le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, saisi par le Collectif Juridique de la Campagne internationale Justice pour Thomas Sankara (CIJS) au nom de la famille, donnait raison aux plaignants et, demandait à l’Etat burkinabé d’élucider l’assassinat de Thomas Sankara, de fournir à la famille les moyens d’une justice impartiale, de rectifier son certificat de décès, de prouver le lieu de son enterrement, de compenser la famille pour le traumatisme subi, et de divulguer publiquement la décision du comité.

Le 21 avril 2008, le comité des droits de l’homme de l’ONU, en contradiction totale avec la décision précédente a clos le dossier sans qu’une enquête n’ait été diligentée. Cette décision ne fait pas honneur à cette institution.

Au sein de la communauté internationale certains font mine de voir en Blaise Compaoré un homme de paix, lui qui pourtant est notoirement impliqué dans les conflits au Libéria, en Sierra Léone et dans des trafics d’armes et de diamants pour l’UNITA de Jonas Sawimbi alors sous embargo onusien, et plus récemment dans le conflit qui a déchiré la Côte d’Ivoire.

Cette même communauté internationale nous propose de nous apitoyer sur ce Continent pourtant si riche qu’est l’Afrique, tout en travaillant à perpétuer son assistance et sa soumission. En réalité, les vraies raisons des difficultés du continent sont à chercher dans les réseaux internationaux qui fomentent les guerres et les assassinats pour conserver leur mainmise sur les richesses du continent avec la complicité des pays occidentaux et de certains dirigeants africains.

Plus de 22 ans après son assassinat, Sankara, personnage historique, leader africain de premier plan, représente de plus en plus une référence, comme leader intègre, déterminé, créatif et courageux, précurseur de la lutte pour la défense de l’environnement et la révolution burkinabé est devenu un modèle de développement. Sankara a été assassiné parce qu’il dénonçait la dette odieuse et le diktat des puissances occidentales, mais aussi parce qu’il engageait une politique décidée dans son pays, orientée vers les besoins de son pays, pour la satisfaction des populations de son pays, tout en œuvrant pour le panafricanisme.

C’est pourquoi nous soutenons et appelons à soutenir les initiatives du collectif juridique du la CIJS qui inlassablement, depuis plus de 12 ans, intente, des actions juridiques aux côtés de la famille Sankara.

Nous demandons l’ouverture des archives des pays que les témoignages désignent comme impliqués à savoir principalement la France, les USA, mais aussi la Côte d’Ivoire, le Togo et la Libye.

Nous demandons que s’engage sans tarder, une enquête indépendante sur l’assassinat de Thomas Sankara. Ceci est un devoir pour la communauté internationale, un droit pour la famille Sankara, une exigence pour la jeunesse d’Afrique, une nécessité pour l’avenir de ce continent qui ne saurait se construire avec une histoire amputée de la vérité sur un des épisodes majeurs de la fin du 20eme.

Nous appelons la jeunesse, les partis démocratiques, le mouvement social en Afrique et au-delà dans les pays du monde à continuer à se mobiliser pour que cette enquête fasse toute la lumière sur cet assassinat et pour que justice soit faite, ce qui serait un grand pas pour mettre fin à l’impunité en Afrique.

Solidaires/ CADTM Pointe-Noire, Congo Brazaville, jlemvo@yahoo.fr et solasso@yahoo.fr

Comité Sankara, España, alozano956@hotmail.com

Collectif Sankara Ile de France, France, collectifthomsank@gmail.com

Comité Sankara de Montpellier, France, comitesankara@yahoo.fr

Comitato Italiano SankaraXX, Italie, sankara.italia@gmail.com

Sankara Tribute (Washington), USA, Sankaratribute@yahoo.com

Groupe Thomas Sankara de Liège, Belgique, pauline@cadtm.org

GRILA, Groupe de recherche et d’initiatives pour la libération de l’Afrique, Canada, admin@grila.org

ATTAC Togo, Togo, attactogo@yahoo.fr

Mouvement Sankariste de Munich ou Arbeitskreis anafrikanismus München (AKPM), Allemagne, sekretariat@panafrikanismusforum.net

RAID ATTAC Tunisie, Tunisie, fatcham@yahoo.fr

FNDP (forum national sur la dette et la pauvreté), Côte d’Ivoire, fndp11@yahoo.fr

RNDD ( Réseau National Dette et Développement), Niger, rnddniger@gmail.com


P.-S.

Cette déclaration peut être signée sur http://www.thomassankara.net/spip.p...

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