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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 19:27
Avant d’aller aux champignons, n’oubliez pas que l’endroit où ils se trouvent, ce n’est pas chez vous, qu’ils ne sont pas en libre-service, que c’est une coutume basée sur la tolérance, non un droit, et que leur cueillette est réglementée. Avis aux amateurs.

Sur la propriété des champignons

Qu’ils gîtent dans les bois, dans les champs, les prés, les garrigues, les champignons ne sont pas en libre-service. En effet, ils appartiennent au propriétaire du bois, de la forêt, du champ, de la garrigue, du pré où ils se trouvent. La loi dit bien (article 547 du code civil) que « les fruits naturels de la terre (c’est le cas des champignons) appartiennent au propriétaire par droit d’accession. » Ce propriétaire peut être une personne privée (propriétaire foncier, agriculteur, forestier etc.) comme publique (commune, ONF, groupement foncier ou pastoral, société de chasse, établissement public etc.). Et alors ? Alors, la cueillette ne doit pas se transformer en ruée, incivisme, pillage, comme c’est hélas souvent le cas. Elle ne doit pas non plus servir à certains cueilleurs de fond de commerce. La tolérance a ses limites, celles du respect de quelques principes et de la règlementation que nous détaillons ci-après.

Les bonnes pratiques

Tout cueilleur qui n’est pas le propriétaire des lieux où poussent les champignons, doivent savoir :
  sur les lieux, entourés d’une clôture ou pas (un propriétaire n’est pas obligé de clôturer sa propriété, l’article 647 du code civil énonce seulement cette possibilité et non en fait une obligation), dont l’accès n’est pas réservé ni matérialisé par des panneaux visibles interdisant de pénétrer sur la propriété ou de cueillir les champignons, la cueillette à caractère familial c’est-à-dire dont la quantité est limitée, est considérée tacitement autorisée par le propriétaire ;
  par contre sur les lieux dont l’accès est réservé et matérialisé par des panneaux « propriété privé » ou « cueillette interdite » ou « cueillette réglementée », tout cueilleur de champignons doit avoir l’autorisation (verbale ou écrite) du propriétaire des lieux, ce d’autant que cette autorisation peut être réglementée (quantité tolérée, heures et jours de cueillette etc.) et payante puisque dans certaines régions des propriétaires se sont regroupés et délivrent des permis de cueillette sans lesquels celle-ci est interdite ;

 

  sur les lieux publics notamment les bois et forêt, tout cueilleur doit se renseigner en mairie s’il existe des arrêtés communaux ou préfectoraux réglementant la cueillette des champignons ;
  le respect des lieux, des animaux, de la flore et des clôtures en laissant propre et intact sur son passage, en ne stationnant pas son véhicule n’importe où ni ne circulant sur les voies interdites à la circulation, en tenant son chien en laisse etc. ;
  la cueillette doit être parcimonieuse (des arrêtés préfectoraux prévoient en général des quantités maximales à ne pas dépasser : par exemple en Lozère, le préfet a arrêté la quantité maximale à 10 litres par personne et par jour, sauf pour la pleurote du panicaut où elle est limitée à 2 litres ; en Haute-Saône et dans le Jura c’est 2 kilos par jour et par personne sauf dérogation préfectorale prévoyant plus comme c’est le cas sur le Territoire de Belfort : 3 kg par jour et par personne portée à 5 kg pour le cèpe ; en Ille-et-Vilaine c’est 3 kg ou 10 kg si cueillette en groupe de quatre personne set plus, dans la Sarthe c’est 5 kilos par jour et par personne mais dans la limite de 10 kilos par famille ; en Isère c’est un panier par jour etc.). Toujours est-il, qu’arrêtés préfectoraux ou pas, la quantité maximale à ne pas dépasser dans les bois et forêt est de 5 litres par jour et par personne en application de l’article R331-2 du code forestier ;
  la cueillette doit se faire dans les règles à savoir que tout autre instrument que le couteau est interdit, de même que sont interdit le déterrage et le piétinage. Attention, certaines espèces de champignons sont protégées et donc interdites de cueillette. De plus en période de chasse, prudence.

Les propriétaires face aux cueilleurs inciviques

Les propriétaires confrontés à des cueilleurs inciviques ou ignorants, c’est-à-dire qui ne leur ont pas demandé l’autorisation alors qu’elle s’impose, qui ne respectent pas les lieux ou qui dépassent les limites en matière de quantité, peuvent agir sur les bases suivantes :
  atteinte du droit de propriété en vertu des articles 547 du code civil (les champignons appartiennent au propriétaire du sol sur lequel ils se trouvent) et 549 du code civil (le simple possesseur - cueilleur - ne fait les fruits siens que dans la mesure où il les possède de bonne foi - autorisation du propriétaire) ;
  se prévaloir de l’article R331-2 du code forestier qui dit que « le fait, sans l’autorisation du propriétaire du terrain (bois et forêts), de prélever des champignons, est puni d’une amende prévue pour les contraventions de 2ème classe ou de 4ème classe lorsque le volume extrait est supérieur à 5 litres ;
  enfin en application de l’article R415-3 du code de l’environnement, le fait de contrevenir aux dispositions réglementaires relatives au ramassage et à la cession des champignons est puni de l’amende prévue pour les contraventions de 4ème classe (135 euros). Attention, les propriétaires doivent vérifier auprès de leurs assureurs que leur responsabilité civile est bien couverte. En effet, elle pourrait être engagée si un cueilleur de champignons se blessait (chute de branches ou d’arbres, fils de fer barbelés ou collets et autres pièges etc.). L’explication est que tout propriétaire est responsable de son bien et des accidents que ce bien pourrait causer à autrui (article 1384 du code civil).

Le propriétaire est une commune ou l’ONF

Sur les propriétés publiques, la cueillette des champignons relève du même principe que sur les propriétés privées, c’est une tolérance. L’explication est que les champignons sont la propriété de la commune ou de la section de commune ou de l’ONF, propriétaires du terrain communal ou de la forêt communale ou domaniale. Donc, une autorisation peut être exigée, les quantités sont limitées, le respect des lieux s’impose etc. De plus, s’agissant d’un espace privé ouvert au public, la cueillette des champignons peut être :
  réglementée par un arrêté du préfet en vertu de l’article L411-1 du code de l’environnement. Cet arrêté peut interdire la cueillette de certaines espèces ou dans certains lieux tout ou partie de l’année, fixer l’étendue du territoire de cueillette, des horaires et des dates de cueillette autorisée, les conditions d’exercice du ramassage, les quantités autorisées, la règlementation de la vente qui le plus souvent est interdite (voir chapitre suivant) ;
  réglementée par un arrêté du maire puisqu’en application de l’article L2122-21 du code général des collectivités territoriales, le maire est chargé, sous le contrôle du conseil municipal et du préfet, de « conserver et administrer les propriétés (et donc les biens que sont les champignons) de la commune et de faire, en conséquence, tous actes conservatoires de ses droits » ;
  réservée aux habitants de la commune ou d’une section de commune, résidents secondaires compris, puisque, selon l’article 542 du code civil, les biens communaux dont font partie les champignons sont ceux à la propriété ou aux produits desquels les habitants d’une commune ont un droit acquis notamment de cueillir. Ce qui veut dire, en principe, que ceux qui n’habitent pas la commune doivent demander au maire l’autorisation d’y cueillir des champignons. Da même dans la plupart des parcs nationaux et des parcs naturels régionaux, des conventions et des arrêtés réglementent la cueillette des champignons. Les cueilleurs sont sensés avoir pris connaissance des ces règlements et arrêtés au préalable.

La revente n’est pas tolérée

La cueillette de champignons est, nous l’avons lu, une tolérance. Cette tolérance est basée sur l’autoconsommation et une quantité limitée. Ainsi donc, il n’est pas toléré que le cueilleur revende les champignons qu’il a cueillis chez autrui. Précisons que le paiement au propriétaire d’un droit de cueillette (permis, autorisation onéreuse etc.) n’autorise pas pour autant la vente des champignons récoltés. Cela dit, si le cueilleur revend, il le fait à ses risques et périls, considérant que :
  les champignons cueillis chez autrui ne lui appartiennent pas et que si le propriétaire tolère la cueillette c’est à de seules fins de consommation familiale. Rappelons les termes de l’article 549 du code civil : « le simple possesseur (cueilleur) ne fait les fruits (champignons) sien que dans la mesure où il les possède de bonne foi (autorisation tacite ou réelle du propriétaire des lieux) sinon il doit les restituer ou les rembourser » ;
  en vertu de cet article 549 du code civil et de l’article R331-2 du code forestier, toute vente de champignons cueillis sans autorisation préalable est sanctionnée. Ce d’autant qu’un arrêté préfectoral le plus souvent interdit la vente des champignons cueillis ;
  toute vente de champignons faisant partie des espèces protégées est interdite (article L411-1 du code de l’environnement), logique leur cueillette est interdite. A cet effet, en application des articles R412-8 et R415-3 du code de l’environnement, le ramassage et la cession à titre gratuit ou onéreux de certains champignons listés par arrêté préfectoral sont punis de l’amende prévue pour les contraventions de 4ème classe (135 euros). Ceci ne concerne pas les propriétaires des lieux et leurs ayants droits qui peuvent vendre leurs champignons sous réserve qu’un arrêté préfectoral ne le leur interdit pas et de respecter le règlement sanitaire départemental. L’article 145-2 du règlement sanitaire départemental dit bien que « les champignons sauvages ne pourront être commercialisés que s’ils sont accompagnés d’un certificat de comestibilité délivré par les autorités sanitaires (DDASS par exemple). Toutefois, pourront être commercialisés sous la responsabilité des vendeurs, certaines espèces notoirement connues (cèpes, bolets, giroles, pleurotes, chanterelles etc.) et désignées par l’autorité sanitaire sous réserve d’être frais et constitués de toutes leurs parties. »

Le ramassage des escargots

Comme pour la cueillette des champignons, le ramassage des escargots est une tolérance à condition que cela reste au stade de la consommation familiale du ramasseur. Mais attention pour certaines espèces c’est réglementé. En bord de route, pas de problème. Par contre l’autorisation du propriétaire des lieux ou du gestionnaire de la forêt s’impose dès que le ramassage a lieu sur une propriété privée ou dans un bois. Et puis, avant d’aller aux escargots, un petit passage en mairie s’impose pour savoir s’il existe un arrêté préfectoral règlementant cette pratique. C’est souvent le cas. En effet, en application de l’arrêté ministériel du 24 avril 1979 fixant la liste des escargots dont le ramassage et la cession à titre gratuit ou onéreux peuvent être interdits ou autorisés, un arrêté préfectoral peut exister à ce sujet. Il peut être permanent ou temporaire. Il doit désigner les espèces concernées, l’étendu du territoire concerné par l’interdiction ou l’autorisation, la période d’application de la réglementation, les conditions d’exercice du ramassage et de la cession, ainsi que les personnes autorisées à ramasser. De façon générale, les arrêtés préfectoraux ont pour base la règle suivante imposée par l’arrêté ministériel du 24 avril 1979 :
  interdiction du ramassage et de la cession à titre gratuit ou onéreux de l’escargot de Bourgogne (Hélix pomatia) du 1er avril au 30 juin. En dehors de cette période, il n’est permis de ramasser que ce type d’escargot seulement si sa coquille a un diamètre d’au moins 3 cm. - autorisation du ramassage du petit gris (Hélix aspersa) toute l’année, à condition que sa coquille soit bordée. L’absence de bourrelet à la base de la coquille est le moyen de reconnaître les jeunes escargots, interdits de ramassage et de vente.
  interdiction du ramassage et de la vente du peson (Zonites algirus) en tous temps lorsque sa coquille a un diamètre inférieur à 3 cm. A partir de ces incontournables, les arrêtés préfectoraux peuvent prévoir des dispositions locales plus restrictives.


par Daniel Roucous - droucous@laterre.fr
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 19:22
Lait.

Producteur de lait à Lanrivain (Côtes-d’Armor), Jean-Yves Courtois pourrait être un quinquagénaire heureux. Mais il sait que son exploitation ne restera pas dans la famille lorsqu’il prendra sa retraite.

Marié à Marie- Noëlle, c’est en 1980 que Jean- Yves Courtois reprend l’exploitation agricole de ses parents comptant alors une vingtaine de vaches laitières et une trentaine d’hectares de pâturage et de champs de betteraves et de maïs. Les revenus tirés du lait sont un peu justes pour faire vivre le couple et ses deux enfants. Décision est donc prise d’agrandir le cheptel d’une quinzaine de vaches et d’acheter quelques hectares de terre supplémentaires. Avec un quota de 220 000 litres, ce n’est pas l’opulence. « Mais on s’en sort plutôt bien jusqu’en 2002 en livrant notre lait à Entremont Alliance ». Ce transformateur « fait vivre » 6 000 producteurs bretons en collectant notamment 50 % des productions laitières costarmoricaine et morbihanaise, et 30 % de la production finistérienne. En 2002, la situation commence à se dégrader. Entremont-Alliance décide alors de prélever sur les bulletin de paie 15 centimes d’euro par mille litres de lait collectés, pour financer une politique de diversification des productions apte à répondre à la demande des marchés. Laquelle diversification tarde à venir.

LETTRE AUX PRODUCTEURS

Nous sommes à la mi mai 2009. Au courrier, une lettre qu’Entremont Alliance titre « Lettre aux producteurs  ». Elle informe ces derniers que « nous réglerons les livraisons de lait de juin sur la base de 206,59 euros par mille litres collectés ». Cette décision a été prise après une réunion du Cniel (Centre national interprofessionnel de l’économie laitière) du 5 mai. Cet organisme, créé en 1973 par la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait), la FNCL (Fédération nationale des coopératives laitières), et par la FNIL (Fédération nationale de l’industrie laitière), a notamment pour mission d’organiser l’économie laitière de façon cohérente. En la soumettant à la voracité des géants de la distribution ? Oh que non ! Mais c’est pourtant bien ce qu’elle a fait le 5 mai. Même si elle se déclare consciente que le nouveau prix de base ne peut satisfaire aucun producteur au vu de ses coûts de revient. Pour la petite histoire, les ressources de fonctionnement du Cniel proviendraient d’une cotisation assise sur le lait collecté et acquittée par les transformateurs... et les producteurs !

MOINS 34 % EN UN AN

D’un épais classeur, Jean- Yves Courtois sort des factures. Les intrants ne cessent pas d’augmenter. Le gasoil aussi. Tous les frais de production sont à la hausse. Il en extrait aussi un bulletin de paie attestant qu’en juin 2008 il recevait d’Entremont-Alliance une paie de 310,59 euros par mille litres de lait collectés. Pas besoin de sortir de Saint- Cyr pour constater que son revenu mensuel a baissé de 1 906 euros en un an. Ni même de s’apercevoir que cette dégringolade ne se traduit pas, bien au contraire, par une baisse équivalente des prix des produits laitiers à la consommation.

SES ENFANTS RENONCENT À REPRENDRE L’EXPLOITATION

Dans son malheur, Jean- Yves Courtois se juge plutôt bien loti. D’abord parce qu’il aime son métier. Ensuite parce que « je n’ai jamais eu les yeux plus gros que le ventre », comme beaucoup de collègues, il est vrai, poussés à toujours produire plus. Et encore parce qu’il est très adroit de ses mains. « J’ai toujours été capable de dépanner mon tracteur lorsqu’il tombait en rade ». Mais aussi parce qu’il sait pouvoir compter sur son épouse et ses enfants pour lui donner la main. Nicolas et Christelle reprendront-ils l’exploitation  ? Ils y pensaient et aujourd’hui y renoncent. Parce qu’ils n’aspirent pas à travailler 7 jours sur 7 « pour des clopinettes et même moins ». Et parfois même la nuit : « Il faut bien être là quand une vache met son petit au monde ». Et la grève ? Pas franchement pour, ni franchement contre. C’est au pied de son tank à lait que Jean- Yves Courtois prendra sa décision. « Un producteur doté d’un quota de 500 000 litres peut sans doute tenir une quinzaine de jours. Moi avec mes 220 000 litres... » Distribuer le lait plutôt que le jeter ? « Bien sûr, encore faut-il que ceci se passe dans des conditions sanitaires ne justifiant pas d’éventuelles poursuites judiciaires ». De toute façon, grève ou pas, Jean-Yves continuera de traire ses vaches. Jusqu’à la retraite dans 18 mois, retraite à laquelle il pensait arriver le sourire aux lèvres. Ce qui ne sera pas le cas, redoute-t-il.


par André Danger
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 18:32
Stuart LITTLEWOOD

Sachant que l’Iran ne renoncerait pas à son droit au nucléaire civil, il était sûr que les stratèges de Tel-Aviv et de Washington allaient organiser une campagne médiatique hystérique pour semer la panique afin de faire croire que cette situation allait importer chez nous le terrorisme.

Et aux Nations Unies, on a vu ce procédé se mettre en place quand Netanyahu cherchait à obtenir leur soutien pour mener une nouvelle guerre au Moyen-Orient au profit d’Israël. "Hier, l’homme qui dit que l’holocauste est un mensonge a parlé depuis cette tribune … A ceux qui ont donné à ce négationniste l’occasion de s’exprimer, je dis, de la part de mon peuple, le peuple juif, et des gens bien, partout dans le monde : n’avez-vous pas honte ? N’avez-vous donc aucune décence ?"

Qui avec une once de décence aurait donné l’occasion à Netanyahu de s’exprimer après les atrocités commises lors des bombardements intensifs sur Gaza et le rapport Goldstone qui condamne les crimes de guerre d’Israël ?

"Ce régime iranien est entretenu par le fondamentalisme extrémiste … Tous ceux qui ne sont pas des croyant fervents sont opprimés".

Netanyahu pourrait aussi bien être en train de décrire le régime israélien.

"… le plus grand danger qui guette le monde aujourd’hui, c’est l’alliance entre fanatiques religieux et armes de destruction massive ".

Il en parle en connaissance de cause. On y trouve les deux à profusion en Israël.

"Le défi capital que doit relever cette organisation (l’ONU) de toute urgence, c’est d’empêcher les tyrans de Téhéran de se doter de l’arme nucléaire".

Ce serait sympa pour les va-t-en guerre de Tel-Aviv, qui l’ont déjà.

"La communauté internationale déjouera-t-elle les plans des gens les plus pernicieux du monde : ceux qui financent et ceux qui commettent les actes de terrorisme ?"

Je l’espère sincèrement. Mais parlons-nous tous des mêmes ?

"Au lieu de condamner les terroristes et leurs commanditaires iraniens, certains dans cette assemblée ont condamné leurs victimes. C’est exactement ce que fait un récent rapport de l’ONU sur Gaza, qui met sur le même pied les terroristes et ceux qu’ils ont pris pour cible".

Remplacez iranien par américain et ça devient plus clair.

"En 2005, dans l’espoir de faire avancer le processus de paix, Israël a accepté unilatéralement de se retirer de Gaza …. Nous n’avons pas eu la paix. Nous avons eu, à la place, une base terroriste soutenue par l’Iran à 6 kms de Tel-Aviv. La vie dans les villes israéliennes était devenue un cauchemar. Vous voyez, non seulement les tirs de roquettes du Hamas n’ont pas cessé, mais elles ont été multipliées par dix. Une fois encore, l’ONU n’a rien dit".

Ces cauchemars, les Gazaouis sans défense en savent quelque chose. Israël installé devant leur porte et qui occupe toujours l’espace aérien et les eaux territoriales de Gaza, lance des explosifs puissants sur le million et demi de civils affamés dans la minuscule enclave de Gaza, où il n’y a aucun moyen de s’échapper.

"Il n’y a qu’un seul exemple dans l’histoire où des milliers de roquettes ont été lancées sur la population civile d’un pays. C’est quand les nazis ont bombardé les villes britanniques au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pendant cette guerre, les alliés ont rasé les villes allemandes, causant des centaines de milliers de victimes. "

Les nazis lançaient des roquettes ultramodernes et ultra-puissantes sur Londres et sur le Sud de l’Angleterre depuis un territoire qu’ils avaient envahi et occupé. Ils ne lançaient pas des missiles de fortune bricolés dans une arrière-cour pour défendre leur patrie.

"Israël a tenté de réduire le nombre de victimes en incitant les civils palestiniens à évacuer les zones ciblées. Nous avons lâché un nombre incalculable de prospectus au-dessus de leurs maisons, envoyé des milliers de textos et donné des milliers de coups de fil sur les téléphones portables pour demander au gens de partir. Jamais un pays ne s’est autant démené pour faire mettre à l’abri la population civile de l’ennemi".

Comme c’était délicat de leur part.

Mais où donc la population civile affolée de Gaza était-elle censée fuir ? Dans la mer ? Bombarder leurs maisons était l’acte terroriste le plus monstrueux. Ils n’ont aucune excuse.

"… si on demande encore à Israël de prendre des risques pour établir la paix, il faut que vous nous donniez l’assurance aujourd’hui que vous nous soutiendrez demain. Ce n’est que si nous sommes assurés de pouvoir nous défendre que nous prendrons d’autres risques en faveur de la paix "

Que sont, au juste, ces fameux "risques" qu’Israël aurait si courageusement pris "pour établir la paix" ? En 61 ans d’existence, quels dividendes de la paix ce pays téméraire a-t-il distribués ? C’est l’hôpital qui se moque de la charité.

Netanyahu est exceptionnellement doué pour manier l’ironie, sauf que, lui, ne le fait pas exprès. Ce qui fait de lui un si grand comique. L’ironie de ses propos lui échappe complètement. Pratiquement toutes les remarques insultantes qu’il fait sur l’Iran ou la Palestine peuvent lui être renvoyées à la figure parce qu’Israël n’est pas mieux, et dans la plupart des cas, bien pire.

Le discours de Netanyahu à l’ONU est la version la plus désopilante de l’expression "c’est l’hôpital qui se moque de la charité".

Ses scénaristes se servent de toute évidence du manuel de formation à la propagande, qui enseigne l’art du mensonge et de la distorsion des faits et comment bien enrober tout ça pour que le public crédule puisse le gober plus facilement.

Voyez comment tout ce que déteste Israël, et tout ce qui se met en travers de leur appétit de domination, porte aujourd’hui l’étiquette : "Soutenu par l’Iran"… et comment on nous explique que le reste du monde est aussi menacé par l’Iran et doit donc se rassembler dans le camp d’Israël. Et notez également comment le langage employé pour décrire les situations ne convient qu’au cas d’Israël.

Moins amusant est la façon arrogante dont Netanyahu a rejeté le rapport Goldstone du conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH) qui condamne le comportement d’Israël.

"Avec des critères aussi tordus … [ils] auraient traîné Roosevelt et Churchill devant les tribunaux comme criminels de guerre. Quelle distorsion de la vérité. Quelle parodie de justice. … allez-vous accepter cette farce ? Si cette organisation ne rejette pas ce rapport, ce serait adresser un message aux terroristes du monde entier : le terrorisme paie ; si vous commettez des agressions depuis des zones très peuplées, vous pourrez agir en toute impunité. Et en condamnant Israël, cette organisation porterait un coup fatal au processus de paix.

Voici pourquoi.

Quand Israël s’est retiré de Gaza, beaucoup espéraient que les tirs de missiles cesseraient. D’autres croyaient que, tout au moins, la communauté internationale reconnaîtrait à Israël la légitimité d’exercer son droit de se défendre.

Quelle légitimité ? Quelle auto-défense ?

La même ONU qui avait acclamé Israël quand il s’était retiré de Gaza et qui promettait de soutenir le droit de nous défendre nous accuse maintenant - mon peuple, mon pays – de crimes de guerres ? Et pour quels motifs ? Pour avoir agi de façon responsable en état de légitime défense. Quelle mascarade !"

Israël s’est défendu à bon droit contre le terrorisme. Ce rapport subjectif et injuste est de toute évidence une mise à l’épreuve destinée aux gouvernements du monde entier. Comptez-vous vous ranger du côté d’Israël ou des terroristes ?"

La fausse alternative contenue dans cette dernière phrase fait partie des grands classiques de la propagande. Pourquoi quiconque de sensé voudrait-il se ranger du côté de l’un ou de l’autre ?

Et comment Netanyahu ose-t-il mettre sur le même plan le combat héroïque de Roosevelt et de Churchill contre des nazis fanatiques et la répression violente d’Israël à l’encontre de la résistance palestinienne qui luttait contre l’occupation illégale de la terre sainte ?

A quoi en est réduit l’ONU quand un régime armé jusqu’aux dents d’armes nucléaires et qui a refusé de signer le Traité de Non-prolifération des Armes Nucléaires se permet d’appeler les pays du monde entier à se coaliser contre un autre pays pour avoir mis en œuvre son propre programme nucléaire ? Israël lui-même refuse de se soumettre aux inspections et représente une menace nucléaire grave. Il n’a pas non plus signé la Convention sur l’Interdiction des armes biologiques (CABT) ni celle sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC).

Et n’est-ce pas une insulte à l’intelligence que de voir l’ONU critiqué violemment par le dirigeant d’un régime qui méprise ouvertement les lois internationales et d’innombrables résolutions de l’ONU ?

Le conseil des droits de l’homme de l’ONU doit *débattre du rapport Goldstone aujourd’hui, où un vote décidera de la suite à donner à ses recommandations. Il est à craindre que le gouvernement britannique décide de rejeter les recommandations les plus importantes du rapport.

Si c’est le cas, et si d’autres suivent, Israël sera tiré d’affaire et aura l’autorisation de poursuivre ses folies meurtrières.

Ce qui permettra au génie comique d’Israël de remporter un triomphe personnel. Le réseau sioniste, à n’en pas douter, prouvera sa reconnaissance de la manière habituelle.

Stuart Littlewood

Stuart Littlewood a écrit "Radio Free Palestine", qui raconte les épreuves des Palestiniens sous l’occupation.

Son site : http://www.radiofreepalestine.co.uk/

Texte original : The Comic Genius of Netanyahu
September 29th, 2009
http://dissidentvoice.org/2009/09/the-comic-genius-of-netanyahu/

Traduction emcee des Bassines et du Zèle pour le Grand Soir

Note :

(*) le rapport Goldstone a été reporté aux calendes grecques :

"Le Conseil des droits de l’Homme a décidé vendredi de reporter à sa session de mars 2010 le vote d’une résolution sur le rapport d’enquête du juge sud-africain Richard Goldstone, qui accusait notamment Israël de "crimes de guerre" durant son offensive à Gaza en décembre-janvier…"

Lire la suite ici http://www.lalibre.be/actu/internat...

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http://www.legrandsoir.info/Le-genie-comique-de-Netanyahu-Dissident-Voice.html
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 13:49

AUTEUR:  Allan McDONALD

Traduit par  Esteban G.. Édité par Fausto Giudice

 

Wendy Elizabeth Ávila était née à Tegucigalpa le 28 juin 1985, sous une pluie de cendres mélancoliques.


Barack Hussein Obama est né à Honolulu le 4 août 1961, sous un carnaval de couleurs asiatiques.


Wendy est allée dans une école publique, pauvre comme ses copines, et ses bras étaient toujours chargés de cahiers avec le mot espoir écrit en majuscule.


Obama est allé à la prestigieuse école de droit, Harvard Law School, avec ses sandwiches riches en protéines de la magistrature.


Wendy a grandi avec un sourire franc et dénué de toute illusion.


Obama a grandi parmi les ombres de l'avidité et du mensonge public.


Wendy a aidé chaque jour les tristes bas-quartiers de Tegucigalpa pour alphabétiser des garçonnets et des fillettes.


Obama a mené des campagnes méthodiques qui l’ont fait élir sénateur du treizième district de l'Illinois, pour trouver l'alphabet de la force irrationnelle du pouvoir.


Wendy s’est inscrite dans une université du Honduras pour être avocate et aider ceux qui ont soif de justice.


Obama a été professeur de droit constitutionnel dans la Faculté de ddroit de l'Université de Chicago pour enseigner à ceux qui ont faim de démagogie et de marketing.


Wendy est arrivée à son plus grand honneur en voyant des enfants heureux avec le diplôme qui prouvait qu’ils savaient déjà lire et écrire.


Obama est arrivé à son plus grand honneur en étant le premier président noir, c’est ainsi qu’il a écrit son destin et son histoire pour ceux qui ne savent pas lire dans l'empire.


Wendy était dans sa maison et regardait par la fenêtre le ciel humide en pensant à son anniversaire lorsqu’elle elle a entendu les balles du coup d'État.


Obama déjeunait de frites lorsqu’il s'est aperçu de la transition constitutionnelle du Honduras.


Wendy a fermé ses yeux, a ouvert la porte et est sortie à la recherche de réponses.


Obama a ouvert la fenêtre du bureau ovale et s’est envolé avec Superman pour inventer des questions.


Wendy a immédiatement rejoint le Front National Contre le Coup d’État et est sortie à la recherche de justice, de démocratie et, surtout, de paix.


Obama a juré en tant que quarante-quatrième président des USA et a immédiatement intégré les marées guerrières en Afghanistan et en Irak.


Wendy a marché chaque jour sans repos face au blocus criminel des rues.


Obama a marché dans les jardins de la Maison Blanche sans se préoccuper du blocus criminel contre Cuba.


Wendy, dans les luttes acharnées, sans d’autres armes que la paix a affronté les maîtres du pays et des armes et ils l'ont attaquée avec des fusils lance-grenades et des canons.


Obama s'est engagé à envoyer 40 mille hommes avec des fusils lance-grenades et des canons en l'Afghanistan.


Wendy avait sous les yeux une armée de barbares et demandait la paix.


Obama ordonne que la 4ème flotte navale poursuive.


Wendy continue debout, jour après jour, sur ses bases de lutte pacifique à la recherche de la paix dans les rues de la terreur.


Obama apporte ses bases militaires en Colombie.


Wendy ne perd pas l'espérance de paix.


Obama garde toujours Guantánamo pour l’horreur.


Wendy de nouveau se heurte contre les armes de fumée.


Obama lance des rideaux de fumée.


Wendy tombe à cause des gaz toxiques lancés par des militaires honduriens pour réprimer les manifestants pacifiques.


Obama tombe ennuyé dans son fauteuil, à cause de ce qui se dit sur le Honduras.


Wendy meurt à la recherche de la paix qu’elle a chaque jour réclamée, il était 10 h du soir le samedi 26 septembre à Tegucigalpa.


Obama gagne le prix Nobel de la Paix, il était 5 h, le matin le vendredi 9 octobre à Washington.


Wendy a été veillée dans un pauvre local syndical, avec ses camarades de lutte.


Obama a fêté sa médaille dans les salons dorés de l'élite pacifique, avec vins et fromages qui inspirent la paix gastronomique.


Wendy a cru à son combat.


Obama ne croit pas encore en sa médaille.



Source : Wendy y Obama en espagnol

Article original publié le 14/10/2009

Sur l’auteur

Allan McDonald, dessinateur hondurien, Esteban G., rédacteur du blog http://letacle.canalblog.com, et Fausto Giudice, rédacteur du blog Basta ! Journal de marche zapatiste, sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8988&lg=fr
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 12:01

Selon un sondage CSA publié vendredi par Le Parisien-Aujourd'hui en France, une large majorité de Français est hostile à la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad).

La vox populi a parlé. Et Nicolas Sarkozy appréciera moyennement d'entendre ce qu'elle a à dire. Selon un sondage CSA publié vendredi par Le Parisien-Aujourd'hui en France, près de deux Français sur trois (64%) sont hostiles à la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad). Si l'enquête a été réalisée les 14 et 15 octobre (auprès de 1004 personnes), soit avant la longue explication de texte du chef de l'Etat dans Le Figaro de vendredi, il n'est pas certain pour autant que le résultat eu été bien différent après.

La fracture semble en effet nette avec les électeurs sur ce dossier. Pour preuve, même les sympathisants de droite perçoivent à 51% comme une "mauvaise chose" l'arrivée de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad. Autre illustration du fossé qui se creuse entre les décisions du chef de l'Etat et ses électeurs, ils sont 69% des sympathisants de droite à désapprouver l'idée de la cagnotte pour lutter contre l'absentéisme scolaire. Et pour enfoncer le clou, ils sont 52% à considérer la taxe carbone comme une "mauvaise chose".

Petite consolation pour le chef de l'Etat, 62% des électeurs de droite approuvent son soutien à Frédéric Mitterrand. L'extension du Revenu de solidarité active (RSA) aux moins de 25 ans est soutenue quant à elle par 71% des sympathisants de droite, l'ouverture à gauche saluée par 77% (63% pour l'ensemble des Français) et la fermeture de la "jungle" de Calais accueillie favorablement par 66% (42%).
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 11:32
Viktor DEDAJ

Ce matin sur France-Inter, j’ai entendu le chroniqueur Bernard Guetta citer longuement (et avec son ton de "je sais tout et je daigne partager une parcelle de mon intelligence avec vous") l’article d’un ancien haut-fonctionnaire de l’administration Bush, qui parlait de l’Iran. Citer comme source d’information un haut-fonctionnaire, sans prendre de précautions, il faut le faire. Citer un haut-fonctionnaire US, sans ricaner, ça craint. Citer un haut-fonctionnaire US parlant de l’Iran, sans porter un masque, c’est l’exploit. Mais citer un haut-fonctionnaire US de l’administration Bush parlant de l’Iran, il suffit de s’appeler Guetta.

Et vous me demandez encore d’où vient cet étrange sentiment que plus rien n’a de sens dans nos médias ?

Imaginez un monde où même le langage serait soumis « aux lois du marché ». Un monde où régnerait une régulation naturelle du vocabulaire par « la main invisible ». Un monde où les mots n’auraient de valeur qu’en fonction de « l’offre et la demande ». Un monde où il n’y aurait plus d’Angelys, plus de Belmont, plus de Stellard, mais juste des « poires ». Imaginez.

 - Je n’aime pas les Angelys .
 - Ah ? Tu n’aimes pas les poires ?
 - Si, j’aime les Stellard .
 - Tu viens de dire que tu n’aimais pas les poires !
 - Non, j’ai dit que je n’aimais pas les Angelys.
 - Les Angelys, les Stellard, ce sont des poires !

Un monde où seul un happy few connaîtrait le sens d’Ariane, de Belle du Havre et de Tentation, les autres se contentant de dire « pomme ». Imaginez ce monde de libre concurrence où « pomme », « poire » et même « banane » seraient à leur tour supplantés par le plus rentable « fruit ». Imaginez.

 - Je n’aime pas les pommes.
 - Ah ? Tu n’aimes pas les fruits ?
 - Si, j’aime les bananes.
 - Tu viens de dire que tu n’aimais pas les fruits !
 - Non, j’ai dit que je n’aimais pas les pommes.
 - Les pommes, les bananes, ce sont des fruits !

Dans un tel monde, la résignation serait tentante. Soupirer et passer à autre chose vous épargnerait moult empoignades stériles. Mais comme vous n’êtes pas fait pour ce monde au rabais perpétuel, vous persistez et vous arrivez même parfois à faire comprendre que ça y’en être une pomme, ça une poire, là une banane, et le gros là y’en a s’appeler pastèque. Compris ? « Ben ouais, des fruits. T’aime pas les fruits, c’est bien ce que je disais ».

Dans un tel monde, le taux de criminalité crèverait le plafond.

Un monde où l’ignorance - feinte ou sincère - serait la règle, où celui qui sait parfaitement de quoi il parle serait sans cesse sommé de s’expliquer, non, pire encore, de se justifier.

Ce monde là serait un monde fait pour les bonimenteurs et escrocs en tous genres qui se glisseraient en profitant de la confusion. Un monde où les mots prendraient le sens qu’on aura bien voulu leur donner selon les circonstances et les enjeux. Imaginez.

 - Tu manges quoi ?
 - Un fruit.
 - On dirait une pomme.
 - T’en veux ?
 - Fais voir. Y’a marqué « Monsanto » dessus. Et ça n’a pas tellement un goût de pomme.
 - Bah... du moment que ça a le goût de fruit...
 - Tu ne vas pas manger ça ?
 - Ben si. A la fin, j’adore sucer le noyau.
 - Il n’y a pas de noyau dans une pomme.
 - Et ça, c’est quoi ?
 - ...
 - Mince. Il est tombé dans ses pommes.

Imaginez un monde où le mot d’esprit serait mieux côté que le mot juste. Où le mot juste se verrait remplacer par juste un mot. Où l’idée ne serait qu’un emballage et le concept une denrée rare. Ou la confusion serait mieux entretenue qu’une autoroute à péage.

Un monde où le méchant « prisonnier politique » céderait sa place au gentil « terroriste emprisonné.  » Un monde où le sauvage « torture » serait remplacé par le civilisé « interrogatoire poussé ». Un monde où le vilain « flicage » se verra avantageusement remplacé par le plus soyeux « sécurité ». Un monde où le barbant « philosophe » céderait la scène au plus sexy « Bernard-Henry Lévy ». Un monde où le concept trop tortueux de « gauche » serait violenté puis délaissé en faveur de « Parti Socialiste  ». Un monde où les criminels financiers de haut vol ne feraient même plus l’effort de s’en cacher. Un monde où une puissance violente et meurtrière se verrait couramment requalifiée de « démocratie ».

Dans un tel monde imaginaire on verrait éclore des situations ubuesques (*)

Un monde d’une telle médiocrité intellectuelle que si l’on n’y prend garde, pourrait voir fleurir un jour des échanges normalement inimaginables, tels que celui-ci :

 - Je suis antisioniste
 - T’aimes pas les juifs ?

Si un tel monde devait advenir, un monde où même les mots nous auraient abandonnés, c’est que les futurs hommes du passé que nous sommes auront échoué.

Viktor Dedaj
« une fois l’avenir passé, le futur n’est plus très loin. »


(*) des situations ubuesques telles que... (mais la liste est ouverte et le lecteur est invité à compléter)

 - Le bombardement de l’Afghanistan pour libérer les Afghans que même parfois ils viennent se réfugier chez nous pour échapper aux bombes et aux méchants mais là c’est pas du jeu alors on les renvoie chez eux se faire bombarder - allez hop, allez vous faire bombarder comme tout le monde, pas de favoritisme, parce que notre devise « Liberté, Egalité, Fraternité » n’est pas faite pour les chameaux. (je parle évidemment de l’Ouganda, parce que c’est pas en France qu’une telle chose arriverait)

 - Un programme de vaccination de la population avec un vaccin n’ayant pas été testé pour la protéger contre un risque de pandémie ou plutôt contre le risque d’un risque qu’on aimerait bien qu’il soit avéré sinon de quoi aurions-nous l’air ? (je parle évidemment du Botswana, parce que c’est pas en France qu’une telle chose arriverait)

 - La promotion sans vergogne d’un fils de président encore boutonneux élu dans une circonscription fortunée par des neuneus friqués (je parle évidemment du Gabon, parce que c’est pas en France qu’une telle chose arriverait)

 - Trois personnalités du monde politico-médiatique ayant comblé à la hussarde le fossé des générations seraient solidement défendus par leurs pairs (et ils en avaient) comme s’ils avaient inventé le vaccin contre la bêtise sous prétexte que l’un est ministre de la Culture, le deuxième un cinéaste réputé et le troisième un ex-soixante huitard dirigeant d’un mouvement « écologiste ». (je parle évidemment de la Corée du Nord, parce que c’est pas en France qu’une telle chose arriverait)

 - Une méga-faillite provoquée par des méga branquignolles ne provoque pas la moindre remise en cause ni le moindre licenciement pour incompétence avérée. Ah oui, le paradoxe ici, c’est qu’on les appelle encore des spécialistes et leur opinion aurait la moindre importance. (je parle évidemment du royaume de Phing Lang, parce que c’est pas en France qu’une telle chose arriverait)

 - Un candidat à la présidence de la République se faire élire sur un programme bidon et l’affirmation d’une moralité et d’une éthique qui seront tous consciencieusement piétinés une fois au pouvoir et hissant l’art de la manipulation aux sommets en provoquant tous les 15 jours un pseudo-scandale ou une affaire à la con tandis que les médias font « bêêê, bêêê » (je parle évidemment de la France, parce que c’est pas dans une démocratie qu’une telle chose arriverait)

 - La remise d’un Disque d’Or au gamin qui vient tout juste de remporter la « Nouvelle Star » ou – alternative encore plus cocasse – la remise du prix Nobel de la Paix à Obama. (je parle évidemment de Neptune, parce que c’est pas sur la Terre qu’une telle chose arriverait)

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http://www.legrandsoir.info/Si-meme-les-mots-nous-abandonnent.html
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 21:06
Denise Hamouri

Jérusalem, le 9 octobre 2009

Madame Annick-Denise Hamouri

21 Route de Naplouse

Po. Box 19587

Jérusalem

Israël


 

"Monsieur le Président,

 

La devise de la république – liberté, égalité, fraternité – doit s’appliquer à tous les Français."

 

à

Monsieur Nicolas Sarkozy

Président de la république française

Palais de l’Elysée

Paris

Objet : situation de mon fils Salah Hamouri

 

Monsieur le Président de la République,

 

Je me permets de vous écrire cette lettre suite à votre rencontre il y a 2 jours avec le père du soldat Gilad Shalit.

 

Je comprends tout a fait, Monsieur le Président, l’émotion et la ténacité avec lesquelles vous défendez la cause de Gilad Shalit, franco-israélien, comme vous l’avez fait déjà et continuez à le faire concernant la situation d’autres Français détenus à l’étranger en intervenant le plus souvent efficacement ou en recevant personnellement leurs familles.

 

Devant cette situation, je ne peux que vous rappeler le cas de mon fils Salah, franco- palestinien, détenu depuis 2005, condamné à 7 ans de prison.

 

Je vous remercie d’être intervenu auprès du premier ministre israélien en demandant une mesure de clémence (cependant vous n’avez jamais demandé la libération de mon fils). Celle-ci a été refusée de façon cinglante, et depuis : plus rien.

 

Je suis une mère et tout comme les parents du caporal Shalit je resterai mobilisée avec de nombreuses personnalités et notre Comité de soutien jusqu’à la libération de mon fils dont le seul « crime » est de résister pacifiquement à une occupation que vous avez-vous-même évoquée en parlant de la création nécessaire d’un Etat Palestinien.

 

Son second « crime » serait de ne pas regretter. On se demande bien d’ailleurs ce qu’il aurait à regretter à part d’avoir passé les meilleures années de sa vie en prison.

 

Monsieur le Président,

 

La devise de la république – liberté, égalité, fraternité – doit s’appliquer à tous les Français.

Je souhaiterais donc vous rencontrer personnellement tout comme Monsieur Shalit a été reçu par vous de même que les autres familles à qui vous avez pu procurer espoir et réconfort quand leurs proches étaient en difficulté à l’étranger.

 

Dans l’attente de votre réponse que je n’imagine pas autrement que positive, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

Madame A-Denise Hamouri

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 20:53

Les raisons inavouables d’une opposition atlantiste au lauréat Obama

15-10-2009

Par Mohamed Bouhamidi

Des courants politiques, des personnalités représentatives comme le chef du Parti républicain, le journal de Wall Street, deux prix Nobel, des internautes, des éditorialistes et chroniqueurs ont déclenché une tempête après l’attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama. Seule «fausse note» dans ce camp des «ennemis» du président américain, John MacCain qui s’est dit fier de cette distinction pour le président en exercice des Etats-Unis.

 

De leur côté, les Africains manifestent plutôt de la joie, une certaine fierté, peut-être un certain sentiment de revanche sur le sort, et sortiront certainement confortés dans leur intérêt et leur tendresse pour le «Noir» qui a accédé à la Maison-Blanche. Du côté arabe, on note une réaction d’espoir de voir doté d’un atout supplémentaire l’homme qui leur a promis la paix au Moyen-Orient et une ère de coopération et de respect. Mais on note également l’incrédulité pour un prix «attribué prématurément» à un homme qui a «bien parlé» et fait des promesses généreuses mais qui n’a «encore rien fait de palpable».

 

 

Leurs arguments ne manquent pas de poids au constat de ce qu’on considère déjà comme son échec personnel devant l’intransigeance de Netanyahu et les déclarations de ministres israéliens qui le décrivent avec arrogance comme un rêveur «sur des nuages». En gros, la presse algérienne a réservé le même accueil dubitatif. Ce qui est frappant et à souligner avec force est que les motivations de notre presse, en tout cas sous la plume de deux de nos meilleurs chroniqueurs du moment, sont essentiellement différentes de l’incroyable hostilité qu’ont manifestée les néo-conservateurs et les opposants américains et européens à toutes les orientations politiques d’Obama, qu’il s’agisse de l’Iran, de la Palestine ou de la couverture médicale qu’il veut assurer à des millions d’Américains qui en sont dépourvus (entre vingt-trois et trente-cinq millions, selon les sources) et dont vous devinez qu’ils sont, dans leur écrasante majorité, des Noirs.

 

 

Il était important de souligner cette différence de motivations et ces réserves car elles recoupent en fait une critique beaucoup profonde : elle discute les critères et les motivations qui mènent aux nominations puis à l’attribution de ce prix.  Ce point de vue que je partage est tout à fait différent de celui des néo-conservateurs et des Républicains, du journal de Wall Street ou de certains Démocrates.

 

 

La violence des réactions anti-Obama dans le camp occidental, par contre, intrigue réellement avec cette détermination et cette férocité mises à disqualifier cette attribution, jusqu’à cette réaction d’une leader politique norvégienne exigeant la démission du président du comité qui attribue le prix, lui-même norvégien et ancien Premier ministre. Le premier reproche à cette attribution est qu’Obama n’a encore rien réalisé. Pourquoi, tous ceux qui l’ont reçu ont réalisé quelque chose ?

 

Non seulement leurs bilans seraient minces mais beaucoup de récipiendaires sont d’authentiques hommes de guerre. Rabin, Peres, Begin ont-ils mené ne serait-ce que l’amorce d’une politique de paix avec les Palestiniens ? De droite ou de gauche, ces dirigeants israéliens ont uniment continué à spolier les Palestiniens de leurs droits et à leur confisquer leurs terres. La signature des accords de paix avec l’Egypte ou la signature des accords d’Oslo n’ont stoppé aucune des vocations guerrières de ce pays et de ses dirigeants. De sérieuses questions se posent quand  Peres, prix Nobel de la paix, accompagne moralement et politiquement les sauvages agressions contre le Liban et la bande de Ghaza.

 

 

Nous n’avons entendu aucune de ces personnalités sourcilleuses sur les réalisations concrètes des lauréats s’inquiéter de ce résultat pratique que l’attribution du Nobel de la paix ajoute aux victimes des bombes au phosphore la consolation d’être suppliciées par des mains «pacifiques».

 

On aurait compris que le prix soit attribué à Warchatsky pour sa lutte en faveur d’une vie pacifique et commune entre Palestiniens et Israéliens, ou à Aaron Shabtaï pour son action pour le respect des droits palestiniens, à Freud, Einstein ou H. Arendt pour avoir refusé de cautionner le projet sioniste comme projet injuste à l’endroit des Palestiniens. Non, on le donne à des dirigeants d’un projet colonial dont tout le monde sait que c’est par essence un projet de spoliation et d’extermination.

 

 

Le doute devient tout à fait légitime quand on examine l’histoire de cette attribution. Hitler a été nominé en 1939 par le Suédois Brandt après Mussolini nominé en 1936 en pleine expansion coloniale de l’Italie. Kissinger reçoit le prix après avoir participé à un gouvernement qui a fait aux Vietnamiens l’une des pires guerres post-1945 : trois millions de morts contre cinquante mille soldats américains et l’utilisation d’armes prohibées et profondément agressives contre les hommes et la nature. Lê Duc Tho a refusé le prix. On aurait compris que le prix soit attribué au Mouvement des étudiants américains pour la paix ou pour le Tribunal Russel. Non, c’est Kissinger qui le prend.

 

 

Al Gore le reçoit pour un film sur les menaces écologiques mais on oublie qu’il a appartenu à un gouvernement qui a maintenu un encerclement illégal de Cuba et un embargo contre l’Irak ayant tué six cent mille enfants irakiens par manque de médicaments et de nourriture.

 

On aurait compris que le prix sanctionne les luttes des Indiens d’Amazonie pour la préservation de leurs terres contre la voracité des multinationales ou des barons locaux et qui ont payé de leur vie et de leur sang la préservation de la nature. Ils ne le reçoivent pas mais le reçoit l’ancien vice-président d’une administration qui a traîné les pieds sur tous les accords internationaux sur l’environnement pour la simple réalisation d’un film réalisé avec des moyens hollywoodiens qui a plus donné bonne conscience à ceux dont les politiques ont détruit la planète.

 

A moins de penser que les guerres portées sur les terres et sur les têtes arabes, africaines ou latinos ne sont pas des guerres mais des opérations d’exportation des valeurs occidentales, on peut formuler de sérieux doutes sur ce prix éminemment  politique. La réalité est que ce prix a été conçu dans une Europe dont les éminents représentants étaient imbus de leurs missions coloniales civilisatrices, de leur devoir de porter aux barbares que nous sommes les lumières du progrès.

 

Tous les récipiendaires deux premiers tiers du vingtième siècle ont été occidentaux. A part quelques figures ou institutions indiscutables, comme celle d’Henri Dunant, ce prix est allé aux hommes qui ont construit la suprématie politique de l’Occident. Pis, des personnalités devenues conscience du monde de leur vivant ne l’ont pas reçu.

 

 

Nominé cinq fois, Gandhi ne l’a pas obtenu. Le prix n’était pas destiné aux métèques. Il a fallu que les luttes sociales et politiques des peuples dominés prennent une ampleur  planétaire et que ces peuples produisent des hommes de grand talent et de grand mérite comme Martin Luther King, Desmond Tutu ou Luthuli le chef de l’ANC.

 

 

L’absence de Gandhi finira par peser et le prix Nobel dans le deuxième tiers du vingtième siècle sera attribué à des personnalités ou des institutions qui propageront les valeurs démocratiques ou contribueront à la préservation de la nature. Les valeurs démocratiques ? Qu’est-ce que cela veut dire ? En clair, le prix sera remis à ceux qui défendront à la place des Occidentaux les «valeurs» de l’Occident. C’est au nom des valeurs démocratiques qu’Israël bombarde Ghaza et c’est un pays démocratique qui nous a mené  la guerre d’Algérie. Bien sûr, Mandela ou Desmond Tutu, Martin Luther King n’entrent pas dans ce schéma. Mais les éminents membres du comité Nobel n’allaient pas refaire la gaffe de Gandhi.

 

 

L’argument qu’Obama n’a rien fait ne tient pas la route. Car beaucoup de ceux qui l’ont reçu n’ont rien fait non plus. Ils ont sur les mains du sang. Prix politique par excellence, avec le prix de littérature, le prix Nobel de la paix est aussi un prix idéologique. Mais alors, si les arguments d’une partie de l’establishment américain et européen ne tiennent pas quel sens pouvons-nous extraire de cette campagne  et que nous révèlent les faits ?

 

 

Obama a accédé au pouvoir au milieu de manœuvres complexes qu’ont remportées les forces américaines conscientes de l’urgence de changer l’image des Etats-Unis dans le monde pour corriger les effets catastrophiques de la politique «tout par la guerre» de Bush et qui commençait à menacer les intérêts vitaux des Etats-Unis dans le monde, notamment au Proche et en Extrême-Orient. Le camp opposé à ces changements, celui du complexe militaro-industriel, des atlantistes et des néo-conservateurs, ne s’avouera pas vaincu après les élections.

Il réussira à transférer vers l’Europe une prise en charge de ses idées et de ses orientations via les anciens pays de l’Est ou via des dirigeants comme le président français. L’attitude envers l’Iran reste le meilleur signe pour distinguer ceux qui se sont alignés, post-Bush, sur ces orientations. Bush et les néo-conservateurs ont laissé en position dominante que les affaires du monde doivent être réglées par la guerre, non par la négociation, la médiation et par le recours aux institutions internationales légitimes.

 

Ils ont réussi à remplacer l’ONU par une vague communauté internationale qui se réduit à un gang de quelques Etats qui se sont auto-habilités à traiter de toutes les questions du Monde. L’instrument le plus important entre leurs mains reste l’OTAN qui n’a plus aucune légitimité ou justification après la disparition du pacte de Varsovie sauf à mener des guerres à de nouveaux ennemis, c’est-à-dire au reste du monde.

 

 

Or, Obama tourne résolument le dos à ces orientations. Je ne dis pas qu’il peut tourner le dos à cette politique compte tenu des guerres et des dossiers qu’il a sur les bras. J’écris qu’il tourne le dos à ces idées de «tout régler par la guerre». Les meilleures armes entre les mains des néo-conservateurs sont de trois ordres : la propagande anti-Obama ;  Israël et le lobby sioniste ; l’OTAN et on n’a pas choisi à sa tête, par hasard, Rasmussen, islamophobe et arabophobe patenté.

 

 

Les manifestants anti-Obama agitaient des pancartes l’accusant de marxisme, de socialisme et, pour quelques-uns, de communisme. Des doutes sont exprimés sur son «américanité» et son patriotisme. Sur le plan de la paix au Proche-Orient, un échec d’Obama serait fatal aux courants représentés par Jimmy Carter et Brzesenski et qui considèrent que les intérêts nationaux et stratégiques des Etats-Unis consistent dans une rupture radicale avec les options des néo-conservateurs. Ce sont leurs opposants encore puissants au Congrès, au Sénat et dans les appareils d’Etat qui encouragent Netanyahu à faire capoter toute perspective de paix. 

 

 

Leur but est de faire échouer toute tentative de sortir d’une vision atlantiste du monde et de cantonner Obama dans la seule fonction de changer l’image des Etats-Unis et de la vendre. Or, personne ne peut changer une image sans changer un tant soit peu la réalité et, de ce point de vue, Obama a réussi au moins une chose : il a placé les colonies israéliennes au centre des projecteurs. Ce qui passait pour naturel, normal, légitime ne l’est plus tout à fait. C’est déjà insupportable pour les Dick Cheney, Rice et consorts dans les méandres de l’administration américaine qu’Obama a voulu consensuelle dans un souci de rassemblement. Obama a eu le tort de prendre au sérieux les questions climatiques et il a  le tort de vouloir la négociation avec l’Iran. Il rêve à haute voix d’un monde sans armes nucléaires. Vous voyez le désastre pour tout le commerce de l’armement et pour le complexe militaro-industriel ? Il devient essentiel alors pour ses ennemis de le priver de toute autonomie, de toute liberté d’action pour l’empêcher d’aller plus avant.

 

 

L’enthousiasme mondial qui a accompagné l’élection de cet homme lui garantissait une sorte d’immunité. Le projet de l’assassiner ouvertement formulé n’est qu’une partie de toutes les options et de toutes les possibilités de le bloquer. Le faire échouer sur tous les plans est la meilleure façon de l’assujettir aux rapports de force internes. Toute autonomie de cet homme devient dangereuse pour ces plans. Même avec beaucoup d’autonomie, il ne pourra pas corriger même les aspects les plus criants de la politique américaine.

 

 

Le soutien à Israël ne se démentira pas et le sort du rapport Goldstone en fournira une preuve supplémentaire. Mais nul ne sait mieux que les dirigeants américains combien sont importants les idées politiques et leurs effets sur les opinions et il leur faut bloquer celles d’Obama.

 

 

Leur rage tient à cela. Le prix Nobel de la paix risque de lui donner encore plus d’aura, plus d’autonomie et plus de prestige. Il leur fallait casser cette montée d’un homme promu à un statut prophétique car il reprend à son compte, mais pour d’autres considérations et avec un autre sens, cette affirmation assénée partout sur la planète : un autre monde est possible. Obama ne fera pas la paix. Il ne le peut pas. Les luttes des peuples et leurs luttes, seules, imposeront la paix.

 

Nul messie ne le fera à leur place.

 

Cela, nous le savions. Les raisons, diamétralement opposées aux raisons de nos réserves, de ceux qui frappent sur Obama dans le camp occidental nous
paraissent encore plus odieuses.  

M. B
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 20:32
Convocation du 9e Congrès de l’Union des jeunesses communistes Julio Martinez Ramirez a été démis de son poste de premier secrétaire

Leticia Martinez Hernandez

«Nous vivons aujourd’hui un moment très important pour la jeunesse, et en particulier pour les militants, qui représentent l’avant-garde de la Révolution. C’est une de ces époques, comme il y a eu tant dans l’histoire, où la jeunesse cubaine doit se dépasser», a déclaré José Ramon Machado Ventura, premier vice-président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres, au 10e Plénum du Comité national de l’Union des jeunesses communistes (UJC).

A cette réunion, qui a lancé la convocation du 9e Congrès de l’organisation (prévu les 3 et 4 avril 2010), Machado a souligné qu’il fallait aborder les problèmes de front, et qu’il revenait aux jeunes d’assumer la plus haute responsabilité. Concernant les décisions qui devront être adoptées prochainement, il a signalé que la jeunesse est appelée à jouer un rôle décisif, car beaucoup des transformations actuelles se répercuteront directement sur elle, et que ce sont les jeunes qui mèneront de l’avant ces transformations.

«Il faut compter sur la jeunesse. Au lieu de mots d’ordre, nous avons besoin d’analyse, de discussion, de conviction, et surtout de l’exemple personnel du militant. Tout ce que nous ferons aujourd’hui, nous le ferons pour assurer l’avenir de la Révolution, pour garantir sa pérennité, pour perfectionner notre socialisme, pas pour le déformer», a ajouté Machado.

Il a précisé par ailleurs que ce rendez-vous des jeunes représente le cadre idéal à la préparation du 6e Congrès du Parti, moment où, à l’issue d’un profond débat avec tout le peuple, des décisions importantes seront adoptées et des changements seront introduits dans l’intérêt de notre processus révolutionnaire. Il a réitéré «la confiance du Parti dans ses jeunes, qui ont su montrer leur valeur et leurs mérites à travers l’histoire».

Le 10e Plénum du Comité national de l’UJC a décidé de démettre Julio Martinez Ramirez de ses fonctions de premier secrétaire, responsabilité qu’il a exercée pendant plus de dix ans, et de désigner à ce poste Liudmila Alamo, qui au moment de sa nomination occupait le poste de deuxième secrétaire, qui sera confié à Ernesto Luis Corvo Vizcaino.

Le Plénum a fait l’éloge du parcours de Julio à la tête de l’UJC, et de sa disposition à œuvrer à l’objectif commun de renforcer le travail de l’organisation.

 

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 20:09

Nous faisons cette Déclaration au nom des organisations suivantes: le Comité national des Etats-Unis pour la libération des Cinq, le Comité international pour la libération des Cinq et les organisations de l’émigration cubaine regroupées à Miami au sein de l’Alliance martiste: la Brigade Antonio Maceo, l’Alliance martiste (en tant qu’organisation individuelle), l’Alliance des travailleurs de la communauté cubaine (ATC), l’Association José Marti et le Cercle bolivarien de Miami, en représentation de toutes les organisations et partis politiques qui aux Etats-Unis font partie du mouvement de solidarité avec les Cinq.


A travers cette Déclaration nous réaffirmons notre engagement inébranlable de maintenir et de renforcer nos efforts pour exiger la libération immédiate de nos cinq frères Gerardo Hernandez, Ramon Labañino, Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez et René Gonzalez, innocents des chefs d’accusation que le gouvernement leur impute.


Aujourd’hui, 13 octobre 2009, a eu lieu dans cette ville de Miami, à la Cour fédérale du district Sud de la Floride, l’audience de réduction de peines d’un de nos cinq frères, Antonio Guerrero, une des trois qui ont été ordonnées en septembre 2008 par l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit. La Cour fédérale de district n’a pas encore fixé de dates pour les deux autres audiences de réduction des peines: celles infligées à nos frères Ramon Labañino et Fernando Gonzalez.


En septembre 2008 l’ensemble de la Cour d’appel du onzième circuit a annulé les peines à perpétuité d’Antonio et de Ramon, accusés de complot pour commettre un délit d’espionnage, et elle a aussi annulé la peine de 19 ans de prison de Fernando pour d’autres délits, des peines qu’on leur a infligées en décembre 2001.


Indépendamment du procès judiciaire et des décisions qui en émanent, dans lequel nos cinq frères sont impliqués, notre engagement pour exiger la libération immédiate des Cinq demeure et demeurera inébranlable jusqu’à l’obtention de leur libération.


Le procès judiciaire engagé contre nos cinq frères n’a rien n’à voir avec la justice. Il s’agit, et il s’est toujours agi d’une affaire politique.


Depuis le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, les gouvernements des Etats-Unis, ont maintenu contre le peuple de Cuba une politique d’agression permanente. Le recours à la violence contre le peuple cubain a constitué une part fondamentale de cette politique d’agression. Les gouvernements des Etats-Unis ont été durant ces décennies impliqués directement ou indirectement, à travers des organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine, dans d’innombrables actions terroristes contre le peuple cubain, qui ont causé la mort de plus de 3 478 Cubains, et handicapé à vie plus de 2 099 autres, mettant en danger la paix, la sécurité et le bien-être de ce peuple.


Dans un acte d’autodéfense de son peuple, le gouvernement cubain, comme le ferait n’importe quel autre gouvernement responsable, a confié à ces cinq Cubains la tâche d’infiltrer les organisations terroristes de l’extrême-droite cubano-américaine qui à Miami, pendant des décennies, ont impunément mené des campagnes de mort et de terreur contre le peuple cubain.



Telle était la tâche des Cinq, la seule.

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