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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 19:14
Les allégements de cotisations sociales coûtent de plus en plus cher à l’État. Un dispositif reconduit systématiquement, alors que son efficacité sur l’emploi reste toujours à prouver.

C’est une sorte de scandale permanent. Seize ans déjà que cela dure. Lancée en 1993 (avec la « ristourne Juppé »), au nom de l’emploi, sans cesse amplifiée par la suite, par des gouvernements de droite et de gauche, au nom de la compétitivité des entreprises, ou des « compensations » à leur apporter lors du passage aux 35 heures, la politique d’exonération des cotisations sociales patronales ressemble à un train fou qui conduirait ses passagers droit dans le mur et que personne ne pourrait arrêter. De quelques centaines de millions d’euros en 1993, le volume de ces allégements atteint cette année la bagatelle de 32,6 milliards d’euros. Soit autant de recettes en moins pour la Sécurité sociale que l’État, en principe, compense en lui transférant une part de ses recettes fiscales. Le gros de ces exonérations relève des allégements généraux dits « pour l’emploi » et appliqués aux bas salaires (de - façon dégressive jusqu’à 1,6 Smic). Ils représentaient 26,5 milliards d’euros en 2009, dont 3,1 milliards correspondant aux dernières largesses consenties par le gouvernement au patronat, dans le cadre de la loi TEPA de 2007 : les exonérations sur les heures supplémentaires. S’y ajoutent plusieurs dizaines de dispositifs ciblés (55, selon un recensement récent) prévoyant des exonérations pour des publics particuliers, des secteurs d’activité ou des zones géographiques (zones franches urbaines, zones de revitalisation rurale, départements d’outre-mer…) : leur facture totale s’élève à 6 milliards d’euros cette année.

Le recours à ce type de mesures semble relever, désormais, pratiquement du réflexe : chaque problème économique trouverait sa solution, au moins, dans une pincée supplémentaire d’allégements de « charges » patronales. Cette politique part d’un postulat bien connu : le coût du travail serait la cause de tous nos maux, dissuaderait les entreprises d’embaucher, les handicaperait dans la concurrence internationale. Postulat pour le moins discutable, et au demeurant de plus en plus discuté, en particulier à la lumière de l’actuelle crise économique dont la cause majeure apparaît clairement : une dévalorisation systématique du travail, au profit des revenus de la finance. À cet égard, les exonérations de cotisations portent une bonne part de responsabilité : en tirant les salaires vers le bas, ces mesures ont contribué à la « smicardisation » des salariés - et, par voie de conséquence, à freiner la croissance - alors que tout, et en particulier les évolutions technologiques, incite au contraire à encourager la création d’emplois qualifiés, bien rémunérés.

Devant la moindre critique des allégements, le patronat continue pourtant de pousser des cris d’orfraie, brandissant la menace de la destruction de centaines de milliers d’emplois. Or, si la nocivité de ces dispositifs, trappes à bas salaires, pour la reconnaissance du travail paraît avérée, leur efficacité pour l’emploi, après quinze ans d’expérience, n’est toujours pas prouvée. Cette efficacité est « trop incertaine pour ne pas amener à reconsidérer leur ampleur, voire leur pérennité », jugeait ainsi la Cour des comptes dans un rapport en 2008. Au passage, la Cour mettait en doute la légitimité même des allégements généraux en notant qu’ils allaient « pour l’essentiel à des activités tertiaires, notamment la grande distribution, non soumises directement à la concurrence internationale et pour lesquelles ils constituaient un véritable effet d’aubaine ». Il y a quelques mois, un rapport de l’Assemblée nationale réclamait du gouvernement une « évaluation » de la politique d’exonération sur les bas salaires, en faisant valoir que son efficacité faisait « l’objet d’un débat non tranché ». À l’heure où les déficits de l’État et de la Sécu explosent, imposant une utilisation de l’argent public plus circonstanciée que jamais, une telle évaluation relève de l’urgence. Morale autant qu’économique.

Yves Housson
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 18:44
Une délégation du Parti communiste chinois conduite par He Jun, Secrétaire général adjoint du Département international, accompagné notamment de Jin Xudong, du Département international du PCC, en visite en France à l’occasion de la Fête de l’Humanité a été reçue par Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF, Pierre Laurent, Coordinateur national, Jacques Fath, responsable des relations internationales et Jean-Charles Nègre, membre de la Coordination nationale. La délégation du PCC a été reçue au siège du PCF, le 10 septembre puis à la Fête de l’Humanité le 12.

Ces rencontres chaleureuses et productives se sont déroulées dans un esprit d’amitié et de compréhension mutuelle. Elles ont permis un large échange de vues sur les évolutions en Chine, sur les réponses économiques et sociales chinoises à la crise, sur la situation en France, sur quelques aspects de la situation internationale ainsi que sur les relations bilatérales entre le Parti communiste chinois et le Parti communiste français.

Il a été rappelé que chaque parti a sa propre culture, dans un parcours historique et dans un mode de développement spécifique. Les caractéristiques de chacun n’effacent pas le besoin de convergences dans le contexte actuel de crise systémique du capitalisme et face aux grands défis du monde d’aujourd’hui.

Les deux partis sont convenus, dans cet esprit, de renforcer leurs relations en soulignant que les différences d’approches ou divergences ne peuvent pas faire obstacle au dialogue, à l’écoute et à la coopération dans le respect mutuel et la confiance réciproque. Les deux délégations ont décidé de tourner leur relation et leur action vers l’avenir.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 20:08
par Olivier Doubre 2008

La Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme de 1983 portait des revendications, toujours d’actualité, que les nouvelles générations de l’immigration peinent à faire entendre. Un dossier à lire dans notre rubrique 

Quels sens peut avoir la commémoration de la Marche « pour l’égalité et contre le racisme », plus connue sous le nom – attribué par les médias – de Marche des Beurs ? Cet événement appartient-il vraiment à une autre époque ou sommes-nous encore dans le même cycle politique et social, où les revendications de la Marche de 1983 n’ont toujours pas été satisfaites ? Force est, en tout cas, de constater que le schéma, ­désormais tristement classique, de la mort d’un jeune issu de l’immigration, où est impliquée la police, entraînant l’embrasement de sa cité se répète régulièrement depuis plusieurs décennies. Déjà en 1996, dans un ouvrage de référence, Violences urbaines (Hachette), les sociologues Christian Bachman et Nicole Le Guennec avaient recensé les révoltes dans les banlieues françaises et mis en lumière ce mécanisme bien rôdé. Et la liste est longue : Vaulx-en-Velin (1990), Mantes-la-Jolie (1991), Garges-lès-Gonesse (1994), Nanterre (1995), Dammarie-les-Lys (2001), sans oublier celles de 2005…

Départ de la Marche à Marseille, le 15 ?octobre 1983. Ciot/AFP

Avec cette Marche, qui débute le 15 octobre 1983 à Marseille et se termine en fanfare en réunissant près de 100 000 personnes à Paris, c’est en effet une figure politique quasi inconnue qui acquiert pour la première fois une visibilité devant l’opinion publique : la « deuxième génération d’immigrés ». Devant le succès de la Marche, les médias s’en emparent en la dénomment rapidement « Marche des Beurs », ce qui réduit son caractère politique. Les marcheurs revendiquent au contraire leur appartenance à la société française et exigent, face aux crimes racistes et à la violence de la police, la reconnaissance de leurs droits de citoyens. Nombre de ces jeunes font là leur premier pas dans une démarche collective et revendicatrice. Quelques-uns sont toutefois plus politisés (notamment certaines filles), ayant fréquenté les milieux autonomes (et féministes) issus des années 1970. Mais ce qui les rassemble tous est d’abord la volonté de prendre la parole à la première personne, ainsi qu’une certaine méfiance vis-à-vis des organisations politiques ou antiracistes qui, par le passé, se sont souvent exprimées en leur nom. C’est la force et la nouveauté de cette initiative : l’affirmation de ces jeunes en tant que sujets politiques autonomes.

Professeur de sociologie à l’université de Metz, ayant il y a peu codirigé (avec Abdellali Hajjat) un ouvrage sur l’histoire des luttes de l’immigration en France au XXe siècle [1], Ahmed Boubeker faisait partie à l’époque d’un comité de soutien de la Marche près de Lyon. Pour lui, cette aventure a véritablement marqué le passage d’une époque à une autre : «  La Marche a permis à la société française de prendre conscience de sa dimension multiculturelle. Un peu comme Mai 68 avait transformé les mentalités vis-à-vis de la jeunesse. C’est donc, je crois, un événement de portée symbolique majeur pour la fin du XXe siècle en France. » Socioéconomiste, membre des Indigènes de la République, Saïd Bouamama [2] a lui aussi soutenu l’entreprise depuis la région de Lille et partage la même analyse : « La Marche pour l’égalité et contre le racisme a été le premier moment d’expression de cette deuxième génération de l’immigration post-­coloniale, avec d’abord la revendication de la citoyenneté. Le plus important fut sa dimension d’auto-affirmation, même si l’on craignait déjà les récupérations politiques. » Après leur arrivée à Paris, même s’ils sont fiers d’être reçus à l’Élysée par un président Mitterrand qui prend de court ses conseillers en octroyant la carte de résident de dix ans automatiquement renouvelable, les marcheurs ressentent ce risque d’instrumentalisation qui, entre autres, motive leur désir de poursuivre la lutte. Ce sera Convergence 84 : cinq trajets à mobylette convergeant vers Paris en passant par de nombreuses cités du pays… « La seconde marche, en 1984, avait une couleur politique beaucoup plus extrême gauche, reconnaît Ahmed Boubeker, qui participa à l’organisation du départ de Marseille via Lyon, alors que le PS, vu le succès de l’année précédente, avait essayé de nous approcher. » En vain. Toutefois, parmi les 60 000 personnes présentes au rassemblement à l’arrivée, organisé symboliquement place de la République à Paris, un petit groupe vend des badges en forme de petite main, avec l’inscription « Touche pas à mon pote ». C’est le début de SOS Racisme, que Farida Belghoul, l’une des figures de Convergence 84, qualifie de « rouleau compresseur, vu les énormes moyens qu’ils ne vont pas tarder à obtenir ». Contactée par Julien Dray et Harlem Désir, qui lui proposent la présidence de l’association qu’ils sont en train de monter, elle refuse catégoriquement « de devenir la beurette de service de SOS », mais comprend vite que les médias et les politiques n’auront plus d’yeux que pour cette nouvelle association, dont on sait aujourd’hui, notamment grâce aux mémoires de Jacques Attali, alors conseiller de François Mitterrand, comment son lancement fut préparé au plus haut niveau de l’État. Et, après son discours très applaudi ce 5 décembre 1984, où elle mettait justement en garde les participants contre la confiscation de leur parole à peine conquise, observant les quelques vendeurs de petites mains, Farida glisse à Ahmed Boubeker : « Tu vois ces gens-là, c’est eux qui vont nous récupérer »…

De fait, le slogan de SOS Racisme induit l’idée d’un protecteur qui prend la parole pour protéger son « pote ». Un « pote » qui aura de moins en moins voix au chapitre. La lucidité de Farida Belghoul ne sera pas démentie. « Avec ma position dans Convergence, j’aurais pu faire carrière. Mais j’ai refusé et me suis retirée pour devenir prof en banlieue dans un lycée professionnel. Ma place est là : enseigner aux jeunes les plus défavorisés. » Constatant combien leur situation s’est, depuis, aggravée, elle a récemment décidé de s’engager à nouveau en créant une association, REID, « Remédiation éducative individualisée à domicile », qui lutte contre l’illettrisme en très forte hausse parmi ces jeunes. Depuis la canalisation de leurs revendications par SOS Racisme – qui réunit plusieurs centaines de milliers de personnes à Paris en juin 1985 –, on peine à voir éclore une expression nouvelle, à la première personne, de ces nouvelles générations. Comme l’écrivait Abdellali Hajjat (dans son ouvrage avec Ahmed Boubeker), par rapport aux années 1980, « le contraste avec les révoltes de 2005 est saisissant. Alors qu’il s’est agi des révoltes les plus massives de l’histoire des banlieues françaises, force est de constater que leur débouché politique semble introuvable ». Pour Ahmed Boubeker, la situation apparaît pire qu’il y a vingt-cinq ans : « Alors que les problèmes sont souvent les mêmes, avec la police ou sur le marché du travail, les jeunes issus de l’immigration post-coloniale aujourd’hui sont encore plus éloignés de leurs racines. Ils ne se sentent pas vraiment français ni vraiment “beurs”. À cela, s’ajoute une absence quasi totale de connaissance des luttes du passé. » Et le sociologue de souligner, dans un ouvrage récent [3], la nécessité impérieuse et urgente de la réappropriation de cette histoire : « C’est le préalable de la reconnaissance : se reconnaître soi-même comme enraciné dans une lignée, comme héritier putatif d’une expérience de l’histoire dominée »…

Notes

[1] Histoire politique des immigrations (post)-coloniales. France 1920-2008, Amsterdam, 320 p., 19 euros (cf. Politis, n° 1012).

[2] cf. son dernier livre : La France. Autopsie d’un mythe national, Larousse, 224 p., 17 euros.

[3] Les Guerres de mémoires. La France et son histoire, Pascal Blanchard et Isabelle Veyrat-Masson (dir.), La Découverte, 336 p., 20 euros. N. B. : Le film Douce France, la saga du mouvement beur, de Mogniss H. Abdallah (80 min., 1993), sera projeté le 5 décembre à 19h30 à la librairie Ishtar, 10, rue du Cardinal-Lemoine, 75005 Paris.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:59
Entretien avec le sociologue Saïd Bouamama, chargé de recherche à l’IFAR (Intervention, formation, action, recherche) de Lille.

Auteur de nombreux ouvrages, Saïd Bouamama revient dans son dernier livre (1) sur vingt ans d’observation et de - recherche concernant les rapports entre la paupérisation des quartiers populaires, leur ethnicisation et les idéologies libérales qui en tirent profit. Le sociologue dissèque le culturalisme, présenté souvent comme la seule explication des problèmes des quartiers populaires : leurs habitants ne s’en sortiraient pas du fait d’une religion, d’une culture ou d’un mode de vie différents. Saïd Bouamama dénonce cette posture stigmatisante qui évacue les causes socio-économiques du contexte difficile dans lequel évoluent certains territoires.

L’idéologie de la méritocratie républicaine est de plus en plus prégnante et sans cesse mise en avant par Nicolas Sarkozy, notamment à destination des quartiers populaires. Comment analysez-vous ce discours ?

Saïd Bouamama. Il y a deux manières de - répondre aux revendications d’une population qui vit une injustice. La première consiste à s’attaquer aux causes structurelles et à ce qui produit de la précarité. La seconde permet de ne pas toucher à la structure du système inégalitaire, tout en donnant l’illusion d’agir. C’est-à-dire - ouvrir le système à la marge en faisant monter une couche moyenne issue des milieux populaires et de l’immigration. Ce fonctionnement n’est pas sans rappeler la formation d’une élite indigène à l’époque coloniale. Automatiquement les personnes promues deviennent individualistes et reproduisent le discours d’une réussite uniquement due à leurs propres efforts. Les dominants n’ont guère besoin de leur demander de cracher sur les milieux populaires, ils le font spontanément.

Dans votre livre, vous constatez l’émergence d’un nouveau rapport de classes fondé sur l’ethnicisation. Comment fonctionne-t-il ?

Saïd Bouamama. Progressivement, un marché ethnicisé du travail s’est mis en place avec des secteurs et des emplois dont les modes de recrutement et de promotion interne sont fondés sur des critères ethniques. On pourrait croire à une forme de favoritisme ; en réalité, la vraie question est de savoir quelle est la nature de ces emplois ? L’immigration étant une variable d’ajustement structurelle, les populations précaires et immigrées sont les premières entrées mais aussi les premières sorties. Cette gestion ethnicisée s’appuie sur une source externe, les sans-papiers, et une source interne, les jeunes issus de l’immigration. Ces derniers sont contraints à cause de la discrimination de revoir à la baisse leurs prétentions. Combien de jeunes femmes issues de l’immigration, avec des bac+4, des bac+5, sont forcées de travailler dans le nettoyage industriel ? C’est aberrant. Le marché ethnique du travail est un outil parmi d’autres de la précarisation de la condition salariale.

Comment s’explique cette situation de discrimination par le travail ?

Saïd Bouamama. Pour que ce système puisse fonctionner correctement, il faut ajouter une idéologie qui rende cette situation non révoltante. Par exemple, les Noirs seraient meilleurs pour les emplois de - videurs, parce qu’ils seraient plus diplomates… Les Maghrébins, eux, seraient - naturellement bons dans le bâtiment ; les Asiatiques, minutieux pour la confection… Il y aurait ainsi des capacités ethniques, des qualités plutôt que des qualifications. La stratégie consiste à faire admettre au plus grand nombre l’évidence de cantonner les Noirs ou les Maghrébins à un certain profil de postes. Dans les entretiens d’embauche, il existe des mécanismes discriminatoires qui ne nécessitent pas d’être - raciste pour les appliquer. Le recruteur aura tendance à prendre quelqu’un qui lui ressemble. Mais, comme les populations issues de l’immigration n’ont pas historiquement accès à certains postes, chacun - reproduit à son niveau. Je ne pense pas que la solution soit dans la morale, dans l’éducation civique ou dans l’antiracisme. Même s’il est nécessaire de maintenir une lutte contre l’intolérance et contre les - racismes, il s’agit plus ici de combattre les inégalités socio-économiques.

L’ethnicisation des rapports s’intègre dans une grille de lecture explicative plus large, que vous appelez le culturalisme. De quoi s’agit-il ?

Saïd Bouamama. Le culturalisme est l’explication de la réalité sociale à partir du seul facteur culturel. Il s’est imposé par une - récupération libérale d’une aspiration et d’une revendication justes et progressistes : la reconnaissance de la diversité culturelle française et le refus de la logique assimilationniste. Pendant les années cinquante et soixante, les quartiers populaires d’une part et l’immigration d’autre part sont analysés à partir des concepts de « classes » et de « lutte des classes ». Les décennies 1970 et 1980 seront, elles, caractérisées par des luttes visant à intégrer la diversité des - composantes de la classe ouvrière et des milieux populaires dans les revendications. En France, la Marche pour l’égalité de 1983 et le mouvement Convergence 84 pour l’égalité revendiquent la nécessité du droit à la différence à partir de la dissociation entre citoyenneté, nationalité et culture. Et les think tanks libéraux de la décennie 1980 vont, comme pour d’autres thèmes, récupérer une revendication juste en la détournant de sa cible. En absolutisant le facteur culturel, les libéraux visent à éliminer les explications sociales et économiques des faits. Le culturalisme a alors été adopté non pas comme prise en compte de la diversité, mais comme négation du facteur social. La - culture devient peu à peu la seule explication des difficultés rencontrées dans les milieux populaires. L’État libéral y gagne considérablement puisque les difficultés ressenties sont désormais imputées à la « culture des pauvres » ou à la « culture des immigrés ». Ainsi, en novembre 2005, les - révoltes des quartiers populaires ont-elles été présentées par le chef de l’État lui-même comme « culturelles » : la polygamie, l’intégrisme, les parents démissionnaires, etc.

Ces arguments culturalistes sont souvent repris pour expliquer les violences dans les quartiers. Reprenons l’exemple des parents démissionnaires. Comment l’analysez-vous ?

Saïd Bouamama. On peut dire que l’ampleur de la crise économique amène un certain nombre de parents à gérer d’autres problèmes que ceux de l’éducation de leurs enfants. Il arrive qu’ils se sentent dépassés. Et heureusement que les mécanismes associatifs leur permettent de ne pas rester seuls face à ces questions. Si les parents peuvent se sentir impuissants, ils n’ont jamais été dans la démission. C’est un terme scandaleux. Tous les parents, qu’ils y arrivent ou pas, veulent le meilleur pour leurs enfants. Je n’ai jamais rencontré une personne souhaitant le pire à ses enfants. La thèse de la démission des parents permet, à mon sens, d’éluder la question des enjeux sociaux. On glisse un peu vite d’une fragilisation des parents issue des politiques mises en oeuvre par les classes dominantes à une vision culturaliste capacitaire selon laquelle ils ne sont pas aptes à s’occuper de leurs enfants. On - revient alors doucement à ce discours développé sur les familles ouvrières, qui avaient besoin d’être « moralisées » par des assistantes sociales. Historiquement, l’idée demeure que les gens du peuple ne savent pas éduquer leurs enfants. C’est d’un mépris - extraordinaire qui permet de justifier toutes les exclusions de droit.

En quoi cette conception culturaliste va-t-elle instaurer des divisions entre « dominés » ? Saïd Bouamama. Si le facteur culturel est la principale explication des problèmes d’une certaine frange de la population, alors quel est le point commun entre deux personnes qui ont des cultures différentes ? Lorsque le niveau de classe sociale, qui unissait auparavant les précaires, devient secondaire, il ne reste que la différence de - culture. En plus de cela, l’arrivée d’une crise économique signifie toujours une concurrence accrue pour les biens rares. Chacun va tenter de mettre en avant ce qu’il estime être des atouts pour accéder à des biens.

D’où viennent ces catégorisations essentialistes ?

Saïd Bouamama. Ces catégories viennent d’un imaginaire colonial non déconstruit et non combattu par la société française. Les manuels d’histoire ont fait l’impasse sur l’analyse de ces imaginaires. Car, une fois la guerre d’Algérie terminée, l’État français a considéré qu’il pouvait tourner la page. Or, le départ des soldats français et des colons n’ont pas du tout suffi à - décoloniser les imaginaires. Les entretenir revient à faire un excellent cadeau au libéralisme pour diviser les pauvres entre eux.

Les médias parlent souvent des « jeunes de banlieue » comme d’une entité dangereuse et violente. À quoi correspond cette diabolisation ? Saïd Bouamama. Il suffit de répondre par une autre question : quelle est la catégorie aujourd’hui qui est entrée en lutte dans toutes ses composantes : lycéennes, - ouvrières, sans-emplois ? Ce sont les jeunes. Quand on observe le traitement des mouvements lycéens et celui des quartiers populaires, la différence est flagrante. Il y a les bons jeunes et les mauvais. Imaginons qu’une diversité des jeunesses cesse de s’opposer les unes contre les autres. Imaginons que les divisions ne fonctionnent pas, ce serait un ciment de contestation à craindre par le pouvoir. Présenter la jeunesse des quartiers populaires comme une classe dangereuse relève d’une stratégie politique. Cela ne veut pas dire que la violence n’existe pas dans les quartiers populaires, ni qu’elle n’est pas de plus en plus déstructurée. Simplement, cette violence est d’abord subie avant d’être agie. Quand on interroge des jeunes des quartiers sur leurs rêves, les réponses ne sont pas irrationnelles ou désordonnées. Pour le dire vite : ils veulent un boulot, un logement et une voiture. Ce qui est scandaleux, c’est que ce minimum de « normalité » soit vécu comme inaccessible pour une grande partie de la jeunesse. Cela conduit, pour certains jeunes, à une mise en scène d’un - rejet du travail. Ils disent souvent : « Moi, je ne veux pas être un esclave. » C’est là transformer une contrainte en choix pour garder la tête haute. Il y a de l’exigence de - dignité dans tout cela.

Vous expliquez en partie le bouleversement de la sphère familiale par les déréglementations économiques. Quelles ont été les étapes de cette déstructuration ?

Saïd Bouamama. La culture ouvrière a été massivement déstabilisée dans certains territoires, où le taux de chômage est passé en vingt ans de 8 % à 45 %. Non seulement les gens ont été mis à la rue, mais on a réussi à leur faire croire qu’ils en étaient responsables. Le travail cristallisait l’image de la famille. La montée du chômage est allée de pair avec un fort recul de la fierté d’être - ouvrier. Un père que j’interrogeais me - disait : « Comment je peux interdire à mon fils de rentrer au-delà d’une certaine heure, si je ne le nourris même plus et que je vis de ses allocations ? » La perte objective des emplois n’a même pas pu être compensée par un réseau associatif, culturel ou politique valorisant. Les dégâts auraient été moindres si on avait eu une offensive culturelle - ouvrière.

Y a-t-il eu un abandon des quartiers populaires par les partis de gauche ?

Saïd Bouamama. Pour moi, la gauche française a eu une vision essentialiste des quartiers populaires. C’est-à-dire qu’elle a sous-estimé la diversité des milieux populaires et les clivages qui pouvaient exister. Les clivages ne sont pas insurmontables si et seulement si on les travaille. Le discours du « tous des ouvriers » a masqué les inégalités qui étaient en train de se construire. Par ailleurs, la gauche française a considéré les enfants issus de l’immigration comme acquis à la gauche. Elle n’avait donc pas d’efforts à faire. Autre écueil des partis de gauche : un rapport paternaliste. La gauche n’a pas décolonisé ses esprits et n’a pas pris la mesure du combat. Pour que ces jeunes Français puissent se reconnaître dans les autres combats, encore faut-il qu’ils soient pris en compte sur leur propre oppression.

Considérez-vous le modèle d’intégration français comme un échec ?

Saïd Bouamama. Pour moi, ce n’est pas un échec mais un mythe. Le concept d’intégration nous empêche de penser la réalité. L’intégration n’est pas une formule magique. Il s’agit d’un mythe car même pour les immigrations européennes, il n’y a pas eu « d’intégration nationale » mais une « intégration de classes ». Il paraît impossible de demander aux immigrés des anciennes colonies françaises d’être dans une logique d’assimilation. Cela - impliquerait l’abandon de leur trajectoire. Le mythe est encore plus problématique et visible pour les jeunes Français issus de l’immigration qui, eux, sont nés français, socialisés et culturellement français. À ces derniers on pose toujours la question de l’attestation française. Il s’agit d’une parade pour éluder la vraie question : celle des discriminations racistes comme vecteur de la reproduction des inégalités sociales.

Pendant longtemps, l’école a été considérée comme un moyen de réussite. Pourquoi ?

Saïd Bouamama. L’école républicaine a permis à « l’élite » des classes populaires de pouvoir tirer la famille vers une promotion sociale. Mais l’école reste aussi le lieu, y compris au moment des Trente Glorieuses, où on orientait massivement les enfants d’ouvriers vers des emplois manuels. La - sélection à base de catégories sociales a toujours existé. Le système scolaire continue à fonctionner comme un mécanisme de tri des orientations en fonction de la classe sociale d’appartenance, mais aussi en fonction de la couleur de peau. On cultive cette focalisation des parents sur l’école comme fonction de réussite sociale. Du coup, lorsque l’école ne remplit pas le contrat, les parents la fustigent. Ils finissent par perdre de vue que l’école peut d’autant moins pallier les problèmes sociaux que l’État lui enlève les moyens nécessaires pour donner à tous un enseignement de qualité. Le mythe d’une école qui aurait été inégalitaire permet d’opposer parents et enseignants alors qu’ils sont victimes des mêmes politiques libérales.

L’idée des quartiers comme repaires de communautaristes fait-elle partie de la stratégie de stigmatisation d’une catégorie de la population ? Saïd Bouamama. Oui. Si on observe la manière dont se structurent les territoires, on se trouve face à des politiques sociales qui restreignent le champ des possibles pour certains. Donc, il s’agit avant tout de productions systémiques. Ceux qui précisément ne choisissent pas de vivre ensemble et dont la situation sociale ne permet pas d’aller ailleurs que dans les cités HLM sont taxés de communautaires. Or, il y a communautarisme à partir du moment où on choisit volontairement de se regrouper. S’il faut parler de communautarisme, c’est celui des riches qu’il faut analyser car eux choisissent de vivre dans l’entre-soi. Le repli communautaire serait lié à la - culture des gens et serait la cause des problèmes. Ce repli n’est en fait que la conséquence des politiques sociales. Dans le discours sur le communautarisme des quartiers populaires, il y a aussi le discours sur l’islam. Les jeunes issus de l’immigration seraient plus musulmans que leurs parents et surtout adeptes d’un islam plus agressif. Les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas plus - religieux que leurs parents. Simplement, ils sont Français et ne veulent plus de l’injonction d’invisibilité qui était faite à leurs parents. De manière plus globale, ces jeunes se sentent regardés comme non-Français et comme immigrés. Pourquoi l’injonction d’aimer la France leur est - demandée et pourquoi ne l’est-elle pas aux « autres jeunes ». Je ne connais aucun Français qui aime toute la France. On ne peut pas aimer à la fois les Communards et les Versaillais.

(1) Vient de paraître les Classes et quartiers populaires. Paupérisation, ethnicisation et discrimination, de Saïd Bouamama. Éditions du Cygne, 2009. 22 euros. Entretien réalisé par Ixchel Delaporte
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:30

Par EDT pour vivelepcf

 

Les élections législatives avaient lieu dimanche 27 septembre en Allemagne.

Elles marquent la fin d’une période de quatre ans de « grande coalition », seule formule trouvée à l’issue des élections de 2005, c'est-à-dire d’alliance au pouvoir des partis conservateurs CDU-CSU menés par la chancelière Merkel et du Parti social-démocrate SPD. Mme Merkel restera au pouvoir avec cette fois-ci une majorité stable sans le SPD mais avec le Parti libéral, le FDP.

 

L’analyse du scrutin montre un net recul des partis de la coalition sortante qui ont poursuivi ensemble, en temps de crise, la politique de casse sociale voulue par le patronat allemand dont le passage de l’âge de la retraite à 67 ans est un symbole.

La CDU et sa branche bavaroise, la CSU, perdent 1,5% passant à 33,9%. Le SPD s’effondre passant de 34,2% des suffrages en 2005 à 23,0% en 2009.

 

La débâcle électorale du SPD n’est une surprise pour personne, surtout pas pour les cadres du SPD eux-mêmes qui balançaient hier soir entre tristesse et soulagement.

La « grande coalition » a fait jouer au SPD un rôle de caution de  la politique de Mme Merkel. Elle a fait apparaître au grand jour le consensus CDU/SPD sur les orientations de fond comme sur le Traité de Lisbonne qu’ils viennent de ratifier ensemble.

Le seul sens à donner au vote SPD en 2009 était de permettre de continuer la coalition pour essayer de limiter à la marge, au sein du gouvernement, des excès « libéraux » de la droite. On comprend que cette perspective n’ait guère enthousiasmé les électeurs !

Délivré du discrédit de la « grande coalition », le SPD peut maintenant envisager se refaire une virginité comme force d’alternance à « gauche », avec de nouveaux dirigeants, d’ici les prochaines élections de 2013. C’est exactement la route tracée dès hier par ses chefs de campagne.

Le maintien inattendu du SPD à la tête du Brandebourg, région de l’est, autour de Berlin, où les élections régionales avaient lieu le même jour que les élections fédérales, leur sert de signal encourageant.

 

La sanction des partis sortants est encore plus sensible en voix qu’en pourcentages. La CDU et la CSU perdent 2 millions de voix tandis que le SPD passe de 16,2 millions de voix à moins de 10 millions.

 

Car un autre trait marquant de l’élection est l’augmentation de l’abstention qui progresse de 22,2% à 29,3%, soit 3,2 millions d’abstentionnistes en plus, notamment, comme en France, dans les quartiers pauvres et parmi les travailleurs. Voilà qui relativise également les transferts de voix vers les autres partis.

 

La Parti Libéral, FDP, passe de 10 à 14,5% et gagne 1,6 million de voix, soit moins que ce que perdent la CDU et la CSU. Parti de droite « libérale » assumé sur les questions économiques et sociales, il est le partenaire politique logique et naturel de la CDU/CSU. Les media n’ont cessé de le mettre en avant ainsi que son, relativement jeune leader aux allures de cadre dynamique, Guido Westerwelle.

 

A gauche, les 6,2 millions de voix perdues par le SPD se retrouvent très partiellement dans les autres partis.

On peut présumer que les 800.000 voix (2,0%) remportées par les « Pirates », adeptes de la « liberté » sur internet viennent principalement de l’électorat social-démocrate.

Comme les 800.000 voix gagnées également par les Verts qui passent nationalement de 8,1% à 10,7% des suffrages exprimés, à la suite d’une campagne entièrement autonome, centrée sur les questions de l’environnement et clairement dans l’opposition au gouvernement sortant.

 

Contextes du progrès de die Linke

 

Le parti « die Linke » (en français « la gauche ») progresse de 8,7% à 11,9% par rapport aux partenaires de la coalition électorale de 2005 qui ont fusionné par la suite pour lui donner naissance. Il gagne exactement 1 million de voix.

 

Dans les régions correspondant à l’ancienne RDA, il se maintient à un haut niveau, de l’ordre de 25%, mais plafonne et perd 87.000 voix, malgré le contexte d’effondrement du SPD. Même constat aux élections régionales du Brandebourg.

Aux régionales en Saxe le 30 août dernier, il avait reculé de 3% (de 23 à 20%), comme en général il a régressé aux européennes dans ces régions.

Il demeure que die Linke, héritier du PDS et du SED, constitue toujours l’expression électorale de ceux qui continuent de se sentir (et ont de bonnes raisons pour cela) les victimes économiques, sociales, politiques et culturelles de l’annexion de la RDA par la RFA, vingt ans après.

Pour autant, die Linke représente de plus en plus, et se place entièrement comme un parti institutionnel de gestion social-démocrate, aux côtés du SPD dont il est partenaire au gouvernement du Land de Berlin pour une politique largement identifiée comme « social-libéral ».  

 

A l’ouest, die Linke progresse nettement par rapport à 2005. C’est là qu’il gagne toutes ses voix nouvelles. Le progrès est le plus spectaculaire dans les régions les plus réactionnaires : de 3,5% à 6,5% en Bavière, de 3,8% à 7,2% en Bade-Wurtemberg. Dans la plus grande région et la plus industrielle, en Rhénanie du Nord, il passe de 5,4% à 8,4%. Dans la petite Sarre, chez son leader Lafontaine, il ne progresse que de 18,5 à 21,2%, ayant sans doute déjà fait le plein en 2005.

Il apparaît nettement que die Linke a capté une partie de l’électorat social-démocrate traditionnel, d’autant plus logiquement que Oskar Lafontaine est identifié comme social-démocrate, ayant été premier dirigeant du SPD et ministre des finances de Schröder dans les années 90.

A l’ouest en général, où aucun parti de gauche, « à gauche du SPD », n’a pu réellement exister aux élections depuis les années 50, die Linke représente, même pour ceux qui sont conscients de ses limites, un moyen inédit pour une gauche « radicale » de gagner en visibilité.

 

Pour nous, communistes français, le succès électoral de Linke, même très relativisé par le contexte du SPD allemand, devrait-il représenter un encouragement, un repère stratégique ?

 

Jean-Luc Mélenchon s’est précipité pour saluer die Linke et notamment Oskar Lafontaine auquel il voudrait tant s’identifier en France, oubliant que, comme social-démocrate dans le PS, il n’a jamais joué un rôle national. Mais l’enthousiasme de Mélenchon est logique devant la montée d’un deuxième parti social-démocrate, « de gauche », en Allemagne.

 

Les communistes français n’ont pas les mêmes motifs d’enthousiasme. Nous pouvons comprendre et partager la satisfaction d’amis et de camarades allemands, devant le progrès d’une organisation à « gauche » du SPD, notamment dans la partie occidentale de l’Allemagne.

Mais die Linke, dont le président Lothar Bisky, est aussi président du PGE, représente une voie ouvertement social-démocrate, réformiste, favorable à l’intégration dans l’UE du capital, reniant toute conception du parti communiste et de son rôle dans la lutte des classes.

Le gain électoral circonstanciel de die Linke ne saurait valider sa stratégie ni celle du PGE pour des communistes conséquents.

 

La perspective de die Linke : « resocialdémocratiser » le SPD (Gregor Gysi)

 

Le mérite des dirigeants de Linke, par delà la composition hétéroclite de ses membres et de ses élus (ex-SPD, ex-PDS, même ex-trotskystes…), est de ne pas cacher leur parti pris social-démocrate.

Au soir du scrutin, Gregor Gysi, dirigeant historique de « die Linke » (ex-PDS), a rappelé sa perspective : « resocialdémocratiser le SPD », dont il souhaite la remontée, pour pouvoir gouverner avec lui nationalement aux prochaines élections générales de 2013, régionalement dans le maximum de régions dès maintenant. Et il complète en indiquant que pour se « resocialdémocratiser », le SPD n’a qu’a faire le bout de chemin qui le sépare de « die Linke ».

 

Cette perspective d’union de la gauche était au cœur du congrès extraordinaire de « die Linke » organisé en juin pour préparer les élections. Il y a été par exemple décidé de condamner la retraite à 67 ans mais sans proposer le retour à la retraite à 60 ans pour ménager des possibilités d’union avec le SPD.

 

Plus qu’une défaite de la social-démocratie, les élections allemandes ont montré un éclatement de la social-démocratie allemande, entre un SPD momentanément affaibli, des Verts toujours disponibles et « die Linke », aile gauche qui se charge de jouer le garde-fou « à gauche » et de canaliser l’expression politique de la colère sociale « anticapitaliste ».

 

Die Linke se charge aussi, dans les faits, d’éliminer toute forme d’organisation de la référence historique majeure que représente le mouvement communiste en Allemagne.

 

On est très loin des objectifs que les communistes peuvent avoir en France aussi bien pour l’avenir de leur propre parti, le PCF que pour une véritable alternative politique partant du mouvement réel des luttes qui refuse la politique au service du capital français et européen.
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:26

Article d'AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Avec 7,90% des suffrages exprimés, 445 000 voix et 15 députés, les résultats du Parti Communiste Portugais marquent une progression du parti par rapport aux élections législatives de 2005 (+0,4%,  +15 000 voix, + 1 député) malgré un contexte politique difficile. Le PCP se présentait dans le cadre de son alliance électorale traditionnelle, respectueuse de l'autonomie des partis, la CDU (Convergence Démocratique Unitaire) avec le Parti écologiste et des Républicains de Gauche.

L’abstention atteint un record, près de 40%. Le Parti socialiste enregistre une résistance non-négligeable. Il perd sa majorité absolue mais conserve la tête du gouvernement (36% contre 45% en 2005).

Au-delà des attaques habituelles du PS, le PCP a eu à subir une campagne médiatique de dénigrement systématique, virant à l'anticommunisme, dont a fait partie la valorisation outrancière du Bloc de Gauche – parti de « gauche radicale », mélange détonnant de groupuscules maoïstes et trotskistes ainsi que de transfuges de la social-démocratie soutenus par le PGE. Il fallait à tout prix éviter que les voix perdues par le PS soient récupérés par le PCP.

Ce traitement médiatique différencié n'est pas surprenant si on compare les discours des deux partis dans la campagne (et les réactions lors de la soirée électorale) sur deux points: le rapport au PS et le rapport aux luttes.

Le Bloc de Gauche concentre ses attaques contre le PS sur « l'arrogance » de José Socrates, la manière de gouverner « autocratique » du PS, ses méthodes de gouvernement, tandis que le PCP insiste sur les « politiques de droite » menées par le PS depuis 33 ans en alternance avec la droite et pointe le fond de leurs choix.

Le Bloc de Gauche avait affirmé pendant la campagne que « le principal espace de lutte est le Parlement », le PCP y avait alors vigoureusement répondu que le principal espace de lutte était dans la rue et dans les entreprises.

Lors de la soirée électorale, Fernando Louça, président du « Bloc de Gauche », triomphaliste (9,8% et 16 députés), a insisté sur le fait que son parti pourrait désormais remplir pleinement son rôle au Parlement. Jéronimo de Sousa, secrétaire général du PCF, a mis l'accent sur l'importance décisive des luttes de masse dans les mois à venir que le PCP impulserait.

L'analyse détaillée de son résultat montre une implantation du PCP tant en voix qu'en élus à l'Assemblée, en lien avec le développement du mouvement populaire.

Les résultats du Bloc de Gauche sont assez uniformément répartis sur le territoire, dénotant l'importance prépondérante de l’influence médiatique en absence d’implantation sociale réelle. Au contraire, les résultats du PCP reflètent son implantation militante, localement forte. Ainsi, le Parti obtient la deuxième place, six députés, et plus de 20% dans trois districts du Sud (Beja, Evora, Portalegre), autour de 10% dans les districts de Lisbonne et de sa périphérie la plus industrialisée (Lisbonne, Setubal – 20%-, Santarem).

Jéronimo de Sousa, à l'annonce des résultats, a insisté sur « l'augmentation de l'audience électorale de la CDU qui constitue un élément hautement significatif ». Il a souligné le rôle du Parti dans le « recul électoral du PS, avec la perte de la majorité absolue, inséparable de la lutte de résistance et pour les droits que la CDU a menée ». Pour le secrétaire général du PCP, ce vote-sanction marque une condamnation des « politiques de droite » menées par le gouvernement PS.

Le PCP ne soutiendra en aucun cas le gouvernement socialiste (qui ne disposera que d’une majorité relative), exécutant numéro un de ces politiques. Le PCP ne voit d'alternative que « dans la rupture et le changement » qui seront portées dans les mois qui viennent par les « luttes de masse » auxquelles le PCP entend contribuer activement.

Ce bon résultat électoral dans un climat politique d'hostilité sans précédent au cours des dernières années, marque une nouvelle progression du PCP dans le cadre des élections législatives (6,9% en 2002, 7,4% en 2005, 7,9% en 2009) et fait écho au résultat historique du Parti lors des élections européennes (10,4%).

Ces performances électorales ne sont que le reflet du travail de réorganisation du Parti entrepris depuis le XVIIème Congrès de 2004 au cours duquel l'accent a été mis sur la reconstruction des organisations de base, des cellules d'entreprise, le primat donné aux luttes sociales sur la lutte institutionnelle.

Un travail, une volonté qui ne peuvent qu’inspirer et renforcer les communistes de tous les pays !
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 19:21
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 18:57
Lors de son intervention à la tribune de l’ONU, le premier ministre israélien a comparé le Hamas aux nazis et les tirs de roquettes Qassam, qui ont atteint le sud d’Israël, avec les bombardements aériens allemands qui ont ravagé Londres durant la seconde guerre mondiale. Ces comparaisons sont indignes, écrit Gideon Levy dans Haaretz, car en galvaudant la mémoire de l’Holocauste et des souffrances provoquées par le conflit de 1939-1945 elles autorisent du même coup toutes les analogies sans fondement.

Par Gideon Levy

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a galvaudé la mémoire de l’Holocauste lors du discours prononcé jeudi à l’Assemblée générale des Nations Unies. Il l’a fait à deux reprises. Une première fois, lorsqu’il a brandi des preuves de l’existence de l’Holocauste, comme s’il en était besoin, puis ensuite en comparant le Hamas aux nazis.

Si le président iranien Mahmoud Ahmadinejad nie l’Holocauste, Mr. Netanyahu, lui, le déprécie. Est-il besoin de preuves, 60 ans plus tard ? Ou bien le monde pourrait-il croire que celui qui en nie l’existence ait raison ? On peut également douter qu’aucun historien réputé puisse reprendre à son compte la comparaison faite par le premier ministre entre le Hamas et les nazis, ou entre le Blitz sur Londres et les roquettes Qassam sur Sderot. Durant le Blitz, 400 bombardiers allemands et 600 avions de combat ont fait 43 000 morts et détruit plus d’un million de foyers. Les roquettes Qassam du Hamas, qui sont sans doute l’une des armes les plus rustiques au monde, ont tué 18 personnes en huit ans. Certes, elles ont semé la terreur - mais est-ce un Blitz ?

Et si nous pouvons comparer une organisation terroriste piètrement équipée à l’horrible machine à tuer nazie, pourquoi donc d’autres ne pourraient-ils comparer le comportement des nazis à celui des soldats de l’armée israélienne ? Dans les deux cas, la comparaison, sans fondement, est exaspérante.

Nétanyahou a débuté son discours comme s’il était le président du Mémorial de l’Holocauste de Yad Vashem - Holocauste, Holocauste, Holocauste : évoquant sa famille et celle de sa femme. Puis il a repris les mots de Shimon Peres, annonçant un « futur prometteur » pour l’humanité. Non moins démagogique était son attaque contre le régime iranien. Là-bas, ils tirent sur les manifestants, a-t-il accusé avec véhémence. Comme si ce n’était pas le cas dans les villages palestiniens de Bilin et de Naalin.

Vint ensuite le meilleur : L’opération « plomb fondu » a été une attaque de haute précision. Israël a téléphoné à des milliers de personnes pour leur dire de quitter leurs maisons. Pour aller où, monsieur le Premier ministre ? Dans la mer ? Netanyahou a déclaré que l’armée israélienne, qui a tué près de 1 400 Palestiniens, essentiellement des civils, avait fait preuve d’une retenue sans précédent. Nous avons fait la paix avec tous les dirigeants arabes qui le voulaient, a ensuite déclaré le premier ministre. Qu’en est-il du président syrien Bashar El Assad, qui a frappé aux portes durant des années, affirmant qu’il voulait la paix ? Personne ne lui a ouvert la porte.

Évoquer les questions de sécurité et les victimes peut mobiliser les américaines membres de l’Organisation Internationale des Femmes Sionistes, mais personne d’autre. Pour une puissance régionale disposant dans son arsenal de presque toutes les armes existant au monde et qui se bat contre des organisations terroristes rustiques, il est plutôt difficile d’être pris au sérieux quand on parle de sécurité, en particulier quand cette préoccupation de sécurité concerne uniquement les israéliens.

Vint ensuite l’évocation de notre droit immémorial à la terre et les inévitables versets bibliques, en anglais puis en hébreu, qui concluent toujours les discours en de telles occasions. Toutefois contrairement à ses prédécesseurs, Netanyahou n’a pas exhibé une calotte en ce moment crucial. Ce moment était censé émouvoir l’auditoire, mais je suis resté pour le moins insensible devant un premier ministre devenu propagandiste. Les seuls Alléluias entendus hier soir provenaient du stade Ramat Gan, durant le concert de Leonard Cohen.

contreinfo.info
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 18:52
par Michel Peyret

Les peuples ont la nausée de vos masques , chants , tam-tam et danses de guerre ! Ils ont dit maintes et maintes fois : « Maintenant , c’est la Der , la Der des Der ! » Et chaque fois, vous avez « remis le couvert », de façon toujours plus ignoble, toujours plus mensongère, toujours plus dramatique, toujours plus horrible. Ils auraient pu rire du spectacle de vos pantomimes de plus en plus médiatisées, bassement, piètrement exécutées et répercutées par des médias toujours plus domestiqués et abêtissants. La politique du spectacle n’en finit pourtant pas, même dans sa dégénérescence de plus en plus accentuée.

CERTES, ON SAIT BIEN...

Certes, on sait bien que les productions, ô combien coûteuses, des complexes militaro-industriels ont besoin d’être détruites, et donc utilisées, pour pouvoir être renouvelées et donner naissance à de nouvelles sources de profit !
Certes, on sait bien que la Courbe de Hubbert de la production pétrolière et gazeuse a pris son option descendante et qu’il convient en conséquence de s’assurer le contrôle des réserves qui n’ont pas encore été gâchées par votre productivisme acharné alors même qu’aucune alternative énergétique sérieuse n’est encore programmée !
Certes, on sait bien que votre système et la « civilisation » qu’il a générée sont en crise , celle que provoque la baisse tendancielle du taux de profit quand toutes les contre-tendances , y compris les plus tordues financièrement, ont fini par l’approfondir dans les plus éloignés de ses dessous !
Certes, on sait bien que la sur-accumulation des capitaux qui en résulte a besoin d’une dévalorisation massive de ces capitaux , c’est-à-dire jusqu’à leur destruction massive sous toutes ses formes !
Certes, on sait bien que la guerre , les guerres , peuvent être le prétexte rêvé , sinon la cause réelle de cette destruction-dévalorisation de capital qui permet au capital survivant de retrouver un taux de profit convenable et la reprise de l’accumulation... jusqu’à la crise suivante !
Certes, on sait bien que le prochain affrontement a de fortes « chances » d’être le dernier si l’on considère les stocks d’armes nucléaires accumulées... et non détruites selon ce que prévoyaient les accords internationaux que vous avez vous-mêmes signés !...
Certes, on sait bien que le Ben Laden , issu de l’une des plus estimées et riches familles d’Arabie saoudite , a terminé son rôle dans une certaine décrépitude alors que ses débuts florissants avaient pu justifier la destruction du World Trade Center... et les guerres punitives qui en étaient résulté .
Certes, on sait bien que vous avez besoin d’un nouveau « bouc-émissaire » qui permettrait de donner l’ordre de départ aux bombardiers et autres sous-marins israéliens porteurs d’armes nucléaires destinées à vitrifier les témoignages d’une des plus anciennes civilisations de notre humanité.

NOUS SORTONS DU SIÈCLE DES GÉNOCIDES

Nos souffles restent « suspendus » tant vous avez l’art et la manière d’accommoder cette sauce guerrière aux meilleurs épices régionaux dans la variété de leurs arômes !
Ils n’oseront pas , me dit-on .
Mais ils ont déjà osé dans la passé bien qu’ils aient bien mesuré l’ampleur des dégâts que permettaient les technologies existantes !
Ne sortons-nous pas du « siècle des génocides » ?
Aussi , après ces quelques rappels en manière d’introduction , nous allons examiner quelques données sur l’ampleur de l’armement nucléaire de quelques pays et les comparer avec celles de ce « pelé, ce galeux d’où venait tout le mal » .

LES PAYS SIGNATAIRES DU TNP

Parmi les signataires du Traité de Non Prolifération Nucléaire, on trouve :
 la Russie dotée de 16 000 armes , dont 5 830 actives,
 les États-Unis : 9 962 dont 5 735 actives,
 la France : 348 têtes actives,
 le Royaume-Uni : plus de 200 dont un peu moins de 200 actives,
 la République populaire de Chine : environ 200, dont environ 145 actives.

Pour les pays détenteurs non-signataires du TNP :
 l’Inde : 40 à 50 têtes, presque toutes actives,
 le Pakistan : 50 à 60, presque toutes actives

LE PROGRAMME NUCLÉAIRE D’ISRAËL

Selon Wikipédia, Israël dispose d’armes nucléaires dont une centaine seraient actives. Selon un ancien technicien de la Centrale nucléaire de Dimona , Mordechaï Vanunu, Israël disposerait de plus de 200 bombes atomiques. Cette déclaration lui a valu une condamnation pour espionnage et trahison et une peine de prison de 18 ans.

Selon certaines sources , Israël aurait procédé , avec l’aide de l’Afrique du Sud , à un essai sous-marin dans l’Océan Indien le 22 septembre 1979 , connu sous le nom de l’Incident Vela, mais aucune certitude n’existe à ce sujet. La position officielle israélienne a toujours été de ne pas confirmer ni infirmer les spéculations relatives à sa possession de l’arme atomique. Le 6 décembre 2006 , Robert Gates, secrétaire à la défense américain déclarait lors de son audition au Sénat : « L’Iran est entouré de pays dotés de l’arme nucléaire : Le Pakistan à l’Est , Israêl à l’ouest... », une première pour un haut fonctionnaire américain.

Quelques jours plus tard, le 11 décembre 2006, lors d’une interview de la chaîne de télévision N24 à propos des ambitions nucléaires iraniennes, Ehud Olmert déclarait : « Pourriez-vous dire que c’est la même chose que pour l’Amérique, la France, Israël et la Russie ? » . Il a été obligé de corriger le déclaration de Robert Gates ainsi que son lapsus et a rappelé la position d’Israël sur le sujet : « Israël ne sera pas le premier pays à introduire l’arme nucléaire au Proche-Orient. C’était notre position, c’est notre position, cela restera notre position. »

ET L’IRAN ?

L’Iran fait partie avec le Brésil, l’Algérie, l’Arabie saoudite, la Syrie, des pays soupçonnés de développer un programme militaire ;
Wikipédia précise : « L’Iran essaye depuis plusieurs années de se procurer l’énergie atomique à des fins, officiellement, civiles. Cependant plusieurs membres de la Communauté internationale pensent que ce programme peut être utilisé pour développer l’arme nucléaire, notamment depuis la découverte de l’installation de recherche de Natanz, en août 2002, qui n’avait pas été déclarée à l’AIEA. Une troïka européenne , composée de l’Allemagne, de la France et du Royaume-Uni, s’est formée et tente de pousser l’Iran à accepter un contrôle strict de son programme civil par des experts de L’AIEA. Israël et les États-Unis pour leur part laissent planer le déclenchement de représailles militaires si l’existence d’un programme militaire venait à être confirmé Au début du mois de janvier 2006, l’Europe et les États-Unis se sont mis d’accord pour présenter l’affaire devant le Conseil de Sécurité de l’ONU. »

UNE LOGIQUE DE GUERRE

Dès décembre 2006 , Bernard Ravenel , dans « Pour la Palestine » , montrait que dès 2002 les États-Unis ont opté pour une politique de guerre active et « préventive » , de la péninsule arabe à l’Asie centrale. « Dans ce contexte, précise-t-il, Israël doit jouer un rôle important sinon décisif. Déjà en 1982, devant la guerre menée au Liban, le gouvernement du Likoud proposait une intervention contre l’Iran , après avoir bombardé le réacteur nucléaire de Tamouz en Irak. Mais avec l’existence de l’URSS, Washington hésitait.

Aujourd’hui , entre la guerre en Irak et le soutien aux guerres israéliennes au Liban et en Palestine, les États-Unis visent à créer une situation de conflit permanent au Moyen-Orient. En fait, à partir de la non-résolution de la question palestinienne. Et l’Iran est devenu la cible centrale reposant , après Israêl , la question de la nucléarisation de la région avec toutes ses conséquences, y compris dans l’évolution de la stratégie des États-Unis et d’Israël. Comment arrêter la marche vers une catastrophe dont seraient victimes tous les peuples de la région ? »

POUR UNE ZONE LIBRE D’ARMES NUCLÉAIRES AU MOYEN-ORIENT

« Face à la logique de guerre, poursuit Bernard Ravenel, risquant de devenir nucléaire, la seule réponse est celle d’une logique de paix construite par la négociation politique fondée sur l’application du droit. Mais dans l’immédiat, face au risque imminent , même reporté , de guerre nucléaire, la reprise de la proposition d’une zone libre d’armes nucléaires au Moyen-Orient devient une nécessité politique vitale. Cette proposition a été votée , à la demande pressante de l’Egypte en 1995 , à la conférence de révision du TNP, revotée en 2000.

En février 2006, l’AIEA en a rappelé la nécessité, tout en rencontrant l’hostilité farouche d’Israêl soutenu par les États-Unis. Pour leur part , les pays européens l’ont promis aux Iraniens. Ils n’ont rien fait pour tenir leur engagement. »

L’IRAN POUR UN PLAN DE SÉCURITÉ

En diverses circonstances et avec détermination, les dirigeants de l’Iran ont fait des propositions allant en ce sens. On comprend bien pourquoi ce pays , qui n’en a jamais agressé un autre, au moins dans les temps « modernes », soit le plus en mesure d’être à l’initiative concernant la sécurité dans le Golfe Persique. Ainsi , par exemple, en 2007 de nouveau, à l’occasion d’une réunion du Forum Mondial économique de Doha, un haut représentant du chef suprême de l’Iran a présenté un plan de sécurité en 10 points dont un prévoit expressément , et entre autres propositions, de mettre fin à la course aux armements dans la région et d’établir une coopération sérieuse parmi les pays régionaux pour un Moyen-Orient libre de tout ADM (armes de destruction massives).

QUAND LA FRANCE TENAIT UN AUTRE LANGAGE

Il fut aussi un temps où les représentants de la France, moins inféodés, tenaient un autre langage que celui que l’on entend aujourd’hui. Ainsi, par exemple, l’ambassadeur permanent de la France auprès de la Conférence du désarmement déclarait-il à propos de la Résolution sur le Moyen-Orient le 4 mai 1998 que « la France est également convaincue que le création de zones exemptes d’armes nucléaires, internationalement reconnues sur la base d’arrangements librement négociés entre les États de la région considérée, renforce la paix et la sécurité mondiales et régionales. »

Et il se félicitait de la résolution 52/34 sur la création d’une telle zone dans la région du Moyen-Orient...

DONNER TOUTE SA FORCE AU COMBAT POUR LA PAIX ET LE DÉSARMEMENT

Ainsi quelques repères sans entrer dans l’évolution récente dont nous avons dit toutefois qu’elle pourrait rapidement devenir aiguë. Le peuple français a une longue tradition dans les luttes contre les guerres , pour la paix et le désarmement et certainement l’évolution de la gravité de la situation justifierait-elle à nouveau un engagement fort. Il a aussi fait l’expérience que ces luttes-là sont également constitutives de l’ensemble des luttes sociales et politiques contre le capitalisme et sa crise .

Leur redonner toute leur dimension de lutte contre l’impérialisme aujourd’hui quand les périls ressurgissent ne peut que contribuer à renforcer leur caractère global visant à la transformation de la société !
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 18:37

Rencontres Internationalistes de Vénissieux

Samedi 24 Octobre de 10h à 22h,

Salle Joliot-Curie,

Vénissieux


Les luttes de classes en France transparaissent dans les médias, dans les résistances souvent isolées aux restructurations et délocalisations, dans la précarisation et la grande pauvreté générées par les attaques continues contre le salaire.

Travailleurs de Molex a qui le patron propose des emplois au Vietnam, Roms qui sont chassés en Roumanie et en France dans l’Europe de « la libre circulation des capitaux », travailleurs sans papiers en grève... le peuple ne peut s’unir pour être plus fort sans voir le lien profond entre ce qui se passe en France et ce qui se passe dans le monde.

La "crise" et sa récupération par les gouvernements pour accélérer et renforcer la guerre sociale, illustre partout le lien entre les rapports de force nationaux et internationaux.

L’Union Européenne, le G20, le FMI sont à la fois les lieux des affrontements entre bourgeoisies, de leur coopération internationale pour exploiter partout et toujours le travail, l’outil pour imposer leur domination économique malgré les résistances, mettre en cause les politiques nationales indépendantes, notamment quand elles choisissent une voie socialiste...

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Published by valenton rouge - dans Parti Communiste Français
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