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La Charge de la cavalerie rouge (Скачет красная конница)  par Kasimir Malevitch 
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A mon parti



 Tu m'as donné la fraternité envers celui que je ne connais pas.
Tu as ajouté à mon corps la force de tous ceux qui vivent.
Tu m'as redonné la patrie comme par une autre naissance
Tu m'as donné la liberté que ne possède pas le solitaire.
Tu m'as appris à allumer, co
 mme un feu, la bonté.
Tu m'as donné la rectitude qu'il faut à l'arbre.
Tu m'as appris à voir l'unité et la variété de l'homme.
Tu m'as montré comment la douleur de l'individu  meurt avec la victoire de tous.
Tu m'as appris à dormir dans les durs lits de mes frères.
Tu m'as fait bâtir sur la réalité comme on construit sur une roche.
Tu m'as fait l'adversaire du méchant, tu m'as fait mur contre le frénétique.
Tu m'as fait voir la clarté du monde et la possibilité de la joie.
Tu m'as rendu indestructible car grâce à toi je ne finis plus avec moi.


Canto General 
Pablo Néruda

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 18:26
La fabrication du Président Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d'un noble hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa,
réfugié en France après avoir fuit l'Armée rouge, et d'Andrée Mallah, une juive originaire de
Thesallonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce.
Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura
deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais
balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du
corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et
maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de
l'Assemblée nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le
magazine Time révèle l'existence d'une organisation criminelle secrète « l'Union corse » qui
contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse «
French connexion » qu' Hollywwod devait porter à l'écran. S'appuyant sur des auditions
parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d'un chef mafieux, Jean
Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n'est autre que le délégué commercial
de Charles Pasqua pour la société d'alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui
dirigeraient « l'Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de
l'Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarközy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors
avec le n°2 de l'administration centrale du département d'État des États-Unis. Elle l'épouse et
s'installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c'est bien connu, son mari n'est autre que
Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais
il clair qu'il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demifrère
et de sa demi-soeur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des
programmes de formation du département d'État.
À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d'autant plus
rapidement Charles Pasqua que celui-ci n'est pas seulement un leader national, mais aussi le
responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s'étant inscrit au barreau, épouse
la nièce d'Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu'avocat, Me
Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de
beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.
L'année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle,
Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée
avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l'époque, Jacques
Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly.
Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour
construire un nouveau foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un
éditorialiste du Figaro. Il ne peut s'empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation
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avec elle, tandis qu'il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant
des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de
démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui
ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à
celui de De Gaulle. Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son
« ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient
ministre de l'Intérieur. S'il conserve la haute main sur la majiruana marocaine, il profite de sa
situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en
Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier
d'honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du
gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de
la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui
l'unissent au porte-parole du gouvernement français.
C'est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l'on avait connu trente ans plus
tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté,
c'est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se
rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque
Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l'élection présidentielle, et
sera battu..
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont près de s'entretuer. Pour financer
sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti
gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri
mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur,
Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
La traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L'homme
se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des
relations dans les cercles financiers. En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une
procédure de divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux
milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le plus riche du pays).
Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la
destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en
trois temps : d'abord l'élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet
appareil, puis l'élimination du principal rival de droite et l'investiture du parti gaulliste à
l'élection présidentielle, enfin l'élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à
être certain d'emporter l'élection présidentielle.
Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d'un
promoteur immobilier. Avant de décéder d'une grave maladie, il a enregistré pour une raison
jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette »
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échoue dans les mains d'un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait
parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte
de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé.
Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l'écart de Juppé
laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au
gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l'Intérieur.
Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu'il utilise pour
noyauter les grandes administrations.
Assassinat du préfet Erignac
Il s'occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu'il n'ait
pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les
indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un
suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d'un député socialiste. Faisant fi de la présomption
d'innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d'être
l'assassin. C'est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de
l'Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l'île. Quoi qu'il en soit, les électeurs
rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux. Bien qu'Yvan
Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune
preuve matérielle n'a été trouvée contre lui. Étrangement, l'homme s'est muré dans le silence,
préférant être condamné que de révéler ce qu'il sait. Nous révélons ici que le préfet Érignac n'a
pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement
exfiltré vers l'Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était
précisément lié aux fonctions antérieures d'Érignac. Il était responsable des réseaux africains
de Charles Pasqua au ministère de la Coopération.
Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs
personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les
personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite
à l'élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette
machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation francoaméricaine,
dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce
que les juges ignorent et que nous révélons ici, c'est que les listings ont été fabriqués à Londres
par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est
également administrateur. Villepin se défend de ce dont on l'accuse, mais il est mis en examen,
assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à
droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations d'adhésion au parti socialistes
sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des
milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont
en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre
Lambert). Cette petite formation d'extrême gauche s'est historiquement mise au service de la
CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l'équivalent du SD/USA
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de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n'est pas la première fois
que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres
agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe
Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn.
Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l'élection
présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul
le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course
avec pour mission d'éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu'il sera en mesure de faire grâce
aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom,
mais sur celui de Royal. L'opération est possible parce que Strauss-Kahn, d'origine juive
marocaine, est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il
donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université, Condoleezza
Rice. Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-
Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.
Premiers jours à l'Élysée
Le soir du second tour de l'élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa
victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de
campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de
son parti, mais il se rend au Fouquet's. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis
le rendez-vous de « l'Union corse » est aujourd'hui la propriété du casinotier Dominique
Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux
donateurs de sa campagne. Une centaine d'invités s'y bousculent, les hommes les plus riches de
France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le président élu s'offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à
Malte, il s'y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un
milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu'il
signe n'est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis
Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble
propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de
l'ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur quatre hommes : Claude Guéant, secrétaire général du
palais de l'Élysée. C'est l'ancien bras droit de Charles Pasqua. François Pérol ( qui vient de
prendre du galon) , secrétaire général adjoint de l'Élysée. C'est un associé-gérant de la Banque
Rothschild. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique , fils de l'ancien directeur de l'Agence
juive. Ambassadeur de France à l'ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait
trop proche de George Bush. Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les
annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Petit-fils du Grand rabbin de Lyon,
ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique
française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe.
Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour
l'indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des
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Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l'indépendance du Kosovo et la
liquidation de la politique arabe de la France.
Kouchner, un juif d'origine balte, a débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG
humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé
aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d'Oussama Ben Laden et des
frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d'Alija
Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l'ONU au
Kosovo.
Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l'Afghanistan est devenu le premier
producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l'US
Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes
d'Haçim Thaçi qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis. Les
bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA. Karzaï et Thaçi sont des
amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités
criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de
l'Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le
prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International &
Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de
travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobying pour le
compte de Lockheed Martin contre l'avionneur français Dassault.
Nouvelle escapade durant l'été. Nicolas, Cécilia, leur maitresse commune et leurs enfants se
font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président
Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d'affaires italonew-
yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s'exprime dans Commentary, la revue
de l'American Jewish Committee.
La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé «
d'Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par
Frank Wisner Sr.) directeur d'un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société
commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Devenu le 5e noueur de deals
dans le monde, il gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L'un de ses conseillers
en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l'attention du public avec de
nouvelles « people stories ». L'annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le
journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de
grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l'artiste et exmannequin,
Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et
le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et
c'est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli
(l'épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur devenu
associé-gérant chez Rothschild.
Quand les François auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?
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Published by valenton rouge - dans Neuilly et le 9.2
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 12:18

"Ces patrons qui vont jusqu'à parler de 'mode du suicide' portent une lourde part de responsabilité", estiment les deux partis, au lendemain d'un 24e suicide dans l'entreprise.  "Hors sujet", estime de son côté l'UMP.

 

Le PDG de France Télécom lors de sa visite à Annecy-le-Vieux (AFP)

Au lendemain du 24e suicide chez l'opérateur France Télécom, les députés PCF ont réclamé mardi 29 septembre la démission du PDG de France Télécom, Didier Lombard.
Ils exigent également la création d'une commission d'enquête. Peu après, le PS a également appelé de son côté à la démission du PDG de France Télécom. "Plutôt que de faire de la communication à bon compte, nous pensons que la responsabilité d'un chef d'entreprise devrait passer par la démission, c'est la seule issue possible, en tout cas immédiatement, à cette affaire", a affirmé le porte-parole du parti Benoît Hamon, lors d'un point de presse.
"Le sujet le plus important est évidemment de remettre sur la table l'organisation du travail à France Telecom et que les syndicats soient à nouveau associés à sa mise en oeuvre", a-t-il ajouté.

Le management en cause


"Après le nouveau suicide d'un salarié de France Télécom (...) le PDG et le directeur général doivent démissionner. Ces patrons qui vont jusqu'à parler de 'mode du suicide' portent une lourde part de responsabilité dans la souffrance au travail source de tels drames", a déclaré le porte-parole des députés PCF, Roland Muzeau, dans un communiqué.

"Le management à coup d'évaluation individuelle, d'objectifs inatteignables, de mobilité forcée, voilà ce qui est en cause", a-t-il ajouté. Selon le député des Hauts-de-Seine, une commission d'enquête parlementaire "s'impose tout autant": "en se retirant de l'entreprise pour ne plus détenir que 23% du capital, l'Etat a largement contribué à ces drames humains". "La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale doit également être saisie en urgence du dossier". "Les mêmes maux provoquant les mêmes effets, la privatisation de La Poste conduirait à une concurrence tout aussi acharnée avec pour seul objectif les profits, au mépris total des salariés", a souligné Roland Muzeau.

"Hors sujet" pour l'UMP


Pour l'UMP, ce n'est pas le sujet. Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP a jugé que la démission de Didier Lombard était hors "sujet", préconisant plutôt une meilleure prévention "du stress et de la souffrance au travail". "Ce qui importe dans une entreprise c'est que chacun se sente respecté", a déclaré l'ex ministre du Travail et de la Santé sur France Inter en défendant l'idée que "tous les managers soient formés à la souffrance au travail et à la prise en compte des risques de suicide" dans l'entreprise. Il faut que "les entreprises forment à la fois leurs salariés, leurs cadres à ces sujets-là".
A la question de savoir si Didier Lombard devait démissionner, Xavier Bertrand a répondu que le "sujet n'est pas là". Mais Didier Lombard "a bien fait de se rendre sur place", a ajouté le numéro un de l'UMP commentant le déplacement du patron de France Télécom sur le site de Haute-Savoie où un salarié s'est jeté du haut d'un viaduc autoroutier lundi. "Est-ce que vous pensez que pour les partenaires sociaux, les syndicats, c'était facile aussi de sentir qu'il allait y avoir cette vague de suicides?", a poursuivi Xavier Bertrand.

Une question de "dialogue syndical et de responsabilités"


 "Dans une entreprise, vous pouvez très bien dire que c'est le patron, mais c'est aussi une question de dialogue social et de responsabilités, j'ai vu des syndicats désarmés et qui ne savaient pas comment faire", a-t-il fait valoir. "J'ai vu des responsables syndicaux qui étaient sur le même lieu de travail qu'un salarié et qui me disaient 'on n'a pas vu venir les choses'; ils doivent démissionner de leurs mandats?", a-t-il demandé. Selon Xavier Bertrand "tout raccourci en la matière amène à des erreurs", et il faut "faire une autopsie du suicide pour bien comprendre les faits qui ont conduit à ça".
Le président UMP de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, par ailleurs également maire d'Annecy-le-Vieux, a estimé qu'un "travail d'évaluation et de remise en cause d'un certain nombre de situations" était "extrêmement urgent et nécessaire" à France Télécom.
Il juge que "la question de la gestion humaine dans cette entreprise se pose".
"Je peux comprendre avec les déclarations de la direction de France Télécom que cette dimension est désormais à l'ordre du jour puisque des décisions ont été prises sur une modification du management", a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

Fin de la mobilité systématique des cadres


Le PDG de France Télécom , Didier Lombard, a en effet annoncé dans la soirée du lundi qu'il mettait fin "au principe de mobilité des cadres systématique tous les trois ans". Didier Lombard s'était rendu à Annecy-le-Vieux, sur le lieu de travail de l'employé de France Télécom qui s'est suicidé en se jetant du haut d'un viaduc autoroutier lundi Haute-Savoie.
L'homme de 51 ans qui s'est suicidé lundi, travaillait au sein d'une centrale d'appel à Annecy-le-Vieux. Il a mis fin à ses jours "en se jetant d'un pont" de l'autoroute A41, près d'Alby-sur-Chéran.
Marié et père de deux enfants, il a laissé dans sa voiture une lettre à l'attention de son épouse, "évoquant sa souffrance par rapport à son contexte professionnel", a précisé le procureur de la République, Philippe Drouet.
Entendue par les gendarmes, sa femme a expliqué que "son mari était très dépressif depuis plusieurs mois", a ajouté Philippe Drouet.
Ce suicide est le 24e depuis février 2008 à France Télécom, une série qui a provoqué une vive émotion au sein du groupe, l'intervention de l'Etat, actionnaire principal, et l'ouverture le 18 septembre d'une négociation sur "le stress au travail".

(Nouvelobs.com avec AFP)
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Published by valenton rouge - dans France
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 11:57
L’équipe du gouvernement Merkel 2 aura à faire face à la flambée du chômage, à la montée vertigineuse de l’endettement public et à un système éducatif en lambeaux.

Envoyé spécial.

Une chose est certaine avant même que ne commencent les négociations pour sa mise en place, le gouvernement Merkel 2 sera confronté à une situation extrêmement dégradée. Car l’Allemagne, pays très industrialisé et tourné vers les exportations, est particulièrement touchée par la crise. La Bundesbank, la banque centrale germanique, prévoit une récession de 5 points du produit intérieur brut. Et près d’1,5 million de salariés connaissent des mesures de chômage partiel dont les délais ont été rallongés fébrilement par le gouvernement de grande coalition sortant pour… tenir jusqu’à ce 27 septembre.

Une faillite d’Opel a été, pour l’heure, évitée. Mais le repreneur canadien, Magna, allié à une banque russe, entend tailler à la hache dans les emplois et les rémunérations. Et une disparition du constructeur n’est toujours pas exclue, Bruxelles venant de décréter que les 4,5 milliards d’euros d’aides gouvernementales avancées dans le montage de reprise de la société seraient en contravention avec les sacro-saintes lois de la libre concurrence dans le grand marché. Klaus Ernst, député bavarois de Die Linke et dirigeant d’IG Metall qui siège, au titre de la cogestion pour la partie syndicale, au conseil de surveillance du groupe SKF, est formel : « Il n’y a aucune éclaircie à l’horizon, contrairement aux annonces officielles. Et les entreprises, en particulier les PME-PMI, sont touchées par un phénomène de contraction du crédit à grande échelle. »

L’explosion prévisible du chômage va asphyxier un peu plus une demande intérieure déjà atone et réduire encore davantage les rentrées fiscales de l’État. Et cela, alors que les déficits publics explosent - ils pourraient atteindre les 86 milliards d’euros, l’an prochain, un niveau record, selon les prévisions de plusieurs instituts -, sous l’effet des plans de soutien massifs aux banques. Particularité germanique : l’État fédéral est intervenu pour aider le secteur qui s’est gravement compromis dans les opérations les plus risquées, afin de mettre en place un système de « bad banks » permettant aux différents établissements de se débarrasser à bon compte de leurs créances les plus faisandées.

Au total, on va donc assister à une montée en flèche de l’endettement du pays. En contradiction avec la ligne officielle qui reste très imprégnée du dogme « monétariste » prônant la rigueur et la réduction des déficits. Une loi a même été adoptée par la grande coalition pour interdire aux Länder tout nouvel endettement à partir de 2016 afin de réduire le déficit fédéral à 0,35 % du PIB à cette date-là. Le maintien d’une telle orientation supposerait que l’on coupe de façon encore plus drastique dans les dépenses sociales ou que l’on augmente la TVA ou encore la version locale de la taxe carbone, ce qui serait une manière de faire payer à un prix toujours plus fort l’addition de la crise aux citoyens. « Intenable à terme politiquement », estime l’économiste Ralf Christoffers.

Sur plusieurs autres dossiers, de fortes turbulences sont également annoncées : que faire pour relever la courbe de la natalité qui n’en finit pas de chuter, traiter les menaces sur la santé et les retraites, ou encore réduire la désertification de régions entières d’Allemagne orientale… Mais le sujet le plus chaud est sans doute celui de l’éducation. L’Allemagne, jadis considérée comme un modèle, est aujourd’hui en queue de peloton de tous les pays riches, selon une étude de l’OCDE qui vient de paraître. Seulement 23 % des jeunes Allemands accèdent à un niveau universitaire (comparé à 36 % en moyenne pour les pays de l’OCDE). Un système très élitiste où la sélection s’opère dès l’âge de dix ans et l’effondrement, au même moment, de la formation duale (alternance école-entreprise) pour les apprentis, faute de financements, sont à l’origine de cette débâcle. Celle-ci est plus que préoccupante pour un pays qui a misé si fort sur son savoir-faire industriel et la compétitivité de ses productions sur le marché mondialisé.

B. O.
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 11:39
Les recrues afghanes sont à des années lumière de ce que leurs entraîneurs américains souhaitent en faire. Les futurs soldats de l'Armée Nationale Afghane (ANA) ne deviendront pas des "Marines". Dans un article à l'humour caustique, Ann Jones, journaliste et écrivain, explique pourquoi ils ne sont pas préparés à devenir des "militaires conventionnels", au sens occidental du terme. 

Eux c'est eux, nous c'est nous. Et eux, ce sont les futurs soldats afghans auxquels l'Occident espère pouvoir passer rapidement le relais en Afghanistan. C'est loin d'être gagné. Ne serait-ce que parce que, c'est élémentaire, ils ne nous ressemblent pas du tout. Ni physiquement, ni psychologiquement, et encore moins sociologiquement. "Les Afghans sont les Afghans. Ils ont leur propre histoire, leur propre culture, leur propre manière de penser et d'agir; tout cela s'est compliqué à cause de décennies d'une expérience que l'on pourrait qualifier de moderne, faite de guerres, de déplacements, d'abjecte pauvreté, et d'une incessante ingérence, de près ou de loin, de gouvernements étrangers - dont celui des Etats-Unis a été le plus puissant et le plus persévérant. Mais cela, les responsables américains refusent de le comprendre", écrit Ann Jones, qui a enquêté cet été en Afghanistan sur les programmes d'entraînement de l'armée et de la police afghanes. Elle en a rapporté un long article intitulé "Meet the Afghan army", ( A la rencontre de l'armée afghane).

La première visite d'Ann Jones en Afghanistan remonte à 2002. Elle y a passé plusieurs années et a publié en 2006 un livre controversé sur l'immédiat après-taliban dans ce pays en ruines : Kabul in Winter, Life without peace in Afghanistan (Kaboul en hiver, la vie sans la paix en Afghanistan). Peu de gens y trouvent grâce à ses yeux. De George W. Bush aux Warlords afghans en passant par Hamid Karzaï, les ONG etc. tous y sont hâchés menu.  

On l'aura compris, Ann Jones n'est pas femme à garder sa langue (ni ses yeux, et encore moins sa cervelle...) dans sa poche. Mais le plus grave, c'est que son "défaitisme" ou ses "coups de gueule", que les critiques lui reprochaient il y a trois ans, ne sont plus de simples vues de l'esprit. Ce qu'elle raconte sur l'incapacité de l'armée et de la police afghanes à être ce que les Occidentaux voudraient qu'elles soient explique en partie l'impasse actuelle dans laquelle se trouvent les forces alliées en Afghanistan.

Comparant les soldats américains "bien nourris et bien bâtis" aux jeunes recrues afghanes qu'ils sont censés former, elle pointe ainsi du doigt la "malnutrition et la misère" de ces enrôlés, non pas de force, certes, mais parce qu'ils espèrent retirer quelque profit matériel de leur engagement... lequel, du coup, n'a rien de patriotique. " Les Afghans sont chétifs en comparaison des Américains : des centaines de petits David contre les trop bien nourris Goliath qui les entraînent...", remarque Ann Jones. Et de décrire ces soldats maigrichons appelés à défendre l'Afghanistan contre les talibans, en train de ployer sous les gilets pare-balles et l'armement trop lourd et trop sophistiqué fournis par leurs mentors. "Tout ce matériel doit sembler absurde à ces hommes dont les pères et les frères, vêtus de simples chemises de coton et de larges pantalons, et portant en permanence en bandoulière les vieilles Kalashnikov russes, ont réussi à défaire l'Armée rouge il y a vingt ans. Les soldats US qui les entraînent s'émerveillent d'ailleurs de voir que lorsqu'ils sont débarrassés du lourd équipement et des uniformes, les soldats afghans sont capables de courir toute une journée dans les montagnes - comme le font les talibans, avec un certain succès - mais les Américains restent cependant déterminés à les entraîner à un autre style de guerre", note-t-elle.

Ann Jones assaisonne aussi ses propos de remarques pertinentes sur les motivations des futurs soldats et policiers afghans. Elles ne manquent pas de sel. Elle note ainsi que malgré la chaleur, les soldats afghans portent sous leur uniforme déjà trop lourd, les survêtements qui leur ont été distribués. Tout simplement parce qu'ils ont peur de se les faire voler s'ils les laissent à la caserne. Or, ils y tiennent, ne serait-ce que parce qu'ils pourraient bien les revendre un jour, dit-elle. " Vivant dans un pays où le travail est rare, ces pauvres diables se sont enrôlés dans l'ANA pour ce qu'ils pouvaient en tirer (et garder ou vendre), et cela n'inclut pas la démocratie", tranche-t-elle. Elle relate dans la foulée toutes les combines des militaires afghans pour toucher leur solde et déserter; la difficulté de recruter des Pachtouns dans le sud du pays, tenu par les talibans etc.

A tort ou à raison, le verdict de la journaliste est sans appel sur la stratégie américaine face à des Afghans beaucoup plus mâlins qu'ils ne le croient. " Les Afghans sont des combattants mondialement reconnus, en partie parce qu'ils ont toujours tendance à se positionner du côté du vainqueur, et ils sont toujours prompts à changer de côté jusqu'à ce qu'ils aient trouvé le bon. Prenant acte que les Afghans soutiennent toujours les vainqueurs, les stratèges militaires américains misent à présent sur une tactique anti-insurrectionnelle  qui tient en trois mots : "nettoyer, tenir et reconstruire". Ce qui veut dire rester assez longtemps pour se rallier les Afghans. Mais il est bien trop tard pour ce genre de travail. Aujourd'hui, les troupes américaines qui s'incrustent en Afghanistan ressemblent plus que jamais à des forces d'occupation et, pour les talibans, elles sont de plus en plus les cibles" qu'ils visent, affirme Jones avec le mordant qui lui est propre.
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 22:16

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c'était après un 11 septembre, celui de la nuit et de la terreur au pays d'Allende.

ils sont cent, ils marchent et suivent le corps d'un des plus grands poêtes de ce monde
Pablo Néruda

ils crient le Chili

ils chantent celle que vous savez

ils en mourront

on peut toujours me dire que la lutte est trop dure, exténuante,

eux également ont du se poser la question

ils marchent et suivent le chemin de la vie

tels Manouchian ils l'  aimaient à en mourir

 i s'agit de ne pas se rendre  disait Nazim Hikmet

on peut toujours me dire....



A toi la parole Pablo

Désormais me laisser tranquille



Désormais s'habituer à mon absence


Je vais fermer les yeux


Je ne veux que cinq choses

Cinq racines préférées


L'une est l'amour sans fin



La seconde est voir l'automne

Je ne puis être sans que les feuilles

Volent et retournent à la terre


La troisième est le grave hiver

La pluie que j'ai aimée, la caresse

Du feu dans le froid sylvestre


En quatrième lieu l'été

Rond comme une pastèque


La cinquième chose, tes yeux Matilde mienne, bien aimée

Je ne veux pas dormir sans tes yeux

Je ne veux pas être sans ton regard

J’échange le printemps

Pour que tu continues à me regarder



Amis voici ce que je veux

C'est presque rien et presque tout


Maintenant si vous le voulez partez


J'ai tant vécu qu'un jour

Vous devrez m'oublier de force

En m'effaçant de l'ardoise :

Mon coeur fut interminable



Mais si je réclame le silence

Ne croyez pas que je vais mourir

C’est tout le contraire qui m’arrive

Il s’avère que je vais vivre



Il s’avère que je suis et continue


Il n’y a rien, si ce n’est qu’au dedans

De moi pousseront les céréales

D'abord les grains qui rompent

La terre pour voir la lumière


Mais la mère terre est obscure

Et au fond de moi je suis obscur :

Je suis comme un puits dont les eaux

recueillent de la nuit les étoiles

Pour qu’elle vaque seule à travers le champ


J'ai tant vécu c'est la question

Que je voudrais vivre à nouveau


Je ne me suis jamais senti aussi sonore,

Je n'ai jamais eu autant de baisers


Maintenant comme toujours il est tôt

La lumière vole avec ses abeilles


Me laisser seul avec le jour

Je demande la permission de naître

Vaguedivague, 1958, Traduction de Mélina Cariz Par cuba si lorraine - Communauté : Cuba Si Lorraine
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 21:53
Le 20 juillet dernier, le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales, M. Brice Hortefeux, estimait que « notre pays est actuellement peu touché (par la grippe A – NDLR) » et que c’est « la raison pour laquelle nous restons en situation 5 ».
Le site interminisériel, traitant des menaces pandémiques grippales précise, par ailleurs, que « le passage en situation 5a a permis au gouvernement français de se donner les moyens humains, organisationnels et techniques de freiner l’épidémie sur le sol français ».

C’est ainsi que le Ministre demandait aux maires « afin de préparer l’arrivée d’une possible vague pandémique plus sévère dans les prochains mois, de s’assurer que les plans de continuité d’activités des administrations (…) sont opérationnels ». Il rappelait que « l’objectif d’un plan de continuité est de maintenir l’activité au niveau le plus élevé possible, malgré un absentéisme probable important, tout en protégeant les personnes exposées ».

Dont acte. Je prends les mesures imposées par le gouvernement pour parer à toute éventualité de pandémie à Grigny. Elles seront mises en œuvre sur notre commune.
Mais je souhaite aussi vous donner mon sentiment sur cette situation car je constate une déplorable désinformation médiatique et politique doublée de quelques mensonges qui interpellent.

Un marché sans frontière

La grippe A H1N1 occupe donc les colonnes de nos médias depuis le mois de mai. Le matraquage médiatique et la volonté délibérée de créer une véritable psychose masquent assez mal l’entreprise de désinformation nationale et internationale qui permet d’affoler les populations en leur vendant une pandémie, et surtout, des « produits dérivés » - masques, Tamiflu et autres vaccins - dont l’efficacité n’a pas été démontrée mais qui vont remplir les poches de quelques laboratoires.
Son apparition coïncide avec la visite d’État de Nicolas Sarkozy au Mexique en mars 2009 où en présence de M. Felipe Calderon, président du Mexique, a eu lieu la signature d’un contrat entre deux laboratoires privés, SANOFI-AVENTIS et BIRMEX, pour la construction d’une usine de production de vaccin contre la grippe saisonnière ET pandémique, représentant un investissement de 100 millions d’euros 1.

Le plus grave dans cette affaire, est que l’on entend rarement celles et ceux, sommités du monde médical, qui appellent à la mesure.
C’est le cas du Professeur Debré, par ailleurs député UMP, qui dans un entretien au JDD le 25 juillet affirme : « Cette grippe n’est pas dangereuse. On s’est rendu compte qu’elle était, peut-être même, un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière ». Et de poursuivre : « Il y a 800 cas répertoriés en France. C’est une plaisanterie ! Va-t-on comptabiliser les diarrhées ? On aurait dû annoncer la couleur : nous sommes dans le cadre d’un exercice grandeur nature. Point à la ligne ». Voilà qui situe les choses à leur juste valeur.

Et alors que tout le monde continue à donner à cette grippe le nom de « porcine », il serait temps que chacun sache, qu’à ce jour, et c’est l’Office International des Epizooties qui l’écrit : « Aucune information concernant la maladie de la grippe chez l’animal au Mexique et aux États-Unis d’Amérique ne peut pour le moment justifier un lien entre les cas humains et les animaux, y compris les porcs. A ce jour, le virus n’a pas été isolé chez les animaux ».
Alors pourquoi ce mensonge entretenu à longueur d’antenne et pourquoi la presse « libre et indépendante » ne s’en étonne pas ? Selon le Dr Wodarg, spécialiste de médecine interne, de pneumologie, d’hygiène et de médecine environnementale, il est évident que « le terme grippe porcine ainsi que celui de grippe aviaire représentent des tentatives trompeuses, mais apparemment couronnées de succès, de quelques groupes pharmaceutiques pour promouvoir des débouchés de nouveaux vaccins et de médicaments douteux contre la grippe ».

Quels risques liés au vaccin ?

Si en France, et l’on doit s’en réjouir, la vaccination ne sera pas rendue obligatoire, il n’en sera pas de même aux USA où, en application de certaines directives contenues dans le fameux « Patriot Act », refuser de recevoir une injection contre les virus d’une pandémie est considéré comme un acte criminel et traité comme tel. Or on sait que le tout nouveau vaccin n’a pas été testé et personne ne peut préjuger des conséquences d’une vaccination de masse sur la santé publique. C’est le journal allemand Spiegel Online qui l’affirme : « quasiment aucun expert ne sait précisément si la vaccination de masse prévue contre le virus H1N1, qui est encore au stade des essais, ne présente aucun risque pour les femmes enceintes ».
En un mot, le vaccin peut s’avérer plus dangereux que la grippe elle même.

Et s’il fallait nous en convaincre, il suffit de constater que la secrétaire d’état à la santé américaine Kethleen Sebelius vient de signer un décret conférant une totale immunité aux fabricants de vaccins contre la grippe H1N1, en cas de nouveau vaccins contre la grippe porcine !
Conférer l’immunité totale à des fabricants de vaccins devrait nous interpeler et nous inciter à refuser en masse toute vaccination avec des produits qui n’ont pas été testés sur l’homme et dont on ne sait pas s’ils seront efficaces.

En marge des constats évoqués ci-dessus, j’estime que le gouvernement est davantage préoccupé par la continuité des activités économiques que par la santé des populations. Et que la plupart des médias, pire, les plus populaires d’entre eux, semblent vouloir créer un climat de peur et prendre fait et cause pour la finance.
L’annonce d’une pandémie de grippe A est surtout et avant tout une opération financière destinée à remplir les poches de quelques laboratoires.
Elle s’inscrit, aussi, dans une stratégie de peur mise au point de longue date et largement utilisée par le pouvoir en place. Et comme disait Léo Ferré : « Pendant ce temps là, le pouvoir fait le ménage dans votre tête » !

Quelques exemples de curieuse chronologie

  • Septembre 2008 : les conclusions du séminaire Eurogrippe 3, organisé par l’Union européenne, sous présidence française, définissait, entre autres, que « la dimension d’une telle crise sera politique et constituera un enjeu de communication majeur », et estimait que « la fermeture des frontières devrait être évitée autant que possible compte tenu d’un niveau important d’interdépendance entre les Etats au sein de l’Union Européenne. La continuité des services essentiels pourrait être fortement pénalisée par la fermeture des frontières », alors que la caractéristique d’une pandémie est que c’est une épidémie... mondiale ! 9 mars 2009 : signature au Mexique du contrat entre SANOFI-AVENTIS et BIRMEX
  • 1er mai 2009 : les 2 premiers cas d’infection par le virus porcin A/H1N1 en France sont confirmés. La Cellule interministérielle de crise du gouvernement français déclenche les premières mesures sanitaires. juin 2009 : l’immunité est accordée au fabricants de vaccins par l’administration Obama.
  • 6 juillet 2009 : l’Organisation Mondiale de la Santé, chargée de surveiller les foyers pandémiques, cesse le suivi de l’évolution de la grippe porcine au motif que le nombre de cas confirmés en laboratoire est insignifiant. A cette date, 310 cas sont recensés en France, 94 512 cas dans le monde. En accord avec le Centre de contrôle et de prévention des maladies d’Atlanta, les tests à la grippe A sont supprimés car ils ne permettent pas de déterminer scientifiquement qui est atteint du H1N1 et qui ne l’est pas.

La suite et le reste consistent, pour la presse aux ordres, à :

  • accorder, par exemple, beaucoup d’importance à l’information sur l’apparition d’un nouveau cas de grippe A, mais beaucoup moins quand, après vérification, il s’avère que ce n’était pas la grippe A. Cela s’appelle de la désinformation.
  • faire la Une du journal sur l’annonce de la fermeture des écoles, alors qu’il s’agit d’une mesure qui est toujours prise quelle que soit l’épidémie.
  • ne pas informer sur le fait que le programme accéléré, de 7 milliards de dollars, pour la fabrication du vaccin qui devra être mis sur le marché à l’automne, ne prévoit pas de test de sécurité.
  • taire que la grippe normale (saisonnière) entraîne dans le monde 500 000 décès par an. 2185 morts de la grippe A au 23 août !
  • taire que le paludisme tue 1 à 2 millions de personnes par an et le SIDA encore plus.
  • taire que 1,5 milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable.
  • taire qu’une personne meurt de faim toutes les 4 secondes.
  • taire qu’une femme meurt pendant sa grossesse ou en couche toutes les minutes.
  • taire que 2 millions d’enfants par an meurent dans le monde de la diarrhée, alors que l’on pourrait l’éviter avec un banal sérum pour 0,25€ la dose.
  • taire les rapports d’experts qui doutent de l’efficacité des vaccins, voire constatent le développement de l’épidémie après le lancement d’une campagne de vaccination. La suite et le reste, enfin, consiste à contraindre à l’achat d’outils sanitaires à des prix exorbitants, les centrales d’achat proposant des délais de livraison incompatibles avec les directives gouvernementales. Ainsi la Ville de Grigny se doit d’acquérir des masques pour certains de ses personnels pour la somme de 9 000 euros.

Il convient donc, après s’être informé de la manière la plus indépendante et impartiale qui soit, de savoir raison garder et de ne pas céder à la panique dans laquelle l’on voudrait nous entraîner. Il y a, et cette lettre y fait référence, des fléaux beaucoup plus importants et dangereux que la grippe A, y compris en France et malheureusement, personne n’en parle, et le pouvoir ne se précipite pas pour y apporter de réponse. De là à penser que les intérêts financiers supérieurs font office de baromètre...

Enfin pendant qu’on remplit les « Une » des médias avec cette « terrible pandémie » qui nous menace, on ne parle plus de la crise financière, des classes surchargées, des milliers de postes de prof supprimés, de la future disparition des juges d’instruction, du chômage qui continue de gonfler, des sans-abris sans solutions, des entreprises qui ferment ou se délocalisent, des bonus patronaux que nous rappelle très justement, aujourd’hui-même, le site agoravox.fr.

Le 4 septembre 2009

Source : René Balme.org

1 : source : SANOFI-AVENTIS
2 : une campagne de vaccination accélérée contre une souche virulente de grippe porcine aux Etats-Unis, en 1976, avait causé la mort de plusieurs personnes, et avait vu des milliers d’autres réclamer des indemnités suite à des complications liées à la vaccination.
3 : source : Site interministériel traitant des menaces pandémiques grippales
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 21:39
par Jean-Guy Allard

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Mondialisation.ca, Le 27 aout 2009
L'aut'journal.info


L’offensive impériale contre l’Amérique latine progressiste s’intensifie en ce moment envers les pays de l’ALBA.  À Cuba, les investissements annexionnistes de Washington, loin de diminuer, ont augmenté et sont beaucoup plus ciblés grâce aux nouvelles technologies.

C’est ce que conclut, en entrevue, la chercheure vénézuélienne Eva Golinger en analysant comment l’administration nord-américaine actuelle continue à « investir dans la déstabilisation de la Révolution cubaine » par le biais de la USAID et de la National Endowment for Democracy (NED).

« La USAID effectue des investissements dans la déstabilisation de la Révolution cubaine au moyen de deux canaux », explique la spécialiste qui s’est consacrée durant la dernière décennie à étudier et démasquer les mécanismes nord-américains d’ingérence et de subversion en Amérique latine.

« Son principal financement provient du Fonds d’appui économique (Economic Support Fund), une section financière du Département d’État », précise-t-elle. « Ce fonds a accordé 330 000 dollars à la soi-disant transition à la démocratie à Cuba durant les dernières années. Pour 2010, on y a prévu 20 millions de dollars de plus ».

Selon la terminologie de la USAID, l’argent déjà déboursé durant les années 2008 et 2009, 10 million de dollars, a été orienté vers le secteur dit des droits de l’homme, 7 millions sont allés à la « compétition politique » et presque 49 millions de dollars pour la « société civile ».

« La USAID a aussi ouvert un Bureau des initiatives vers une transition (OTI) pour Cuba fin 2007, afin d’effectuer un travail parmi les jeunes et envers les ‘initiatives indépendantes’ de médias », signale la chercheure.

« Dans ce but, elle a prévu un fonds additionnel de 8 millions 383 000 dollars depuis 2008. Les OTI sont des secteurs de la USAID consacrés à profiter rapidement des crises politiques, pour les ‘résoudre’ en faveur des intérêts étasuniens ».

Les OTI gèrent des fonds en liquide de dollars « en grande quantité sans avoir à faire face à des révisions ou des audits  au Congrès étasunien ».

Au Venezuela, une OTI a été établie en août  2002 pour promouvoir et consolider les forces d’opposition à la Révolution bolivarienne. Depuis lors, l’OTI a financé et aidé à créer plus de 450 ONG et groupes politiques avec des fonds qui dépassent les 60 millions de dollars.

Cet argent sert principalement à alimenter des conflits et promouvoir les intérêts étasuniens de façon secrète.

 

USAID, EN PREMIÈRE LIGNE DE LA GUERRE IRRÉGULIÈRE

USAID, l’agence qui a fait ses débuts comme bras financier du Département d’État en 1962 pour prendre en charge les affaires dites « humanitaires », s’est convertie au XXIe siècle en un des acteurs principaux de la soi-disant « contre-insurrection » sous la nouvelle doctrine de la Guerre irrégulière de Washington.

« Au début de 2009, cette doctrine a été paraphée par le nouveau président des États-Unis, Barack Obama, comme partie intégrante de sa nouvelle politique de “smart power”, le pouvoir intelligent qui emploie la force militaire, avec la diplomatie, la culture, la  communication, le pouvoir économique et la politique ».

Il y a deux grandes différences entre la Guerre irrégulière et la « Guerre traditionnelle » l’objectif et la tactique, signale l’avocate vénézolano-étasunienne.

« La Guerre traditionnelle a comme objectif la défaite des forces armées de l’adversaire, et sa tactique principale est l’utilisation du pouvoir militaire dans sa forme la plus traditionnelle, le combat et le bombardement. La Guerre irrégulière a comme but le contrôle de la population civile et la neutralisation de l’État, et sa tactique principale est la ‘‘contre-insurrection’’, c’est à dire l’utilisation de techniques indirectes y asymétriques, comme la subversion, l’infiltration, les opérations psychologiques, la pénétration culturelle et le subterfuge militaire. »

Durante ce XXIe siècle, la USAID a développé des secteurs dans l’agence qui fonctionnent avec le Pentagone, tels que les bureaux de Gestion de conflits, transition et reconstruction, Démocratie et gouvernabilité, Initiatives vers une transition, qui réorientent leur travail vers les efforts de « contre-insurrection ».

« Ainsi, la USAID s’est convertie en acteur financier principal de la déstabilisation et la pénétration de la « société civile » dans des pays stratégiquement  importants pour les intérêts étasuniens ».

Dans le dossier de l’Amérique latine, les investissements de la USAID dans les groupes politiques et dans la « promotion de la démocratie » sont renversants.

 

LA NED ET SA CHAINE D’ONG MERCENAIRES

D’autre part, la NED, l’agence considérée être une façade de la CIA — elle a été fondée pour faire le travail que faisait la CIA dans la décennie des années 60 et 70 mais avec une image plus légitime —  a fourni 1 million 435 329 dollars pour promouvoir la déstabilisation de Cuba cette année, signale Golinger en énumérant les groupes bénéficiaires de ce fonds nord-américain.

- Afro-Cuban Alliance (ACA): 82 080 dollars.

- Asociación Encuentro de la Cultura Cubana: 225 000 dollars.

- Cuban Freedom Center (Frank Calzón): 54 222 dollars.

- Centro para la Empresa Privada Internacional (CIPE): 157 526 dollars.

- Comité para el sindicalismo de Libre Comercio (CFTU): 150 000 dollars.

- Directorio Democrático de Cuba: 275 000 dollars.

-  CubaNet News.: 42 000 dollars.

- Disidente Universal de Puerto Rico: 40 000 dollars.

-  Grupo Internacional para la Responsabilidad Social Corporativa en Cuba: 236 730 dollars.

-  People in Need (PIN):?129 451?dollars.

  • People in Peril Association (PIPA): 43 320?dollars.

La grande majorité de cette collection hétéroclite d’organisations, groupes et groupuscules ont été lies dans le passé à des activités de l’Agence centrale de renseignement (CIA).

Malgré les promesses, changement d’administration ou pas, Washington n’a pas cessé de gaspiller annuellement des centaines de millions de dollars de l’argent du contribuable dans sa guerre sale contre l’Amérique latine.

« Il y a une offensive impériale en marche contre l’Amérique latine qui s’intensifie en ce moment contre les pays de l’ALBA », indique Golinger.

« Une des manifestations est cette agression dite de contre-insurrection comme tactique pour pénétrer et  infiltrer les communautés et promouvoir la déstabilisation », souligne l’auteure de livres tels que Codigo Chávez et La Teleraña Imperial, le répertoire des activités de renseignement de Washington sur le continent et dans le monde.


Jean-Guy Allard est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Jean-Guy Allard publiés par Mondialisation.ca
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 21:11
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 21:06

Par Ivan du Roy (28 septembre 2009)

Pendant que nombre de producteurs de lait ont bien du mal à boucler leurs fins de mois, quand ils ne sont pas déjà en faillite, quelques grands groupes industriels ou coopératifs se partagent le gâteau laitier et fromager. A qui appartiennent-ils ? Subissent-ils eux aussi les contrecoups de la crise du lait ? Contrairement aux apparences, le lait est un business qui rapporte gros. Pour une infime minorité.

La France a produit 22,6 milliards de litres de lait en 2008. Cette matière première est ensuite collectée par des grandes entreprises ou des coopératives qui le commercialisent ou le transforment en l’une des innombrables marques de fromages, de yaourts, de crèmes fraîches ou de beurres. Sept grands groupes se partagent 70% de cette collecte de lait auprès des 87.000 producteurs : Lactalis, Bongrain, Sodiaal, Entremont Alliance, Laïta, Danone et le Groupe Bel.

Nous ne disposons pas des chiffres concernant la multinationale Nestlé qui ne compte qu’une seule usine de poudre de lait dans les Ardennes. Comme nous le montrons dans le tableau ci-dessous, quasiment tous réalisent de confortables bénéfices au contraire des producteurs de lait qui travaillent pour eux. Seul Entremont Alliance, détenu à 63,5% par la CNP (Compagnie nationale à portefeuille), une société financière basée en Belgique, enregistre un exercice déficitaire en 2008.


Marques phares Part de la production de lait collectee Chiffre d’affaires France (euros) Benefices (en euros) Proprietaire Commentaire
Lactalis Lactel, President 22% 3,7 milliards nc Famille Besnier 16eme fortune francaise
Bongrain Elle & Vire, Caprice des Dieux 13% 3,5 milliards 39,8 millions Famille Bongrain 62eme fortune francaise
Sodiaal Candia, Yoplait 10% 2,7 milliards 34,9 millions Societaires Presence du Fonds speculatif PAI Partners
Entremont Entremont 10% 1,7 milliard -34 millions CNP (societe financiere) Propriete du milliardaire belge Albert Frere
Laita Paysan Breton 5% 1,1 milliard nc Societaires
Danone Danone 5% 9 milliards (2) 1,3 milliard Actionnaires
Groupe Bel Kiri, Boursin 5%(1) 2,2 milliards 49,2 millions Famille Fievet et Bel 70eme fortune francaise

(1) Estimation

(2) Pour le pôle produits laitiers du groupe

Preuve que l’activité est très lucrative, trois groupes sont détenus par des familles qui ont fait fortune. Lactalis, leader incontesté du secteur [1], est la propriété de la famille Besnier. Celle-ci émarge au 16ème rang des plus grandes fortunes françaises, avec un patrimoine financier estimé à 2,2 milliards d’euros, selon le classement réalisé par l’hebdomadaire Challenges. Certes, en un an, la famille Besnier aurait perdu 45% de sa fortune (4 milliards en 2008). Gageons que le bouclier fiscal leur sera d’un utile secours pour ne pas sombrer dans la misère.

Il est loin le temps où feu le patriarche de la famille, André Besnier, emballait ses 17 camemberts journaliers dans sa petite fromagerie de Laval, au début des années 1930. Depuis, lui et ses héritiers ont constitué le 3ème groupe laitier mondial. Selon les valeurs proclamées par Lactalis, la structure du capital, essentiellement familiale, est censée garantir « un respect des hommes et la mise en valeur de leur savoir-faire ». Ce qui n’a pas empêché les avocats du groupe d’envoyer des huissiers dresser des amendes aux agriculteurs qui ont bloqué plusieurs sites de production et de collecte en septembre. Lactalis a également créé une filiale commune avec Nestlé pour les produits laitiers frais (Lactalis Nestlé Produits Frais [2]). Encore des regroupements en perspective.

Bongrain [3], leader derrière Lactalis, dans le marché des fromages, est la propriété de la famille du même nom, 62ème fortune du pays, avec 454 millions d’euros. De quoi aborder la concurrence du « low cost » laitier avec sérénité. Enfin, le Groupe Bel [4] appartient aux héritiers de Léon Bel qui fonda l’entreprise dans le Jura en 1865. Leur patrimoine est estimé à 427 millions d’euros, lui aussi en baisse de 49% sur un an, à cause de la crise laitière probablement. Comme quoi, il n’y a pas que les petits producteurs qui risquent de pointer au RMI. Contrairement à ceux qui leur livrent à bas prix leur indispensable matière première laitière, les héritiers Bel sont cependant tranquilles pour plusieurs générations.

Inutile de présenter Danone, géant du secteur de l’agroalimentaire, qui collecte en France un milliard de litres de lait par an. Le 21 septembre, Danone s’est fendu d’un communiqué de soutien implicite aux producteurs de lait, assurant « avoir conscience des difficultés auxquelles les producteurs doivent faire face » et envisageant « la mise en œuvre de mécanismes de prix robustes et durables ». La multinationale s’engage à défendre cette position au sein de la Fédération nationale des industries laitières, qui siège au Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL) aux côtés des coopératives et des producteurs, uniquement représentés par la FNSEA.

Les deux autres seigneuries laitières ont un statut coopératif : Sodiaal et Laïta. Les coopératives sont-elles plus attentives au sort des producteurs ? Pas vraiment. « Le prix payé par une coopérative et un groupe industriel est sensiblement le même », explique Josian Balach, de la Confédération paysanne. Laïta [5] est une filiale de trois coopératives (Even [6], Terrena et Coopagri). La marque Candia, propriété de Sodiaal [7], vient de commercialiser une brique de lait « Oui aux petits producteurs ». Ce qui n’empêche pas Sodiaal d’être de plus en plus tentée par les joies de la spéculation financière et la situation d’oligopole.

Sodiaal partage la marque Yoplait avec un fonds spéculatif européen, PAI Partners (ex-Paribas affaires industrielles) et s’est rapprochée d’Entremont Alliance. La société financière CNP, qui en est propriétaire à 63,5%, explique qu’elle « a décidé d’appliquer un prix du lait plus réactif aux marchés sur la deuxième partie de l’année (…). Si cette décision a entraîné de vives réactions de la part des agriculteurs, elle devrait permettre de faire évoluer le système de fixation du prix du lait en France dans le sens voulu à partir du 2ème trimestre 2009 ». Par réactivité et "sens voulu", on doit comprendre baisse du prix du lait au nom de « la restauration de la compétitivité » et de « la pérennité du groupe ». La survie des producteurs est bien évidemment le cadet des soucis des financiers.

Par sa stratégie économique et financière, la coopérative joue donc contre les intérêts de ceux qu’elle regroupe. En se rapprochant d’Entremont, Sodiaal s’allie en fait avec le financier et milliardaire belge Albert Frère, qui possède la CNP et est présent, via une holding, dans le fonds PAI Partners, propriétaire de la marque Yoplait. Les deux coopératives Sodiaal et Laïta redistribueront-elles une partie de leurs bénéfices à leurs adhérents producteurs en difficulté ? On en doute, au vu des grandes manoeuvres de rapprochement et des projets de fusion en cours entre les grandes seigneuries du lait et leurs vassaux.

Les consommateurs sont, avec les producteurs, les grands lésés de cette concentration du secteur. « La hausse du prix du lait payé aux éleveurs survenue en 2007-2008 a été immédiatement répercutée sur les prix en rayon de tous les produits laitiers, notamment pour la brique de lait qui a alors augmenté de +15 % (prix du lait demi-écrémé). Depuis, le prix du lait matière première s’est effondré et a perdu près de la moitié de sa valeur. Mais, alors que pour la plupart des produits laitiers, cette baisse a été plus ou moins bien répercutée aux consommateurs, pour le lait de consommation, le prix n’a baissé que de 2 %, alors qu’en toute logique, il aurait pu baisser de 20 % ! », calcule l’UFC Que Choisir, dénonçant « une confiscation inadmissible de cette baisse de prix ». A quand la confiscation des dividendes au profit des producteurs et des consommateurs ?

Ivan du Roy

Notes

[1] Lactel, Président, Bridel, Le Petit, Lanquetot, Société, Bridelice…

[2] Nestlé, La Laitière, Yoco, B’A, Bridélice, Sveltesse

[3] Elle & Vire, Cœur de Lion, Caprice des Dieux, Chaumes, Tartare, Carré Frais, Vieux Pané, Saint-Albray

[4] La Vache qui rit, Kiri, Boursin, Leerdammer, Babybel…

[5] Paysan Breton, Régilait (avec Sodiaal)

[6] Mamie Nova

[7] Candia, Yoplait, Régilait (avec Laïta), Croissance, Grand Lait, Viva, Silhouette, Babette, Florette
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Published by valenton rouge - dans France
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 21:01
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